Chez les royalistes [côté rebelles]

Jacinto

Message par Jacinto »

<center>Azibi, 13 Mars 2017, 11H30, Tribunal San Fernando, autrefois le palais des rois valacides

[ - S U I T E - ]

Ils étaient tous présents. Médias, maris, femmes, enfants, vieillards, clercs, ... Il ne manquait que moi. On m'acclamait, on attendait que j'apparaisse du haut du balcon du salon royal pour faire mon discours, le discours d'un nouveau prince, le discours d'un futur roi. Mon allocution allait paraître au Pelabssa, comme en Transyldavie ou en Hylè, sans parler du Thorval et des autres pays de la Sainte Alliance. La pression était là... Je m'avançais vers l'extérieur jusqu'au bout du balcon... La foule m'acclamait. Je levais les bras en signe d'espoir et du victoire. Il y avait énormément de monde. Des dizaines de milliers, peut-être même des centaines. Le bruit courrait que certains avaient fait des kilomètres pour venir m'entendre et me voir. J'attendais que le calme revienne pour prononcer mon discours...


Diffusé à la TV et la Radio, partout dans le monde libre.

[quote]<center> - ALLOCUTION EXCEPTIONNELLE DU PRINCE FELIPE, HÉRITIER DU TRÔNE DU ROYAUME DU VALACIDA -


[il lève les bras vers le ciel et déclare son discours d'un ton enthousiaste, fort, marqué de pauses et énergique, comme après une retrouvaille] Mes chers sujets, vaillants valacides,

Me voilà... devant vous... [il respire fort, il est un peu sous l'émotion - interrompu par les acclamations, il reprend son discours plus haut] après tant d'années ! Que dis-je ? Presque une décennie ! Voilà 8 années que j'ai laissé, contre ma volonté, ce magnifique pays qu'est le Valacida. Voilà 8 années que les rennes du pays ont été volées par des incapables. Voilà 8 années que vous souffrez de mon absence, de la tyrannie qui s'est imposée contre vous et malgré vous dans ce pays. Voilà 8 années que la monarchie s'est endormie, assommée par des ingrats socialistes qui vous ont plongé dans la misère et ont brisé les derniers rêves d'espoir dans ce pays. Après 8 années, je ne vois plus que de pauvres gens désorientés et perdus ! Après 8 années, où sont ces fameux dirigeants socialistes, qui vous ont drapés dans leurs promesses utopiques, qu'ont-ils fait pour vous, si ce n'est tirer sur nos enfants, l'avenir de ce pays ? Après 8 années, où sont la raison, l'humanité et la solidarité ? Après 8 années de servage, je retrouve mon cher et tendre pays miné par la corruption, la famine, une gestion désastreuse des villes et de l'économie, une armée perfide qui défend les intérêts d'un capricieux engraissé par sa propre vanité et son cynisme ; je retrouve une société marginalisée, coupée du monde réel, à qui l'on impose des lois insensées et que l'on prive de liberté ! Après 8 années de névralgie, la propagande d'un état sans morale et sans âme est finalement parvenue à tromper vos racines et tromper vos propres opinions. 8 ans, que vous vivez dans le mensonge d'un dictateur sans scrupule, sans éthique, sans intelligence et sans sens de la politique et bien loin de vos préoccupations. Qu'on-t-ils fait de votre insoumission ? Qu'ont-ils fait de la hargne, de la poigne de fer et de l'indignation qui brûlaient en vous, lorsque je vivais encore dans ce palais ? Où sont les combattants de la paix, de la liberté, de l'égalité ? Et bien je vais vous le dire où ils sont ! Ils sont tous morts ! Morts en prisons pour avoir refusé la soumission en 2009 ! Morts de faim ! Morts tués par les soldats qui prétendent défendre le Valacida ! Mais ce qu'ils ignorent ces soldats, c'est que le Valacida, c'est nous ! Les valacides c'est nous ! La foi chrétienne c'est nous ! Le peuple c'est nous ! Nous l'avons dores-et-déjà gagné cette révolution car nous avons réagit juste à temps !

Je m'adresse ici même à Barka, car ses espions sont peut-être ici à l'heure où je vous parle. Tout est fini, Azibi est la capitale du Valacida et ce depuis toujours. Hornoz n'en est qu'une pâle et ridicule imitation. Me voilà de retour ! Le changement s'opère et vous n'aurez plus encore longtemps à tenir dans votre fort blindé, là-bas à Hornoz. Je suis ici désormais pour épauler nos frères, pour conduire les valacides, pour vous conduire tous jusqu'à votre but et devenir un pilier central dans votre quête de liberté ! Je veux revoir le sourire sur vos visages ! Je veux revoir la joie de vivre d'antan ! Je veux que chaque valacide se sente fier d'habiter dans pays, et qu'on ne le force pas à aimer son dirigeant grâce au culte de la personnalité. Il ne devrait même pas avoir besoin qu'on le force ! On ne force pas un peuple à adopter une idéologie qu'il n'approuve pas. On ne force pas un peuple à vivre sous un régime dont il ne veut plus ! Voilà la faille ! La voilà la preuve de leur échec et de leur incompétence ! Les arguments ne leur suffisent plus pour vous convaincre de la splendeur de leur idéologie. Les armes ne sont qu'un outil de persuasion, mes camarades ! Mais nous résisterons, ensemble ! Nous reconstruirons ce qui fait notre fierté ici ! Le Valacida rayonnera dans l'Alméra ! L'espoir doit s'embraser dès aujourd'hui ! L'espoir doit guider nos cœurs et doit nous donner les clés de la réussite ! Le Président Barka est conscient de son échec et de son imminente sortie ! Il se cache, il envoie ses sbires dont il a vidé le cerveau ! Mais nous, nous sommes conscients ! Nous ne sommes pas dupes ! Nous ne sommes pas des marionnettes et nous allons lui montrer l'ardeur qui a persisté au fond de votre âme pendant que vous étiez persécutés ! Montrons-lui la porte ! Qu'il s'en aille et vite ! Il ne mérite plus sa place ! Il ne mérite pas le respect ! Il ne mérite pas la loyauté des derniers valacides qui le soutiennent. Et il faut penser à eux ! Pensez à tous ceux là qui souffrent d'un endoctrinement inconscient. Ceux qui souffrent de la perfidie et de l'avidité. Ceux qui sont victimes d'un régime totalitaire et autoritaire. Ce sont eux qui vont avoir les plus grandes blessures ! Pas nous ! Nous, nous sommes forts, nous faisons largement le poids face aux fanatiques Barkistes ! Nous pouvons leur tenir tête sans avoir honte ! Et grâce à la Sainte Alliance, un avenir riche en progrès, prospection et développement nous est garanti. Nous ne sommes pas seuls, rappelez-vous en. Des millions de citoyens libres, chaque jour, suivent avec intérêt les événements dans notre pays. Ils espèrent pour nous, ils prient pour que nous puissions retrouver notre dignité et renverser la terreur ! Non, nous ne sommes pas seuls ! Dieu est avec nous, j'ai vécu dans sa main pendant 8 ans ! Non, nous ne sommes pas seuls ! Nos femmes, nos enfants, nos maris, nos frères, nos sœurs, nos parents morts au combat pour notre avenir, sont toujours là ! [il point son cœur] Eux qui ont sacrifié leur vie pour que la vôtre soit meilleure ! Rendez-leur justice ! Ne laissez pas leur sacrifice vain, suivez-moi, et achevons notre œuvre, ensemble ! Nous avons tant d'espoir à portée de main ! Un monde meilleur s'offre à nous, il nous suffit de le saisir !

J'ai tant de projets et d'ambitions que j'aimerais réaliser avec vous, pour vous. Je veux une démocratisation de ce pays totalitaire ! Le Royaume du Valacida doit avoir un premier ministre qui porte les valeurs de son peuple et qui se préoccupe de ses besoins, de son bien-être ! Le peuple doit pouvoir faire retentir sa voix ! Le Valacida doit également s'ouvrir au monde. Partager son économie avec ses alliés, la Sainte-Alliance et ceux qui portent nos valeurs ! Et l'armée ne doit plus être qu'un outil de défense, un moyen de riposte afin de préserver notre souveraineté ! Aucun de nos soldats frères ne devrait avoir le droit de tirer sans raison sur un citoyen valacide ! L'armée doit protéger et non imposer ou réprimer ! Je veux également pouvoir de nouveau admirer notre culture, la savourer dans sa beauté et ses spécificités. Trop souvent nos artistes ont été censurés ! Trop longtemps notre culture a été mise entre parenthèse ! Il faut dire stop ! La culture est l'essence de notre bien-être ! Elle façonne notre quotidien et notre mode de vie ! Notre culture est notre identité ! Sans elle nous ne sommes que de simples humanoïdes sans espoir, sans but, sans savoir, sans intérêt et sans vie ! Ravivons l'inspiration des plus illustres ! Sortons-les des cachots, arrachons-les des griffes de Barka et sa clique, préservons ce qui fait de notre pays, un pays unique en son genre et différenciable des autres ! Sauvegardons notre identité ! Sauvegardons notre foi ! Une foi qui s'efface de l'âme de ce pays, une foi qui laisse parfois place à l'irrationalité d'un monde sans idéal, d'un monde sans vie, d'un dirigeant sans valeurs, d'un phare sans lumière... Le Royaume du Valacida sera de nouveau une puissance religieuse et culturelle, à défaut d'être une puissance militariste et impérialiste. Les valeurs, les vertus du catholicisme seront nos lanternes dans cette nuit noire qu'est la vie, elles nous aideront à dompter notre destin et à remettre l'ordre et la raison dans notre pays. Nous devons rétablir la solidarité nationale et fournir plus d'aide aux plus démunis. Nous voulons tous un Valacida plus humain ! Vous voulez savoir mon secret ? Moi, j'aime les gens pour ce qu'ils sont, j'aime mon peuple, j'aime les valacides, pendant que d'autres sont fascinés par leur argent ! Rêvons ensemble ! Rêvons de demain ! Rêvons d'un futur radieux sous un chaud soleil d'été. Rêvons de notre société telle qu'elle sera dans quelques années, mois, semaines ou jours ! Tout dépend de notre efficacité et de notre vivacité ! Rêvons écologie, ce que n'a pas fait Barka ! Assurons-nous une protection environnemental, rattrapons les autres pays industrialisés qui l'ont trop longtemps mise de côté ! Nous pouvons devenir, dès les prochaines années, une puissance innovatrice en écologie ! Oui, nous le pouvons, j'en ai la certitude ! Nous en avons les moyens ! Nous en avons l'intelligence ! Et nous en avons la volonté ! Ces trois qualités qui font de nous de vrais valacides nous valoriserons dans notre travail commun ! Nous devons industrialiser le Valacida, nous devons poursuivre cette industrialisation interrompue pendant 8 ans, mais nous devons le faire dans le respect de la nature que Dieu nous a confié, confectionné et prêté. Faisons-le pour nos enfants.

Lorsque je prendrais mes fonctions, je m'assurerais que l'éthique politique devienne une priorité. Nous devons être impartial et accepter les choix du peuple pour mener la reconstruction. Et tout reste à faire. Car nous avons du travail ! Et ce travail ne sera pas sans peine ! Oui nous, j'ai de la rancune et de l'indignation pour cette misère qui vous tue, cette famine qui vous pèse, et cette surpopulation qui vous engloutit ! Mais nous avons des solutions ! Il y aura toujours des solutions ! Et il ne faut pas attendre pour les prendre ! Car le Valacida n'est pas un problème ! Le Valacida est la solution !

Nous n'avons plus le choix désormais, il faudra trancher entre la peur et l’espoir, entre la résignation et le sursaut, entre l’agitation et le changement. Eh bien le changement, l'alternative à un monde désemparé et abusé, c’est maintenant ! Le redressement, c’est maintenant ! La justice, c’est maintenant ! L'égalité, c'est maintenant ! L’espérance, c’est maintenant !

Mobilisons-nous, rassemblons-nous et bientôt, très bientôt, nous ferons gagner le Valacida, nous ferons même gagner tous les valacides, nous réussirons le renversement d'une dictature infâme qui n'a que trop durée !
Moi, ce changement, j’y suis prêt ! L'êtes-vous ?!

Vive la Liberté ! Vive le nouveau Royaume du Valacida ! Et vive les valacides !
[/quote]


La foule m'ovationna pendant près de vingt minutes, et je descendis serrer les mains de mes nouveaux sujets. Les médias étaient à l’affût et filmaient tous les plans possibles. Le monde allait désormais entendre mon nom dans toute les langues, et je souhaite continuer à faire parler de moi... La révolte est en marche...
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

===> [url=http://www.simpolitique.com/post141920.html#141920]à lire si vous n'avez pas lu[/url]

RECRUTEMENT AU ROVOSTRAN

[img]http://img28.imageshack.us/img28/8561/blackhandofnodbyjarmenk.jpg[/img]

L'Armée des volontaires était en plein essor. Elle recrutait ses hommes dans toutes les grandes et moyennes villes de l'Ouest du pays, jusqu'à la capitale, Hornoz.
Vladimir Saraïev, le planificateur, avait ordonné la création d'une unité spécifique au sein de cette force armée paramilitaire, totalement dévouée à la cause de... la Main Noire. Cette force de recrutement, qu'on appelait là bas explicitement : "Mano Negra", faisait régner la terreur. Mais il lui manquait un chef. Un chef capable et responsable.
Beaucoup spéculaient sur sa manière d'agir et surtout, d'engager ses nouvelles "recrues" parmi les volontaires. Mais le recrutement d'un "indigène" dans la faction dirigeante de la Main Noire, devait être... tout-particulier...


Voici donc l'histoire de Fernando Ortega, le chef de l'Armée des volontaires et futur chef de la Mano Negra (faction de la Main Noire au Valacida) :

Fernando était un père de famille valacide de 35 ans, fort et baraqué, engagé comme volontaire dans les forces républicaines avant d'en prendre rapidement les commandes. Alors qu'il combattait déjà avec une grande bravoure dans le Nord du pays à la tête d'une armée d'au moins cent mille hommes actuellement, on lui fit parvenir une lettre "de sa famille"...
Sa femme avait 32 ans, elle était belle, serviable et aimante. Son adorable petite fille de 7 ans avait un petit frère de trois ans de moins qu'elle. Fernando était inquiet et impatient : il n'avait pas reçu de lettre depuis des semaines. Le jour où on lui vint annoncer la nouvelle, il était heureux, vraiment très heureux. Il avait combattu toute la journée et était revenu dans le camp la nuit tombée, vers dix-neufs heures. Une balle de fusil monarchiste l'avait frôlé à l'épaule, mais heureusement ce soir là, il était bien plus fatigué que blessé. Un grand soulagement l'envahit lorsqu'il entendit, dans sa tente, la nouvelle de son officier supérieur... un cévékaze (membre des troupes spéciales rostoves). Ouvrant la lettre avec brutalité, il ne vit qu'une photo.
Une photo de sa famille, souriante. Retournant la feuille en espérant y voir un mot, il vit une deuxième photo : celle de sa femme, pendue, et de ses enfants, décapités.
Ses yeux étincelèrent. La tristesse muta vite en désespoir, son désespoir devînt rage. Il cria de toute ses forces, ce qui attira l'attention de tout le camp. Puis il éclata en sanglot après une colère incontrôlée qui ravagea sa tente, là où il dormait.
Il agressa un autre officier qu'il connaissait bien, avant que l'agent du CVK n'aille le maîtriser. Le rostov lui dit de se calmer, que la photo pouvait n'être qu'un vulgaire montage.
Fernando ne pouvait se maîtriser et insulta violemment tous ses co-équipiers, les taxant de responsables passifs de la catastrophe. L'agent du CVK lui éclata la tête avec son Avtorev pour le faire évanouir.

Quelques heures plus tard, il se réveilla enfin, attaché sur une chaise dans une sorte de petite cabane en béton. La lumière des deux lampes situées à proximité l'aveuglait.
Un homme lui adressa quelques paroles :

_ Bonsoir Fernando.
_ Qui es là ? Où suis-je ?
_ Je suis ton formateur, et le lieu où tu te trouves n'a aucune importance.
_ Quoi ? Nan mais qui êtes vous ? Que voulez-vous ? Et qui a massacré ma famille, salopard !
_ Tu sais... moi aussi j'avais une femme et des enfants. Un père, une mère, et un ami qui m'était cher. Aujourd'hui, ils sont tous morts. Et je l'ai accepté.
_ QUI ÊTES VOUS ?
_ Je suis celui qui te libérera de tes émotions, de tes humeurs et de tes sentiments. Je suis celui qui fera de toi un Homme Nouveau, sans nom, sans identité, sans vie privée. Je suis celui qui te rendra plus fort, plus grand et plus digne. Je suis ton recruteur.
_ Mais bordel... OU SUIS-JE ?
_ Tu te trouves actuellement dans un corps profondément malade. Des muscles puissants dans un tas de chair extraordinairement faible, un cerveau remplis mais désordonné. Et je suis là pour t'offrir un corps nouveau, purifié par l'éveil de ton esprit une fois que ta formation aura mis un peu d'ordre dans ta boite crânienne.
_ J... qu... -il tremble-
_ Aujourd'hui, sera le jour de ta Renaissance.
_ Qu... Comment ?
_ On va jouer à un jeu.

Les lumières se détournèrent de son visage pour éclairer un autre homme, lui aussi, attaché à une chaise, les mains liées. Il le connaissait bien, c'était son meilleur ami.

_ Vois-tu, ce jeune homme est ton pire cauchemar. Il est innocent dans les faits concernant le massacre de ta famille. Mais il était responsable de sa sécurité. Il devait les protéger d'une intrusion des royalistes. Il avait le devoir de le faire. Malheureusement, pour lui, il n'a pas tenu son rôle. Non-seulement il n'a pas su les protéger, et ce par manque de travail et de volonté, mais il a profité de la chair de ton épouse.

Une photo montrant Miguel dans le même lit que son épouse -blottit dans ses bras, fut donnée au chef de l'Armée des volontaires (toujours attaché et immobile sur sa chaise), par une main gantée. Fernando était désemparé : peu après la nouvelle du massacre de sa famille, il apprenait que sa femme le trompait pour son soi-disant meilleur ami.

_ Alors qu'ils dormaient candidement dans ton lit, des troupes monarchistes s'infiltraient dans la résidence. Visiblement, ton ami parvint à s'enfuir à temps, mais il laissa ta femme et tes enfants sans défense, entre les mains de ces meurtriers.
_ Je le hais... JE TE HAIS MIGUEL !!
_ Justice doit être rendue. Qu'en penses-tu ?
_ Laisse moi l'étriper ! Je vais l'égorger ce salopard ! Je vais lui faire subir tout ce qu'il m'a fait subir !
_ Les menottes qui te retiennent seront détachées en même temps que les siennes, peu de temps après qu'il aura repris conscience. Vous discuterez alors entre hommes pleinement libres et responsables. Je précise toutefois que, si vous refusez tous les deux de vous battre à mort, aucun de vous ne sortira vivant de cette pièce. Et vous serez condamné à mourir de soif, de faim et d'isolement aux côtés de votre... "ami".

Entre l'enragé désespéré qui a tout perdu, et le profiteur égoïste, perfide et hypocrite... qui va l'emporter ?
Que le meilleur gagne.


A cet instant, l'inconnu s'en alla en fermant la porte violemment. Peu de temps après, Miguel se réveilla. Terrorisé, il s'agitait sur sa chaise en criant à l'aide. Des lumières éclairèrent soudainement toute la pièce et il vit Fernando, l'homme qui avait perdu tous ses proches en l'espace de quelques heures et dont il avait souillé sa femme.

_ Bonsoir Miguel.
_ Mais... je... Fernando ? Qu'est-ce qu'on fais ici ? Où sommes nous dis moi ?
_ Tu sais ce qui est arrivé à ma femme ?
_ Je... je ne sais pas... mais merde où on est putain ?
_ Je te le répète : sais tu ce qui est arrivé à ma famille ?
_ Mais je ne sais pas, bordel !
_ TU ES SUR ?

-les deux hommes furent libérés, et Miguel tenta de s'échapper... la porte était fermée... il n'y avait aucune issue.

_ Il va falloir que je me venge, Miguel...
_ Mais pourquoi t'es taré ? Aide moi à sortir d'ici au lieu de raconter des c...

Fernando lui montra la photo.

_ Nan... Euh... eh eh, non, je te jure c'est pas ce que tu crois je... c'était juste un petit moment pour déconner...
_ QU'EST-IL ARRIVÉ A MA FAMILLE ?
_ Elle a été assassiné... mais je n'y suis pour rien je te jure je...
_ TU MENT MIGUEL ! DIS MOI LA VÉRITÉ !
_ Nan c'est vrai, je te jure, elle...
_ Tu devais la protéger ! Je te faisais confiance ! Tu étais mon meilleur ami, Miguel ! Tu m'as trahit ! Tu as couché avec ma femme, et tu as laissé mourir mes deux enfants !
_ Je vais tout t'expliquer Fernando je...

Fernando Ortega n'avait plus rien à perdre. Il était désormais orphelin et célibataire. Il était en passe de devenir un vrai révolutionnaire... mais il lui restait une dernière épreuve à passer.
Il se rua sur son pauvre et jeune mais très malhonnête, ami. Au cours de plusieurs longues minutes, la fureur de Fernando se déchaîna. Il le rua de coups au visage avec ses poings fermés, lui transperça les yeux avec ses pouces, lui arracha la langue avec sa main droite, puis lui brisa la nuque. Malgré la mort de sa victime, Fernando continua de la dépecer de toutes ses forces avec ses bras, jusqu'à ce que le visage du cadavre soit totalement méconnaissable.
Une bonne demi-dizaine de minutes, Fernando était à l'arrêt, à bout de souffle, le visage couvert du sang de sa victime. Il ne savourait pas vraiment sa vengeance puisqu'il était encore sous le choc, mais il ne souffrait plus. Il était dans un état étrange entre apaisement et colère, désespoir et détermination. Il n'éprouvait plus de chagrin pour sa famille. Ses pensées s'étaient transformées... c'était comme une sorte de... deuxième naissance !

La porte s'ouvrit enfin. Un homme caché par son long manteau noir à capuche (le même que tout à l'heure), entra dans la pièce et lui dit :


_ Félicitation. Tu as gagner la partie. Te voilà un homme libre. La porte du Rovostran s'ouvre enfin à toi.
Zaldora

Message par Zaldora »

<center>ACTION DU THORVAL (8)
[url=http://www.simpolitique.com/post142325.html#142325]Ne pas oublier de tenir compte de l'action numéro 7.[/url]</center>

Prospectus pro-royaliste à distribuer discrètement et disponible en 500 000 exemplaires.
Avec les compliments de la Couronne Thorvalienne !

[url=http://www.casimages.com][img]http://nsm07.casimages.com/img/2012/01/29//120129121308991969362841.png[/img][/url]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

OPÉRATION SECRÈTE DE LA SNSI (2.2)

Hans et Saratova avaient minutieusement étudiés les plans du Palais présidentiel, là où se trouvait Barka afin d'y adapter leur stratégie d'infiltration. Ces plans leurs avaient été remis par un "converti" royaliste, un certain Alejandro, membre de la garde personnelle du Président valacide lui-même ! Il allait les aider durant toute la mission.
Pourquoi ce retournement ?
Hans, agent thorvalien plutôt baraqué, expert en arts martiaux et maître d'un dojo d'Ademtown, n'eut pas de problème particulier pour capturer l'un des gardiens du Palais déconcentré par une pause café à proximité du Palais, usant alors de ses talents d'agent spécial : force, rapidité et discrétion.
Alors qu'il était attaché et surveillé par Hans, Alejandro devait répondre aux questions -très précises- de Saratova. Il lui donna, d'abord -en apparence- plus par peur que par conviction, toutes les informations qu'elle lui demanda. Il leur avoua ensuite qu'il n'éprouvait plus aucune admiration pour le régime de Barka, devenu sanguinaire et corrompu selon lui. Il était devenu un royaliste convaincu... mais refoulé jusque là par les impositions liées à son travail, car en effet, il pouvait y perdre sa vie.
Hans qui avait hâte de retrouver ses compatriotes se montra plutôt menaçant, tandis que Saratova tenta de calmer la situation tout en assurant à Alejandro qu'une trahison lui sera fatale, et ce, quoiqu'il arrive.

La nuit suivante, Alejandro était retourné au Palais, comme si de rien était. Chef en second de la Garde, il s'occupa ce jour de la surveillance des cachots du sous-sol, là où furent emprisonnés quarante trois personnes. L'accès direct au souterrain depuis l'extérieur était strictement impossible. Il fallait obligatoirement les clés... c'était chose faite avec Alejandro.
L'épreuve la plus dangereuse consistait à passer par les couloirs du Palais jusqu'à l'entrée du souterrain, et y faire échapper les quarante trois personnes par la suite... Conseillé par Alejandro, la meilleure solution était d'agir de nuit, sur le toit du Palais là où il avait indiqué sur le plan.
Avec des manteaux noirs se fondant dans l'obscurité, Hans et Nina étaient équipés. Le thorvalien, garant de la sécurité de la rostove, élimina -sans le tuer- le seul garde vraiment gênant pour mener l'ascension le plus discrètement possible sur le toit du Palais. Une fois grimpés là haut, ils infiltrèrent la structure par une ouverture vitrée en son sommet, la plus proche de la zone visée. Hans, trop lourd, devait laisser Nina descendre en premier pour un maximum de discrétion. Elle vit un garde approcher... juste sous ses yeux. Elle le neutralisa juste avant de poser les pieds à terre avec un pistolet-silencieux à flèches paralysantes. Comme dit précédemment, la SNSI dispose d'équipements d'excellente qualité, y compris les armes de main. Pendant que Hans restait en haut pour assurer leurs arrières au cas où, elle rejoignit Alejandro. Ouvrant la porte du souterrain, ils y descendirent en direction des détenus : par miracle, aucun d'eux n'avait été tué. Les prisonniers furent libérés les uns après les autres. On leur dit de faire vite avant que l'on ne les repéra.
Peu après, Hans aida chacun d'eux à s'échapper par l'entrée du toit avec des cordes. Saratova devait fermer le groupe en passant après le dernier prisonnier. Plus d'un quart d'heure se seront écoulés du premier au dernier évadé pour tous les faire monter en haut.
Pendant ce temps, Nina alla jeté un coup d’œil dans une autre cellule du souterrain, plus reculée : une femme et deux enfants très fragiles (ils ne devaient pas manger souvent) s'y trouvaient. Elle demanda à Alejandro de les libérer aussi. Alejandro refusa d'abord, précisant qu'il s'agissait de détenus très spéciaux, puis la persuasion de Nina l'emporta : il hésita et revînt finalement sur son refus. Une fois libérés, Nina les aida à s'échapper, derrière les quarante trois autres évadés. Ils descendirent tous du toit un à un pour rejoindre l'air libre et la terre ferme. On leur demanda de ne faire aucun bruit... la situation était extrêmement critique : on pouvait tous les tuer en cas de repérage.
Mais rien de particulier n’eut lieu. C'était mission accomplie.

Une fois sorti du périmètre, ils partirent tous, d'abord à pieds avant d'être rejoint par des camions de l'armée royaliste, pour Azibi...

à suivre...
Jacinto

Message par Jacinto »

<center>
- AVANCEMENT DU SOULÈVEMENT -




[img]http://img580.imageshack.us/img580/4317/rvolucion4.png[/img]

Carte dessinée selon des témoignages de rebelles et effectuée grâce aux talents des informateurs royalistes.

Le Blocus vient de reprendre sur nos côtes. Ces traîtres de socialistes ont intercepté plusieurs navires schlessois et thorvaliens chargés de nous livrer des armes et du ravitaillement. Nos réserves tiendront quelques jours, peut-être quelques semaines. Mais au delà d'un mois il sera difficile de trouver de quoi nourrir et approvisionner les combattants de la liberté et de la foi catholique. L'ancien passage vers l'Adélie a déjà été reconquis par les barkistes. Les côtes sont difficile d'accès pour les navires étrangers, puisque Barka a ordonné la reprise du Blocus après la réparation superficielle de quelques croiseurs. Notre seul espoir est de percer les lignes socialistes jusqu'au Rheinland Pfalz Schlessois. Le Saint-Empire pourra sans aucun doute remédier à ce manque de nourriture et de munitions.

Les combattants d'Azibi ont intercepté un ordre d'assaut socialiste et ont mené courageusement une offensive surprise. Les troupes de barka sont en déroute, nos forces ont été divisée en deux groupes : le premier doit pourchasser, traquer et harceler les barkistes jusqu'à ce qu'ils se rendent, le second marche en direction du Schlessien afin d'établir un nouveau lien frontalier. Espérons ne pas rencontrer de régiments socialistes en route. Si la Sainte-Alliance déclarait officiellement la guerre à Barka et envahissait le Valacida, elle anéantirait en moins d'une semaine l'armée archaïque du régime et établirait la nouvelle constitution monarchique du pays. Nos problèmes seraient rapidement réglés et cette sanglante guerre civile s'arrêterait. Mais, malheureusement, les membres de la Sainte Alliance sont déjà très occupés ; leur aide est déjà un précieux atout.

Le Roi Felipe a ravivé l'ardeur de nos combattants. Il a déjà mis en place un programme d'armement des villes royalistes pour assurer les défenses de nos frontières et a établi un plan d'urgence de protection de la capitale, Azibi, en cas d'attaque surprise. L'organisation militaire est à son maximum dans la ville, certains disent d'ailleurs qu'elle est aujourd'hui imprenable. Nos forces y sont ancrés, nos artilleries y sont parés et à l’affût. Seule une armée d'un million de soldats sur-entraînés et armés jusqu'aux dents pourraient y venir à bout. Le Blocus de Barka ne nous fait d'ailleurs pas peur. Mon seigneur Felipe a programmé la construction de deux immense destroyer à Azibi, et espère pouvoir compter sur l'aide de la Sainte-Alliance (architectes, ingénieurs, outils, matériaux, ...) pour achever leur construction. Tous les chômeurs Azibiens, c'est-à-dire près de 550.000 valacides, sont mobilisés pour mettre à l'eau le plus rapidement possible les deux submersibles.



[img]http://img220.imageshack.us/img220/1997/valacidaf.jpg[/img]

- AVANCEMENT GLOBAL DU CONFLIT -

- Victoires rebelles : 40% ( )

- Victoires socialistes : 60% ( )
Zaldora

Message par Zaldora »

<center>ACTION DU THORVAL (9)
[url=http://www.simpolitique.com/post142325.html#142325]Ne pas oublier de tenir compte de l'action numéro 7.[/url]</center>

Le SNSI thorvalien [service secret] ne ménage pas ses efforts pour aider les combattants du vrai Valacida, celui catholique et royaliste. Une nouvelle mission est planifiée et elle vise cette fois le blocus naval mis en place par les barkistes. Cette saloperie risque, à long terme, d'affamer et d'affaiblir les royalistes et ceci n'est pas une option envisageable pour la Couronne Thorvalienne. Depuis le Schlessien, cinquante bateaux pneumatiques de taille moyenne sont chargés de 100 kilogrammes d'explosifs SEMTEX de type plastic avec détonateur. Des agents secrets chevronnés sont désignés pour emmener les « Brûlots » près des bâtiments de guerre de la marine socialiste. En sachant que 300 g suffisent pour transpercer le fuselage d'un avion, une déflagration de 100 kilos devrait largement endommagé la coque de navires obsolètes. L'opération s'étendra sur toute la largeur du blocus et se déroulera de nuit, afin de profiter au maximum de la faible visibilité et de l'effet de surprise. En arrivant sur place, les agents devront couper les moteurs au profit des rames. Ils devront par ailleurs étudier le parcours des faisceaux afin de soigneusement les éviter. Une fois les petits cadeaux en place, les agents s'enfuiront à la nage, sous l'eau, en rejoignant une petite embarcation a rame laissé en arrière (a, approximativement, 350 mètres du bâtiment ciblé). Ne pas oublier d'appuyer sur le détonateur. Un navire cargo schlessois viendra les repêcher.

Matériels à disposition :

- 50 bateaux pneumatique de taille moyenne
- 5 tonnes d'explosifs plastic SEMTEX
- 50 petites embarcations à rame pour s'enfuir
- 50 combinaisons de plonger et tubas (fuite)
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[HRP : Dans ce cas maintenant, c'est au MJ de décider du résultat. :P ]
MJ Archiviste

Message par MJ Archiviste »

<center> [img]http://img28.imageshack.us/img28/1836/naviresabot.jpg[/img]



Au cours de la nuit, sombre et frisquette, se déroulaient des activités, qui, considérées comme fallacieuses par un, mais comme spécieuses par l’autre, étaient vouées à une attente puissante, mais aussi à une opposition éclatante.

La mer, toujours légèrement agitée, semblait accueillir sereinement les fastes de la nuit, avec des illuminées étoiles, rayonnantes et majestueuses. Même la lune, satellite de la Terre, démontrait ses plus saillants atours. Les vagues percutaient, doucement, les coques des navires, et les hommes portaient leurs regards, au-delà des vigies, là où la délicate, mais indisciplinée obscurité percée par les lueurs lunaires, apportait tendresse et frisson.

Le temps passait, les écoutilles étaient fermées, les turbines fonctionnaient à bas régime, les radars sondaient l’horizon, et les phares lumineux des patrouilleurs éclairaient ce que la lune délaissait.

Soudain, une explosion vint brusquement désendormir et extirper les matelots de leur lit, autant les cadres que les 2ème classes. C’est là, qu’au loin, se vit des ombrages enflammés sombrer. La panique n’envahit pas l’équipage, même si celle-ci était un peu désemparée.

La sirène d’urgence résonnait, et puis ‘bang !’ un autre feu d’artifice vint illuminer le ciel. L’appel d’urgence avait été envoyé à l’État-major, mais rien ne pouvait être empêché dans l’actualité du moment.

Les ordres sillonnaient les fréquences radiophoniques, et télégraphiques, pour certain.

Quelques transmissions radio parlèrent brièvement d’altercation avec de très petits groupuscules, et d’autres, de corps récupérés, mais non identifés. Les matelots évoquèrent la possibilité d’une attaque de mercenaires, mais il n’y avait aucune piste, n’y preuve sur les cadavres. Par ailleurs, seuls des barques gonflables furent retrouvées, mais, encore une fois, pas moyen de savoir à qui ceci appartenait.

Les officiers étaient convoqués à leur poste, et les patrouilleurs, dans leur zone d’influence. Plusieurs demi-heures passèrent, avant que les rapports daignent parvenir sur le bureau du Colonel Valentino Pescado.


Pertes :
-2 contre-torpilleurs (destroyers)
-3 frégates
-2 patrouilleurs

Sérieusement endommagés :

-1 contre-torpilleurs (destroyers)
-2 frégates
-3 patrouilleurs

Approuvé par MJA
Zaldora

Message par Zaldora »

<center>ACTION DU THORVAL (10)
[url=http://www.simpolitique.com/post142325.html#142325]Ne pas oublier de tenir compte de l'action numéro 7.[/url]</center>

Confirmation MJA

La mission secrète de remise en cause du blocus socialiste sur les cotes royalistes a été une réussite totale. Onze agents ont réussi à s'échapper, tandis que trente neuf ont préféré mourir que d'être repêché vivant par la marine socialiste. Le sacrifice de ces derniers sera honoré comme, il se doit, au cours des prochaines semaines. Sa Majesté les élèvera, à titre posthume, au rang le plus élevé de l'Ordre Royal du Thorval.

Via le Schlessien, le Royaume de Thorval envoie cinq cargos vers les cotes royalistes. Certains ont les cales remplit de munitions (prisent dans les stocks de l'armée) et de nourriture (selon les capacités du pays), d'autres sont entièrement vides. Non content de voir sa capacité d'interception réduite, Barka doit également faire face au risque de gaspiller des missiles en coulant des navires vides.

Bientôt, le Thorval aura la capacité d'effectuer un ravitaillement plus efficace. Moins volumineux, mais régulier (quasi-quotidien).

EDIT : Sur demande du MJA, les cargos thorvaliens battent pavillon rostov et sont officiellement enregistrés au port de robespierre.
Jean

Message par Jean »

Similairement à l'allier Thorvalien le Royaume de Terdus envoie dix petits cargos effectuer des ravitaillements quotidien en nourriture (céréales du Terdus, fruits secs de Tyrie, viandes séchés et lait en poudre). Pour berner les autorités certains cargos serons chargé de poissons pourris, d'autre réellement remplis de nourriture. Les capitaines des navires sont autorisé à évacuer des blessés ou des victimes de la guerre tant que ces derniers sont des royalistes.
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