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Posté : jeu. sept. 26, 2013 1:42 pm
par Amaski
<center>CENTRE DE RECHERCHE "WEI SHEN"

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Posté : jeu. sept. 26, 2013 1:44 pm
par Amaski
Projet d'élaboration d'un chip à base d'ADN

Nom du projet : ADN-Chip

Chef d'équipe : Chae Myung-shin

Fonds : 200 millions de dollars

Description : Les moyens de stockage d'information froide s'avère d'être un des grands défis de l'avenir. Conscient qu'il serait fou de commettre la même erreur que les autres pays dans ce domaine, il est indispensable de trouver des alternatives. C'est ainsi qu'est lancé un programme de recherche à fin de développer des ADN-Chip donc des bases de stockage d'information avec l'aide d'ADN.

Stocker des informations sur de l'ADN a plusieurs avantages : l'absence de besoin d'énergie, la longue de vie qui se compte en millénair et le fait que quatre grammes d'ADN peuvent stocker une année de production mondiale d'information. Bien évidemment la maitrise de l'ADN prendra du temps.

Une première phase visera à dominer le processus de sequencage et de décodage. Une fois ceci fait, l'équipe devra travailler sur sa simplification et la réduction de coûts. Le but final est la création de machines capables d'assurer le sequencage et le décodage dans un temps final avec le maximum de précision. Une fois tous ses objectifs accomplis sera développé un premier prototype à base d'ADN-Chip. La base de donné devra contenir cent grammes d'ADN ce qui correspond à une capacité de mémoire pour vingt-cinq ans de production d'information à l'échelle mondiale.

Progression : 0%

Posté : ven. sept. 27, 2013 10:30 pm
par Amaski
Projet d'élaboration d'un canon fixe électro-magnetique

Nom du projet : Homeland Defense Canon

Chef d'équipe : Chae Myung-shin

Fonds : 400 millions de dollars

Description : Considérant l'extrême vulnérabilité de notre unique accès maritime et aussi en raison du besoin de défendre nos frontières terrestres, nous devons développer un canon à la hauteur de nos besoins. C'est ainsi qu'est donné l'ordre aux ingénieurs de notre pays de se pencher sur le développement d'un canon électro-magnétique capable d'intercepter des missiles de basse altitude et des navires.

Le canon sera composé d'une structure centrale propulsant des projectiles par la force d'un champ électro-magnétique. Ce champ électro-magnétique devra permettre d'atteindre des cibles situées à longue distance et donc contourner le problème de la portée limitée des canons contemporains. Nous espérons par la force électro-magnétique de pouvoir abattre des navires et missiles de niveau supérieur.

Les canons devront être fixes. Leur taille empêchera toute mobilité et une telle disposition n'est pas intéressante dans un premier temps. Une fois les plans et prototypes finis, des prototypes seront installés dans les zones sensibles comme au bord de la frontière avec le Kaiyuan et la Roumalie. La côte de la République devra également être défendue pour éviter tout blocus par une force marine étrangère.

Progression : 0%

Posté : jeu. janv. 09, 2014 12:35 am
par Amaski
Projet : Robocratie

Ivan Septimus se tenait là, haut de ses vingt-cinq ans, vêtu d'une uniforme grise. Ses cheveux blonds formaient des tresses de rastafari contrastant avec le reste de son allure. Il avait les mains sur son dos, ses yeux bleu regardant en avant en portant en eux le froid sibérien. Derrière lui brillait l'image projeté par le projecteur de salle. On pouvait voir un grand nombre de plans et des notes qu'un profane serait incapable de décrypter.

Wei Shen était assit derrière son bureau, observant le professeur qui venait de conclure la présentation de son projet. Ivan cherchait dans les yeux du président une trace d'approbation ou de refus. Quelque chose pouvant le permettre de déduire la réponse du chef d'état. C'est alors que Wei se leva. Lentement et doucement à l'image d'un tigre. Il se mit devant la table de travail et observa Ivan. Quelques instants plus tard, il lui dit.


Wei Shen : Votre projet est très intéressant. Votre idée de produire à grande échelle des robots de travail est séduisante mais j'avoue que je doute de la faisabilité et intérêt d'un tel projet surtout en vue du chômage qui frappe notre pays.

Ivan soupira légèrement. Il y avait une note de désespoir. Il répondit alors.

Ivan Septimus : Je comprends votre vision mais permettez-moi de vous rassurer sur vos doutes. Oui, la République Populaire souffre d'un grand chômage mais ce chômage doit être vu comme une chance unique. Le pays possède la possibilité d'agir sur un réservoir humain à une échelle comme aucun autre pays du monde. Les autres nations n'ayant pas été dévasté par la guerre civile, ont des ouvriers certes qualifiés mais enfermés dans le cycle économique, difficile à former vers d'autres secteurs. Alors que nous, nous pouvons saisir la chance de créer une nouvelle économie sans devoir faire des douloureuses transitions. Il y a des millions de gens sans emploi, des millions de gens que nous pouvons former aux emplois qui seront réellement productif au cours de ce siècle. L'histoire vous fera croire qu'il est sage de les mettre au travail au plus vite dans des travaux demandant des ouvriers peu qualifiés. C'est une erreur.

Nous n'allons pas prospérer en refaisant les recettes économiques du passé mais en osant créer une nouvelle économie. Pourquoi mettre les gens à produire des voitures, un produit qui n'a pas d'avenir ? Pourquoi les faire produire de l'acier chez nous alors que tant de nations produisent plus d'acier, pour moins de coût et de meilleure qualité ? Pourquoi nous perdre à construire une économie autarcique alors que des dizaines de pays rêvent de vendre leurs productions de base ? Nous pourrons que triompher dans l'économie moderne en prenant des mesures radicales et en réfusant de penser comme nos ancêtres.

Observons les faits. Quelle est la principale faiblesse que notre pays aura à affronter dans l'avenir ? Manque de matières premières? Nous en avons assez. Des technologies ? On peut facilement les acquérir via des transfert technologique. Des produits manufacturés pour créer des produits high tech ? L'accord de libre-échange avec le Raksasa nous ouvre grand la porte à un marché qui produit en abondance tout le plastique, les puces, métaux fondus que nous avons besoin. Alors ? Le point faible est la maind'oeuvre qualifiée. Oui, vous pouvez tout avoir mais sans des gens savant comment mettre ensemble les matériaux de base pour créer un smartphone, vous n'allez pas d'avant. Une industrie demande des ouvriers qualifiés qui exécutent les visions d'ingénieurs.

Les ingénieurs peuvent être formés. Pas besoin d'attendre vingt ans. Faites des test d'intelligence et mathématique dans la population, trouvez ceux qui ont les plus de dons naturels et faites-les suivre des cours de formation précis, simple et rapide pour faire d'eux des ingénieurs. Ca peut se faire en six mois voir un an si vous prenez du temps. Nous sommes une dictature, profitons-en pour trouvez dans la population ceux qui peuvent pour peu de coût devenir les ingénieurs de demain. Ne perdons pas de former des exécutants. Nous devons former des créateurs et des artistes. Il nous faut des rebelles capables de créer des nouveaux produits.

Ce qui néanmoins est plus compliqué c'est de créer la masse de main-d’œuvre qualifiée. Ca prend son temps, il faut les former et souvent c'est peu rentable. Pour former un ouvrier dans la production industrielle de fromage et de lait, il en faut des mois. Oubliez l'idée des ouvriers au bord de la bande roulante. Aujourd'hui un ouvrier qualifié doit savoir comment gérer plusieurs processus en même temps. Ca ne s'apprend pas du jour au lendemain.

Cette masse d'ouvriers possède plusieurs problèmes. Elle est peu motivée, elle subie les dégâts psychologiques d'un travail trop monotone et finalement travaille que quelques heures par jour de manière productive. En plus elle coûte chère en entretien. Mais le plus important est : pourquoi forcer les humains à faire ces tâches ingrates ? Pourquoi gaspiller la capacité intellectuelle humaine à mettre de la crème dans la moule, mettre le poids dessus, amener au frigo, nettoyer les moules, mettre le produit en paquet et envoyer. Même le jeune le plus bête peut devenir un ingénieur plus utile qu'en servant d'ouvrier. Faites-lui composer des chansons de funk, il en aura plus de plaisir et il produira d'avantage pour la société qu'en faisant durant neuf heures des seracles.

Ce que je vous propose c'est qu'à la place d'engager des humains pour faire le travail d'usine, de le laisser faire par des robots. Depuis plus de dix ans, les technologies existent pour faire ces robots qui accomplissent toutes les tâches d'un ouvrier en étant trois fois plus productif. Pour soixante mille dollars, salaire d'un ouvrier en Occident, vous pouvez produire un robot qui vous coûtera quelques dizaines de dollars par an. En une année, vous avez amorti ce qui vous coûterait d'engager un ouvrier occidental chez nous pour une année. Simplement les gouvernements de ce monde considèrent toujours plus commode d’utiliser leur population comme force motrice de l'industrie. L'homme-esclave, voilà le dogme qui a régné jusqu'à maintenant.

Le marxisme-léninisme a aujourd'hui la chance d'en mettre un terme. Lançons la production de robots de travail à grande échelle pour remplacer dans les années à venir l'ouvrier par le robot. L'ouvrier sera soumis à des programmes de formation pour faire de lui l'ingénieur qui créera les produits de demain. En quelques mois vous pouvez en faire un ingénieur de base fort potable si les conditions de base sont bonnes. Les moins capables intégreront les unités de maintenance des usines, les plus aptes deviendront les chercheurs de demain. Les chômeurs seront également intégrés dans des programmes de formation. Les économies faites par les robots augmentera massivement la rentabilité des futures usines automatisées. Le surplus que gagnera l'Etat permettra de former les intellectuels, ingénieurs, artistes, employés sociaux, créateurs et penseurs nécessaire de faire de ce pays une nouvelle Athènes.

Imaginez, pendant que l'Occident sera doté d'une masse de travailleurs-esclaves, le marxiste-léninisme créera une société au Hanguk ou la norme n'est pas d'être ouvrier mais un créatif et ingénieur. Fini les différences sociales ! L'affranchissement ultime des inégalités !

En plus, à la place d'avoir quelques centaines de milliers de créatifs, nous en aurons des millions ! Comment voulez-vous concurrencer un pays qui a une telle élite intellectuelle ? Aussi, les gens auront presque plus d'effort physique à faire pour gagner leur pain. Ils seront plus sains, mieux lotis et heureux. Le paradis socialiste sera alors à notre portée.

Wei Shen ne dit rien. Ceci ne fut pas un stratagème. Il fut choqué. La première fois dans sa vie que ceci arrivait. Wei pensa. Ceci pouvait marcher. C'était logique et cohérent. Mais les implications étaient terribles. Mais il lui apparaissaient plusieurs difficultés qui modéraient soudainement le discours d'Ivan Septimus. Il lança alors ses oppositions.
Wei Shen : Votre discours est passionnant mais vous semblez oubliez que pour créer votre armée de robots, il faudra pouvoir le faire. Néanmoins je vous rappelle que nous sommes un nouveau pays en développement. Nous ne maîtrisons pas la robotique ni la production des composants de robots.

C'est alors qu'Ivan sourit. Wei avait un sentiment désagréable. Soudainement il comprit que le fils dépassait de loin le père. Septimus répondit calmement. Le professeur savait qu'il avait gagné la bataille. Wei lui demandait comment mettre en oeuve. L'idée de le faire fut acceptée visiblement.

Ivan Septimus : Vous pensez, avec tout le respect que je vous dois, comme un nationaliste. Vous croyez que pour produire un robot, nous devons maîtriser l’entièreté de sa production. Mais nous avons un accord de libre-échange avec le Raksasa. Tous les composants que nous avons besoin nous pouvons les importer. Pour le moment, à quoi bon vouloir en produire nous-même ? Le faire coûtera bien plus cher que le faire venir du Raksasa. Sachez que les composants coûtent relativement peu. Ce qui coûte c'est ce que vous en faites. Prenez un smartphone. Si vous vendez sa matière première, vous arrivez à quoi ? Douze dollars le tout ? En vend à combien aujourd'hui l'appareil le plus recent ? Quatre ou cinq cent dollars ? La matière première coûte rien, c'est ce que vous en faire de ca. Une puce électronique ca coûte rien, une couverture plastique idem comme un processeur digne de ce nom. Des composantes hydrauliques ? Ca coûte mais peu à la fin. C'est en assemblant tous les composants que nous créons un nouveau produit qui par son assemblage gagne une nouvelle valeur. C'est l'idée qui coûte chère, pas la matière. Voila le dogme de l'économie du future. La matière cède à l'esprit. Nous pouvons faire importer tous les composants. Bien évidemment en commandant à plusieurs entreprises et à chacune une autre composante de telle facon qu'ils ne se fassent pas une idée ce que nous faisont avec. On importe une puce ? Ca peut servir à n'importe quoi et le moins probable est un robot.

Qui suspecterait le Hanguk, ce pays misérable de construire des robots ? Personne. Une fois l'idée mit en l'air, tous se plieront de rire. Les entreprises du Raksasa gagneront beaucoup en nous livront. Tant mieux. Le but de nos accords avec le Raksasa c'est de prospérer ensemble. Le Raksasa est notre meilleur ami.

Maintenant je vous vois vous demander : et les plans ? Oui, voilà le point faible de notre joli masterplan. Nous avons besoin d'un modèle pour nos robots et des plans. Je propose deux solutions. La première négocier l'achat des plans d'un robot de travail standard. Le Numancia ayant fait le plus de progrès dans ce domaine, devrait nous aider. De toute facon, vu le peu d'intérêt pour ces machines de la part des gouvernements de ce monde, je pense qu'ils nous vendront les plans avec plaisir. Quoique, en pensant, soyons encore plus direct. Trouvons une petite entreprise fabriquant des robots de travail au Numancia et rachetons là en mettant le paquet. On fera passer l'action par un investisseur du Khalidan. Je pense que Kim Sung nous aidera volontairement en échange du poste d'ambassadeur auprès Sa Graisseuse Majesté Impériale. Je le connais assez bien. Il rêve de ce poste depuis longtemps.

Une fois les plans sous la main, on utilise notre nouvelle firme comme base de production des premiers robots. Une fois produits, on les amène chez nous pour ouvrir en secret une usine ou les robots fabriqueront des nouveaux robots selon les plans. Les robots seront les meilleurs ouvriers que nous pourrons rêver. Ainsi nous aurons un cercle autonome. Des robots produisant des robots qui produiront des robots. Entre temps, au Numancia, on fera marcher notre firme à rythme constant mais doux. Juste quoi ne pas réveiller les soupçons de la couronne du Numancia. Après on aura qu'à doucement produire des robots ménagères et faire disparaître les plans des robots de travail dans les archives de la firme. A la première occasion on revend l'entreprise et le jeu est fait.

Si on n'arrive pas à acheter la firme, on achète les plans. Si on n'arrive pas à acheter les plans, on fait importer via le Raksasa quelques uns de leurs robots de travail, toujours via un homme de paille, pour faire de la rétro-ingénierie et les adapter à nos besoins.

Vous voyez, tout est prévu. Donc soutenez-vous ce projet ? Peut-on le lancer ?

Wei Shen retourna derrière son bureau. Ivan Septimus le regarda et dit.

Ivan Septimus : Alors ?

Le président sourit à son tour et lui dit.

Wie Shen : En ais-je besoin de vous répondre ? Quand vous voulez partir pour Hispalis ?

Posté : ven. janv. 10, 2014 10:58 pm
par Amaski
Projet : Robocratie II

« L'homme qui croit trouver le salut dans l'imitation du passé est un fou. L'avenir est aux audacieux, aux hardis, à ceux qui réussissent car ils ignoraient que c'était impossible. »

Ivan Septimus se tenait débout en compagnie de Wei Shen dans une usine désaffectée dans la banlieue de Yangpyeong. On pouvait sentir l'odeur de l'humidité et du moisi dans un bâtiment qui avait jadis servi pour fabriquer des canons. Wei observa le lieu en étant entouré d'un silence presque absolu. C'était un quartier qui avait été pas trop dévasté par la guerre mais les gens n'y habitaient plus. Ils préféraient vivre plus au centre-ville ou les services publics avaient été restaurés. Ceci était un avantage si on voulait conduire des projets qui demandaient un peu de discrétion. Non qu'il avait quelque chose à cacher. Quel crime pouvait-il avoir de fabriquer des robots de travail ? Mais Wei Shen se disait qu'on n'était jamais trop prudent. Si le projet était un échec, la discrétion empêcherait que le gouvernement soit touché par du blâme. Si ça marchait, alors on profitait d'une avancée sur des éventuels concurrents. Ivan Septimus observa à son tour le lieu. Il ne voyait pas une usine désaffectée mais un laboratoire à venir pour les recherches et la fabrication. Il voyait déjà les premiers robots être assemblés. Wei Shen dit alors à Septimus.

Wei Shen : J'espère que ce lieu vous convient ? Il est spacieux et situé dans une zone isolée. Vous ne serez pas dérangé ici. En plus il y a une gare près d'ici d’où nous pourrons faire décharger les matériaux importés du Raksasa. Il devrait donc avoir un flux continu de composants high tech vers l'usine. J'affecterais des soldats et camions militaires à l'usine pour aider au transport.

Ivan Septimus : Le lieu est parfait. Nous pourrons établir un atelier de fabrication ainsi qu'un début de site de production pour la première série. A ce sujet, avez-vous pensé à faire importer des imprimantes 3D ?

Wei Shen : Nous devons encore voir dans quel pays nous allons les acheter. Le Wapong travaille sur une version améliorée de l'imprimante 3D. Nous aurions donc tout intérêt d'en importer depuis le Wapong et si c'est pas possible, on importera depuis le Raksasa. Je demanderai à notre ambassadeur de toucher un mot au directoire durant les négociations pour l'accord au sujet de l'établissmeent d'une zone portuaire goryeo à Wapong City. Je pense que les imprimantes ne sont pas urgentes ?

Ivan Septimus : Ils seront un grand atout donc ce serait bien d'en avoir le plus vite que possible. Avec eux nous pourrons fabriquer les composants en plastique nous-même sans avoir besoin de machines et personnel complexe. C'est surtout pour la structure externe des robots que ce sera avantageux. Nous serons un peu moins dépendants du Raksasa et surtout nous pourrons individualiser chaque robot. Il suffira d'y mettre une centaine de modules pour donner à chaque robot quelques traits individuels. Ceci sera plus simple pour les reconnaître rapidement dans le cadre d'une usine. A la place de devoir lire le numéro qu'on voit mal de loin, les ingénieurs pourront les reconnaître à la couleur de leur coque et des traits marquants. Ainsi même si quelqu'un tend de modifier le numéro de série, nous pourrons le distinguer dans le cadre d'une usine.

Wei Shen : Très bien, j'irai donner quelques coups de pieds là ou c'est nécessaire. Autre chose ?

Ivan Septimus : Oui, je pense que nous ne devons pas perdre de vue que si nos arrivons à acquérir les plans, ce qui sera fait d'une façon ou d'une autre, il faudra envisager sur long terme plus d'espace et je vous parle de beaucoup d'espace. N'oublions pas que si nous mettons en œuvre la production autonome donc de robots fabriquant des robots, nous allons connaître une production évolution de manière exponentielle.

Wei Shen : Je pense que nous aurons le temps de voir venir.

Ivan Septimus : Détrompez-vous ! Imaginez que dix robots produisent un de leur semblable en une heure, ceci signifie qu'en dix heures ils auront produit assez de robots pour former une nouvelle équipe de robots producteur des robots. Dix heures plus tard, il produiront avec la nouvelle équipe 2 nouvelles équipes de robots. Encore dix heures plus tard, donc vingt heures après le lancement de la production, on aura 4 équipes nouvellement produites. Après cent heures, vous produirez 512 équipes donc 5120 robots. En quatre jours, nous passant de la production quotidienne de 20 à 10'240 robots. Bien évidemment ceci sont des chiffres idéaux. Ils doivent juste montrer que dans la production de robots, nous sommes face à une croissance exponentielle à l'image d'un virus.

Dans une première phase, la production de quelques centaines de robots sera déjà suffisant. Suffisant pour découvrir les failles et corriger le modèle de base. Ensuite nous pourrons lancer la production de quelques milliers de robots, question de former deux ou trois usines robotisées. Entre temps nous pourrons lancer un test de compétence à l'échelle nationale et les programmes de formation intensifs pour la population humaine sur long terme à fin de former la masse de créatifs nécessaires à l'économie robotisée. Si tout va bien, nous pourrons établir une économie largement robotisée dans le cadre d'une décennie voir deux quoi établir enfin le paradis socialiste.

En somme, il faut que la logistique suive et nous savons tous les deux que ceci est un point faible de ce pays. Mais en organisant bien les productions, nous devrions éviter tout problème. Assurez le ravitaillement et je me chargerais du reste.

Wei Shen : Très bien, je me chargerais donc d'assurer la logistique. Mais je pense qu'il faudra ne pas précipiter les choses. Nos moyens sont limités et nous devons agir avec prudence en sécurisant nos arrières. La robotisation n'est pas le seul avenir pour notre pays surtout si nous devons soutenir une production exponentielle qui risque de mettre à mal notre infrastructure.

Ivan Septimus : Soyez plus optimistes, mon vieux. On n'a pas inventé l'avion à coup de prudence mais on osant envoyer dans l'air des tas de bois et de toile. Nous prenons des risques, oui, mais ces risques sont pas plus hauts que ceux prit par les explorateurs du 15ème siècle ou les ingénieurs qui ont travaillés sur la première bombe atomique.

Posté : lun. janv. 13, 2014 1:51 pm
par Amaski
Projet : Robocratie III

Wei Shen entra dans l'usine d'un pas décidé. L'intérieur avait bien changée depuis la dernière fois qu'il y était venue. L'odeur d'humidité avait cédé la place à une odeur plus clément de plastique et désinfectants. A l'intérieur avaient été mit une vingtaine de tables sur lesquelles se trouvaient des ordinateurs, des plans divers et nombreux ainsi que des nombreux composants électroniques. La première livraison du Raksasa devaient être arrivés en vue des nombreux composants électroniques qui gisaient sur les tables.

Wei pouvait voir Ivan Septimus qui portait toujours sa blouse blanche avec ses cheveux tressés en rastas. En somme, il restait fidèle à lui-même. Le scientifique parlait avec un groupe de jeunes également en blouse blanches. Wei n'avait pas été informée que Septimus avait fait du recrutement. Il peinait à cacher son léger mecontement de ce manque d'information. Il s'approcha alors du groupe. Ivan se retourna sur l'instant avec un large sourire, proche de celui d'un petit enfant qui avait été gâté à Noël. Wei Shen lui demanda alors.


Wei Shen : Je vois que vous avez trouvez des recrus. Puisse savoir d’où vous le tirez ? Ne me dites pas que vous avez vampirisé l'institution technologique ?

Le rostove lui répondit, toujours avec son sourire.

Ivan Septimus : Nenni, j'ai mit sur internet une annonce avec les mots suivants : Professeur en ingénierie un peu fou cherche assistants loyaux pour un projet en ingénierie robotique novateur dans une usine humide. Salaire moyen en perspective. Envoyez votre CV via mail.

Voila une belle blague, se disait Wei. Il lui répliqua.

Wei Shen : Je vois que vous n'avez pas perdu votre humour. Donc d'ou ils viennent ?

Ivan Septimus : Je viens de vous le dire. J'ai mit une annonce sur le net.

Wei Shen : Vous vous moquez de moi ?

Ivan Septimus : Voila une des rares choses que j'ai pas envie de tenter, mon vieux. Je vous l'ait dit. J'ai mis une annonce sur le net. Vous croyez quoi ? Que je vais me faire les divers universités et instituts pour quémander quelques assistants ? Cette annonce est la façon la plus efficace de trouvez les gens qu'il faut. Réfléchissez un peu, mon vieux, tout ingénieur qui vise un boulot avec un bon salaire ne postulera pas. Donc ceux qui se présentent sont forcément ceux qui sont intéressés non par l'argent mais par le projet. Aussi, en disant que c'est dans une usine humide, ca indique manque de fonds publics donc automatiquement les fils à papa qui supporte pas une goutte de sueur n'enverront pas de candidature. Avec ceci, nous avons déjà au moins une bonne moitie des idiots savants qui ne risquent pas de nous embêter. Ceux qui postulent sont ceux qui sont prêts à prendre des risques. Risque que l'annonce soit une farce qui va les ridiculiser ou risque que ce soit un job aux pauvres conditions. C'est aussi ceux qui sont capable de s'imaginer qu'on puisse recruter par cette méthode farfelue donc des gens capables de flexibilité intellectuelle qui vont oser se proposer. En somme, ceux qui se présentent sont forcément les bons et ceux qu'on a besoin pour faire progresser la science. C'est une méthode plus efficace que dix heures d'interrogation de candidats.

Wei Shen : Ca sonne logique même si ce sont des méthodes douteuses. Je vous laisse donc la responsabilité de votre équipe. Je viens ici pour vous donnez quelque chose qui devrait vous plaire.

Wei sortit une chemise en carton et la donna à Ivan. Septimus l'ouvrit et admira les plans à l'intérieur.

Ivan Septimus : Vous les avez d'ou ? Ils sont parfaits ! Ce sont à première vue des excellents plans pour un robot de travail.

Wei Shen : J'ai téléphoné avec la Premier Ministre du Raksasa. J'ai lui demandé si elle pouvait nous faire parvenir des plans industriels pour la fabrication d'un robot.

Ivan Septimus : Vous lui avez fait avaler quelle histoire pour qu'elle accepte ?

Wei Shen : La plus efficace : la vérité. Je lui ait dit que nous voulions fabriquer des robots de travail pour lesquels nous avons besoin de plans. Je lui ait dit que nous fournir les plans nous permettra de produire des robots pour lesquels forcement nous devrons importer des composants du Raksasa. L'Empire était donc gagnant en nous faisant cette faveur car ceci leur permettait d'exporter leur composants. Dans un monde ou chaque pays veut tout produire de A à Z, c'est un contrat fort prometteur. C'est une femme extrêmement intelligente et donc elle a compris que c'était une bonne affaire. Dix heures plus tard, elle m'a envoyé par courrier diplomatique les plans. Je pense vous décevoir en vous disant que la diplomatie aux plus hauts niveaux se fait de la manière la plus simple. Néanmoins ceci ne signifie pas que ceci met fin à nos besoins en aide externe. Je vais demander qu'on fasse négocier des achats de plans au Khalidan et l'Azude. Ainsi nous aurons une palette plus large de plans différents. Aussi, il semble que nous pourrions aussi avoir un contrat d'achat de composants avec le Khalidan. Tout ceci renforcera le programme et nous autorisera éventuellement de créer des plans de manière autonome.

Ivan Septimus : C'est une bonne nouvelle même si je suis méfiant par rapport à l'intégration d'autres pays.

Wei Shen : Nous sommes trop pauvres pour nous permettre le luxe de l'arrogance nationaliste. Nous devons coopérons et si nous en sommes forcés, autant en profiter pour créer des relations amicales avec nos partenaires. Des ennemis, on manque jamais. C'est des amis qu'on a besoin dans la politique internationale surtout en ces temps instables. Donc quand pensez-vous pouvoir créer le premier prototype ?

Ivan Septimus : Hmmm, ca prendra un peu de temps. Il faut analyser les plans, trouvez les composants au Raksasa et signer des contrat d'achats. Ensuite faudra faire des montage tests. Mieux vaut ne pas nous précipiter dans une première phase. Mais avec mes assistants, on pourra se partager le travail surtout en ce qui concerne la recherche des composants et des contrats. Mais une fois que nous avons les bases établies, ca ira très vite. Nous avons pas de recherche à faire sur les composants ni sur le montagne dans son principe de base. C'est en grande partie à nouveau une question logistique.

C'est en écoutant Ivan que Wei Shen remarqua derrière une sorte de colosse en acier dans un coin de l'usine. Quand Ivan finit de répondre, Wei se rapprocha de ce qui semblait être un golem en acier. Il demanda au scientifique.

Wei Shen : C'est quoi ceci ?

Ivan Septimus : Ah, ceci c'est un des derniers modèles du Son Gohan. Un des robots de guerre développé à Minas Sun durant la guerre vicaskaranne par la Fédération d'Aquanox. Malheureusement il est très lent et donc il était peu apte aux combats dans les plaines du Vicacskaran. Ils ont arrêtés la production faute de moyens publics avec la restauration de l'Empire. Je pense que mon père avait commis la faute de trop vouloir miser sur la masse. A l'époque, ils voyaient les cyborgs comme des chars bipèdes en oubliant que la faiblesse d'un char est son poids et sa consommation d'essence. Les Son Gohan devait permettre de combattre dans les montagnes, lieu peu propice aux chars classiques. C'est un des nombreux monuments de la Fédération d'Aquanox, un monument d'un esprit d'initiative qui manque en cette époque mais aussi d'un manque de courage pour aller au bout. Je l'ai fait venir par nostalgie mais aussi pour inspirer mes assistants à prendre note des leçons du passé. La robotique de demain doit se faire sur le modèle de l'homme : léger et flexible et non sur les armes de guerre : lourdes et inflexibles.

Wei Shen : Je ne savais pas qu'ils avaient tentés de créer des robots de guerre. Dommage, peut être qu'ils auraient pu un jour jouer un rôle dans l'Histoire humaine.

Ivan Septimus : Inutile de plaindre les autres et d'un passé bien révolu. Nous devons nous concentrer sur le maintenant et ici. Nous pouvons changer le future de ce pays et créer une nouvelle société purgée du travail physique indigne d'un humain. Que le Son Gohan soit un avertissement contre ceux qui regardent que vers l'arrière et le connu.

Posté : jeu. janv. 16, 2014 11:11 am
par Amaski
Projet : Robocratie IV

Kim Sung était assis dans le fauteuil de son bureau, sourire aux lèvres et inspirant ce moment de profonde satisfaction pour lui. Le poste d'ambassadeur lui été désormais acquis.

Il y a quelques semaines le gouvernement du Hanguk lui avait demandé de procéder au rachat d'une entreprise spécialisée dans la robotique au Numancia. Une action qui devait se faire discrètement et pour laquelle on lui promettait le poste d'ambassadeur. Kim Sung avait donc engagé la recherche d'une telle entreprise pour découvrir que le Numancia ne possédait plus une telle industrie ou mieux dit, rien qui méritait ce nom. C'étaient que des usines reproduisant à l'éternelle des produits qui n'avaient subis aucune innovation depuis des années. Le Numancia se reposait sur ses anciens lauriers et n'avait donc désormais plus aucun intérêt aux yeux de Kim Sung. Les capitalistes numanciens pensaient tout avoir et n'étaient donc plus stimulés à innover et créer. C'est ce qui arrive à presque toutes les sociétés industrialisées. La classe capitaliste finit par se plaire dans le profit et ne cherche plus à l'agrandir. Elle profitait de sa rente sans plus. A quoi investir quand votre usine donne un bon profit ? Plus un homme possède de richesse, moins il est enclin à prendre de risques donc à innover et changer. Ce sont donc ceux qui possède, peu, qui sont le plus susceptible de créer et innover. L'or rend fainéant, l'espoir audacieux et fort. C'est ainsi donc que si l'espoir ne nourrit pas, il est un bien plus puissant carburant que l'or.

Sans piste, Kim Sung pensa alors de se voir échapper cette promotion si longtemps attendue. C'est alors qu'un de ses clients arriva auprès de lui et lui fit la demande s'il pouvait pas héberger un cousin des USP ayant pu fuir l'invasion national-socialiste. Kim Sung accepta la demande sans se rendre compte que ceci fut la solution à son problème. Curieux de ce cousin comme sur tous ses investissements, Kim Sung découvrit que le cousin en question fut membre d'une équipe de chercheurs en robotique ayant trouvé refuge au Khalidan mais qui peinait à trouver des endroits pour se loger. Une enquête plus approfondie permit de réveler que ce n'étaient pas des petits chercheurs mais carrément une des équipes les plus réputées avant l'invasion. Il contacta immédiatement les autres membres de l'équipe pour leur proposer un logement et soutien. Ils acceptèrent volontairement entrant ainsi dans le système clientéliste de Kim Sung. Le voilà maintenant avec à sa portée des chercheurs pelabssiens hautement qualifiés dans le domaine de la robotique. A quoi se perdre d'acheter une usine pourrie au Numancia si on pouvait carrèment avoir la source et le cœur de l'industrie robotique ? Il était fort probable que la majeure partie des grands scientifiques des USP étaient morts et leur savoir avec eux. Tout indiquait donc que cette équipe était désormais un des rares vestiges de la robotique la plus avancée au monde. S'il les convainquait de s'engager pour le Hanguk, la République Populaire gagnerait des mois voir des années en recherche scientifique et le poste d'ambassadeur lui était assuré.

Il ne les interrogea pas immédiatement sur leur intérêt d’œuvrer pour la République Populaire. Ils étaient issus d'une société libérale donc probablement dotés d’à priori sur le Hanguk. A la place de les persuader, Kim Sung voulu donc les faire désirer de leur propre chef de rejoindre le programme du Hanguk. Il les invita alors à une soirée avec d'autres de ses clients les plus fidèles. Une ambiance conviviale et joyeuse. On en parla ni de politique et encore moins de science durant une grande partie de la soirée. C'est au dessert ou Kim Sung mentionna discrètement le programme d'Ivan Septimus aussi librement comme si ce serait la chose la plus normale au monde. Immédiatement l'intérêt des ingénieurs était réveillé. Ils posèrent des questions. Kim Sung se félicita de sa stratégie et leur répondit sur le ton de la conversation sans en donner quelque réflexion supplémentaire. Vers la fin de la soirée, les pelabssiens le demandaient s'il était possible de rejoindre de programme. Kim Sung fit comme s'il ne savait rien, invoquant de devoir parler avec les responsables. Ils quittèrent sa maison plein d'espoir et de désir. Sung fut surpris de la simplicité de son plan. Décidément le gens humain ne changeait pas. Deux jours plus tard il les informa qu'ils pouvaient le rejoindre en jouissant de fonds presque illimités et en pouvant former leur propre équipe.

Wei Shen sera très satisfait, se disait Kim Sung. Et à croire qu'on lui avait demandé d'acheter une vulgaire usine du Numancia...alors que devant sa porte se tenait des chercheurs hautement qualifiés, peut être même les meilleurs de leur domaine au monde. La fin de l'histoire fut donc une surprise pour personne. Kim Sung fut nommé ambassadeur officiel au Khalidan et Ivan Septimus voyait son équipe être enrichie d'une vingtaine d'ingénieurs en robotique exceptionnels. Ceci satisfaisait l'ambition de Kim Sung et donna au programme robotique du Hanguk un tout autre élan. L'équipe de recherche avait des plans de travail du Raksasa, l'accès aux composants, des assistants et locaux ainsi que désormais le soutien de chercheurs pelabssien offrant tout leur savoir à ce qui pourrait devenir une des grandes révolutions à venir.

C'est alors qu'Ivan Septimus et ses nouveaux confrères se mirent à la tâche de fabriquer un premier prototype de robot de travail. Entre temps la plus part des goryeo reconstruisaient lentement leurs maisons et cultivaient des potagers ignorant ce qui se tramait dans une des banlieues en ruines de Yangpyeong. Dans le ciel obscure du Hanguk se levait un petit rayon de lumière, timide mais existant, l'espoir de voir peut être un jour le paradis socialiste se réaliser.

Posté : ven. janv. 17, 2014 10:44 pm
par Amaski
Projet : Robocratie V

L'équipe d'Ivan Septimus s'était vue allouée des locaux supplémentaires en vue de l'avancée du projet. Près de l'usine avaient été remis en état deux entrepôts qui stockaient désormais les composants importés du Raksasa. Une usine voisine était en cours de reconstruction à fin de pouvoir jouir de locaux supplémentaires pour la production. Chaque deux heures arrivait un train apportant des caisses remplis de composants électroniques et plastique de tout genre.

L'usine de départ avait aussi beaucoup changée. Fini avec l'humidité et le délabrement. Des dizaines d'ingénieurs s'activaient désormais dans ce qui fut un vrai centre de recherche et de production. Car oui, on avait lancé la production de prototypes dont les résultats furent assez satisfaisants. Bien évidemment les premiers robots avaient été défectueux ou mal équilibré mais désormais on pensait avoir fait le tour de la situation surtout grâce à l'aide des ingénieurs pelabssiens. Les pelabssiens travaillaient avec beaucoup d'acharnement, probablement pour oublier la tragédie survenue à leur pays. Le chef de l'équipe des USP fut un certain Anthony Brown, anciennement un chercheur à l'Université de Hellington. Homme aussi brillant qu'Ivan Septimus, les deux s'étaient vite compris. On pouvait peut être même prétendre que ce fut un aube d'amitié qui s'installa entre les deux ingénieurs, issus chacun d'une nation ennemie à l'autre.

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/469205robottravailchaine.jpg[/img]

Dans un coin de l'usine avait été monté un bureau. Il avait suffit d'installer des murs en plastique autour pour créer une salle close qui servait de réunion. C'est ici, chaque soir que l'équipe se réunissait pour discuter sur les avancées du projet autour d'une table ronde. Sur les murs étaient apposés des centaines d'images et de plans. La plus part n'étaient que des projets mais certains entre eux était sur la bonne voie pour être réalisés. Ivan Septimus et Anthony Brown s'était reunis dans le bureau, seuls en toute discrétion. Ils avaient fait comprendre au reste de l'équipe, qu'ils ne voulait pas être dérangés. Anthony Brown se tenait débout près d'un plan d'une sorte de robot sur des voies avec plusieurs bras mécaniques. L'ingénieur pelabssien dit alors à son confrère rostove.


Anthony Brown : Ou en sommes-nous concernant les livraisons des processeurs ?

Ivan Septimus : Ils ne devraient pas tarder. J'ai pu parlé avec le président et il nous a rassuré que les matériaux viendrait à temps. Des nouvelles du Khalidan ? Apparemment Kim Chi-hu a signé un accord de coopération scientifique avec eux ?

Anthony Brown : L'accord ? Ah oui, ceci ne nous concerne pas. Je me suis informé auprès la commissaire. Ce projet étant considéré comme officiellement sous le secret d'état, nous n'enverrons pas d'informations aux scientifiques du Khalidan ou pas pour le moment. Le projet de fabrication de androïde est un projet à part. Dieu merci, ceci nous évite de perdre notre temps avec des jouets. Sinon, j'ai beaucoup aimé le prototype de replicants et l'idée de la production exponentielle qui va avec. Quand pourrions nous lancer leur production ?

Ivan Septimus : Des que l'usine voisine est remis en forme. L'Etat y a engagé tellement d'ouvriers, que ca ne devrait pas tarder. L'avantage du communisme, c'est que tout peut aller très vite si on a les bons contacts.

Oui, un robot séduisant, n'est-ce pas ? Concu à la base pour fabriquer des copies de lui-même qui pourront en tout instant être reprogrammés pour d'autres productions. Des robots qui fabriquent des robots qui eux fabriquent à leur tour des robots fabriquant des robots. C'est le principe des virus. Comme quoi la nature est la meilleure enseignante. En quelques jours vous pouvez atteindre une productivité énorme vu que chaque cycle vous doublez la capacité de production. C'est pour ça que j'ai demandé de faire stocker des composants dans les deux hangars. Avec une productivité exponentielle, nous devrons déjà avoir les matériaux de base pour toute la production des le départ vu la vitesse de production.

Je propose de fabriquer une première vague de dix mille robots. Suffisamment pour les premiers projets industriels voulu par l'Etat. Il suffira de garder une centaine pour nous vu que la productivité exponentielle nous permet de produire toute quantités voulue avec un nombre de robots de base restreint. Comme avec les virus, il suffit de sauvegarder une population minimale pour relancer une épidémie. Pour la reprogrammation des robots, il est prévu de les doter d'un accès wifi à notre intranet. Nous aurons qu'à activer le wifi et via un ordinateur nous pourrons replacer les programmes par simple clic de souris à l'échelle de centaines d'unités.

Anthony Brown : Parfait. Je propose néanmoins de viser sur le moyen terme la création de trois types de robots. Le premier étant les replicants, donc des robots qui fabriquent des copies d'eux-mêmes. Ensuite nous devrions viser la production spécifique de robots de fabrication pour les usines et aussi des robots adaptés au travail sur des chantiers de construction. Pour ceci j'ai déjà mon idée. Nous pourrions simplement créer une sorte d'unité de base qui pourra être greffé sur des machines de travail comme des grues, des camions ou autres machines de chantiers et qui travailleront de manière autonome. Les machines de chantier traditionnels seront renforcé avec un robot de travail qui remplacera l'homme dans la gestion des machines. Imaginez-vous les capacités. On pourra construire des gratte-ciels avec un risque d'accident presque zéro. Bien évidemment il faudra des surveillants, ingénieurs et de la maintenance mais ce sera nettement plus rapide car les machines pourront travailler vingt-quatre heures sur vingt-quatre et ceci toute la semaine. Cette ville en ruine, pourra être reconstruite en un rien de temps. Et je vous parle pas de l'effet sur le chômage. Pour faire marcher ces chantiers, il faudra engager des gens pour surveiller les machines et les réparer sans parler des informaticiens pour créer les programmes pour que les machines savent quoi faire.

Ivan Septimus : Une idée intéressant mais il faudra parler avec Wei Shen. Selon ce que je sais, il n'est pas un grand ami des gratte-ciels mais appliquer la robotique en dehors des usines dans les chantiers de construction semble être une bonne idée. Je vais toucher un mot au président à la prochaine réunion avec lui. Peut être il nous autorisera d'importer des machines de chantier depuis le Raksasa pour pouvoir faire des tests pour créer des machines automatisées.

La conversation s'arrêta là. Ivan Septimus observa comment Anthony Brown quitta la pièce pour retourner au travail. Il n'y avait aucune impolitesse. C'était deux hommes qui se restreignait aux faits et ce qui pouvait avoir de l'intérêt scientifique. Ils avaient pour ces choses une attitude presque robotique. Laissant Brown repartir dans les laboratoires, Ivan Septimus profita pour sortir de l'usine par une porte du bureau. Il arriva alors dans une petite cour. Il faisait déjà bien nuit et on pouvait voir la Lune pleine briller au firmament. Ivan sortit un paquet de cigarette de sa poche, en extirpa une et l'alluma pour la mettre dans sa bouche et aspirer le tabac. Une bonne cigarette kirepienne, se disait Ivan. Dommage qu'on ne pouvait plus s'en procurer aussi facilement comme quand le Kirep fut encore un état communiste. Désormais ce pays était une monarchie...quelle horreur. A s'imaginer que des aristocrates et pseudo-prêtres reprenait leur travail destructeur dans un pays qui fut un modèle pour le monde socialiste.

Un air de nostalgie remonta chez Ivan Septimus. Cette nostalgie produite par les récits de son père sur le temps de l'Union des Républiques Socialistes de Rostovie. C'était une belle époque, avant que Kirov et Terienkov avec leur national-socialisme viennent tout gâcher. Probablement que la Rostovie ne survivra pas à la guerre mondiale. Incompétent comme était Terienkov, il avait dévasté par la force le pays d’où la Rostovie aurait pu avoir la technologie pour durablement s'installer comme première puissance mondiale. Mais non, il fallait aller en force et tout détruire. Terienkov était avec Kirov probablement le chef d'état le plus incompétent que la Rostovie ait jamais eu. Tant de force et d'énergie jeté en pâture pour quelques lubies sexuelles d'un seul homme.

Le Hanguk était tout le contraire, se disait Ivan Septimus. Ils faisait partie des pays les plus pauvres au monde mais il avait dans cette nation une volonté de se surpasser, une énergie d'aller non seulement en avant mais de repenser le monde. Peut être que le destin l'avait bien guidé en l’amenant ici ? Peut être c'est ici que pouvait naître une nouvelle société. Mettre fin à des millénaires de souffrance et d'inégalité, ici, dans ce pays dévasté ? Peut être.

Posté : mar. janv. 21, 2014 4:59 pm
par Amaski
Projet : Robocratie VI

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/153803robotEvolution.jpg[/img]

La nouvelle usine scintillait de tout part et réjouissait le cœur d'Ivan Septimus et Anthony Brown. Tout les deux admiraient l'usine de production construite près de l'usine qui servait désormais comme centre de recherche officiel. Et à dire qu'ils avaient tout commencé avec une vieille usine désaffectée...Les bandes roulantes se tenaient prêtes au travail environnés par une douzaine de robots de travail. Le gros du travail avait été de fabriquer et tester dans le laboratoire les robots réplicants. Il avait fallu plusieurs démontages et remontages pour finalement créer le robot de travail voulu. Le premier avait prit pas moins de douze corrections alors que le dernier se contenta de deux. Chaque fois une dure labeur pour trouver l'erreur et corriger. Un travail de perfectionnement lourd mais qui aujourd'hui remboursait tous les efforts fournis. Il fallait dire qu'ils n'avaient pas droit à l'erreur. Tout devait être parfait car c'étaient ces robots qui allaient lancer la production des futures générations de robots selon les principes de la productivité exponentielle. Si la première chaîne était mauvaise, tout le reste s'écroulerait par l'effet domino. Il avait peu d'ingénieurs et d'assistants dans l'usine. La plus part avaient percés plusieurs nuits de suite et étaient exténués. Il avait par contre des ingénieurs venus de l’extérieur pour surveiller et en cas de problème réparer les machines. Il avait été difficile de les trouver en vue de la situation du pays mais les scientifiques avaient bon espoir que les programmes de formation intensifiés allaient remédier à ce problème. Un jour, des milliers d'usines marcheront avec des robots sous surveillance et garde humaine. Les nouveaux esclaves mettront fin au travail ingrat et permettront à tous les humains d'exploiter leur potentiel intellectuel.

C'était une révolution mais une sans fusils et sans guillotine. Pas de violence à part celui d'un esprit bougeant la matière pour lui donner le souffle de la vie. Ivan Septimus et Anthony Brown se tenaient là, des dieux en forme humaine, prêts à donner aux machines une âme. La machine qui transformera le monde en paradis terrestre. Anthony Brown rêvait de cités majestueuses construites par les machines au service de l'homme qui pour sa part s'adonne à l'art, la science et le loisir. Ivan Septimus lui, voyait des milliers d'usines produire des biens dont l'homme ne pouvait pas encore imaginer l'impact. Le rêve de son père : la machine au service de l'industrie et peut être même la guerre. Au fond de lui, Septimus, se demandait si on ne pouvait pas envisager d’utiliser les robots contre la Rostovie...créer des soldats automates par million pour anéantir la Main noire. L'arme atomique devenait inutile face aux machines, les pertes n'avaient aucune importance car pouvaient être compensés en quelques jours, les soldats mécaniques se battaient sans boire, sans manger, sans dormir et sans remord. On pourrait faire fusiller des milliers d'officiers du régime rostove sans crainte de voir des répercussions psychologiques sur les exécutants.

Devant les deux scientifiques se situaient un panneau de contrôle avec une douzaine de boutons et quelques écrans affichant des données relatives à la situation des installations. Anthony Brown ne peut pas s'empêcher de commenter la situation.


Anthony Brown : C'est impressionnant avec quelle vitesse cette usine a été aménagée.

Ivan Septimus : La majeure partie des matériaux viennent du Raksasa et le gouvernement a déployé plusieurs milliers d'ouvriers pour remettre en forme les sites et assurer l'installation du matériel. Ils en ont mit le paquet et ceci se voit.

Anthony Brown : Oui. Des sentiments étranges m'envahissent à la vue de cette usine. Ici, entourés de ruines, nous allons lancer la première usine de robots auto-producteurs au monde. On pourrait presque se croire à la belle époque des USP, là ou on pouvait rêver de tout réussir.

Ivan Septimus : L’Humanité est au bord du gouffre mais comme tellement souvent, c'est quand une civilisation est au bord de la destruction qu'elle trouve la force de réussir l'impossible. Ce pays est en champ de ruines, physiquement comme mentalement. Les gens ont tout perdu et donc ils ont aucune peur de prendre des risques. Tentez de créer une usines robotisées en Alméra. Les gouvernements conservateurs la fermeront sur le champ car elle serait vue comme une menace à leur projet d'un plein-emploi impossible à maintenir en produisant des biens dépassés par l'évolution technologique. Même dans les pays libéraux, personne soutiendra le projet d'une usine réellement robotisée par peur de voir le chômage exploser et donc de réactions électorales. Ils pensent que sur le court terme et ne voient pas que la robotisation du travail est la première phase vers une humanité affranchie du travail dure mais remplie d’activités intellectuelles douces et bien plus productives. Peut être il aura fallu d'un pays ruinée dirigé par un dictateur pour donner l'espace à la révolution robotique. Quelle cruelle ironie du destin.

Anthony Brown : Peut être vous avez raison. L'homme a trop longtemps été utilisée comme force de travail. Il doit désormais trouver sa place dans un monde plus spirituel et intellectuel. Si la Main noire détruit la civilisation, alors nous pourrons au moins affirmer d'avoir voulu évoluer. Mais je n'en vois aucune ironie. La richesse rend les gens oisifs. Donnez à un pauvre mille dollars, et il vous changera le monde. Donnez-en à un millionnaire, et il en fera rien. Ce sont les pauvres, les démunis qui sont les plus motivés à utiliser leurs ressources au mieux. On le voit bien avec la Rostovie. Cette nation aurait pu depuis longtemps colonisée la Lune, financé des révolutions communistes dans tous les pays du Globe mais elle a préférée perdre des années de richesse crée dans une stupide guerre ralentissant l'évolution humaine.

Ivan Septimus : N'oubliez pas qu'il y a aussi Terienkov qui a permis ce gaspillage.

Anthony Brown : Terienkov ? C'est qu'un parmi une génération de tarés. La Rostovie, mon ami, est une nation malade envahie par le cancer. Kirov ? Un demeuré lunatique. Saratova ? Une femme qui ne connait rien au monde. Une créature si innocente que vous avez envie de chier des arcs-en-ciel. Elle ne saurait même pas prendre soin d'un poisson rouge et ca doit diriger un pays ? Terienkov ? Franchement, il n'y aucune différence avec Kirov. Tous les deux sont des pédophiles lunatiques lobotomisées. Il suffit de voir le trafique sexuel qu'ils ont monté autour les enfants pour comprendre dans quel sens penchent leurs lubies. Ils ont aucun sens de civilisation, change d'avis à chaque demie heure et produisent des plans machiavéliques aussi crétins que je préférais charger un gamin de trois ans d'un programme nucléaire. Au moins quand lui il fait de la merde, ca peut se nettoyer avec une serviette. Quand avons-nous eu un dirigeant potable à la tête de la Rostovie ?

Ivan Septimus : C'est le fléau de la Rostovie : ses autocrates. Éternellement dirigée par des fous. L'autocratie est à la Rostovie ce qu'est la liberté aux USP. Mais oublions pour un moment la Rostovie. Je sais, vous êtes remplis de cette haine à cause de ce qui a été fait aux USP mais soyez rassuré. Des dizaines de millions ont survécus à la guerre. Ils reviendront aux USP et reconstruiront ce pays plus fort qu'il fut d'antan. La Rostovie est mourante, elle mourra épuisée laissant à Terienkov des millions de kilomètres carrés inhabitées. Le national-socialisme rostove après avoir voulu conquérir le monde, sera mit en déroute par la natalité disparue des femmes rostoves, les fermes atomisées et les millions de gens mentalement détruits par le stress de la Terreur. Il en restera rien et ceci me chagrine au fond de moi de le savoir. Le Jugement de Dieu sera sans rappel pour la Rostovie. Retournons à notre projet. Que pouvons-nous contre la Main noire à part poursuivre ce projet et donner à l'Humanité une alternative économique à l'esclavage humain ? Continuons notre projet et nous ferons bien plus pour l'Humanité que si nous prendrons des fusils contre la Main noire. Je vous concède donc la priorité.

Brown s’avança vers le panneau. Il y avait au centre un bouton carré vert. C'était le bouton qui activait les robots réplicants et les installations. Il suffisait une fois lançé d'assurer le ravitaillement en composants et laisser les robots faire. Anthony Brown appuya alors sur le bouton. Le bruit de machines et robots s'activant résonna. Les deux scientifiques observaient les machines agir. Les dieux des temps modernes observaient le réveil de leurs créatures. Tout semblait marcher parfaitement. Il faudrait bien évidemment attendre quelques heures avant d'être sûr que tout allait bien mais les deux scientifiques avait le temps et ils avaient la certitude qu'ils n'auraient pas à corriger les appareils. A partir de là, l'Histoire aura qu'à prendre son cours comme un fleuve qui se déverse dans une vallée, se frayant inévitablement un chemin vers sa destinée manifeste. Ivan Septimus dit alors à Anthony Brown, pour commenter cet événement historique.

Ivan Septimus : Je vous invite à une bière après ?

Posté : mer. janv. 22, 2014 9:42 pm
par Amaski
Projet : Minotaure I

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/284326WidescreenAtomBombImageforComputers.jpg[/img]

Le général Chung Jung attendait depuis cinq minutes dans le couloir devant la porte du bureau présidentiel. Il n'était pas impatient. Il avait prit soin de venir dix minutes en avance et il était donc tout à fait normal d'attendre avec patience que le président arrive. C'est alors que s'ouvrit la porte du bureau présidentiel. Ivan Septimus et Anthony Brown en sortait, sourire aux lèvres et traînant avec eux la satisfaction du travail accompli. Encore ces deux chercheurs, se disait Chung Jung. Comme il détestait voir ces étrangers entrer et sortir du bureau présidentiel comme si ce serait un moulin. Mais que voulait-il faire ? Apparemment on en avait besoin d'eux pour quelques projets dans le domaine de la robotique. Dieu savait ce qu'ils tramaient ces deux étrangers. C'est alors que Jung vit un jeune officier l'indiquer le chemin vers l'intérieur du bureau. Le militaire se leva, salua l'officier et entra dans l'antre du chef d'état.

Wei Shen en voyant Chung Jung entrer, se leva de son bureau et alla le saluer. Il connaissait bien le général, un brave homme qui avait combattu au Nord durant pas moins de cinq ans. Une tâche difficile vu qu'une invasion étrange pouvait toujours arriver en tout moment. Wei savait que Chung Jung était connu pour être légèrement paranoïaque mais comment l'en vouloir après avoir si longtemps combattu au Nord. Et à la fin, la paranoïa pouvait être une bonne chose pour un militaire. Ceci évitait de gens trop hardi qui pouvait provoquer des réelles catastrophes en temps de guerre. Bien plus de batailles ont été perdus par un manque de peur suffisant que par des problèmes logistiques. Les deux hommes s'asseyaient. Chung Jung dans le siège des invités, un fauteuil noir en cuir et Wei Shen dans une chaise en bois derrière son bureau. On voyait bien que Wei Shen avait gardé les habitudes innés aux gens des Hadi-sei. Une fois bien assis, Chung Jung prit la parole.


Chung Jung : Monsieur le Président, je voudrais vous remercier pour m'accorder de votre temps. Avez-vous eu le temps de lire mon rapport au sujet du projet « Minotaure ».

Wei Shen tenait le dit rapport devant lui, fermé mais en l'ayant lu. Sur la surface de la chemise se trouvait marqué une tête de taureau rouge. Le symbole du minotaure était un nom code pour tous ce qui touchait à l'énergie atomique. L'habituel signe composé des trois triangles soulevait des trop mauvais souvenirs. Pas moins de trois villes avaient été atomisées durant la guerre civile. Le président répondit alors.

Wei Shen : Oui, je l'ai lu mais j'en reste profondément sceptique. Vous devez bien savoir ce qui est arrivé la dernière fois qu'un gouvernement a fait un tel projet ? Les armes atomiques ont été retournés contre la population civile.

Chung Jung : J'en suis conscient Monsieur le Président mais ceci fut à une autre époque. Les armes n'étaient pas sécurisés et la monarchie était complètement pourrie. Il n'y avait pas les dispositifs de sécurité comme nous avons aujourd'hui sans parler de la responsabilité morale que la tragédie des Trois-Cités nous a désormais inculqué.

Wei Shen : Certes, la répétition d'un tel événement ne semble plus possible mais même sans ces considérations, je vois pas l'intérêt d'investir des ressources financiers dans la conception d'armes atomiques. Tous ce qui pouvait avoir servi pour construire les trois bombes d'antan a disparue, pour le bien de tous.

Chung Jung : Monsieur le Président, je pense que nous avons beaucoup à gagner en développant un arsenal atomique. Nous sommes confrontés au besoin de défendre notre pays car ni le Kaiyuan ni la Roumalie voir même l'Eran sont des pays en qui nous pouvons avoir pleine confiance. Ils ont conduits des annexions et de l'expansion. Qui dit que nous ne deviendrons pas un jour leur proie ? N'ont-ils pas démontrés en des nombreuses occasions ? L'Eran au Viek Kong, la Roumalie avec tous ces voisins et le Kaiyuan qui renverse des gouvernements pour annexer le territoire par la fourberie ? Vous en êtes d'accord sur ça ?

Wei Shen : Je vous accorde ceci et j'ajouterais même que nous ne devons pas oublier les almérans. Le Protocole d'Alma a officiellement rétablie la poursuite de politiques coloniales. Nous sommes un pays pauvre en industrie mais riche en ressources ce qui nous rend une proie facile pour une nation almérane ambitieuse. Mais construire des armes atomiques ? Nous ferions mieux de moderniser notre armée.

Chung Jung : Moderniser notre armée ? Je ne suis pas opposé mais pour créer une force capable de repousser une invasion d'une nation avec une technologie moderne voir postmoderne, nous devrons investir des dizaines de milliards de dollars et ceci en supposant que ce n'est pas l'Eran ou une autre superpuissance. Sans oublier que nous reviendront inévitablement à devoir jouer sur la masse de nos soldats. Voulons-nous vraiment devoir sacrifier des millions de nos concitoyens pour repousser une invasion alors que construire des armes atomiques empêchera tout idée d'invasion à notre encontre ? Nous ne devrons pas voir périr des millions de nos frères et sœurs et pourrons moderniser notre armée lentement en nous sachant à l'abri des projets trop ambitieux de nos voisins ou les Almérans. S'ils nous attaquent, nous lancerons les armes atomiques contre leurs villes. Il aura donc au plus une invasion qui se terminera par l'extermination de notre agresseur. Personne osera une seconde invasion. Non, l'arme atomique est la meilleure facon de nous garantir la paix.

Notre peuple a trop souffert. Par Karl Marx, vous savez que sur trois enfants nés depuis 1970, deux ont péris suite à la guerre civile ? Nous avons besoin d'une paix totale et voir notre pays devenir un sanctuaire de tranquillité dans ce monde ou s’enchaîne les guerres les unes aux autres. L'arme atomique nous coûter rien comparé à ce que nous devrions payer pour ne pas devenir une colonie almérane ou une province du Kaiyuan.

Le président écouta le discours avec attention mais il restait sceptique. Pour une fois, il avait besoin d'un temps de réflexion.

Wei Shen : Je vous remercie pour votre discours mais je ne saurais vous donner une réponse maintenant. Je vais réfléchir quelques heures avant de vous contacter mon avis sur votre projet.

Chung Jung : Très bien. Je me permets donc de vous laisser réfléchir au sujet.

Jung se leva de son siège, salua le président et quitta le bureau. Wei resta là et réfléchit en observant le mur en face. Il y avait un tableau d'Otto Dix représentant un champ de bataille de la première guerre mondiale avec au-dessus un spectre squelettique flottant comme un esprit malfaisant. L'arme atomique, cette arme de toutes les monstruosités, se disait Wei Shen. Mais le général avait raison. Le monde était trop instable, beaucoup trop instable et il ne pouvait pas laisser son peuple être à nouveau victime d'un conflit..ou il devait au moins tout faire pour l'éviter si possible. Le projet ne sera pas facile, bien plus difficile que celui sur la robotique. Il faudra trouver une grande puissance prête à aider dans la recherche et la construction des installations nécessaires. Le Raksasa ? Possible mais il n'était pas sûr que l'Empire ne verrait pas ceci comme une menace contre ses intérêts. Ou bien en échange d'une intégration du Hanguk dans le pacte de défense raksas. Le Schlessien pouvait aussi être un partenaire intéressant. Trop loin pour que l'acquisition de l'arme atomique soit une menace pour cet empire mais quand même pas sans intérêt dans la région. Voir aussi des accords avec les deux empires. Apparemment ils n'étaient pas en trop mauvais termes entre eux. L'Eran ne viendrait certainement pas en question. Trop dangereux et instable. Les choses allaient mal et vu le comportement de leur gouvernement au sujet du Viek Kong, mieux valait les ignorer pour un moment. La FNUS ? Pourquoi pas. C'était un pays neutre et on pouvait certainement trouver des arrangements. Également on pourrait contacter Kim Sung, lui qui avait déniché les experts pelabssiens en robotique, pour savoir s'il pouvait trouver quelques bons physiciens et ingénieurs en énergie nucléaire. Tout ceci était à étudier soigneusement.

Quelques heures plus tard, Wei Shen appela via téléphone Chung Jung et lui annonça qu'il avait son soutien pour le projet « Minotaure ». Le général soupira de soulagement. Le plus difficile était fait, se disait Chung, ignorant les difficultés diplomatiques qui pouvait résulter à tenter de trouver les partenaires pour le projet de recherche. Wei ne savait pas si le projet allait aboutir mais si oui, il reconnaissait que ceci pouvait assurer au Hanguk de ne plus être une cible pour les politiques impérialistes de ses voisins et des Almérans.