Rencontre Sébaldie - Numancia

Sébaldie

Message par Sébaldie »

<center>Rencontre République Sébalde / Royaume Canoviste de Numancia </center>

Depuis avril 2014, la République Sébalde avait changé de visage politique, aussi bien au niveau national qu’international. L’arrivée au pouvoir d’un parti nationaliste était une première pour la Sébaldie et, a fortiori, la rencontre d’une Sébaldie nationaliste avec un autre Etat était tout aussi inédite. En réalité, le pays avait tout intérêt à s’ouvrir au monde, cette ouverture était le seul moyen d’enrayer la crise qui frappe le pays depuis plus de vingt ans.

<center>[img]http://img857.imageshack.us/img857/1350/hildamiradus200px.jpg[/img]</center>

Hilda Miradus, ministre des Affaires étrangères, avait été désignée pour entretenir de nouvelles relations avec le Royaume de Numancia, en Alméra. L’échange d’ambassadeurs ne s’est fait sans aucun heurt, chacun des pays a vu ses lettres de créances acceptées par le Chef d’Etat voisin. L’enjeu de cette rencontre diplomatique était de consolider les liens, de mieux appréhender le Numancia et éventuellement de se lancer dans de nouveaux projets.

En ce lundi 1er décembre 2014, le soleil illuminait la ville de Stranaberg et le climat était encore doux pour la saison. Il était 10h23 lorsque le représentant du Numancia descendit sur le tarmac de l’aéroport, en même temps que retentit l’orchestre de la garde républicaine. L’accueil se voulait le plus chaleureux possible même si la ministre des Affaires étranges de Sébaldie était connue pour sa froideur. Une fois la symphonie de la garde républicaine finie, Hilda Miradus accueillit son homologue du mieux qu’elle pouvait :

Hilda Miradus : « Nous vous souhaitons la bienvenue en Sébaldie ! »
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

La Ministre de l’Économie du Royaume Canoviste de Numancia, Doña Ana Griñán Salgado, était une habituée de la politique : âgée de soixante-cinq ans, elle avait derrière plus de quarante ans d'expérience au service du Parti Phalangiste. Marraine du souverain du Royaume, elle était aussi une femme aussi élégante que chaleureuse. Pourtant, derrière son sourire, sa coiffure toujours parfaite, ses parfums agréables et ses tailleurs sur mesure se cachaient aussi une femme travailleuse, méticuleuse, exigeante et parfois intraitable. C'est elle qui avait constitué le programme économique du Parti Phalangiste, celui qui avait fait du Numancia la cinquième puissance économique mondiale et un pays majeur de ce globe.
Elle était surtout impatiente de rencontrer son homologue, qui était elle aussi issue d'un parti nationaliste et souverainiste : les affinités politiques et l'affabilité feraient leur œuvre.
A l'arrivée à l'aéroport, elle descendit sur la passerelle et salua celle qui l'accueillait.



<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/60/f/6/c/salgado-27e007b.jpg.htm][img]http://img60.xooimage.com/files/f/6/c/salgado-27e007b.jpg[/img][/url]


Ana Griñán Salgado : Bonjour à vous et merci de m'accueillir sur votre territoire. C'est un plaisir pour moi que de me déplacer en Sébaldie pour un premier sommet diplomatique entre nos deux nations.</center>
Sébaldie

Message par Sébaldie »

Hilda Miradus s’accorde à dire qu’elle a, à première vue, beaucoup de points communs avec son la représentante du Numancia. Les deux femmes sont du même âge et occupent de hautes responsabilités, souvent réservées aux hommes. De plus, elles défendent un grand nombre de valeurs et principes communs, ce que Hilda ne sait pas encore ou ne fait que soupçonner.

Après les salutations, les ministres regagnaient les berlines mises à disposition pour se rendre au ministère des Affaires étrangères, dans le bureau de son actuel locataire. Le bâtiment se trouvait au cœur historique de la ville de Stranaberg, influencé par l’architecture Art Déco. Si le rayon était bouclé pour l’occasion, les véhicules ont du circuler dans les quartiers périphériques qui attestent de la pauvreté du pays et de ses habitants. Le quartier historique de la ville était plutôt épargné par ce phénomène et c’est avec une gêne d’avoir montré à son homologue du Numancia les revers de son pays que la ministre sébalde l’accueillit à son ministère.

<center>[img]http://img854.imageshack.us/img854/2462/ministredesaffairestran.jpg[/img]</center>

Le bureau de la ministre, dans lequel allait se dérouler le sommet, était à l’image de celle qui l’occupait : austère. Hilda Miradus s’était en effet refusée de l’embellir par des ornements qu’elle juge superficiels. La pièce était relativement sobre, elle donnait juste la vue sur un charmant patio. Près de là étaient disposés deux sièges en cuir confortables, essentiels pour détendre et accueillir au mieux son hôte. Après lui avoir proposé des rafraichissements et, d’une manière générale, après avoir détendu l’atmosphère, la ministre des Affaires étrangères s’exprima en ces termes :

Hilda Miradus : « Bien. Il est temps de passer aux choses sérieuses. Pour commencer, je dois avouer que nous n’avons porté un intérêt pour votre pays que récemment, dans le cadre de notre politique d’ouverture. Ayant certes été présente à la cérémonie d’investiture de l’ambassadeur du Numancia en Sébaldie, Nuria Flórez Estíbaliz, je garde une certaine méconnaissance de votre pays. Aussi, voulais-je vous demander la façon dont vous décririez votre pays au niveau politique, économique et idéologique ? »
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Doña Ana Griñán Salgado reconnut immédiatement en son interlocutrice une femme sérieuse, à poigne, de caractère : en somme, comme elle, un vétéran de la politique, décidé, ferme mais accueillant.
Après s'être rendue à ses côtés jusqu'au Ministère des Affaires Étrangères de la Sébaldie, en passant par des quartiers pauvres et périphériques mais aussi par le centre historique de la capitale, elle s'installa dans l'un des fauteuils de cuir de l'austère bureau d'Hilda Miradus. La Ministre numancienne eut un sourire intérieur en remarquant la sobriété de la pièce, sans aucun ornement, tandis que son propre bureau, à Hispalis, était orné de bibelots et surtout d'icônes de style byzantin que lui avait offertes l'Ambassadeur de la République du Ravendel au Numancia.
La question de l'élue sébalde la ramena soudainement à la réalité, alors qu'elle était perdue dans ses méditations, et elle répondit avec calme et précision, comme à l'accoutumée.



<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/60/f/6/c/salgado-27e007b.jpg.htm][img]http://img60.xooimage.com/files/f/6/c/salgado-27e007b.jpg[/img][/url]


Ana Griñán Salgado : Votre méconnaissance du Royaume Canoviste de Numancia est logique : votre isolement diplomatique a été fort long et vous ne pouvez être au courant de tout, d'autant plus que mon pays est fort éloigné géographiquement du vôtre.
En quelques mots, notre nation s'est fixée un but à la fois politique, idéologique et économique : parvenir à la prospérité et à la plus haute modernité technologique dans le respect de nos valeurs, de notre partie, de nos traditions et de notre religion. L'antilibéralisme et la méfiance face au mondialisme financier font partie nos principes, bien que nous ne soyons fermés à aucun dialogue avec qui que ce soit.
Le Numancia est un pays ancien, fier de ses origines, de son patrimoine et de son histoire, mais aussi tourné vers l'avenir, avec piété, humilité et travail. Nous sommes pour la justice sociale (et notre doctrine sociale est d'ailleurs souvent nommée "justicialisme") et l'égalité dans un certain nombre de domaines, dont l'égalité homme-femme.

J'en suis ministre depuis deux ans maintenant, depuis que le Parti Phalangiste (souverainisme, nationalisme), dont je fais partie depuis mes vingt-deux ans, est parvenu au pouvoir, aux élections générales anticipées de juin 2012. Nous sommes arrivés à conquérir la Maison de Pizarro, résidence traditionnelle des Présidents du Gouvernement au Numancia, après une grave crise politique qui a secoué la nation à la mi-2012. J'ai d'abord été Ministre du Sport et de la Santé (c'est d'ailleurs moi qui ai permis au pays d'organiser, en 2013, la Coupe du Monde de Football et les Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina) avant d'être "promue" à l’Économie.
Le Numancia est, avec le Royaume du Thorval, pays fondateur de la Sainte Alliance, organisation de coopération et d'intégration régionale qui s'appuie sur nos valeurs traditionnelles. Son siège se trouve à Cantalapiedra, dans la banlieue d'Hispalis, au Numancia, et nous avons tenu en octobre dernier son troisième Congrès Général, à Wilhelmstadt (Schlessien).
J'ai préparé à votre attention, si vous le désirez, un petit dossier résumant notamment [url=http://www.simpolitique.com/post99902.html#99902]le panorama politique national[/url] et [url=http://www.simpolitique.com/post101048.html#101048]les principales figures politiques du Numancia[/url]. J'espère que tout ceci vous aidera à y voir plus clair.</center>
Sébaldie

Message par Sébaldie »

Hilda Miradus écoutait très attentivement son interlocutrice et leva légèrement les sourcils quand celle-ci dressait le bilan du gouvernement numancien depuis 2012. Très riche, il inspirait beaucoup la ministre des Affaires étrangères sébalde qui n’avait jusqu’en avril 2014 jamais exercé de fonction ministérielle. Elle s’étonnait par ailleurs de la rapidité à laquelle le Numancia a su résorber sa crise politique. Le bilan que dressa la ministre numancienne de l’Economie l’a conforté dans son avenir politique : enrayer la crise économique qui secoue la Sébaldie depuis près de vingt-cinq ans en un mandat de cinq ans, et ce, sans tomber dans l’appareil ultralibéral censé résoudre tous les problèmes, n’était après tout pas une tâche impossible. Difficile mais pas impossible.

Finalement, les propos de son homologue numancienne ont renforcé l’espoir qu’avait Hilda Miradus de remettre son pays à flot. La vision et les projets d’Ana Griñán Salgado pour son pays font écho à ceux d’Hilda pour la Sébaldie. Elle en avait maintenant la certitude : elle avait plus de points communs avec son interlocutrice qu’une question de genre et d’âge. Le seul point de désaccord résidait dans le régime politique du Numancia, qui est une monarchie, certes parlementaire, mais une monarchie avant tout. Dans l’esprit des Sébaldes, la monarchie est incompatible avec la démocratie, dont ils sont fidèlement attachés. Mais la ministre des Affaires étrangères se garda bien de faire une remarque à son sujet : elle n’avait nullement la légitimité de le faire, d’autant qu’elle ne connaissait pas l’histoire du Numancia qui l’a conduite vers ce régime.

Lorsque la ministre numancienne de l’Economie lui tendit le dossier, Hilda régla sa monture de lunettes pour mieux l’examiner. Elle s’étonna à nouveau du nombre de femmes occupant des fonctions ministérielles ; si elle a toujours estimé que des responsables devaient être choisies en fonction de leurs compétences, bien plus qu’en fonction du sexe, elle se satisfit des libertés politiques dont jouissent les Numanciens, notamment au niveau du paysage politique, avec l’existence de partis d’opposition. C’est le B.a.-ba de la démocratie.

<center>[img]http://img857.imageshack.us/img857/1350/hildamiradus200px.jpg[/img]</center>

Hilda Miradus : « Ma foi, le bilan que vous défendez, et ce en deux ans de temps, est tout à votre avantage et à celui des Numanciens. Sachez que la Sébaldie se reconnait beaucoup dans vos propos qui attestent l’idée selon laquelle l’on peut s’opposer à l’ultralibéralisme sans être socialistes. Et surtout, ils attestent l’idée que la réponse aux problèmes économiques ne réside pas dans une économie de marché où les agences de notation seraient les seuls décisionnaires. Nous en avons d’ailleurs fait les frais dans notre pays ces dernières années et encore aujourd’hui.
Je m’avancerai à dire que les Numanciens ont fait le choix de la raison aux dernières élections et qu’il en va de même pour les Sébaldes. Si nous n’avons pas la prétention de résoudre des problèmes qui ont plus de vingt ans d’âge, nous mettons tout en œuvre pour y arriver. Nous combattons sur le même terrain, celui de la justice sociale, celle que l’ultralibéralisme et le socialisme détruisent au profit de l’individualisme ou de la discrimination positive. L’effort et le mérite doivent devenir les principaux vecteurs de réussite et ce, dès le plus jeune âge. À titre d’exemple, nous avons décidé de réduire considérablement les bourses accordés sous conditions de ressources au profit de bourses du mérite accordés sous conditions d’assiduité et de réussite scolaire. Mais nous restons conscients que certaines inégalités demeureront mais nous mettrons tout en œuvre pour que le plus grand nombre ait un emploi et que chacun puisse vivre dignement… en ayant droit à un logement décent. »

Hilda Miradus avait marqué un court temps d’arrêt. En rappelant le droit de logement, elle faisait référence aux personnes sans domicile fixe que la ministre numancienne avait probablement remarquées dans les quartiers périphériques de Stranaberg. Par cette précision, elle voulait rappeler qu’elle n’oublie pas ce fléau qui touche la Sébaldie.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Doña Ana Griñán Salgado écouta attentivement les propos que lui tint son interlocutrice. Elle se reconnaissait pleinement dans la description que Hilda Miradus lui faisait de ses objectifs politiques et économiques : ni libéralisme, ni communisme. Elle était de plus en plus ravie d'être ici.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/60/f/6/c/salgado-27e007b.jpg.htm][img]http://img60.xooimage.com/files/f/6/c/salgado-27e007b.jpg[/img][/url]


Ana Griñán Salgado : Je vois que nous nous retrouvons sur beaucoup de points, ce qui ne saurait manquer de me réjouir. Je suis persuadée que nous parviendrons donc à nous entendre durant ce sommet diplomatique.
J'aimerais d'ailleurs que, pour sceller une amitié naissante, nous signassions un traité de non agression. Ce serait une signature purement symbolique, certes, mais qui nous permettrait de démarrer sous les meilleurs auspices. N'est-ce pas ?</center>
Sébaldie

Message par Sébaldie »

Lorsque son interlocutrice proposa de signer un pacte de non-agression, Hilda Miradus se heurta au caractère seulement « symbolique » de ce pacte. Aussi, préféra-t-elle préciser :

<center>[img]http://img857.imageshack.us/img857/1350/hildamiradus200px.jpg[/img]</center>

Hilda Miradus : « Si je signe le pacte, la Sébaldie s’engage fermement à tenir ses promesses et à ne pas attaquer votre pays. Ce pacte a donc pour nous une valeur qui est plus que symbolique. De toute évidence, nous savons, vous comme moi - ou du moins je le crois fermement et je l’espère - que rien ne justifierait dans l’avenir une rupture de ce pacte… »

La ministre des Affaires étrangères observa pendant un court instant, d’une manière insistante mais qui restait polie, son interlocutrice. Si elle avait peut-être parue froide en tenant de tels propos, elle voulait être certaine que la ministre numancienne comprenne la force et la valeur d’un engagement, pour la Sébaldie, aussi petit peut-il être. Elle tenait à ce que le pacte de non-agression soit vu comme bien plus qu’un symbole. En signant le pacte, la paix entre les deux nations devrait rester effective. Hilda se saisit de son stylo-plume qui se trouvait dans la poche intérieure de la veste de son tailleur pour signer le pacte de non-agression.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Doña Ana Griñán Salgado ne fut pas perturbée par la réplique de son homologue, certes froide et cassante, mais compréhensible.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/60/f/6/c/salgado-27e007b.jpg.htm][img]http://img60.xooimage.com/files/f/6/c/salgado-27e007b.jpg[/img][/url]


Ana Griñán Salgado : Votre Excellence, c'est précisément parce que nous n'avons pas de raison de le briser que ce pacte de non agression est "symbolique" : nous ne réglons pas une guerre ou un conflit diplomatique larvé. Néanmoins, nous avons conscience de la force d'un tel engagement et ne le minimisons pas.</center>
Sébaldie

Message par Sébaldie »

<center>[img]http://img857.imageshack.us/img857/1350/hildamiradus200px.jpg[/img]</center>

Hilda Miradus : « Très bien. Dans ces conditions, nous pouvons signer le traité. »

Rassurée, la ministre des Affaires étrangères, mania son stylo-plume et apposa sa signature dans l’encadrement prévu à cet effet du pacte de non-agression. Officiellement, les deux pays pouvaient devenir de potentiels partenaires. Hilda savait qu’elle avait à faire à la représentante d’un pays d’envergure internationale, dont l’influence est très importante dans le monde. Développer la Sébaldie passait obligatoirement par une coopération avec une telle superpuissance.

Hilda Miradus : « Il m’intéressait aussi de connaitre vos secteurs d’activité économique de prédilection et les ressources que vous importez le plus ou celles pour lesquelles vous auriez besoin d’un partenaire économique. En ce qui concerne la Sébaldie, nous n’avons que peu de ressources naturelles malheureusement, à l’exception du bois que nous avons en abondance et le textile, dans une moindre mesure. Notre économie a d’ailleurs été construite sur ces deux ressources. Quoi qu’il en soit, malgré la rareté de nos ressources naturelles, le savoir-faire sébalde est une qualité sur laquelle nous tenons à insister. »
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/60/f/6/c/salgado-27e007b.jpg.htm][img]http://img60.xooimage.com/files/f/6/c/salgado-27e007b.jpg[/img][/url]


Ana Griñán Salgado : En ce qui concerne nos matières premières, nous ne pouvons exporter que de l'or et du tabac.
Nous consommons la majeure partie des quelques minerais industriels (plomb, manganèse et fer) dont nous disposons dans nos mines; nous sommes les premiers exportateurs agricoles mondiaux et ne pouvons plus rien nous permettre de ce côté.
Nous n'avons pas réellement besoin de bois ou de textile étant donné que nous en importons ou en produisons déjà nous-mêmes.

Je suis toutefois convaincue que nous pourrons nous entendre sur des partenariats industriels, qu'en dites-vous ?</center>
Répondre

Retourner vers « Scènes Internationale V3 »