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Posté : dim. oct. 13, 2013 1:09 pm
par Braunschweig
<center>Handelsblatt</center>
Le Handelsblatt est un journal à parution hebdomadaire. Il est financé par des investisseurs privés du Saint-Empire et des régions administrées par lui. L'un des plus importants contributeurs est la Reichshandelsgesellschaft (trad. Compagnie générale impériale). Son fonctionnement est particulier, puisqu'en plus de compter sur une équipe de journalistes professionnels, ce papier permet à ses lecteurs des régions administrées de contribuer par l'envoi d'articles.

Posté : dim. oct. 13, 2013 2:18 pm
par Braunschweig
Handelsblatt
09/05/2022

La Reichshandelsgesellschaft (trad. Compagnie générale impériale) vit un essor fantastique. La situation au Zanyane, avec les profonds bouleversements, ainsi que le développement du commerce international vers le Makara et les terres fertiles du sud zanyanais permettent d’espérer dans les prochaines années un renforcement de la compagnie dans le commerce avec le Saint-Empire. Protégée par la puissante marine de guerre impériale, elle dispose à présent de points de relais à Wittenberghafen et à Franziskusstadt. En organisant les échanges entre la métropole, le continent noir et Wittenberghafen la Reichshandelsgesellschaft est entrain de devenir le partenaire majeur de l’Etat et des grandes sociétés d’export dans leur commerce avec les « colonies ». Les dernières décisions du Gouvernement, et validées sur place par les décrets du Gouverneur von Scholl devraient quant à elle finir de ravir les dirigeants de la compagnie générale impériale.

En effet, dans son arrêté, Natalia von Gründig (ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement territorial) a fixé les conditions de citoyenneté des ressortissants du Sekopia. C’est une véritable résurrection du statut d’indigénat qui est à observer. Il faut donc à présent compter avec trois catégories d’indigènes. La première regroupe les citoyens de nationalité du Saint-Empire et qui sont directement sujets de Sa Majesté. Ils jouissent de tous les droits reconnus aux habitants du Saint-Empire. Ils disposent du droit de vote, ont les mêmes garanties de protection de leur personne et sont ceux qui le plus souvent sont à la tête des administrations. Au Sekopia, ils regroupent majoritairement l’ancienne élite almérane germanique qui a émigré vers les territoires de Daressalam, Salaga et Koba. Parmi eux nous pouvons également citer les ressortissants venant de métropole dans le cadre de leur fonction. Ce sont principalement des officiers de l’armée ou de grands cadres de l’administration territoriale coloniale. Ils participent pleinement aux élections soit politiques, soit coloniales et locales. Souvent ce sont d’ailleurs, par la force des choses, les individus les plus fortunés et qui hier, avant la prise de pouvoir par L’Baraku disposaient de la puissance politique et administrative. Ces sujets sont en réalité d’anciens schlessois ou quantariens qui ont perdu de leur influence après les grands bouleversements politiques locaux. Les indigènes de droit impérial regroupent majoritairement les Siméoniens. Selon la volonté du Ministère de l’Intérieur, ils disposeront d’une « nationalité propre aux colonies et comptoirs » qui leur garantira une participation politique pleine et entière aux élections coloniales et locales. D’un point de vue économique, ce sont les ressortissants les plus riches du Sekopia. Ils n’ont aucun lien historique avec le Saint-Empire, sinon quelques brefs moments lorsque ce dernier commerçait activement avec leur ancien pays. De l’aveu d’un membre du cabinet de Natalia von Gründig, le Gouvernement souhaite faire d’eux, aux côtés des almérans, l’élite politique, économique et culturelle du Sekopia. Il semblerait donc que le Saint-Empire tente de leur rendre ce qu’hier ils avaient perdu avec l’accession au pouvoir de L’Baraku. La dernière catégorie regroupe les populations autres. Elles sont minoritaires sur les trois territoires du Sekopia contrôlés par le Saint-Empire. Ces derniers sont appelés « Eingeborene » (trad. Indigènes). Ils n’ont pas la nationalité du Saint-Empire ni celle des colonies et comptoirs. En somme, ils gardent la nationalité cécopienne. Ils participent à la vie de la cité par l’impôt et sont soumis à certaine obligation. Ils s’acquittent de la prestation qui est un impôt consistant en jours de travail au profit de chantiers publics d’intérêt local (routes, pistes et terrains d’aviation, etc). Pour cette tâche ils touchent une rémunération de la part de l’Etat de l’ordre de 33% du salaire journalier fixe (sorte de standard de calcul pour l’administration). Ce « salaire » équivaut environ à un tiers du salaire moyen local. Il n’a pas vocation à récompenser un travail, mais constitue une indemnité de travail pour les frais de transport et de bouche lors de ces jours de travail. Chaque indigène doit à l’Etat soixante jours par an. Vient ensuite l’obligation du contingent militaire. Il ne s’agit pas d’un service militaire, mais bien d’un engagement « professionnel » au sein des Schutztruppen (trad. Troupes de protection). Cette obligation ne concerne que les hommes locaux. Les recrutés sont tirés au sort parmi la population de 18 à 27 ans. Enfin, il existe une obligation de cultiver pour les populations locales. Ainsi, le Gouverneur peut, en fonction des besoins de la colonie et de la métropole, obliger les fermiers et agriculteurs à entretenir certaines cultures particulières. Cela n’empêche pas les intéressés d’avoir une autre activité agricole à côté. Enfin, il existe une main d’œuvre pénale. Sont concernés les indigènes de la troisième catégorie qui auraient été condamnés par un tribunal. Au lieu de passer des journées enfermées dans une cellule, ces prisonniers doivent s’acquitter de travaux urbains et suburbains pour le développement de la colonie. Ils pourront également être mis à disposition de la Reichshandelsgesellschaft selon ses besoins.

L’administration de la métropole envisage également de réintroduire le bagne pour les condamnés de droit commun du Saint-Empire qui, par leur dangerosité ou la violence de leurs crimes, pourraient être contraints aux travaux forcés dans les colonies. Cette piste n’est cependant encore qu’au stade embryonnaire. En revanche, ce qui est devenu réalité, c’est que chaque nouveau-né des colonies devra être baptisé dans le respect de la Foi catholique.

Posté : lun. nov. 11, 2013 12:56 pm
par Braunschweig
Handelsblatt
01/08/2022

Les manifestations se poursuivent au Sekopia sans que leur intensité ne semble diminuer. Alors qu’on estime que la part de la population [url=http://fr.wiktionary.org/wiki/n%C3%A9gro%C3%AFde]négroïde[/url] (ce mot n’est pas une insulte raciste) est de 10%, voire 15% maximum, c’est bien parmi eux que se compte le plus de protestataires. Les Siméoniens, anciens colons almérans installés dans l’ex-Cécopia et qui ont toujours constitué l’élite politique et économique du pays, voient d’ailleurs avec un mauvais œil les agitations des indigènes. A ce titre, et pour protéger les civils et ceux qui ont bien saisi le besoin d’apaisement au Sekopia par la présence du Saint-Empire pour lutter contre la Main Noire au Zanyane, les Schutztruppen et l’infanterie impériale de marine présente sur place (et qui a en outre reçu des renforts) ont procédé à des vagues d’interpellation parmi les meneurs des mouvements révoltés.

C’est le cas de Mabotu N’Douala qui a été emprisonné le temps que son procès ne permette de connaître la sentence. Cet individu, ancien de l’ethnie des Okidvoro et proche de l’administration de L’Baraku, avait pris la tête des manifestations qui par endroit ont tourné à l’affrontement en règle contre les forces de police et de maintien de l’ordre. Les juges l’ont reconnu coupable d’homicide volontaire sur la personne de trois policiers, de troubles à l’ordre public ainsi que d’incitation à la haine raciale (il avait appelé publiquement à chasser tous les blancs du pays quitte à devoir tous les massacrer). Pour ses crimes il a été condamné à « être pendu par le cou jusqu’à ce que mort s’en suive ». La sentence devrait être appliquée dans les jours, voire semaines qui vont venir étant donné qu’il n’existe pas de procédure d’appel pour les condamnations à mort, sinon d’obtenir une grâce du Gouverneur. Ce dernier s’est déjà exprimé sur le sujet, affirmant vouloir « laisser la justice suivre son cours ». Si la peine capitale a été abolie en métropole et pour tous les territoires parties au Saint-Empire, il n’en est rien pour les protectorats ou autres dominions, où la législation locale prévaut. Cette condamnation a été critiquée et dénoncée unanimement par le collectif pour la défense des populations originelles du Cekopia (CoDéPOC). Ce dernier a par ailleurs reçu il y a trois jours pour ordre de se dissoudre sous peine de se voir poursuivi en justice. Ses principaux leaders ont à ce titre été placé en détention à titre provisoire, selon le Gouverneur, « le temps que ne retombent les tensions et que la situation ne s’améliore ». En marge de nouvelles manifestations, de nombreux autres responsables « politiques » du CoDéPOC ont été jugés et condamnés. Les conséquences pour beaucoup d’entre eux sont d’aller travailler au bagne et dans les mines. Les plus « chanceux » devront purger des peines de prison allant de quelques semaines à plusieurs années.

De nombreuses organisations ont critiqué cette extrême sévérité dont font preuve les institutions locales, soutenues par Wilhelmstadt. Pourtant l’application de la loi martiale depuis plusieurs semaines empêche toute remise en question du fonctionnement actuel des choses. Renforçant encore les contrôle d’identité et tentant de ramener la minorité Okidvoro a ses responsabilités sous la dictature de L’Baraku, le Gouverneur a rendu impossible le transit de navires étrangers autrement que par les ports qui obtiendront une autorisation d’accueillir les bâtiments étrangers. Certains affirment que cela à pour but évident de dominer pleinement les relations du Sekopia avec l’extérieur. Le trafic aérien, ailleurs que celui en provenance du Saint-Empire a été suspendu. S’ajoutant aux mesures sur les transferts d’argent internationaux, ces décisions coupent donc du monde extérieur le protectorat « le temps que la situation ne se calme ». Le nouveau ministre de l’Intérieur, Karoline von Brünswick, s’est néanmoins inquiété de la multiplication des actes de sauvageries et les assassinats en pleine rue de siméoniens. Ces derniers sont devenus la cible des actes de rébellion. Tous les indices tendent à démontrer une responsabilité du clan des Okidvoro. C’est pour cette raison que des voix s’élèvent pour que le Gouverneur ne prenne des mesures pour faire cesser, définitivement, ces actions de barbaries. Helmut von Scholla donc fait connaître sa plus ferme résolution à ramener le calme au Sekopia.

Posté : sam. nov. 16, 2013 8:18 pm
par Braunschweig
Handelsblatt
17/08/2022

Mabotu N’Douala, de l’ethnie des Okidvoro et proche de l’administration de L’Baraku, qui a été condamné à mort il y a deux semaines par le kaiserliches Kolonialgericht (trad. Tribunal colonial impérial) a été exécuté tôt ce matin. Pendu par le cou jusqu’à ce que mort s’en suive, ce terroriste avait pris la tête du mouvement de contestation visant à déstabiliser les institutions nouvelles qui contribuent chaque jour à la stabilisation du Sekopia et qui demain garantiront la victoire sur la Main Noire au Zanyane. Après avoir dit une dernière prière en présence d’un prêtre, le criminel a été conduit à l’échafaud, installé pour l’occasion dans la cour de la prison. L’indigène s’est conduit dignement au moment de recevoir sa sentence. En présence du juge et du procureur, le condamné a été exécuté selon les volontés du tribunal. Sa demande de grâce avait au préalable été formellement rejetée par Son Excellence Herlmut von Scholl (Generalleutnant (trad. Lieutenant Général), Gouverneur du Sekopia). Si cette décision de justice devait amener la fin des mouvements de contestation, ces derniers ont repris brièvement pour protester contre « une justice punitive et expéditive » selon les défenseurs de Mabotu N’Douala ; ce que le porte-parole du Gouverneur dément bien sur formellement.

Cette justice, qu’une minorité, majoritairement issue des rangs des Okidvoro critique fortement, a ce matin procédée par ailleurs à la première comparution de cinq pirates appréhendés par les autorités maritimes alors qu’ils s’apprêtaient à aborder un navire de commerce battant pavillon kaldian. Le patrouilleur S.M.S. Ritter Georg de la Kriegsmarine (trad. Marine de guerre) est intervenu suite à l’appel radio de détresse du navire cargo civil. Un soldat de la Marineinfanterie (trad. Infanterie de marine) a été blessé légèrement lors de l’opération, tandis que trois pirates ont été plus gravement blessés par balle et l’un d’eux est mort tôt dans la matinée des suites de ses blessures. Les cinq individus qui comparaissaient devant leurs juges encourent des peines allant de quatre à dix ans de prison. Le plus probable étant qu’ils soient envoyés au bagne pour y purger des peines de travaux forcés. Ce dossier soulève une nouvelle fois l’épineuse question de la piraterie sur les côtés du Sekopia. Alors qu’à Wittenberghafen, au Makara, les actes de piraterie relevant directement des autorités impériales, sont en légère baisse depuis l’an dernier, dans la colonie zanyanaise, ces actes semblent se multiplier, alors même que d’importants moyens sont mis en œuvre pour réduire la pauvreté, considérée comme le principal facteur explicatif de cette activité.

Cette réalité nouvelle alarme les autorités locales ainsi que les entreprises qui sont de plus en plus réticentes à traverser le détroit du Thyroptis. Nicoleï Popokoy (Président de la Handelsammer der Reichshandelsgesellschaft (trad. Chambre de commerce de la Compagnie générale impériale)) a indiqué réfléchir à des politiques à mettre en œuvre pour assurer un trafic maritime plus sur et propice au commerce international. « La législation nous permet, en tant que compagnie commerciale de sceau impérial, à faire appel à nos propres forces de protection. La commande de petits navires de guerre, de la taille des patrouilleurs ou de corvettes. Nous avons discuté avec des responsables du Ministère de la Défense et de Heckler&Koch pour doter la Reichshandelsgesellschaft de ce type de bâtiments. Bien entendu, il ne serait pas question de commander des navires aux fins de mener des opérations militaires, mais bien de bateaux rendant possible une lutte efficace contre les embarcations des pirates » a-t-il ajouté. « Nous voulons venir agir en soutien complet de la marine impériale, et non nous substituer à cette dernière » a conclu le Directeur.

Posté : mar. déc. 03, 2013 2:37 pm
par Braunschweig
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Das Mutterland organisiert die Kolonie neu

La métropole organise le protectorat


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Troupes askaris emmenées par un officier colonial</center>

Petit à petit, avec la bienveillance de la Métropole, les choses se mettent en place au Sekopia. La réorganisation administrative et politique se poursuit avec efficacité. Le Gouverneur a annoncé quelques nouvelles dispositions pour améliorer le développement du protectorat. Les grandes mesures ont suscité des réactions différentes selon les catégories d’individus. A ce titre, c’est parmi les colons, arrivés depuis la libération du pays de la dictature de L’Baraku, dont le nombre ne cesse de croître – on en compte environ 3 000 – que les réactions sont les plus virulentes. Il faut dire que les mesures sociales décidées par Helmut von Scholl (Generalleutnant, Gouverneur) ne sont pas du goût de chacun. En effet, il a décidé d’accorder aux Askaris, troupes militaires auxiliaires faisant partie des Schutztruppen (trad. Troupes de protection), un droit à prétendre à une retraite à la fin de leur service au sein des forces armées coloniales. La mesure est hautement controversée. Même au sein de l’état-major il semblerait que tous ne partagent pas la vision du Gouverneur. Ce dernier dispose toutefois d’une relative liberté dans ses choix et ne doit en référer qu’au Gouvernement. Ce dernier a déjà dit avoir validé cette décision. Ainsi, chaque soldat Askari aui aura servi pendant au moins quinze ans au sein des Schutztruppen pourra prétendre à une retraite équivalent à deux cents dollars par mois, soit environ une fois et demi le revenu moyen par indigène au Sekopia. En outre, ces soldats disposeront au sein des forces armées coloniales de la possibilité de voir leur avancement aller jusqu’au grade d’officier. Ils pourront donc commander, pour quelques uns, des unités de protection du protectorat. De quoi encourager les jeunes hommes vigoureux à rejoindre rapidement les rangs des Schutztruppen. Cette « avancée » sociale n’est pourtant pas du tout du goût de la vieille garde militaire. Même si la mesure ne concernera pas les forces armées impériales à proprement parler, donc la Marineinfanterie présente au Sekopia, de hauts gradés ont dit toute leur indignation de confier aussi rapidement d’éventuelles responsabilités à des indigènes dont la fidélité reste à démontrer. Le Gouverneur s’est voulu rassurant, assurant que les choses se feront progressivement. Autre avantage acquis, une fois leur service terminé, les anciens Askaris auront le droit à des achats de terre à des prix intéressants. Ces avantages sont cependant limités aux cinq premiers ares de terrain (500 mètres carrés) achetés.

Les colons venus de la Métropole quant à eux sont plus partagés. Certains se disent sceptiques tandis que d’autres se sont montrés très hostiles à cette décision. Alfred Lothar Ernst Freiherr von und zu Karlberg (trad. Baron) a à ce titre été reçu par Helmut von Scholl pour lui dire la colère qu’il partage avec ces compatriotes colons. Il a expliqué être très inquiet pour la sécurité des ressortissants du Saint-Empire si leur sécurité était confié à des officiers indigènes dont la valeur n’a pas encore été prouvée. Concédant la nécessité de permettre une bonne coexistence, il a toutefois obtenu des concessions sur d’autres sujets qu’il jugeait important. Représentant les intérêts de la communauté des colons, il a reçu la garantie de voir bientôt publié un arrêté supprimant toute aide sociale aux colons qui se marieraient avec des indigènes. Cette mesure exclurait cependant les Siméoniens, considérés comme Almérans par les autorités impériales, au titre de leurs origines. Rappelons que le Freiherr von und zu Karlberg représente à lui seul une partie non négligeable de cultures agricoles locales et qu’il est propriétaire de plusieurs plantations dans lesquelles s’activent plusieurs centaines d’ouvriers noirs. Ces derniers ont de grandes difficultés à trouver des emplois valorisants et doivent ainsi se contenter d’accomplir des tâches d’exécution, tel que travailler dans les champs ou les quelques usines déjà construites. Si aucune loi ne leur interdit d’obtenir des emplois plus « intéressants », une sorte de discrimination de facto semble s’être mise en place, notamment parmi les Siméoniens et les Almérans présents avant la libération qui ont beaucoup soufferts durant la dictature de L’Baraku et qui se méfient aujourd’hui de ces indigènes. De nombreux nobles originaires du Saint-Empire ou de riches Almérans et Siméoniens achètent des terres pour les cultiver, renforçant ainsi leur pouvoir de pression sur les autorités du protectorat.

Posté : mar. déc. 10, 2013 12:03 pm
par Braunschweig
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Der SMS Morgenstern bald im Kalibentaller Hafen

Le SMS Morgenstern bientôt au port de Kalibentall


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Le SMS Morgenstern, ici, au large des côtes schlessoises</center>

Le SMS Morgenstern, trois mâts carrés, propriété de la couronne, et servant de voilier pour le Saint-Empereur et sa famille, a appareillé ce matin du port de Wilhelmstadt, où il jetait l’ancre. Il va entamer un périple de sept semaines, avec à son bord l’Archiduc August Wilhelm, frère du souverain impérial, ainsi que son épouse, l’Archiduchesse. Ce voyage devra notamment lui permettre de faire escale à Kalibentall, chef-lieu du Sekopia, puis à Wittenberghafen au Makara avant de prendre la route du Nordland. De là, il prendra le chemin du retour, accomplissant ainsi un tour du monde. Continuellement escorté de deux frégates, le SMS Morgenstern ne risquera rien. Pendant trois jours, le temps de l’arrêt au Zanyane impérial, il sera donné à ceux qui le souhaitent d’admirer l’élégance et la majesté du navire.

Le fameux trois-mâts, l’un des derniers d’origine au Saint-Empire (les autres sont des copies de navires disparus ou désarmés), dont la construction a débuté en 1846 à la demande de l’Empereur Ferdinand. Il n’eut cependant pas le loisir d’en profiter en sa qualité de monarque. Il abdiqua deux ans plus tard, au profit de son neveu Franz Joseph. Ce dernier le laisse toutefois pleinement profiter du SMS Morgenstern à de nombreuses reprises. Le voilier a été entièrement fabriqué aux chantiers navals de Südhafenburg et mis à l’eau en 1848. Il bat depuis cette date pavillon impérial. Sa devise est « solide dans la furie des vents et des événements ». Elle a été choisie par l’Empereur Franz Joseph lui-même, bien qu’il fut question un temps de lui donner la devise du souverain ; à savoir « Viribus Unitis » (trad. De Forces Unies). En plus de jouer le rôle de « maison flottante » pour la famille impériale, le SMS Morgenstern a souvent joué le rôle d’ambassadeur de l’art, de la culture et de l’ingénierie du Saint-Empire. Pour cela, à l'occasion de faits marquants, il a fait escale dans les plus importants ports du monde. Le voilier maintient vivantes les traditions anciennes. Les voiles sont encore en toile de jute, les cordages toujours en fibres végétales. Toutes les manœuvres sont exécutées manuellement. Chaque ordre est donné par le commandant, par l'intermédiaire du maître d'équipage, au sifflet de manœuvre. À la coupée, à l'embarquement et au débarquement des autorités, les honneurs au sifflet de gabier sont rendus, selon les rangs et les grades. En 2018, 170 ans après sa mise en service, d'importants travaux d’entretien du navire ont été effectués auprès de l'Arsenal Militaire Maritime de Südhafenburg. Le but était de l’adapter aux besoins nouveaux de sécurité. Il a ainsi été équipé de quelques dispositifs de défense, principalement des leurres. Cette réparation était la dixième ramenant la moyenne de ses passages à l’arsenal à 17 ans, au lieu des vingt cinq auparavant. A l’occasion de ces réparations, il a été procédé au remplacement complet du mat de trinquette, notamment à cause des limites d’usure presque atteinte (il n’avait pas été remplacé depuis 70 ans). La nouvelle pièce est l’exacte réplique. Elle a été construite en faisant appel aux méthodes artisanales d’origine. Quelques tôles ont également été remplacées par des artisans locaux. Enfin, la passerelle a aussi été réfectionnée. A noter que quelques curiosités rendent tout particulier le navire. Le peintre astien Feridnando Caroteno a réalisé certaines des peintures, donnant aux cabines un charme réel et une chaleur toute spéciale.

Long de 70 mètres (101 mètres hors tout avec le beaupré) il peut atteindre jusqu’à 14,6 nœuds en utilisant les voiles (et selon la force du vent) et 12 nœuds au moteur. Avec seize officiers et une centaine de quartiers-maîtres et matelots, le SMS Morgenstern peut en outre emporter dans ses cabines une trentaine de passagers. Une cabine spéciale a été aménagée pour recevoir le Saint-Empereur et d’autres pour ses invités de marque. C’est d’ailleurs dans l’unes d’elles que logera le couple archiducal. A bord la sécurité est constamment assurée par un détachement du Wachbataillon (trad. bataillon de la garde). Le commandement est actuellement confié au Kapitän zur See (trad. Capitaine de vaisseau) Lothar Alexander Freiherr von Kay-Arnstein.

Posté : ven. mars 14, 2014 12:06 pm
par Braunschweig
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Die Reichshandelsgesellschaft bekommt die Zustimmung zür Gründung einer eigenen Militärtruppe

La Compagnie générale impériale obtient l’agrément pour la création d’une troupe militaire propre


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Premiers éléments de la milice de la Compagnie générale impériale</center>

La Reichshandelsgesellschaft (trad. Compagnie générale impériale) a reçu par cachet impérial l’autorisation de fonder sa propre force armée. Composée essentiellement d’indigènes et de colons schlessois, elle pourra compter jusqu’à 5 000 miliciens. Ses missions seront diverses et variées. Tout d’abord elle devra servir à protéger les intérêts de la compagnie sur terre et sur mer. Ainsi, une partie des hommes seront détachés à la protection des vaisseaux contre les actes de piraterie en mer, mais également depuis les côtes. Une autre partie servira à défendre les bâtiments et locaux d’entreposage tandis que les unités restantes pourront assurer des missions de maintien de la paix et de police. Il semblerait donc que les forces armées impériales, mais également la Schutztruppe (trad. Troupe de protection) tende progressivement à déléguer une partie de ses attributions à des unités no-réglementaires. Cette décision est diversement appréciée au sein de la classe politique de la métropole mais également de la part des colons locaux et indigènes.

Pour l’opposition sociale-démocrate cela risque de progressivement poser la question de la légitimité de l’Empire d’administrer le Sekopia si son propre gouvernement renonce à assurer seul sa protection et sa sécurité. Ainsi, Hannelore Schwesig (Première secrétaire du Parti Social-démocrate Schlessois) a dit toute sa « consternation » mais également exprimé ses « plus vifs doutes » quant à ce choix pour le Sekopia. Dans une tribune cosignée avec de nombreux leaders de la gauche politique, mais également quelques intellectuels, elle a souhaité rappeler son opposition au régime de tutelle imposé aux Sekopiens qui n’aspirent qu’à une chose maintenant le conflit terminé et la sérénité retrouvée : pouvoir choisir pour eux même ce qui est bon et ainsi jouir pleinement de leur indépendance. Le Gouvernement a pour sa part vertement réagi par la voix de Beate Eriksen (Ministre auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Coopération). Selon elle « le Sekopia ne peut être envisagé hors du giron du Schlessien pour la simple et bonne raison qu’il constitue la pierre angulaire de la lutte contre la Main Noire du pays au Zanyane. Abandonner ces positions reviendrait à in fine abandonner les peuples noirs dans leur combat pour la paix et la sécurité. Ce n’est pas envisageable et pas souhaitable ».

Sur place, les indigènes craignent un accroissement de la répression dans la mesure où de vastes prérogatives ont été confiées aux chefs de section de cette nouvelle milice. Ainsi, dans les dernières manifestations, on a pu observer une plus grande tension qui s’est traduite par une augmentation du nombre d’arrestation et de déportation au bagne dans l’attente d’un procès qui pourrait n’intervenir que dans un ou deux ans. Le Gouverneur pour sa part a rappelé que la plus grande fermeté serait appliquée à ceux qui contreviendront à l’interdiction de manifestation encore en vigueur. La censure se fait plus forte encore et la menace policière plus palpable.

Posté : ven. mars 28, 2014 11:29 am
par Braunschweig
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Massive Investitionen für Umweltschutz

Des investissements massifs pour la protection de l’environnement


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Un des parcs solaires au Sekopia</center>

Ce sont de bonnes nouvelles pour le Sekopia qui nous sont parvenues hier. Alors que des tractations étaient en cours pour la signature de contrats entre l’administration et des compagnies de l’énergie, le bureau du Gouverneur a annoncé que plusieurs écoquartiers seraient prochainement construits à Kalibental et Korfos. Au total ce sont cinq de ces districts qui devraient voir le jour à l’horizon 2025. Cet urbanisme est prévu sur un objectif simple : mieux maîtriser les ressources nécessaires aux populations ainsi qu’optimiser les activités de production économiques. Ainsi, l’énergie requise pour approvisionner ces quartiers proviendra de fournisseurs locaux. Ce projet s’inscrit par ailleurs dans la perspective de développement de réseaux électriques dits « intelligents », sur le modèle du smart grid. 140 millions de dollars devraient être investis pour la première année rien que pour les deux villes. « C’est une occasion de réaffirmer l’ancrage territorial du groupe, ais aussi de rappeler lesprojets phares qui seront tout au long de l’année afin d’augmenter le niveau de performance de RWE npower et de s’inscrire comme le distributeur numérique de demain » a expliqué Harold Monlobten, un représentant de la filiale pour les nouvelles énergies de RWE.

Le pari est de réussir à construire, en partenariat avec d’autres entreprises de l’énergie, mais également du BTP et du transport urbain, des écoquartiers en déployant du photovoltaïque, des bornes de rechargement pour véhicules électriques et des [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Linky]compteurs intelligents récemment objet d’un brevet[/url]. Pour recevoir l’appellation d’écoquartiers, ces zones urbaines devront répondre à de nombreux et exigeants critères. La consommation d’électricité des bâtiments devra être fortement réduite. La consommation au mètre carré devra donc être aussi faible que possible. C’est pour cette raison que RWE et ses partenaires, dont de nombreuses petites et moyennes entreprises du secteur de la construction et de l’énergie ont fait le choix de recourir massivement à l’électricité d’origine solaire. Plusieurs parcs photovoltaïques ont ainsi émergé du sol. En outre, pour optimiser la réduction de particules polluantes, ces quartiers seront des zones interdites à la circulation de véhicules non électriques. Cette décision, en accord avec les pouvoirs publics, seront donc fortement desservies par les transports en commun et disposera d’aménagements pour les vélos. A titre anecdotique, des parkings à vélos sécurisés devraient être développés puis construits. Des bornes de rechargement pour voitures électriques seront également largement disséminées dans ces quartiers afin de permettre un rechargement presque partout. Enfin, les matériaux utilisés pour la construction et les chantiers feront l’objet d’une attention toute particulière. L’installation de modules préfabriqués en usine est d’ailleurs à l’étude pour optimiser la réduction de la signature carbone.

Pour sensibiliser les futurs habitants des quartiers écologiques, il a été décidé de les impliquer dès la conception au projet. Ainsi, ces derniers ont tous reçu rapidement un fascicule explicatif de la démarche et des conséquences pour leur quotidien. La mixité socio-économique a ainsi été privilégiée. Pourtant, certains bémols sont à relever. Le prix des résidences prévues à la construction paraît tellement élevé que nombreux sont ceux qui estiment que in fine se retrouveront dans ces zones urbaines de riches colons et indigènes d’origines siméonienne. Si pareilles prévisions venaient à se vérifier, il ne fait que peu de doute que ces écoquartiers deviendront rapidement des « gated ecocommunities » (allusion évidente aux [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Gated_community]gated communities[/url]. Néanmoins, il apparaîtrait que cette initiative, contre laquelle se sont élevées quelques voix timides, s’inscrirait dans une régénération plus vaste à venir des villes du Sekopia pour permettre un redressement de l’ensemble des territoires d’implantation.

Posté : dim. avr. 27, 2014 1:41 pm
par Braunschweig
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Die Flucht der almeranischen Bevölkerung nach Sekopia beschäftigt die Kolonialverwaltung

L’exode des populations alméranes vers le Sekopia préoccupe l’administration du protéctorat


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Malgré les installations à la frontière, le nombre de migrants almérans ne cesse de grandir</center>

Avant il ne formait qu’un seul et unique pays. Le Cécopia est aujourd’hui connu sous deux appellations : la Cécopie, fiémançaise, et le Sekopia, sous protection du Saint-Empire d’Occident. De quoi créer la confusion dans certains esprits. Si le Saint-Empire est à l’époque intervenu aux côtés des forces kaiyuanaises et ravendeliennes pour libérer les cécopiens de la dictature de L’Baraku, la Fiémance, elle a uniquement profité de l’occasion pour s’adjuger un nouveau morceau de territoire. Pilier de la lutte du Saint-Empire contre l’expansion de la Main Noire au Zanyane, le Sekopia constitue la pierre angulaire de la politique zanyanaise des Etats composant le Saint-Empire. L’assurant de sa protection, il a connu, ces derniers mois tout particulièrement, un fort taux de développement. Des écoles ont vu le jour, l’administration a été réformée pour offrir un plus haut degré de services aux sujets sekopians tandis que la terre et la mer ont vu leur rendement considérablement augmenter.

Pourtant, de l’autre côté de la frontière, les habitants de Cécopie d’origine almérane se pressent pour passer au Sekopia. Après avoir accusé les nations germaniques d’avoir réinventé l’esclavage, de s’être appuyé sur le juif pour forcer la Fiémance à le réintroduire, d’avoir créé le Pelabssa (et donc ses maux), il devient de plus en plus insupportable pour de très nombreux anciens colons, reconvertis en agriculteurs, possesseurs terriens et responsables industriels locaux de continuer à vivre dans l’enfer cécopien. Ainsi, aux postes frontières avec la Cécopie, ceux qui cherchent à quitter le pays du nouveau laquais de la Fiémance, Hosiann Abedné, sont de plus en plus nombreux. En Cécopie le blanc n’a plus d’avenir. Exproprié, stigmatisé et parfois même persécuté, il doit chercher refuge là où on lui garantira une juste protection, indépendamment de sa couleur de peau, de ses croyances religieuses ou de sa culture. Assurément ce n’est plus sous le joug fiémançais. Parce qu’en réalité, personne n’est dupe. Les administrations de Gombola sont bel et bien soumises à Opemont. C’est bien là basque les dignitaires cécopiens vont chercher leur directives. Et le seul objectif de la métropole c’est « d’apporter la civilisation ». Si on pourra reprocher la mise sous protectorat du Sekopia, on ne pourra pas venir accuser les autorités politiques schlessoises de colonialisme. En effet, l’objectif n’est pas de tirer quelque richesse de la terre, mais bien d’assurer la constitution d’un espace politique futur fort, capable de résister aux assauts des colons fiémançais et des attaques des forces communistes de la Main Noire.

En attendant, face aux flux importants - pas moins de 1500 colons almérans ont été nationalisés sekopiens l’an passé - Helmut von Scholl (Reichskommissar (trad. Gouverneur)) assure vouloir continuer d’accueillir dans les meilleurs conditions les fuyards d’origine almérane. « Le Sekopia a besoin d’hommes et de femmes capables de contribuer au redressement de ce qui était jadis un phare pour le sud-est zanyane. Ceux qui veulent venir profiter de la protection du Saint-Empire d’Occident, et surtout des principautés schlessoises, pour se construire une nouvelle existence, plus respectueuse de ce que le Sekopia doit à ceux qui l’ont construit, seront toujours les bienvenus. Siméoniens et Almérans ont également permis de faire ce pays. Ils ont été persécutés par le dictateur L’Baraku, dont nous attendons toujours l’extradition depuis la Cécopie afin qu’il réponde de ses crimes, ils ne le seront pas par les nouvelles administrations ». L’évocation d’une demande d’extradition de l’ancien tyran a en outre déchaîné les passions. Nombreux sont les sujets sekopiens qui estiment que la Fiémance lui offre une protection en retardant autant que possible son extradition vers les tribunaux civils du Sekopia. Après tout, les Siméoniens et Almérans sont ceux qui ont le plus eu à souffrir de l’oppression du régime précédent.

Posté : sam. mai 03, 2014 3:15 pm
par Braunschweig
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Die neuen Kriegsschiffe der Kriegsmarine sind für die Sicherheit des Sekopias besonders geeignet

Les nouveaux navires de combat de la marine de guerre sont particulièrement adaptés à la sécurité du Sekopia


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Les trois variantes des futurs nouveaux patrouilleurs de haute mer</center>

L’Admiral Bernard Kolletschke (Chef d’état-major de la Kriegsmarine (trad. Marine de guerre)) a présenté aujourd’hui, en compagnie des principaux responsables de Heckler&Koch Marine- und Seekampfschiffe [trad. Heckler&Koch navires de guerre et marine], filiale de Heckler&Koch en charge de la conception et de la commercialisation de bâtiments de guerre navale, les versions des navires de combats littoral qui équiperont la Kriegsmarine les prochaines années. Les contrats de plusieurs dizaines de milliards de dollars passés avec la Fédération technocratique devraient d’ailleurs permettre de lancer plus vite que prévu les chaînes de production ; d’autant plus qu’ils ont été payés comptant. Bernard Kolletsche a profité de cette occasion pour dévoiler les grandes lignes de la stratégie militaire navale qui devraient accompagner l’intégration dans les forces de combat de ces nouveaux vaisseaux. « L’ère des grandes flottes opérant seules et à proximité des côtes est révolue. Un destroyer ou un croiseur, malgré leur forte capacité de blindage, sont des cibles faciles pour les missiles situés sur les littoraux. Avec ces navires de combat littoral, la Kriegsmarine va pouvoir approcher au plus près de l’ennemi et le frapper depuis des points éloignés ». Il convient de détailler quelque peu le concept qui va guider les engagements futurs de la marine. Bien que faiblement équipés par rapport à des patrouilleurs lance-missile, les navires de combat littoral vont opérer en réseau infocentré grâce à un nouveau programme de traitement de l’information des armées impériales. Ainsi, les bâtiments littoraux de la marine n’opéreront jamais seuls dans les zones de menaces. Intégrés à des petits groupes, chacun dédié à une menace précise (aérienne, terrestre, navale, sous-marine), ils évolueront à l’abri des menaces littorales susceptibles de les mettre en danger. Au large, les destroyers et croiseurs déploieront au dessus d’eux, grâce à des systèmes de détection et de commandement aéroportés, des satellites et des drones un parapluie de missile longue portée. « Nous aurons besoin de moins de croiseurs et destroyers dont le coût est impressionnant, tandis que ces patrouilleurs de haute mer, très améliorés et répondant chacun à une menace définie, ont un coût bien inférieur. Si une menace est repérée, ils disposeront des moyens d’y répondre le temps que les bâtiments lourds fassent usage de leur arsenal impressionnant » a déclaré l’Admiral Kolletschke. En effet, il convient de ne plus s’imaginer les combats navals comme un vaste engagement de nombreux navires lourds. Aujourd’hui, la rapidité de déplacement, la furtivité dont devraient bénéficier de plus en plus de bateaux de la Kriegsmarine et la capacité de communiquer avec les autres éléments des groupes navals représentent des atouts bien supérieur à la capacité d’aligner une lourde flotte composée essentiellement de destroyers ou de croiseurs de combat. Grâce à un travail de plusieurs mois, Heckler&Koch devrait pouvoir être en mesure de commercialiser ses nouveaux vaisseaux pour les Etats étrangers à partir de janvier 2025. L’année 2024 devrait servir à lancer la production des premières unités à destination de la marine du Saint-Empire ou des Etats le composant.

Le Zanyane impérial sera ainsi le premier à accueillir un navire de combat littoral puisque le prototype lui sera fourni dès février 2024. Le dispositif sera ensuite complété par des unités de lutte antinavire, anti-sous-marine et antiaérienne. Au total l’unité sekopienne devrait être parfaitement opérationnelle en décembre 2024. De quoi compléter le dispositif de défense déjà mis en place depuis la fin de la guerre contre le dictateur L’Baraku. Progressivement tous les navires rapides d’attaque de classe Gepard et Tiger seront mis en vente pour d’autres Etats. Leur relative jeunesse (la plupart à moins de dix ans), devrait intéresser quelques éventuels acheteurs qui ne souhaitent pas s’endetter lourdement avec l’achat de vaisseaux entièrement neufs. « La sécurité des littoraux du Saint-Empire est une priorité de Sa Majesté impériale. Le remplacement progressif des anciens modèles de patrouilleurs par des unités plus récentes et mieux adaptées à nos besoins de combat naval est s’inscrit donc dans une logique de modernité. D’abord destiné à un usage défensif, les navires de combat littoral peuvent aussi être intégrés à des groupes navals offensifs et remplir alors des missions de reconnaissance. Le réseau infocentré permet aux bâtiments lourds de prendre alors en charge la menace alors qu’elle n’est pas encore forcément à portée de radar ou de vue » a commenté Joachim Fürst von Limburg Stirum (Connétable du Saint-Empire). De plus en plus les menaces ont évolué jusqu’à changer complètement de nature. On continue de s’imaginer le combat naval comme il l’était il y a plusieurs décennies, voir siècles ; à savoir comme un affrontement à vue de deux imposantes flottes. Pourtant, grâce aux nouvelles technologies, en connectant convenablement les opérateurs entre eux, on peut parvenir à une victoire en alignant des forces en théorie inférieures. Le progrès technologique qu’a connu le Saint-Empire lui permet aujourd’hui de prétendre à une refonte de sa stratégie navale. Il n’est pas question d’envoyer des patrouilleurs affronter des destroyers, mais bien de faire appel à leur mobilité et leur furtivité pour repérer l’ennemi et transmettre l’ordre aux croiseurs et destroyers de l’anéantir avec des missiles longues portée. La rapidité de ces unités navales leur confère ainsi un avantage qui pourrait s’avérer de taille dans les futurs combats sur mer.