Rencontre Pelabssa/Shawiricia

Steve

Message par Steve »

<center>[img]http://img42.imageshack.us/img42/7489/flagusp.png[/img] [img]http://img593.imageshack.us/img593/9996/littlenew.png[/img]

Sommet diplomatique
United States of Pelabssa & United Nations of Shawiricia</center>

<center>[img]http://img252.imageshack.us/img252/4434/monicahimbab.png[/img]
(Monica Himbab, ministre des affaires extérieures et du commerce, Shawiricie.)</center>

La dernière rencontre entre les États-Unis de Pelabssa et la Shawiricie datait de l'époque préhistorique où Blackburn présentait de sa personne un homme politique nouveau. Où le peuple et son identité passait avant les intérêts d'un homme et d'un Parti. C'était, évidemment, il y a très longtemps, à l'époque où l'homme d'État n'avait devant lui aucune féroce opposition. Cependant, avec les chiffres s'élevant contre lui grâce à ses mesures destinées au moyen-âge, Blackburn doit de plus en plus faire des sacrifices sur son honneur pour ne pas perdre la face et tenter de remporter, qui sait, un troisième mandat consécutif. La haine cumulée par la Shawiricie envers le Pelabssa était le scénario idéal à l'époque pour se faire élire : le peuple shawiricois demandait justice dans l'Affaire Jack Nikelson. Chose qui n'aura été rendue possible que par un coup monté par les autorités shawiricoises. Selon les textes officiels, Blackburn n'en serait pas mêlé, même si le ministère de la défense a activement travaillé sur le dossier.

Ce matin-là, Monica Himbab s'attendait à voir arriver au pas de la porte de son bureau son grand patron, le président Blackburn en personne. Monica Himbab était l'une des pires ministres à contenir pour Blackburn. Populaire, aimée, conservatrice modérée, dites centre-droit, Monica Himbab agit selon son instinct et ses propres convictions, ce qui ne plaît pas à son chef. La laisser partir seule était donc un danger pour Blackburn et son pouvoir. Lorsqu'il arriva à son bureau, il lui présenta un collègue de travail qui effectuerait le voyage avec elle.
« Il n'en est pas question. Je pars seule au Pelabssa, qu'à cela ne tienne. La loi H-78 votée en 2012 me donne l'entier pouvoir quant à mes délégations, et ce depuis votre présence à un congrès de l'UD. » Cette réponse ne faisait l'affaire de Blackburn, qui devait accorder un point à sa ministre. Il n'avait pas le choix. Un simple démission de son Parti, ou un quatrième député transfuge, et le Parti conservateur se retrouvait minoritaire pour de bon... Blackburn tourna les talons, puis quitta le bureau de Himbab sans rajouter un seul mot.

À bord de l'appareil, Monica n'en avait pas pour des heures. Le Pelabssa était si près de la Shawiricie, que le voyage n'était qu'une légère attente. Une attente pour par la suite discuter de plusieurs sujets importants qui tenaient à coeur à la Shawiricie. Cette rencontre n'avait rien de commerciale. Ni même économique. La Shawiricie allait remettre les pendules à l'heure en ouvrant le dialogue sur plusieurs sujets... Si l'entente était bonne, alors peut-être que la rencontre le serait aussi...




[quote]Discussions de la rencontre
  • Rôle du Pelabssa, de la Shawiricie et de l'OTH dans le monde.
    • Intérêts économiques : énergie, minéraux, nourriture.
    • Fléaux sociaux : famines, guerres civiles, chômage, épidémie, impérialismes, fanatisme, ultranationalisme, racisme.
    • Intérêts diplomatiques directes : Sud-Vicaskaran, Pacte de Novgorod et Sainte Alliance
    • Intérêts géostratégiques
  • Législation pro-drogue du Pelabssa, et programme commun pour éviter les transferts via la frontière shawi-pelabssienne
  • Soutien pelabssien
  • Lutte commune dans différents domaines
    • Lutte contre la criminalité organisée
    • Coopération en matières d'immigration
    • Coopération en matière de terrorisme
    • Coopération en matière de brevets et copyrights
    • Coopération en matière de fraude fiscale
    • Éducation et flexibilité du marché de l'emploi Vicaskaran
    • Commerce et flexibilité des biens et services au Vicaskaran
    • Sécurité stratégique : bouclier anti-missile et protocole de riposte
    • Recherche et Développement : Programme Spatial Commun
  • Fin officielle (médiatisée) de l'ingérence pelabssienne dans la souveraineté shawiricoise;
  • Reconnaissance officielle de la souveraineté shawiricoise et de son entité nationale;
  • Affaire Jack Nikelson.
  • Fin des ambiguités quant à la politique de la Shawiricie vis-à-vis de la Rostovie et ses alliés.
[/quote]
Johel3007

Message par Johel3007 »

L'avion, après avoir survolé les Greed Hills et l'ensemble du territoire Pelabssien, se posa à l'aéroport d'Hellington.

La ville, capitale du Pelabssa, était comparée de plus en plus dans les médias à une gigantesque bureaucratie kafkaïenne.
Surtout depuis le Blodbad. Les abus de pouvoir de l'exécutif, la passivité et la corruption du législatif, l'impuissance et la désorganisation du judiciaire...
Cela faisait maintenant plus de 8 mois que le système Pelabssien était critiqué de tous bords par les médias indépendants.
Une chance que ces derniers n'avaient pas les moyens pour s'opposer aux géants comme United states Network International.
La faute aux subsides publiques, attribués de manière arbitraire par des comités sénatoriaux soucieux de se faire bien voir du Président en place.
Et à une législation qui, avec l'avènement de la Sécurité Nationale, n'avait fait que se complexifier.
Sans cela, le son de cloche officiel concernant les relations Pelabsso-Shawiricienne aurait été bien différent.
Mais pour l'heure, tout le monde semblait s'aimer.
Et ce serait donc tel de vieux amis qui se seraient perdu de vue que Monica Himbab et Julian Hernandez allaient se rencontrer.

Le Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères était un républicain issu de la population hispanique de l'État de Josantos.
Cela lui valait un soutien populaire important.
Il était l'un des seuls secrétaires d'État de la précédente administration à n'avoir eu aucun réel lien avec Payton ou Brown.
Ses positions étaient plus modérées, presque centristes.
Un qualité qui déplaisait dans les couloirs de la Purple House mais qui avait ses avantages à l'étranger :
Le Pelabssa devait laver son image et prouver que l'Ère Brown était un abominable accident que le peuple avait lui-même condamné.

C'est donc à bras ouverts, avec une accolade peu protocolaire mais bien plus chaleureuse qu'une poignée de main que Hernandez accueillit la Shawiricienne.


[img]http://img855.imageshack.us/img855/8315/jimmysmitsb.jpg[/img]
Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-Madame Himbab !! Votre venue est un plaisir autant qu'un soulagement !!
Avez-vous fait bon voyage ?
La météo annonçait de l'orage mais ils doivent s'être trompé.
Et tant mieux : Hellington est une ville bien laide sous la grisaille.
Mais je ne vous apprends rien, je pense. À quand remonte donc votre dernière visite ?
Non que les lieux aient beaucoup changé..."


Deux agents du Département ouvrirent les portes d'une limousine d'un noir lustré, aux vitres teintées.
Nettement moins démonstratifs que leur patron, c'est sans un mot et d'un geste poli qu'ils invitèrent la visiteuse à prendre place.
Steve

Message par Steve »

Quelques heures de vol plus tard, l'appareil se posa à l'aéroport d'Hellington. À ce moment, une agente de bord attitrée par les services secrets shawiricois n'aimant peu les États-Unis de Pelabssa souhaita la meilleure des chances à la ministre Himbab, rappelant à la plaisanterie qu'en cas de doute, elle pouvait toujours se mettre à courir d'une direction à l'autre, en cherchant la porte de sortie. Monica était une femme au grand sens de l'humour. Malgré ses positions conservatrices, modérées rappelons-le, c'était l'une des femmes les plus aimables du gouvernement shawiricois. Elle aimait rire, elle aimait plaisanter. Elle était humaine, avant tout, et son sourire constant en disait long sur sa personnalité. Évidemment, le gouvernement de Brian Blackburn l'avait fait passer pour plus sombre qu'elle ne l'était, mais à quoi bon, aucun parcours n'est parfait. Himbab ria donc de bon coeur avec l'agente de bord, lui spécifiant qu'elle avait retenue en note son très bon conseil.

Monica Himbab ne déteste pas les États-Unis de Pelabssa. Monica Himbab déteste l'Administration Nikelson, Jack Nikelson et les actions hypocrites du Pelabssa contre la Shawiricie. Elle étaitd'ailleurs une des conseillères à Blackburn lors de la campagne électorale 2012. C'est elle qui proposa un éloignement modéré du Pelabssa, afin de régler la crise qui secouait l'alliance entre les deux pays. Blackburn n'y avait rien compris. Et la suite, tout le monde la connait...

Monica Himbab fit donc sa sortie de l'appareil, humble et sans excès, en direction de l'homme qu'elle reconnu de suite. Lorsqu'elle s'y approcha, l'homme la serra dans ses bras. Évidemment, cela était bien plus une petite accolade qu'un gros câlin, mais l'action réchauffa d'ores et déjà l'ambiance.


<center>[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1b/Whoopi_Goldberg_Cannes_1992.jpg/220px-Whoopi_Goldberg_Cannes_1992.jpg[/img]
Monica Himbab, ministre des affaires extérieures et du commerce</center>

« Monsieur Hernandez ! Cette rencontre a tardé, mais je suis très ravie d'être au Pelabssa, aujourd'hui. J'ai même apporté mon parapluie, pensant que la pluie serait de la partie. Soulagement que ce ne soit pas le cas », dit-elle en souriant. « Je suis venue pour la dernière fois en 2012. Comprenez donc ma joie de revenir en terrain connu... »

L'endroit n'avait pas changé, en effet... mais la triste réalité du Pelabssa depuis déjà plus de cinq ans se ressentait dans l'air qui était lourde. Et loin de parler que de météo, la lourdeur du pays se faisait voir des milles à la ronde...
Johel3007

Message par Johel3007 »

Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-Une joie que nombre de nos sénateurs partagent.
Le réglement de nos différents avec nos amis, en particulier la Shawiricie, est un point majeur du programme du Président.
Et une raison de son élection."


Les deux politiciens montèrent dans la limousine. Celle-ci entama le trajet vers la Purple House, où la réunion aurait lieu.
Hernandez ouvra le mini-bar et en sortit une bouteille de vin et une carafe d'eau.
Ainsi que deux verres.


Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-Les motards nous ouvrent la voie mais nous devrions malgré tout en avoir pour plusieurs minutes.
Un verre ? Le vin est de Josantos.
Pas aussi prestigieux que les grands crus Almérans mais j'avoue avoir du mal à sentir la différence sur le palais."


Il s'en servit un tout en poursuivant.

Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-J'ai cru comprendre que la situation politique en Shawiricie promettait peut être une évolution inattendue.
Les sondages dans la presse donne le Président Blackburn au plus bas de sa courbe de popularité.
Mais aussi loin du terrain, il est difficile d'apprécier la réalité exacte."
Steve

Message par Steve »

Himbab accepta volontiers le verre de vin proposé par son homologue pelabssien. Avec tout ce qui se passait en Shawiricie, elle avait bien le droit de se détendre un tout petit peu. Son rôle actuel de représentante du gouvernement shawiricois devenait très lourd à porter, puisque son gouvernement devenait de jour en jour plus contesté et moins aimé. Elle devrait donc aujourd'hui mener un combat contre l'image de son gouvernement et certaines positions qu'elle ne respecte tout simplement pas. Il fallait dire que les rumeurs de sa venue au Parti centre-action brouillait bien des cartes et même le président Blackburn en avait peur. Elle aussi, d'ailleurs.

Monica Himbab : « Je ne crois pas qu'une telle crise puisse être appréciée de quelque manière qui soit, même si je comprends où vous voulez en venir. Mon pays possède actuellement une énorme crise identitaire et le gouvernement conservateur tente du mieux qu'il le peut d'appliquer son programme électoral intensif sur l'Identité shawiricoise. Il s'agit d'une mauvaise passe, j'en suis consciente, et le peuple semble ne plus nous accorder leur confiance et leur vote. C'est terrible, et ma position me force à censurer mes pensées, vous comprendrez, mais un vent de changement ne doit jamais être considéré comme une crainte. Je ne fais pas référence ici aux législations de mon président, vous l'aurez compris. »

Elle prit une gorgée de vin, avant d'en donner ses commentaires`a son homologue. Elle avait trouvé ce vin très délicieux. Elle salua le sens du goût de Josantos, avant de poursuivre...

Monica Himbab : « Chacun, à sa façon, vit des moments difficiles en Shawiricie, mais je crois fermement que tout pourra revenir à la normale. Il n'est pas trop tard, pour la Shawiricie. »
Johel3007

Message par Johel3007 »

Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-Le Parti Conservateur est au pouvoir en Shawiricie depuis des lustres.
Je ne pense sincèrement pas que son absence d'un gouvernement suffira à ruiner les efforts des précédants.
Comme vous le dite, il s'agit d'une mauvaise passe.
L'occasion pour votre parti de réexplorer ses valeurs et recentrer son action sur ce que ses partisans désirent réellement.
Mais cela fait partie des affaires internes de la FNUS.
Des affaires sur lesquels il me semble que la Shawiricie souhaite que le Pelabssa cesse de se mèler.

Il est toutefois certaines législations qui, bien qu'à caractère strictement national, affectent nos voisins.
Je crois savoir que la législation pro-drogue adoptée par la Présidente Brown, par exemple, cause des inquiétudes dans votre pays.
Pourriez-vous me résumer ces craintes ?
Il me sera peut être possible d'y apporter une solution rassurante."
Steve

Message par Steve »

Lorsque son homologue commença à insinuer que le Parti conservateur devrait aller laisser filer la victoire de 2020, Himbab songea à la même chose, elle qui croyait désormais que la Shawiricie n'avait plus besoin d'un parti aussi extrémiste que le laissait voir le président Blackburn. Jadis honorable, le Parti conservateur était devenu une plaie importante pour la politique shawiricoise...

Monica Himbab : « Le Parti conservateur est en effet au pouvoir depuis 1995. Vous savez, il ne suffit que d'un mandat pour reprendre l'effort conservateur et l'anéantir. Ce serait un mandat extrêmement chargé pour le futur gouvernement, mais rien n'est impossible. Je suis consciente que la politique menée actuellement par mon gouvernement n'est pas celle désirée par nos voisins et alliés, mais beaucoup de nos actions sont mal comprises, et devant l'absence de documentation suffisante, certaines ambiguïtés sont rendues publiques malgré nous. Il me tarde d'aborder avec vous de nombreuses coopérations, mais si vous me le permettez, j'aimerais nous imposer quelques discussions avant de traité de la coopération et autres sujets dont je serai très heureuse de voir avec vous...

Comme vous le savez, les conflits entre nos deux nations ont été provoqués par un... incident malheureux de la part de l'administration pelabssienne du temps de monsieur Jack Nikelson. La mort d'un nôtre, de la tête d'affiche de la Shawiricie... De l'homme incarnant le sauveur de la Shawiricie... Cela est impardonnable. J'épargnerai les détails de l'affaire, vous êtes au courant. Les autorités shawiricoises ont procédé à un guet-apens pour attirer monsieur Nikelson sur notre territoire où nous l'avons mis aux arrêts, suite à un mandat déposé à son nom pour orchestration de meurtre et crime contre la nation shawiricoise. Le mutisme de votre administration laisse croire au terme du procès que doit subir Jack Nikelson plusieurs scénarios aussi farfelus les uns que les autres. Aujourd'hui, je demande la position officielle, et officieuse, de l'administration Payton à ce sujet. Si nous voulons collaborer de quelque manière qui soit, une transparence politique entre nos deux autorités gouvernementales doit être de mise. »
Johel3007

Message par Johel3007 »

Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-La position officielle de l'administration Payton est on ne peut plus claire :
La Justice est indépendante de la politique.
Et chaque pays est souverain pour rendre la justice sur son territoire.
Il n'appartient pas au gouvernement Pelabssien de critiquer la Shawiricie pour avoir effectuer une arrestation en territoire Shawiricien.
Ceci peu importe l'identité du suspect ou les fautes dont il est accusé.

C'est une position raisonnable :
Nous ne condamnons pas, nous ne soutenons pas.
Cette affaire ne nous regarde pas.
Les mandats politiques de Nikelson, en tant que maire de Newport, ne concerne théoriquement même plus l'Union :
L'État de Josantos a fait sécession suite au Blodbad et le gouverneur Teddy Paul a d'autres soucis qu'un maire manquant.

Les citoyens Pelabssiens sont partagés sur cette question :
Nikelson fut et reste un président apprécié pour ses tentatives d'introduire un peu plus de social dans la société.
Ceci sans remettre en cause nos valeurs et traditions.
Mais en dehors de Robert Keeton et ses partisans les plus fidèles, peu de réelles protestations se sont fait entendre :
Personne ne tient à courir le risque d'avoir défendu un meurtrier.
Lisa Kerry Brown, élue dès le 1er tour avec une écrasante majorité, a provoqué un traumatisme en trahisant la confiance du peuple.
Ce dernier refuse donc de voir cette confiance trahie à nouveau par les faits en soutenant un politicien même vaguement suspect.

Quant à la position officieuse de l'administration Payton..."


La voiture s'arrêta complétement, indiquant l'arrivée à la Purple House.

Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-Je pense que c'est un euphémisme que de dire que le timing de l'arrestation de Nikelson était parfait.
Keeton était vu comme le dauphin de Nikelson.
Un candidat qui sauvegarderait nos valeurs morales à une période où Brown semblait les avoir massacrées.
Une victoire de Keeton, c'était laisser les démocrates récolter les dividendes de la reprise économique à leur avantage.
Mais son image a été souillée par l'arrestation de son mentor.
Cela a facilité l'élection de Dan Payton.
Pour cela, le Parti Républicain est pour ainsi dire redevable envers la Shawiricie."


Un agent de sécurité ouvrit l'une des portes et invita les passagers à sortir.

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Bureau du Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères

Quelques minutes de marche, des sourires pour les photographes et le duo se trouvait à nouveau à huis clot pour discuter.

Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-Bien entendu, s'il s'avérait que la présence de Nikelson en Shawiricie fut contre son gré, de sérieuses questions se poseront.
Surtout si cette information devenait public : notre gouvernement devrait alors officiellement condamné l'ingérance Shawiricienne.
Mais cela pourrait en soit être relativisé si nos gouvernements affichent publiquement une volonté de nouveau départ respecteux.
Similaire à ce que vos demandes pour cette rencontre, en sommes.

Pour que cette volonté se concrétise au-delà des mots, il faudrait toutefois que la Shawiricie adopte une politique étrangère... adaptée.
Des rumeurs de coopération avec la Rostovie et le soutien au Rike ont toujours fait tache d'huile en la matière.
D'autant que je ne pense pas que la Shawiricie en ait tiré un réel bénéfice."
Steve

Message par Steve »

Monica Himbab : « Je suis heureuse d'une telle réaction qui est toute à votre avantage. J'ai une parfaite confiance en la justice shawiricoise pour donner l'heure juste face à cette situation et imposer une sentence qui rendra la fierté à un pays qui l'a depuis perdue. Vous me voyez cependant navrée pour monsieur Keeton, qui aurait sans doute reçu de meilleurs résultats présidentiels que ceux-ci, mais le peuple pelabssien a voté, j'en suis persuadée, avec connaissance de cause et avec impartialité. Le peuple du Pelabssa n'est pas idiot. »

Monica Himbab n'écouta qu'à moitié les propos de son homologue, lorsqu'il insinua que Nikelson aurait pu se retrouver contre son gré en Shawiricie. Les autorités shawiricoises n'avaient que camouflé son mandat d'arrestation en maquillant une pseudo rencontre entre grands hommes d'affaire du Vicaskaran-nord. Les procédures avaient été plus que transparentes, afin de présenter un dossier béton à la Cour pour espérer, pourquoi pas, la peine de mort. Lorsque les propos de son homologues se reflétèrent comme une ingérence cachée, Himbab le regarda droit dans les yeux...

Monica Himbab : « Qu'une chose soit certaine. Je suis à ma fonction gouvernementale, monsieur Hernandez, depuis 2004. Je sais reconnaître de loin ceux qui n'inspirent pas confiance, et ceux qui ne cherchent qu'à s'ingérer indirectement dans mes fonctions et le rôle de mon pays. Je veux bien discuter avec vous d'un nouveau départ respectueux, mais celui-ci devra être fait dans la plus grande transparence. La politique étrangère de la Shawiricie est une fierté pour notre pays. Elle prône l'ouverture, la paix et la stabilité politique, peu importe les clans, les blocs politiques ou les organisations internationales. La Rostovie est un ami. Un ami éloigné, certes, il reste que la Rostovie sera toujours considérée par la Shawiricie et notre respect mutuel n'en sera jamais taché. Par rien, ni personne. Le soutient au Rike du Lochlann a en effet été condamné par la communauté internationale, mais les raisons de ce soutient ont longtemps été défendues par mon gouvernement, au nom de la stabilité mondiale et du maintient de la paix. Votre ingérence face au Rike devenait de plus en plus lourd, et vos menaces obligeant certains à effectuer une liste complète de vos désirs sans contre partie de votre part a été l'un de vos grands échecs en politique internationale. Chaque pays possède, de ses amitiés et alliances, des bénéfices et conséquences. Si la Rostovie n'a jamais rien apporté de bon, concrètement, en Shawiricie, l'inverse ne s'est jamais produit non plus. Je veux bien discuter avec vous de l'avenir de la politique étrangère de la Shawiricie, mais il faudra cesser de jouer ce double jeu avec moi. Ou vous respectez la souveraineté shawiricoise dans son ensemble sans exception, ou les quotidiens de demain annonceront internationalement l'échec du Pelabssa dans l'une de ses misions les plus... simplistes. »
Johel3007

Message par Johel3007 »

Julian fut quelque peu pris de court par la soudaine fermeté de son interlocutrice.

Julian Hernandez
Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères
"-Je crains de ne pas vous suivre concernant votre définition du terme "ingérance".
Il me semble normal, je dirais même élémentaire que je vous prévienne des nations avec lesquelles nous ne pourrons tolérer une forme de collaboration.
Surtout dans le cas de la Rostovie et de ses marionnettes :
Il s'agit là de la sécurité du Pelabssa.
Pas d'une sombre tentative d'influencer la politique intérieure de la Shawiricie.
Vous comprendrez aussi ma surprise lorsqu'un régime aux antipodes des valeurs Shawiriciennes est qualifié d'ami.

Mais je pense que nous avons là touché un des noeuds du problème de nos relations.
Tâchons donc de le diffuser en parlant franchement, sans craindre de fâcher et en excusant les parôles qui pourraient fâcher.

Le Pelabssa est inquiet que la Shawiricie puisse autoriser une implantation militaire Rostov sur son territoire.
C'est une crainte qui a ressurgit à plusieurs reprises.
Et ce fut l'une des raisons pour lesquelles nous avons voulu associé la Shawiricie au programme spatial commun :
Vous offrir les moyens de gagner, à terme, votre indépendance spatiale et de défense nucléaire.
Afin que vous ne deviez ni dépendre de la Rostovie ni à craindre le jour où Kirov décidera ne plus avoir besoin de la Shawiricie.

Si la Shawiricie peut nous rassurer de manière durable sur l'improbabilité de ce scénario, nous serions enclin à des rapports respectueux.
Et dans la plus grande transparence.
Ce qui n'a pas toujours été le cas jusqu'ici.
Car il nous est impossible justement de voir une attitude transparente dans la politique étrangère Shawiricienne.
Votre pays, en matière de politique étrangère, a pour habitude de souffler le chaud et le froid.

Ceci étant dit, j'aimerai que vous m'expliquiez exactement les actes passés que vous considérez comme une ingérance Pelabssienne.
Je pensais que l'Affaire Finerpapi était le seul point mais force est de constater qu'il existe d'autres griefs."
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