Pan-Andrésie
Nikolaï Belinski était en réalité un agent des services secret andrésien depuis plusieurs années. Il a été placé à la tête de cette collectivité par les autorités pour se faire oublier, il eu en effet un rôle important lors de la guerre civile entre socialistes et libéraux. Récemment, il a reçu un télégramme lui sommant de rejoindre Lomcar au plus vite. Il se prépara perplexe et partit le lendemain.
Arrivé dans la capitale, il fut conduit dans un bureau situé sous le siège du gouvernement. Il reconnu dans la salle Ivanov Starinski et Koen van der Hartig notamment.
Nikolaï Belinski : Bonjour à tous, que me vaut le plaisir de cette invitation forcée ?
Ivanov Starinski : Je pense que vous n’ignorez pas les changements au sein de notre nation depuis mois. Nikolaï fit que non tête. Bon, pour résumer, l'Andrésie, par mon intermédiaire, bien évidemment, repris une place sur la scène internationnale. Plusieurs rencontres diplomatiques ont eu lieu. Elles ont pour objectif d'obtenir, moyennant finance, d'importantes aides au développement, grâce auxquelles d'ici quelques années notre pays sera sans doute industrialisé. Le matériel agricole qui va rejoindre votre ancienne collectivité faisait partie de ces aides. Mais en attendant, attente qui risque de s'avérer longue dans certains domaines, rester dans l'inactivité pourrait bien sceller le sort de notre nation. Le fait est que nous pesons presque rien sur la scène internationale, à part peu-être au niveau de la population ou de la superficie, et encore...
Mais ce n'est pas le sujet. Je vous ait amené ici pour que vous repreniez du service. Vous allez comprendre. Je disais donc, notre objectif à court terme est d'étendre notre influence pour devenir moins insignifiant. Nous avons la chance d'être sur une île possédant un détroit au nord et au sud. Le renforcement de notre influence à ces détroit sera notre objectif dans un premier temps. La situation est déjà réglée au nord, vous le verrez dans quelques jours. Votre objectif est de vous infiltrer sur l'île d'E10. C'est une très petite île et la population y est surement très faible. Le but final est de prendre le contrôle de ce territoire de la manière la plus pacifique possible. Vous allez passer pour un immigrant sans papiers, vous trouverez un emploi, si possible mal payé, et vous essaierez de connaitre le régime politique exact du pays, la population, les mécontentements principaux de la classe ouvrière ainsi que les moyens les plus efficaces de faire tomber le régime. Sans gouvernement, nous n'aurons aucun mal à prendre l'île sans violence.
Pas d'armes, pas d'équipement, pas de permis de tuer. Allez vous reposer, vous partez demain, bonne chance !
Belinski parut enchanté par ce qui se profilait.
Nikolaï Belinski : A vos ordres !
Dit-il avec un sourire narquois, il a toujours eu un certain mépris pour l'autorité.
Nikolaï quitta rapidement la pièce.
Opération Pan-Andrésie
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Starinski
Officier de marine : Maintenant c’est à vous, bonne chance !
Nikolaï termina de se préparer. Il venait de passer la nuit à bord du sous-marin l’Intolérant et s’apprêtait à rejoindre l’île d’Edix. C’était la première fois qu’il montait dans un sous-marin et il fut vraiment étonné de la promiscuité qui régnait à bord. Il se dit que finalement son ancienne maison, à Fatejviriofnia, n’était pas si mal. Il s’installa dans une petite barque en bois à rames, avec laquelle il devrait parcourir la centaine de mètres qui sépare le submersible de la côte. L’embarcation fut mise à l’eau.
Nikolaï Belinski : je ne sais plus quand j’ai fais ça pour la dernière fois, attendez que j’ai atteins la côte pour partir, même si vous avez l’air pressés.
Officier de marine : Ce n’est pas dans notre habitude d’abandonner des compatriotes !
On détacha l’embarcation du sous-marin et Nicolaï s’éloigna. La mer était calme et il rejoint rapidement la plage. Ce lieu avait été choisit pour le débarquement car il était relativement proche d’un village, sans pour autant être visible depuis celui-ci. L’andrésien était vêtu sans facture et usés, pour correspondre au mieux à ce qu’il devra être. Il posa donc pied à terre sur cette petite plage de galets, amarra sommairement son embarcation et eu un dernier regard vers le sous-marin, dont il voyait la silhouette prendre lentement de la vitesse dans la pénombre.
Il se dirigea ensuite vers un chemin de terre allant vers le village, certainement une communauté de pêcheurs.
Nikolaï termina de se préparer. Il venait de passer la nuit à bord du sous-marin l’Intolérant et s’apprêtait à rejoindre l’île d’Edix. C’était la première fois qu’il montait dans un sous-marin et il fut vraiment étonné de la promiscuité qui régnait à bord. Il se dit que finalement son ancienne maison, à Fatejviriofnia, n’était pas si mal. Il s’installa dans une petite barque en bois à rames, avec laquelle il devrait parcourir la centaine de mètres qui sépare le submersible de la côte. L’embarcation fut mise à l’eau.
Nikolaï Belinski : je ne sais plus quand j’ai fais ça pour la dernière fois, attendez que j’ai atteins la côte pour partir, même si vous avez l’air pressés.
Officier de marine : Ce n’est pas dans notre habitude d’abandonner des compatriotes !
On détacha l’embarcation du sous-marin et Nicolaï s’éloigna. La mer était calme et il rejoint rapidement la plage. Ce lieu avait été choisit pour le débarquement car il était relativement proche d’un village, sans pour autant être visible depuis celui-ci. L’andrésien était vêtu sans facture et usés, pour correspondre au mieux à ce qu’il devra être. Il posa donc pied à terre sur cette petite plage de galets, amarra sommairement son embarcation et eu un dernier regard vers le sous-marin, dont il voyait la silhouette prendre lentement de la vitesse dans la pénombre.
Il se dirigea ensuite vers un chemin de terre allant vers le village, certainement une communauté de pêcheurs.
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Starinski
Nicolaï arriva en quelques minutes à ce village, qui était composé de quelques groupes de bâtisses en brique rouge aux finissions très sommaires. Il estima la population à 200 habitants. Sur la côte adjacente à ces habitations, il pouvait distinguer quelques barques à moteur, aux dimensions assez proche de son embarcation, et il se dit que son emploi était déjà trouvé.
Il s’assit sur le bord du chemin pour attendre que le jour se lève, et réfléchit à la manière dont il allait tenter de s’intégrer à la population. Lorsque la pâle lueur du soleil d’octobre fut suffisamment haute, Nikolaï se dirigea vers le village d’un pas sûr et rapide. Il vit alors trois hommes rejoindre leurs embarcations. Il s’avança vers eux. Le petit groupe s’arrêta et Nikolaï entendit distinctement qu’ils parlaient allemand. Il connaissait bien cette langue pour l’avoir étudiée, bien qu’il est un accent très prononcé.
Premier pêcheur : Qui est-tu, étranger ?
Nikolaï Belinski : Je viens d’arriver sur cette île et je cherche du travail, y en a-t-il ici ?
Les pêcheurs semblèrent surpris par l’accent du nouveau venu, ils se regardèrent, échangèrent quelques mots à voix basse, puis fixèrent Nikolaï quelques instants.
Deuxième pêcheur : Que sais-tu faire ?
Nikolaï Belinski : Je suis pêcheur et j’ai rejoins cette partie de l’île avec mon embarcation.
Deuxième pêcheur : Tu peux rester quelques temps chez moi, mais attention, il faut que tu gagnes de l’argent si tu veux rester ici, on ne te fera pas de cadeaux !
Nikolaï Belinski : Bien sûr…
Troisième pêcheur : Viens avec nous, tu verras comment ça marche ici.
Nikolaï alla chercher son embarcation et alla pêcher avec les trois autres, et passa la première nuit sur Edix chez l'un d'entre eux, dont il apprit qu'il s'appelait Ernst Lüblich.
Il s’assit sur le bord du chemin pour attendre que le jour se lève, et réfléchit à la manière dont il allait tenter de s’intégrer à la population. Lorsque la pâle lueur du soleil d’octobre fut suffisamment haute, Nikolaï se dirigea vers le village d’un pas sûr et rapide. Il vit alors trois hommes rejoindre leurs embarcations. Il s’avança vers eux. Le petit groupe s’arrêta et Nikolaï entendit distinctement qu’ils parlaient allemand. Il connaissait bien cette langue pour l’avoir étudiée, bien qu’il est un accent très prononcé.
Premier pêcheur : Qui est-tu, étranger ?
Nikolaï Belinski : Je viens d’arriver sur cette île et je cherche du travail, y en a-t-il ici ?
Les pêcheurs semblèrent surpris par l’accent du nouveau venu, ils se regardèrent, échangèrent quelques mots à voix basse, puis fixèrent Nikolaï quelques instants.
Deuxième pêcheur : Que sais-tu faire ?
Nikolaï Belinski : Je suis pêcheur et j’ai rejoins cette partie de l’île avec mon embarcation.
Deuxième pêcheur : Tu peux rester quelques temps chez moi, mais attention, il faut que tu gagnes de l’argent si tu veux rester ici, on ne te fera pas de cadeaux !
Nikolaï Belinski : Bien sûr…
Troisième pêcheur : Viens avec nous, tu verras comment ça marche ici.
Nikolaï alla chercher son embarcation et alla pêcher avec les trois autres, et passa la première nuit sur Edix chez l'un d'entre eux, dont il apprit qu'il s'appelait Ernst Lüblich.