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Zaldora

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Rencontre improbable.
(14 novembre 2014)

Annabelle II s'était rendu ce matin dans un laboratoire médicale de la capitale. Les tests passés avaient confirmé le test personnel : elle était enceinte d'environ 1 mois et demi. D'un seul enfant cette fois. Pour passer inaperçue, elle avait opter pour une voiture banalisée, sans escorte, avec néanmoins des vivres teintées. Cette décision de sortir presque sans protection, en plein trouble marxiste, avait rendu le directeur du SNSI très anxieux. Plus loin sur la route, au devant de la voiture ou était la Reine, se trouvait un policier. Comme quelque uns de ses collègues, Frithjofsen, de son nom, aimait "passer du bon temps". Dans le jargon, cela signifiait verbaliser sans raison apparente ou pour des broutilles. Il remarqua aussitôt cette berline noire qui approchait et jeta son dévolu sur elle. Il fit signe au chauffeur de se garer et d'abaisser sa fenêtre.

Frithjofsen : Bonjour monsieur, vos papiers s'il vous plait !

Chauffeur : Les voici.

Frithjofsen : Ne vous faites pas de soucis, c'est un simple contrôle de routine.

Le policier analysa le permis de conduire, le retourna dans tout les sens afin d'y déceler une faille mais rien, tout était en règle.

Chauffeur : Tout va bien ?

Frithjofsen : Assurément...néanmoins, je constate que votre ceinture n'est pas suffisamment serré.

Chauffeur : Ah ? Pourtant, il me semble l'avoir bien régler.

Frithjofsen : Oh mon cher Monsieur, je vous assure ! Par ailleurs, vos pneus ne semblent pas assez gonflé, ce qui peut se révéler dangereux.

Chauffeur : Mais comment est-ce possible ? Ce véhicule est contrôlé tout les jours !

Frithjofsen : Ah, je suis formel ! Les infractions constatées vous vaudront une amende de 870 couronnes, comme le stipule la loi.

Chauffeur : Je connais la loi, toutefois, je ne suis pas en tord comme vous l'affirmez !

Frithjofsen : Dans ce cas, je vais devoir vous emmener au poste pour refus d'obtempérer et tentative de corruption.

Chauffeur : Comm...

Tout à coup, le téléphone de la berline sonna, le conducteur répondit.

Chauffeur : La personne derrière le plexiglas teinté (séparant l'avant et l'arrière) vous invite à monter.

Frithjofsen pénétra fièrement à l'arrière et... frôla la syncope quand il vit la personne qui se tenait à coté de lui.

Frithjofsen : Votre Majesté... vous... ici...

Annabelle II : J'ai entendu toutes vos inepties, Monsieur.

Frithjofsen : Ah, et bien, je...

Ce dernier baissa la tête.

Annabelle II : La ceinture était-elle réellement mal réglée ?

Frithjofsen : Hum, non, Votre Majesté.

Annabelle II : Les pneus étaient-ils réellement insuffisamment gonflés ?

Frithjofsen : Non plus, Votre Majesté.

Annabelle II : Dans ce cas, pourquoi nous faire perdre notre temps ?

Frithjofsen : Je n'a aucune excuse, Votre Majesté.

Annabelle II : Ce genre de pratiques sont honteuses et déshonorantes. En avez-vous conscience ?

Frithjofsen : Oui, Votre Majesté.

Annabelle II : Vous adonnez-vous couramment à ce genre de choses ?

Frithjofsen : Pas systématiquement, Votre Majesté. Juste quelquefois.

Annabelle II : C'est déjà trop. Vous allez, sans doute, devoir vous expliquer devant les Services Internes.

Frithjofsen : Ce n'est que justice, Votre Majesté.

Sur ce, Frithjofsen sortit du véhicule qui repartit. Quelle tuile ce fut pour lui !
Zaldora

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L'odyssée d'une jeune recrue (4).
(18 novembre 2014)

- Cela fait maintenant cinq longues heures d'attente. Mais il faut se tenir prêt, pas vrai Thomasson ? Thomasson ?
- ZZZzzzzZZZ.
- Debout, merde ! C'est peut-être pour dans une minute !
- Hein ? Quoi ? Oh nooon, je reposais juste mes yeux !
- Oui bien-sûr, faut que tu restes lucide, on ne sait pas ce qu'il va se passer la-bas.


Non loin, à la ferme abandonnée ou étaient retenu les collégiens enlevés, les marxistes discutaient dans le lieu de vie du domaine. Ces derniers étaient huit en comptant Gudmund.


Chef du commando : Le camarade Kriger a appelé, et souhaite que ça soit fait maintenant.

Membre du commando I : En m'engageant, je n'imaginais pas que l'on puisse s'en prendre à des enfants.

Chef du commando : Écoute camarade, cela ne m'enchante pas non plus, mais nous devons le faire. Pour la révolution. On a pas le choix, c'est les ordres.

Gudmund : C'est ici que je rentre en scène.

Chef du commando : Exactement. Voilà ton arme : un silencieux 9mm. Tottarensen t'acompagnera dans la grange et filmera tout.

Gudmund : Ça me va.

Chef du commando : On vous attends ici les gars. Sporsen se chargera ensuite de se débarrasser du corps.

Les deux compères se dirigèrent vers la grange, l'un avec une caméra et l'autre avec un pistolet. La porte grinça violemment à leur entrée. Dedans, les enfants étaient tous regroupés dans un coin du hangar agricole et frissonnaient de peur. Certains d'entre eux avaient maigris à vue d'œil et paraissaient dangereusement faibles. Indubitablement, ils ne tiendraient pas encore longtemps.

Gudmund : Les enfants, écoutez-moi. Je vous rassure : ça ira vite. Toi le maigrichon, approche...

Le garçonnet au visage squelettique et aux vêtements sales, s'approcha. Le claquement de ses genoux qui s'entrechoquaient contrastait avec le calme apparent. Gudmund lui sourit.

Gudmund : Tes souffrances seront bientôt finis. Mets toi à genoux et ne bouge plus.

Le maigrichon se laissa tomber sur les genoux et fixa son bourreau dans les yeux. Des larmes se mirent à couler sur ses joues.

Mme Hoddevik et la none : MONSTRES ! MONSTRES ! MONSTRES !

Gudmund : Mesdames, du calme ! Je tiens toujours mes promesses. Vous me prenez pour qui ? Vous ne souhaiteriez pas que je vous plombasse la tête ?

La professeur principal et la religieuse se turent aussitôt. De nombreux collégiens amassés autour d'elles se retournèrent en pleurant. Ils ne voulaient voir l'un de leur camarades mourir. Gudmund pointa le canon vers l'enfant...

Gudmund : Que Dieu ait pitié de ton âme...

Caméraman marxiste : Qu'est ce que...

Avant que celui ci n'eut le temps de finir, Gud' détourna son arme et lui logea une balle en plein front. Le tout se fit en à peine plus d'une seconde.

Gudmund : Ce que j'ai pu dire ne te regarde pas, marxoide de mes couilles !

L'agent-double saisit son portable et donna le signal aux troupes du contreterrorisme, planquées à quelques encablures du lieu. Les otages ne disaient rien et semblaient complètement stupéfaits par ce qui venait de se passer.

Gudmund : Tout va bien, vous êtes saufs ! Je vous avais bien dit que tout allait se terminer très vite et que je tenais toujours promesse !

Dehors, la police était intervenu et les marxistes, devant le grand désavantage numérique, s'étaient vite rendus.

Gudmund : Des policiers viendront vous chercher dans quelques minutes. De mon coté, je dois jouer le jeu jusqu'au bout. Bonne continuation à tous !

L'employé du SNSI sortit de la grange et feint de se rendre. Avec le reste de ses "camarades", il fut embarqué dans les fourgons et emmené au siège du renseignement. A la seule différence que lui sera libre et pas ses "ex-compagnons de lutte". Quant à la classe, elle fut conduite à l'Hôpital Royal de Médecine Militaire pour examens, ou chaque élève put revoir sa famille. L'angoisse avait duré 41 jours, mais cette fois, c'était définitivement terminé.
Zaldora

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Brrr, on se les gèle.
(1er décembre 2014)

L'hiver nordique avait fait son apparition dès la fin du mois de septembre, en gagnant petit à petit en intensité jusqu'à aujourd'hui. Comme d'habitude à cette période de l'année, Ademtown était recouverte d'un fin manteau blanc, qui ne demandait qu'à grandir. Les températures descendaient en dessous de zéro, forçant chaque habitation à se chauffer, y compris le Palais Royal. La scène suivante se déroule dans la salle de détente des servants, situé dans l'aile du Palais qui leurs était réservée.

Peter : Dans combien de temps revient Sa Majesté ?

Hilda : Et bien si la Reine tient sa promesse à la lettre et visite CHAQUE enfant malade de la ville, elle en a encore pour quatre heures environ.

Peter : OK. C'est imprudent quand même...

Hilda : Tu fais référence au danger marxiste ?

Peter : Oui, il suffirait d'une bombe et le Thorval entier se retrouverait plongé dans le chaos.

Hilda : Ah, ça... Toutefois, elle est très bien protégé. Restons serein.

Soudain, un autre servant entra dans la pièce.

Gunnar : Regardez ce que je rapporte ! Du combustible supplémentaire pour les cheminées du Palais !

Peter : D'où sortent-il tout ces papiers ?

Gunnar : Un ami douanier les a confisqué à une personne venue, soit disant, faire du tourisme. Jetez un coup d'œil.

Ce dernier tendit un exemplaire à Peter.

Peter : Oh oh ! Les droits de l'homme et du citoyen ! La bible des franc-maçons.

Hilda : Je mettrais ma main à couper que ce touriste est, en faite, un militant d'Amnesty.

Gunnar : C'est certain, oui.

La servante saisit alors un tas et alla vérifier l'état du feu au Grand Salon, ou se trouvait les princes Erik (époux) et Robert (grand père).
Zaldora

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A propos du touriste fan d'Amnesty.
(2 décembre 2014)

Abdel Ben Saïd était un militant d'Amnesty International originaire du Barebjal. Il était au Thorval depuis une semaine dans le but de constater la situation dans l'un des pays les plus conservateurs de la planète, mais aussi pour distribuer des brochures de l'ONG, rédigées de son propre chef la vielle. La confiscation des vrais brochures et des exemplaires des DDHC avait été un coup dur mais n'avait pas entamé sa détermination. Ce dernier se trouvait dans une rue piétonne de la capitale, et prêchait malgré la neige.

Abdel Ben Saïd : Le gouvernement restreint vos libertés individuelles ! Vos droits naturels et légitimes sont bafouées, le Thorval doit rejoindre le monde de la liberté !

Les passants étaient peu réactifs au discours du militant et se contentaient de passer leur chemin. Certains prenaient pitié et lui jetaient une petite pièce comme s'il s'agissait d'un clochard.

Passant I : Va travailler au lieu de beugler !

A quelques mètres plus loin, un groupe, composé de jeunes allant de 18 à 22 ans, avait entendu le discours du Barebjalien. De manière irréfléchie, ces derniers allèrent à sa rencontre et l'entourèrent pour lui expliquer leur point de vue.

Jeune de 21 ans : C'est quoi ces conneries ?

Jeune de 18 ans : De quel droit oses-tu nous IMPOSER ton point de vue de dégénéré ?

Jeune de 19 ans : Le Thorval vit dans la morale chrétienne la plus pure et c'est très bien comme ça !

Abdel Ben Saïd : C'est dépassé tout cela ! Vous vivez dans les temps modernes, les gars !

Aussitôt, l'un des jeunes envoya son poing dans le visage du militant. Sous l'effet de groupe, ses camarades le suivirent et le lynchage débuta.
Entre temps, un sujet lambda, qui passait par là, avait contacté la police.


Passant II : ... Oui c'est bien ça, un fou qui gueule des conneries libertaires en pleine rue... ah et d'ailleurs, des jeunes sont entrains de le passer à tabac.

Opérateur de police : Très bien, on envoie un véhicule.

Trente minute plus tard, les forces de l'ordre arrivèrent sur place. Les jeunes s'en étaient allé, alors qu'Abdel gisait au sol, à moitié KO.

Sejersen : Et bien monsieur, que vous est-il arrivé ? Vous avez glissé sur du verglas ?

Abdel Ben Saïd : Des j...jeunes m'ont atta...attaqué.

Wilandsen : Oui, exact. On s'occupera d'eux plus tard. En attendant, un passant nous a signalé un trouble à l'ordre public de votre part.

Sejersen releva le Barebjalien et lui mit les menottes.

Sejersen : Vous êtes en état d'arrestation pour troubles à l'ordre public.

Abdel Ben Saïd : Quoi ? Mais non, non !!

Wilandsen : Si, si, pleins de témoins vous ont aperçu.

Le membre d'Amesty fut balancé sans ménagement dans la voiture, qui démarra vers le poste de police le plus proche.

Wilandsen : Alors voyons voir ces papiers... Ben Saïd Abdel, citoyen Anagagien. Hum, intéressant. Et ça, c'est quoi ? Un visa touristique et... une carte de membre d'amnesty ? Dis moi, tu te fouterais pas de notre gueule par hasard ? T'es qui toi ? Un de ces néo-musulmans, décomplexé et bouffant du porc ?

Sejersen : Je dirais plutôt un néo-bouffon !
Zaldora

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Ben Saïd dans sa cellule.
(10 décembre 2014)

Ce matin, Abdel Ben Saïd fut présenté devant le juge d'instruction qui décida de le placer en détention provisoire en attente de son procès pour trouble à l'ordre public. Le crime d'espionnage n'avait pas été retenu, ce qui rassura quelques peu le militant. Il fut ensuite conduit à la Prison Centrale d'Ademtown, dans la zone réservée aux prévenus et condamnés dont la peine ne dépassait pas un an. Logiquement, la sécurité appliquée était de catégorie D, soit la plus basse du système carcérale thorvalien. Le compagnon de cellule du Barebjalien avait la trentaine et semblait tout à fait normal. Les conditions étaient passables avec des murs relativement propres, deux couchette et un lavabo (bouché). A l'évidence, on était loin des envolés d'Amnesty qui décrivait l'endroit comme l'enfer sur terre. Mais bon, l'exagération est une coutume chez toutes les ONG, alors...

Condamné : Alors l'ami, pourquoi t'es là ?

Abdel Ben Saïd : Trouble à l'ordre public, en attente de procès.

Condamné : Attends...

Ce dernier fouilla la pile de journaux posé à coté de sa couchette. Et oui, les prisonniers en catégorie D et C disposaient du privilège de lire le journal tout les matins.

Condamné : Mais oui, c'est toi ! Il me semblait bien avoir vu ta tête quelques part !

Abdel Ben Saïd : Vous êtes donc au courant de l'affaire ! Selon vous, est-ce-que je mérite un tel sort ?

Condamné : Écoute, apparemment tu t'es donné en spectacle dans la rue, en tentant de convertir des passants.

Abdel Ben Saïd : Pas du tout, je voulais leur parler des libertés.

Condamné : Je vois pas trop la nuance entre les deux. En venant parler des libertés au Thorval, t'espérais bien changer quelques mentalités, non ? Ou alors c'est par pur plaisir ?

Abdel Ben Saïd : Vous ne comprenez pas...

Condamné : ...si, j'ai compris. Avis perso, seul l'humanisme chrétien vaut quelques chose, les autres tendances sont mauvaises.

Abdel Ben Saïd : C'est parce que vous ne connaissez pas réellement l'humanisme ! Si vous souhaitez, je peux vous le faire découvrir !

Condamné : Merci, ça ira l'ami.

Abdel Ben Saïd : Très bien, je n'insiste pas. Et de votre coté, pourquoi êtes-vous ici ?

Condamné : Conduite en état d'ivresse manifeste et refus d'obtempérer. Grâce à Dieu, je n'ai tué personne. Mais il n'empêche que j'ai vraiment déconné ce soir là... Ma bêtise m'a valut 10 mois ferme, il m'en reste 3 à purger.

Abdel Ben Saïd : D'accord. Les conditions sont moins pires que ce que je m'imaginais.

Condamné : C'est le cliché habituel. Dès qu'une nation ne réponds pas aux critères de la démocratie occidentale, elle est immédiatement cataloguer de méchantes dictatures opprimant son peuple, et disposant de prisons pourris. On vit plutôt bien au Thorval, sérieusement. Les règles sont strictes mais justes. Si tu voulais connaitre une VRAI dictature, fallait venir quatre ans plutôt, sous Thomas X. Là, mon vieux, on morflait comme des fous, surtout vers la fin de son règne.

Abdel Ben Saïd : De sérieux manquements persistent. Par exemple, j'ai eu droit qu'à deux minutes de coup de fil lors de mon arrestation et cette cellule pourrait être mieux.

Le compagnon sourit, avant de répondre.

Condamné : Vieux, tu pensais pas avoir le forfait millénium non plus ? Puis t'es en taule, c'est normal que ça soit pas cinq étoiles.

Ce dernier éclata de rire et donna une petite tape sur l'épaule de l'amnestien qui répondit par un sourire crispée.

Condamné : Sinon, tu sembles avoir été bien amoché.

Abdel Ben Saïd : Des jeunes m'ont battu. Et dire que la Couronne affirme fièrement que l'éducation de la jeunesse thorvalienne est l'une des meilleurs au monde.

Condamné : C'est débile de généraliser pour dix pauvres cons qui t'ont tabassé.

Abdel Ben Saïd : Mouais, j'ai quand même été battu à mort.

Condamné : ... Mais t'es toujours en vie. Ça passera.
Zaldora

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Seule la grâce royal peut sauver Ben Saïd.
(12 décembre 2014)

Il y a déjà sept jours, Abdel Ben Saïd, militant actif d'Amnesty International, était passé à tabac par des jeunes thorvaliens sur la place centrale. Il subira par la suite des injures raciales provenant de gardiens de la paix et est actuellement en garde à vue prolongée au Royaume d'Annabelle II, qui a été classé autoritaire selon le récent classement des démocraties d'Amnesty International. Annah Eward, la secrétaire générale de l'organisation non-gouvernementale, d'origine midlandaise, avait décidé de se lancer dans une médiation pour essayer de libérer Ben Saïd. Elle se rendait donc au Palais Royal du Thorval, immense et sublime bâtiment. Elle se présenta, on la laissa entrer, après quelques vérifications. La Secrétaire longea un très long couloir, au rez-de-chaussée du château, pour arriver à un petit hall somptueusement décoré, qui donnait directement sur la Salle des Audiences, où était assise Annabelle II, l'une des pires ennemies des humanistes "amnestiens". Elle s'avança lentement, puis s'inclina, comme le veut la tradition.

[center][url=http://www.casimages.com][img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/04/12//110412040536991967980494.jpg[/img][/url][/center]

Annah Eward : Bonjour, votre altesse. J'aurais aimé poser le pied sur votre noble sol dans de meilleures circonstances.

Annabelle II : Bonjour, madame. Je vous souhaite la bienvenue.

Annah Eward : Pour commencer, nous aurions aimé savoir, moi, et tous les militants d'Amnesty International, comment se portait monsieur Ben Saïd.

Annabelle II : Monsieur Ben Saïd est en bonne santé et jouit de conditions de détention tout à fait acceptables.

Annah Eward : Nous souhaitons mettre au clair certaines choses. En effet, le Royaume du Thorval a été classé comme autoritaire dans le classement aux démocraties du 14 Novembre 2014. Nous pensons que ceci contribue à l'acharnement médiatique anti-amnesty dans votre pays, ce qui peut être compréhensible. Quand Abdel Ben Saïd était venu au Thorval, ce n'était pas en premier lieu pour manifester, mais pour faire don à la communauté internationale d'Amnesty International de ses découvertes quant aux libertés individuelles au Thorval. Les évènements qui ont succédés n'étaient sûrement pas prévus par monsieur ben saïd avant son arrivée au Thorval. S'il portait des brochures sur lui, c'est uniquement pour en distribuer sans scandales sur la place publique.

Annabelle II : Ses bonnes intentions sont difficilement crédibles. Pourquoi avoir sournoisement prétendu être un simple touriste lors de son entrée sur le territoire ? Voulait-il réellement faire part de ses découvertes ou comme je le pense salir toujours plus l'image du Thorval ?

Annah Eward : Il s'est dit touriste car il avait connaissance de la rigidité des autorités douanières thorvaliennes.

Annabelle II : N'est-ce-pas une tromperie ?

Annah Eward : C'est en effet une tromperie. Mais il serait judicieux de séparer espionnage et actions/convictions politiques, votre altesse. J'ai appris que vos autorités avaient écarté la thèse de l'espionnage, nous en sommes fort soulagés. Abdel Ben Saïd est en effet fautif, mais beaucoup comprennent les actes qu'il a commis, dont le Quantar et le Liethuviska. Cela ne mérite pas un passage à tabac, des injures raciales et une détention provisoire. Soyez certaine que l'Anagag, féroce dictature barebjalienne d'où est originaire monsieur Ben Saïd, prend votre pays comme une prison pour cet opposant politique humaniste.

Annabelle II : Je ne cautionne pas l'agression. Toutefois, qu'auriez-vous penser si, par exemple, un militant nazi était venu vous narguer avec ses théories raciales ? Ne pensez-vous pas que l'acte de monsieur Ben Saïd puisse avoir été considéré comme une provocation par la population locale ? Par ailleurs, contrairement à vous, je pense que la justice a pris la bonne décision en optant pour la détention provisoire car votre militant ne semble pas être digne de confiance. Quant aux injures raciales, elles n'ont pas eu lieu.

Annah Eward : Monsieur Ben Saïd est membre d'Amnesty International depuis déjà sept ans et a lutté pendant des années contre la dictature inhumaine dans son pays d'origine. Quant à votre argument mettant en scène un militant nazi, il n'y a rien à répondre, je n'y vois que du sophisme et je pense que des négociations plus profondes peuvent avoir lieu. Si seulement vous saviez les réussites de monsieur Ben Saïd dans son pays, je pense que vous changeriez immédiatement d'avis, votre altesse.

Annabelle II : C'est votre droit de considérer mon argument comme fallacieux, néanmoins, un sentiment de provocation a bel et bien été ressentis. L'attaque est condamnable mais n'est certainement pas gratuite. N'oubliez pas, que l'arrestation de Monsieur Ben Saïd s'est faite suite au signalement d'un Sujet.

Annah Eward : Ce sujet n'a pas pris la peine d'aider monsieur Ben Saïd, qui avait perdu connaissance pendant quelques minutes jusqu'à que quelques policiers ne l'aident même pas dans sa détresse mais l'embarquent ! Il gisait par terre et aucune réaction, aucun désir d'aider cette personne. Votre Altesse, je me bats pour que cet homme soit libéré, sa vie est déjà un calvaire, les portes de l'Anagag lui sont fermées, et désormais il est enfermé dans une cellule thorvalienne. Mettons nous d'accord, que demandez-vous ? Une once d'humanisme et de scrupules, votre altesse, écoutez-moi... Vous savez aussi bien que moi que nous ne sommes pas là pour salir le Thorval, mais nos convictions sont telles que nous nous battons pour une augmentation des libertés individuelles.

Annabelle II : Je comprend que vous ayez vos propres convictions et je ne vous blame pas pour cela. Il m'est juste difficile de respecter votre désir de changer le Thorval. Pourquoi voulez-vous lui imposer un modèle ? Un peuple est souverain et choisit lui même son mode de vie. En l'occurence, nous avons opter pour le conservatisme et la foi.

Annah Eward : Nous ne sommes pas là pour discuter de nos actions mais pour la libération d'un homme, ayant déjà tout perdu.

Annabelle II : Bien. En premier lieu, avez-vous conscience qu'une grâce de Monsieur Ben Saïd risque de mécontenter la population, car elle pourrait considérer cela comme une soumission et une remise en cause de la souveraineté nationale ? L'accord d'une grâce n'est pas une action anodine.

Annah Eward : Nous en sommes totalement conscients. Sachez que toute action en faveur de la libération de monsieur Ben Saïd vous sera bénéfique, et vous gagnerez en reconnaissance des un million et demi d'humanistes faisant parti d'amnesty international

Annabelle II : Bien. En contrepartie d'une grâce, je demande le retablissement de la dignité du Thorval par un communiqué officiel, la fin de toute action non concertée et des excuses de Monsieur Ben Saïd ou il reconnaitrait le caractère fautif de sa manoeuvre.

Annah Eward : Le rétablissement de la dignité du Thorval sera accompli, car la grâce sera un acte honorable de votre pays... Toutes les conditions sont acceptées.

Annabelle II : Très bien. Je m'engage donc à gracier Monsieur Ben Saïd, grâce qui sera effective au moment de sa proclamation officielle.

Ainsi partit Annah Edward. Elle quittait le Palais Royal, traversait les jardins et alla chercher une chambre d'hôtel, afin de patienter jusqu'à la grâce de Ben Saïd.
Zaldora

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Les progressistes du Thorval : Propagande électoraliste (4).

La campagne de propagande électoraliste du parti monarchie et patriotisme continue. Elle vise à ramener les "progressistes" thorvaliens vers le conservatisme, de manière à bénéficier de leurs votes lors des prochaines élections législatives.

17 décembre 2014 : 113ème jour de propagande.

Type : Affiche couleur
Niveau de diffusion : national
Nombre d'affiches : 5000
Durée d'affichage : 6 semaines
Sujet : École laïque




[center][url=http://www.casimages.com][img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/04/25//110425032344991968052082.png[/img][/url][/center]
Zaldora

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Popularité de la Reine Annabelle II, parmi les sujets du Royaume
(21 décembre 2014)

Clergé : 99,9%
Noblesse : 96,4%
Aristocratie : 83,2%
Haute-Bourgeoisie : 73,7%

Classe intermédiaire supérieure : 59,5%
Classe intermédiaire inférieure : 59,6%

Pauvres : 81,1%
Très Pauvres : 74,0%


POPULARITÉ GLOBALE : 78,4%
Zaldora

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Popularité des membres du gouvernement royal.
(24 décembre 2014)

S.E Hans Buckendorf (Haut commissaire royal) : 39,7%
S.E Rodger Packersen (Commissaire royal à la sécurité intérieure) : 42,2%
S.E Georg Thorsen (Commissaire royal à la défense nationale) : 34,6%
S.E Simon Persen (Commissaire royal aux affaires étrangères) : 37,3%
S.E Mathaus Lungsen (Commissaire royal à l'économie) : 40,0%
S.E Mikael Mikkelsen (Commissaire royal à l'éducation) : 35,6%
S.E Clay Aramevsen (Commissaire royal la santé) : 39,1%
S.E Adam Petersen (Commissaire royal à la justice) : 41,4%
S.E Jules Torvensson (Commissaire royal au trésor) : 28,2%
S.E Alexander Dovinsen (Commissaire royal aux affaires sociales) : 36,2%
S.E Victoria Peterunsen (Commissaire royal à la recherche) : 30,8%
S.E Hagen Bjørnsen (Commissaire royal aux infrastructures) : 39,3%
S.E Maria Valasen (Commissaire royal aux sports) : 37,5%
S.E Bjørn Gerdsen (Commissaire royal à la culture) : 32,0%
Mgr Daniel Poulsen (Commissaire royal aux affaires religieuses) : 75%

POPULARITE GLOBALE : 39,2%

La popularité globale du gouvernement royal tombe de 0,6% par rapport à juillet 2014, mais reste largement correct pour les standards thorvaliens. A l'exception de Mgr Poulsen, chacun des membres doit supporter les pics, moqueries et sarcasme du peuple. Même un travail honnête ne suffit pas forcément ! Décidément, la vie de politicien est bien plus dure et ingrate qu'ailleurs.

La plus forte hausse est enregistrée par S.E Rodger Packersen, Commissaire Royal à la Sécurité Intérieure, qui gagne 1,3%. Il profite, vraisemblablement, de la récente libération des jeunes enlevés par la guérilla marxiste, ainsi que du coup de filet mafieux. En revanche, la plus forte baisse est supportée par S.E Maria Valasen, Commissaire Royal aux Sports, qui perd 7,6%. La déclaration ou elle affirmait que "l'objectif du basket-ball était de mettre la balle dans le but" fut une boulette monumentale, et lui a fit beaucoup de mal. L'autre femme du gouvernement (S.E Victoria Peterunsen, Commissaire Royal à la Recherche) continue d'être sur la corde raide avec seulement 30,8% d'avis favorables. Quant à S.E Jules Torvensson, gérant le trésor, ça sent la porte. Mais pas immédiatement... après les fêtes de fin d'année. Il mérite bien cela, le pauvre.
Zaldora

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S'engouffrer dans chaque brèche.
(4 janvier 2015)

Ernest Kalensson fut le secrétaire général du Parti Marxiste Thorvalien clandestin de 2003 à l'été 2014. Il fut délogé de son poste au cours d'un congrès ou sa tendance fut placé en minorité au profit du camarade-commandant Kriger. Depuis, le militaire dirigeait aussi bien la branche politique, que la branche armée (Garde Rouge). Kalensson était fort dubitatif quant au bienfondé de la radicalisation et rejetait la violence, toutefois, la majorité avait parlé et il dut se plier à sa volonté. Afin de récompenser sa loyauté, Kriger l'avait nommé haut fonctionnaire. Actuellement, l'ancien numéro un marxiste se trouvait dans sa planque de Kestborg, avec un autre compagnon de lutte. L'endroit n'était pas coquet pour un sou, mais suffisait pour vivre. Désormais, les rouges devaient absolument se cacher, a contrario de la période pré-garde rouge ou la Couronne (que ce soit Thomas X ou Annabelle II) les laissait relativement tranquille malgré l'interdiction qui a toujours pesé sur eux.

Kalensson : Quelles sont les nouvelles, camarade ?

Carlmansen : Deux membres de la branche politique se sont fait prendre ce matin.

Kalensson : Misère. Je savais que la violence ne ferait pas avancer notre combat. Et la Garde Rouge ?

Carlmansen : En veille, mais elle prépare un gros coup, c'est certain.

Kalensson : J'esp...

Quelqu'un frappa à la porte.

Kalensson : Qui ça peut être ??

Carlmansen : On va bientôt le savoir. Planques toi, je vais ouvrir.

Carlmansen se saisit de son arme et avança discrètement vers la porte. Cela ne pouvait être la police car lors d'opération coup de poing, elle avait l'habitude d'entrer en force sans sommation.

Carlmansen : Qui-est-ce ?

Inconnu : J'ai quelque chose à vous remettre.

C'était la voix d'un enfant de 10 ans. Le marxiste ouvrit la porte et vit ce petit garçon, d'environ un mètre cinquante, et à la belle chevelure blonde.

Carlmansen : Que veux-tu petit ?

Inconnu : Un monsieur m'a dit de vous remettre ce message.

Le garçonnet tendit la feuille pliée et repartit aussitôt.

Carlmansen : ATTENDS !! Qui est cet homme ? Oh, et puis laisse tomber.

Il referma la porte; Kalensson sorti au même moment de sa cachette.

Kalensson : Alors ?

Carlmansen : Un enfant, avec cette lettre à la main. Je ne l'ai pas ouverte, encore.

Kalensson : OK. Fais voir...

Ce dernier déplia le papier et commença la lecture.

Kalensson : C'est pas possible, nous voilà, dos au mur. Lis !

[quote]Chers Kalensson et Carlmansen,

Nous vous surveillons depuis des semaines, chacun de vos pas sont scrutés.
Nous savons absolument tous de vous : nom, prénom, situation familiale, comptes bancaires, anecdotes personnelles.
Si la Couronne avait voulut vous éliminer, vous le seriez depuis longtemps. Vous êtes à notre merci.

Vous n'approuvez pas la Garde Rouge; oui, même cette information ne nous a pas échappé.
Pourquoi donc s'entêter à suivre ces fous, assoiffés de sang ? Voici notre proposition :
La Couronne promet de légaliser le Parti Marxiste Thorvalien si et seulement si ses membres s'engagent à :
  • laisser le champs libre aux inspections étatiques de la structure interne et des finances.
  • reconnaitre la légitimité du monarque en place.
  • coopérer avec les autorités pour l'arrestation de la branche armée.
En retour, la Couronne ne touchera pas à votre "programme" et le laissera tel quel.
Une proposition juste et équilibrée. Les compromis sont nécessaires, c'est donnant-donnant.
La lutte armée est vaine et le restera très longtemps car :
1. Vous n'avez pas l'armement nécessaire.
2. Vous n'avez pas les fonds nécessaire.
3. Vous n'avez pas les rangs nécessaire.
4. Vous n'avez pas le soutien populaire.
5. L'armée et la police n'aiment pas le marxisme.
Réfléchissez-y bien, car notre main tendue est votre dernière chance.
Nous exigeons une réponse avant le 10 janvier à 23h59.
En cas de refus, la guerre prendra des proportions inimaginables.
Nous comptons sur vous pour être responsables et pragmatiques.
Montrez que les communistes ne sont pas tous les mêmes.



Nationale Sikkerhedstjeneste Og Oplysninger
(Service National de Sécurité et d'Information) [/quote]

Carlmansen : Oh les chiens... Cela semble alléchant mais c'est un piège, Ernest !

Kalensson : Peut-être, mais imaginons qu'ils soient sincères ? On aurait raté une belle occasion de voir nos idéaux enfin reconnu.

Carlmansen : Camarade, ne te laisses pas embobiner par ces beaux parleurs !

Kalensson : Je suis perdu, je dois réfléchir. Peux-tu me promettre ta fidélité, quelque soit ma décision ?

Carlmansen : Camarade, je te connais depuis trente ans, jamais je ne te trahirais. Toutefois, ne fais pas de bêtises.
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