Rencontre Sébaldie - Java
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Sébaldie
En ce 30 mars 2015, sous un temps printanier très agréable, la vice-présidente recevait le diplomate javaïte pour une rencontre, la première du genre. Pour une femme peu patiente comme Karina Rawald, attendre sur le tarmac de l’aéroport de la ville de Stranaberg, capitale du pays, représentait une éternité. Affublée de ses lunettes de soleil noires, elle scrutait le ciel et aperçut au loin le nez de l’avion de son homologue…
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Georges Haurès
<center>Severanday,
Président du Conseil Confédéral à la Diplomatie,
[img]http://img810.imageshack.us/img810/5962/kkey.png[/img]
[quote]<center>La Sébaldie faisait depuis peu son entrée dans la jungle diplomatique internationale. Suite à une prise de contact entre les deux services de diplomatie, il semblait utile d'organiser un sommet diplomatique entre les deux pays. Bien que langue - culture - géographie n'unissaient pas le Java et la République Jeekimoise, il est important de montrer que le Java est digne d'une amitié intercontinentale.
Bonjour Mrs.Rawald !
Je suis très heureux de poser le pied sur le sol sébalde.[/quote]
Président du Conseil Confédéral à la Diplomatie,
[img]http://img810.imageshack.us/img810/5962/kkey.png[/img]
[quote]<center>La Sébaldie faisait depuis peu son entrée dans la jungle diplomatique internationale. Suite à une prise de contact entre les deux services de diplomatie, il semblait utile d'organiser un sommet diplomatique entre les deux pays. Bien que langue - culture - géographie n'unissaient pas le Java et la République Jeekimoise, il est important de montrer que le Java est digne d'une amitié intercontinentale.
Bonjour Mrs.Rawald !
Je suis très heureux de poser le pied sur le sol sébalde.[/quote]
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Sébaldie
Une fois l’avion atterri, Karina Rawald retira ses lunettes de soleil et s’avança de quelques pas pour accueillir son homologue, le Président du Conseil Confédéral à la Diplomatie de la Confédération des Etats Javaïtes. Malgré les divergences qui opposaient les deux nations, la rencontre devait se passer dans les meilleures conditions, la survie de la Sébaldie sur la scène internationale en dépendait quelque peu. Aussi, avec un sourire poli, la vice-présidente de la République Sébalde répondit à Severanday :
<center>[img]http://img710.imageshack.us/img710/4099/karinaralwad200px.jpg[/img]</center>
Karina Rawald : « Et nous sommes tout aussi heureux de vous accueillir ici. Soyez le bienvenu en République Sébalde. J’espère que vous avez effectué un bon voyage… »
Alors que Karina Rawald accueillait le diplomate javaïte, ses assistants lui proposaient des rafraîchissements. Il s’agit des spécialités locales, très sucrées, à base d’orange sanguine, de fruits rouges ou encore de pommes. Ainsi que de l’eau, plate ou gazeuse, en ultime recours. Les assistants laissaient le diplomate javaïte faire son choix…
<center>[img]http://img710.imageshack.us/img710/4099/karinaralwad200px.jpg[/img]</center>
Karina Rawald : « Et nous sommes tout aussi heureux de vous accueillir ici. Soyez le bienvenu en République Sébalde. J’espère que vous avez effectué un bon voyage… »
Alors que Karina Rawald accueillait le diplomate javaïte, ses assistants lui proposaient des rafraîchissements. Il s’agit des spécialités locales, très sucrées, à base d’orange sanguine, de fruits rouges ou encore de pommes. Ainsi que de l’eau, plate ou gazeuse, en ultime recours. Les assistants laissaient le diplomate javaïte faire son choix…
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Georges Haurès
<center>Severanday,
Président du Conseil Confédéral à la Diplomatie,
[img]http://img810.imageshack.us/img810/5962/kkey.png[/img]
[quote]<center>Le trajet s'est très bien passé, nous vous remercions !
Bien ! Avant de commencer peut-être pourrions-nous parler de la Sébaldie ? Quelles sont ses ambitions politiques ? Est-elle marquée par divers problèmes importants ? Comme des revendications territoriales ou de graves problèmes sociaux ?[/quote]
Président du Conseil Confédéral à la Diplomatie,
[img]http://img810.imageshack.us/img810/5962/kkey.png[/img]
[quote]<center>Le trajet s'est très bien passé, nous vous remercions !
Bien ! Avant de commencer peut-être pourrions-nous parler de la Sébaldie ? Quelles sont ses ambitions politiques ? Est-elle marquée par divers problèmes importants ? Comme des revendications territoriales ou de graves problèmes sociaux ?[/quote]
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Sébaldie
Karina Rawald fut agréablement surprise par la rapidité à laquelle son interlocuteur aborda les sujets essentiels. Femme de nature peu patiente, elle détestait les convenances et les simagrées, même pour une rencontre diplomatique. Aussi, ne put-elle cacher son enthousiasme :
<center>[img]http://img710.imageshack.us/img710/4099/karinaralwad200px.jpg[/img]</center>
Karina Rawald : « Et bien, on ne peut pas dire que vous tourniez autour du pot, c’est une qualité que j’apprécie… Pour répondre à votre question, je me dois de vous expliquer le contexte dans lequel le pays a évolué. La Sébaldie a vocation d’être un État-nation, un vœu déjà concrétisé à l’aube du XIXe siècle, au terme d’une très violente révolution. Le pays a toujours manifesté de l’importance à l’égard de son territoire métropolitain et s’est de fait toujours mis en retrait des ambitions coloniales actuelles ou passées. Nous considérons que la puissance d’une nation ne se calcule pas au nombre de territoires annexés et qu’elle a pu conquérir à travers le globe. Aussi, les Sébaldes ont pensé échapper à cette lubie de la plupart des autres dirigeants en élisant un pouvoir communiste. À tort puisque le régime communiste a été une horreur sous toutes les formes.
Au sortir de ce régime dictatorial, la Sébaldie parait désarmée face à l’envolée du libéralisme et à l’émergence de ce que certains appellent de « grandes nations ». Ce contexte de globalisation extrême nous a poussés à réfléchir de nouveau sur notre nation, dont le concept pouvait être mis à mal, notamment par la disparition des frontières. Le sentiment nationaliste de nos concitoyens a resurgi depuis les années 2000 face à l’inutilité et l’incapacité des formations sébaldes s’inscrivant dans la « social-démocratie » ou le « social-libéralisme » qui n’ont fait que se plier aux mastodontes de ce monde. Notre arrivée récente au pouvoir, en 2014, nous a amené à rétablir les frontières de notre pays et à en être proprement souverains. Les régimes libéraux nous accusent d’être renfermés sur nous-mêmes, en pratiquant notamment des mesures protectionnistes sur notre économie mais nous ne voyons ici qu’un gage de prudence. D’autant que nous avons vocation justement à nous ouvrir au monde, non pas pour nous écraser comme l’ont fait nos prédécesseurs, et non plus pour dominer quelle que nation que ce soit mais pour échanger de manière constructive et bénéfique.
Bien entendu, notre aspiration à devenir un Etat-nation ne nous protège pas de tous les vices. Les Sébaldes sont notamment touchés par un chômage important ; nous devons encore convaincre nos concitoyens les plus jeunes, plus dubitatifs à notre encontre, des bienfaits d’une politique tournée exclusivement vers la nation et du leurre que représente le communisme ; d’inégalités sociales encore trop fortes, qu’elles soient d’ordre économique ou culturel ; ainsi qu’une criminalité qui, hélas, est en recrudescence. Mais j’estime que les problèmes sont interdépendants et qu’ils ne peuvent se résoudre seuls. En revanche, les Sébaldes restent satisfaits des fondements de notre pays, notamment de la constitution du territoire, même si l’on observe un relatif désengagement dans la région la plus occidentale, composée en grande partie de personnes de confession juive alors que la foi occupe une place mineure chez le reste des citoyens, lesquels se disent plutôt athées ou agnostiques. Voilà ce que je pouvais dire généralement de la Sébaldie. »
<center>[img]http://img710.imageshack.us/img710/4099/karinaralwad200px.jpg[/img]</center>
Karina Rawald : « Et bien, on ne peut pas dire que vous tourniez autour du pot, c’est une qualité que j’apprécie… Pour répondre à votre question, je me dois de vous expliquer le contexte dans lequel le pays a évolué. La Sébaldie a vocation d’être un État-nation, un vœu déjà concrétisé à l’aube du XIXe siècle, au terme d’une très violente révolution. Le pays a toujours manifesté de l’importance à l’égard de son territoire métropolitain et s’est de fait toujours mis en retrait des ambitions coloniales actuelles ou passées. Nous considérons que la puissance d’une nation ne se calcule pas au nombre de territoires annexés et qu’elle a pu conquérir à travers le globe. Aussi, les Sébaldes ont pensé échapper à cette lubie de la plupart des autres dirigeants en élisant un pouvoir communiste. À tort puisque le régime communiste a été une horreur sous toutes les formes.
Au sortir de ce régime dictatorial, la Sébaldie parait désarmée face à l’envolée du libéralisme et à l’émergence de ce que certains appellent de « grandes nations ». Ce contexte de globalisation extrême nous a poussés à réfléchir de nouveau sur notre nation, dont le concept pouvait être mis à mal, notamment par la disparition des frontières. Le sentiment nationaliste de nos concitoyens a resurgi depuis les années 2000 face à l’inutilité et l’incapacité des formations sébaldes s’inscrivant dans la « social-démocratie » ou le « social-libéralisme » qui n’ont fait que se plier aux mastodontes de ce monde. Notre arrivée récente au pouvoir, en 2014, nous a amené à rétablir les frontières de notre pays et à en être proprement souverains. Les régimes libéraux nous accusent d’être renfermés sur nous-mêmes, en pratiquant notamment des mesures protectionnistes sur notre économie mais nous ne voyons ici qu’un gage de prudence. D’autant que nous avons vocation justement à nous ouvrir au monde, non pas pour nous écraser comme l’ont fait nos prédécesseurs, et non plus pour dominer quelle que nation que ce soit mais pour échanger de manière constructive et bénéfique.
Bien entendu, notre aspiration à devenir un Etat-nation ne nous protège pas de tous les vices. Les Sébaldes sont notamment touchés par un chômage important ; nous devons encore convaincre nos concitoyens les plus jeunes, plus dubitatifs à notre encontre, des bienfaits d’une politique tournée exclusivement vers la nation et du leurre que représente le communisme ; d’inégalités sociales encore trop fortes, qu’elles soient d’ordre économique ou culturel ; ainsi qu’une criminalité qui, hélas, est en recrudescence. Mais j’estime que les problèmes sont interdépendants et qu’ils ne peuvent se résoudre seuls. En revanche, les Sébaldes restent satisfaits des fondements de notre pays, notamment de la constitution du territoire, même si l’on observe un relatif désengagement dans la région la plus occidentale, composée en grande partie de personnes de confession juive alors que la foi occupe une place mineure chez le reste des citoyens, lesquels se disent plutôt athées ou agnostiques. Voilà ce que je pouvais dire généralement de la Sébaldie. »