Un voisinage tourmenté
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Jacinto
<center>ADÉLIE
L'enquête . . .
[img]http://comondit.fr/wp-content/uploads/2009/05/fotolia_1282949_xs.jpg[/img]</center>
Les trois enquêteurs étaient penchés sur le dossier. L'un d'entre eux épinglait sur un panneau de liège les photos de l'endroit où l'enfant aurait été violé, des suspects, des indices, des objets retrouvés, la carte de la capitale avec l'endroit précis où l'enfant a été séquestré et également là où vivent tous les suspects arrêtés. Ensuite, il chercha dans le dossier tous les témoignages recueillis et il les accrocha sur le côté.
Inspecteur Dave : Bien, nous avons donc à faire à un cas de viol d'enfant, de pédophilie. Le principal suspect se prénomme Yuri Doujlevski, il est d'origine rostove. Il s'agit d'un récidiviste, il a déjà violé une femme et assassiné un chauffeur de taxi à coup de poignard. [Il pointe du doigt la photo du jeune immigré]. Parmi les autres suspects, nous avons James O'Wendy, Kenny McFlyd, Mickael Duggy, trois délinquants de banlieue qui sortent tout juste de prison, pour avoir perpétré le viol puis l'assassinat organisé d'une adolescente de 13 ans. [Il continue à citer le nom des autres suspects puis arrive au dernier, il marque un temps d'arrêt] Enfin, David Bayer, casier vide, candidat à l'élection présidentielle.
Inspecteur George : Ce n'est pas un crime ça ! [Rires]
Inspecteur Dave : Non, mais c'est un homme d'extrême gauche, mes supérieurs m'ont demandé de bien étudier son cas en premier, il est important de vite boucler son affaire, apparemment. Alors, je vais vérifier, mais... non, il n'a jamais eu d'avertissement, ni d'autres arrestation. C'est un... un retraité ouvrier, il a 63 ans, marié, jamais divorcé, père de famille, 2 enfants, ... Bon de ce côté là rien de suspect. Passons aux témoignages de la victime. L'enfant a désigné monsieur Bayer en premier, quand on lui a demandé de reconnaître le visage de ses agresseurs. Mais il n'a pas su nous en dire plus. On nous a dit qu'il était encore sous le choc, alors je l'ai de nouveau interrogé, mais la seule chose qu'il a su me dire c'est : "c'est le monsieur communiste". Je lui demandé de le désigner à nouveau parmi tous les suspects arrêtés, mais il n'a pas su désigner le bon, même après plusieurs essais. J'ai pris la photo d'un suspect très différent, un jeune d'une vingtaine d'année blond et tatoué, je lui ai dit : "c'est lui monsieur Bayer ?". Il m'a répondit : "Oui". J'ai donc commencé à douter de la fiabilité de la victime, peut-être que la séquestration lui avait fait perdre la tête, alors nous avons appelé un psychologue, et son analyse est plutôt bonne. Il ne semble pas avoir subit un choc émotionnel si troublant. Donc pour l'instant David Bayer n'est plus le suspect n°1. Ensuite, l'enfant a réaffirmé avoir été abusé pour la dernière fois le Mercredi 22 Mai, mais des témoignages nous indiquent que David Bayer était avec sa famille en province. Nous lui avons donc demandé s'il avait d'autres dates en tête, il a dit deux jours avant. Nous avons donc réinterrogé les témoins, sans s'être concertés, ils ont tous répondus qu'il était en déplacement près de la frontière valacide pour rencontrer les militaires et les généraux. Tous les témoignages coïncident. Pour l'instant nous n'avons aucune preuve de la culpabilité de cet homme.
Inspecteur Boris : Avant de libérer un suspect, il faut toujours s'assurer de son innocence. Quelle preuve as-tu qu'il n'a rien fait ?
Inspecteur Dave : Je l'ai fait venir ici pour qu'on lui pose des questions. Ensuite à nous de juger.
Inspecteur Boris : Attends, avant de le faire rentrer, qu'ont apporté de nouveau les analyses faîtes dans l'endroit où l'enfant a été séquestré ?
Inspecteur Dave : [il prend le résumé des résultats des analyses et des recherches des scientifiques dans un dossier] Alors... on retrouve bien quelques traces d'ADN de l'enfant... On a retrouvé un cheveu, celui de Yuri Doujlevski, le rostov... Il y a quelques traces de sang, certaines appartiennent à Yuri, d'autre à l'enfant. Des seringues ont également été prélevées... avec des traces d'héroïne à l'intérieur. Ils ont aussi trouvé un pull, c'est celui de l'enfant et des traces sang correspondent à l'ADN une fois encore de Yuri Doujlevski. [il pose la feuille et regarde ses camarades]
Inspecteur George : Ce qui est étonnant c'est, pourquoi dénoncer un homme qui n'a apparemment rien à voir avec le crime ? Pour un adulte, encore, ça peut être des règlements de compte, des vengeances personnelles... mais pour un gamin... Surtout qu'il n'arrive pas à reconnaître le vrai visage de Bayer. Quelle est votre théorie ?
Inspecteur Boris : [rire ironique] Ma théorie c'est que la politique est un nid à merde, et qu'il vaut mieux pas trop s'en approcher...
Inspecteur Dave : [Amusé] Je doute que l'on puisse libérer un homme pour ce motif ! [rires]
Inspecteur George : Non, mais tout prouve son innocence. Excepté le gamin qui ne connait que son nom et sa tendance politique. Regarde sur la carte l'endroit où l'enfant dit avoir été séquestré et là où habite Bayer.
Inspecteur Dave : Hmmm... Bayer n'habite pas dans la capitale... il vit dans une province plus rurale. Ce qui est encore plus étonnant... Bon, je crois qu'il est temps de le questionner, non ?
L'inspecteur Boris est alors sorti du cabinet pour demander qu'on amène le suspect. Deux policiers avancèrent en tenant Bayer par le bras. Il était menotté, il avait une mine fatiguée et le teint pâle. Son visage était vide d'émotion, il semblait ne pas comprendre pourquoi il était là. En vérité, il pensait à sa femme... sa famille et ses amis... tous ceux qui allient croire qu'il est un détraqué. Il a ensuite pensé aux millions d'électeurs qu'il risquait de décevoir. Ses idées, son programme, et toutes ces années d'étude, de lecture, d'apprentissage acharné ne serviraient donc qu'à en discuter derrière les barreaux ? Il se disait que les libéraux et les centristes n'avaient aucun cœur. En effet, il avait appris qu'ils venaient de former une sorte de coalition. Il avait aussi compris que c'était de cette coalition dont il était désormais victime... Smith... McGonney... Ces deux là n'ont jamais eu d'honneur et de respect en ce qui concerne la politique. Ce coup monté, il va de soit qu'il venait d'eux. Et ce pour... une futile place au conseil des ministres ? Quelle calamité... Lui, qui avait foi en la politique était dégoûté par ce geste ignoble. On le fit s'asseoir sur une chaise en face du bureau des enquêteurs. Il regardait le panneau sur lequel il voyait sa photo... Il a soupiré et a baissé la tête.
Inspecteur Boris : [aux policiers] Merci, c'est bon on s'en occupe, vous pouvez sortir.
Inspecteur Dave : Bien. Monsieur Bayer. On m'a dit que vous avez refusé de faire appel à un avocat. Puis-je savoir pourquoi ?
David Bayer : Je n'en ai pas besoin. Je connais les lois, je sais parler, je sais me défendre, à quoi bon faire appel à une personne qui ne me connait pas assez pour pouvoir bien me conseiller ?
Inspecteur Dave : C'est la loi, justement, monsieur Bayer, qui exige que chaque citoyen soit défendu par un avocat.
David Bayer : Nous ne sommes pas en procès, si ?
Inspecteur Dave : Bien... comme vous voudrez monsieur.
Inspecteur George : Monsieur Bayer vous êtes accusé de viol, de séquestration, de pédophilie, d'association au crime organisé et de non-assistance en personne en danger.
David Bayer : Ca fait beaucoup vous ne trouvez pas ? À mon âge, on a d'autre chat à fouetter que d'aller persécuter des enfants.
Inspecteur Dave : Là n'est pas la question. Ma question est, niez vous ces accusations ?
David Bayer : Oui.
Les enquêteurs s'observent. L'un d'entre eux prend la parole.
Inspecteur Dave : Que faisiez-vous le soir du Mercredi 22 Avril dernier ?
David Bayer : [moment de réflexion] Nous avions passé l'après-midi à faire campagne, puis nous nous sommes arrêtés, pris par la faim, dans un restaurant du coin. Nous étions à Pomingham. À 19H45 nous sommes rentrés chez nous, quand les policiers sont arrivés et m'ont emmené de force dans le commissariat central de la city.
La description faite était la même que dans les témoignages. Les enquêteurs se sont de nouveaux regardés.
Inspecteur Dave : Avez-vous déjà eu des tendances... pédophiles ? Je veux dire par là, êtes-vous ou non attiré par les enfants ?
David Bayer : M'enfin, monsieur l'inspecteur ! [il s'emporte] J'ai deux enfants ! Quatre petits enfants ! Vous me croyez vraiment capable d'abuser d'un enfant ? [il respire et se reprend] Je suis marié à une femme depuis 31 ans. Jamais je n'ai eu une quelconque attirance envers un enfant.
Inspecteur Dave : Monsieur Bayer, je vais vous poser une dernière question : connaissez-vous cet homme ? [il brandit la photo de l'immigré rostov]
David Bayer : [prend la photo dans ses mains] Non, je ne connais pas cette personne. Qui est-ce ? Il est... effrayant...
Inspecteur Dave : Monsieur Bayer, je vais vous laisser sortir un moment. Nous allons discuter de votre cas.
Les policiers vinrent le chercher, il s'assit dans le couloir, et se mit à verse quelques larmes. Les policiers refermèrent la porte derrière eux, puis s'assirent aux côtés du populiste. "Sois fort, David ! Sois fort !" se disait-il. "Tu dois surmonter cette épreuve pour mieux rebondir. Sois plus rusé que tes ennemis..." essayait-il de se convaincre. Au bout de quelques minutes, un des enquêteurs vint ouvrir la porte du bureau.
Inspecteur Boris : Monsieur Bayer, veuillez entrer.
Bayer s'assit au même endroit que précédemment.
Inspecteur Boris : Bien. Tout dans cette enquête tend à montrer que vous êtes innocent. Vous avez un alibi, votre témoignage est sincère, d'après notre enquête, vous menez une vie ordinaire, vous n'avez jamais eu de soucis avec la justice ou la police, vous avez un cadre de vie assez favorable. C'est pourquoi, avec l'accord de nos supérieurs, du juge qui s'occupe de l'affaire et du procureur, nous avons décidé de vous libérer. Le Juge a admis que tous les témoignages et indices vous étaient favorables et la découverte de l'ADN d'un autre suspect sur les lieux du crime nous a conforté dans l'idée de votre innocence. Vous êtes désormais libre. [il ferme le dossier et décroche la photo de Bayer du panneau de liège]
Bayer n'en croyait pas ses oreilles. Il ne réalisait pas. Il avait été épargné. Jamais il n'avait cru en Dieu, pourtant, il avait une folle envie de prier pour remercier le ciel. On lui enleva ses menottes, et on le conduisit au Hall d'entrée, où il pouvait joindre sa famille, après avoir rempli un tas de paperasse. On lui a seulement interdit de quitter le pays pendant 2 ans. Il a demandé si sa candidature aux élections était compromise, on lui a répondu que seuls ses déplacements de campagne à l'étranger devraient être annulés, mais qu'il pouvait cependant continuer sa lutte, son casier judiciaire étant vide, et son innocence ayant été reconnue par les enquêteurs, le juge et le procureur. Il était enfin libre... Un sentiment de vengeance lui emplissait le cœur... La campagne va s'intensifier.
L'enquête . . .
[img]http://comondit.fr/wp-content/uploads/2009/05/fotolia_1282949_xs.jpg[/img]</center>
Les trois enquêteurs étaient penchés sur le dossier. L'un d'entre eux épinglait sur un panneau de liège les photos de l'endroit où l'enfant aurait été violé, des suspects, des indices, des objets retrouvés, la carte de la capitale avec l'endroit précis où l'enfant a été séquestré et également là où vivent tous les suspects arrêtés. Ensuite, il chercha dans le dossier tous les témoignages recueillis et il les accrocha sur le côté.
Inspecteur Dave : Bien, nous avons donc à faire à un cas de viol d'enfant, de pédophilie. Le principal suspect se prénomme Yuri Doujlevski, il est d'origine rostove. Il s'agit d'un récidiviste, il a déjà violé une femme et assassiné un chauffeur de taxi à coup de poignard. [Il pointe du doigt la photo du jeune immigré]. Parmi les autres suspects, nous avons James O'Wendy, Kenny McFlyd, Mickael Duggy, trois délinquants de banlieue qui sortent tout juste de prison, pour avoir perpétré le viol puis l'assassinat organisé d'une adolescente de 13 ans. [Il continue à citer le nom des autres suspects puis arrive au dernier, il marque un temps d'arrêt] Enfin, David Bayer, casier vide, candidat à l'élection présidentielle.
Inspecteur George : Ce n'est pas un crime ça ! [Rires]
Inspecteur Dave : Non, mais c'est un homme d'extrême gauche, mes supérieurs m'ont demandé de bien étudier son cas en premier, il est important de vite boucler son affaire, apparemment. Alors, je vais vérifier, mais... non, il n'a jamais eu d'avertissement, ni d'autres arrestation. C'est un... un retraité ouvrier, il a 63 ans, marié, jamais divorcé, père de famille, 2 enfants, ... Bon de ce côté là rien de suspect. Passons aux témoignages de la victime. L'enfant a désigné monsieur Bayer en premier, quand on lui a demandé de reconnaître le visage de ses agresseurs. Mais il n'a pas su nous en dire plus. On nous a dit qu'il était encore sous le choc, alors je l'ai de nouveau interrogé, mais la seule chose qu'il a su me dire c'est : "c'est le monsieur communiste". Je lui demandé de le désigner à nouveau parmi tous les suspects arrêtés, mais il n'a pas su désigner le bon, même après plusieurs essais. J'ai pris la photo d'un suspect très différent, un jeune d'une vingtaine d'année blond et tatoué, je lui ai dit : "c'est lui monsieur Bayer ?". Il m'a répondit : "Oui". J'ai donc commencé à douter de la fiabilité de la victime, peut-être que la séquestration lui avait fait perdre la tête, alors nous avons appelé un psychologue, et son analyse est plutôt bonne. Il ne semble pas avoir subit un choc émotionnel si troublant. Donc pour l'instant David Bayer n'est plus le suspect n°1. Ensuite, l'enfant a réaffirmé avoir été abusé pour la dernière fois le Mercredi 22 Mai, mais des témoignages nous indiquent que David Bayer était avec sa famille en province. Nous lui avons donc demandé s'il avait d'autres dates en tête, il a dit deux jours avant. Nous avons donc réinterrogé les témoins, sans s'être concertés, ils ont tous répondus qu'il était en déplacement près de la frontière valacide pour rencontrer les militaires et les généraux. Tous les témoignages coïncident. Pour l'instant nous n'avons aucune preuve de la culpabilité de cet homme.
Inspecteur Boris : Avant de libérer un suspect, il faut toujours s'assurer de son innocence. Quelle preuve as-tu qu'il n'a rien fait ?
Inspecteur Dave : Je l'ai fait venir ici pour qu'on lui pose des questions. Ensuite à nous de juger.
Inspecteur Boris : Attends, avant de le faire rentrer, qu'ont apporté de nouveau les analyses faîtes dans l'endroit où l'enfant a été séquestré ?
Inspecteur Dave : [il prend le résumé des résultats des analyses et des recherches des scientifiques dans un dossier] Alors... on retrouve bien quelques traces d'ADN de l'enfant... On a retrouvé un cheveu, celui de Yuri Doujlevski, le rostov... Il y a quelques traces de sang, certaines appartiennent à Yuri, d'autre à l'enfant. Des seringues ont également été prélevées... avec des traces d'héroïne à l'intérieur. Ils ont aussi trouvé un pull, c'est celui de l'enfant et des traces sang correspondent à l'ADN une fois encore de Yuri Doujlevski. [il pose la feuille et regarde ses camarades]
Inspecteur George : Ce qui est étonnant c'est, pourquoi dénoncer un homme qui n'a apparemment rien à voir avec le crime ? Pour un adulte, encore, ça peut être des règlements de compte, des vengeances personnelles... mais pour un gamin... Surtout qu'il n'arrive pas à reconnaître le vrai visage de Bayer. Quelle est votre théorie ?
Inspecteur Boris : [rire ironique] Ma théorie c'est que la politique est un nid à merde, et qu'il vaut mieux pas trop s'en approcher...
Inspecteur Dave : [Amusé] Je doute que l'on puisse libérer un homme pour ce motif ! [rires]
Inspecteur George : Non, mais tout prouve son innocence. Excepté le gamin qui ne connait que son nom et sa tendance politique. Regarde sur la carte l'endroit où l'enfant dit avoir été séquestré et là où habite Bayer.
Inspecteur Dave : Hmmm... Bayer n'habite pas dans la capitale... il vit dans une province plus rurale. Ce qui est encore plus étonnant... Bon, je crois qu'il est temps de le questionner, non ?
L'inspecteur Boris est alors sorti du cabinet pour demander qu'on amène le suspect. Deux policiers avancèrent en tenant Bayer par le bras. Il était menotté, il avait une mine fatiguée et le teint pâle. Son visage était vide d'émotion, il semblait ne pas comprendre pourquoi il était là. En vérité, il pensait à sa femme... sa famille et ses amis... tous ceux qui allient croire qu'il est un détraqué. Il a ensuite pensé aux millions d'électeurs qu'il risquait de décevoir. Ses idées, son programme, et toutes ces années d'étude, de lecture, d'apprentissage acharné ne serviraient donc qu'à en discuter derrière les barreaux ? Il se disait que les libéraux et les centristes n'avaient aucun cœur. En effet, il avait appris qu'ils venaient de former une sorte de coalition. Il avait aussi compris que c'était de cette coalition dont il était désormais victime... Smith... McGonney... Ces deux là n'ont jamais eu d'honneur et de respect en ce qui concerne la politique. Ce coup monté, il va de soit qu'il venait d'eux. Et ce pour... une futile place au conseil des ministres ? Quelle calamité... Lui, qui avait foi en la politique était dégoûté par ce geste ignoble. On le fit s'asseoir sur une chaise en face du bureau des enquêteurs. Il regardait le panneau sur lequel il voyait sa photo... Il a soupiré et a baissé la tête.
Inspecteur Boris : [aux policiers] Merci, c'est bon on s'en occupe, vous pouvez sortir.
Inspecteur Dave : Bien. Monsieur Bayer. On m'a dit que vous avez refusé de faire appel à un avocat. Puis-je savoir pourquoi ?
David Bayer : Je n'en ai pas besoin. Je connais les lois, je sais parler, je sais me défendre, à quoi bon faire appel à une personne qui ne me connait pas assez pour pouvoir bien me conseiller ?
Inspecteur Dave : C'est la loi, justement, monsieur Bayer, qui exige que chaque citoyen soit défendu par un avocat.
David Bayer : Nous ne sommes pas en procès, si ?
Inspecteur Dave : Bien... comme vous voudrez monsieur.
Inspecteur George : Monsieur Bayer vous êtes accusé de viol, de séquestration, de pédophilie, d'association au crime organisé et de non-assistance en personne en danger.
David Bayer : Ca fait beaucoup vous ne trouvez pas ? À mon âge, on a d'autre chat à fouetter que d'aller persécuter des enfants.
Inspecteur Dave : Là n'est pas la question. Ma question est, niez vous ces accusations ?
David Bayer : Oui.
Les enquêteurs s'observent. L'un d'entre eux prend la parole.
Inspecteur Dave : Que faisiez-vous le soir du Mercredi 22 Avril dernier ?
David Bayer : [moment de réflexion] Nous avions passé l'après-midi à faire campagne, puis nous nous sommes arrêtés, pris par la faim, dans un restaurant du coin. Nous étions à Pomingham. À 19H45 nous sommes rentrés chez nous, quand les policiers sont arrivés et m'ont emmené de force dans le commissariat central de la city.
La description faite était la même que dans les témoignages. Les enquêteurs se sont de nouveaux regardés.
Inspecteur Dave : Avez-vous déjà eu des tendances... pédophiles ? Je veux dire par là, êtes-vous ou non attiré par les enfants ?
David Bayer : M'enfin, monsieur l'inspecteur ! [il s'emporte] J'ai deux enfants ! Quatre petits enfants ! Vous me croyez vraiment capable d'abuser d'un enfant ? [il respire et se reprend] Je suis marié à une femme depuis 31 ans. Jamais je n'ai eu une quelconque attirance envers un enfant.
Inspecteur Dave : Monsieur Bayer, je vais vous poser une dernière question : connaissez-vous cet homme ? [il brandit la photo de l'immigré rostov]
David Bayer : [prend la photo dans ses mains] Non, je ne connais pas cette personne. Qui est-ce ? Il est... effrayant...
Inspecteur Dave : Monsieur Bayer, je vais vous laisser sortir un moment. Nous allons discuter de votre cas.
Les policiers vinrent le chercher, il s'assit dans le couloir, et se mit à verse quelques larmes. Les policiers refermèrent la porte derrière eux, puis s'assirent aux côtés du populiste. "Sois fort, David ! Sois fort !" se disait-il. "Tu dois surmonter cette épreuve pour mieux rebondir. Sois plus rusé que tes ennemis..." essayait-il de se convaincre. Au bout de quelques minutes, un des enquêteurs vint ouvrir la porte du bureau.
Inspecteur Boris : Monsieur Bayer, veuillez entrer.
Bayer s'assit au même endroit que précédemment.
Inspecteur Boris : Bien. Tout dans cette enquête tend à montrer que vous êtes innocent. Vous avez un alibi, votre témoignage est sincère, d'après notre enquête, vous menez une vie ordinaire, vous n'avez jamais eu de soucis avec la justice ou la police, vous avez un cadre de vie assez favorable. C'est pourquoi, avec l'accord de nos supérieurs, du juge qui s'occupe de l'affaire et du procureur, nous avons décidé de vous libérer. Le Juge a admis que tous les témoignages et indices vous étaient favorables et la découverte de l'ADN d'un autre suspect sur les lieux du crime nous a conforté dans l'idée de votre innocence. Vous êtes désormais libre. [il ferme le dossier et décroche la photo de Bayer du panneau de liège]
Bayer n'en croyait pas ses oreilles. Il ne réalisait pas. Il avait été épargné. Jamais il n'avait cru en Dieu, pourtant, il avait une folle envie de prier pour remercier le ciel. On lui enleva ses menottes, et on le conduisit au Hall d'entrée, où il pouvait joindre sa famille, après avoir rempli un tas de paperasse. On lui a seulement interdit de quitter le pays pendant 2 ans. Il a demandé si sa candidature aux élections était compromise, on lui a répondu que seuls ses déplacements de campagne à l'étranger devraient être annulés, mais qu'il pouvait cependant continuer sa lutte, son casier judiciaire étant vide, et son innocence ayant été reconnue par les enquêteurs, le juge et le procureur. Il était enfin libre... Un sentiment de vengeance lui emplissait le cœur... La campagne va s'intensifier.
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Jacinto
<center>ADÉLIE
<center>INFORMATION EXCLUSIVE
[img]http://3.bp.blogspot.com/_PUfUVk7PH8A/TADe6swapzI/AAAAAAAAAio/sYGinjiMgb4/s400/breaking-news.gif[/img]
David Bayer, candidat du parti populiste aurait été innocenté ce matin vers 11H.
Le procureur a déclaré que tout prouvait l'innocence de Bayer, et laissait croire à un canular.
Cependant, des traces d'ADN d'un autre suspect, un homme d'origine rostove ont été retrouvée.
Selon les enquêteurs Yuri Doujlevski, le jeune rostov, est désormais le suspect numéro un.
Des psychologues ont pu affirmer que l'enfant n'a subit aucun choc émotionnel et semble même un peu trop "normal".
L'hypothèse d'une supercherie n'est pas écartée, surtout que plusieurs témoignages de la victime se sont avérés mensongères.
David Bayer est sorti du commissariat de la City ce matin, il a été relâché, mais on lui a demandé toutefois de ne pas quitter le pays pendant 2 ans, par mesure de sécurité.
Ses camarades du parti populiste devraient également être relâchés sous les mêmes conditions. La campagne peut donc continuer.
Des rumeurs circulent comme quoi les 11 membres du parti populiste, dont Bayer, allait porter plainte contre le Parti Libéral, qu'ils jugent responsables de ce scandale.
<center>INFORMATION EXCLUSIVE
[img]http://3.bp.blogspot.com/_PUfUVk7PH8A/TADe6swapzI/AAAAAAAAAio/sYGinjiMgb4/s400/breaking-news.gif[/img]
David Bayer, candidat du parti populiste aurait été innocenté ce matin vers 11H.
Le procureur a déclaré que tout prouvait l'innocence de Bayer, et laissait croire à un canular.
Cependant, des traces d'ADN d'un autre suspect, un homme d'origine rostove ont été retrouvée.
Selon les enquêteurs Yuri Doujlevski, le jeune rostov, est désormais le suspect numéro un.
Des psychologues ont pu affirmer que l'enfant n'a subit aucun choc émotionnel et semble même un peu trop "normal".
L'hypothèse d'une supercherie n'est pas écartée, surtout que plusieurs témoignages de la victime se sont avérés mensongères.
David Bayer est sorti du commissariat de la City ce matin, il a été relâché, mais on lui a demandé toutefois de ne pas quitter le pays pendant 2 ans, par mesure de sécurité.
Ses camarades du parti populiste devraient également être relâchés sous les mêmes conditions. La campagne peut donc continuer.
Des rumeurs circulent comme quoi les 11 membres du parti populiste, dont Bayer, allait porter plainte contre le Parti Libéral, qu'ils jugent responsables de ce scandale.
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Jacinto
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Jacinto
<center>ADÉLIE
Meeting du Parti Populiste
[img]http://img96.imageshack.us/img96/3293/8440026redacsel50277076.jpg[/img]</center>
Mes chers compatriotes.
Le suffrage universel est un droit qui a été conquis. La démocratie, messieurs dames, est le symbole de la lutte pour l'égalité et la liberté. Pour elle, bien des gens se sont battus, bien des gens sont morts. Pour elle, bien des sacrifices ont été faits. Pour elle, bien des guerres il y a eu. Aujourd'hui, elle a été souillée. Elle a perdu tout son honneur lorsque ceux qui prétendent être des honnêtes concurrents ont manigancé mon arrestation. Quelle honte ! Au nom du peuple, de l'Adélie, de la démocratie et de la liberté. Sous les yeux de ma famille, de mes amis, et de plusieurs militants. Cet acte, messieurs dames doit être puni par la loi. Je ne m'amuserai pas à intenter un procès qui durerait des décennies et dans lequel McGonney userait tout son argent pour soudoyer les juges, pour qu'au final, justice ne soit pas obtenue. Heureusement, la police, elle, reste une institution respectable et indépendante. Ils ont démontré par A + B que je n'avais rien à voir avec le délit qui a été commis ! Mais, vous le savez, notre justice est trop souvent corrompue. Elle est sous la tutelle de l'état, ce qui est inadmissible ! Voilà pourquoi si je suis élu président, je la rendrais totalement indépendante. Ainsi, la démocratie ne sera jamais plus entachée par l'avidité des uns et l'arrivisme des autres.
Ce qui nous est proposé dans cette démocratie, que dis-je, ce qui nous est imposé, comme idéologie, comme idées, comme candidats et comme programme, sont des gens ou des concepts qui ne représentent ni les intérêts des citoyens, ni les idées pour lesquelles nous vivons et pour lesquelles notre peuple s'est battu. Ces gens-là, nous ne voterons pas pour eux. Ces gens-là, notre devoir est de les écarter du pouvoir pour que renaisse la démocratie. Le mot "démocratie" vient du grec : demos, le peuple ; cratia, le pouvoir. Ensemble, ils forment la democratia, et le sens de ce mot est évident. Le pouvoir au peuple. Mon slogan, depuis le début de cette campagne. Où est aujourd'hui le pouvoir du peuple ? Qu'a-t-on fait de la magie qui l'animait ? Le peuple a été brimé, puis oublié. On a fait passer ses propres intérêts avant ceux des citoyens ! On a manigancé pour truquer les élections et conforter l'oligarchie des banquiers et des patrons ! DEMOCRATIE ! Voilà pourquoi je combats aujourd'hui. Parce qu'aucun autre candidat ne la représente ! Parce que peu importe que ce soit les libéraux ou le front adélien, le système qu'ils vous proposent de mettre en place est un système pervers ! Un système détestable et minable ! Ainsi, parce qu'au centre on vous endort avec des propositions superficielles, parce que le parti au pouvoir vous fait passer les intérêts des plus riches pour les vôtres, parce que l'extrême droite vous charme avec son lyrisme pour masquer son vide d'engagement pour votre cause, pour toutes ses raisons, j'appelle le plus grand nombre à se révolter ! Qu'a fait le président sortant jusqu'ici ? Si ce n'est distribuer le plus lamentablement quelques toiles de tente à moitié déchirées à ceux qui dorment dehors, qui demandent un logement, qui crient famine, qui meurt dans la misère, pour mieux les faire taire ? Alors, que, pendant que ces citoyens Adéliens, qui valent tout autant que le petit président qui est actuellement au pouvoir, meurent dans la rue, on a refusé de leur prêter secours et de leur allouer des logements vides ou presque qui ne servent qu'à la spéculation ! Un tel système, nous n'en voulons pas ! Je suis contre ! C'est inacceptable ! Voilà encore une des raisons qui me motivent d'avantage chaque jour à aller vers le peuple pour recueillir son soutien et faire entendre sa voix ! Ma candidature redonne aux mots révolution et démocratie toute leur l'authenticité. Dans révolution, mes amis, il n'y a pas seulement ce côté violent, cette sonorité en "r", qui agresse, qui traduit la douleur. Non, dans révolution, moi, je vois évolution. Je vois, le "r" de rage et de rêve... La rage de ne pas vivre dans une société où l'humain passe avant le bien, la rage, la bonne rage, celle qui s'oppose à la soumission et la servitude. Nous nous battons pour l'évolution de ce monde, pour l'évolution de l'humanité et notre propre évolution. L'homme est une humanité en soit. Je me bas pour cette révolution là ! La révolution démocratique ! La révolution humaine... Parce que la révolution c'est aussi ça ! La révolution c'est ne pas se suffire des choses acquises, c'est aller toujours plus loin, au-delà de ce qu'on nous a laissé comme vestiges de la démocratie. C'est ça être révolutionnaire. Ce n'est pas se gargariser en prétendant "servir le peuple" à toutes les sauces ! C'est bien de le dire, mais encore faut-il agir en conséquence ! Où sont dans les autres programmes les valeurs du peuple ? Où sont ses aspirations ? Où sont les mesures qui lui permettront de vivre convenablement ? Où sont les mains tendues vers les plus nécessiteux ? Où est l'humanité ? Où est passé la ferveur des anciens politiques qui étaient reconnaissant envers le peuple pour l'avoir élu, avant d'être reconnaissant envers eux-mêmes pour avoir gagné ! Le pouvoir est devenu synonyme de domination. Je ne l'accepte pas. Parce qu'un homme qui domine est un homme perverti. Dominer signifie avoir des gens à son service. Et ça, ce n'est pas le sens de la démocratie. Ça, messieurs, c'est la tyrannie, c'est le servage ! Voyez ce qu'est devenu l'Adélie... Une dictature libérale. Une dictature libérale que le peuple devra un jour renverser pour reprendre ce qu'on lui a volé : le pouvoir !
J'ai de l'espoir. J'espère en le devenir de l'Adélie. J'espère en la libération du peuple, qui brisera ses chaînes, des chaînes au motif de billets et de lingots ! J'espère en la sincérité, la vérité ! J'espère en la politique, car la politique n'a pas toujours été ainsi. J'espère en l'intelligence de l'homme. J'espère en l'harmonie que chaque individu peut apporter à l'intérêt général. L'harmonie sociale, politique, humaine, évolutive... révolutionnaire. Les grands ne nous paraissent trop grand, que parce que nous sommes à genoux... et bien levons nous !
Meeting du Parti Populiste
[img]http://img96.imageshack.us/img96/3293/8440026redacsel50277076.jpg[/img]</center>
Mes chers compatriotes.
Le suffrage universel est un droit qui a été conquis. La démocratie, messieurs dames, est le symbole de la lutte pour l'égalité et la liberté. Pour elle, bien des gens se sont battus, bien des gens sont morts. Pour elle, bien des sacrifices ont été faits. Pour elle, bien des guerres il y a eu. Aujourd'hui, elle a été souillée. Elle a perdu tout son honneur lorsque ceux qui prétendent être des honnêtes concurrents ont manigancé mon arrestation. Quelle honte ! Au nom du peuple, de l'Adélie, de la démocratie et de la liberté. Sous les yeux de ma famille, de mes amis, et de plusieurs militants. Cet acte, messieurs dames doit être puni par la loi. Je ne m'amuserai pas à intenter un procès qui durerait des décennies et dans lequel McGonney userait tout son argent pour soudoyer les juges, pour qu'au final, justice ne soit pas obtenue. Heureusement, la police, elle, reste une institution respectable et indépendante. Ils ont démontré par A + B que je n'avais rien à voir avec le délit qui a été commis ! Mais, vous le savez, notre justice est trop souvent corrompue. Elle est sous la tutelle de l'état, ce qui est inadmissible ! Voilà pourquoi si je suis élu président, je la rendrais totalement indépendante. Ainsi, la démocratie ne sera jamais plus entachée par l'avidité des uns et l'arrivisme des autres.
Ce qui nous est proposé dans cette démocratie, que dis-je, ce qui nous est imposé, comme idéologie, comme idées, comme candidats et comme programme, sont des gens ou des concepts qui ne représentent ni les intérêts des citoyens, ni les idées pour lesquelles nous vivons et pour lesquelles notre peuple s'est battu. Ces gens-là, nous ne voterons pas pour eux. Ces gens-là, notre devoir est de les écarter du pouvoir pour que renaisse la démocratie. Le mot "démocratie" vient du grec : demos, le peuple ; cratia, le pouvoir. Ensemble, ils forment la democratia, et le sens de ce mot est évident. Le pouvoir au peuple. Mon slogan, depuis le début de cette campagne. Où est aujourd'hui le pouvoir du peuple ? Qu'a-t-on fait de la magie qui l'animait ? Le peuple a été brimé, puis oublié. On a fait passer ses propres intérêts avant ceux des citoyens ! On a manigancé pour truquer les élections et conforter l'oligarchie des banquiers et des patrons ! DEMOCRATIE ! Voilà pourquoi je combats aujourd'hui. Parce qu'aucun autre candidat ne la représente ! Parce que peu importe que ce soit les libéraux ou le front adélien, le système qu'ils vous proposent de mettre en place est un système pervers ! Un système détestable et minable ! Ainsi, parce qu'au centre on vous endort avec des propositions superficielles, parce que le parti au pouvoir vous fait passer les intérêts des plus riches pour les vôtres, parce que l'extrême droite vous charme avec son lyrisme pour masquer son vide d'engagement pour votre cause, pour toutes ses raisons, j'appelle le plus grand nombre à se révolter ! Qu'a fait le président sortant jusqu'ici ? Si ce n'est distribuer le plus lamentablement quelques toiles de tente à moitié déchirées à ceux qui dorment dehors, qui demandent un logement, qui crient famine, qui meurt dans la misère, pour mieux les faire taire ? Alors, que, pendant que ces citoyens Adéliens, qui valent tout autant que le petit président qui est actuellement au pouvoir, meurent dans la rue, on a refusé de leur prêter secours et de leur allouer des logements vides ou presque qui ne servent qu'à la spéculation ! Un tel système, nous n'en voulons pas ! Je suis contre ! C'est inacceptable ! Voilà encore une des raisons qui me motivent d'avantage chaque jour à aller vers le peuple pour recueillir son soutien et faire entendre sa voix ! Ma candidature redonne aux mots révolution et démocratie toute leur l'authenticité. Dans révolution, mes amis, il n'y a pas seulement ce côté violent, cette sonorité en "r", qui agresse, qui traduit la douleur. Non, dans révolution, moi, je vois évolution. Je vois, le "r" de rage et de rêve... La rage de ne pas vivre dans une société où l'humain passe avant le bien, la rage, la bonne rage, celle qui s'oppose à la soumission et la servitude. Nous nous battons pour l'évolution de ce monde, pour l'évolution de l'humanité et notre propre évolution. L'homme est une humanité en soit. Je me bas pour cette révolution là ! La révolution démocratique ! La révolution humaine... Parce que la révolution c'est aussi ça ! La révolution c'est ne pas se suffire des choses acquises, c'est aller toujours plus loin, au-delà de ce qu'on nous a laissé comme vestiges de la démocratie. C'est ça être révolutionnaire. Ce n'est pas se gargariser en prétendant "servir le peuple" à toutes les sauces ! C'est bien de le dire, mais encore faut-il agir en conséquence ! Où sont dans les autres programmes les valeurs du peuple ? Où sont ses aspirations ? Où sont les mesures qui lui permettront de vivre convenablement ? Où sont les mains tendues vers les plus nécessiteux ? Où est l'humanité ? Où est passé la ferveur des anciens politiques qui étaient reconnaissant envers le peuple pour l'avoir élu, avant d'être reconnaissant envers eux-mêmes pour avoir gagné ! Le pouvoir est devenu synonyme de domination. Je ne l'accepte pas. Parce qu'un homme qui domine est un homme perverti. Dominer signifie avoir des gens à son service. Et ça, ce n'est pas le sens de la démocratie. Ça, messieurs, c'est la tyrannie, c'est le servage ! Voyez ce qu'est devenu l'Adélie... Une dictature libérale. Une dictature libérale que le peuple devra un jour renverser pour reprendre ce qu'on lui a volé : le pouvoir !
J'ai de l'espoir. J'espère en le devenir de l'Adélie. J'espère en la libération du peuple, qui brisera ses chaînes, des chaînes au motif de billets et de lingots ! J'espère en la sincérité, la vérité ! J'espère en la politique, car la politique n'a pas toujours été ainsi. J'espère en l'intelligence de l'homme. J'espère en l'harmonie que chaque individu peut apporter à l'intérêt général. L'harmonie sociale, politique, humaine, évolutive... révolutionnaire. Les grands ne nous paraissent trop grand, que parce que nous sommes à genoux... et bien levons nous !
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Jacinto
<center>ADÉLIE
À la veille du premier tour...
[img]http://img864.imageshack.us/img864/97/sanstitre13o.png[/img]
Affiches : imprimées 10 000 fois (accrochées principalement dans les quartiers des bureaux de vote)
Tracts : imprimés 60 000 fois (distribués dans la capitale et les principales villes)
Publicité télévisée : pub télédiffusée pendant 60 secondes, toutes les heures, pendant 2 jours.
Publicité Radiodiffusée : publicité de 30 secondes radiodiffusée toutes les heures, pendant 2 jours.[/quote]
À la veille du premier tour...
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-
Arios
<center>ADÉLIE
Extrait d'une allocution télévisée de Ruth Kenny
</center>
Ruth Kenny passe dans 6 émissions de radio ou de télévision par semaine. Pour ne pas abuser de son temps de parole, des membres du Parti proche de la candidate s'y expriment également une dizaine de fois par semaine, comme John Jones, le numéro 2, ou William Duke of Strighild le trésorier et économiste du Front Adélien.
"Je suis heureuse de constater que malgré tous nos efforts pour redonner vie à notre pays, la Rostovie mets encore assez d'argent dans notre politique afin d'encourager l'élection de David Bayer, en s'imaginant que c'est en materlant vulgairement quelques slogans et en nous taxant de lyriques qu'il pourra arriver au pouvoir et calquer sa gestion du pays sur les kholkozes Valacides.
...
À moins de déclencher une guerre civile en cas de défaite du Front Adélien face aux Communistes de Monsieur Bayer, je pense que je ferais mes valises à l'instar de tous les patrons de ce pays pour ne pas avoir nos têtes tranchées sous prétexte que nous aurons développé notre capital, ou que nous serons pour une Adélie indépendante, ni amoureuse du Quantar ou sous la botte du Valacida Rostovique.
[...]
Extrait d'une allocution télévisée de Ruth Kenny
</center>
Ruth Kenny passe dans 6 émissions de radio ou de télévision par semaine. Pour ne pas abuser de son temps de parole, des membres du Parti proche de la candidate s'y expriment également une dizaine de fois par semaine, comme John Jones, le numéro 2, ou William Duke of Strighild le trésorier et économiste du Front Adélien.
"Je suis heureuse de constater que malgré tous nos efforts pour redonner vie à notre pays, la Rostovie mets encore assez d'argent dans notre politique afin d'encourager l'élection de David Bayer, en s'imaginant que c'est en materlant vulgairement quelques slogans et en nous taxant de lyriques qu'il pourra arriver au pouvoir et calquer sa gestion du pays sur les kholkozes Valacides.
...
À moins de déclencher une guerre civile en cas de défaite du Front Adélien face aux Communistes de Monsieur Bayer, je pense que je ferais mes valises à l'instar de tous les patrons de ce pays pour ne pas avoir nos têtes tranchées sous prétexte que nous aurons développé notre capital, ou que nous serons pour une Adélie indépendante, ni amoureuse du Quantar ou sous la botte du Valacida Rostovique.
[...]
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Jacinto
<center>ADÉLIE
À la veille du premier tour...
[img]http://img607.imageshack.us/img607/7821/sanstitre1ym.png[/img]
Affiches : imprimées 4 000 fois (accrochées principalement dans les quartiers des bureaux de vote)
Tracts : imprimés 15 000 fois (distribués dans la capitale et les principales villes)
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À la veille du premier tour...
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Tracts : imprimés 15 000 fois (distribués dans la capitale et les principales villes)
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Jacinto
<center>ADÉLIE
À la veille du premier tour...
[img]http://img196.imageshack.us/img196/6382/colo1q.png[/img]</center>
Présentateur :Bonsoir Felicity Joy et merci d'avoir accepté notre invitation sur ce plateau à la veille du premier tour de l'élection présidentielle.
Felicity Joy : Bonsoir. [Sourire électoral]
Présentateur : Pour commencer, comment envisagez-vous les élections de demain ? Quel score pensez-vous atteindre ?
Felicity Joy : Nous espérons une vraie surprise autour de ma candidature, je pense pouvoir étonner mes adversaires. Les sondages sont truqués selon moi, et je mérite au moins 2% de plus, tout comme mon coéquipier David Bayer. Nous sommes victimes des sociétés de sondages du Footsie, gouvernée par le parti libéral et McGonney en personne. La gauche devra marquer un score historique afin de tourner la page de 21 ans de libéralisme.
Présentateur : Si vous finissez au second tour face à Bayer, vous vous désisterez ?
Felicity Joy : Tout dépend du score de chacun. Si je fais un meilleur score que David Bayer, alors il se désistera pour moi. J'en ferais autant, dans le cas inverse.
Présentateur : Si aucun de vous ne passe au second tour, et que McGonney affronte Ruth Kenny, quelle sera votre consigne de vote ?
Felicity Joy : S'il vous plait, ne me faîtes pas imaginer le pire ! [Rire] Non plus sérieusement, je pense que c'est impossible. Le dynamisme qui propulse les partis de gauche est trop important pour que l'un de nous ne puisse accéder au second tour. Le nombre d'adhérents des partis de gauche, tous confondus, à doublé en 7 ans. Je pense que c'est un signe.
Présentateur : David Bayer a tenu un magnifique discours sur la signification réelle du mot démocratie, et de la révolution. Vous semblez presque à l'opposé de ses idées, vous qui êtes plutôt modérée, d'un milieu familial plutôt aisé...
Felicity Joy : Nos programmes ont comme ultime point commun la volonté de délibéralisation de l'Adélie. Bayer veut le faire vite et radicalement. Moi, je propose des solutions à long et moyen terme. Des solutions plus durables, qui peuvent réconcilier la classe ouvrière et la classe aisée. C'est sans doute mon point fort. L'universalité de mon programme. En effet, Bayer prend parti pour la classe ouvrière, c'est un homme de gauche, un homme de cœur. Mais nos objectifs sont les mêmes. Ce sont juste les moyens pour y parvenir qui sont différents.
Présentateur : Une réelection de Phil McGonney, vous y croyez ?
Felicity Joy : Certainement pas. De tous les candidats c'est celui qui a le moins de probabilités d'être élu. Quand on a autant blessé un pays, on ne devrait d'ailleurs pas oser se représenter. C'est une offense avec les adéliens, et je pense que McGonney sera même éliminé dès le premier tour. Sa politique dévastatrice le suivra jusqu'au dernier jour des élections. Il devra assumer son bilan, ses choix idéologiques et ses erreurs. Comme tous les présidents sortants.
Présentateur : L'Adélie Vertes, c'est votre programme, c'est votre engagement, c'est aussi votre objectif pour 2024. En quoi consiste concrètement ce concept ?
Felicity Joy : L'Adélie verte c'est une Adélie indépendante et forte. C'est une Adélie qui renaît de ses cendres grâce au moteur économique et social qu'est l'écologie. Nous devrons réorganiser nos modes de vie, nous devrons réinviter et innover en matière de développement durable pour sortir de cette crise financière dans laquelle nous nous sommes embourbés. L'écologie est un marché dynamique et qui rapporte sur le plan international. C'est une valeur sûre. En plus de nous assurer un avenir sain, cela nous rapportera de l'argent et l'indépendance énergétique, notamment. L'Adélie verte c'est aussi la réindustrialisation dans le respect et l'harmonie avec l'environnement dans lequel nous vivons. C'est le respect de la biodiversité. Cet objectif sera un vrai challenge, mais nous y parviendront et je suis persuadée que ce sera grâce à l'effort commun et au moteur de l'écologie que nous reconstruiront l'Adélie.
Présentateur : Tout ça c'est bien beau, mais en ce qui concerne le chômage ? La pauvreté ? Les délocalisations ?
Felicity Joy : Attendez, vous m'avez demandé ce qu'était le concept d'une Adélie verte, et je vous ai répondu que c'était un idéal à atteindre. Maintenant, je peux vous parler de mes différentes mesures concernant le chômage et la précarité. Au cours de mon mandat j'entamerai un programme de démolission massive des bâtiments dangereux pour l'environnement, vieux, dégradés et vides. Sur leur ruine, nous bâtirons de nouveaux bâtiments plus modernes et destinés à accueillir des familles en difficulté. Nous construirons des bureaux où de nouvelles entreprises pourront être accueillies à bas prix. Cela débouchera sur une modernisation totale du pays, des multiples créations d'emploi dans le bâtiment notamment, mais le nombre de bureaux disponibles à bas prix entraîneront la création de nouvelles entreprises qui elles mêmes embaucheront des sans-emploi. Ensuite, pour les délocalisations, je les taxerai, tout comme je taxerai les licenciements boursiers. Cette taxe sera progressive et son taux augmentera à mesure que le nombre d'ouvrier licenciés par année augmente.
Présentateur : Le Front Adélien vous qualifie souvent d'utopistes. Que leur répondez-vous aujourd'hui ?
Felicity Joy : J'aimerais leur répondre que sans utopie pour nourrir nos ambitions, rien n'est véritablement possible. Qu'une société sans utopie, sans désir d'un mieux, est inconcevable, surtout en ces temps de crise. Que l'utopie est la matrice de l'histoire et la sœur de la révolution. Qu'il n'y a jamais eu de grandes réalisations qui n'aient d'abord été utopie. Que sous la monarchie, la liberté et l'égalité étaient des utopies. Et que l'utopie est la graine du progrès. On dit souvent de l'utopie qu'elle est utopique parce qu'on la pense irréalisable. En vérité, c'est parce qu'on a peur de l'évolution, et parce qu'on n'a plus le courage d'aller jusqu'au bout de ses rêves, de ses ambitions.
Présentateur : Wow ! Quelle envolée lyrique Madame Joy ! Ruth Kenny risque de mettre un petit moment pour trouver quoi répondre. [rire] Allez, une dernière question avant de vous laisser quitter le plateau : quel sera votre premier déplacement si vous êtes élue présidente ?
Felicity Joy : Dès que je serais élue, j'irais en Efstland, pays phare en matière d'innovation écologique, pour demander conseil, m'inspirer et passer des accords avec le gouvernement efstlandais.
Présentateur : Eh bien Ruth Kenny, merci encore d'être venue, applaudissons cette femme, s'il vous plait, au parcours formidable et à l'ascension incroyable. Cette femme de courage, dont le nom, demain, sera écrit sur l'un des bulletins. Maintenant, passons à l'actualité People de la semaine, avec la mort inattendue de Whi...
À la veille du premier tour...
[img]http://img196.imageshack.us/img196/6382/colo1q.png[/img]</center>
Présentateur :Bonsoir Felicity Joy et merci d'avoir accepté notre invitation sur ce plateau à la veille du premier tour de l'élection présidentielle.
Felicity Joy : Bonsoir. [Sourire électoral]
Présentateur : Pour commencer, comment envisagez-vous les élections de demain ? Quel score pensez-vous atteindre ?
Felicity Joy : Nous espérons une vraie surprise autour de ma candidature, je pense pouvoir étonner mes adversaires. Les sondages sont truqués selon moi, et je mérite au moins 2% de plus, tout comme mon coéquipier David Bayer. Nous sommes victimes des sociétés de sondages du Footsie, gouvernée par le parti libéral et McGonney en personne. La gauche devra marquer un score historique afin de tourner la page de 21 ans de libéralisme.
Présentateur : Si vous finissez au second tour face à Bayer, vous vous désisterez ?
Felicity Joy : Tout dépend du score de chacun. Si je fais un meilleur score que David Bayer, alors il se désistera pour moi. J'en ferais autant, dans le cas inverse.
Présentateur : Si aucun de vous ne passe au second tour, et que McGonney affronte Ruth Kenny, quelle sera votre consigne de vote ?
Felicity Joy : S'il vous plait, ne me faîtes pas imaginer le pire ! [Rire] Non plus sérieusement, je pense que c'est impossible. Le dynamisme qui propulse les partis de gauche est trop important pour que l'un de nous ne puisse accéder au second tour. Le nombre d'adhérents des partis de gauche, tous confondus, à doublé en 7 ans. Je pense que c'est un signe.
Présentateur : David Bayer a tenu un magnifique discours sur la signification réelle du mot démocratie, et de la révolution. Vous semblez presque à l'opposé de ses idées, vous qui êtes plutôt modérée, d'un milieu familial plutôt aisé...
Felicity Joy : Nos programmes ont comme ultime point commun la volonté de délibéralisation de l'Adélie. Bayer veut le faire vite et radicalement. Moi, je propose des solutions à long et moyen terme. Des solutions plus durables, qui peuvent réconcilier la classe ouvrière et la classe aisée. C'est sans doute mon point fort. L'universalité de mon programme. En effet, Bayer prend parti pour la classe ouvrière, c'est un homme de gauche, un homme de cœur. Mais nos objectifs sont les mêmes. Ce sont juste les moyens pour y parvenir qui sont différents.
Présentateur : Une réelection de Phil McGonney, vous y croyez ?
Felicity Joy : Certainement pas. De tous les candidats c'est celui qui a le moins de probabilités d'être élu. Quand on a autant blessé un pays, on ne devrait d'ailleurs pas oser se représenter. C'est une offense avec les adéliens, et je pense que McGonney sera même éliminé dès le premier tour. Sa politique dévastatrice le suivra jusqu'au dernier jour des élections. Il devra assumer son bilan, ses choix idéologiques et ses erreurs. Comme tous les présidents sortants.
Présentateur : L'Adélie Vertes, c'est votre programme, c'est votre engagement, c'est aussi votre objectif pour 2024. En quoi consiste concrètement ce concept ?
Felicity Joy : L'Adélie verte c'est une Adélie indépendante et forte. C'est une Adélie qui renaît de ses cendres grâce au moteur économique et social qu'est l'écologie. Nous devrons réorganiser nos modes de vie, nous devrons réinviter et innover en matière de développement durable pour sortir de cette crise financière dans laquelle nous nous sommes embourbés. L'écologie est un marché dynamique et qui rapporte sur le plan international. C'est une valeur sûre. En plus de nous assurer un avenir sain, cela nous rapportera de l'argent et l'indépendance énergétique, notamment. L'Adélie verte c'est aussi la réindustrialisation dans le respect et l'harmonie avec l'environnement dans lequel nous vivons. C'est le respect de la biodiversité. Cet objectif sera un vrai challenge, mais nous y parviendront et je suis persuadée que ce sera grâce à l'effort commun et au moteur de l'écologie que nous reconstruiront l'Adélie.
Présentateur : Tout ça c'est bien beau, mais en ce qui concerne le chômage ? La pauvreté ? Les délocalisations ?
Felicity Joy : Attendez, vous m'avez demandé ce qu'était le concept d'une Adélie verte, et je vous ai répondu que c'était un idéal à atteindre. Maintenant, je peux vous parler de mes différentes mesures concernant le chômage et la précarité. Au cours de mon mandat j'entamerai un programme de démolission massive des bâtiments dangereux pour l'environnement, vieux, dégradés et vides. Sur leur ruine, nous bâtirons de nouveaux bâtiments plus modernes et destinés à accueillir des familles en difficulté. Nous construirons des bureaux où de nouvelles entreprises pourront être accueillies à bas prix. Cela débouchera sur une modernisation totale du pays, des multiples créations d'emploi dans le bâtiment notamment, mais le nombre de bureaux disponibles à bas prix entraîneront la création de nouvelles entreprises qui elles mêmes embaucheront des sans-emploi. Ensuite, pour les délocalisations, je les taxerai, tout comme je taxerai les licenciements boursiers. Cette taxe sera progressive et son taux augmentera à mesure que le nombre d'ouvrier licenciés par année augmente.
Présentateur : Le Front Adélien vous qualifie souvent d'utopistes. Que leur répondez-vous aujourd'hui ?
Felicity Joy : J'aimerais leur répondre que sans utopie pour nourrir nos ambitions, rien n'est véritablement possible. Qu'une société sans utopie, sans désir d'un mieux, est inconcevable, surtout en ces temps de crise. Que l'utopie est la matrice de l'histoire et la sœur de la révolution. Qu'il n'y a jamais eu de grandes réalisations qui n'aient d'abord été utopie. Que sous la monarchie, la liberté et l'égalité étaient des utopies. Et que l'utopie est la graine du progrès. On dit souvent de l'utopie qu'elle est utopique parce qu'on la pense irréalisable. En vérité, c'est parce qu'on a peur de l'évolution, et parce qu'on n'a plus le courage d'aller jusqu'au bout de ses rêves, de ses ambitions.
Présentateur : Wow ! Quelle envolée lyrique Madame Joy ! Ruth Kenny risque de mettre un petit moment pour trouver quoi répondre. [rire] Allez, une dernière question avant de vous laisser quitter le plateau : quel sera votre premier déplacement si vous êtes élue présidente ?
Felicity Joy : Dès que je serais élue, j'irais en Efstland, pays phare en matière d'innovation écologique, pour demander conseil, m'inspirer et passer des accords avec le gouvernement efstlandais.
Présentateur : Eh bien Ruth Kenny, merci encore d'être venue, applaudissons cette femme, s'il vous plait, au parcours formidable et à l'ascension incroyable. Cette femme de courage, dont le nom, demain, sera écrit sur l'un des bulletins. Maintenant, passons à l'actualité People de la semaine, avec la mort inattendue de Whi...
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Johel3007
<center>ADÉLIE
La Révolte d'Atlas
C'est un murmure qui passe dans les entreprises encore actives, dans les usines pas encore occupées.
Et partout où l'intimidation violente des populistes n'a pas forcé le soutien au Président à se taire.
Dans les meetings, Bayer parle de démocratie et de respect du peuple.
Ses militants se préparent quant à eux dépouiller une partie du peuple pour en satisfaire temporairement une autre.
On pointe du doigt des professions, des nationalités, des opinions.
On divise la société en petites castes bien nettes sur papier et on hatise la haine et la méfiance à l'égard de ceux qui ne font pas partie des "bonnes" castes.
On présente la nation comme un tout, comme une fourmilière travaillant harmonieusement.
Et pourtant, une partie de la ruche se tourne contre ses frères avec un appétit cannibal plutôt que d'accepter les privations dûes à un Hiver rigoureux.
C'est ainsi que chez beaucoup, l'action du Parti Populiste est perçue.
Et c'est en réponse à cela que beaucoup murmure.
Un murmure que Kenny Ruth aura, brièvement, fait entendre le contenu en public.
Et face auquel McGonney, les marchés et bien d'autres avaient mis en garde.
Un murmure qui prend forme...
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Chez Silver Gas
[quote]Cher Monsieur Johnson,
Nous sommes au regret de vous annoncé que notre entreprise, pour des raisons économiques, devra mettre fin à votre contrat de travail.
Croyez bien que nous regrettons cette décision mais la conjoncture actuelle ne nous permet plus de poursuivre notre activité.
Conformément à la loi, un dédommagement équivalent à deux semaines de préavis vous sera versé sous peu.
Au vu de vos qualifications exceptionnelles, nous avons déjà recommandé vos services à d'autres entreprises du secteur.
Croyez en l'expression de notre plus sincère considération,
Cliff Gorins
Directeur Général de Silver Gas - Adélie[/quote]
[quote]Cher Monsieur Johnson,
Nous avons appris avec joie que vous étiez à nouveau disponible sur le marché de l'emploi.
Notre entreprise recherche justement quelqu'un disposant de vos qualifications comme :
Contre-maître à l'entretient des turbines
N'hésitez pas à nous contacter au plus vite afin de saisir votre chance !!
Nous vous offrons un poste similaire à votre précédent emploi, avec des avantages supplémentaires négociables.
Dans l'espoir de vous voir bientôt intégré notre équipe,
Julia Wallace
Directrice Générale de Turbine Unit 151[/quote]
Johnson replia les deux lettres cérémonieusement avant des ranger dans sa poche.
Il consulta ensuite sa montre avant de crier à l'attention des autres techniciens
A. Johnson
Contre-maître à l'entretient des turbines
Silver Gas - Adélie
"-C'est bon les gars, il est l'heure !!
Vous avez vos instructions !!
Coupez tout !! Et rendez-vous dans deux jours !!"
Lentement, le ronronnement de la centrale électrique diminua.
D'ici quelques heures, elle serait complétement à l'arrêt, question de finir de purger les conduites de toute vapeur ou liquide résiduel.
Cette opération sera supervisée par le shift de nuit, les derniers employés à travailler officiellement pour Silver Gas dans ce bâtiment.
Les quelques rares élus sur un groupe de 400 employés pour l'ensemble du territoire Adélien.
Les autres, partout, dans toutes les usines, avaient été licencié.
Dans le calme et la discipline, au terme d'une réunion rapide où on leur avait expliquer la situation :
Les populistes prétendaient nationaliser toutes les entreprises de plus de 500 travailleurs.
Ils prévoyaient aussi de nationaliser les usines et autres infrastructures-clés.
Une action qui résulterait en une perte sèche pour Silver Gas. Une perte de plusieurs milliards, vu ce que coûtait la construction.
Une perte qui empêcherait la distribution de dividendes pendant des années.
Et ferait plonger la valeur des actions.
Actions que les employés recevaient depuis des années en guise de bonus de fin d'année.
Et que beaucoup conservaient précieusement, vu que le secteur de l'énergie était l'un des seuls à ne jamais vraiment connaitre la crise.
La perspective était donc simple :
Si les populistes arrivaient au gouvernement, leurs actions contribueraient à ruiner, indirectement, les employés.
Inacceptable.
Voilà pourquoi des centaines de nouvelles entreprises voyaient le jour depuis le début de la semaine.
Des coquilles vides, de simples parapluies juridiques qui, chacun, embauchaient les employés des grandes entreprises récemment licenciés.
Jamais plus de 400 employés par structure.
Et peu, voir aucun outil.
Les séparations étaient nettes, rendant chacune des ces entreprises interdépendantes sur le plan matériel et humain.
Mais aussi liées par les capitaux :
Au final, les grandes entreprises restaient au contrôle.
Et les actionnaires, parmi lesquels les employés d'autrefois...
Un arrangement intéressant :
Si le Parti Populiste, sur la défensive, avait promis de ne nationaliser que les grandes entreprises.
S'il brisait sa parole au lendemain d'une élection, ce serait l'ensemble des PME et petits commerçants qui se sentiraient trahi.
Les nationalisations n'auraient donc probablement pas lieu.
Et les affaires se poursuivraient jusqu'aux élections suivantes.
Mais pour l'heure, les Populistes n'avaient pas encore gagné ne serait-ce que le 1er tour.
Pour reprendre les mots du patron, il était temps de leur montrer que le vrai pouvoir ne venait pas des slogans, des pancartes et de la force physique.
Et que la démocratie incluait l'ensemble du peuple. Pas juste une bande d'incapables, de fainéants et de râleurs bon à rien d'autres qu'à sacager les usines.
-------------------------------
Courrier reçu par la famille d'un ouvrier occupant une usine
[quote]Conformément au jugement rendu ce 01/07/2017, il est reconnu :
La légalité de la grève déclenchée par les ouvriers liés par contrat au plaignant.
La légitimité des motifs invoqués pour la dites grève.
L'impossibilité pour le plaignant de licencier les ouvriers pendant la durée de la grève dans la mesure où celle-ci est légale et légitime.
Après observation par huissier, il est toutefois reconnu que :
Les ouvriers grévistes procèdent à l'occupation des locaux du plaignant, ceci en dehors des heures normales d'ouverture de l'entreprise.
Les ouvriers grévistes empêchent les ouvriers non-grévistes d'accéder à leur outil de travail dans les locaux du plaignant.
Les ouvriers grévistes empêchent le plaignant d'accéder aux biens stocker dans les locaux du plaignant.
Les ouvriers ont procédé à des dégradations des locaux du plaignant.
En considération des points observés ci-avant, il est reconnu que :
Le droit de grève des ouvriers a été respecté par le plaignant
Le droit au travail du plaignant et certains de ses employés n'a pas été respecté par les ouvriers.
Le droit de grève n'inclut PAS l'occupation hostile des locaux de l'entreprise, leur dégradation et l'empêchement à d'autres travailleurs ou entreprises d'accomplir leur contrat.
En conséquence, la grève est déclarée illégale.
Les protections sociales garantie par le droit de grève ne s'appliqueront plus aux travailleurs à dater de la notification du présent jugement.
Il est demandé aux travailleurs grévistes d'évacuer les locaux du plaignant.
Les éventuelles dégradations et actions ayant entrainés un manque à gagner et ne s'inscrivant pas dans le cadre du droit de grève pourront faire l'object de poursuites séparées à l'encontre des grévistes.
Notifié par exploit d'huissier ce 01/07/2017
Tribunal du Commerce de Barrow
Tribunal du Travail de Barrow[/quote]
[quote]Cher Monsieur Terrance,
Nous vous annonçons la fin de votre contrat.
Motif : faute grave.
Détail : atteinte directe et volontaire à la bonne marche de l'entreprise hors du cadre prévu par la loi
Ne venez pas vider votre casier demain :
On vous envoit tout ça par courrier express.
La Direction[/quote]
L'usine, son matériel, ses bâtiments et ses stocks seront, dans les jours qui suivront, vendus à une des dizaines de nouvelles filiales.
Laquelle n'a aucun contrat avec les individus occupant encore l'usine... et ayant donc le droit de les faire expulser pour effraction.
Si l'activité peut reprendre, ce sera sans la main d'oeuvre rebelle.
Si l'activité ne peut reprendre, le matériel sera revendus à la maison-mère, à l'étranger, pour une bouchée de pain.
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Aux frontières
Par bâteaux, par trains ou en autocars, les touristes affluent depuis quelques jours aux frontières.
Des citoyens Albionnais mais dont la couleur des traits n'a rien d'Almérans.
Des touristes qui, en ce mois de Juillet, porte le pantalon kaki ou le bleu de travail plutôt que le short et la chemise à fleur.
Ils ne sont pas nombreux encore :
Quelques milliers à peine. Pas plus de dix milles, c'est sûr.
Mais d'autres sont attendus, beaucoup d'autres.
En ce beau matin, ils sont accueillis par les délégués des grandes entreprises pour une visite guidée du fleuron de l'industrie Adélienne.
Dans les cours des usines, dans les bureaux, dans les entrepots, des tentes les attendent.
Après tout, en ces temps de crise, rien ne devrait empêcher une entreprise industrielle de se diversifier dans le camping urbain
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Les marchés en chute libre
Avec la libération de David Bayer, les marchés boursiers réagissent mal.
On vend les actions des entreprises majoritairement actives en Adélie.
On liquide les bons obligataires prêtés à l'industrie Adélienne.
De cette frénésie, certains sortiront très riches.
D'autres très pauvres.
Plusieurs agences de notation indépendante ont dégradé la note de l'Adélie.
Et les banques ont réagi immédiatement en adaptant leurs taux avec la monnaie Adélienne, en chute aussi violente que sa bourse.
[quote]Peter Mac Arthur :
Ex-Directeur du FMI
Consultant chez Bank of Pelabssa
Quand votre débiteur annonce qu'il payera avec du retard, vous ne devez en général pas vous inquiéter.
Ce n'est pas une perte car les intérêts vont courrir.
Et tant qu'il montre la volonté et capacité à long terme de payer, personne ne devrait prendre de mesure extrême.
Quand votre débitur annonce qu'il ne pourra pas payer l'intégralité de sa dette, c'est une mauvaise chose.
Vous ferez une perte mais tant que vous pouvez récupérer l'essentiel de votre placement, il s'agira d'une perte acceptable.
Les aléas du monde des affaires : toutes les entreprises ne sont pas courronnées de succès.
Mais quand votre débiteur annonce qu'il ne payera que XX% de sa dette car il refuse de payer les intérêts acceptés initiallement, c'est très mauvais.
Et c'est encore plus mauvais s'il annonce qu'il vous repayera en saisissant et revendant le terrain que vous lui avez acheter.
Ainsi que la maison que vous y avez construit.
Mais tout cela n'est en soit pas si terrible.
Non, le vrai danger vient après.
Quand, après avoir déjà rompu ses engagements et vous avoir voler ce que vous ne pouviez déplacer, votre débiteur se retrouve à nouveau sans le sou.
Et vous blamera malgré tout pour ne pas l'avoir aider d'avantage, pour ne pas partager le fruit de votre réussite.
Ce type de débiteur est l'archétype même du gouvernement illégitime.
Non pas parce que son peuple n'en veut pas.
Mais parce qu'il est indigne de confiance, égoiste et incompétent.
C'est ce que je vois se profiler comme avenir pour l'Adélie si David Bayer est élu.
L'Adélie perdra 90% de son commerce extérieur avec ses partenaires actuels car ils sont aussi ses principaux créanciers et investisseurs.
Elle ne trouvera personne d'assez fou que pour investir à nouveau tant que les Populistes seront au pouvoir.
Et elle ne trouvera personne pour oser prêter à son gouvernement ou même à ses entreprises, par peur de nouvelles mesures législatives extrêmes.
Cela seront les réactions normales et pacifiques, purement défensives donc, des marchés.
Et pourtant, à elles seules, elles paralyseront complétement l'économie Adélienne.
Celle-ci n'a pas connu de décroissance pour l'instant.
Mais avec un plan de relance qui prévoit un repli sur soit, l'Adélie ne vaudra guère mieux que l'Eran sous peu.[/quote]
La Révolte d'Atlas
C'est un murmure qui passe dans les entreprises encore actives, dans les usines pas encore occupées.
Et partout où l'intimidation violente des populistes n'a pas forcé le soutien au Président à se taire.
Dans les meetings, Bayer parle de démocratie et de respect du peuple.
Ses militants se préparent quant à eux dépouiller une partie du peuple pour en satisfaire temporairement une autre.
On pointe du doigt des professions, des nationalités, des opinions.
On divise la société en petites castes bien nettes sur papier et on hatise la haine et la méfiance à l'égard de ceux qui ne font pas partie des "bonnes" castes.
On présente la nation comme un tout, comme une fourmilière travaillant harmonieusement.
Et pourtant, une partie de la ruche se tourne contre ses frères avec un appétit cannibal plutôt que d'accepter les privations dûes à un Hiver rigoureux.
C'est ainsi que chez beaucoup, l'action du Parti Populiste est perçue.
Et c'est en réponse à cela que beaucoup murmure.
Un murmure que Kenny Ruth aura, brièvement, fait entendre le contenu en public.
Et face auquel McGonney, les marchés et bien d'autres avaient mis en garde.
Un murmure qui prend forme...
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Chez Silver Gas
[quote]Cher Monsieur Johnson,
Nous sommes au regret de vous annoncé que notre entreprise, pour des raisons économiques, devra mettre fin à votre contrat de travail.
Croyez bien que nous regrettons cette décision mais la conjoncture actuelle ne nous permet plus de poursuivre notre activité.
Conformément à la loi, un dédommagement équivalent à deux semaines de préavis vous sera versé sous peu.
Au vu de vos qualifications exceptionnelles, nous avons déjà recommandé vos services à d'autres entreprises du secteur.
Croyez en l'expression de notre plus sincère considération,
Cliff Gorins
Directeur Général de Silver Gas - Adélie[/quote]
[quote]Cher Monsieur Johnson,
Nous avons appris avec joie que vous étiez à nouveau disponible sur le marché de l'emploi.
Notre entreprise recherche justement quelqu'un disposant de vos qualifications comme :
Contre-maître à l'entretient des turbines
N'hésitez pas à nous contacter au plus vite afin de saisir votre chance !!
Nous vous offrons un poste similaire à votre précédent emploi, avec des avantages supplémentaires négociables.
Dans l'espoir de vous voir bientôt intégré notre équipe,
Julia Wallace
Directrice Générale de Turbine Unit 151[/quote]
Johnson replia les deux lettres cérémonieusement avant des ranger dans sa poche.
Il consulta ensuite sa montre avant de crier à l'attention des autres techniciens
A. Johnson
Contre-maître à l'entretient des turbines
Silver Gas - Adélie
"-C'est bon les gars, il est l'heure !!
Vous avez vos instructions !!
Coupez tout !! Et rendez-vous dans deux jours !!"
Lentement, le ronronnement de la centrale électrique diminua.
D'ici quelques heures, elle serait complétement à l'arrêt, question de finir de purger les conduites de toute vapeur ou liquide résiduel.
Cette opération sera supervisée par le shift de nuit, les derniers employés à travailler officiellement pour Silver Gas dans ce bâtiment.
Les quelques rares élus sur un groupe de 400 employés pour l'ensemble du territoire Adélien.
Les autres, partout, dans toutes les usines, avaient été licencié.
Dans le calme et la discipline, au terme d'une réunion rapide où on leur avait expliquer la situation :
Les populistes prétendaient nationaliser toutes les entreprises de plus de 500 travailleurs.
Ils prévoyaient aussi de nationaliser les usines et autres infrastructures-clés.
Une action qui résulterait en une perte sèche pour Silver Gas. Une perte de plusieurs milliards, vu ce que coûtait la construction.
Une perte qui empêcherait la distribution de dividendes pendant des années.
Et ferait plonger la valeur des actions.
Actions que les employés recevaient depuis des années en guise de bonus de fin d'année.
Et que beaucoup conservaient précieusement, vu que le secteur de l'énergie était l'un des seuls à ne jamais vraiment connaitre la crise.
La perspective était donc simple :
Si les populistes arrivaient au gouvernement, leurs actions contribueraient à ruiner, indirectement, les employés.
Inacceptable.
Voilà pourquoi des centaines de nouvelles entreprises voyaient le jour depuis le début de la semaine.
Des coquilles vides, de simples parapluies juridiques qui, chacun, embauchaient les employés des grandes entreprises récemment licenciés.
Jamais plus de 400 employés par structure.
Et peu, voir aucun outil.
Les séparations étaient nettes, rendant chacune des ces entreprises interdépendantes sur le plan matériel et humain.
Mais aussi liées par les capitaux :
Au final, les grandes entreprises restaient au contrôle.
Et les actionnaires, parmi lesquels les employés d'autrefois...
Un arrangement intéressant :
Si le Parti Populiste, sur la défensive, avait promis de ne nationaliser que les grandes entreprises.
S'il brisait sa parole au lendemain d'une élection, ce serait l'ensemble des PME et petits commerçants qui se sentiraient trahi.
Les nationalisations n'auraient donc probablement pas lieu.
Et les affaires se poursuivraient jusqu'aux élections suivantes.
Mais pour l'heure, les Populistes n'avaient pas encore gagné ne serait-ce que le 1er tour.
Pour reprendre les mots du patron, il était temps de leur montrer que le vrai pouvoir ne venait pas des slogans, des pancartes et de la force physique.
Et que la démocratie incluait l'ensemble du peuple. Pas juste une bande d'incapables, de fainéants et de râleurs bon à rien d'autres qu'à sacager les usines.
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Courrier reçu par la famille d'un ouvrier occupant une usine
[quote]Conformément au jugement rendu ce 01/07/2017, il est reconnu :
La légalité de la grève déclenchée par les ouvriers liés par contrat au plaignant.
La légitimité des motifs invoqués pour la dites grève.
L'impossibilité pour le plaignant de licencier les ouvriers pendant la durée de la grève dans la mesure où celle-ci est légale et légitime.
Après observation par huissier, il est toutefois reconnu que :
Les ouvriers grévistes procèdent à l'occupation des locaux du plaignant, ceci en dehors des heures normales d'ouverture de l'entreprise.
Les ouvriers grévistes empêchent les ouvriers non-grévistes d'accéder à leur outil de travail dans les locaux du plaignant.
Les ouvriers grévistes empêchent le plaignant d'accéder aux biens stocker dans les locaux du plaignant.
Les ouvriers ont procédé à des dégradations des locaux du plaignant.
En considération des points observés ci-avant, il est reconnu que :
Le droit de grève des ouvriers a été respecté par le plaignant
Le droit au travail du plaignant et certains de ses employés n'a pas été respecté par les ouvriers.
Le droit de grève n'inclut PAS l'occupation hostile des locaux de l'entreprise, leur dégradation et l'empêchement à d'autres travailleurs ou entreprises d'accomplir leur contrat.
En conséquence, la grève est déclarée illégale.
Les protections sociales garantie par le droit de grève ne s'appliqueront plus aux travailleurs à dater de la notification du présent jugement.
Il est demandé aux travailleurs grévistes d'évacuer les locaux du plaignant.
Les éventuelles dégradations et actions ayant entrainés un manque à gagner et ne s'inscrivant pas dans le cadre du droit de grève pourront faire l'object de poursuites séparées à l'encontre des grévistes.
Notifié par exploit d'huissier ce 01/07/2017
Tribunal du Commerce de Barrow
Tribunal du Travail de Barrow[/quote]
[quote]Cher Monsieur Terrance,
Nous vous annonçons la fin de votre contrat.
Motif : faute grave.
Détail : atteinte directe et volontaire à la bonne marche de l'entreprise hors du cadre prévu par la loi
Ne venez pas vider votre casier demain :
On vous envoit tout ça par courrier express.
La Direction[/quote]
L'usine, son matériel, ses bâtiments et ses stocks seront, dans les jours qui suivront, vendus à une des dizaines de nouvelles filiales.
Laquelle n'a aucun contrat avec les individus occupant encore l'usine... et ayant donc le droit de les faire expulser pour effraction.
Si l'activité peut reprendre, ce sera sans la main d'oeuvre rebelle.
Si l'activité ne peut reprendre, le matériel sera revendus à la maison-mère, à l'étranger, pour une bouchée de pain.
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Aux frontières
Par bâteaux, par trains ou en autocars, les touristes affluent depuis quelques jours aux frontières.
Des citoyens Albionnais mais dont la couleur des traits n'a rien d'Almérans.
Des touristes qui, en ce mois de Juillet, porte le pantalon kaki ou le bleu de travail plutôt que le short et la chemise à fleur.
Ils ne sont pas nombreux encore :
Quelques milliers à peine. Pas plus de dix milles, c'est sûr.
Mais d'autres sont attendus, beaucoup d'autres.
En ce beau matin, ils sont accueillis par les délégués des grandes entreprises pour une visite guidée du fleuron de l'industrie Adélienne.
Dans les cours des usines, dans les bureaux, dans les entrepots, des tentes les attendent.
Après tout, en ces temps de crise, rien ne devrait empêcher une entreprise industrielle de se diversifier dans le camping urbain
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Les marchés en chute libre
Avec la libération de David Bayer, les marchés boursiers réagissent mal.
On vend les actions des entreprises majoritairement actives en Adélie.
On liquide les bons obligataires prêtés à l'industrie Adélienne.
De cette frénésie, certains sortiront très riches.
D'autres très pauvres.
Plusieurs agences de notation indépendante ont dégradé la note de l'Adélie.
Et les banques ont réagi immédiatement en adaptant leurs taux avec la monnaie Adélienne, en chute aussi violente que sa bourse.
[quote]Peter Mac Arthur :
Ex-Directeur du FMI
Consultant chez Bank of Pelabssa
Quand votre débiteur annonce qu'il payera avec du retard, vous ne devez en général pas vous inquiéter.
Ce n'est pas une perte car les intérêts vont courrir.
Et tant qu'il montre la volonté et capacité à long terme de payer, personne ne devrait prendre de mesure extrême.
Quand votre débitur annonce qu'il ne pourra pas payer l'intégralité de sa dette, c'est une mauvaise chose.
Vous ferez une perte mais tant que vous pouvez récupérer l'essentiel de votre placement, il s'agira d'une perte acceptable.
Les aléas du monde des affaires : toutes les entreprises ne sont pas courronnées de succès.
Mais quand votre débiteur annonce qu'il ne payera que XX% de sa dette car il refuse de payer les intérêts acceptés initiallement, c'est très mauvais.
Et c'est encore plus mauvais s'il annonce qu'il vous repayera en saisissant et revendant le terrain que vous lui avez acheter.
Ainsi que la maison que vous y avez construit.
Mais tout cela n'est en soit pas si terrible.
Non, le vrai danger vient après.
Quand, après avoir déjà rompu ses engagements et vous avoir voler ce que vous ne pouviez déplacer, votre débiteur se retrouve à nouveau sans le sou.
Et vous blamera malgré tout pour ne pas l'avoir aider d'avantage, pour ne pas partager le fruit de votre réussite.
Ce type de débiteur est l'archétype même du gouvernement illégitime.
Non pas parce que son peuple n'en veut pas.
Mais parce qu'il est indigne de confiance, égoiste et incompétent.
C'est ce que je vois se profiler comme avenir pour l'Adélie si David Bayer est élu.
L'Adélie perdra 90% de son commerce extérieur avec ses partenaires actuels car ils sont aussi ses principaux créanciers et investisseurs.
Elle ne trouvera personne d'assez fou que pour investir à nouveau tant que les Populistes seront au pouvoir.
Et elle ne trouvera personne pour oser prêter à son gouvernement ou même à ses entreprises, par peur de nouvelles mesures législatives extrêmes.
Cela seront les réactions normales et pacifiques, purement défensives donc, des marchés.
Et pourtant, à elles seules, elles paralyseront complétement l'économie Adélienne.
Celle-ci n'a pas connu de décroissance pour l'instant.
Mais avec un plan de relance qui prévoit un repli sur soit, l'Adélie ne vaudra guère mieux que l'Eran sous peu.[/quote]
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MJ Coordinateur