Page 1 sur 1
Posté : ven. sept. 06, 2013 5:44 pm
par Jacinto
<CENTER>--------------------------------------------------------------------
LES COULISSES DU POUVOIR
--------------------------------------------------------------------
[img]http://vchahun.free.fr/photos/2005/couloir_obscur.jpg[/img]
Posté : sam. sept. 07, 2013 10:55 am
par Jacinto
<center>
PALAIS PRÉSIDENTIEL
[img]http://img546.imageshack.us/img546/3349/54ud.jpg[/img]</center>
Don Juan Carlos
Président de la République
Cette réaction est ridicule. Le Schlessien nous accorde quelques privilèges et me voilà insulté par des milliers de gens pour les avoir ratifiés. Ces pulsions nationalistes m'effraient, Leopoldo. Le Valacida n'a pas et n'aura jamais les moyens de réunifier la péninsule. Alors à quoi bon s'entêter et rester bloqués dans les traumatismes du passé ? Nous avons de belles perspectives d'avenir et ces gens-là nous forcent à nous remémorer les pires moments de notre histoire, au lieu de cultiver l'espoir.
Léopoldo de Cambra
Conseiller et ami du président
Le Parti Nationaliste, avec lequel nous avons pourtant des accords politiques de principe, se sert de ces événements pour augmenter sa popularité. Ils jouent avec les cicatrices du passé pour consolider leur base électorale. Je trouve cela minable. Ils appellent à manifester, à entrer en grève, soit disant au nom de la fierté nationale. Ils font honte à cette Patrie qu'ils prétendent servir.
Don Juan Carlos
Président de la République
Il faut les faire cesser de jacasser. Cela va faire 5 jours que les gens manifestent pour si peu. Quel gâchis que d'user du droit de grève de cette façon, alors qu'il est un des symboles de la lutte contre la tyrannie de l'ancien régime. Ah... *soupir* Pourquoi la politique est-elle si compliquée... Je n'ai pas tant de solutions que ça. Je ne peux pas les interdire de manifester et je ne veux à aucun prix renégocier ces accords. Les manifestations s'arrêteront-elles un jour ?
Léopoldo de Cambra
Conseiller et ami du président
Nous n'avons guère beaucoup d'expérience en matière de démocratie. Néanmoins... je crois que vous avez un moyen de mettre fin à ce désordre public. Puisque chacun des deux camps campe sur ses positions... la solution serait de faire parler les urnes. Je vous déconseille de faire un référendum, pour le moment, notre victoire serait vraiment trop incertaine si le débat était concentré sur ce seul sujet-là. Et un échec mettrait dans l'embarras tout votre gouvernement, ainsi que vous même vis-à-vis des autorités du Schlessien. Ne prenons pas ce risque là. Il existe d'autres moyen que permet la constitution. De tous les représentants du Parti Catholique, vous êtes sans conteste le plus populaire. Les valacides vous apprécient et vous admirent pour ce que vous symbolisez : la fin de la tyrannie, l'ère démocratique. Peut-être pourrions-nous jouer sur cette image là et organiser de nouvelles élections législatives. Nos chances de succès seraient largement supérieures et vous pourriez ainsi justifier aisément la préservation de ces accords. Pourquoi ? Eh bien, imaginons que vous annonciez la dissolution du Conseil National et que vous déclariez que les prochaines élections législatives seraient un test de confiance. Nous axerions la campagne sur le thème de votre personnalité, et vous préciserez qu'en cas d'échec, vous démissionneriez, assumant un test de confiance négatif. Mais les valacides, malgré les apparences, tiennent à votre personnalité. Le Parti Catholique remportera les élections, ça ne fait aucun doute. Les Nationalistes ne peuvent regrouper au maximum que 15% ou 20% des suffrages. Nous en avons rassemblés pas moins de 40% lors des dernières élections. Avec ces évènements nous baisseront certainement légèrement. Mais les manifestations n'auront plus lieu d'être. L'urne aura parlé : les valacides font majoritairement confiance au Parti Catholique et les manifestants ne peuvent pas contester le résultat d'un vote démocratique, si tout est fait dans les règles. Vous aurez gagné un combat politique majeur et mettriez fin non seulement aux contestations des manifestants, mais également à la vague nationaliste.
Don Juan Carlos
Président de la République
Votre stratagème est intéressant, mais n'est-ce pas légèrement risqué ? Le Parti Catholique doit déjà faire des concessions au Parti Nationaliste pour s'assurer d'avoir une majorité, je vous rappelle que le Parti Catholique est un parti minoritaire, nous n'avons qu'une majorité partielle au Conseil National. Cette élection pourrait aggraver cette situation est mettre en danger notre gouvernement. Aujourd'hui, les nationaliste ne représentent que 13% du conseil National, mais imaginez que les Nationalistes réunissent 20% des votes. Les exigences ne seront pas les mêmes et comment ferions-nous pour gouverner un pays sans coalition avec le Parti Nationaliste ? Me voyez-vous former une alliance avec le bloc libéral ? Ou bien avec les technocrates ? Soyons sérieux.
Léopoldo de Cambra
Conseiller et ami du président
Juan Carlos, c'est la solution la moins périlleuse à ce bourbier dans lequel nous sommes. Si vous ne faîtes rien, les nationalistes accroîtront leur influence et vous n'êtes pas à l'abris d'un coup d'État au vu de la virulence des propos de certains manifestants. Et, je le répète, la solution du référendum est une mauvaise idée, car, encore une fois, en cas de défaite vous seriez décrédibilisé aux yeux des valacides mais aussi aux yeux des dirigeants du monde. D'autant que les sondages montrent que dans le débat portant sur les accords passés avec le Schlessien, nous avons déjà une longueur de retard. Il faut centrer le débat sur votre maintien à la présidence. Il n'y a aucune chance que les valacides prennent le risque de renverser votre majorité partielle et de vous voir démissionner. Croyez-moi.
Don Juan Carlos
Président de la République
Je vous promets d'y réfléchir.
Posté : mar. sept. 10, 2013 4:24 pm
par Jacinto
<center>
PALAIS PRÉSIDENTIEL
[img]http://img10.imageshack.us/img10/7871/wg78.jpg[/img]</center>
La lune est déjà bien haute et bien visible. Il fait un froid d'Hiver, une fumée épaisse s'échappe des cheminées du palais. À cette heure-ci le palais est d'habitude quasiment entièrement éteint. Ce soir le président n'est pas endormi. Il n'a pas eu le temps...
Ernesto Maisesto
Secrétaire du Président
Monsieur le Président, un appel. [Juan Carlos se retourne d'un air interrogatif] José Ciriaco, du ministère des armées. Il précise que l'affaire est urgente... et grave.
Don Juan Carlos
Président de la République
[Se précipitant sur le téléphone] Allô ? Oui, je vous écoute. [...] Quoi ! [...] En êtes-vous certains ? [...] Quand cela a-t-il débuté ? [...] ... Que Dieu nous vienne en aide. L'ours s'est réveillé, prêt à réduire le monde en cendre dans toute la folie qui est la sienne. Hélas, nous ne pouvons pas faire grand chose. Le courage ne nous manque pas, mais il serait bien téméraire et irréfléchi de foncer tête baissée. Notre rôle à jouer dans cette guerre est bien réel. Mais il ne concerne ni les soldats, ni les bombes. Notre regard doit désormais se tourner vers les civils. Je ne les laisserai pas génocider un pays les bras croisés, qu'importe qu'il s'agisse d'une nation rivale. Ma morale chrétienne m'en empêche. Réunion d'urgence du gouvernement, réunissez-vous dans une demi-heure, nous discuterons de nos moyens d'action. Soyez à l'heure. [il raccroche]
Ernesto Maisesto
Secrétaire du Président
Monsieur, dois-je contacter et convoquer l'ensemble des autres ministères ?
Don Juan Carlos
Président de la République
Oui, s'il vous plaît Ernesto. [le secrétaire quitte la pièce, Juan Carlos reste immobile devant une carte géante du simpomonde accrochée au mur] Terienkov a frappé. Il avance ses pions un à un. La guerre ne durera pas bien longtemps, le Pelabssa ne tiendra pas. Ce monstre a déjà gagné. Si le Pelabssa peut tomber si facilement face à lui, qui ne le peut ? ... Quoiqu'il arrive nous devrons rester forts. Dieu demeure le garant de la justice. Et s'il ne peut plus l'être en ce bas monde, il le restera à jamais dans le royaume de l'au-delà.
Posté : mar. nov. 05, 2013 11:39 pm
par Jacinto
<center>
PALAIS PRÉSIDENTIEL
[img]http://img546.imageshack.us/img546/3349/54ud.jpg[/img]</center>
Don Juan Carlos
Président de la République
Les nationalistes ont-ils répondu à ma proposition ?
Léopoldo de Cambra
Conseiller et ami du président
Navré Monsieur le Président, mais ils ont refusé. Le président du parti nationaliste a précisé qu'il refuserait toute coalition avec les libéraux ou technocrates.
Don Juan Carlos
Président de la République
Alors j'imagine que nous n'avons plus le choix... Je me trompe ?
Léopoldo de Cambra
Conseiller et ami du président
À moins de convoquer à nouveau les électeurs, ce que je ne vous conseille pas, nous n'avons pas beaucoup de solutions, si ce n'est accepter de former une coalition avec les nationalistes et ultra-nationalistes.
Don Juan Carlos
Président de la République
Soyons sérieux deux minutes, me voyez-vous réellement présider le pays aux côtés d'un gouvernement fait à 50% de nationalistes et anciens fascistes ? Nos accords de circonstance avec le Parti Nationaliste étaient très pratique jusqu'ici. Maintenant, voilà qu'ils réclament la moitié des porte-feuilles de ministres. Je suis le président et je n'ai même pas le pouvoir de m'entourer de ministres de confiance. Cette élection n'est qu'une demi victoire, nous sommes en tête, mais à quel prix ? Avec des ministres réactionnaires, attendez-vous à des scandales toutes les semaines.
Léopoldo de Cambra
Conseiller et ami du président
N'oublions pas que cette élection est une victoire pour vous, monsieur. Vous avez remporté votre bras-de-fer avec ceux qui contestaient votre légitimité suite aux accords signés avec le Schlessien. Aujourd'hui vous avez prouvé que les valacides vous font encore confiance. Et ça, c'est une victoire qui n'a pas de prix.
Don Juan Carlos
Président de la République
Mais la confiance des citoyens n'est apparemment pas suffisante pour que nous puissions gouverner en toute quiétude. Léopoldo, suis-je vraiment toujours le président ? Le parti nationaliste me tient désormais à la baguette, à la moindre occasion de m'imposer leurs vues, ils menaceront de briser la coalition.
Posté : mer. janv. 22, 2014 11:46 pm
par Jacinto
<center>
PALAIS PRÉSIDENTIEL
[img]http://imageshack.com/a/img835/9084/mmls.jpg[/img]</center>
Comme tous les Mercredi midis, Juan Carlos et son fidèle conseiller Léopoldo déjeunaient dans le salon privé du palais présidentiel. D'ordinaire plutôt bavard avec son bras droit, Juan Carlos demeurait pourtant muet depuis plusieurs semaines en sa compagnie. Il semblait crispé. Léopoldo n'osait pas ouvrir la bouche. Il se doutait des raisons de la froideur du président. Cette méfiance vis-à-vis de lui était née dès l'annonce des résultats des élections législatives. Convaincu que le parti Catholique remporterait une large victoire, Léopoldo lui avait suggéré de dissoudre le Conseil National afin de mettre fin à la crise politique liée aux accords signés avec le Schlessien. La crise fut belle et bien enterrée, mais ce fut au prix de la majorité catholique. Contraint de former une coalition avec les partis nationalistes et de gouverner par compromis, Juan Carlos s'interrogeait sur la confiance qu'il accordait à son vieil ami. Était-il aussi bon conseiller qu'il est de bonne compagnie ? Alors que l'heure du dessert sonnait, Léopoldo, agacé par le silence du président, rompu le calme qui régnait.
Léopoldo de Cambra :
Conseiller et ami du président
Je sais que le prix à payer pour mettre fin aux contestations a été cher pour le Parti Catholique. Je sais que l'on peut m'imputer la responsabilité de cette situation dans laquelle vous ne parvenez plus à présider comme vous l'entendez. Je sais aussi que votre parti doit faire de nombreuses concessions pour continuer à gouverner le Valacida. Je sais tout cela. Mais je t'en prie, Juan Carlos, toutes ces années d'amitié durant lesquelles je t'ai épaulé et conseillé avec fidélité et ferveur n'effaceront-elles jamais mon erreur de jugement ? Tu sais parfaitement que tu peux avoir confiance en moi que je ferai tout pour te le prouver. Ne m'inflige pas un repas de plus en restant muet.
Ce fut la première fois depuis que Juan Carlos était président que Léopoldo le tutoyait. Il semblait très affecté par la méfiance que Juan Carlos montrait vis-à-vis de lui. Le président valacide pris son verre de vin, l'apporta lentement vers ses lèvres et but une longue gorgée. Il reposa délicatement le verre devant lui et attendit quelques secondes avant de répondre.
Don Juan Carlos :
Président de la République
Je ne doute pas de ta fidélité, Léopoldo. Je me pose cependant des question sur tes compétences. J'ai le sentiment que tu as pris tes aises depuis que je t'ai accordé les faveurs qui reviennent au proche conseiller du président du Valacida. Nous sommes amis, mais cela ne t'autorise pas à jouer de ton influence sur moi pour gouverner à travers moi. Cette élection je n'en voulais pas et je ne sais pas par quelle folie j'ai accepté de t'écouter. Alors oui je t'en veux. Je t'en veux de croire que, parce que nous sommes amis, ta place est assurée auprès de moi. J'ai des tas d'autres fonctionnaires plus compétents qui donneraient leur famille pour être à ta place. L'amitié n'a pas sa place en politique. Je ne peux pas m'empêcher de penser à cette confiance aveuglée que je t'ai accordé à chaque fois que je reçois un appel du parti catholique pour me signifier que les nationalistes menacent de rompre la coalition si tel ou tel projet n'est pas abandonné. Je ne suis plus président, par ta faute Léopoldo. Ces enfoirés me tiennent par les couilles ! J'ai même pensé à démissionner... Regarde toutes les unes de la presse. Il n'y a pas un seul matin où un quotidien ne titre pas que les nationalistes sont dubitatifs quant aux mesures que je souhaite prendre. La majorité des décisions qui ont été prises jusqu'ici émanent du parti Nationaliste. Ce sont eux qui ont les rennes du pouvoir, pas nous. Nous, nous croisons les doigts pour que cette coalition survive aux divergences. Eux, ils se frottent les mains. Ils n'attendent qu'une chose : devenir majoritaires au Conseil National. Ils savent que je ne supporterais aucune cohabitation. Ils s'empareront alors du dernier échelon de pouvoir qui leur manquait. Je me suis toujours méfié de ces nationalistes. Ils sont trop rusés et trop sûrs d'eux pour gouverner.
Léopoldo de Cambra :
Conseiller et ami du président
Je suis profondément navré de la situation dans laquelle, par ma faute, tu es contraint de travailler. J'assume entièrement ma responsabilité dans ce camouflet. Tes mots me blessent, mais je sais reconnaître la colère et la frustration que je les entends. Je ne tiendrai donc pas rigueur, au nom de notre amitié, de tes paroles incisives. Je ne te proposerai pas de me donner une seconde chance, je pense qu'il est préférable que je rende mon tablier aujourd'hui, si tu m'y autorises.
Don Juan Carlos :
Président de la République
Je t'en interdis, Léopoldo. Tu m'as mis dans cette situation et tu t'y confronteras avec moi. J'en ai plus qu'assez d'être le gentil imbécile, celui que personne ne craint. C'est moi le chef de ce pays, c'est moi le chef de la politique, c'est moi le toréador et vous les taureaux. J'ai décidé de reprendre en main les choses. Je vais purger la politique des ennemis de la Patrie, brûler les sorcières, aspirer le venin, je vais démolir mes adversaires un à un comme on explose un furoncle. Je suis le président de cette République, je dois trouver le moyen de sauver le pays que nous avons bâti. Et toi, tu seras l'une des flèches de mon carquois, que tu le veuilles ou non.
Léopoldo de Cambra :
Conseiller et ami du président
Mon ami je ne te reconnais plus. Le pouvoir t'as avili. Tu parles comme un loup, alors que l'Homme que tu es a toujours agit en bon chrétien, en homme moral. La politique t'a rendu fou, mon pauvre ami.
Don Juan Carlos :
Président de la République
Je t'interdis de me parler de la sorte. Je suis un homme de foi. C'est justement la foi en la Patrie qui me pousse à agir pour ne pas la voir tomber entre les mains de personnes mal intentionnées. De toute façon ma décision est prise Léopoldo. À présent tu vas quitter ces appartements. Tu vas rejoindre tes proches et leur annoncer que tu rejoins le Parti Nationaliste. Tu t'y feras discret mais attentif et tu me rapportera tout ce que je dois savoir sur ceux qui se dressent sur ma route. Je ne demande pas ton consentement, mes consignes prennent effet dès à présent. Tu peux disposer.
Léopoldo de Cambra :
Conseiller et ami du président
Juan Carlos tu ne pourras jamais me contraindre d'aller à l'encontre de mes principes. Tu n'es plus toi même... Je suis libre de choisir, tu es mon président et pour cela j'aurais toujours un profond respect pour toi et la fonction que tu occupes, mais jamais tu ne seras maître de mon âme. J'ai choisi de te donner ma démission et je le ferai. Ne compte pas sur moi pour tes magouilles. Je ne suis pas un vulgaire homme de main. Je suis un homme libre.
Juan Carlos perdit complètement son sang froid. L'ambitieux qui ronronnait en lui et qui rêvait d'être l'incontestable leader subissait un échec dès sa première tentative. L'idée de ne même pas contrôler les pions de son propre camps le révolta. Il devint furieux, renversa la table et brisa les objets qui étaient disposés dessus. Du sang était injecté dans ses yeux et ses veines apparaissaient sur son front qui était devenu rouge écarlate. Il serrait les poings.
Don Juan Carlos :
Président de la République
Hijo de puta! Tu sais parfaitement que j'ai les moyens de te faire obéir ! Je suis le président et je peux faire de ta vie et de celle de ta famille un enfer ! Ne me désobéis pas ou tu le regretteras pour le restant de tes jours !
Léopoldo de Cambra :
Conseiller et ami du président
Laisse ma famille en dehors de ça ! Bon Dieu, t'entends-tu donc ? Tu parles comme un homme rongé par le pouvoir et tu as l'apparence d'un ivrogne. Où est donc passé le Juan Carlos libérateur du peuple Valacide, celui pour qui la transparence, la moralité, la démocratie et la liberté étaient des principes qui justifiaient la lutte à mort ?! Où est ce président sage et raisonné qui modérait toujours sa parole et choisissait toujours la décision la plus juste ?! Je m'en vais Juan Carlos. Tu es seul désormais dans ta folie. J'ai voulu t'aider, mais je crois que plus personne ne le peut. J'espère que tu te plairas dans ta tyrannie solitaire. Oui, tu seras le chef incontesté, je suis sûr que tu parviendras à faire plier tous tes adversaires. Comme les despotes que tu as combattu par le passé... Allez, adieu je ne veux pas croire plus longtemps que mon ami est devenu l'homme qui est en face de moi.
Le président était dans un état secondaire. Les paroles de son ami l'offensèrent. La fierté de Juan Carlos venait de subir un coup de grâce, snobé par le plus insignifiant des pions de l'échiquier... Avant que Léopoldo ne put sortir de la pièce, Juan Carlos lança un vase en pierre sur sa tête. Léopoldo s'écroula sur le sol. Le tapis commençait à s'imbiber de son sang. Il était mort. Ce fut le commencement d'un tournant dans la présidence de Juan Carlos, dont le fou désir d'être le chef incontesté l'avait poussé au crime. Un crime dont il ne se repentit jamais et qu'il fit aussitôt disparaître, avec la complicité des forces de l'ordre. Léopoldo fut la première victime de l'ambition effrénée du président valacide, mais pas la dernière...
Posté : jeu. janv. 30, 2014 11:19 pm
par Jacinto
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/12/1395268138-rpthor.png[/img]</center>
Comme d'ordinaire, à l'heure où partout ailleurs les enfants partent au lit, au Valacida on commençait tout juste à se mettre à table. 21H. Ce soir-là le cuisinier du palais présidentiel avait réservé une surprise au patron des lieux en cuisinant un menu entièrement fiémançais. Huîtres, foie gras, viande de veau fiémançais, pommes de terre cuisinées à l'ancienne, vin rouge importé tout droit des provinces d'Opemont, pain préparé selon la tradition fiémançaise, sans parler des délicieux fromages fiémançais que Juan Carlos adorait. Il partagea ce festin avec une personne qui semblait être son nouveau bras droit, son futur fidèle conseiller. Cet homme, il s'agissait de Nuncio Guerrero, le président du parti catholique. Il avait confiance en lui et appréciait l'immense respect dont il faisait toujours preuve dans ses prises de parole.
Juan Carlos : Puisque cela semble être le thème de la soirée, j'aimerais savoir ce que vous pensez de la Fiémance nouvelle. J'entends, la Fiémance chorocrate qui délègue le pouvoir exécutif à un petit groupe de paysans.
Nuncio Guerrero (président du parti catholique) : Pour tout vous dire, la situation est assez délicate. La Fiémance est un allié stratégique de poids pour le Valacida, un allié qui a permis, jusqu'ici, d'associer étroitement notre diplomatie à une autre grande nation almérane que le Saint-Empire. Saint-Empire qui, rappelons-le, n'a pas vraiment la côte dans l'estime des valacides. La Fiémance est aussi l'allié géopolitique évident du Valacida, puisque depuis la signature du Protocole d'Alma, nos objectifs géopolitiques sont convergents. Notre proximité avec la Fiémance dans l'action menée dans le cadre du protocole d'Alma est donc primordiale. Néanmoins, ces évènements viennent clairement perturber la donne. Le comité paysan choisi pour gouverner semble d'avantage tenté par l'autarcie que par le maintien de la Fiémance au premier rang sur la scène internationale. Ils semblent avoir moins d'ambition pour le pays et il semblerait même que certains flirteraient avec les rouges. L'avènement de ce comité pourrait bel et bien signer le terme de l'étroite collaboration entre notre pays et la Fiémance, puisque nos intérêts semblent désormais divergents. Vous vouliez savoir ce que je pense de cette situation, alors voilà ma pensée : ce qui arrive à la Fiémance ne joue pas en notre faveur. Il va falloir, selon moi, chercher à tisser un nouveau réseau d'alliances. Un réseau solide dans lequel le Valacida trouverait son intérêt.
Juan Carlos : Je vois que nous faisons la même analyse. J'ai envoyé une lettre signée de ma main aux nouvelles autorités de la Fiémance pour avoir des renseignements supplémentaires quant à leur maintien dans le protocole d'Alma mais nous n'avons toujours pas eu de réponse. Je crains une dégradation des relations. J'ai aussi pensé à la nécessité de trouver d'autres partenaires, dont les objetctifs géopolitiques ressembleraient d'avantage aux nôtres. La seule certitude dont je ne peux douter est que le Valacida ne peut trouver cet allié en le Saint-Empire. Les empereurs ont une fâcheuse tendance à annexer les nations qui se rapprochent d'eux. Et puis, je ne supporte pas cet éternel mépris dont ils font souvent preuve à l'égard des autres pays. Ils dégagent souvent l'impression de s'estimer plus valeureux ou plus nobles. Nous devons avoir le Saint-Empire comme collaborateur mais pas comme allié stratégique. Ce serait une erreur, leur puissance nous absorberait.
Nuncio Guerrero (président du parti catholique) : En effet... Si je peux me permettre, monsieur le Président, je ne saurais trop vous recommander de vous pencher sur le cas du Thorval. Un pays très semblable au nôtre. Si le Valacida était une monarchie, il ne différerait pas de ce qu'est le Thorval actuel. La royauté valacide a toujours attaché de l'importance à la tradition, à la piété et à la solidarité. C'est autour de ces valeurs que s'est forgé le Royaume Thorvalien contemporain. Je pense donc qu'il serait judicieux de commencer sérieusement à envisager une alliance officielle, permanente et étendue avec la reine Annabelle II. Le Thorval est un frère idéologique du Valacida, vous ne pouvez l'ignorer.
Juan Carlos écoutait ce que Nuncio Guerrero lui disait, tout en remuant ce qu'il y avait dans son assiette avec sa fourchette. Il avait l'air perplexe et mis quelques seconde avant de sortir du silence.
Juan Carlos : Si je comprends bien, vous pensez que je ferais mieux de troquer ma recette de veau fiémançaise avec un saumon fumé thorvalien ? [rire] Après tout, nous avons déjà d'importants accords commerciaux et diplomatiques avec le Thorval. Je pense qu'il ne nous reste qu'un petit pas de plus à franchir avant d'en faire un allié stratégique pour le Valacida, pour la chrétienté et pour l'Alméra. Un allié qui aura sans doute plus d'ambitions internationales que la nouvelle Fiémance. Un allié auprès duquel le Valacida pourra tout aussi bien tenir un rôle majeur sur la scène internationale. Cela mérite réflexion. Je préfère voir comment évoluera la situation avec la Fiémance. Si les choses se dégradent et les projets s'éteignent, je songerais au Thorval. De la Fiémance dépend désormais beaucoup de choses, dont la survie du Protocole d'Alma...
Posté : mer. mars 19, 2014 11:24 pm
par Jacinto
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/12/1395268138-rpthor.png[/img]</center>
Comme d'ordinaire, à l'heure où partout ailleurs les enfants partent au lit, au Valacida on commençait tout juste à se mettre à table. 21H. Ce soir-là le cuisinier du palais présidentiel avait réservé une surprise au patron des lieux en cuisinant un menu entièrement fiémançais. Huîtres, foie gras, viande de veau fiémançais, pommes de terre cuisinées à l'ancienne, vin rouge importé tout droit des provinces d'Opemont, pain préparé selon la tradition fiémançaise, sans parler des délicieux fromages fiémançais que Juan Carlos adorait. Il partagea ce festin avec une personne qui semblait être son nouveau bras droit, son futur fidèle conseiller. Cet homme, il s'agissait de Nuncio Guerrero, le président du parti catholique. Il avait confiance en lui et appréciait l'immense respect dont il faisait toujours preuve dans ses prises de parole.
Juan Carlos : Puisque cela semble être le thème de la soirée, j'aimerais savoir ce que vous pensez de la Fiémance nouvelle. J'entends, la Fiémance chorocrate qui délègue le pouvoir exécutif à un petit groupe de paysans.
Nuncio Guerrero (président du parti catholique) : Pour tout vous dire, la situation est assez délicate. La Fiémance est un allié stratégique de poids pour le Valacida, un allié qui a permis, jusqu'ici, d'associer étroitement notre diplomatie à une autre grande nation almérane que le Saint-Empire. Saint-Empire qui, rappelons-le, n'a pas vraiment la côte dans l'estime des valacides. La Fiémance est aussi l'allié géopolitique évident du Valacida, puisque depuis la signature du Protocole d'Alma, nos objectifs géopolitiques sont convergents. Notre proximité avec la Fiémance dans l'action menée dans le cadre du protocole d'Alma est donc primordiale. Néanmoins, ces évènements viennent clairement perturber la donne. Le comité paysan choisi pour gouverner semble d'avantage tenté par l'autarcie que par le maintien de la Fiémance au premier rang sur la scène internationale. Ils semblent avoir moins d'ambition pour le pays et il semblerait même que certains flirteraient avec les rouges. L'avènement de ce comité pourrait bel et bien signer le terme de l'étroite collaboration entre notre pays et la Fiémance, puisque nos intérêts semblent désormais divergents. Vous vouliez savoir ce que je pense de cette situation, alors voilà ma pensée : ce qui arrive à la Fiémance ne joue pas en notre faveur. Il va falloir, selon moi, chercher à tisser un nouveau réseau d'alliances. Un réseau solide dans lequel le Valacida trouverait son intérêt.
Juan Carlos : Je vois que nous faisons la même analyse. J'ai envoyé une lettre signée de ma main aux nouvelles autorités de la Fiémance pour avoir des renseignements supplémentaires quant à leur maintien dans le protocole d'Alma mais nous n'avons toujours pas eu de réponse. Je crains une dégradation des relations. J'ai aussi pensé à la nécessité de trouver d'autres partenaires, dont les objetctifs géopolitiques ressembleraient d'avantage aux nôtres. La seule certitude dont je ne peux douter est que le Valacida ne peut trouver cet allié en le Saint-Empire. Les empereurs ont une fâcheuse tendance à annexer les nations qui se rapprochent d'eux. Et puis, je ne supporte pas cet éternel mépris dont ils font souvent preuve à l'égard des autres pays. Ils dégagent souvent l'impression de s'estimer plus valeureux ou plus nobles. Nous devons avoir le Saint-Empire comme collaborateur mais pas comme allié stratégique. Ce serait une erreur, leur puissance nous absorberait.
Nuncio Guerrero (président du parti catholique) : En effet... Si je peux me permettre, monsieur le Président, je ne saurais trop vous recommander de vous pencher sur le cas du Thorval. Un pays très semblable au nôtre. Si le Valacida était une monarchie, il ne différerait pas de ce qu'est le Thorval actuel. La royauté valacide a toujours attaché de l'importance à la tradition, à la piété et à la solidarité. C'est autour de ces valeurs que s'est forgé le Royaume Thorvalien contemporain. Je pense donc qu'il serait judicieux de commencer sérieusement à envisager une alliance officielle, permanente et étendue avec la reine Annabelle II. Le Thorval est un frère idéologique du Valacida, vous ne pouvez l'ignorer.
Juan Carlos écoutait ce que Nuncio Guerrero lui disait, tout en remuant ce qu'il y avait dans son assiette avec sa fourchette. Il avait l'air perplexe et mis quelques seconde avant de sortir du silence.
Juan Carlos : Si je comprends bien, vous pensez que je ferais mieux de troquer ma recette de veau fiémançaise avec un saumon fumé thorvalien ? [rire] Après tout, nous avons déjà d'importants accords commerciaux et diplomatiques avec le Thorval. Je pense qu'il ne nous reste qu'un petit pas de plus à franchir avant d'en faire un allié stratégique pour le Valacida, pour la chrétienté et pour l'Alméra. Un allié qui aura sans doute plus d'ambitions internationales que la nouvelle Fiémance. Un allié auprès duquel le Valacida pourra tout aussi bien tenir un rôle majeur sur la scène internationale. Cela mérite réflexion. Je préfère voir comment évoluera la situation avec la Fiémance. Si les choses se dégradent et les projets s'éteignent, je songerais au Thorval. De la Fiémance dépend désormais beaucoup de choses, dont la survie du Protocole d'Alma...