Encyclopédie Mathémite et Mathémographique
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Hijmans
<center>Encyclopédie exhaustive traitant de Mathème, de son île, de sa cité, et de son Université</center>
<center>par Démoxène, citoyen et érudit passioné</center>
Sommaire :
I. Description succincte et générale
En cours de rédaction
II. Géographie et cartographie
Au stade de projet
III. Histoire, dates et chronologie
En cours de rédaction
IV. L'Université : institution scientifique
Au stade de projet
V. L'Université : institution gouvernementale
Au stade de projet
VI. Mathème : administration de la cité
Au stade de projet
VII. Population : répartitions et sociologie
Au stade de projet
VIII. Nature, environnement et économie
Au stade de projet
IX. Cultulre et foklore
Au stade de projet
X. Défense et armée
Au stade de projet
<center>par Démoxène, citoyen et érudit passioné</center>
Sommaire :
I. Description succincte et générale
En cours de rédaction
II. Géographie et cartographie
Au stade de projet
III. Histoire, dates et chronologie
En cours de rédaction
IV. L'Université : institution scientifique
Au stade de projet
V. L'Université : institution gouvernementale
Au stade de projet
VI. Mathème : administration de la cité
Au stade de projet
VII. Population : répartitions et sociologie
Au stade de projet
VIII. Nature, environnement et économie
Au stade de projet
IX. Cultulre et foklore
Au stade de projet
X. Défense et armée
Au stade de projet
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Hijmans
<center>I. Informations générales</center>
<center>[img]http://nsa28.casimages.com/img/2011/07/23/110723104350701944.png[/img]</center>
- Nom du pays : Université de Mathème
- Devise : Ab universo, cum pecunia, ad scientiam (l'univers pour objet, l'argent pour moyen, la connaissance pour fin)
- Population : 998 750 habitants
- Superficie : 1260 km²
- Densité de population : 792 hab/km²
- Capitale & plus grande ville : Mathème
- Type de régime : Epistémocratie universitaire
Diagramme politique :
[img]http://nsa28.casimages.com/img/2011/07/25/110725044451977095.png[/img]
Légende :
- Professeurs :
- Système économique : libéralisme spéculatif
- Langues officielles : grec ancien, latin (peu usités)
- Autres langues reconnues : français (utilisé populairement et diplomatiquement)
- Gentilé : mathémite
- Fête nationale : le 21 mars (équinoxe de printemps et début de l'année astronomique)
- Hymne national : aucun.
<center>[img]http://nsa28.casimages.com/img/2011/07/23/110723104350701944.png[/img]</center>
- Nom du pays : Université de Mathème
- Devise : Ab universo, cum pecunia, ad scientiam (l'univers pour objet, l'argent pour moyen, la connaissance pour fin)
- Population : 998 750 habitants
- Superficie : 1260 km²
- Densité de population : 792 hab/km²
- Capitale & plus grande ville : Mathème
- Type de régime : Epistémocratie universitaire
Diagramme politique :
[img]http://nsa28.casimages.com/img/2011/07/25/110725044451977095.png[/img]
Légende :
- - Orange : pouvoir exécutif
- Bleu : pouvoir législatif
- Vert : pouvoir judiciaire
- Violet : pouvoir de contrôle
- Jaune : pouvoir consultatif
- Professeurs :
- - Arithméticien : Professeur Géogastre
- Géomètre : Professeur Atmogène
- Astronome : Professeur Hydrarque
- Météorologiste : Professeur Logotrope
- Opticien : Professeur Chloronyme
- Acousticien : Professeur Héliographe
- Chronologiste : Professeur Isophotos
- - Bibliothécaire : Maître Nomolyte
- Trésorier : Maître Adénoïde
- Apothicaire : Maître Potamagore
- Greffier : Maître Gonotherme
- Appariteur : Maître Hippalgique
- Intendant : Maître Ostreiphile
- Système économique : libéralisme spéculatif
- Langues officielles : grec ancien, latin (peu usités)
- Autres langues reconnues : français (utilisé populairement et diplomatiquement)
- Gentilé : mathémite
- Fête nationale : le 21 mars (équinoxe de printemps et début de l'année astronomique)
- Hymne national : aucun.
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<center>II. Géographie et cartographie. </center>
A - Carte de l'île de Mathème
<center>[img]http://nsa28.casimages.com/img/2011/07/29/110729112828269674.png[/img]</center>
(1) Université de Mathème
(2) Bassin de la Huitième Académie
(3) Jardins de l'Apothicaire
(4) Banque Mathémite
(5) Sanatorium
(6) Réservoirs
(7) Port du Pyré
(8) Thermes
Légende :
A - Carte de l'île de Mathème
<center>[img]http://nsa28.casimages.com/img/2011/07/29/110729112828269674.png[/img]</center>
(1) Université de Mathème
(2) Bassin de la Huitième Académie
(3) Jardins de l'Apothicaire
(4) Banque Mathémite
(5) Sanatorium
(6) Réservoirs
(7) Port du Pyré
(8) Thermes
Légende :
- Large gris : la Grand-Route
Moyen gris : Boulevards
Fin gris : Avenues
Bleu : bassins et réservoirs.
Beige : zones essentiellements composées de bâtiments.
Vert : parcs et espaces verts.
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<center>III. Histoire, dates et chronologie</center>
A - Chronologie des principaux évènements de l'île de Mathème
A - Chronologie des principaux évènements de l'île de Mathème
- 500 av. J.-C. : fondation du comptoir de Mathème par la cité antique de Populopolis.
11 ap. J.-C. : disparition de la cité de Populopolis. La cité de Mathème devient indépendante.
167 ap. J.-C. : effondrement des institutions démocratiques. Mise en place d'un sénat de riches marchands, et fondation de la République de Mathème.
400 ap. J.-C. : coup d'Etat. Début de la courte Tyrannie de Mathème.
401 ap. J.-C. : les troupes militaires sont matées. La Banque Mathémite prend le pouvoir.
780 ap. J.-C. : fin de la crise économique, effondrement de la Banque Mathémite. L'Université de Mathème prend le pouvoir.
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B - Description evenementielle
1/ 500 av. J.-C. - 11 ap. J.-C. : Comptoir de Mathème
a) 500 av. J.-C. - 467 av. J.-C. : fondation du comptoir et débuts de la colonie
Au VI siècle av. J.-C., la cité antique de Populopolis est probablement l'une des cités les plus médiocres de toutes les côtes d'Alméra. Ne possédant aucune structure culturelle, avec une série de rois ivrognes et gloutons, elle ne présentait aucun attrait, et elle serait probablement morte sans laisser aucune trace derrière elle.
C'est en 500 av. J.-C. que Rhinomane, conseiller du roi, en désespoir de cause, fut prit d'une fièvre colonialiste. Il décida de fonder des comptoirs un peu partout sur le monde afin d'étendre l'influence de Populopolis.
Une dizaine de bateaux colons partirent donc de la cité dans toutes les directions. six furent perdus par les aléas des tempêtes, et un arrêté par des pirates. Seuls trois arrivèrent sur des terres possibles pour une extension culturelle.
La première colonie, nommée Ecos, sur Thyroptis, fut pillée et détruite par une horde de sauvages nomades. Il n'en resta rien.
La deuxième, dans les contrées australes de Zanyane, arrêta peu à peu ses communications, en s'endormit progressivement dans un sommeil glacial.
Le troisième vaisseau colon s'éloigna très prêt du continent éloigné de Vicaskaran. Il trouva une île au climat assez doux, les marins décidèrent donc d'y accoster. Plastopyros, le géographe attitré de cette expédition, décida de nommer cette île Mathème, et un début de colonie se bâtit à l'endroit actuel du port.
Cependant, plus le temps passait, et plus il s'avérait que l'île n'était pas placée sur une route commerciale. Pratiquement aucun bateau ne passait, et les soldats devenaient peu à peu de gentils paysans, cultivant suffisamment pour nourrir les colons et s'assurer une vie confortable.
A la métropole, Rhinomane s'arrachait les cheveux. Il n'avait pas créé une colonie afin qu'elle devienne une cité oisive et paresseuse dont l'indépendance allait pouvoir être acquise à cause de l'éloignement.
Mais un beau jour, un miracle arriva. Un navire marchand passa prêt des côtes de Mathème.
Aussitôt les soldats sautèrent dans l'unique navire de la colonie et arrivèrent assez rapidement à intercepter le navire. Ce dernier consentità payer un impôt (modeste) de passage, si on lui laissait toute sa cargaison intacte. Le marché passé avec le navire était également de faire en sorte que les routes commerciales passent à proximité de l'île. Il en fut ainsi.
Plastopyros eu l'idée lumineuse également de réquisitionner tous les rouleaux contenus dans le navire (il y en avait une trentaine) et, aidé de ses apprentis, il en fit des copies. Il remit les originaux au navire, et, avec les trente rouleaux, il commença la première bibliothèque de l'île de Mathème, ce qui sera également les prémices de l'Université. La bibliothèque fut d'ailleurs surnommée la Bibliothèque aux Trente Rouleaux.
C'est ainsi que durant les trente premières années, la cité commença à prospérer, autant économiquement qu'intellectuellement.
b) 467 av. J.-C. - 199 av. J.-C. : la montée en puissance du comptoir
Depuis le premier bateau taxé, l'île n'a cessé de se développer. Les coffres du comptoir se remplissaient, et les comptables mentaient honteusement à la métropole sur leur chiffre d'affaire et, par conséquent, sur les impôts qu'ils leur devaient.
Cette période du comptoir fut surnommée l'Age d'Argent de Mathème (l'âge d'or se situant lors de la République de Mathème).
Les citoyens étaient tous de riches marchands, et les esclaves trimaient dans les champs. La cité s'étendaient sous le schéma actuel : de larges jardins et de belles maisons aux couleurs célestes (blanc et bleu clair). Des immigrants arrivaient chaque jour de la métropole et de terres avoisinnantes ayant entendu parler de cette cité qui ne cessait d'augmenter et de prospérer.
C'est d'ailleurs à cette époque que l'on vit naître les deux plus grandes institutions du pays : la Banque Mathémite et l'Université de Mathème.
La Banque Mathémite, fondée par Thesauros, est un établissement prenant soin des richesses de tous ses clients et qui, suite à des placements fructueux, faisait se multiplier l'argent dans les coffres. C'est l'un des premiers exemples de banque dans le monde.
L'Université de Mathème fut fondée également à la même époque. Grâce à la politique menée initialement par le cartographe Plastopyros, la Bibliothèque aux Trentes Rouleaux avait atteint une taille exceptionnelle. Plusieurs érudits, des astronomes pour la plupart, dirigés par le géomètre Etymê, décidèrent de se réunir et de fonder une école philosophique sur la science naturelle, mais uniquement matérialiste (sans souci d'élucubrations divines ou ésotériques). Ils ne se soucieraient que du "Comment" et oublieraient le "Pourquoi".
C'est avec la fondation de l'Université que commença le progressif désenchantement des insulaires, couplé à un matérialisme et un utilitarisme financier des plus efficaces.
La croissance semblait ne jamais s'arrêter, chacun devenant de plus en plus riche et de plus en plus heureux (sauf les esclaves, mais ça ne compte pas vraiment).
c) 199 av. J.-C. - 11 ap. J.-C. : déclin de Populopolis
Durant les deux siècles qui suivirent, la cité de Populopolis ne cessait de péricliter. La quasi-totalité de la population désertait ses rues pour venir s'installer dans la cité dorée de Mathème, où la Science et la Richesse se trouvent à chaque coin de vue. Plus aucun impôt de provenait de la colonie, et la métropole n'avait aucun moyen militaire ou financier pour les forcer à les payer.
C'est le 11 novembre 11 après J.-C. que le dernier roi de Populopolis, Thémoglotte III le Maigre, que la cité sombra définitivement : il n'y avait littéralement plus d'habitants. Des barbares vinrent et saccagèrent tout. Seule la dépouille du roi, qui pesait probablement plus de six cents kilos, resta en place et se décomposa peu à peu, envahissant toute la cité d'une odeur nauséabonde. D'après un homme revenu sur les lieux dix ans plus tard, la dépouille avait à peine diminué de moitié. Même les mouches n'osaient pas s'en approcher.
Sur l'île de Mathème, la mort du roi fut accueillie dans l'allégresse. Certains légistes suivant scrupuleusement des textes affirmèrent que la cité devenait de facto indépendance, n'ayant plus de métropole réelle à laquelle il faut rendre des comptes.
Mathème devint donc indépendante et se libéra du joug de la médiocre, vile et abjecte ancienne cité de Populopolis.
1/ 500 av. J.-C. - 11 ap. J.-C. : Comptoir de Mathème
a) 500 av. J.-C. - 467 av. J.-C. : fondation du comptoir et débuts de la colonie
Au VI siècle av. J.-C., la cité antique de Populopolis est probablement l'une des cités les plus médiocres de toutes les côtes d'Alméra. Ne possédant aucune structure culturelle, avec une série de rois ivrognes et gloutons, elle ne présentait aucun attrait, et elle serait probablement morte sans laisser aucune trace derrière elle.
C'est en 500 av. J.-C. que Rhinomane, conseiller du roi, en désespoir de cause, fut prit d'une fièvre colonialiste. Il décida de fonder des comptoirs un peu partout sur le monde afin d'étendre l'influence de Populopolis.
Une dizaine de bateaux colons partirent donc de la cité dans toutes les directions. six furent perdus par les aléas des tempêtes, et un arrêté par des pirates. Seuls trois arrivèrent sur des terres possibles pour une extension culturelle.
La première colonie, nommée Ecos, sur Thyroptis, fut pillée et détruite par une horde de sauvages nomades. Il n'en resta rien.
La deuxième, dans les contrées australes de Zanyane, arrêta peu à peu ses communications, en s'endormit progressivement dans un sommeil glacial.
Le troisième vaisseau colon s'éloigna très prêt du continent éloigné de Vicaskaran. Il trouva une île au climat assez doux, les marins décidèrent donc d'y accoster. Plastopyros, le géographe attitré de cette expédition, décida de nommer cette île Mathème, et un début de colonie se bâtit à l'endroit actuel du port.
Cependant, plus le temps passait, et plus il s'avérait que l'île n'était pas placée sur une route commerciale. Pratiquement aucun bateau ne passait, et les soldats devenaient peu à peu de gentils paysans, cultivant suffisamment pour nourrir les colons et s'assurer une vie confortable.
A la métropole, Rhinomane s'arrachait les cheveux. Il n'avait pas créé une colonie afin qu'elle devienne une cité oisive et paresseuse dont l'indépendance allait pouvoir être acquise à cause de l'éloignement.
Mais un beau jour, un miracle arriva. Un navire marchand passa prêt des côtes de Mathème.
Aussitôt les soldats sautèrent dans l'unique navire de la colonie et arrivèrent assez rapidement à intercepter le navire. Ce dernier consentità payer un impôt (modeste) de passage, si on lui laissait toute sa cargaison intacte. Le marché passé avec le navire était également de faire en sorte que les routes commerciales passent à proximité de l'île. Il en fut ainsi.
Plastopyros eu l'idée lumineuse également de réquisitionner tous les rouleaux contenus dans le navire (il y en avait une trentaine) et, aidé de ses apprentis, il en fit des copies. Il remit les originaux au navire, et, avec les trente rouleaux, il commença la première bibliothèque de l'île de Mathème, ce qui sera également les prémices de l'Université. La bibliothèque fut d'ailleurs surnommée la Bibliothèque aux Trente Rouleaux.
C'est ainsi que durant les trente premières années, la cité commença à prospérer, autant économiquement qu'intellectuellement.
b) 467 av. J.-C. - 199 av. J.-C. : la montée en puissance du comptoir
Depuis le premier bateau taxé, l'île n'a cessé de se développer. Les coffres du comptoir se remplissaient, et les comptables mentaient honteusement à la métropole sur leur chiffre d'affaire et, par conséquent, sur les impôts qu'ils leur devaient.
Cette période du comptoir fut surnommée l'Age d'Argent de Mathème (l'âge d'or se situant lors de la République de Mathème).
Les citoyens étaient tous de riches marchands, et les esclaves trimaient dans les champs. La cité s'étendaient sous le schéma actuel : de larges jardins et de belles maisons aux couleurs célestes (blanc et bleu clair). Des immigrants arrivaient chaque jour de la métropole et de terres avoisinnantes ayant entendu parler de cette cité qui ne cessait d'augmenter et de prospérer.
C'est d'ailleurs à cette époque que l'on vit naître les deux plus grandes institutions du pays : la Banque Mathémite et l'Université de Mathème.
La Banque Mathémite, fondée par Thesauros, est un établissement prenant soin des richesses de tous ses clients et qui, suite à des placements fructueux, faisait se multiplier l'argent dans les coffres. C'est l'un des premiers exemples de banque dans le monde.
L'Université de Mathème fut fondée également à la même époque. Grâce à la politique menée initialement par le cartographe Plastopyros, la Bibliothèque aux Trentes Rouleaux avait atteint une taille exceptionnelle. Plusieurs érudits, des astronomes pour la plupart, dirigés par le géomètre Etymê, décidèrent de se réunir et de fonder une école philosophique sur la science naturelle, mais uniquement matérialiste (sans souci d'élucubrations divines ou ésotériques). Ils ne se soucieraient que du "Comment" et oublieraient le "Pourquoi".
C'est avec la fondation de l'Université que commença le progressif désenchantement des insulaires, couplé à un matérialisme et un utilitarisme financier des plus efficaces.
La croissance semblait ne jamais s'arrêter, chacun devenant de plus en plus riche et de plus en plus heureux (sauf les esclaves, mais ça ne compte pas vraiment).
c) 199 av. J.-C. - 11 ap. J.-C. : déclin de Populopolis
Durant les deux siècles qui suivirent, la cité de Populopolis ne cessait de péricliter. La quasi-totalité de la population désertait ses rues pour venir s'installer dans la cité dorée de Mathème, où la Science et la Richesse se trouvent à chaque coin de vue. Plus aucun impôt de provenait de la colonie, et la métropole n'avait aucun moyen militaire ou financier pour les forcer à les payer.
C'est le 11 novembre 11 après J.-C. que le dernier roi de Populopolis, Thémoglotte III le Maigre, que la cité sombra définitivement : il n'y avait littéralement plus d'habitants. Des barbares vinrent et saccagèrent tout. Seule la dépouille du roi, qui pesait probablement plus de six cents kilos, resta en place et se décomposa peu à peu, envahissant toute la cité d'une odeur nauséabonde. D'après un homme revenu sur les lieux dix ans plus tard, la dépouille avait à peine diminué de moitié. Même les mouches n'osaient pas s'en approcher.
Sur l'île de Mathème, la mort du roi fut accueillie dans l'allégresse. Certains légistes suivant scrupuleusement des textes affirmèrent que la cité devenait de facto indépendance, n'ayant plus de métropole réelle à laquelle il faut rendre des comptes.
Mathème devint donc indépendante et se libéra du joug de la médiocre, vile et abjecte ancienne cité de Populopolis.
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Hijmans
2/ 11 ap. J.-C. - 167 ap. J.-C. : Cité de Mathème
a) La mise en place des institutions démocratiques
Lors de l'indépendance de la cité de Mathème, la plupart des notables de la ville (universitaires, marchands, officiers) se réunirent afin d'organiser les nouvelles institutions. Immédiatement, chacun de se de sa partie : la Banque Mathémite et l'Université de Mathème (les deux institutions se livrant une guerre tacite du genre "Qui c'est qui commandera l'île") réclamèrent chacune la totalité des pouvoirs ; les plus riches citoyens réclamaient la mise en place d'un Sénat ouvert uniquement aux plus aisés d'entre eux. Le maréchal de l'armée se déclarait comme le légitime descendant des rois de Populopolis (étant cousin au troisième degré du petit-fils d'une tante d'un descendant en ligne directe du frère du roi Borborygme I le Balloné), et donc la gestion de la ville lui revenait de droit. Bref, la zizanie risquait bien de menacer le fragile ecosystème que s'était bâti l'île.
C'est un sombre esclave, Antrhopogame-Pêcheur, qui proposa à son maître, alors que ce dernier rentrait d'une énième réunion ne menant à rien, l'idée que, puisque personne n'était d'accord, que chacun ai la voix au chapitre. Le maître, le lendemain, mit cette idée sur le tapis à la réunion, et elle fut adoptée à la quasi-totalité.
Mathème devint une démocratie et prit le nom officiel de Cité de Mathème, et prit la glorieuse devise : "Un pour tous, tous pour l'argent".
Les institutions démocratiques se définissaient ainsi :
b) Le déroulement de la démocratie de Mathème
Dans les premiers temps, la Cité de Mathème fonctionna avec ses institutions parfaitement. Les lois étaient votées, la cité dirigée par les six chefs d'Etat, et la justice était rendue équitablement. Tout se déroulait comme il était prévu.
Mais comme dans la plupart des systèmes démocratiques, la corruption vit le jour, l'ekklesia commençait à favoriser grandement les marchands les plus importants, la justice était toujours favorable aux plus riches, et le sort désignait étrangement toujours les mêmes personnes ou des personnes qu'ils souhaitaient.
Le peuple, lui ne se rendait pas compte de cette corruption. N'ayant aucune notion de la démocratie ou de l'égalité, il pensait que c'était somme toute normal et que les autres démocraties dans le monde, si tant est qu'il en existe, fonctionnaient selon le même système. L'argent ouvrait les portes, la pauvreté les refermait.
La corruption atteint son paroxysme lorsque l'ekklesia vota une ultime loi, celle qui allait la destituer. Cette loi disait, en effet, que toutes les institutions démocratiques étaient dissoutes, et que l'ekklesia allait être remplacée par un Sénat composée des 100 plus riches marchands de la cité.
La Cité de Mathème tombait ; la République de Mathème naissait...
a) La mise en place des institutions démocratiques
Lors de l'indépendance de la cité de Mathème, la plupart des notables de la ville (universitaires, marchands, officiers) se réunirent afin d'organiser les nouvelles institutions. Immédiatement, chacun de se de sa partie : la Banque Mathémite et l'Université de Mathème (les deux institutions se livrant une guerre tacite du genre "Qui c'est qui commandera l'île") réclamèrent chacune la totalité des pouvoirs ; les plus riches citoyens réclamaient la mise en place d'un Sénat ouvert uniquement aux plus aisés d'entre eux. Le maréchal de l'armée se déclarait comme le légitime descendant des rois de Populopolis (étant cousin au troisième degré du petit-fils d'une tante d'un descendant en ligne directe du frère du roi Borborygme I le Balloné), et donc la gestion de la ville lui revenait de droit. Bref, la zizanie risquait bien de menacer le fragile ecosystème que s'était bâti l'île.
C'est un sombre esclave, Antrhopogame-Pêcheur, qui proposa à son maître, alors que ce dernier rentrait d'une énième réunion ne menant à rien, l'idée que, puisque personne n'était d'accord, que chacun ai la voix au chapitre. Le maître, le lendemain, mit cette idée sur le tapis à la réunion, et elle fut adoptée à la quasi-totalité.
Mathème devint une démocratie et prit le nom officiel de Cité de Mathème, et prit la glorieuse devise : "Un pour tous, tous pour l'argent".
Les institutions démocratiques se définissaient ainsi :
- - Une ekklesia, composée de trois cents hommes tirés au sort, sera chargée de voter les lois.
- Une assemblée composée de cinq hommes tirés au sort sera chargée de rendre la justice.
- Trois archontes, tirés au sort, dirigerons la cité cojointement avec trois Généraux, élus par tous les hommes jugés sain d'esprit.
b) Le déroulement de la démocratie de Mathème
Dans les premiers temps, la Cité de Mathème fonctionna avec ses institutions parfaitement. Les lois étaient votées, la cité dirigée par les six chefs d'Etat, et la justice était rendue équitablement. Tout se déroulait comme il était prévu.
Mais comme dans la plupart des systèmes démocratiques, la corruption vit le jour, l'ekklesia commençait à favoriser grandement les marchands les plus importants, la justice était toujours favorable aux plus riches, et le sort désignait étrangement toujours les mêmes personnes ou des personnes qu'ils souhaitaient.
Le peuple, lui ne se rendait pas compte de cette corruption. N'ayant aucune notion de la démocratie ou de l'égalité, il pensait que c'était somme toute normal et que les autres démocraties dans le monde, si tant est qu'il en existe, fonctionnaient selon le même système. L'argent ouvrait les portes, la pauvreté les refermait.
La corruption atteint son paroxysme lorsque l'ekklesia vota une ultime loi, celle qui allait la destituer. Cette loi disait, en effet, que toutes les institutions démocratiques étaient dissoutes, et que l'ekklesia allait être remplacée par un Sénat composée des 100 plus riches marchands de la cité.
La Cité de Mathème tombait ; la République de Mathème naissait...