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Posté : sam. sept. 07, 2013 9:57 pm
par Sovana
L'avènement de l'Empire du Quantar avait été un évènement très positif pour les autorités d'Azude, redonnant ainsi au Quantar ses lettres de noblesses. On regrettait tout de même qu'ils restent capitalistes, incompatible pourtant avec la chrétienté. Néanmoins, le Premier Administrateur avait choisit un lieu plus symbolique que la capitale, moins rigide, orgueilleux, et a-historique.
C'est ainsi que le dirigeable fédéral, à l'intérieur fort agréable et apprêté, traversa la ville, dont les règles d'urbanismes étaient strictes, comme toutes les autres villes... Sauf la Cité Administrative. Une fois les fameuses murailles métalliques passés, apparaissait l'immense ville. Jamais plus de cinq étages, des façades finement sculptées dans des pierres couleurs crèmes, de nombreux mascarons et uniquement des pavés, c'était l'une des villes les plus fournies architecturalement. Pour autant elle bénéficiait d'un réseaux de tram, bus, vélo et métro denses et efficaces. L'activité de la ville était principalement philosophique et artistique, ayant lieu ici tout les grands congrès nationaux de ce genres de domaines.
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Enfin, l'aérostat se posa dans une grande place vidée pour l'occasion. C'est donc assez simplement que les officiels azudéens attendaient la délégation quantarienne.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/27/1372960813-david-rault.png[/img]
David Rault, Premier Administrateur.
Posté : mar. sept. 10, 2013 8:48 am
par Bonaparte N
La rencontre avec l'Azude revêtait une importance capitale. L'Empire du Quantar nouvellement proclamé avait effectivement soin de rassurer ses voisins les plus proches sur les intentions du nouveau gouvernement mais aussi sur la stabilité retrouvée du pays. C'est donc avec ces objectifs en tête, en plus de la volonté d'approfondir les relations bilatérales, que le Chancelier du Reich s'était déplacé en personne.
Ferdinand von Münster avait été mis au fait des particularités de l'Azude. Particularités qui étaient à l'origine du rayonnement culturel et politique du pays. C'est donc plus admiratif qu'étonné que le Chancelier du Reich découvrit, du haut de ce dirigeable, l'imposante, et non moins remarquable, ville culturelle. Pour un passionné d'architecture comme le Chancelier, la finesse avec laquelle les façades avaient été sculptées ne manquait pas de lui laisser une vive impression. C'était tout le savoir-faire architectural du pays qui se révélait au vieil homme et les autorités de l'Azude avaient, sans le savoir sans doute, offert un très beau cadeau de bienvenue à la délégation quantarienne.
Lorsque le dirigeable se fut posé, Ferdinand von Münster alla à la rencontre du Premier Administrateur.
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Ferdinand von Münster: Monsieur Rault, c'est un plaisir pour moi que de vous rencontrer dans ce cadre plus qu'agréable.
Posté : dim. sept. 15, 2013 11:25 am
par Sovana
L'Administrateur s'inclina devant le chancelier.
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[quote="David Rault, Premier Administrateur"]Tout l'honneur est pour nous, Chancelier von Münster. Nous sommes enchantés de vous accueillir sur notre territoire.
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[url=http://www.youtube.com/watch?v=zikcHnimsxk]Die Wacht am Dann[/url] puis [url=http://www.youtube.com/watch?v=p1NrZI_5NmM]Gloire à Azude[/url] furent joués dans un silence très solennel, bien que l'on distingue au loin le bruit de la foule. Pourtant ici pas de gardes du corps, l'importance du poste étant plus fort que celui de la personne, de même que s'en prendre à une délégation étrangère (d'autant plus non composée de l'Empereur) serait absurde. Pas de barrières non plus, les gens savaient, et n'entraient point sur la place.
Puis la délégation fut invitée à se déplacer à pied jusqu'au centre administratif, non loin de là. Les passant s'écartaient respectueusement, créant une sorte de noman's land de quelques mètres autour du cortège politique. De plus près qu'en altitude on pouvait désormais remarquer la forte diversité des styles vestimentaires. Du style victorien, au style sobre et sombre de la modernité à col mao en passant par des classiques du siècle précédant, il en y avait pour tout les goûts.
Puis enfin ils arrivèrent dans un bâtiment simplement plus grand que les autres qui comprenait une cour après quelques escaliers s'installèrent dans un confortable salon.
[quote="David Rault, Premier Administrateur"]Désirez vous à boire ?
Nous vous proposons de commencer la discussion sur nos relations internationales, nos évolutions nationales, puis nos accords économiques et scientifiques, puis culturels, si cela vous convient ?
[/quote]
Posté : mer. sept. 18, 2013 8:37 pm
par Bonaparte N
Le Chancelier pu admirer avec quelle respect et considération les autorités de l'Azude avait accueilli sa délégation. Le protocole sortait de l'ordinaire et cela n'était pas pour déplaire au Chancelier. En outre, il pu constater, par lui-même, la culture tout à fait particulière, dans le sens positif du terme, de l'Azude et de son peuple dans l'accueil réservée aux délégations étrangères. Une légende avait même cours, pour ainsi dire, dans les services extérieurs quantariens sur les moeurs diplomatiques de ce voisin témoignant ainsi de l'admiration des diplomates quantariens pour ce voisin à la fois si proche géographiquement mais si méconnu culturellement. L'estime et la déférence que témoignaient donc les Azudéens incitait, de son côté, le Chancelier à l'humilité.
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Ferdinand von Münster: Un verre d'eau me suffira amplement. Je vous remercie. Le programme nous convient parfaitement
Posté : mer. sept. 18, 2013 10:37 pm
par Sovana
David Rault servit un verre d'eau à son invité en s'inclinant légèrement. En Azude ainsi était le protocole d'hospitalité, l’hôte servait personnellement ses invités, et la classe politique n'échappait point à la règle.
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[quote="David Rault, Premier Administrateur"]Hmm... Permettez moi un petit exercice parfois inhabituel. Je vais, si vous le permettez, expliciter notre point de vue, puis avant ou en disant le votre, je vous propose de commenter mon point de vue. Assez de vernis diplomatique, nous préférons être taquinés voir bousculés avec franchise qu'un simple acquiescement vide de sens. Et si vous aviez déjà l'intention de vous prêter au jeu du dialogue total, veuillez donc me pardonner ma proposition, nous aimons à expliciter pour parer à toute éventualité.
Commençons par les structures, comme nous les aimons tant de par chez nous. Ensuite viendront les sujets plus conjoncturels.
Sans doute malgré votre récente accession au pouvoir la création de la Fédération Technocratique. Vous entendrez sans aucuns doutes des mauvaises langues méfiantes de l’extrême orient dire que cela est un empire azudéen. Que certains sont gouvernés par nos représentants. Il faut dire qu'il est relativement normal que quelques gouvernements aient du mal à saisir les agissements de gouvernements hors du communs, c'est le cas de le dire. Car je rappel avant tout que notre gouvernement, et les autorités fédérales sont très majoritairement constitués d'Empathes, non pour leur intelligence mais leur sensibilité, entrainant droiture morale, indépendance d'esprit, empathie et curiosité, par exemple. Un groupe qui ne représente que 2,2% de la population, hors du commun sont donc des termes bien choisit.
La Fédération, et toute ses délicieuses nuances, sa complexité, est un peu à l'image de ce que nous jugeons comme des relations internationales saines. A la fois un havre de paix physique et économique, de coopération, et d'une diversité assez grande pour un faire un petit monde dans le monde, agité de guerres culturelles, de choix de sociétés divergeant. Mais veuillez m'excuser ses introductions longues qui ne disent pas grand chose et entrons dans le concret du sujet.
Elle fut crée en 2019 sous l'impulsion commune d'Azude, Tel-Azude et Stalagmanque de l'est. Les buts ? Une coopération économique et scientifique accrue (redistributions des ressources en excédent, aides au développement, toute technologie sauf militaire publique, réseau universitaire unique...), et une sureté militaire (armées fédérées sur le plan décisionnel de leur utilisation). Les moyens ? Des engagements volontaires de la part de chacun, une prise de décisions confédérale, les autorités fédérales servant principalement à ce que tous respecte ce pour quoi il s'est engagé, et le respect de nos valeurs commune. Celles-ci sont : Paix-Justice-Harmonie. Dans les faits cela se traduit par Égalité-Coopération-Compréhension.
Égalité, car que nos membres soient traditionalistes comme nous, ou libéraux, nous ne saurions supporter plus d'élitisme que nécéssaire, encore moins camouflé de manière non assumé sous couvert de mérite pourtant intrinsèquement hiérarchisant. Ainsi, nous ne pensons pas par exemple qu'il y ai ceux qui seraient curieux, "cultivés", travailleurs, capables d'études, et ceux qui seraient amorphes, faignants, opportunistes. Notre égalité n'est pas forcement économique, tout dépend des pays membres, mais elle est de considéré que tous ont la même motivation, curiosité, envie d'améliorer leur environnement et la même bonté potentielle. Voila ce sur quoi repose notre égalité que nous partageons tous. Ainsi, par exemple, si nos cours ne comportent pas les mêmes programmes, les mêmes heures, tous avons des systèmes d'émulation collective par l'entraide et la curiosité naturelle ou le professeur, tout juste, accompagne. Nous avons, du moins en forte partie, abolie la sélection culturelle effectuée dans les instances scolaires, et de facto, politiques et économiques. Politique également oui, car nous considérons que même les orgueilleux députés chez les libéraux ne sont pas omniscients malgré leurs études. Ils font simplement partit de la culture dominante. Mais si eux ne le sont pas qui l'est ? Il devient alors sage de tirer le parlement au sort dans la population afin d'obtenir (en plus d'un parlement représentatif) un parlement humble qui étudie les questions et cherche le consensus au lieu d'arriver avec des préconçus et de les défendre inefficacement pour tous. Ils ne peuvent chercher que l’intérêt général. L’élection est de nature élitiste, et nuisible à grand échelle. On vote bien pour une personne que si l'on la connait n'est ce pas ? Alors que la "Communication", ou moins pudiquement propagande [du latin propager] travestit. C'est cela l'égalité. Ne pas supporter que l'on dise aux gens ordinaires qu'ils ne peuvent pas prendre de décisions, qu'ils ne peuvent pas diriger tous ensemble une entreprise.
La Coopération, c'est pour nous le naturel de l'humain. Non cela cela est plus efficace que la compétition, (car ce que font les communistes n'a jamais été de la coopération), il suffit de regarder les technologies publiques qui à la fois obligent l'innovation et à la fois la permettent des modifications qui de fil en aiguille amène des innovations. Mais au delà du simple bénéfice technologique, la coopération c'est en fait un mode de vie. C'est croire en la bonté humaine qui réside potentiellement en chacun de nous. C'est user des sentiments positifs et modérés plutôt que négatifs. C'est user de la bonté envers nos semblables. Ainsi cela explique notre forte coopération économique, ce n'est pas simplement par institutionnalisation, mais par réel idéal et mode de vie.
La Compréhension, car aucune politique qui ne s'axerait pas avant tout sur la compréhension des points de vues autres n'aurait aucune chance d'aboutir. Il est facile d'aimer ses semblables, mais de comprendre son adversaire, demande un effort. Et ce n'est qu'en le comprenant que l'on peut mieux le combattre, mais aussi le respecter.
Ce sont ces trois valeurs qui font que nous sommes une Fédération, au sens noble du terme de pays fédérés (par les valeurs et non par autorité supérieure) et que nous gardons une cohésion et solidarité malgré nos mésententes.
Car il serait bien naïf de croire que la Fédération est un bloc idéologique unifié et uniforme. De même que nos économies sont divergentes, et nos systèmes politiques nuancés, la Fédération est diverse. Stalagmanque de l'est et notre pays sommes traditionalistes. Mais nous avons un fonctionnement dynamique, eux par renforcement des structures existantes. La Menovie et Tel-Azude sont libéraux (coopératifs pas compétitifs), voir expansifs, mais le premier est collectif et l'autre individualiste. Mais tout deux dans une logique a-historique et hédoniste. Pour tout vous avouer, et ce n'est chez nous un secret pour personne, les traditionalistes et libéraux sont en combat. Un combat qui se joue par la plume et l'exemple en interne, par la négociation et les urnes en externe. Quoique la subversion culturelle soit aussi une option. Un combat, oui, et non une guerre, car sous peine d'enfreindre l'harmonie, la paix, la justice et la bienséance, on ne tue point un adversaire. On cherche à nuire à ses plans, mais on respecte son intégrité. L'usage des armes est hors de toute question. Faire d'un adversaire un ennemi, c'est bon pour les esprits faibles qui ne cherchent qu'à détruire et qui n'ont aucune sensibilité.
Voila ce qu'est notre Fédération, pas si technocratique que ça. Stalagmanque de l'est, en y restant l'a bien compris. Ce désormais duché sait que l'on ne force pas à la technocratie au sens strict, et alors dans ce microcosme atypique il se fait phare chrétien, dans une lutte acharnée contre le phare libéral qu'est Tel-Azude. Ce qui lui vaut l’incompréhension de nombreux pays chrétiens (usant pourtant eux, de système économique fondé sur l'accumulation illimitée de richesses et la compétition).
Quand à nos vues internationales en générales elles sont assez simples. Les systèmes libéraux compétitifs ne servent que le petit intérêt d'une caste nuisible à l’intérêt général en faisant croire par des oxymores la possibilité simultanée d'égalité et de mérite. Nous pouvons traités avec eux cordialement, mais rien de fraternel, sauf rares pays humanistes. Les libéraux-coopératifs sont pires, car ils séduisent, vicieusement, volontairement, et les populations lessivés par le libéralisme compétitif n'ont plus aucunes défenses à leur réserver, aucun contre-argument, sur le long terme. Mais ils seraient capable de s'en prendre au Thorval s'ils en avaient les moyens, le temps pour eux, 5 ou 200 ans, c'est la même chose. Ils voient très long terme. Les communistes, sont pire que les libéraux compétitifs, non pour leur coercition bien que cela nous dégoutte, mais parce qu'ils croient être sortis du capitalisme alors qu'ils en ont tout les attraits, en version collective. Nous nous considérons plus rouge que les communistes, qui n'ont que des valeurs de façade, quand nous, les vivons ! Nous avons généralement un fort respect pour les pays traditionalistes bien que souvent notre dynamisme les fasses nous confondre avec des libéraux. Ceci dit, nous ne considérons pas du tout les conservateurs où les pays usant du capitalisme comme traditionalistes. Leur traditionalisme ne sera jamais total, et surtout, s'effilochera au fil du temps comme l'on le voit bien au Schelssien qui se met à prendre des mesures de plus en plus libérales. Concernant la Fiémance nous n'approuvons pas son paternalisme mais entretenons de bonnes relations. Reste l'ultra-kirovisme qui est une sorte de communisme cohérent et assumé, et tout notre opposé. Sans doute le seul ennemi que nous puissions avoir, puisque ceci veut non seulement notre destruction, mais surtout celle de l’humanité, au profit de Consciences Artificielles douées de "raison" qui, si seraient non un programme mais bien un esprit (si vous me permettez l'expression) artificiel, serait dénudé d'empathie (mais non d’émotions, ils ont bien été obligés d'avoué implicitement cela indispensable au raisonnement). Alors que nous au contraire nous souhaitons l'augmenter. Si nous pouvions faire de toute notre population future des Empathes, nous serions comblés, et auront créer dans l'histoire de l'humanité la première société entièrement et totalement cohérente dont au niveau individuelle, naturellement et totalement vertueuse, n'ayant d'autre chemin que la bonté totale. Finalement, nous avons un rayonnement culturel et politique en tant que première technocratie, pays d'un totalitaire [au sens de totalement cohérent] nouveau qui respecte les limites de l'humain, d'une coopération volontaire intrinsèque, et mêlant tradition et dynamisme, mais diplomatiquement, nous sommes plutôt retranchés (non isolé pour autant car ayant pour partenaires les autres pays membres de la Fédération).
Concernant des faits plus actuels nous ne pouvons qu'être inquiété sur le plan sanitaire national et mondial, mais aussi militaire. Nous ne pouvons espérer qu’après cela la Rostovie s'effondre sous son propre poids sinon qui sait ce qu'il adviendra. Nous saluons d'ailleurs votre conférence régionale, d'une grande sagesse, mais craignons l'étroitesse d'esprit des dirigeants de l'Albion. S'il était besoin de quelques enveloppes pour remplacer l'aide de l'URKR et convaincre l'Albion de démanteler la base, nous accepterions avoir joie d'y participer.
Avez vous des questions ou besoin de précisions ?
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Posté : sam. oct. 12, 2013 2:17 pm
par Bonaparte N
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Ferdinand von Münster:Votre exposé fut pour le moins exhaustif. [Le Chancelier fit une pause]
Ces précisions nous sont utiles dans le sens où notre diplomatie a toujours eu une grande difficulté à saisir et à comprendre le fonctionnement de votre société. Ne prenait pas ceci comme une critique, bien au contraire, mais nous avons toujours été...sceptiques et décontenancés par la politique azudéenne, par la difficulté que nous avions à comprendre ses enjeux, ses buts et son idéologie. Votre système politique et sociétal brille par son originalité, dans le sens positif du terme, et par ailleurs su exporter son modèle, mais a longtemps laissé de marbre bon nombre de nos diplomates. Les seules qui m'entourent, y compris le Ministre du Reich aux affaires extérieures, sont des spécialistes de votre société et ils y ont pour la plupart consacré une grande partie de leur étude. Certes, cela ne nous a pas empêché de conclure des accords mais nous sommes persuadés que cette incompréhension ne put permettre un approfondissement de nos relations.
Le Chancelier se contenta de glisser un sourire discret à son interlocuteur pour tenter de dissiper toutes gênes.
Posté : mar. oct. 15, 2013 8:24 pm
par Sovana
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[quote="David Rault, Premier Administrateur"]J'avoue que je suis impressionné. J'ignorais qu'il fallait un cycle d'étude pour apprendre notre pays, mais aussi qu'il fut des étrangers assez intéressés pour le faire.
Concernant le mot "exporter" il est bien inexact. Il est en effet nécéssaire d'adapter les systèmes politiques selon les systèmes de valeurs des pays. Les systèmes ne sont points des marchandises que l'on installerait d'un pays à un autre. Il serait plus exacte de dire que d'autres sociétés ont acceptées ou sont en accord avec nos valeurs principales. Mais excusez moi ce perfectionnisme.
Dites moi donc, que pensez vous de tout cela ? Non pas que vous ne vous soyez pas exprimé, mais cela était assez neutre, peu avancé. Si vous acceptez de vous avancé je vous propose donc d’émettre un avis plus... Engagé ? Nous aimons avoir un retour de notre interlocuteur, au delà de simples politesses diplomatiques. Si je ne vous dérange pas bien sur, nul intention de vous mettre mal à l'aise. [sourire]
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Posté : dim. oct. 20, 2013 2:50 pm
par Bonaparte N
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Ferdinand von Münster: De manière générale, et de tout temps, la diplomatie quantarienne s'est toujours abstenue de porter des jugements sur les choix institutionnels des nations. Mais je me permettrais quelques remarques qui je l'espère seront interprétées d'un point de vue constructif plutôt que critique.
Le Quantar a toujours considéré les nations membres de la Fédération Technocratique comme globalistes et holistiques. Une vision qui a toujours révulsé le Quantar libéral où l'individualisme et l'initiative personnelle étaient justement perçus comme un facteur de Paix, de Justice et d'Harmonie. Ce point vue, originellement critique, à, avec l'Empire, changeait, et nous comprenons, désormais, que la Fédération base son idéologie sur des principes universalistes où l'intérêt commun prime sur l'intérêt particulier.
En outre, Je considère que votre système institutionnel se base sur une vision éminemment "bonne" de l'Homme. Je dirais même sur la vision d'un Homme parfait, animés de bons sentiments et naturellement porté vers le bien de la communauté. Des qualités que l'organisation politique, économique et culturelle technocratique viendrait exploiter dans l'espoir de constituer une société harmonieuse et idéale. Or cette vision, que je qualifierai d'idéaliste, ne va pas de soi, en tout cas pour nous, Quantariens. Philosophiquement, nous ne partageons pas votre point de vue et il me semble que c'est là où le point d'achoppement est majeur entre nos deux pays. Absolument rien, par exemple, ne vous garantit qu'il soit plus sage de tirer au sort un Parlement au sein de votre population qui, par nature, n'est pas plus à même d'être consensuelle et totalement étrangère à l'intérêt particulier.
En second point, nous avons toujours considéré que la Fédération Technocratique cultivait le culte de la Science, ou en tout cas s'abandonnait, avec une foi inébranlable, aux bienfaits de l'innovation. Un culte de la rationalité et du progrès en quelque sorte. Une vision sans doute fondée pour vos autorités qui voient nécessairement l'Homme comme naturellement bon, et donc naturellement doté de principes inhibiteurs qui l’amèneraient à se modérer en considérant, subitement que la morale lui interdit telle et telle chose. Mais qui, dans notre esprit, n'était pas sans contradiction avec la nécessaire déconsidération qu'un tel "culte" engendre pour l'Homme dans la mesure où le désir d'efficacité et de rentabilité l'emporte toujours nécessairement.
J'ajouterai, et je vous précise que ce n'est là qu'un point de vue purement personnel, qui n'engage donc que ma personne, que je conçois assez difficilement la possibilité de maintenir une collaboration, sur ces fameux principes de coopération, d'égalité et de compréhension, au demeurant pour ces deux derniers des principes fort abstraits, entre des régimes politiques et économiques aussi différents pour ne pas dire antagonistes. J'avoue être dubitatif sur l'efficacité réelle d'une telle organisation qui doit demander un grand effort de consensus. Dès lors deux observations s'imposent naturellement: Le consensus est loin de prouver son efficacité, puisqu'il impose nécessairement une décision médiane qui manque cruellement d'engagement et de force, et, en second lieu, il demande de transgresser certaines valeurs ou certains principes pour satisfaire son interlocuteur qui, lui-même aura, au préalablement, reculer sur certains points. L'Histoire l'a prouvé, et assez récemment par ailleurs, les unions politiques, économiques et militaires entre des nations aux idéologies si opposées menaient invariablement à l'échec par les tiraillements qu'imposent des visions si radicalement divergentes. Ce qui, naturellement, m'amène à considérer que les principes qui animent la Fédération technocratique sont fort louables mais éminemment idéalistes et à contre-pieds des réalités politiques et géopolitiques actuelles.
Si vous me permettez une telle observation, la Fédération Technocratique est une entité politique encore jeune et je ne doute pas que celle-ci soit amenée à être confrontée à des situations qui, indubitablement, l’amèneront, dans un avenir proche, si ce n'est déjà le cas, à déroger à ses principes et ses valeurs car les réalités sont ce qu'elles sont.
Les conseillers du Chancelier en était mal à l'aise. Ils se préparaient déjà à réparer et atténuer l'incident diplomatique qui pouvait potentiellement suivre les déclarations de Von Münster d'ordinaire si diplomate et si peu engagé. Le Chancelier, lui, ne manifestait aucune gêne. N'était-ce pas, après tout, le premier administrateur qui avait insisté pour que le Chancelier s'engage un peu plus.
Posté : dim. oct. 20, 2013 7:42 pm
par Sovana
Le Premier Administrateur sourit en voyant les seconds s'agiter. Il resta calme et serein, n'ayant aucune raison de s'énerver.
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[quote="David Rault, Premier Administrateur"]Je vous remercie sincèrement. On dit chez nous que l'on connait mieux son interlocuteur lorsqu'il donne son point de vue sur un autre, que lorsqu’il parle du sien.
Pour nous (Azude) l’intérêt commun n'est que l'entrecroisement des intérêts particuliers, mais non la somme de ceux-ci. Car l'humain est complexe, et de facto une société aussi, l'humain fait la société mais celle-ci fait l'humain, dans des boucles rétroactives. Un humain contient sa société par sa culture, mais cette société le contient également. Ainsi est notre point de vue, qui, si nous considérons le global, nous oblige à ne pas délaisser l'individu. Néanmoins, peut être seriez vous étonnés d'apprendre que Tel-Azude, pays membre, est on ne peut plus individualiste, même si coopératifs et empathiques.
Point de vue intéressant, mais à nuancer. Nous nous rapprochons plutôt de ce que les Tel-Azudéens nomment l'optimisme réaliste. Pour nous l'humain n'est pas intrinsèquement bon, ou mauvais. Mais il est prédisposé. Entendez par là que pour nous tout humain est doté d'un minimum de curiosité, est potentiellement bon, disposé à une sympathie envers ses semblables. Mais tout cela nécessite un environnement adéquat. Privez un enfant d'affection jamais il ne conservera son empathie naturelle. Néanmoins, encore une fois, nous ne disons pas que tout homme ce conduit tout le temps de manière irréprochable et vertueuse. Bien sur, souvent, il sera tenté de privilégié les siens, de choisir les solutions faciles. Mais de manière générale il est possible de faire en sorte que la plupart des actions tendent vers un bien.
Nous vous accordons donc l'exemple du parlement, en précisant que d'une part cela est réellement représentatif de la population, et que nous tentons de mettre de la distance envers les intérêts particuliers par des parlementations collectives, posées, et des procédures d'études de par de nombreuses commissions. Le consensus quand à lui, est en revanche une valeur ancré dans notre pays. Mais si nous considérions l'humain seulement comme bon, quel serait donc l’intérêt de nos nombreux contre-pouvoirs directs et indirects, et diverses associations de surveillance politique, par exemple ? Il est donc vrai que l’intérêt sur le court terme pourrait être considéré par nos parlementaires, mais nous faisons plus confiance au dialogue qu'au débat, et nous misons sur nos valeurs communes, de sobriété et sacrifice par exemple.
Concernant ce point, je crains qu'il n'y ai méprise. Tout d'abord, toutes sciences se fondent sur des paradigmes. Qui dépendent donc de la société dans laquelle ces sciences évoluent. Différentes sociétés ne se posent pas les mêmes questions par exemple. Et pour nous la seule nature d'une culture pourrait s'avérer insuffisante à éviter des dérives, nous aimons à doubler cela par des institutions, tels que des comités de bioéthique. Nous avons su après notre période sombre de totalitarisme répressif, modéré l'importance de la rentabilité et efficacité. Donc non, nous ne pensons pas l'humain infaillible et totalement vertueux.
Mais concernant la position fédérale, elle est plus neutre. Elle a à cœur de respecter les différences culturelles. Donc tant qu'une population n'est pas opprimée elle peut faire les recherches qu'elle souhaite. Mais il est important de différencier coopération potentielle et coopération stricte. Dans le cas des sciences, il s'agit d'une mise en commun potentielle. Si tout brevet est public pour le bien de l’innovation et l'égalité, que tout pays peut engager des recherches, nul n'est tenu de participer à toutes les recherches. Il ne s'agit pas d'un centre de recherches international où l'on obligerait les pays membres à coopérer, mais d'une mise en relation facilitant la mise en commun volontaire de forces universitaires par exemple. Ainsi, ni le Duché Stalagmantin ni nous ne sommes heureusement tenu de participer à des recherches génétiques poussées de la part de la Menovie et de Tel-Azude.
Je comprend votre point de vue. Mais j'ignore si vous avez bien prit tout les facteurs en compte ? (Bien que je précise également que nous avons définit pour nous ce que sont très précisément les valeurs d'égalités et de compréhension, relativement à certaines échelles. L'égalité c'est de supposer chaque humain potentiellement bon, d'une curiosité potentielle, et que si les vitesses de compréhension sont différentes, les capacités sur des sujets publics ou polyvalents sont finalement les mêmes. La compréhension, je vous l'accorde, est un processus plus abstrait, que nous définissons comme "Le respect de la personne, la différenciation de celle-ci et de ses actes, condamner les actes et non la personne, attaquer les actes et non la personne, mais à l’échelle de pays).
En premier lieu, il ne s'agit pas d'une union, encore moins totale. Les limites et différences de chacun sont respectés. Mais surtout, nous avons, ensemble, différencié les intérêts communs et inconditionnels, des intérêts culturels, relatifs, et conditionnels. Autrement dit, la coopération scientifique potentielle, la redistribution des matières premières (chaque ressource doit d'abord être utilisée sur le territoire où elle est extraite, et les excédents finaux après redistribution fédérale considérés comme appartenant au territoire initial, système adaptatif encourageant l'indépendance [car les besoins des nations produisant les matières premières augmentent aussi] tout en assurant une solidarité), ou le commerce, ou la paix, sont considérés par tout les pays membres comme inconditionnels. Les affaires culturelles, elles, sont du ressort pure des pays membres. Ainsi donc, par ces acceptations de la réalité, la guerre culturelle actuelle ne remet pas en cause notre unité. Car les valeurs qui nous fédèrent respectent les sensibilités nationales. Si des combats nous opposent, jamais aucun ne saurait se faire par les armes. Il est dans l’intérêt de chacun (au sens de prit individuellement) de conserver ce par quoi nous avons choisit de nous lier, et tous nous avons choisit de refuser une voie : celle de la force et de l'écrasement des plus faibles. Les guerres des esprits ne nécessitent pas la nuisance physique [économique ou militaire] de l'autre, car cela serait contraire à toutes ces valeurs qui nous fédèrent, et indigne.
Vous pourriez doutez de nos gouvernements, comme nous doutons des humains. Mais cela serait oublier qu’une grande majorité de nos gouvernements sont composés d'Empathes, choisis donc pour leur sensibilité et droiture. Fussent-ils de par nos cultures d'avis différents. Mais je vous accorde que nous sommes hors des réalités politiques et géopolitiques, au regard du reste du monde. C'est par cette promotion des individus les plus sensibles de nos sociétés que la fédération vit. Donc, en quelque sorte, notre fédération n'est pas de nature stable dans les rapports entre ses membres, mais l'es dans ses engagements nationaux ou fédéraux.
Tout cela vous apparait-il plus... nuancé, malgré nos possibles désaccord ?
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Posté : sam. oct. 26, 2013 5:08 pm
par Bonaparte N
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=997811FerdinandVonMnster.png][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_997811FerdinandVonMnster.png[/img][/url] </center>
Ferdinand von Münster: Vos explications ont le mérite de lever la part d'ombre qui plainait sur votre nation bien que je ne doute pas que ce processus d'éclaircissement prenne du temps.
J'entends vos remarques avec beaucoup d'intérêt ce qui, au demeurant, ne fait qu'attiser ma curiosité. Vous dites, avec beaucoup de justesse, que l'humain est "prédisposé" à posséder certaines qualités inhérentes à sa nature, j'entends par là sa nature d'Homme. Mais dans le même temps, vous ajoutez qu'il est nécessaire pour celui-ci de vivre dans un environnement adéquat pour développer ces qualités. Si je suivais, avec rigueur, mes réflexions philosophiques personnelles, je vous répondrais, assez naïvement sans doute, que ces qualités que vous considérez naturelles ne sont finalement que le fruit, le résultat de l'environnement particulier dans lequel l'enfant a été placé. Je ne doute pas que l'Azude ait déjà eu à débattre sur ce point et que sa production sociologique regorge de richesse. De notre point de vue, l'être humain n'est naturellement pas prédisposé, seule la société dans laquelle il vit l'amène à développer une personnalité qui lui est propre. Mais là où nous semblons nous retrouver, je le concède, est que l'une et l'autre des conceptions en vient à nier tout libre-arbitre.
Mais, si je tente de percer avec rigueur et attention cette idée de prédispositions naturelles, je crains devoir admettre que ma compréhension ait atteint une certaine limite. Vous dites que les affaires culturelles sont du ressort des pays membres. Vous insinuez également l'existence d'une guerre culturelle entre vos nations ce qui m'amène à penser que les différences doivent être sensibles et majeures. Or, du point de vue quantarien, la culture est, si ce n'est le au moins un des facteurs de prédispositions, d'inculcation de valeurs particulières et de personnalités propres à chaque individu. Vous conviendrez donc que l'environnement culturel de la Ménovie, par ailleurs libérale, et l'environnement culturel de l'Azude, traditionnaliste, du reste toutes deux alméranes, ce qui, si je ne me trompe, n'est pas le cas de tous les membres de la Fédération, est fort différente et que donc on ne peut pas parler prédispositions naturelles de l'homme mais bien de prédispositions culturelles.
Ceci m'amène, si vous me le permettez, à insister sur le dernier point qui résolument entraîne méprise. Je conçois assez aisément que les pays membres de la Fédération [et au demeurant, je crains qu'il ait eu erreur de ma part sur la signification que vous donniez du mot "Fédération"] soient animés d'intérêts communs mais là où le bât blesse, si j'ose dire et si j'interprète les notions de traditionalisme et de libéralisme dans leur acception courante, est que nous n'admettons pas la possibilité pour des libéraux, tels que la Ménovie ou le Tel-Azude, et des traditionalistes comme votre pays, puissent, sur le plan commercial voire même sur ce principe de redistribution des matières premières, avoir de quelconque intérêts communs. [le Chancelier fit une pause] A moins bien entendu qu'il ne s'agisse pas d'un libéralisme économique.