Rencontre entre chercheurs andrésiens et ravendéliens

Starinski

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Sergeï Belayev attendait, comme tous les représentants andrésiens avant les rencontres diplomatiques, dans le hall de l'aéroport de Lomcar. Les vitres laissaient passer la pâle lumière du soleil d'automne que d'épais nuages filtraient. Le chercheur andrésien relisait les détails du projet qui allait certainement faire l'objet de collaboration avec son équivalent ravendélien. Après quelques minutes de lecture, il entendit que l'avion en provenance de l'autre bout du monde était arrivé. Il se leva et rejoint à l’extérieur la zone de débarquement. L'appareil ravendélien arriva à sa hauteurs et Sergeï tendit une main avenante à la première personne descendue de l'avion

Sergeï Belayev : Bienvenue en Andrésie. J’espère que le voyage ne fut pas trop long.
Frederick St-Luys

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La petite délégation ravendelienne débarqua en Andrésie. C'était bien la première fois qu'une corporation ravendelienne allait investir dans un pays socialiste!
Mais comme on le disait, l'argent n'avait pas d'odeur. Et en plus, le Ravendel n'avait pas de position idéologisée. Il n'y avait donc pas vraiment de problème. Il faudrait juste ménager les susceptibilités.
Parmi les ravendeliens, il y avait le bras droit du directeur de la MMK, Sander Van Roop, le responsable du service développement, Ender Pfeer, un homme d'une cinquantaine d'années, à la calvitie précoce, en costume, l'air très professionnel. Il était flanqué de trois autres personnes: Kurt Van Slee, jeune homme aux dents d'un blanc éblouissant, l'ingénieur en chef responsable du projet, Evangelos Sentaripolos, digne vieux monsieur à la chevelure grise, membre du Conseil de surveillance des chantiers navals CNASS, et enfin Phila Tevdorilos, une capitaine de la marine ravendelienne, à l'air morose sous sa crinière blonde.
Ce fut Pfeer qui parla en premier:

-C'est une joie d'être ici, malgré la longueur du vol; nous sommes toujours content de discuter avec des partenaires commerciaux et scientifiques intéressants.
Starinski

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Sergeï Belayev : Merci du compliment. Si vous voulez bien me suivre...

Le chercheur andrésien rejoint, suivi de la délégation ravendélienne. Il leur présenta les autres participants de la réunion côté andrésien. Il y avait Jeanne Drouot, chef du projet concerné et donc subordonnée de Sergeï, qui lui est le directeur du centre de recherche. A ses côtés, assis sur un fauteuil, le vieux maréchal Evrard, ministre de la défense, tenait le rôle d'observateur pour le gouvernement.
Une fois les présentations faites, le petit groupe alla s'installer dans le véhicule présidentiel, un minibus spécialement repeint pour l'occasion.


Sergeï Belayev : Voulez-vous faire une visite rapide de notre capitale avant d'entrer dans le vif du sujet ?
Frederick St-Luys

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-D'accord, mais brièvement. Malgré la présence du capitaine, nous ne sommes pas en mission officielle. Afin d'en savoir plus sur nos associés potentiels, et si vous nous parliez aussi de l'Andrésie dans le cadre de cette visite? Quelle est la situation politique dans votre pays? Économique? Vos relations internationales?
Starinski

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Le véhicule se mit en marche et Sergueï dit au chauffeur qu'un tour rapide suffira. Le maréchal prit la parole

Maréchal Evrard : L'Andrésie est un pays à l'histoire mouvementée, elle fut autrefois une colonie prospère, comme vous pouvez le voir par les bâtiments de la ville. Notre île n'a connu son indépendance que récemment, et ce dans le sang. Une deuxième guerre, civile cette fois, a fini de ravager l'industrie naissante de notre beau pays.
Le socialistes ont réussit à prendre le pouvoir lors de ce chaos, et ont formés il y a une vingtaine d'années le système politique actuel. Nous sommes un pays socialiste pour une raison : il était paru évident à l'époque que tous les citoyens devaient agir ensemble pour tenter de retrouver leur niveau de vie d’antan. Nous avons tenté d'aller le plus loin possible dans le socialisme, car bien que touts, ou presque, soit nationalisé, je peux dire sans arrière pensée que c'est bel et bien les entreprises et collectivités qui sont en possession de l’État, et non l'inverse. C'est la raison pour laquelle nous considérons cette visite comme officielle.
Pour ce qui est de l'économie, jusqu'à récemment, notre pays était avec un retard technologique et un isolationnisme consternant. Mais durant les derniers mois, le gouvernement andrésien a pris contact avec de nombreuses nations, sinon pour être sinon reconnu, du moins intégré à la scène internationale. Ses rencontres ont aussi permis d’accélérer le développement de notre île afin qu'elle rattrape son retard. Ses accords concernent la modernisation de l'industrie, des infrastructures, du matériel agricole, etc.
Je me permet de vous retourner la question, si vous le voulez bien.
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

-Comprenez qu'en tant qu'entreprises nous ne pouvons pas parler au nom du gouvernement du Ravendel, et qu'il peut dénoncer toute information ou accord fait en son nom sans son acccord. Notre visite ne sera pas officielle de notre part.
Notre nation est un vieux pays industriel qui a mal réussi sa transition au XXème siècle. Notre modèle a longtemps été celui d'un corporatisme, avec une place importante donnée à l'armée. Notre gouvernement a libéralisé notre économie depuis une quarantaine d'années, tout en préservant une certaine emprise dans des secteurs ciblés. Grâce à cela, des corporations comme les notres ont pu se développer. Nous sommes en ce moment même engagés avec notre gouvernement dans d'importants travaux de modernisation des structures de notre économie.

Très bien, assez parlé de ces questions. Nous sommes intéressés avant tout par les affaires. Notre corporation travaille en ce moment, comme vous le savez sans doute à des moteurs Stirling à usage industriel. Le principal enjeu jusqu'ici a été la mise au point des améliorations techniques rendant l'usage d'un tel moteur rentable, de même que celles nécessaires à son adaptation à des taches à haute puissance, et enfin à sa production de masse. Nous en sommes arrivé au stade de la mise au point des premiers prototypes, qui démontrent des taux de rentabilité et de productivité énergétique exceptionnels.
Starinski

Message par Starinski »

Sergueï Belayev : Nous avons également un projet utilisant un moteur stirling, mais je vais laisser la parole à Jeanne.

Jeanne Drouot :
Notre projet consiste en la création d'un dispositif AIP pour nos sous-marin, qui augmenterait considérablement leur autonomie en plongée. L'attention s'est portée sur le moteur stirling pour son système d'alimentation. Nous sommes actuellement en phase de calcul pour obtenir le meilleur rendement possible. Celui-ci devrait avoisiner les 40%... (Sergeï lui fit un signe) mais je ne vais pas m'étendre sur cet aspect...

Sergueï Belayev :Si une collaboration doit être trouvée, elle pourrait se traduire par la création d'un moteur commun avec nos deux équipes de recherches, que chaque entreprise ou pays intéressé pourrait décliner en variantes en fonction de ses besoin. Qu'en pensez-vous ?
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

-Tout à fait. Nous pouvons donc rassembler nos capacités de recherche à cette fin, en créant un moteur standardisé qui pourra servir aux diverses fins, et fortement améliorer les performances de nos unités. Nous procéderons à des échanges de chercheurs, de prototypes, mettrons en oeuvre des communications efficaces entre nos laboratoires et usines. L'exploitation du dispositif se fera ensuite par le biais de brevets commun. Les pièces ferons l'ob jet de productions communes.
Starinski

Message par Starinski »

Sergueï Belayev : Nous sommes exactement de votre avis. Pourrais-je tout de même avoir, si vous pouvez, quelques précision technique sur le moteur que vous souhaitez développer ? Quelle sera son utilisation précise, sa puissance, si il fournira de l’énergie mécanique ou électrique, d'après vous ?
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

L'ingénieur Kurt Van Slee prit le relais:

-Nous avions à l'esprit de commencer par un moteur mécanique, qui soit notamment utilisable afin de déployer une forte puissance. Nos mines et nos usines métallurgiques figurez-vous gagneraient grandement à cela, de même que notre industrie ferroviaire. Ce type de moteurs peut également efficacement se convertir en moteur naval. L'objectif subsidiaire de nos recherches est également d'augmenter la réactivité d'une telle machine, ce sur quoi elle pâti généralement par rapport au moteur à explosion conventionnel. A des fins industriels, cela a une importance, mais dans l'objectif de faire des navires de guerre ou des véhicules, cela devient essentiel.

Qu'en pensez-vous? Quels sont vos priorités de développement?
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