LE TRONE DES DEUX DRAGONS [ROLEPLAY]

Répondre
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 1 : Une discussion entre cousins - 

[img]http://img411.imageshack.us/img411/4302/photo1cf.jpg[/img]</center>
L'Empereur tarnois avait l'habitude de se retirer pendant la saison chaude dans sa résidence d'été. Ce n'était pas vraiment un palais. D'avantage une maison de seigneur entouré de vastes jardins situé sur une des nombreuses collines autour de la ville de Borisk. Néanmoins Khan Do se plaisait dans cette maison loin de la mise en scène politique de la capitale. Ce fut une journée paisible bénie par une légère brise fraiche provenant de la mer. Les petits oiseaux s'amusaient dans les branches des jardins et des forêts entourantes. Khan Do se trouva dans un des quatre jardins à l'intérieure de l'enceinte de l'édifice. Ce fut un jardin dans un pur style oriental proche des jardins qu'on pouvait trouver dans l'archipel japonais. Le souverain marcha sur un des nombreux petits chemins en graviers d'un pas aussi paisible que la journée. Il avait ses mains posés ensembles au dos marchant ainsi en avant. Mais Khan Do ne fut pas seul. Un autre homme l'accompagnait également asiatique mais quelques années plus jeune que le souverain tarnois. Son nom fut Seyn Chou et il venait du Beysin, un pays au centre du Makara. Les deux hommes parlaient entre eux. Ils avait déjà entamé la conversation depuis trois minutes, le moment ou ils étaient rentré dans le jardin. Seyn Chou avait le regard encore fatigué. Ce fut surtout le long voyage depuis le Beysin qui avait fatigué le seigneur et guerrier beysinois. Khan Do fut nettement plus reposé. Il fut connu pour avoir un excellent sommeil. Peu nombreux en heures mais très restaurateur. Il avait quelques serviteurs qui furent penchés dans les rosiers et buissons coupant le mal et laissant le bien sans prendre note de l'Empereur ni de son invité. Ceci était la raison principale pourquoi cette conversation jouissait de la pleine confidentialité car personne sauf les deux avait l'intérêt pour les mots qui furent échangés. C'est dans ce cadre que les deux hommes discutaient entre eux. 

Sey Chun : Mon cousin, je comprends votre réticence mais votre aide nous serait vraiment nécessaire. Depuis déjà quatre mois des bandits et pirates détiennent la ville dans le delta du Grand Fleuve et empêche ainsi toute notre région et tout le pays d'avoir accès à des marchandises venant d'Outre-mer. Je crains que nos forces à elles seules ne seront pas suffisantes pour reprendre cette ville et ainsi son port stratégique. 

Khan Do Sun : Je le sais mais ma position est moins libre que je le désire. Nous sortons de plusieurs guerres et il est temps de calmer l'Occident. Si je soutiendrais officiellement un quelconque conflit militaire, je crains que ceci romprait définitivement les relations. Tao est fort compétent mais malheureusement d'un tempérament aussi acharné que Nute Fan. On ne peut pas dire qu'il a amélioré les relations avec l'OTH. Pour ma part j'aurai approché l'OTH d'une façon plus courtoise mais on est forcé d'admettre que Tao a trouvé un compromis. 

Sey Chun : Nous vous demandons pas d'intervenir officiellement mais de nous apporter une aide. Il doit bien être possible de garder votre aide secrète aux yeux des autres pays ? Votre soutien matériel nous est suffisant. Nous demandons que des armes voir aussi des soldats pour nous soutenir dans notre combat. Vous pourrez les faire venir par les airs ce qui évitera de passer par Lanzu et un pays voisin. Quelque soient les siècles, quelques soient les distances, il existe un lien sacré que ni temps ni espace sauront jamais rompre entre un peuple. 

Khan Do Sun : Il est vrai que le lien est fort et ne peut pas être nié. Je suis donc finalement disposé à vous aider. Mais l'aide sera gardée secrète. Un nouveau scandale est de loin la dernière chose souhaitée. Les occidentaux ont l'art de tout mal comprendre et tout interpréter dans le mauvais sens. J'enverrai donc une personne de confiance, Ganzou, vous aider. Il apportera armes et hommes avec dans le but de libèrer Lanzu des bandits et ainsi permettre d'ouvrir à nouveau le pays au commerce international. Soit assuré que Ganzou est un veillant guerrier et un cousin proche de moi. Il sera ainsi non seulement un bras armé mais un bon messager entre nous. 

Sey Chun : Je peux que te remercier. Cette aide nous sera très précieuse et si nous devrions réussir à libérer le port, sache que nous n'oublierons jamais ce geste. Néanmoins il me semble que des journaux ont mentionné notre rencontre. Que faudra-t-il leur raconter au sujet de notre conversation. 

Khan Do Sun : Je leur dirai que mon pays enverra une aide humanitaire. C'est suffisamment ennuyeux pour ne pas figurer sur la première page. En plus les occidentaux, des qu'ils entendent le mot « aide humanitaire », couvrent les oreilles en chantant : pas d'argent, pas d'argent, pas d'argent. Ils ne creuseront pas d'avantage à mon avis et même si, ils verront que des avions-cargo amener du matériel vers le Beysin. Ceci confirmera la thèse de l'aide humanitaire à leurs yeux. Il existe bien de chefs d'état de bonne volonté mais malheureusement cette bonne volonté n'est pas suivie par les bonnes actions. Même si je désapprouve la violence de Tao vis-à-vis de l'OTH, je comprends qu'elle soit malheureusement nécessaire. Les chefs d'état dits libéraux ont la tendance de confondre la morale du politique, celle du bien public, avec la morale scientifique donc de leur conscience. Un réveil brutal peut aider. Malheureusement la morale politique si elle a une essence de morale scientifique doit savoir l'outre-passer quand ceci est nécessaire. Des hommes comme Gak sont le parfait exemple. Ils agissent selon un plan précis visant le bien public sur le long terme en acceptant le sacrifice de la conscience scientifique. Bien évidemment il est difficile dans les cas extrêmes comme Nute Fan et Kirov de distinguer entre une morale politique extrême ou la poursuite d'une utopie égoïste. Chez eux ont peut carrément demander si finalement ils ne sacrifient pas leurs peuples à fin de satisfaire leur besoin d'imposer leur vision du Monde. Même si égoiste, ceci n'exclu pas un résultat positif mais est quand même égoiste. 

Sey Chun : Ne soit pas aussi dur dans ton jugement, mon cousin. Il est peut être aussi bien que des chefs d'état suivent plus leurs cœurs que le fameux bien public. J'ai entendu parler de Tao et je pense qu'il a été trop violent. Nous savons tous que l'occupation de Nueva Esperanza est illégale. Un peu plus de modération et de coopération aurait été plus adapté. Pour ma part, j'ai jamais compris pourquoi vous aviez voulu ce territoire. Il est pauvre et sa population n'est pas vraiment très sympathique. Nous les mongols, nous devrions bien nous séparer des autres peuples. Ca ne fait jamais bien d'avoir des Langnase avec des mongols dans la même yourte. Ils sont par nature méchants et détestent les autres. Souvient-toi ce que nos pères ont vécus. Au Beysin les Langnase ont dévasté des régions entières et vous aussi avez du vous battre contre les Langnase du Numancia. Moi je dis, restez avec les hommes de charbon et les Kurznasen. 

Khan Do Sun : Tu as parfaitement raison mais pour être franc, il est important d'avoir les Langnase de la Neuhoffnung sous un certain contrôle. Ils sont comme des enfants et il existe des peuples sans honneur qui veillent les corrompre et ceci n'est pas bon pour nous. 

Sey Chun : Tu dois parler des wapongais ? Ils sont aussi avides d'argent que les gens du Shmorod. Un de mes oncles a toujours dit : le Wapong c'est le refuge des incapables. Quand on ne voulait pas de quelqu'un dans un village, on l'envoyait vers le Sud. Et le Wapong étant tout au Sud, c'est là que se rassemblent les non-voulus au Nord. Je pense qu'il exagère mais c'est pour te montrer qu'on ne les aime pas. Ils ne sont pas honnête et ça depuis toujours. Mon grand-père me disait : ne prête jamais ton cheval à un wapongais et c'était un homme très généreux. 

Khan Do Sun : Je pense que ce sont des vieilles querelles et surtout des préjugés. Je ne connais que peu de wapongais. Je pense qu'ils doivent être certainement agréables même si leurs chefs d'état ne sont pas des gens très recommandables. On ne doit pas généraliser. 

Sey Chun : Tu devrais peut être un jour venir au Beysin. Ca te ferait du bien te revoir les terres de tes ancêtres. Pourquoi pas tous revenir ? On a de la place et apparemment vous êtes assez avancé. Je pense qu'on pourrait tous rapidement reconstruire le pays et en faire une grande puissance. Laissez la péninsule aux autres.

Khan Do Sun : Une fois la port libéré, je pense faire une visite. Mais tu dois comprendre que j'ai des responsabilité. Pour ton projet, aussi romantique puisse-t-il être, je crains que ce sera difficile. Pas impossible mais long et coûteux. Peut être qu'un retour sur cent ans sera possible. Tout pour dire : Rien ne doit être exclu. Le Beysin est notre berceau et rien nous empêche d'un jour y retourner. Mais il faudra bien préparer cette nouvelle migration. Il y a deux mille ans c'était une poignée de navires de fortune. Je n'ai jamais compris comment ils avaient pu traverser l'océan. Certains suspectent qu'ils auraient été pris dans un courant. 

Sey Chun : Nous vous ouvrirons les portes le jour ou vous voudrez revenir. Pour changer de sujet, me permets-tu de louer ton jardin ? 

Khan Do Sun : Bien sûr, j'ai une particulière affection pour les orchidées bleu que tu peux voir à la fin du chemin. Leur couleur n'est égalé par rien d'autre dans la nature. Malheur à moi, je suis un mauvais jardinier. Ces merveilles sont le fruit de la dure labeur de cinq jardiniers parmi lesquels je n'ose pas me compter. Ironie du sort, je diriges 340 millions humains chaque jour mais je suis incapable d'imposer ma volonté à une centaine de plantes. Les Dieux ont un sens de l'humour très pointu. 

Sey Chun : Chaque humain son talent. Il est important de connaître ses limites. Rien de pire qu'un idiot qui se prend pour un maître et je sais de quoi je parle. Le pire sont les idiots pris en flagrant délit qui nient de toute force et tentent de faire croire d'être dotés d'un génie incompris. Bien de cordes sont restés inutilisés, voilà mon opinion. Mais ne nous perdons pas avec les légumes. 

Et c'est ainsi que les deux hommes continuèrent de discuter en se promenant dans le jardin abordant des sujets futiles mais tellement agréables pour détendre leurs esprits. 
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 2 : Aux portes de Lanzu - 

[img]http://img411.imageshack.us/img411/2637/photo1nm.jpg[/img]</center>
Le Grand Fleuve traversait comme un serpent la vallée verdoyante de Jan Chen. La vallée était près de Lanzu, la ville portuaire dans le delta. Le fleuve était légèrement jaunâtre dû à la boue qui s'ajoutait dans les régions arides du Nord du Beysin. Les eaux avançait lentement car les eaux étant très proche de la mer. Sur la rive gauche se trouva un plateau et sur la rive droite des nombreuses collines vertes sur lesquelles des arbres furent parsemés. Il y avait par ici et par là des petits villages d'agriculteurs qui soignaient leurs champs près du fleuve. Le fleuve fut source de vie mais en même temps un grand danger car quand les saisons de pluie le gonflait, il pouvait sortir de son lit et dévaster les régions dans l'alentour comme une bête sauvage dévorant sa proie. Le Beysin était toujours un pays sauvage avec presque aucune industrie et le fleuve fut donc libre de toute pollution et libre d'aller ou son esprit le poussa. Sur le plateau se trouva un camp militaire avec des milliers de tentes donnant refuge aux soldats de l'Armée du Clan de Sey Chu. Les troupes s'étaient rassemblés dans ce camp à fin de s'unir dans le but de tenter de reprendre la ville de Lanzu qui fut la clé pour le commerce avec d'autres pays. Mais le Clan de Sey Chu ne fut pas seul. Il avait également de soldats venus d'Outre-mer de la Nouvelle Mongolie sous la direction de Ganzou, le neveu de l'Empereur tarnois. Les liens claniques avait permit de convaincre le souverain mongole d'outre-mer de laisser partir son neveu avec des troupes vers l'Occident (pour les tarnois l'Orient c'est l'Occident et l'Occident, l'Orient mais pas toujours car des fois l'Occident c'est l'Occident et l'Orient c'est l'Orient, bref ca depend de l'humeur et du sujet de discussion). Mais comment est-ce qu'on avait pu venir à une telle situation ? Le problème fut que le pays n'était plus uni depuis des nombreuses années. La ville de Lanzu fut depuis vingt ans en main de bandits et pirates empêchant le reste du pays de commerce par la Mer. Le reste de la contrée fut divisé en des fiefs tenus par des seigneurs se combattant souvent et s'alliant dans des combinaisons aussi nombreuses qu'originales presque similaire au chaos géopolitique de l'Espagne médiévale. La capitale pour sa part était en main d'un soi-disant parti communiste qui fut incapable d'étendre son contrôle en dehors des murailles d'une mégapole surpeuplée et mal gérée comme la ville de Rome au 17ème siècle. 

Au cœur du camp militaire se trouva une grande tente, bien plus importante que les autres. Elle était réservé à Sey Chu qui avait le devoir de diriger l'Armée dans ce qui devra être la cinquième tentative de prendre la ville de Lanzu. Dans la yourte on pouvait apercevoir des nombreux soldats avec au centre une table avec des cartes. Sey Chu se trouva en armure avec ses mains posés sur un bord de la table observant les cartes. C'est alors qu'un autre soldat en armure entra dans la tente en mettant de côte le drap couvrant l'entrée. Son nom fut Ganzou Tzu (Tzu est la version originale de Sun qui est la version occidentalisée) et il dirigeait le corps d’expédition venu de la Nouvelle Mongolie. Il fut du même âge que Sey Chu et rien n'aurait pu dire qu'il venait d'un pays situé à des milliers de kilomètres du Beysin. Vingt siècles de séparation n'avait pas su affecter un héritage génétique soigneusement conservé par la politique des castes. Ganzou s'approcha de Sey Chu et s'inclina légèrement devant son cousin. Il posa pour ceci sa main droite sur son ventre avant de faire un léger geste d'inclinaison en avant en regardant vers le sol pour rapidement se remettre droit. Sey Chu se contenta d'incliner rapidement la tête en signe d'approbation et respect. Sey Chu prit la parole pour saluer son cousin. 


Sey Chu : Ganzou, soit bienvenu. Je suis content que toi et tes troupes vous avez pu passer. Je ne peux que me réjouir de voir que ton oncle t'as permis de venir nous aider. Je suis convaincu qu'avec ton aide et tes hommes nous pourrons enfin prendre Lanzu. Cette ville a trop longtemps été en main de ces barbares idiots. 

Ganzou Tzu : Je te salue, mon cousin. Soit assuré que mon oncle soutient pleinement notre entreprise. Il faut comprendre qu'il doit prendre en considération des aspects dont nous sommes par chance libérés. Il a fallu agir avec prudence mais je pense que tout a été fait à assurer la discrétion de notre entreprise même si, si la ville devrait être libérée, il sera difficile de tenir notre présence secrète. 

Sey Chu : Espérons donc que le Monde en soit informé quand le têtes de ces bandits rouleront pour tomber dans la mer. Mais venons faits. Que penses-tu de notre plan d'attaque. Nous pensons attaquer sur trois fronts ainsi que par Fleuve. Nous avons pu nous procurer de l'artillerie pour rompre les défenses externes de la ville. Nous pensons qu'une fois dans la ville, sa prise ne devrait qu'être une question de temps. Il aura donc deux équipes au Nord, une au Sud et une par le Fleuve. 

Ganzou s'approcha de la table et regarda les cartes et surtout le plan de la ville ou des figurines marquent les armées. Il prit alors la figurine sur le fleuve et dit. 

Ganzou Tzu : Si tu me permets, cher cousin. Je pense que l'attaque par le fleuve sera coûteuse et vain. Les transporteurs seront une cible trop facile pour la défenses urbaines. En plus l'entrée par la muraille forcera de passer un par un ce qui rendra les navires encore une fois plus vulnérable à des attaques depuis les murailles. Le mieux serait d’utiliser les troupes les troupes pour renforcer l'attaque du Sud à fin de créer un effet de tenaille. J'ai apporté avec moi de l'artillerie qui devra nous permettre de pouvoir crèer deux brèches à deux différents endroits ce qui devra permettre de forcer les bandits de défendre la cité sur deux fronts ce qui vu notre supériorité numérique devra nous assurer la victoire. 

Chun garda deux minutes le silence avant de répondre avec un léger sourire sur les lèvres. 

Sey Chu : Je dois avouer que ton argumentation résiste une réflexion plus approfondie. Nous le ferons donc ainsi. Décidément mon cousin nous semble avoir envoyé en plus d'un bon soldat, un bon tacticien. Je te propose donc de guider les troupes de la quatrième armée du Sud. Ceci est un grand honneur et je suis convaincu que tu saura exceller dans le combat par ton esprit et ton épée. 

Ganzou s'inclina à nouveau et dit. 

Ganzou Tzu : Ceci sera pour moi un très grand honneur. Je ferais tout pour aider à remporter la victoire avec mes hommes. La chute de Lanzu pourrait permettre de donner une renaissance économique à ce pays qui en a tant besoin. 

Sey Chu : Je l'espère sincèrement mais la situation est généralement parlant pas facile du tout. Peut être que Lanzu pourrait permettre de nous donner la puissance économique à fin de forcer les Seigneurs d'accepter un compromis mais je vais être franc : essayons déjà de prendre Lanzu. La ville est très bien défendue et en vingt ans les bandits ont largement eu le temps de connaître chaque coin de la ville et donc de construire leurs défenses en fonction. Également ils savent que s'ils perdent, ce sera la corde pour tous. Ceci fait d'eux des guerriers redoutables. 

Ganzou Tzu : Oui, mais ce sont des Langnase. Ils ne défendent pas leur pays et vivent que pour l'argent. Nous avons l'amour pour notre peuple et notre patrie de notre côté. Le patriotisme est une force qu'il ne faut pas sous-estimer. L'histoire nous enseigne que ceux qui défendent leurs terres contre une occupant ont souvent eu la maitrise car ils étaient les plus convaincus. Les Langnase du Numancia ont pour cette raison lamentablement échoués dans les plaines de Manzikaron. Leurs troupes se battaient contre des gens prêts à mourir pour défendre leurs familles. 

Sey Chu : Ceci reste à voir. De toute façon au plus tard dans deux jours nous saurons qui est le plus fort. Entre temps préparons-nous au mieux pour le combat à venir. Je propose que tu m'accompagnes ce soir à l'Autel pour demander l'aide de nos ancêtres. M'accompagneras-tu ? 

Ganzou Tzu : Ce sera pour moi un très grand honneur de pouvoir être présent à tes côtés. Je suis persuadé que leur aide sera décisive dans la lutte à venir.
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 3 : La Bataille de Lanzu - 

[img]http://img204.imageshack.us/img204/6185/photo1zm.jpg[/img]</center>
Au horizon le Soleil apparu sous forme d'un timide trait rougeâtre. Le Soleil monta chaque matin derrière les collines après avoir offert aux tarnois ses dons et ce jour il ne fit pas d'exception. Les premiers rayons traversaient les cieux pour caresser les visages des milliers de soldats rassemblés devant la cité de Lanzu. Une nouvelle journée avait commencée, une journée de guerre et de sang aussi rouge que les premiers rayons de l'astre. Les champs autour de la ville furent abandonnés. Les paysans s'étaient réfugiés dans la ville dans l'espoir de ne pas être victime de l'Armée s'amassant devant les portes de leur cité. Sur les murs des enfants curieux se mélangeaient parmi les soldats de la ville. Il fallait dire que rarement autant de soldats s'étaient rassemblés en un même lieu. On ne pouvait pas les compter mais on savait dans la ville que l'ennemie fut très puissant. Certains, les plus défaitistes, considéraient la ville comme perdue d'avance et donc se préparèrent mentalement et physiquement à l'entrée de l'armée rivale. 

Ganzou se trouva avec ses hommes au Sud de la ville sur une des petites collines verdoyantes. Il pouvait admirer la cité de Lanzu enfermée derrière ses remparts qui furent un mélange de brique et de béton, une construction malheureuse devant repousser les envahisseurs. Ganzou sourit face à cette muraille. Au 21ème siècle, même dans cette terre sauvage, les murailles ne furent plus un facteur de victoire. Ganzou fut assit sur son cheval. Dans un pays ou l'essence fut une denrée très rare, les animaux restaient les meilleures moyens de locomotion et les chevaux furent la monture par excellence. Depuis l'animal, il put admirer ses troupes se mettant en formation et se préparant à l'assaut. Ce fut similaire à une partie d'échec. Avant de frapper, il fallait mettre en position ses troupes. Raison pourquoi ce jeu servait comme outil de formation pour les militaires arabes. L'attaque sur la ville allait se faire en un mouvement simultané sur deux fronts. Deux armées attaqueront par le Nord et deux par le Sud parmi lesquels se trouva Ganzou avec ses soldats. Pour que le mouvement fonctionnait, il fallait réussir à créer des brèches au Nord et au Sud permettant de submerger la garnison urbaine. L'armée avait de l'artillerie mais on allait uniquement bombarder les remparts. Un fameux militaire javaïte avait jadis dit qu'il était plus difficile de prendre une ville en ruines car les décombres offraient une meilleure retraite pour les défenseurs. La ville devait donc être au mieux conservée pour éviter des combats de rue compliqué voir même fatal pour le succpès de l'opération. 

La ville fut très grande. La grandeur de cette cité s'expliqua par le fait qu'elle contrôlait le commerce maritime et donc avait accès à une richesse attirant les habitants des régions voisines. Beaucoup de gens venait même d'au-delà du Beysin. La ville fut divisée en deux parties séparés par un bras du Grand Fleuve. La muraille entourait la ville et s'étendit même sur le fleuve laissant que quelques petites ouvertures fermés avec des grilles pour permettre aux eaux de passer. On pouvait donc dire que sauf par la mer, il ne fut pas possible de prendre la ville sans devoir franchir les murailles. La muraille entourait certes la ville mais elle fut de mauvaise qualité. L'expansion urbaine avait forcé de détruire le vieux rempart et de construire un nouveau à la va-vite. Ce fut plus un amas de brique et de béton qu'autre chose. La ville fut officiellement beysinoise mais la réalité fut toute autre. Plusieurs importantes entreprises alméranes s'étaient installés dans la ville il y a cinquante ans et au fil du temps, ces organismes avait finis par prendre le contrôle de la ville et de se doter d'une armée de mercenaires fort compétents pour éviter de perdre l'affaire du siècle qui fut le contrôle du commerce maritime de toute la région. Bien évidemment les almérans avait un grand désavantage : ils furent vu comme des simples bandits et donc n'avaient jamais pu légitimer leur contrôle sur la ville et l'histoire montrait bien que sans légitimité, aucun pouvoir pouvait être durable. 

Une heure après que le Soleil ait fait sa première apparition. Ganzou fut informé par un cavalier que l'assaut allait bientôt commencer. Il frappa son cheval aux côtes et le convainquit ainsi de descendre la colline. Il chevaucha auprès de ses hommes et se positionna au centre en face de la première ligne. Dans une contrée encore non-industrialisée, les tactiques militaires avaient également peu évolués par manque de nécessité. A quoi bon adopter une stratégie moderne quand l’artillerie fut encore peu efficace ? Ganzou savait que les hommes étaient nerveux. Quoi de plus normal avant une bataille et surtout connaissant la réputation des défenseurs. C'est ainsi que dans la tradition des grandes chefs de guerre que Ganzou entama un petit discours avant la bataille. C'était une façon d'essayer de convaincre les soldats qu'ils ne mourront pas pour une cause vaine et que bien évidemment leur cause fut juste et celle de l'ennemie fausse. Étrangement chaque chef de guerre quelque soit son affiliation dans une bataille pensait ou au moins disait la même chose au point qu'on se demandait bien qui avait raison et qui pas. 


«Mes frères 

Le combat à venir sera un combat des plus nobles. Depuis des années les Langnase occupent cette ville se comportant en maître et opprimant la population. Ils se croient légitime dans leurs actions alors qu'ils ont osés violés tous les vertus et la morale. Il est ainsi notre devoir sacré de libérer la ville de l'oppression langnasienne et ainsi de restaurer l'ordre et la morale dans cette cité décadente et attaquée par le vice. La bataille sera rude et je ne peux que vous promettre de combattre en première ligne avec toute ma force. C'est à chacun de donner toute sa force et sa ruse pour la réussite de notre mission. Si nous vainquons aujourd'hui les Langnase alors notre peuple pourra espérer de retrouver sa puissance d'antan une fois la Porte au Monde reconquise. J'exige de vous pas moins ce que je demande à moi-même : un engagement total pour notre cause sans aucune concession. Combattons aujourd'hui avec honneur pour que cette bataille rentre dans l'Histoire ! » 

A peine avait-il dit ces dernières paroles, que le signal fut donné pour l'assaut. L'artillerie entama alors de bombarder les murailles projetant des bouts de béton et de brique dans les airs. Ganzou se mit en position et galopa en premier en direction de la muraille immédiatement suivie par les soldats de son armée. Au Nord on fit de même. Les premiers soldats s'écroulaient sous les tirs des défenseurs mais ceci fut ignoré par le reste des troupes. Une odeur de sueur se mélangea avec la chaleur matinale. Ganzou pu entendre son cheval respirer violemment. Il galopa plusieurs minutes noyé dans les cris de guerre et les coups de bombardements. La paix du matin fut brisée et la guerre avait aujourd'hui prit possession des cœurs des mongols de Lanzu. Il arriv avec ses troupes au pied de la muraille de fortune. Une grande plaie s'était formée ou les décombres s'étaient entassés pour former un pont. On pu voir les maisons situés de l'autre côté de la muraille. Ganzou descendit de son cheval et sortit son fusil abattant les soldats ennemis arrivant pour bloquer le passage. Ses soldats firent de même permettant de grimper la colline de décombres s'étant formé entre les deux bouts de muraille. Quand ils étaient arrivés en haut, Ganzou et les siens sortirent leurs épées. Le corps à corps ne pouvait plus être évité avec la garnison. Ganzou croisa son épée avec plusieurs soldats dont les armes furent brisés par la force de son arme. Son épée était mélangé au theodian, un rare privilège pour un soldat renforçant l'acier au-delà de l'habituel. L'étroitesse du passage força un combat de corps à corps difficile avantageant les défenseurs. C'est seulement après dix minutes de combat que les défenseurs furent forcés de céder du terrain. Un tragique événement car ceci permettait de déployer des soldats allié dans la cité élargissant le front de combat. Ganzou pu voir qu'au Nord une autre brèche avait été crée ce qui expliquait le recul dans cette partie. Les défenseurs avaient du envoyer des soldats au Nord pour éviter d'y être submergé. 

Les combats s'étendaient chaque fois d'avantage permettant à plus de soldats de franchir la muraille. Ganzou et sa garde se battaient déjà dans les ruelles de la ville. Des cris lointains indiquaient que les troupes du Nord furent également entra de repousser les défenseurs. Le plan semblait fonctionner. Avec les minutes passant, les défenseurs commençaient à se retirer. Leur morale fut finalement brisée. Ceci fut un moment-clé et tous le savaient. C'était maintenant qu'on lança toutes les forces dans la bataille. On avança lentement mais certainement vers le centre-ville, le cœur de la cité. Là se trouvait le ministère, le cœur politique et économique. Les quatre armées arrivaient depuis le Sud et Nord au ministère encerclant l'édifice. Les Langnase furent visiblement encore dans l'édifice. Une erreur fatale de ne pas avoir prit la fuite vers le port. Fatale mais bénéfique pour la cause mongole. Sey Chu fit alors passer un message aux assiégés exigeant leur reddition mais aucune réponse arriva en retour. Chu donna alors le signal pour attaquer le ministère. Ganzou et les siens forçaient une des portes du Sud tuant la maigre garnison sur les petites murailles lui permettant d'enfoncer une porte secondaire et entrer dans l'édifice ou un combat à fusil et pistolet eu lieu entre les défenseurs et les libérateurs. D'autres côtés de l'édifice on pouvait entendre des bruits de combat. Les troupes de Ganzou arrivaient enfin au premier étage ou par le pur des hasard ils tombaient sur les Langnase qui s'étaient barricadés dans une chambre. C'étaient surtout le bruit de disputes de politiciens qui avait attiré l'attention du mongol oriental. Preuve que les discussions ne furent pas toujours source de salut. Les vieillards almérans furent effrayés et ne purent croire qu'après tant d'années la ville fut tombée et qu'ils se trouvaient à la merci d'un général ennemi. Ganzou se délecta de la peur de ces almérans effrayés. Ils les fit ligoter. Sey Chu allait lui-même décider quoi faire des entrepreneurs. 

Une heure plus tard le dernier coin du ministère avait été fouillé et conquis. Sur le toit et dans les jardins des drapeaux jaunes avaient remplacés les signes des coopérations alméranes. La ville fut conquise, après tant d'effort et tant d'années vaines. Lanzu, la Porte au Monde, fut reconquise. Le Royaume du Milieu avait maintenant voie libre vers le commerce maritime. La nouvelle arriva à Borisk à peine quelques heures plus tard. Khan Do Sun qui fut entra de lire dans son bureau, eut la nouvelle par un message de Ganzou en personne. Le souverain tarnois sourit. L'Occident venait de recevoir une sacrée défaite et le monarque tarnois avait bien l'intention de ne pas laisser cette bataille être la dernière perdue pour l'Ouest. 
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 4 : Le partage du butin - 

[img]http://img828.imageshack.us/img828/6417/photo1pxe.jpg[/img]</center>
Après la victoire, Ganzou avait avec ses troupes prit possession d'un des quartiers de la ville pour permettre aux soldats de se reposer. Néanmoins si les soldats pouvaient enfin prendre leur repos bien mérité, Ganzou fut pour sa part convoqué par Sey Chu au Ministère. Ce ne fut rien de surprenant. Après une telle bataille il fut important de faire le point sur la situation et également discuter sur les prochaines actions à prendre. Qui devra diriger la ville et que devra-t-on faire avec les milliers d'almérans vivant dans la ville et n'ayant pas eu le temps de fuir ? Des telles questions devaient trouver une réponse dans les prochaines heures. Ganzou entra par l'entrée principale dans l'édifice qui il y a encore deux heures avait servit de lieu de combat. Les dirigeants almérans avaient été enfermés dans des caves d'un édifice voisin jusqu'à ce qu'on sache quoi faire avec eux. Il y a avait des almérans de toute nationalité et donc il fut pas improbable que leurs gouvernements contacteraient bientôt Sey Chu pour négocier leur liberté. Le mongole monta les escaliers tâchés de sang pour aller au premier étage. C'était dans un vaste bureau richement décoré que Ganzou retrouva Sey Chu avec les autres généraux autour d'une table. Sur la table se trouva une grande carte de la ville ainsi que plusieurs lettres ouvertes qui avaient du arriver durant les deux dernières heures. Un ordinateur portable se trouva également présent. L'ordinateur était allumé et il fut très probable que Sey Chu ait consulté des courriels. Même dans cette région, la technologie trouvait son accès. Ce fut, ainsi Ganzou pouvait reconnaître, un ordinateur de type rostove comme on avait l'habitude d'avoir. Les ordinateurs almérans furent beaucoup trop puissant et trop cher pour être un choix dans les régions les moins développées du Monde. Ironie du sort, des noms comme Altavista furent connus par presque personne. En revanche même des enfants furent capables de citer des marques d’ordinateurs rostoves. Bien évidemment en partant du principe que les enfants avait dans leur vie une fois vu un ordinateur. Quand Ganzou entra dans la salle, Sey Chu contourna la table et s'avança vers lui en le félicitant. 

Sey Chu : Voilà donc un de nos meilleurs guerriers ! J'ai entendu de ton combat au Sud. Il fut parfait. Magnifique même si je dois croire les autres. Malheureusement nous avons eu plus de difficulté pour créer la brèche au Nord mais nous l'avons finalement réussit. J'ai vraiment bein fait de demander à Khan Do de l'aide. Si on serait passé par le fleuve, je doute fortement que nous aurions gagné. Mais suffisamment louer. Comme tu peux voir, nous sommes entra de discuter au sujet du sort que nous devrons offrir aux almérans. Bien évidemment ton avis est aussi demandé. 

Ganzou sentit la fierté envahir son corps. Une denrée qui comme toute chose devait être ressentie avec prudence mais pas avarice. Il répondit à son cousin. 

Ganzou Tzu : Je te remercie pour tes louanges mais c'est avant tout mes hommes qui méritent tes félicitations. Je doute que seul j'aurais su démonter ce mur ou même vaincre les centaines d'ennemis. 

Sey Chu : J'admire ta clairvoyance mais n'oublions pas que sans bon chef, les meilleurs soldats sont perdus. Il n'est donc pas abusé de te louer pour ton travail car si la victoire est une action collective, sa construction est souvent individuelle. Comme on peut féliciter les ouvriers pour avoir construit un temple, c'est son architecte qui assure que cette merveille ne s'écroule pas sur soi-même ou tombe dans le chaos. Mais arrêtons de philosopher. On doit décider sur le sort qu'on réserve aux almérans. Actuellement on penche pour les trancher la gorge. Après vingt ans d'occupation, ce ne serait pas abusé. 

Ganzou Tzu : Si tu me permets d'intervenir. Je ne pense pas que ce soit un bon choix. Il ne serait pas bien de provoquer un incident diplomatique et donc nous devrions plutôt les enfermer que de les tuer. On peut toujours négocier pour la liberté d'un prisonnier mais c'est plus difficile pour la vie d'un mort. Aussi nous devons penser au fait que peut être un jour nous aurons besoin de l'aide d'une puissance occidentale. Sur long terme nous ne gagnerons rien en tuant ces gens. Ils sont vaincus, ceci suffit amplement. 

Sey Chu : Voilà des paroles clairvoyantes. Je peux que me rejoindre à ces arguments qui montre d'une finesse politique et diplomatique très intéressante. Maintenant que cette question est résolue, je voudrais parler en privé avec toi. 

Chu fit un signe de tête demandant aux autres soldats et généraux de quitter la pièce. Ceux-ci obéirent sans dire un mot et se retiraient de la chambre laissant les deux guerriers seuls tête à tête. Sey Chu ferma la porte et s’assura qu'elle fut bien verrouillée pour ensuite retourner vers la table et dire à Ganzou. 

Sey Chu : Je sais que tu as beaucoup fait pour nous mais je voudrais savoir si tu pourrais me faire une dernière faveur. Bien évidemment j'aimerai que ça reste entre nous. Tu comprends bien. Certaines choses doivent être connus par que les moins nombreux. 

Ganzou fut surpris que son cousin fasse autant de secret. Il se demandait bien ce que ceci pouvait être. 

Ganzou Tzu : Ceci dépend de quoi ça s'agit mais je suis prêt à te soutenir d'avantage tant que ceci me soit permis. 

Sey sortit une lettre qu'il venait de recevoir et la donne à Ganzou qui l'observa, Sey Chu commenta alors le missive. 

Sey Chu : Comme tu peux lire, les autres seigneurs, surtout ceux du Nord, ont eu vent de la prise de Lanzu. Bien évidemment ils savent que ceci signifie un renforcement futur inévitable de notre faction et par conséquence leur décadence. La richesse du port et la possibilité d'importer des armes modernes font de Lanzu la clé pour la domination du pays. Heureusement ils sont trop disputés entre eux pour s'allier contre nous car chacun craint le renforcement d'une faction sur l'autre et donc ils semblent qu'ils sont venus à la seule conclusion logique : ils veuillent négocier. A mon avis, ils essaient de sauver leur peau. Ton oncle a une très mauvaise réputation en ce qui concerne son pacifisme. Ironie du sort, la propagande wapongaise et numancienne qui peint Khan Do comme un monstre sanguinaire envahissant ses voisins à chaque occasion nous est utile. Ils croient que prochainement notre cher Khan Do débarquera avec la moitie de l'Armée tarnoise. Nous savons tous les deux que ceci n'aura pas lieu vu que Khan Do n'a aucun envie de provoquer une guerre entre mongols mais les autres le croient et ceci nous permettra d'avoir un très grand avantage sur eux. 

Ganzou Tzu : Et comment pourrais-je t'aider ? 

Sey Chu : Je veux que tu m'accompagnes. Ceci pour plusieurs raisons. D'une part tes conseils sont très précieux. Je cite comme exemple l'attaque du fleuve et le sort des étrangers et d'autre part, ta présence pourrait souligner la crainte des autres seigneurs de voir Khan Do intervenir. S'ils te voient, ils penseront que Khan Do est derrière nous. Comme dit, Khan Do n'interviendra certainement pas mais il faut le faire croire aux seigneurs. J'avoue que nous sommes entra de faire une véritable partie de poker lochlannais mais si avec ceci nous pouvons mettre fin à la guerre civile, pourquoi pas. 

Ganzou Tzu : Je vais devoir consulter Khan Do. Je ne peux pas assister à une rencontre entre des seigneurs mongols sans avoir son autorisation. Ca devra prendre que quelques heures avant d'avoir sa décision. Entre temps, qu'arrivera-t-il à Lanzu ? 

Sey Chu : Je demanderais à Zao de prendre la direction de la ville. Il a fait des études en économie à Wapong City. Il sait donc comment il faut parler aux directeurs des entreprises ayant leurs hangars dans le port pour éviter qu'ils prennent la fuite. Le plus important est que la ville retrouve le plus rapidement que possible son activité d'antan. Elle est la clé pour la victoire. Zao m'a assuré qu'il a déjà entamé les actions nécessaires pour remettre sur pied une administration locale efficace et il a aussi informé par radio la population du maintien des libertés économiques. Ce serait de toute façon suicidaire de changer quoique soit sur le plan économique dans cette ville. Bien, je vais donc dire aux autres qu'ils peuvent revenir et toi tu pourras aller contacter Khan Do. Je doute très fortement qu'il refuse. Il est très prudent mais un mongole reste un mongole.
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 5 : Le voyage vers Ulam Baram - 

[img]http://img856.imageshack.us/img856/5236/tarn.jpg[/img]</center>
Ganzou et Sey Chu furent devant la porte principale de la ville de Lanzu assis sur leurs chevaux. Il avait fallut beaucoup de travail de persuasion de la part de Ganzou pour convaincre Khan Do de le laisser aller avec Sey. Mais finalement le roi mongole l'avait autorisé d'assister à la rencontre des seigneurs. Bien évidemment ceci ne fut pas sans conditions. Khan Do avait interdit à Ganzou d'intervenir dans le débat de quelconque manière. Le monarque n'était pas dupe et savait que cette rencontre fut très importante pour l'avenir du Beysin. Il n'avait donc aucune envie qu'un jeune guerrier comme Ganzou gâche tout par des mots malheureux. Khan Do avait même prit quelques précautions supplémentaires pour s'assurer qu'il n'avait pas de place à l'erreur et de confusion. Ganzou et Sey Chu purent ainsi partir vers Ulam Baram, lieu de rencontre entre les seigneurs. Les deux hommes furent accompagnés par une garde montée devant assurer la sécurité des deux voyageurs. On quitta la ville de Lanzu autour de midi quand le Soleil fut au zénith. En ce moment même Zao devait être entra de faire la première rencontre avec les entrepreneurs de la ville pour fixer le cadre de la future coopération entre pouvoir politique et pouvoir militaire. 

La délégation suivait la route pavée menant vers le Sud. Aux bords on pouvait voir par ici et par là des armes abandonnés ou des chariots pillés. La bataille n'était que finie depuis cinq jours. Les cicatrices n'avaient pas toutes disparues. En revanche depuis la route on pouvait voir les paysans reprendre leur travail dans les rizières situées dans les terrasses descendant vers le fleuve. La route passait à partir de cinq cent mètres entre deux terrasses longeant la colline situé sur la rive nord du fleuve. L'Armée de Sey Chu s'était il y a deux semaines établit sur le plateau en face, sur l'autre rive. Ganzou jeta un regard sur l'autre rive. Les moments dans le camp semblaient aussi lointains. Il y a une semaine on doutait encore de la victoire mais aujourd'hui ou Lanzu fut enfin reprise, ces doutes semblaient aussi loin, aussi plongé dans le passé et l'inconscience. Ganzou et Sey Chu continuaient leur chemin en suivant la route. Après plusieurs kilomètres on arriva vers une petite ville nommée Hunzo. Un des oncles de Sey Chu gouvernait la cité. La ville ne fut pas très grande, à peine cent mille habitants, mais elle fut très soignée et les gens semblaient bien nourris et généralement heureux. On disait que l'oncle de Sey fut un gouverneur très sage, pacifique et voué au bien-être de sa population. Un modèle pour beaucoup et provoquant la jalousie dans les autres villes qui n'avaient pas des aussi bons dirigeants. La ville fut très connue pour les trois pagodes qui formaient au centre de la cité un grand triangle. On les nommaient les Trois Bienheureuses et elles avaient été construites par le père de l'actuel gouverneur qui avait également gouverné avec modération et sagesse. La délégation fit un court halte à Hunzo. Juste quoi manger quelque chose et reposer les chevaux. Sey Chu profita pour aller saluer son oncle. A peine une heure plus tard, on repartit et on emprunta la route vers l'Ouest en direction de Han. 

La route s'éloigna du fleuve et son état se dégrada pour dans certains cas même dévoiler des grandes plaies de terre. Les pierres avaient du être arrachées pour servir à la construction et au fil du temps on avait du manquer de temps et de force pour remettre la route en état. Les collines cédaient à des majestueuses montagnes aux cimes enneigées. La végétation devenait plus dense, avec plus d'arbre et de buissons. La route montait légèrement suivant comme un serpent les collines et pieds des montagnes. Le jour s'affaiblit et le Soleil engageait lentement mais sûrement sa descente vers l'horizon. La délégation accéléra le rythme car il fallait essayer de rejoindre Han avant la tombée du jour. Rien empêchait de camper dehors mais la région ne fut pas des plus sûres et donc il y avait un risque de tomber sur une bande de brigands. La route s'éloigna à nouveau des montagnes pour traverser une forêt composée d'arbres ainsi que de nombreux plantes de bambou. Par ici et par là on pouvait voir des hordes de pandas se nourrit des bambou ou simplement dormir ensemble entre des buissons. Les pandas étaient loin d'être aussi actif que leurs frères almérans. Bien au contraire, ils étaient d'un pacifisme sans égal. Certains voyaient en cette attitude un esprit noble, d'autres tout simplement de la faiblesse. Ganzou pour sa part aimait bien ces animaux. On retrouvait des pandas dans l'Ouest de la péninsule tarnoise surtout autour de Namikon et aussi plus au Nord entre Nordia et la Nouvelle Mongolie en raison de l'abondance de bambou dans ces régions. Certains disaient aussi avoir vu des pandas plus à l'Est mais la plus part pensaient que ceci furent des petites histoires en raison du fait que le bambou ne poussait que très mal dans les forêts très denses et violentes de l'Est. 

Pendant qu'ils traversaient la forêt, il semblait à Ganzou d'avoir vu un tigre mais le corps du félin avait aussi rapidement quitté le regard du mongole, que celui-ci douta rapidement de ce qu'il avait vu. Les herbes et les buissons ne furent d'aucune aide. Après deux heures de voyage, la route s'éclaircit et les arbres devenaient plus rares. Après quelques kilomètres les arbres avaient cédé à une plaine à la terre jaunâtre parsemée de herbes et quelques arbustes. De loin ils pouvaient voir la ville de Han. Ce fut une grande ville construite près du fleuve. Les maisons étaient construites sans aucun ordre précis preuve d'une croissance urbaine rapide, chaotique et peu coordonnée. La ville était à l'image de son dirigeant. Gros, désintéressé des affaires et fainéant laissant le chaos manger la cité depuis l'intérieur. C'était une cité ou régulièrement des maladies éclataient faute de système sanitaire suffisant et aussi en raison d'une proximité malsaine avec des marais situés plus à l’intérieur du territoire. En été, attiré par l'humidité, les moustiques envahissaient la ville et torturaient ses habitants. Par chance on était qu'en printemps et la saison chaude et humide n'avait pas encore commencée. Sey Chu et Ganzou entraient dans la ville. Les rues étaient sales et les édifices publics mal au point. Même les temples avaient besoin de très nombreux travaux de rénovation. La délégation alla dans une auberge pour prendre un repos bien mérité et permettre aux chevaux de retrouver leur force. La nuit tomba rapidement sur la ville plongeant la cité dans un silence profond. Seuls quelques gardes se promenaient avec leurs lanternes dans les rues cherchant les voyous et vagabonds. On pouvait aussi entendre des aboiements de chiens errants cherchant de la nourriture. Ganzou s'endormit rapidement. C'est le crie du coq qui le réveilla. Le Soleil ne s'était pas encore levée. Sey Chu, Ganzou et les autres prirent un modeste déjeuner avant de remonter sur les chevaux. Quand le Soleil apparut sous forme d'un trait écarlate, les mongols quittaient déjà la cité pour leur dernière étape. La ville d'Ulam Baram ne fut plus qu'à quelques heures de voyage au Sud. 

La route vers Ulam Baram fut très bien entretenue. Ceci s'expliquait par la puissance de la ville vers laquelle le chemin menait. La végétation fut toujours très sobre dans cette région mais plus on descendait vers le Sud, plus le vert recommençait à dominer. Le désert au Nord servait de rempart naturel contre les voisins septentrionaux comme le Kaiyuan duquel il fallait se méfier comme du Fléau mais tous savaient que ce rempart ne fut pas insurmontable et que le jour viendrait ou les anciens ennemis franchiront à nouveau l'étendue de sable. La menace externe était une des raisons expliquant la volonté des seigneurs de trouver un compromis. On savait que face à l'Eran, le Kaiyuan et les autres, seul un pays uni pouvait résister. Divisé, chaque seigneur se retrouvait isolé et faible. La route vers le Sud fut droite et la région était surtout composée de petites collines verdoyantes avec quelques petites forêts dessus. La route s'éloignait du fleuve qui continuer de sillonner par le Nord pour ensuite repartir vers le Sud. Après presque six heures de voyage, la délégation monta une colline leur permettant d'admirer Ulam Baram dans toute sa splendeur. Ulam Baram fut une ville très grande. Des nombreux pagodes se dressaient vers le ciel et la muraille de la ville fut une des plus impressionnantes du pays. La ville fut construire sur la base d'une croix et comme les villes asiatiques traditionnelles il n'avait aucune rue avec un angle droit. 

La rencontre entre les seigneurs allait avoir lieu dans le Ministère de la ville. Ce fut un vaste palais au cœur avec huit pagodes aux toits dorées. Le Ministère fut entouré d'une puissance muraille en pierre blanche décorée avec des têtes de dragons en or. L'édifice en entier fut peint en blanc. Ce fut un édifice impressionnant dans cette mer de maisons aux toits noirs ou rouges. Ganzou et les autres entraient par une porte secondaire de la ville se dirigeant directement vers le Ministère. On savait que cette rencontre fut capitale pour l'avenir du pays et donc il ne fallait pas commettre une quelconque erreur. On se dirigea donc avant d'aller au Ministère vers une auberge pour y déposer les chevaux. On préférait se diriger vers l'édifice principal sur les derniers mètres à pied à fin d'éviter de froisser tout seigneur qui ne serait pas venu à cheval. Le Soleil fut bien haut, presque au zénith et donc il fut très probable que les discussions allaient déjà avoir lieu aujourd'hui. Bien évidemment à condition que tous les seigneurs étaient arrivés à l'heure. 
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 6 : La Dragonne de Namikon -

[img]http://img408.imageshack.us/img408/5236/tarn.jpg[/img]</center>
Les seigneurs du Beysin étaient réunis dans la salle principale du Ministère d'Ulam Baram. C'était une assemblée de très nombreux seigneurs mélangeant des vieux avec des jeunes, des sages avec des idiots. Il y avait des représentants de presque toutes les régions du pays. Certains seigneurs avait décidé de ne pas venir mais ceci était qu'une minorité de seigneurs faibles et sans aucune importance. Quelque soit la décision qui sera prise dans cette assemblée, ils seront forcés de se soumettre au résultat de la rencontre. Sey Chu fut assit avec Ganzou à la table principale. Les plus importants seigneurs avait droit d'être à la table, les autres restaient débout autour de la table. Sey Chu reconnu presque tous les seigneurs sauf un qui gardait son visage couvert. A nouveau un de ces seigneurs paranoïaques, se disait Sey Chu. De toute façon il n'avait aucun poids. Le vrai pouvoir était parmi une main de seigneurs qui a eux seuls avait la majeure partie des forces militaires et économiques du pays. Il fallait donc trouver un accord entre les principaux seigneurs pour mettre fin à l'éternelle guerre civile qui ravageait le pays. Malheureusement les plus puissants étaient aussi les plus têtus, ceux qui avaient le plus à perdre et donc qui refusaient avec la plus grande force de céder seulement un centimètre de leur pouvoir. Comme le voulait les traditions, s'était le seigneur le plus ancien qui allait présider la réunion. On partait du principe, pas trop erroné, que la vieillesse fut synonyme de sagesse. C'est donc Hen Feng qui prit en premier la parole. 

Heng Feng : Mes honorables frères, je peux vous accueillir à Ulam Baram dans l'espoir que nous puissions trouver une solution à la situation désastreuse de notre pays. Comme vous savez sans doute, la prise de Lanzu a changer le rapport de force et donc il est important d'éviter une guerre civile se prolongeant de manière indéfinie entre nos clans. Mais je ne vais pas perdre plus de temps que nécessaire et donner la parole à Sey Chu qui pourra exprimer sa vision des choses. 


C'est alors que Sey Chu se leva de son siège et prit la parole. 

Sey Chu : Merci honorable Feng. Comme vous venez d'entendre, la ville de Lanzu a été reprise et donc notre pays a regagné l'accès au commerce international qui est vital pour la survie d'une nation surtout une aussi grande comme la notre. Malheureusement nous devons voir les faits : notre pays est divisé et affaibli. Les communistes se sont installés dans l'ancienne capitale impériale. Il est temps de mettre fin à ceci en nommant un nouveau empereur qui servira comme primus inter pares. Seul unis nous pourrons exister. 

Hon Young : Et je suppose que c'est à toi que tu penses comme empereur ? Pas besoin de discuter d'avantage. C'est hors de question de te nommer empereur. Après ce sera la porte ouverte aux règlements de compte et à la tyrannie. 

Sey Chu : Ais-je l'air d'un fou ? Je sais très bien que se sera inacceptable pour tous que moi ou un autre seigneur devienne empereur. Aucun de nous voudra voir son ancien ennemi devenir son maître. Raison pourquoi il faut nommer quelqu'un de l'extérieur. 

Yu Go : Un étranger ? Hors de question ! Il n'est pas acceptable qu'un eranéen ou un noir devienne ici empereur ! 

Sey Chu : J'ai dis de l'extérieur, pas un étranger. Il y a des mongols qui vivent en dehors du Beysin et pas en petite quantité. Un mongole de la péninsule tarnoise est de notre sang mais libre de tout parti pris. Il pourra gouverner sans haine et bien évidemment le fait qu'il devienne empereur ne dira pas que les seigneurs n'auront rien à dire. Un conseil des seigneurs l'accompagnera dans ses décisions. Voyez-vous un autre choix ? Sachez que nous devons nommer un nouveau empereur. Si nous ne le faisons pas, nous finirons par nous faire détruire par nos voisins qui sont unis et ont des armées modernes. 

Un court silence s'établit. Les mots de Sey Chu avait fait leurs effets. Même les plus reticents furent d'accord sur l'idée que sans empereur, le pays finira par disparaître. Également ils savaient que personne acceptera un empereur issu des seigneurs du pays. Sey Chu sentit qu'il avait presque gagnée la bataille. Soudainement une voix demanda parmi l'assemble. 

Inconnu : Et qui devra être ce candidat ? 

La voix semblait légèrement familier à Sey Chu mais il ne pensa pas d'avantage. Il se contenta de répondre. 

Sey Chu : Ganzou Tzu qui est ici présent. 

Ganzou ne crut pas ses oreilles quand il entendit son nom. Il fut choqué et immédiatement il comprit que Sey Chu l'avait manipulé. Chez les seigneurs le silence régna. Ils étaient sur le point d'accepter l'idée quand soudainement un seigneur s'avança. Ce fut celui qui avait posée la question et Sey Chu reconnu personne d'autre que Khan Do Sun. Tous le autres seigneurs furent surpris. Légalement il avait droit d'être ici en tant que seigneur mongole mais personne aurait cru qu'il viendrait. Ce fut aussi la première fois depuis deux mille ans qu'un seigneur mongol d'Occident assista à une assemblée en Orient. L'Empereur tarnois dit alors. 

Khan Do Tzu/Sun : Je crains de devoir exprimer mon objection. Je dois te féliciter pour ton intelligence, cher Sey Chu, mais ce que les seigneurs ne savent pas c'est que Ganzou a combattu sous tes ordres à Lanzu et donc t'es fidèle. Même empereur, tu pourras aisément l'influencer pour ta cause. J'admire ton plan de vouloir contrôler le pays via un empereur-marionette. Très ingénieux mais le Beysin a besoin d'un vrai souverain. Pas d'un serviteur d'un des seigneurs locaux. 

Sey Chu fut pris en flagrant délit. Son visage rougit et il lança au monarque. 

Sey Chu : Ah bon ? Je ne vois sinon personne dans cette salle capable d'être empereur. Certainement pas toi Khan Do ! 

Khan Do sourit et soudainement le seigneur voilé assit à la table enleva le tissu devant son visage dévoilant un visage féminin. Et pas n'importe lequel ! Ce fut le visage de Aja Mon ! Les seigneurs reconnurent celle qu'on surnomma la Dragonne de Namikon. La surprise fut totale. Khan Do alors. 

Khan Do Tzu/Sun : Je pense que vous reconnaissez tous Aja Mon. Qui ne la connaît pas. Je peux avec fierté déclarer qu'elle est ma pire rivale et dotée d'aucune peur. Les pires insultes et surnoms à mon égard ont tous franchit ces lèvres. Vous pouvez prétendre ce que vous voulez sur elle mais pas qu'elle serait soumise à quelconque humain sur cette planète. Si vous chercher une femme puissante et indépendante, vous n'avez pas besoin de chercher d'avantage. Elle sera l'impératrice idéale. Elle n'a jamais guerroyé contre quelconque des seigneurs ici présents sauf moi. Personne au Monde peut prétendre qu'elle me serait loyale ni à aucun seigneur et si quelqu'un est capable d'avoir le Mandat céleste alors c'est bien elle ! 

Alors venit la question stupide et fatale. 

Hu Tzo : Mais c'est une femme ! 

Khan Do Tzu/Sun : Une femme avec plus de courage et de force que la plus part des seigneurs ici-présent. Il faut nommer un empereur alors nommons la personne qui a les meilleures capacités pour. Vous voulez vraiment d'un empereur faible et au service de Sey Chu seulement parce qu'il est un homme ? 

Un silence s'établit. Soudainement l'incroyable arriva. Heng Feng se leva et dit. 

Heng Feng : Mes amis, notre nation pourra que renaître de ces cendres en étant guidé par le plus courageux et celui qui saura gouverneur sans haine. Je dis donc : Vive l'Impératrice ! 

Il leva son épée vers le ciel. Les autres seigneurs firent de même. Tous sans exception. Après que les hommes ont plongé le pays pendant des décennies dans le chaos, ce fut maintenant une femme qui allait relever le pays et le mener à son ancienne grandeur. Aja Mon se leva. Ce fut un miracle qu'elle s'est pu taire aussi longtemps et dit alors. 

Aja Mon : Je ne vais pas perdre du temps. Je vous remercie pour votre soutien et sachez que personne le regrettera mais je vais être directe : il y a un parti communiste à déloger de la capitale. Je vous demande donc en tant que votre nouvelle impératrice de cesser vos combats fratricides et m'accompagner vers Naonken pour montrer à ces communistes à qui appartient ce pays. Nous pourrons faire la fête une fois les rouges décapités. 

Les seigneurs sourirent. Voilà une femme qui ne perdait pas le Nord. Ils saluèrent alors l'Impératrice. Pendant ce temps, les communistes de Naonken ne pouvait même pas s'imaginer ce qui allait leur tomber dessus. Ils allait rapidement comprendre pourquoi on surnomma Aja Mon la Dragonne de Namikon. 
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 7 : Le Dragon d'Occident -

[img]http://img405.imageshack.us/img405/5236/tarn.jpg[/img]</center>
Tang était débout sur une terrasse à Titanua. La monarque tenait encore dans sa main le dernier décret mettant fin à une guerre longue et douloureuse. L'Empire tarnois après avoir défier le Monde fut fatigué et demanda un repos long. Tang savait qu'elle avait prise la bonne décision mais les temps à venir allaient être complexes. Dix millions d'humains furent aux portes de l'Empire demandant refuge dans la péninsule. La démocratie tarnoise fut au bord de l'écroulement et on assistait déjà aux premières émeutes socialistes. L'Empire fut mentalement épuisé et isolé du Monde mais ce furent dans les heures les plus difficiles que le plus souvent apparaissent les grands acteurs de l'histoire. Néanmoins Tang savait au fond de soi que ces problèmes n'allaient pas être résolus par elle. Elle fut certes l'épouse de Khan Do mais elle fut une étrangère et jamais le Parlement acceptera une étrangère comme unique souverain de leur nation. Elle ne se faisait pas d'illusion mais au moins elle avait pu pendant quelques heures faire sa contribution à l'histoire. Quelle ironie qu'elle, la seconde, devait être la première d'une des grandes nations du Monde. Les choses étaient finalement passés très rapidement. Elle n'avait à peine eu le temps de prendre connaissance de la mort de son époux qu'elle du prendre en charge le destin de plus de trois cent trente millions d'humains. C'est seulement maintenant qu'elle pu commencer à faire son deuil. Même si le mariage fut arrangé, elle avait aimé cet homme pour ce qu'il avait voulu défendre. Quelle tragédie que l'homme qui voulu instaurer la démocratie et une longue paix fut celui qu'on sacrifia pour sauver ce qui pouvait être sauver. Encore plus tragique que cet même homme fut victime de ceux avec qui il voulait partager un pouvoir trop grand pour un seul. La mort de Khan Do laissa l'avenir incertain et risquait de causer une succession difficile. Le prochain héritera d'un empire économiquement prospère mais diplomatiquement ruiné. D'une nation plus riche que hier mais pauvre en esprit. C'est alors que Tang entendit la porte de sa chambre s'ouvrir. Un vieil homme entra. Il fut un représentant du Parlement à qui on avait demandé d'apporter à l'Impératrice la nouvelle sur la décision du Parlement concernant la succession impériale. Le sénateur s'inclina devant l'Impératrice et lui annonça. 

Sénateur : Votre Majesté Impériale, le Parlement m'a confié la charge de vous informer de sa décision. Désirez-vous en savoir le résultat ? 

Tang se retourna vers le vieil homme et lui répondit. 

Impératrice : Parlez. Quelle est la décision du Parlement. Je suppose que le Parlement a jugé plus sage de nommer un successeur autre que ma personne. 

Sénateur : Ceci est le cas, Votre Majesté. Néanmoins le Parlement a prit en compte votre courage et votre détermination. Vous garderez donc bien évidemment votre titre en tant que Majesté Impériale. Néanmoins le Parlement juge plus sage de confier le trône au frère de l'Empereur. 

Impératrice : Vous devez parler de Sejan? Je doute qu'un amateur de voile et de boxe soit un bon choix pour notre pays. Je vais être franc, je pense que c'est un idiot sans cervelle qui passera son temps à faire du sport sans se soucier des besoins de notre nation. Vous êtes sûr de vouloir avoir cet homme? 

Sénateur : Non, Votre Majesté. Nous savons que selon les coutumes, ce serait lui mais nous avons préféré miser sur le plus jeune. Bien évidemment ceci n'est pas tout à fait traditionel mais nous pensons que dans ces temps, on peut sacrifier un peu les traditions. Vous devez savoir que vu la jeunesse de Togosho et aussi en raison de la formation du candidat, le Parlement pense que ceci est le meilleur choix. Daeng Do fera selon les représentants et sénateurs un bon souverain. Il vient de terminer ses études dans une prestigieuse université d'Adélie et nous avons besoin d'un guide instruit et connaissant l'Occident. Également il possède une réputation...comment dire, favorable pour la pacification de la situation. Nous avons besoin de réformes et de quelqu'un sachant comment les faire. 

Impératrice : Je vois. Que les Dieux aident cet homme. Il hérite d'une situation compliqué voir désastreuse dans certains domaines. 

Sénateur : Ne vous inquiéter pas, Votre Majesté. Notre pays a connu pire. Ce sont les crises qui renforcent les nations. Quelqu'un le disait aussi bien : ce ne sont pas nos amis mais nos ennemis qui nous apprennent à construire des murailles. 

Impératrice : Mais croyez-vous qu'il réussira ? 

Sénateur : Je ne vois plus aucune raison que pousserait l'OTH a agir contre nous. La paix est donc enfin revenue. Il faudra maintenant en profiter pour construire des bases solides pour l'avenir. Nous avons un grand avantage : notre économie se porte bien. Je dirais même qu'elle a profité de la crise car les entrepreneurs tarnois ont pu mettre main sur les usines abandonnés par les entrepreneurs de l'OTH permettant d'acquérir du personnel et du matériel laissé en abandon. Le Nouveau Marché nous a permit de rediriger notre économie vers des partenaires fiables. Les embargos que nous subissons sont éphémères. Nous n'avons aucune forme de relation commerciale avec le Java depuis longtemps et le Ranekika, les choses ont longtemps changés au profit du marché mondial. Il faudra maintenant remettre sur pied notre diplomatie et notre société car là, nous avons subis les principaux dommages. Mais je suis confiant que nous en avons la bonne personne. 

Impératrice : Seul l'avenir nous le dira. Mais une chose est certaine. Nous entrons dans une nouvelle ère. 

Sénateur : Certainement. Une dernière question. Est-ce que vous songez à assister au sacre? Bien évidemment le sacre sera interdit aux étrangers mais nous pensons que vu votre engagement, on peut faire une exception. 

Impératrice : Comptez-moi parmi vos invités.
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 8 : Une douce matinée -

[img]http://img560.imageshack.us/img560/6110/tarnp.jpg[/img]</center>
Le Soleil se leva sur Titanua. La ville aux mille coupoles fut plongée dans la lueur matinale de l'astre solaire. Sur les huit plateaux, la mer d'édifices commençait à lentement échapper aux griffes de la nuit et d'entrer dans une nouvelle journée. Ce fut une journée de paix dans un monde plongé dans la guerre et les atroces souffrances. Des millions d'humains craignaient pour leurs vies, soldats et civils, alors que les premiers citoyens de la vieille cité se levaient tranquillement. Depuis presque trois siècles la ville n'avait jamais connu l'odeur de la guerre ou la crainte d'une invasion. Le dernier à avoir assiégé la ville fut Sayak le Grand. Les almérans avaient certes tentés de prendre la «ville dorée» mais ils avaient tous échoués dans un pays que personne peut dominer qui n'a pas les dieux de son côté. Les steppes, le froid, la chaleur et les peuples avaient eu raison sur la violence occidentale. Titanua, une ville qui restait encore aujourd'hui le cœur d'une civilisation qui ne fut pas de ce monde. La ville avait connu des heures de gloire et d'obscurité. Même ses fondements furent remplis d'obscures secrets. De choses que les gens avaient longtemps oubliés. Des choses qui pourraient facilement mettre en doute les choses qu'on croyait savoir depuis longtemps. Sous les caves, loin des catacombes reposaient dans des caves datant d'il y a des dizaines de millénaires des corps des premiers tarnois. Leurs corps furent depuis longtemps tombé en poussière mais des os montraient encore ce qui jadis fut rempli de milliards de cellules. Les crânes semblaient sourire dans l'obscurité des sous-sols de la capitale. Dans les mains squelettiques se tenaient des armes rouillés par l'humidité souterraine qui à leur époque d'activité surpassait de loin ce que l'homme croyait au 21ème siècle avoir acquis. Ces morts connaissaient une histoire que seuls les plus puissants hommes et femmes de la Fédération avait connaissance. Une histoire terrifiante pouvant inaugurer un âge d'or ou une ère de cruauté et de génocide. Une histoire que personne désirait dévoiler au grand public par peur des conséquence. Qui voulait vraiment parmi le peuple connaître la raison pourquoi les tarnois avaient tous des yeux bleu et des cheveux noirs ? Pourquoi le sang des tarnois ne fut pas rouge mais bleu clair ? Pourquoi seulement dans la Fédération on pouvait retrouver le théodian, une pierre qui raffiné avait la capacité d'agir comme une pile? Mais le temps de la vérité ne fut pas venu. L'apocalypse, le moment ou le voile sera levé, ne fut pas encore là. La vérité devait céder au mensonge pour le bien d'une race qui ne fut pas à sa place. 

Bien loin de ces tombes de temps oubliés, se trouvait Daeng Do Sun. Il fut débout sur une des centaines de terrasses du Palais Impérial. Le palais fut un vaste édifice composé de dizaines de coupoles et de presque dix mille arcades. C'était un complexe de tours rondes ornés de coupoles connectés entre eux par des galeries pouvant monter jusqu'à cinq étages. Entre les édifices se trouvaient des jardins. La plus part furent des vastes étendue de herbe ornés par des statues sur des socles. On trouvait également des nombreuses plantes, des arbres de l'Est et de l'Ouest. Des fleurs du Nord et du Sud. Les petits chemins pavés permettaient aux visiteurs et habitants de l'édifice de tranquillement se promener entre les édifices. Le palais fut probablement le complexe palatial le plus grand du Monde. Tout le huitième plateau, le plus élevé de la ville, fut consacré au palais qui fut uniquement limité par la falaise depuis laquelle on pouvait admirer la plus belle ville au Monde. Les palais almérans semblaient ridicules comparés aux structures massives du palais tarnois. L'intérieur ne fut pas moins monumental. On disait que la Salle des Dieux fut tellement haute qu'il arrivait des fois que la sueur des croyants créaient au plafond des petits nuages qui retombaient sous forme de pluie. En cette matinée, presque personne fut débout. Seuls quelques fonctionnaires traversaient énergiquement les couloirs à la recherche d'un confrère pour discuter d'affaires dites urgentes. Daeng Do fut donc tranquil sur la terrasse en admirant la cité qui se dorait sous le Soleil levant. De loin il pouvait entendre les cris des ptérosaures qui se reposaient des courts moments sur les coupoles de temples ou maisons avant de repartir vers les Monts du Nord ou ils avaient pour la plus part leurs nids. Daeng Do profitait de ce court instant de paix avant le début du sacre qui allait avoir lieu dans la journée à venir. L'air fut frais mais ceci allait rapidement changer des que le Soleil chauffera l’atmosphère. C'est alors qu'une ombre apparue sur le sol de la terrasse. Depuis l'intérieur une forme féminine s'approcha. Daeng Do se retourna lentement et il sourit légèrement en voyant qui venait. C'est alors qu'Aja Mon sortit sur la terrasse. Elle fut maquillé. Ses lèvres furent plongés dans un rouge sang, son visage avait été rendu plus pâle et ses yeux accentués avec de la couleur noire. Elle portait une robe en soie rouge-dorée. Un vêtement digne de la souveraine de l'Empire du Beysin. Elle ouvrit la bouche pour prononcer les suivantes paroles. 


Aja Mon : Mon cher Dado, je peux que constater avec joie que tu profites toujours avec tant de passion les heures vierges de la journée. Je suis venu au plus vite que j'ai pu mais tu comprends que je pouvais que prendre ton sacre comme excuse pour venir à Titanua. Venir plus tôt aurait paru suspect et nous savons tous les deux que l'heure n'est pas encore venu de dévoiler certaines choses. 

Daeng Do s'approcha de Mon à une distance brisant bien de protocoles. Son cœur commençait à battre plus rapidement. Ce faisait des mois qu'ils s'étaient plus vus. Tant de temps sans se voir ou s'entendre par crainte que leur secret serait découvert. Il répondit donc. 

Daeng Do : Ta venue, même si tardive, peut que réjouir mon âme. Oui, j'aime le matin. C'est en ces temps que tout commence et que se construit le jour à venir. Ne sont nos nations pas aussi dans une nouvelle matinée ? Ne sommes-nous pas tous les deux dotés du pouvoir de construire la journée centenaire à venir ? 

Aja Mon sourit. Ce ne fut pas ce sourire hypocrite visant à tromper l’interlocuteur mais un vrai sourire. Un sourire d'amour, de passion et de sincère dévotion. Elle continua alors la conversation. 

Aja Mon : Oui. Aussi grande ma haine envers Khan Do ait pu être, j'admire son sacrifice. Ce fut purement lui. Il croyait en la paix mais ironie du sort, on le retiendra comme un souverain guerrier. Il fut le défenseur d'une démocratie que les futures générations confondront avec la dictature. Seulement dans quelques siècles, je crains, on découvrira la réelle valeur d'un homme qui fut victime de la politique mondiale de certaines organisations. 

Daeng Do sentit une légère douleur dans sa poitrine. Il avait aimé son frère même s'il avait toujours pensé qu'il fut trop faible pour s'imposer face à ces premiers ministres. Ce fut un homme bien mais qui régna dans un siècle de mal. Il commenta alors. 

Daeng Do : Je suis de ton avis. Mais je pense que justice sera faite et plus vite qu'on croit. L'OTH perdra cette guerre. Même si l'OTH devrait remporter sur le plan militaire, la guerre aura, elle a déjà, secoué les économies de l'OTH au point qu'ils prendront des années à récupérer du désastre. Les économies de l'OTH sont trop axé sur la bourse et les échanges de finance. Les actions s'écroulent chaque heure d'avantage et la faillite de leurs principales entreprises n'est probablement qu'une question de temps sauf si l'Etat intervient mais là, ce seront des dizaines de milliards voir des centaines qui devront être mit sur le marché et ceci créera une telle dette que les états seront forcés d'assainir leurs économies et ceci affaiblira leurs armées et les rendra vulnérables. L'OTH ne peut pas gagner la guerre. Chaque heure que le conflit dure, leurs économies s'écroulent d'avantage. Le marché mondial est déjà presque à l'arrêt. Des larges parties de l'hémisphère orientale ne peuvent plus être emprunté par des navires de commerce de l'OTH sans prendre des très grands risques. Le pétrole du Moyen-Orient est trop près du Kirep et de ses navires devenant ainsi inaccessible. Notre pays est un des rares pays du G8 pouvant emprunter sans aucun danger toutes les routes commerciales du Monde. Sans parler que le Raksasa, le cœur économique de l'OTH est pris d'assaut. Il est probable que si le Raksasa tombe, que les économies de l'OTH risquent de jamais pouvoir récupérer de la guerre. La Fédération est déjà entra de prendre sa revanche sur l'OTH. Les capitaux affluent vers nos banques protégés par le secret bancaire. Les investisseurs de l'Alméra occidentale sentant que les économies de l'OTH sont mortellement menacées, viennent dans la Fédération. Le désarmement et nos liens avec le Pacte ne font que renforcer leur conviction que nous sommes un refuge sûr. Kirov n'attaquera jamais notre pays et les USP ne peuvent rien oser faire tant que nous respectons l'accord. En nous imposant cet accord, les USP ont cru affaiblir la Fédération alors qu'aujourd'hui cet accord est la clé de notre vengeance. Je te le dis, nous triompherons sur l'OTH sans un tir de fusil. Les usines seront nos chars et les hommes d'affaires nos soldats. 

Soudainement Aja Mon prit Daeng Do par les épaules, le tourna vers elle et l'embrassa sur le bouge. En quelques secondes le corps de Daengo Do fut rempli d'un sentiment de satisfaction angélique. Les pensées hautement politiques furent oubliés sur l'instant. Les deux amoureux profitaient simplement de cette fusion charnelle intense entre eux. Que le Monde se fasse la guerre, eux, ils profitaient de ce rare moment de complicité et de solitude pour vivre leur passion. 
Amaski

Message par Amaski »

<center>LE TRONE DES DEUX DRAGONS 
- Partie 9 : Le sacre -

[img]http://img507.imageshack.us/img507/4458/tarnq.jpg[/img]</center>
Le Grand Temple Bleu était bondé de gens venus de tous les parts et de toutes les cultures. Rarement l'édifice avait été aussi rempli. Seulement un petit passage à travers la foule permettait d’accéder au cœur du temple, un plateau surélevé accessible par cinq marches d'escaliers. Les colonnes du temple, autour desquels la foule se rassemblait, brillaient sous l'effet du Soleil entrant par les fenêtres. Des soldats se tenaient près des passages empêchant la foule de fermer le dernier lieu libre de gens. Également autour du cœur du temple les soldats avaient prit position. Les uniformes gris formaient un cordon devant assurer que la passion de la masse ne mette pas en péril la cérémonie. Sur le plateau central se trouvait un trône en pierre massive grisâtre. Ce fut un trône simple, seul aux côtés des gravures montraient des scènes de la Bataille du Mur ainsi que sur le dos du trône ou on pouvait voir la swastika tarnoise formée des deux demi-lunes et du globe terrestre. Le Temple avait été abondamment décoré pour la cérémonie. C'est ainsi que des vastes drapeaux furent accrochés aux colonnes représentants toutes les provinces de l'Empire, parmi lesquelles aussi les drapeaux des provinces perdues au fil de siècle. Il avait aussi aux murs du temple les drapeaux numanciens capturés durant la Bataille de Manzikaron ainsi que des cartes faits par les explorateurs tarnois durant le 16ème siècle. Mais pas tout fut tarnois dans ce temple. A l'est du plateau centrale se trouvaient sur des sièges tous les invités de marque de l'Empire. On avait ainsi en première rangée Jung Hee, représentant du Lychaka ainsi que le Ministre des affaires étrangères de l'Albion. Il avait aussi la famille impériale du Schlessien qui furent le plus proche du trône tarnois avec à leurs côtés le Duc de Godhavin, représentant du Thorval, un monsieur de 84 ans. On pouvait aussi voir Roman Adilius, principal conseiller du Roi du Terdus accompagné par le Ministre des affaires étrangères du Terdus. On pouvait aussi voir Stefan Zavek, le Président de la République Sébalde. Et last but not least, la famille impériale de la Roumalie fut également présente. Il y avait ainsi la majeure partie des têtes couronnées du Monde et les plus importants partenaires de l'Empire et la Fédération. En face des invités de marque, sur l'autre côté du plateau, se trouvaient les délégations nationales. Il avait ainsi dix représentants sayaken, dix nameken, dix aquanox, dix astarans et dix jaboïtes. Néanmoins le plus important personnage en place fut le Rok qui fut débout sur le plateau en attendant l'arrivé du prince qui devait aujourd'hui devenir le plus important souverain du Monde tarnois. C'est alors qu'une musique lourde et cérémonielle résonna dans le temple. 

Les portes principales du Temple s'ouvraient. Les portes furent en fer décoré avec des plaques de théodian représentant tout le panthéon tarnois. Un résumé de la mythologie tarnoise pour les gens illettrés du pays. Comme jadis les statues et images des cathédrales, la porte du Temple devait instruire la masse sur les valeurs religieuses de la Nation. Par la porte une trentaine de soldats dans des uniformes grises entraient dans le temple. Ils portaient leurs fusils d'assaut près de leur poitrine. Ils marchaient vers le centre du temple. La musique se tut laissant place au son des bottes. Daeng Do Sun entra entouré de soldats après l'entrée des premiers soldats. Une tradition vieille comme la civilisation tarnoise rappelant comment Orkmon était entré dans le Sénat après avoir vaincu les ennemis du jeune royaume tarnois. C'est là que le premier empereur avait reçu le titre de Kansteltan. Quinze siècles plus tard, l'histoire se répétait comme si le Monde ne pouvait pas échapper à certaines constantes. Mais entre temps les uniformes avaient changés, les soldats portaient des armes à feu. Les hommes gris comme on nommait les soldats tarnois désormais frayait le chemin au souverain de la Nation. La foule applaudit et salua Daeng Do. L’Impératrice du Beysin sourit sur son siège quand elle vit le souverain approcher. Elle jeta alors rapidement un coup d'oeil sur l'anneau dorée qu'elle portait. L'anneau avait la swastika tarnoise avec les initiales de Daeng Do. Quand Daeng Do monta les marches vers le plateau, une musique cérémonielle bien plus profonde résonna dans le Temple. Le Rok, un noir de presque deux mètres le demanda de se mettre à genoux. C'est ainsi que le Prince se mit sur ses genoux devant le premier prêtre de la Fédération. Le Rok portait un chapeau carré bleu haut de trente centimètres et fut vêtu de plusieurs draps de tissu bleu. Les autres prêtres avaient le même habillement mais en noir. C'est alors qu'un prêtre s'approcha du Rok et le tendit un petit bol rempli de sang. Ce fut du sang humain, la couleur bleuâtre indiquait que c'était du sang d'un tarnois. Hors de question de prendre du sang d'un étranger. C'est alors que le Rok dessina sur le front du Prince une swastika tarnoise. Quelques gouttes de sang coulaient sur le front du futur souverain vers les lèvres. Ce geste symbolisait la pensée au peuple que tout souverain devait avoir. Le sang avait toujours en tout temps été le premier symbole de la collectivité. Ensuite le bol fut approché de la bouche de Daengo Do. Il bu alors le sang bleu aspirant la puissance de la collectivité en lui pour devenir plus qu'un avec le collectif. C'est alors que le Rok parla pour la première fois. 


Rok : Kansteltan, oublie ton nom. Oublie ton identité. Oublie ton individualité et devient plus que collectif. A partir de cet instant tu ne portes plus ton nom d'individu mais uniquement celui de la collectivité. A partir de cette heure tu seras plus que la tête du tout et uniquement la tête du tout. Réponds-moi donc, quel sera le nom que tu porteras en tant que tête du corps de notre civilisation. 

Le Rok se pencha vers le Prince qui lui chuchota dans l'oreille son nom de règne. Le Rok se releva et dit alors en se tournant vers le public. 

Rok : Vous tous. Que vous soyez paysans, guerriers ou prêtres. Sachez que désormais notre très grande nation et notre très auguste empire aura comme tête celui qu'on retiendra dans les annales comme Orkmon. C'est ainsi que notre histoire commence avec Orkmon qui inaugura une ère de grandeur pour notre peuple et que notre nation, en ce début du 16ème siècle, met les espoirs en un nouveau orkmon pour inaugurer une ère de plus grande splendeur. Qu'il suit l'exemple du premier mais jamais celui du troisième. Qu'il unisse nos peuples dans un état fort et unique en matière de religion, de droit et de culture. 

Le Rok se tourna alors vers les délégations des cinq ethnies et leur dit. 

Rok : Vous les nameken, grands esprits de notre civilisation, acceptez-vous comme tête du corps tarnois le Kansteltan Orkmon ? 

Nameken : Oui, nous l'acceptons et nous jurons de penser pour le bien du collectif. 

Rok : Vous les sayaken, les bras armés de notre civilisation, acceptez-vous comme tête du corps tarnois le Kansteltan Orkmon ? 

Sayaken : Oui, nous l'acceptons et nous lèverons nos bras contre les ennemis de notre civilisation. 

Rok : Vous les aquanox, capable de vivre et travailler en tout lieu, acceptez-vous comme tête du corps tarnois le Kansteltan Orkmon ? 

Aquanox : Oui, nous l'acceptons. 

Rok : Vous les astarans, artistes et commercants, acceptez-vous comme tête du corps tarnois le Kansteltan Orkmon ? 

Astarans : Oui, nous l'acceptons avec joie. 

Rok : Vous les jaboïtes, acceptez-vous comme tête du corps tarnois le Kansteltan Orkmon ? 

Jaboïtes : Oui, nous l'acceptons et nous le jurons fidélité. 

Le Rok se tourna vers le Prince. C'est alors qu'un autre prêtre apporta sur un cousin un objet couvert par un drap bleu. Le Rok enleva le tissu dévoilant une couronne très haute composé de sept niveaux représentant les sept plateaux de la ville de Titanua. Des pierre de théodian étaient incrustés dans la couronne. Ils brillaient dans la lumière de mille feux. Les légendes racontaient que seul un tarnois pouvait porter la couronne. Ils n'avaient pas tort mais loin d'une punition divine, c'était un fait scientifique qui expliquait ceci. La couronne contenait assez de théodian purifié pour radier le cerveau du porteur en quelques minutes. Un humain subirait un infarctus cérébral, un tarnois au contraire voyait son activité cérébrale stimulée. A cette heure-ci personne se doutait que le théodian était une matière ultra-radioactive, encore moins Saratova qui portait en ses veines du théodian au plus pur état mais c'était plus qu'une question de temps avant que certaines secrets allaient être dévoilés. Entre temps Daeng Do se releva et s'assit sur le trône en pierre en regardant vers la foule. C'est alors que le Rok posa la couronne sur la tête du souverain. La foule applaudit leur nouveau Kansteltan. Orkmon leva le main en signe de salut. Les soldats levaient leurs armes en l'air saluant leur nouveau souverain. En même temps, Jarm Zen, ambassadeur tarnois, entra au Kremlin à Novgorod avec dans son porte-document des plans de la Nouvelle Mongolie et de l'Astara du Nord. 
Répondre

Retourner vers « Archives Personelles du Pays »