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Posté : ven. nov. 01, 2013 5:45 pm
par Chaarden
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=922260Bannire.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/922260Bannire.png[/img][/url]</center>

<center>Ici, Castelini la somptueuse vous dévoile
ses secrets les plus denses.
Déchirant les voiles
de la bêtise et de l'ignorance,
plongez dans les épais mystères
de la ville aux milles artères.
Des ruelles les plus sombres
aux caves les plus profondes,
ne passe à côté de rien, étranger,
car cette ville témoigne d'un passé
Ô combien resplendissant !
De tous les murs résonnent l'art d'antan,
la gastronomie séculaire,
les traditions d'hier.
Dans les coins les plus sombres,
de dangereux complots s'ourdissent,
glissez-vous telle une ombre,
trouvez le coupable et ses complices,
Castelini s'offre à vous, mon ami,
et avec regret vous partirez d'ici
</center>

Posté : dim. nov. 17, 2013 6:08 pm
par Chaarden
<center>- Rue Bellagra –
Au fond des caves…</center>

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=444983glaivehistoriqueaccessoiresQcG7EP.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/444983glaivehistoriqueaccessoiresQcG7EP.jpg[/img][/url] </center>

La rue Bellagra, sombre et froide, paraissait encore plus terrifiante à une heure aussi tardive. Au coin de la rue, un homme encapuchonné apparut, il avait à la main une petite lanterne noire pleine de crasse, on voyait à peine la flamme qui s’agitait à l’intérieur. Ses lourdes bottes frappaient le pavé humide. Il jetait des regards à droite et à gauche, s’assurant d’être seul ou de ne pas avoir été suivi. Personne ne devait savoir ce qu’il faisait là, c’est bien trop important. Après avoir marché pendant deux minutes, il s’arrêta devant une petite porte dans la ruelle au bout de la rue Bellagra. Contrairement à ce que l’architecture de la ville pouvait laisser penser, elle n’est absolument pas l’entrée d’un appartement. C’est l’entrée d’une cave. L’ombre de l’homme glissait sur les murs, en une seconde, il ouvrit la porte et s’engouffra dans la petite brèche, puis la referma. Il retira sa capuche et souffla sur la flamme de sa lanterne, qui s’éteignit aussitôt. Un escalier très étroit descendait, l’homme se pencha et le descendit rapidement. Un tunnel se dessinait alors dans l’ombre, avec des petits flambeaux cloués sur ses murs, qui ne procuraient qu’une lumière à peine suffisante pour voir à deux mètres devant soi. Au bout du tunnel, une lumière plus vive. L’homme s’y dirigea d’un pas décidé.
-
Il entra dans une grande pièce qui semblait taillée dans la pierre. Des gouttelettes d’eau suintaient des murs. A l’opposé de l’entrée, un vieil homme se tenait debout, avec un tablier bleu et blanc sur lequel étaient dessinés d’étranges runes et symboles. Devant lui, une table en bois, drapée d’une étoffe bleue ; un glaive visiblement très ancien était posé dessus. Sur les côtés, des bancs en bois étaient alignés comme à l’intérieur d’une église. L’homme qui venait d’arriver posa sa lanterne au sol sans dire un mot et s’assit sur un des bancs, à côté de plusieurs dizaines d’autres personnes. La scène avait quelque chose de macabre, une atmosphère pesante et désagréable semblait se dégager de l’avant de la pièce. Le vieil homme tendit une main au-dessus du glaive, ferma les yeux, murmura quelques mots et la sortit de son fourreau, après quoi il la planta d’un coup sec dans la table devant lui.
« Mes frères, la troisième session de la Grande Caserne des Lumières est ouverte »
-
Deux personnages masqués du premier se levèrent et firent se dérouler un genre de tapis derrière le vieil homme ; il représentant un triangle bleu et blanc, avec au milieu un glaive, au-dessus un œil rouge et jaune, flanqués de quatre mots : Justice, Loyauté, Fraternité et Vaillance. Le symbole de la Fraternité de la Glaive, organisation secrète datant du XIXième siècle, installée depuis peu en République Populaire de Stalagmanque. Une fois le tapis déroulé, les deux hommes masqués et le vieil homme dégainèrent leurs trois glaives et les mirent sur leurs fronts. Le vieil homme continua :
« Aux Noms du Créateur, de l’Homme et de la Nature, Que la vue de la Création nous emplisse d’un feu d’allégresse, que l’Océan miroitant reflète la beauté des cieux, Que le glaive égorge celui qui s’opposera aux bienfaits du Divin et que la Créateur nous envoie sa force afin de détruire ses ennemis.
-Qu’il en soit ainsi »,
répété d’une voix chaque banc.
-
Le vieil homme est le Premier Vénérable Sergio DiCompare, et les deux hommes masqués à ses côtés ne sont autres que ses bras droits, les Vénérables Alfonso Carbonacco et Luigi Petroglio. Ils étaient maîtres en ces lieux, représentants de l’Eternelle Fraternité dans la ville de Castelini, chargés d’accomplir en ces lieux les desseins de l’organisation. Ce soir, aucun rite d’initiation, seulement une annonce du programme de la semaine. Le rôle de la Grande Caserne des Lumières en Stalagmanque est le même que dans n’importe quel pays où se situent les francs-guerriers, comme on les appelle. Faire tomber des nations entières entre leurs mains, tel est leur unique but, leur seul objectif.
« -Vénérable Carbonacco, nous vous écoutons, dit le Premier Vénérable.
-Mes frères ! La Main Noire rostov est sur le point de s’effondrer, et le flambeau passera alors. Cette organisation est composée de chiffes molles, ils n’ont pas eu le courage d’accomplir la mission dont ils étaient investis. Ils ont seulement réussi à mettre le monde sans dessus dessous. C’est un échec cuisant pour le monde libre et civilisé. C’est par l’arme que nous vaincrons, comme nos prédécesseurs l’ont fait. La politique n’est qu’une histoire de démagogie et de duperies. Jamais un ordre nouveau ne se construira avec d’anciennes méthodes qui ont lamentablement échoué à de nombreuses reprises. La Fraternité de la Glaive a pour but de créer cet ordre nouveau par les seuls moyens efficaces, c’est-à-dire la Terreur et la Bonne Parole. Nous avons la séculaire mission de sortir les peuples de l’ignorance dans laquelle ils sont maintenus. Nous devons nous lever et créer le monde de demain. Nous sommes présents dans la majorité des pays sur terre, et la toile que nous avons tissée doit s’activer. Le temps de la passivité se termine. A l’instant même où je vous parle, des centaines de Vénérables font de même aux quatre coins du monde, appelant vos frères à dégainer leurs armes pour créer un nouvel ordre mondiale. Abolissons les causes de la décadence de l’Homme, redonnons-lui sa dignité, sa respectabilité et son bon sens.
C’est avec Loyauté, Fraternité, Vaillance et Justice que je vous ai parlé, et c’est avec ces valeurs que le monde de demain naîtra. »

-

Posté : ven. janv. 17, 2014 11:11 pm
par Chaarden
<center>…Il faut remplacer la Main Noire…
La Fraternité sur les sentiers de la gloire
</center>

Pour la première fois de l’Histoire moderne, les francs-guerriers ont une réunion en pleine journée. Les trois « têtes » de la Fraternité de la Glaive, Sergio DiCompare, Alfonso Carbonacco et Luigi Petroglio, ont rassemblé plusieurs milliers de membres des casernes. Interdits par les autorités communistes, ils sont obligés de se rencontrer en plein air, dans un vieux manoir du fin fond de la campagne, sous couvert de pique-nique. Les symboles de la Fraternité ne figurent que sur les écharpes portées par toutes les personnes présentes ici. Pourquoi un tel rassemblement ? Plusieurs thèmes devront être abordés aujourd’hui. « La dimension internationale de la Fraternité », « L’organisme de dimension mondiale », « La domination », de quoi allécher n’importe quel politologue ou géopoliticien. La particularité de cette journée est qu’elle sera retransmise oralement dans toutes les loges-casernes aux quatre coins du monde, par radio spéciale, ultra-protégée grâce aux nombreux contacts en haute sphère des francs-guerriers. Des dizaines de traducteurs retransmettront ce qui sera dit. Y a-t-il des taupes du gouvernement communiste ici ? Peut-être. On ne peut le savoir, mais l’impact de cette journée sera immense dans le monde entier.
La Fraternité de la Glaive sort à présent de l’ombre, et entre dans la Lumière.

Sergio DiCompare :

« Frères d’armes ! Nous sommes tous réunis aujourd’hui pour célébrer la Renaissance de notre mouvement. Les temps où nous agissions dans l’ombre sont révolus, les temps où nous devions nous cacher sont terminés, et une aube nouvelle se lève. Célébrons, mes amis, l’avènement d’un monde nouveau. »
-La Cérémonie d’Avènement se déroule sans anicroche, parfaitement réglée, et bientôt, DiCompare reprit la parole afin de poser les bases de ce « monde neuf ».
« Frères d’armes ! J’aimerais que l’on aborde à présent la question de la dimension de notre Fraternité. Dimension, vous le savez, internationale. Notre Charte elle-même demande un élargissement de notre rayon d’action. Nous sommes nés il y a quelques siècles, et nous avons le rôle de continuer l’œuvre de nos prédécesseurs. Nous demandons le Bien des peuples, la Grandeur des Nations, et la Libération. Avant cette Libération, dont je parlerais tout de suite, il y aura des épreuves, des obstacles à surmonter. Le fondateur de notre mouvement parlait des Tribulations, c’est-à-dire des « aventures » qui nous attendent. Le Vénérable Luigi Petroglio nous parlera après des moyens de surpasser ces Tribulations. Je m’attarderais quant à moi sur les raisons de ces passages. Oui, nous allons souffrir, oui, nos ennemis vont tenter de nous détruire. Le seul moyen de parvenir à nos fins, ce sera de nous serrer les coudes, c’est ensemble que nous vaincrons. Aux quatre coins du monde, en ce moment même, des dizaines de milliers de Frères nous écoutent. Ils sont avec nous, certains sont raksasans, d’autres viennent du Wapong, du Tel-Erib, mais qu’importent ces noms, car nous sommes tous unis par la même ferveur ! Nos casernes se réveillent, et nos idéaux traversent les nations ! Tous ensembles, frères d’armes ! »

Alfonso Carbonacco :

« Frères d’armes ! Comme viens de le dire le Premier Vénérable DiCompare, c’est par l’union de nos forces que nous deviendrons les Maîtres de l’Humanité, que nous mènerons à la Libération. La Main Noire, chiffe molle, s’effondre lamentablement après des guerres incessantes suicidaires. Comment un organisme transnational peut-il s’imposer et faire valoir ses idées dans un tel climat ? Le Vénérable Petroglio nous parlera de cet aspect-là. La lutte doit se jouer sur tous les fronts. Regardons les causes de la chute de la Main Noire, et ne répétons pas les mêmes erreurs. La Main Noire était une organisation militaire, qui régnait par le sang et le chaos. Ce qui leur manquait, c’était un organisme politique huilé et fiable. Le leur se résumait à un l’Etat nordique délirant. Ce n’était qu’une machine à détruire, dirigée par des généraux avides mais naïfs. Alors je propose aujourd’hui, devant vous, la création d’une machine politique : l’Internationale des Frères Guerriers (ou IFG). Je m’en vais vous décrire le fonctionnement de cette organisation. C’est ici même, en République Démocratique et Populaire de Stalagmanque, dans ce bâtiment, que nous avons acheté, que sera le siège de l’IFG. Des pièces seront aménagées ici sous formes de sections. Chaque continent aura sa section. Des représentants des casernes du monde entier nous rejoindrons ici. Lesquels ? Bonne question. Nous demandons aujourd’hui à ce que toutes les loges qui nous écoute prennent contact avec les loges de leur nation. Après une nomination démocratique, un représentant sera élu pour 3000 frères. L’ensemble des représentants devra passer au minimum une semaine par mois ici. La radio utilisée actuellement nous servira de moyen de communication. Les représentants, qui grimperont au rang de Capitaine, viendront ici où, dans la concertation, ils établiront les chemins à suivre pour notre Société. Ils rentreront alors chez eux et appliqueront ce qui a été annoncé ici. Nous avons besoin de gens honnêtes, sans quoi notre mouvement ne percera jamais sur la Scène internationale. Que l’Internationale des Frères Guerriers vive ! »

Luigi Petroglio :

« Frères d’armes ! Mes deux précédents frères ont parlé de la dimension internationale de notre mouvement, et de la nécessité d’une organisation politique. Mais un sujet n’a pas été abordé, et nous devons pourtant y penser : c’est la guerre. Oui, le Vénérable Carbonacco a parlé des déboires de la Main Noire sur ce pan-là. Alors apprenons de leurs erreurs. Nous devons mettre en place une machine de guerre fiable. Pas de mercenaires, comme l’a fait la Main Noire. Pas de fanatiques, comme l’a fait la Main Noire. Seulement des hommes convaincus, qui désirent le bien de l’Humanité. La guerre est horrible, et n’offre au monde que des veuves et des orphelins. Elle est cependant le seul moyen de parvenir au Bien, car elle a une dimension purificatrice. L’Être Suprême ne donne jamais la mort à celui qui ne la mérite pas. Les mauvais meurent, et les bons vivent. Alors nous marcherons, vers la Grandeur. Dans quelques semaines, une fois les représentants présents, nous élirons le premier Général Suprême de la Fraternité, qui se chargera de construire la machine de guerre. C’est à ce moment-là que toutes nos relations et tous nos liens se mettront en branle. La machine, est lancée, mes frères ! Avançons vers un monde neuf. »

Posté : sam. juin 21, 2014 11:05 am
par Chaarden
<center>Rencontre secrète entre Marco Albrizzio, secrétaire général du parti communiste stalagmantin et Dmitri Zinaïda, commissaire aux affaires politiques de la KVP, services secrets confédérés</center>

<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=90903628601732261.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/90903628601732261.png[/img][/url] </center>

Dmitri Zinaïda : La situation du pays va s’aggravant.

Marco Albrizzio : Selon les RG, moins de 25% des citoyens sont satisfaits.

Dmitri Zinaïda : Kritev verrait d’un mauvais œil une RPD de Stalagmanque tomber dans une quelconque forme de République, de chorocratie ou de monarchie, ou je-ne-sais-quoi, le pays est un protectorat confédéré.

Marco Albrizzio : Si le peuple désire autre chose, nous ne pouvons…

Dmitri Zinaïda : La Rostovie au Nord, l’Herria instable au Sud, le Stalagmanque bizarrocratique à l’Est… Il me semble que la RPDS ne puisse se passer du grand frère confédéré.

Marco Albrizzio : Evidemment, mais une modification des accords bilatéraux, le compromis des…

Dmitri Zinaïda : On ne construit pas un monde avec des compromis, mais avec des alliances, de la force brute et de la tactique diplomatique.

Marco Albrizzio : Vous voulez faire de notre pays un sous-fifre, un serf ?

Dmitri Zinaïda : Non, nous voulons que vous soyez un pays fier et libre en Alméra oriental, vous possédez des avantages que nous n’avons pas ; par exemple, vous êtes tournés vers le Jeekim. Le Socialisme Vertueux a cela de magnifique qu’il épouse les formes de tout pays, à toute échelle.

Marco Albrizzio : Pourquoi pas un communisme stalagmantin ?

Dmitri Zinaïda : Combien d’idéologues communistes avaient-vous ? Quelles lignes suivriez-vous sinon celles déjà tracées par les rostovs, les kirepiens, les confédérés ?

Marco Albrizzio : Par l’essai, le tâtonnement, l’empirique…

Dmitri Zinaïda : Risqué, trop risqué. Votre pays est plein de richesses, vous pouvez les exploiter, les mettre au service de votre peuple très facilement. Pour cela, vous savez quoi suivre.

Marco Albrizzio : On sait quoi suivre, mais le peuple ne le sait pas visiblement, vous avez une solution peut-être ?

Dmitri Zinaïda : Mais bien sûr, pourquoi serais-je là sinon ?

Marco Albrizzio : Quelle est-elle ?

Dmitri Zinaïda : J’étais hier soir encore au téléphone avec Vladimir Stramine lui-même, et nous sommes tombés d’accord sur l’avenir de la RPDS.

Marco Albrizzio : C’est donc vous qui dirigez ?

Dmitri Zinaïda : Non, mais ce n’est plus vous non plus.

Marco Albrizzio : Je vous demande pardon ?

Dmitri Zinaïda : Quand un peuple arrive à ce niveau de mécontentement, il n’y a qu’une chose à faire : un changement venant du haut. Vous êtes démissionné.

Marco Albrizzio : Je suis démissionné ? Qu’est-ce que cela veut dire ?

Dmitri Zinaïda : Que vous déposerez votre démission demain matin. Vous finirez vos jours tranquillement assis dans un fauteuil au pied des montagnes du Sud-Kirkstan. Nous vous aurons à l’œil, et ici, nous prenons les choses en main.

Marco Albrizzio : Une marionnette à ma place, c’est ça ?

Dmitri Zinaïda : Un relais, disons. Mais le Grand Président et ses conseillers politiques sont attachés au bien-être du peuple, et notre seul but est que la RPDS se porte mieux, mais sans vous. Je vous donne ce schéma, pour que vous voyiez comment sera réorganisé le pays au prochain nouvel an. En cas de crise, le peuple aime le changement… radical.


<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=741976Reorganisons.png][img]http://img4.hostingpics.net/pics/741976Reorganisons.png[/img][/url] </center>