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Posté : mer. août 14, 2013 8:20 am
par Rumy
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Crédits photographiques:[url=http://browse.deviantart.com/digitalart/paintings/spaceart/?order=9&q=Earth&offset=72#/d2ywfv9]ZwordArts[/url]

«Souvenez-vous seulement que lorsque Parsifal pose sur une blessure la lance utilisée lors de la crucifixion du Christ, il a le pouvoir de la guérir. Inversement, quiconque possède cette lance a le pouvoir de les ouvrir. Partout dans le monde»

La Mosaïque Parsifal, Robert Ludlum, p. 377[/center]

Baiyuan, Empire du Kaiyuan

Keat Samay surveillait les agents des Services Secrets Impériaux installer le nouveau matériel informatique délicat que les Services de Renseignement Thorvalien, le NSO, leur avait généreusement prêté. D’autres appareils assez massifs provenant du Numancia avaient aussi été installés pour des tâches très spécifiques. Ils se trouvaient à l’intérieur d’une énorme structure métallique érigé autour des ruines de l’ancien Palais de Baiyuan afin de protéger les cendres du palais du prince déchu des éléments naturels. Durant plusieurs semaines, les SSI avaient fouillé, trié et analysé chaque décombre dudit bâtiment. On avait requit l’aide des Thorvaliens, qui possédaient un matériel d’une technologie nettement supérieur, notamment pour analyser des documents papiers fortement endommagé. C’est d’ailleurs pour cela que Keat Samay se trouvait sur les lieux. Officier chez les SSI, on lui avait fait savoir que des restes viables de documents avaient été retrouvés dans les décombres du palais. Pour le moment, il n’était que spectateur, il restait en retrait de l’officier Thorvalien en charge des appareils informatiques envoyé par le NSO, pour éviter de gêner son travail. Mais au bout d’un moment, le Thorvalien lui fit signe d’approcher.

[Lars Boström]: Colonel, les documents retrouvé sont viable, mais seul certains passages sont lisible. La technologie peut faire des merveilles, mais pas des miracles. Ceci est réservé à Dieu.

[Keat Samay]: Le principal est que vous avez quelque chose d’utilisable. Nous sommes déjà assez reconnaissant que vos services puissent nous aider dans nos recherches. Nos capacités technologiques sont d’un niveau désuet comparativement aux autres services de renseignement tel que le vôtre.

[Lars Boström] : Mais vous restez du moins tout de même efficace. La technologie reste un support qui peut nous aider dans notre travail, mais rien ne vaut un bon agent qui a de l’esprit, de l’expérience et de l’intelligence pour faire un bon travail. La technologie ne remplacera jamais cela.

[Keat Samay]: En effet. Mais je reste tout de même particulièrement étonné des prouesses que vous pouvez accomplir avec certains de vos appareils. Déjà, les documents ‘’viable’’ que nous avons trouvé sont a première vu illisible et beaucoup trop endommagé pour représenter un élément utile pour notre enquête. Mais avec vos technologies, se qui semble illisible devient parfaitement clair devant nos yeux.

Au même moment, un petit bruit sonore retentit et l’image d’une page apparut sur l’écran. Seuls quelques mots apparaissaient, parfaitement lisibles. Samay s’approcha de l’écran afin d’y lire les quelques mots encore déchiffrable. Ceux-ci étaient en caractère sinogramme, et le Thorvalien n’était pas un grand spécialiste du Mandarin Kaiyuanais, contrairement à Samay. La plupart des caractères étaient inutiles, rien d’exploitable, mais un caractère retint son attention. Puisque celui-ci était un nom.

[Keat Samay] : Parsifal? Qu’est-ce donc?

[Lars Boström] : Pardon?

[Keat Samay] : Parsifal. Il est écrit ici, Parsifal.

[Lars Boström] : En êtes vous certain?

[Keat Samay] : Oui certain. Vous connaissez ce nom?

[Lars Boström] : Certainement, c’est le nom du dernier opéra de Richard Wagner. Qui a été très populaire au Thorval compte tenu du fait que l’Opéra se base sur l’ancienne Légende Chrétienne du Saint-Graal, notamment de l’épopée médiéval, Parzival, de Wolfram von Eschenbach du Schlessien et de l’œuvre de Chrétien de Betigny, Perceval et le Conte du Graal.

[Keat Samay] : Je n’ai jamais entendu parler de cet Opéra. Mais j’ai tout de même une vague impression d’avoir déjà lu ce nom quelque part.

[Lars Boström] : Sûrement dans un journal culturel ou bien lors d’une de vos visites au Thorval.

[Keat Samay] : Je n’y suis allé que deux fois, et c’était justement pour rencontrer vos patrons. Mais j’ai l’impression d’avoir déjà lu ce nom dans un rapport de mission. Je vais devoir faire un tour aux archives. En même temps, je vais vérifier si nous n’avons rien concernant une personne utilisant le nom de Parsifal ou bien si ce nom est relié à Saito.

[Lars Boström] : Des nouvelles à son sujet?

[Keat Samay] : Non aucune. C’est bien là qui est inquiétant. Si vos services sont incapable de trouver la moins parcelle d’information sur sa location, c’est qu’il c’est bien caché ou bien il est effectivement mort.

[Lars Boström] : Nous avons pourtant pratiqué les tests d’ADN et les comparaisons dentaire sur les corps retrouvé dans le palais. Il ne faisait pas partie des victimes.

[Keat Samay] : Sans compté que ses comptes en banques au Savoia ont été vidé par des individus inconnu de vos services et des nôtres.

[Lars Boström] : Bon, je vais vous faire des copies de l’analyse rapidement…

[Keat Samay] : Prenez votre temps. Envoyé le tout et votre rapport à mon bureau à Fuxianji. Et n’oubliez pas une copie à vos services, compte tenu des accords que nous avons conclut.

[Lars Boström] : Bien entendu.

Keat Samay quitta donc Baiyuan pour Fuxianji par le train de 11h35 et il arriva dans la capitale Impériale vers 14h50. Une berline noir vint le prendre à la Gare Centrale de Fuxianji, lui et son aide de camp, Lu-Pan Wefei . A 15h20 il était à son bureau, au siège des Services Secret Impériaux à proximité du Palais Impérial de Fuxianji. Après quelques signatures et consignes, il quitta son bureau pour descendre aux archives sécurisé des SSI dans les sous-sols du bâtiment. Vers 16h15, il était devant le Responsable Archiviste des SSI. Un vieil homme septuagénaire ressemblant davantage à un bibelot qu’a un être humain. Certainement à cause de la poussière qu’il dégageait à chacun de ses mouvements. Il se nommait Hai Zuifen et il travaillait dans les archives des SSI depuis quarante années! Personne ne connaissait mieux que lui les SSI. Malgré son âge avancé, sa mémoire et son intelligence était toujours aussi vif, se qui expliquait qu’il était toujours en poste.

[Keat Samay] : Bonsoir Hai, comment allez-vous?

[Hai Zuifen] : Aussi poussiéreux que lors de votre dernière visite Colonel.

Samay afficha un sourire.

[Keat Samay] : Je crois même apercevoir quelques toiles d’araignées à vos oreilles.

Zuifen afficha lui aussi un sourire.

[Hai Zuifen] : Que me vaut votre visite Colonel? On ne vous voit pas souvent dans les sous-sols.

[Keat Samay] : J’aimerais que tu me donne le rapport de mission sur l’[url=http://www.simpolitique.com/topic6624.html]Opération Crépuscule[/url]. Non pas celle au Nanzhao, mais l’opération au Cecopia.

[Hai Zuifen] : Je vous trouve cela attendez quelques minutes.

Il quitta son bureau pour plonger dans les dédales obscurs des archives. Il revint une dizaine de minutes plus tard, avec un épais dossier accompagné de nombreuses photographies et de supports cartographiques.

[Hai Zuifen] : Voilà. Autres choses Colonel?

[Keat Samay] : Oui, j’aimerais que vous puissiez me trouver si nous avons quelques chose sur une personne, un projet ou entité que l’on nommerait Parsifal. Vous n’aurez qu’a me remettre les résultats de votre recherche à mon bureau et ce…

[Hai Zuifen] : Je puis déjà vous dire que nous n’avons rien sur un dénommé Parsifal dans nos archives.

Keat Samay fronça les sourcils.

[Keat Samay] : J’aurais crus que vous feriez une recherche approfondit sur la question Hai…

[Hai Zuifen] : Le Procureur de la Couronne, Ru Kensai, celui là même chargé de juger les seigneurs de guerres capturé au Nanzhao est venue il y a une semaine avec la même question.

[Keat Samay] : Depuis quand qu’un Procureur de la Couronne a accès aux archives des services secrets?

[Hai Zuifen] : Depuis qu’il possède une autorisation signé par l’Empereur lui-même sur l’accès à toutes les archives du SSI concernant les Seigneurs de Guerre, le Nanzhao et la Noblesse Princière.

[Keat Samay] : Vous lui avez donc dit que nous avions rien sur ce Parsifal?

[Hai Zuifen] : En effet.

[Keat Samay] : Vous a-t-il dit pourquoi il recherchait des informations sur ce dénommé Parsifal?

[Hai Zuifen] : Non, mais vous devriez aller le lui demander vous-même.

[Keat Samay] : C’est se que je vais faire. Bref, merci pour le rapport Hai.

[Hai Zuifen] : Se fût un plaisir Colonel. Bonne soirée.

[Keat Samay] : Bonne soirée

Samay quitta les archives et regarda sa montre-bracelet. Il était trop tard pour rencontrer le Procureur de la Couronne, Ru Kensai. Il irait le rencontrer en personne le lendemain. Il donna toutefois la consigne à sa secrétaire de prendre rendez-vous avec le procureur, en précisant que cela concernait sa visite aux archives de la semaine dernière. Cela devrait être suffisant pour qu’il puisse se libérer un peu.

Posté : mer. août 14, 2013 8:20 am
par Rumy
Keat Samay referma derrière lui la porte coulissante de son bureau et il jeta le rapport de l’opération crépuscule sur le meuble qui lui servait de bureau de travail. Le bureau de Keat Samay était composé d’un mobilier typiquement Makaran, fait d’ébène et d’autres essences de bois délicat. Le meuble de travail en tant que tel en était la pièce centrale, un immense meuble d’ébène, lourd et magnifiquement travaillé munit d’un vieil ordinateur des années 80 que Keat Samay utilisait très peu. Il préférait sa vieille machine à écrire Almérane qui trônait au milieu de son bureau. De la paperasse, des bibelots makarans et des cadres de photos personnelles étaient symétriquement bien disposé sur le meuble, témoignant de l’esprit organisationnel du Colonel. Le bâtiment des Services Secrets Kaiyuanais était comme la plupart des bâtiments de Fuxianji, fait de bois et à la toiture typique Makarane. De ce fait, les pièces à l’intérieur du bâtiment étaient divisées par des murs de bois et de panneaux coulissant pour les portes. Derrière le bureau du Colonel Samay, il y avait une grande fenêtre, sans verre, munit de sculptures de bois ornementaux représentant des dragons makarans. Ladite fenêtre était fermée par un panneau de bois, empêchant l’air frais du soir de pénétrer à l’intérieur du bureau. À la droite, il y avait un petit salon de thé, composé d’une table basse et de quelques cousins. Un petit meuble au fond laissait voir une série de tasses et une théière de porcelaine Kaiyuanaise, ainsi qu’un coffre usée et travaillé accueillant un très vieux jeu de Mahjong composé de pièces d’ivoires et de jades. Un cadeau de son Altesse Manshu Nan, Ministre Impérial de la Sécurité Intérieur et Directeur des Services Secret Impériaux pour leurs 40 années d’amitié. Selon Manshu, le jeu en tant que tel provenait directement du trésor Impérial et il daterait d’au moins trois siècles.

Sur un mur au dessus du salon de thé, il y avait une imposante tapisserie d’art calligraphique qui représentait un poème ancestrale de l’Ère Ziyang. Celle cachait un coffre-fort blindé protégeant quelques secrets Impériaux. A la gauche du bureau, il y avait de grandes étagères accueillant une grande quantité de livres et de manuscrit, ainsi qu’un magnifique classeur en bois, magnifiquement travaillé, accueillant des documents et des rapports. Celui-ci était fermé à clé. Au dessus du classeur, fixé sur le mur, il y avait un écran plasma, non-allumé, qui contrastait avec le reste de la pièce. L’écran affichait la chaîne KNN, toutefois il n’y avait aucun son. Son poste au sein des SSI l’obligeait à être constamment informé, bien que la plupart du temps, les informations arrivaient à son bureau bien avant qu’elles ne soient diffusées sur la chaîne d’État. Keat Samay s’installa confortablement à son bureau, jetant un coup d’œil au téléviseur avant de placer le rapport devant lui. Il l’ouvrit, mais avant qu’il n’ait pu dire un seul mot, l’on cogna légèrement à sa porte. La secrétaire personnelle de Keat Samay pénétra dans la pièce avec une théière de porcelaine. Elle s’approcha du salon de thé et versa le thé chaud dans une des tasses disponible. Puis, elle apporta la tasse au Colonel qui la remercia et celle-ci quitta la pièce aussi vite qu’elle était venue. Maintenant qu’il avait sa tasse de thé vert, il pouvait finalement commencer à feuilleté le rapport de l’Opération Crépuscule.

L’agent des SSI impliqué était un dénommé Lu-Pan Jingzi. Il n’avait que 28 ans durant les faits. A dire qu’il en avait lui-même 60 aujourd’hui. Il se faisait vieux et il allait certainement prendre sa retraite dans dix ans, maximum. Bref, l’agent en question avait rencontré des éléments des services de renseignements Ravendelien…

[quote]«…après discussion d’une dizaine de minutes, nous avons convenu qu’une coopération temporaire était nécessaire sur cette mission. Notamment au niveau de la collecte d’information concernant le colis suspect découvert dans le container… »[/quote]

Une décision qu’il avait dû prendre rapidement. Cela avait mené évidemment à l’élaboration d’un plan de filature pour déterminer le destinataire du colis.

[quote]«…des individus sont arrivé le lendemain afin de récupérer le colis. J’ai réussit à cacher les Ravendeliens dans la cabine du marin que j’avais neutralisé afin de ne pas éveiller les soupçons. Compte tenu du fait que le colis était scellé, nous ne pouvions déterminer son état, ni sa structure. Nous devions impérativement trouver le destinataire, le capturer et l’obliger à dévoiler le contenu du colis. Évidemment, cela n’a pas été chose facile, compte tenu du fait qu’apparemment, les individus venu cherché le colis n’étaient que des intermédiaires, des hommes chargé d’apporter le colis à son véritable destinataire, qui se trouvait au Cecopia… »[/quote]

Le Cecopia, pays troublé, dangereux. La situation aujourd’hui n’avait gère changé depuis.

[quote]«…avec l’aide des services de renseignement Ravendelien, un périmètre a été établit autour de bâtiment ayant été identifié comme l’endroit ou le destinataire du colis se trouvait. La filature des intermédiaires a été un succès total et le périmètre avait pu être déployé de manière discrète et rapide. Compte tenu de mes capacités d’infiltration supérieure à mes collègues Ravendelien, il fût convenu que je devais m’introduire dans le bâtiment en question, désigné sous le nom de code d’Alpha…»[/quote]

Par périmètre, il devait certainement se référé aux positionnements des différents éléments Ravendelien. Ceux-ci c’était positionné autour du bâtiment afin de surveiller chaque entrée et sortie et détenir une vue d’ensemble des alentours.

[quote]«…il y avait un homme facilement identifié comme étant le Président César Gilbert L'Baraku. Sa présence avec l’absence prononcée d’une garde rapproché était très étonnante. Il ne portait aucun uniforme et seulement deux hommes armés s’assuraient de sa protection. Devant lui, il y avait un homme habillé en costard blanc, lunette fumée, assit sur une des nombreuses caisses qui parsemaient l’immense salle qui se révélait être un entrepôt. L’homme en blanc se faisait nommé : Épiméthée…»[/quote]

Épiméthée? Quel drôle de nom. Keat Samay se demandait si cela avait un lien avec Parsifal. Peut-être qu’il avait confondu les rapports. Il faut dire qu’il y avait une grande différence entre Épiméthée et Parsifal. Il n’y avait aucune ressemblance…

[quote]«…L’Baraku remercia Épiméthée et lui demanda de remercier un dénommé Parsifal pour les armes de qualité qu’il lui vendait. Au même moment, les intermédiaires se montrèrent auprès d’Épiméthée…»[/quote]

Parsifal! Il ne se trompait donc pas! Il y avait donc un lien en Saito XI et le Cecopia et ce lien était ce Parsifal! Qui était-il? Un marchand d’arme à première vu. Avait-il un lien avec lui et les Seigneurs de Guerre du Nanzhao? Qui était-il bon sang! Parsifal. Un marchand d’arme, celui qui peu ouvrir des plaies partout dans le monde.

Posté : mer. août 14, 2013 8:20 am
par Rumy
Trois ans plus tôt...
Le 14 Juillet 2016, Quelque part au Cecopia (F21) ...


Lu-Pan Jingzi observa les intermédiaires qui transportaient la valise métallique blindés abritant le colis suspect transporté par le navire navigant au large du Cecopia. Ceux-ci s’arrêtèrent à quelque mètre d’Épiméthée, semblant attendre qu’il ait terminé sa transaction avec César Gilbert L'Baraku. Celui-ci déposa une valise métallique sur l’une des caisses et il ouvrit celle-ci avant de la faire pivoter vers le dénommé Épiméthée. Elle était remplit de liasse de billet, Pelabsien bien entendu, bien ordonné, neuf. Épiméthée vérifia sommairement le contenu, ferma la valise, puis fit signe aux intermédiaires de s’approcher.

[César Gilbert L’Baraku] : Qui sont-ils Épiméthée? Vous ne m’aviez pas dit que nous aurions des visiteurs.

[Épiméthée] : Mon temps est précieux L’Baraku, tout comme celui de Parsifal. J’effectu seulement plusieurs transactions au même endroit et au même moment. Vous n’avez pas à vous sentir concerné par ceci. Vous avez vos armes, j’ai mon argent. Je vous souhaite une bonne journée.

Le Président Cecopien fit signe à ses deux hommes d’aller chercher les véhicules de transport afin de transporter les armes vers les casernes, puis il quitta l'entrepôt. Entre temps, Épiméthée tendit la valise à l’un des intermédiaires qui s’en empara pour aller compter l’argent sur une table abandonné. L’autre intermédiaire, lui, déposa la valise blindé sur la caisse et l’ouvrit à l’aide d’une clé magnétique. À l’intérieur, il n’y avait qu’un petit cylindre d’une cinquantaine de centimètre, non-identifié.

[Intermédiaire 1] : Voici le premier prototype. Sarpédon espère que vous serez satisfait du produit.

[Épiméthée] : Nous ne finançons pas ses frais de production pour rien mon cher.

Il avait dit cela en pointant d’un signe de tête la valise remplit de liasses de billets.

[Épiméthée] : De plus, j’ai pris quelque précautions

Épiméthée sortit d’on ne sait où un petit appareil que Lu-Pan reconnu comme un compteur Geger. Il l’approcha du cylindre trônant dans la valise blindée et le compteur émit le bruit caractéristique de détection de radiations.

[Épiméthée] : C’est bien ce que Parsifal avait demandé. Combien Sarpédon peu-t-il en produire par année?

[Intermédiaire 1] : Cinq à six au grand maximum, sans éveiller les soupçons des autorités, malgré le fait que nous ayons nombre de membres du gouvernement dans nos poches.

[Épiméthée] : Bien, je vous laisse, j’ai un avion à ne pas manquer.

Épiméthée ferma la valise blindée et s’éloigna lentement des deux intermédiaires, puis s’arrêta un moment avant de lancer.

[Épiméthée] : Ah! Et au fait. La prochaine fois, ne vous faites pas suivre comme des amateurs. Je déteste être épié lors de mes transactions, surtout lorsqu’elles sont très importante comme celle-ci. Tuez-le.

Il avait proféré ses derniers mots vers une zone ombrageuse de l’entrepôt. Une demi-douzaine d’homme surgirent de l’ombre en braquant de leurs semi-automatique la cachette de Lu-Pan qui eut juste le temps de faire un rouler bouler vers une caisse en bois. Sa cachette fût mise en charpie. Mais Lu-Pan n’entendit que des bruits étouffé, les armes étaient munit de silencieux. Comment Épiméthée avait-il découvert sa présence? Une question qui resterait certainement sans réponse. Pour le moment, Lu-Pan devait bouger. Les intermédiaires, eux, avaient déjà fermé leur valise et presque quitté les lieux d’une démarche rapide, mais calme. Lu-Pan sortit son pistolet silencieux et se déplaça entre les caisses cherchant à prendre ses ravisseurs par le revers. Une salve au loin lui confirma qu’ils n’avaient aucune idée de sa position. Il se dissimula dans l’ombre, s’approchant de plus en plus d’un des hommes imprudent. Rapidement, il lui mit une main sur la bouche et lui tira une balle dans la nuque. Son cri bref fût étouffé par sa main et l’homme s’écroula en silence. Lu-Pan cacha le corps derrière une caisse puis observa les autres assaillants. Il devait faire vite, il allait perdre Épiméthée. Alors qu’il réfléchissait à une stratégie rapide et efficace, son regard s’attarda sur une caisse remplit de roquettes et les énormes bombonnes de kérosène en retrait. Une stratégie se forma rapidement dans son esprit. Bien que celle-ci soit effectivement rapide et efficace, elle n’était pas du tout discrète. Il allait certainement se faire taper les doigts par les Ravendeliens, mais ceux-ci seront certainement satisfaits qu’il ait détruit de nombreuses cargaisons d’armement destiné au détestable Général César César Gilbert L’Baraku.

Posté : mer. août 14, 2013 8:21 am
par Rumy
<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=BSat61A4kr8]Proposition de trame sonnore[/url]</center>

La vieille fenêtre éclata sous le passage du corps de Lu-Pan qui alla s’écraser au bas de la façade de l’entrepôt. Il fit un roulé boulé rapide sur le sol avant de se remettre sur ses deux pieds, sans se soucier de l’entrepôt en flamme derrière lui. Il aperçu juste à ce moment un véhicule tout terrain filant en trombe dans une rue sombre entre deux autres entrepôts, vers la côte. Lu-Pan pu apercevoir Épiméthée lui jeter un regard remplit de contrariété. Faire exploser les marchandises qu’il venait de vendre n’était pas bon pour les affaires. Lu-Pan avait perdu son transmetteur dans l’entrepôt alors qui avait évité les balles qui lui était destiné, il ne pouvait avertir ses collègues Ravendelien de la situation. Ceux-ci étaient certainement déjà complètement affolés par l’explosion de l’entrepôt.

Lu-Pan s’élança immédiatement sur la chaussé, évitant les quelques badauds qui commençaient à s’attrouper autour de l’entrepôt en flamme. Il s’engouffra dans la rue à la suite du véhicule tout terrain et il remarque qu’elle descendait en pente vers la côte. En effet, le véhicule devait traverser plusieurs bidonvilles disposé en pente jusqu’à la mer. Un vrai dédale de rues et de ruelles, cela lui donnait une chance de rattraper le dénommé Épiméthée. Avec son agilité surprenante, il escalada le mur d’un autre entrepôt pour se retrouver rapidement sur le toit. Il regarda au loin, tentant de retracé le véhicule d’Épiméthée. Il l’aperçut à 800 mètres devant lui, s’engouffrant dans une ruelle miteuse et étroite. Lu-Pan sauta du toi et atterrit cinq mètres plus bas sur le toit en taule d’un bâtiment qui semblait être une usine. Il couru de toit en toit, descendant inexorablement la pente, les yeux fixé sur le véhicule en mouvement. Il réussit l’exploit de le dépasser un moment, lui donnant l’occasion de courir et de sortir son arme. Alors que le véhicule passait tout proche de lui, Lu-Pan sauta sur le toit du bâtiment devant, juste au dessus du véhicule. Au moment où il se trouvait à mi chemin de son saut, tout juste devant le véhicule, il fit feu sur le pare-brise, formant un trou béant qui ne sembla pas gêner le chauffeur qui continua sa course folle. Lu-Pan atterrie sur le toit voisin et continua à se déplacer sur les toits du bidonville.

Cinq minutes plus tard, il réussit à atteindre suffisamment près le véhicule pour faire feu de nouveau. Dans un brouhaha épouvantable, un des pneus éclata sous le tir de Lu-Pan, faisant déraper le véhicule qui défonça un bâtiment en tôle comme si celui-ci était du beurre. Mais le chauffeur ne semblait pas vouloir s’arrêter et il continua son chemin à travers les maisons en tôle, les traversant avec facilité, sans aucun problème. Cela posa évidemment problème à Lu-Pan qui regardait maintenant les toits s’effondrer devant lui. Mais la providence était avec lui, puisque un homme noir passa en motocyclette devant lui. Il ne su jamais se qu’il c’était produit. Toutefois, il savait parfaitement qu’on lui avait volé sa motocyclette alors qui se trouvait dessus.

Lu-Pan filait maintenant entre les ruelles et rues du bidonville, suivant le tracé de dévastation laissé par le véhicule tout terrain. Alors qu’il se rapprochait de celui-ci. Il remarqua Épiméthée qui avait ouvert la fenêtre arrière du véhicule, tenant un lance-roquette sûrement stocké dans le coffre arrière. Lu-Pan eut juste le temps de s’engouffrer dans la porte d’entré d’un bâtiment avant que le missile de vienne faire exploser la façade d’une vieille église miteuse orthodoxe. Lu-Pan continua son chemin dans une supposé cuisine, lui attirant les hurlements des occupants. Il happa au passage une panoplie de vêtements laissé là pour sécher avant de se retrouver sur le toit du bâtiment voisin, plus en contrebas. Il se faufila avec la motocyclette sur une terrasse, renversa un homme assoupis à côté d’une vieille radio et sauta sur un nouveau toit. Il réussit à rejoindre la rue sous les regards ahuris des habitants, puis il continua sa poursuite. Le véhicule avait atteint une artère importante et il était alors coincé parmi la circulation chaotique. Lu-Pan vit Épiméthée sortir de son véhicule, un téléphone cellulaire à son oreille et un pistolet dans sa main droite. Lu-Pan accéléra à la vitesse maximale et ne fit pas attention à Épiméthée qui avait levé son pistolet et fait feu dans sa direction. Lu-Pan sauta de la motocyclette à la dernière seconde et celle-ci, comme un projectile, alla happer de plein fouet l’arrière du véhicule tout terrain qui alla lui-même défoncer l’arrière du véhicule devant lui. Le réservoir d’essence de la motocyclette explosa et Lu-Pan perdit de vu Épiméthée qui disparu derrière un rideau de flamme et de fumée.

Lu-Pan se leva difficilement, levant son pistolet devant lui. Il aperçu un corps sur le sol, à la gauche du véhicule. C’était certainement le chauffeur. Il ne fit pas attention aux badauds qui commençaient à se regrouper autour de l’incident, il cherchait un costard blanc. Il le repéra immédiatement à quelques centaines de mètres devant lui. Épiméthée se faufilait entre les véhicules, pistolet à la main, le rouge sur son bras gauche confirmait qu’il était blessé. Il transportait la valise blindé qu’il avait si chèrement payée. Il se dirigeait vers le port de la ville, celui-ci était tout près. Lu-Pan pouvait apercevoir la côte et les tankers qui déchargeaient leurs marchandises sous les regards des dockers corrompu. Lu-Pan s’élança de nouveau, boitant légèrement compte tenu du fait qu’il c’était blessé lorsqu’il avait sauté de la motocyclette. Mais il se rapprochait lentement, mais sûrement d’Épiméthée qui était nettement moins rapide. Il attendit les véhicules de la police au loin, beaucoup trop incompétente pour arriver rapidement sur les lieux. Lu-Pan le rattrapa alors qu’il se trouvait tout juste à l’entré du port.

[Lu-Pan] : Arrêtez-vous et lâchez doucement votre arme.

Il avait levé son pistolet silencieux et il pointait maintenant la tête d’Épiméthée qui se retourna doucement vers Lu-Pan. Celui-ci frissonna à la vu du cylindre dans la main d’Épiméthée. Il l’avait sortie de sa valise blindé.

[Épiméthée] : C’est à vous je crois de lâchez votre arme… hummmm … Raksasan? Kaiyuanais? Wapongais?

Lu-Pan resta silencieux, mais ne baissa par son arme.

[Épiméthée] : Oh! Nous avons affaire à une véritable pierre tombale à ce que je vois. Je ne vais pas me répéter, lâchez votre arme ou je fais sauté la bombe.

Lu-Pan fronça les sourcils. Ce cylindre était une bombe? Il n’avait jamais rien vu de tel.

[Épiméthée] : Oh? A votre expression vous êtes certainement Kaiyuanais. Un Wapongais ou un Raksasan aurait certainement fait le lien avec le compteur Geiger. Les Services Secret Impériaux ne sont pas assez…hum…comment dire? Compétent pour reconnaître une bombe radiologique lorsqu’ils en voient une.

Une bombe radiologique. Un explosif que Lu-Pan ne connaissait pas. Et celui-ci avait tendance à craindre des armes qu’il ne connaissait pas.

[Lu-Pan]: Une bombe radiologique?

[Épiméthée] : Oui. Bien qu’elle ne fasse aucune victime immédiate, imaginez ses impacts dans une zone aussi densément peuplé que ces bidonvilles entourant ce port? Les impacts à moyen terme et à long terme? 60.000 personne condamné à mourir sous les effets des radiations, sans compter la panique engendré par la zone contaminée. Un tel évènement dans un pays aussi instable que le Cecopia pourrait être l’évènement déclencheur d’une guerre civile n’est-ce pas?

En effet, Lu-Pan commençait à avoir peur de ce cylindre métallique. Mais comment savoir s’il ne bluffait pas? Était-il le genre d’homme à mourir avec cette arme?

[Lu-Pan] : Vous bluffez. Si vous l’activé, vous allez mourir avec cette bombe et je doute…

[Épiméthée] : J’ai bien peur que vous vous trompez. Je ne suis qu’un pion, un pion sacrifiable. Je n’hésiterais pas à me sacrifié moi-même pour protéger les intérêts de…hum…d’une certaine personne.

[Lu-Pan ] : Qui est Parsifal?

[Épiméthée] : Un Opéra de Wagner voyons!!

Lu-Pan ne comprit pas, mais son moment d’inattention fût le moment choisit par Épiméthée de lui tirer une balle dans la jambe gauche avec son arme caché dans son costard blanc. Lu-Pan émit un cri de douleur et leva son arme, mais Épiméthée courrait déjà vers le port, la valise blindé trônait devant lui, vide. Épiméthée avait transporté la bombe radiologique avec lui. Lu-Pan pesta contre son imbécilité et il regarda sa blessure à la jambe. La balle avait traversé. Mais il avait un autre problème sur les bras, la police arrivait et il était dans l’incapacité de fuir. Alors qui tentait d’élaborer un plan pour se sortir de ce pétrin, une voiture s’arrêta en trombe à côté de lui, déversant ses collègues Ravendelien qui l’empoignèrent rapidement avant de le faire entrer dans le véhicule. Lorsque les policiers arrivèrent sur les lieux, ils ne retrouvèrent qu’une valise blindée vide et une flaque de sang.

Posté : mer. août 14, 2013 8:21 am
par Rumy
Fuxianji, 2019

Le Lendemain, Ru Kensai reçut le Colonel Keat Samay dans son bureau. Bien entendu, conformément au protocole, la rencontre était non-officiel, surtout compte tenu du fait que les faits et geste du Ru Kensai était soigneusement surveillé par les médias dû à son poste de Procureur de la Couronne jugeant les Seigneurs de Guerre du Nanzhao capturé lors de la Deuxième Guerre du Nanzhao. Le bureau du Procureur se trouvait dans l’immense bâtiment de la Cour Suprême Impériale, au deuxième étage. Keat Samay avait bien entendu eut aucune obligation à signer le registre, il était même passé par l’entrée de service réservé aux juges de la Cour Suprême ou aux membres de la famille Impériales. Le bureau du procureur était modeste, de même charpente que celui de Keat Samay, exepté la quantité astronomique de paperasse qui semblait envahir la pièce.

[Ru Kensai] : Désolé du désordre. Mais le procès des seigneurs de guerre me prend tout mon temps. C’est à peine si j’ai pu me libérer pour vous rencontrez.

[Keat Samay] : Même en spécifiant dès le début les raisons de cet entretient?

[Ru Kensai] : Je dois dire que j’ai été intrigué, compte tenu du fait que vos archives m’ont clairement spécifié qu’ils n’avaient rien sur ce dénommé Parsifal. Est-ce que vous avez finalement trouvé quelque chose? En espérant que cela soit bien se qui vous amène ici.

[Keat Samay] : En fait non. Mais le nom Parsifal c’est retrouvé mentionné sur une affaire en cours et une autre classé. En fait, je suis plutôt venu pour savoir pourquoi vous vous intéressé à ce Parsifal.

[Ru Kensai] : Et bien j’aimerais bien vous donnez les informations que je détiens, mais vous devrez me donner les informations que vous détenez.

Keat Samay fronça les sourcils.

[Ru Kensai] : Vous savez très bien que devant la loi, j’ai le pouvoir de garder mes informations afin de sauvegarder l’intégrité du procès. De plus, j’ai une autorisation signé par l’Empereur lui-même m’autorisant à consulter tout document ayant de près ou de loin un lien avec les Seigneurs de Guerre, le Nanzhao et la Noblesse Princière. De ce fait, compte tenu du fait que le nom Parsifal à été mentionné dans ma propre enquête, vous devez me mettre au courant.

[Keat Samay] : Soit. Nous avons découvert des documents viables dans les ruines du Palais Princier de Saito XI. Avec le peu que nous avons découvert, le nom de Parsifal a été clairement mentionné. De plus, dans une opération classé au Cecopia et dont je ne vous dévoilerais aucunement les détails, ce nom a aussi été mentionné.

[Ru Kensai] : Était-ce dans un contexte de vente d’armement?

Keat Samay afficha un air surpris.

[Keat Samay] : Oui, en effet. Une vente d’armement a l’actuel Président du Cecopia, César Gilbert L’Baraku, ainsi que la présence d’une Bombe radiologique.

[Ru Kensai] : Une bombe radiologique? Qu’est-ce que c’est?

[Keat Samay] : Je ne veux pas trop m’avancer sur le sujet, je dois m’informer avant. Mais en gros, c’est un armement peu commun.

[Ru Kensai] : La vente impliquait la bombe?

[Keat Samay]: En fait non. Un intermédiaire de ce Parsifal achetait ladite bombe à d’autres intermédiaires. L’Baraku n’était pas concerné…bon maintenant à vous! Qu’avez-vous à me donner?

[Ru Kensai] :Comme vous le savez peut-être déjà, j’ai assisté aux interrogatoires des Seigneurs de Guerre du Nanzhao effectué par la Gendarmerie Impériale du Kaiyuan. Ceux-ci ont déballé plusieurs noms sur leur fournisseur d’armement. Un dénommé Parsifal qui agissait par le biais d’un intermédiaire détenant le nom de code de Prométhée. Celui-ci a vendu des armes aux seigneurs de guerre, mais leur a aussi offert ses services bancaires.

[Keat Samay] : Des services bancaires?

[Ru Kensai] : Oui, des services bancaires. Le chaos au Nanzhao n’était pas propice à la stabilité d’une banque au pays et pour protéger leurs fonds, de nombreux seigneurs de guerre on confié leurs fortunes à ce Parsifal. Or, le plus horrible là-dedans, c’est que ce Parsifal a fait en sorte qu’aucun seigneur de guerre ne sache que leur rival faisait aussi affaire avec lui.

[Keat Samay] : Il armait donc tout le monde…

[Ru Kensai] : Même la rébellion a acheté des armes à ce Parsifal.

Keat Samay commençait à voir toutes les implications de ces informations.

[Keat Samay]: Il alimentait la Guerre Civile en armant tout le monde!! Qu’est-il advenu de l’argent confié à Parsifal?

[Ru Kensai] : Il a disparu. Une véritable magouille. Dès la Deuxième Guerre du Nanzhao enclenché, les Seigneurs de Guerre n’ont plus eut accès à leur argent. Ce Parsifal à eut à la fois le beurre en leur vendant des armes et l’argent du beurre en volant leur argent. Apparemment les montants s’élèverait à quatre milliard de dollars, principalement issu des caisses de Ruidear qui c’était enrichit grâce au pétrole.

[Keat Samay] : Bon sang! Un Marchand d’Arme?! Un Banquier? Qui est-il ce Parsifal!? Et maintenant il se pourrait qu’il soit lié à Saito! Pensez-vous qu’il soit impliqué dans le coup d’État avorté!?

[Ru Kensai] : Ça serait extrêmement inquiétant…j’ai peur de trouver des pommes pourrîtes en cherchant plus profondément…et vous venez de me confirmer la chose.

[Keat Samay] : Tout ceci doit rester strictement confidentiel! Je dois encore faire plusieurs recherches et rencontrer son Altesse Manshu Nan afin de l’informer de l’affaire. Tout ceci devient particulièrement inquiétant.

[Ru Kensai] : De toute manière, le procès s’effectu à huit-clos et…

[Keat Samay] : Vous n’avez pas compris, toute cette affaire doit rester confidentiel , vous ne pouvez pas l’utiliser dans le procès actuel. Contentez-vous de juger les seigneurs de guerre pour crimes de guerre, crime contre l’humanité et tout se que vous voulez, mais vous devez taire tout se qui concerne Parsifal.

[Ru Kensai] : Mais vous n’avez pas le droit, devant la loi…

[Keat Samay] : Quand j’aurais rencontré Manshu Nan, il appliquera certaines les dispositions de la loi sur la sécurité nationale. Loi qui a primauté sur les autres à se que je sache. Cette affaire va au-delà de se que nous pouvons imaginer. Nous avons affaire à un marchand d’arme qui n’hésite apparemment pas à profiter de conflit armé pour s’enrichir sur le dos de tout les belligérants. Et j’ai bien peur, que ce ne soit seulement que la pointe de l’iceberg.

En quittant le bureau de Ru Kensai, le Colonel Keat Samay demanda à son chauffeur de le conduire directement au Palais Impérial.

Posté : ven. août 23, 2013 11:12 am
par Rumy
Depuis déjà deux ans, l'affaire Parsifal hantait les soirées de Keat Samay qui relisait encore et encore le dossier lié à l'affaire encore non-résolu. Au fil du temps, sans la moindre piste, il était passé à autre chose. La Main Noire et l'Opération Perle du Nord accaparait maintenant tout les effectifs des Services Secret Kaiyuanais. Son Altesse Manshu Huan lui avait toutefois suggérer de garder un coup d’œil sur l'affaire, à l’affût de la moindre information. Cela faisait plusieurs mois qu'il passait ses soirées à relire les informations recueillit, en ayant un maigre espoir d'avoir manqué quelques chose de capital. Mais rien, rien du tout, aucune information sur ce Parsifal, sur Épiméthée, Sarpédon et sur Saito, qui n'avait pas refait surface depuis le coup d'État avorté. Alors que sa vieille horloge à pendule d’inspiration Makarane, mais dont l’horlogerie avait été fabriquée au Thorval, affichait 22h, l’on cogna doucement à la porte de son bureau. Sa secrétaire avait déjà quitté les locaux depuis trois heures déjà, il était l’un des seuls à occupé les locaux à cette heure là. Il y avait généralement toujours du personnel sur place 24 heures sur 24, des officiers la plupart du temps et des opérateurs.

[Keat Samay] : Entrez.

Il leva la tête pour regardez le nouvel arrivant pénétrez dans la pièce. La porte coulissante s’ouvrit pour laisser passer un Alméran aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Keat Samay le reconnu immédiatement.

[Keat Samay ] : Lars? L’on ne m’a pas averti que tu étais à Fuxianji! Ou peut-être ma secrétaire à omit de m’en avertir.

[Lars Boström] : Mon avion a atterrit il n’y a que deux heures et nous n’avons avertis que monsieur le Ministre de ma visite.

[Keat Samay ] : Son Altesse Manzhu Huan? Je suppose que c’est au sujet de la Main Noire.

[Lars Boström] : Oui, c'est au sujet de la coordination entre nos services au sujet des échanges d'informations au sujet de la Main Noire. Mais j'ai crus bon venir faire une visite avant d'aller rencontrer le Ministre.

[Keat Samay ] : Et à ta mine sérieuse, je suppose que se n’est pas une visite de courtoisie.

[Lars Boström] : Non en effet. Comme tu le sais peut-être déjà, mes Services ont largement concentré leurs activités sur la cible prioritaire qu’est la Main Noire. Or, en tant qu’agent de liaison auprès de vos services durant l’enquête sur Saito, j’ai gardé un œil sur l’affaire. Les informations que vous nous avez envoyé sur ce marchand d’arme, ce dénommé Parsifal et ses subordonnés au nom de code particulier tel qu’Épiméthée et Sarpédon ont été dûment enregistré au sein de nos réseaux de cueillette d’Information.

[Keat Samay ] : Quelque chose de potable?

[Lars Boström] : Et bien, nos réseaux de la Terre Sainte ont enregistré plusieurs fois le nom d’Épiméthée et de Parsifal lors de la Guerre Civile au Kosaria. Cette information nous a été confirmée par les Schlessois qui ont récolté les mêmes informations sans en comprendre le sens. Les mêmes noms apparaissent en Elgeria, au Makengo, en Kasovie avant l’invasion de la Main Noire et au Barebjal., notamment auprès de mouvements islamistes radicaux, dont le Front de Libération du Barebjal Arabe. Apparemment, votre marchand d’arme profite des conflits mondiaux pour s’enrichir.

[Keat Samay ] : Il n’en profite pas seulement, il les alimente. C’est se qu’il a fait durant la Guerre Civile au Nanzhao. Il a intérêt à se que les conflits armée persiste dans le temps afin de maintenir une demande accrus. Et vous la quantité d’armement que nous produisons dans le monde, il n’est pas étonnant que des milliers d’unités disparaissent après un conflit ou continue à circuler clandestinement. Bien que vos informations soient alarmantes, elle ne m’étonne guère.

[Lars Boström] : La présence de ce Parsifal à proximité des principaux conflits qu’ait connu notre monde depuis 2015, laisse croire que ce Marchand d’arme est très bien implanté et détiens de larges réseaux et des moyens financier particulièrement élevé. Or, le fait que nous n’ayons attendu parlé de ce Parsifal que très récemment inquiète particulièrement mes Services. Comment se fait-il que nous n’ayons point entendu parler de ce marchand d’arme bien avant aujourd’hui?

[Keat Samay ] : En effet.

[Lars Boström] : Mais plus inquiétant encore c’est ceci.

Lars tendit à Keat un dossier portant le sceau des Services de renseignement Thorvalien. Il le prit et l’ouvrit à la première page. Le dossier faisait au moins une trentaine de page tout au plus, cela prit environ une heure à Keat pour lire l’entièreté du dossier.

[Keat Samay ] : Êtes-vous sûr de se que vous avancez?

[Lars Boström] : Justement non, se ne sont que des parcelles, des rumeurs, des brides d’informations incomplète. Mais elles sont tellement nombreuses que nous n’avons pu les écartez. Mais rien ne confirme ces informations.

[Keat Samay ] : Les Cartels de la Drogue du Vicaskaran, les triades du Makara, les mafias d’Alméra, trafic humain, trafic d’armes et d’œuvre d’art, blanchiment d’argent, piratage informatique, espionnage industriel, contrefaçon, arnaque à grande échelle…et la liste est encore longue! Je me répète, mais êtes vous certain de se que vous avancez?

[Lars Boström] : C’est justement cela qui inquiète nos services, nous n’en savons rien, nous ne savons pas si ces possibles liens sont véritable ou rien de bien alarmant.

[Keat Samay ] : Aurions-nous une deuxième Main Noire sur les bras?

[Lars Boström] : Je ne pense pas. La Main Noire ne sert que les intérêts de Terienkov et du diabolique Rovostran, et ce, sans aucune discrétion. Alors qu’ici, nous avons affaire à une Organisation criminel que nous n’avons encore jamais entendu parler qui œuvre dans la discrétion la plus totale, et ce, à l’échelle du globe.

[Keat Samay ] : Comment avons-nous fait pour passer à côté de cela!?

[Lars Boström] : Bonne question. Très bonne question. Sans aucune réponse j’en ait bien peur. Comment aurions pu détecter une ombre dans l'obscurité?

[Keat Samay ] : En allumant la lumière mon cher, en allumant la lumière...

Posté : mar. oct. 01, 2013 5:02 am
par Rumy
[center][img]http://fc04.deviantart.net/fs71/i/2013/242/d/f/spy_yacht_by_aisxos-d6kb17d.png[/img]

Crédits photographiques:[url=http://aisxos.deviantart.com/]Aisxos[/url]

«L'homme veut la concorde, mais la nature sait mieux que lui ce qui est bon pour son espèce : elle veut la discorde»

Emmanuel Kant, Philosophe Quantarien
Extrait de l’Idée d'une histoire universelle[/center]

Côte de Tchoconalie
Barebjal, 30 Mars 2022


Die Walküre était le nom d’un majestueux yacht de 183 mètres de long, construit en 1995 par les chantiers navals de la compagnie Numancienne Navantia. Celui avait été vendu à un richissime homme d’affaire officiellement citoyen Adélien, mais détenant des origines Makaranes mystérieuses sans que personne ne puisse y dénicher quoi que soit. Tout d’abord enregistré auprès des autorités portuaires d’Adélie, le yacht changea de port d’attache en optant pour le Saint-Empire du Schlessien lorsque les populistes furent mit au pouvoir. L’on dit même qu’il aurait fait déplacé sa fortune dans différentes banques à travers le monde sans en précisé lesquelles. Bien que l’homme en question détenait l’une des plus grandes fortunes estimé du monde, sa personne elle-même restait extrêmement méconnu et mystérieuse. Le fait qu’il se soit retiré sur son yacht depuis son acquisition atteste son train de vie extrêmement privée. Peu de gens l’on véritablement rencontré ou vu de leur propre yeux, d’autant plus qu’il n’existe pratiquement aucune image récente dudit milliardaire, alimentant un peu plus le mystère entourant celui-ci. La seule chose qu’il puisse confirmer son existence est sa fortune colossale, son yacht voguant toujours depuis 27 ans à travers le monde, ainsi que quelques lettres mensuelles écrites de sa propre main à quelques hautes relations de différents pays afin d’exprimer salutations, condoléances ou félicitations.

Bref, le Walküre voguait lentement au large des côtes du continent Barebjal, ne se souciant guère de l’hélicoptère qui s’approchait de lui par le Nord. Celui-ci fit un cercle autour du yacht avant d’atterrir sur la plateforme d’atterrissage du navire. Dès les moteurs en arrêt, trois hommes sortirent de l’appareil. Deux d’entre eux tenaient fermement le troisième dont les mains étaient ligotées. Un sac de jute sale, qui avait été apparemment de nombreuse fois utilisés, recouvrait la tête du malheureux. Les deux bourreaux traînèrent l'homme sous les regards impassible des deux gardes posté à l’entré donnant sur la plateforme d’atterrissage à l’intérieur du yatch. À l’intérieur, ils traversèrent de nombreux couloir en croisant de nombreux employés aux différents uniformes, allant de membres d’équipages, serveur ou membre des cuisines. Le fait que deux hommes traînaient un troisième affublé d’un sac de jute ne semblait toutefois pas les troubler. Un professionnel aurait rapidement remarqué à la démarche et aux mouvements des employés qu’ils avaient tous reçu une formation militaire. De ce fait, un élément extérieur non-désiré pouvait autant se faire tuer par un des gardes que par le chef cuisinier du navire.

Arrivé devant une porte, l’un des deux gardes cogna doucement à celle-ci qui s’ouvra alors immédiatement pour laisser apparaître la tête d’un homme blond aux yeux bleu, un Lochlanais à première vue. Celui-ci jeta un coup d’œil à l’homme au sac de jute puis fit signe aux deux hommes d’attendre un moment pour ensuite refermer la porte. Quelques minutes plus tard, il revint et il fit signe aux hommes d’entrer avec le prisonnier. La pièce était la plus grande du yatch puisqu’elle accueillait la salle de réunion dudit milliardaire. Une immense table d’ébène pouvant accueillir une trentaine de personne. Aujourd’hui, chaque siège était occupé par des hommes et femmes de différents âges et de différentes origines, tous travaillant pour le propriétaire dudit yacht. Celui-ci était assit à l’extrémité de ladite table, le fauteuil dos à celle-ci et face à l’immense baie vitré qui dominait la pièce. De ce fait, la plupart des participants à la réunion ne pouvait voir leur chef, étant donné l’imposante stature du dossier du fauteuil d’un noir d’encre. Toutefois, un petit écriteau sur la table dévoilait l’identité de l’occupant dudit fauteuil; Parsifal. Chaque participant détenait devant lui un écriteau similaire, dévoilant leur nom de code, spécialement choisit par Parsifal lui-même, à leurs collègues. Les trois hommes s’arrêtèrent à l’autre extrémité de la table et attendirent les ordres, étant donné que l’assemblée était en pleine discutions.

[Calliope] : L’Union des Nations Arabes et Islamique est une menace directe pour nos futures opérations au Barebjal, alors qu’un Barebjal divisé et instable faciliterait grandement notre emprise sur des États fantoches…

[Encelade] : Cette union est une véritable blague! Déjà la tenue du congrès fondateur a été ridiculisé mainte fois au sein de la communauté internationale, je ne crois pas que cette organisation représentera une menace sérieuse pour nos desseins.

[Mimon] : D’autant plus que les nations membres continuent de se chamaillé malgré la création de ladite organisation, le cas de l’Agounisimen est très représentatif de cette situation.

[Alecto] : La menace grandissante qui devrait être mieux considéré est l’augmentation de l’influence Raksasane dans la région. Depuis l’échec de l’opération zéro au Kaiyuan, toutes nos opérations et implantations Makaranes ont été mise en stand-by ou systématiquement retardé…

[Parsifal] : En parlant de l’opération zéro, je crois que nous accueillons aujourd’hui l’instigateur de cet échec cuisant?

L’Assemblée se tut immédiatement, tournant leur regard vers l’homme au sac de jute qui avait été, entre temps, assit sur une chaise. Le fauteuil de Parsifal pivota, dévoilant un homme aux traits makarans fumant un cigare Esmarkien de très haute qualité. Celui-ci fit signe aux deux hommes de retirer le sac de jutes de la tête du mystérieux prisonnier.

[Parsifal] : Mesdames et Messieurs, je vous présente Saito IX, ex prince de la Principauté de Baiyuan, connu par vous tous sous le nom de code d’Ephialtès. Celui était chargé de la bonne tenu de l’opération zéro qui aurait permit à notre organisation d’établir notre premier État fantoche il y a environ 4 ans. Or, son incompétence et sa précipitation a condamné nos plans à l’échec, expliquant certainement pourquoi il ne revint point auprès de nous et se cacha comme une vermine dans les steppes désolé de l’Hankuk avant que nous retrouvions sa trace il y a quelques jours.

Saito IX ne ressemblait plus au prince impétueux arborant richesse et orgueil de part ses habits majestueux. Il ne portait plus qu’un habit de jute sale et odorant, des mocassins usés et une ficelle en guise de ceinture. Sa barbe avait poussé, recouvrant son visage, le rendant méconnaissable.

[Parsifal] : Ephialtès, mon ami, j’aimerais entendre de ta propre voix te justifier face à cet échec particulièrement coûteux pour notre organisation. Les plans ne prévoyait un coup d’État qu’aux alentours de 2022, que c’est-t-il produit?

[Saito] : Nous avons…j’ai sous-estimé nos adversaires, ceux-ci ont infiltré mes plus proches collabotateurs…

Saito émit une toux bruyante qui lui attira un rictus de dégoût de la part du collègue le plus près de lui.

[Alecto] : Comment est-ce possible? Nous n’avons jamais été infiltrés jusqu’ici! C’est plutôt nous qui infiltrons les gouvernements…

[Parsifal] : Alecto, laissez le parler.

[Saito] : Nous avons sous-évalué la capacité de nuisance que pouvait représenter l’Empereur Yuwen, notamment lorsqu’il créa le Conseil Impérial qui fût rapidement occupé par une coalition anti noblesse Princière. Ce Conseil fantoche allait menacer les bases même de notre emprise sur le pays, la noblesse princière. C’est pourquoi, j’ai dû réagir rapidement…

[Calliope] : Cette précipitation n’a pas été sans risque je présume?

[Saito] : Oui, cela a augmenté les risques d’erreur et de discrétion. Cela a permit aux deux frères Bao et Zhao d’organiser efficacement une contre-offensive efficace.

[Épiméthée] : Nous avons mal évalué le degré de menace que représentait les deux frères Huan, sans oublier les Services Secret Impériaux. Le fiasco du Cecopia quelque année auparavant, aurait dû nous donner la puce à l’oreille.

[Mimon] : Vous admettez donc que vous avez une part de responsabilité face à ce cuisant échec? Étant donné que c’était vous qui étiez présent lors de ce fiasco!

[Parsifal] : Taisez-vous!!

L’Assemblée devint silencieuse.

[Parsifal] : Maintenant, une question se pose. Que vais-je faire de toi Ephialtès? Ton échec et la trahison que représente ta fuite m’incite peu à être clément cette fois-ci.

[Saito] : Je vous en pris, laissez moi une deuxième chance…

[Parsifal] :

[Saito] : Laissez moi une chance de me venger des deux frères, de me venger de leur dynastie fétide! Laissez-moi une chance de mettre à genoux leur clan entier et de souiller la tombe de leur détestable père Yuwen!! Ce vieillard fou et grotesque qui a tout de même réussit à déjouer nos plans, à déjouer nos desseins. Il ne me reste plus rien, j’ai tout perdu. Mon statut, ma richesse, ma position et ma réputation, excepté cette vengeance qui brûle dans mon cœur et qui n’attend qu’a être assouvit dans la plus sanglante des manières, laissez moi les détruire, les écrasez comme de vulgaires mouches, de jetez par terre leur honneur et leurs principes, de mettre le feu à leur misérable monarchie…

Parsifal resta silencieux un moment. Il déposa son cigare dans un cendrier en ivoire tout près de lui et il afficha un grand sourire étincelant. Non pas un sourire joyeux, mais un de ces sourires carnassiers que pouvait afficher tout bon psychopathe devant sa victime.

[Parsifal] : Et bien soit. Mais cette fois-ci Ephialtès, nous ne feront pas du Kaiyuan un État fantoche sous notre coupe, non. Je vous laisse le soin de le détruire, de le réduire en cendre jusqu'à ses fondations et de jeter son existence dans l’oublie de l’histoire.

Posté : sam. nov. 23, 2013 8:26 pm
par Rumy
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Crédits photographiques:[url=http://artistic-pirate.deviantart.com/]Artistic-Pirate[/url]

«Il suffit d'un peu de temps pour permettre à une profonde cicatrice de guérir. Il en faut autant pour permettre à un cancer de se répandre. Et je ne parle pas d'anatomie humaine... »

Parsifal[/center]


Fuxianji, Quartier d'Henai
Empire de Kaiyuan, 9 Septembre 2022


M. Cheng était un horloger respecté et apprécié à Henai, quartier du sud de la capitale. Une profession que son père, son grand-père et son arrière grand-père avant lui avait pratiqué sans interruption sous les tic-tac incessants des mécanismes d’horlogerie qui tapissaient la boutique familiale. Celle-ci faisait face au canal de Yonzu qui menait vers le fleuve Huang He, tout près du petit pont de Guong Jia. Cela faisait maintenant 32 ans que M. Cheng avait repris la boutique de son père et il approchait maintenant de la soixantaine de printemps. Sa femme l’avait quitté sept ans plus tôt, lui laissant une merveilleuse fille unique, sa petite orchidée comme il adorait l’appeler. Celle-ci étudiait depuis trois ans à Jiyuan, au Raksasa, afin d’obtenir son diplôme de médecine. Cheng avait tout fait pour envoyer sa fille étudier au Raksasa, quitte à travailler sept jours sur sept pour pouvoir payer les études de sa fille. Celle-ci n’avait jamais véritablement compris pourquoi son père tenait tant qu’elle étudie à l’étranger, alors que les Facultés de Médecine Kaiyuanaise n’étaient pourtant pas si mauvaises.

Justement, en ce 9 septembre, la raison de cette insistance venait d’entrer dans la boutique. Un homme à la haute stature, chemise de soie au collet mandarin d’un noir lustré. Celui-ci portait une canne en bois précieux, munit d’un pommeau d’argent en forme de dragon Makaran dans sa main droite. Une montre-bracelet en argent de fabrication Almérane à sa main gauche attira le regard de M.Cheng, puis ce fut le bandage d’un blanc immaculé qui recouvrait la moitié du visage du visiteur. Celui-ci devait certainement avoir subi une blessure très grave étant donné les dimensions dudit bandage. L’homme pénétra dans la boutique et retira ses gants noirs pour les insérer dans la poche droite de son pantalon. Il observa pendant quelques secondes une pendule à sa droite avant de s’approcher du comptoir.

[M.Cheng] : Que puis-je faire pour vous monsieur? Je ne pense pas que vous soyez un de mes habitués. Sinon j’aurais certainement reconnu cette magnifique montre-bracelet que vous portez à votre poignet gauche.

[Saito] : Et pourtant M. Cheng j’étais l’un de vos plus fidèles clients il y a quatre ans.

Cette voix. Il la reconnaîtrait entre mille. M. Cheng se glaça d’effroi et recula d’un pas.

[M.Cheng ] : Noon! Comment est-ce possible?! Sortez de ma boutique! Comment ai-je pu croire pendant ces quatre dernières années que ma tourmente était afin terminé! Sortez!

[Saito] : M. Cheng, vous savez aussi bien que moi que je suis ici pour une seule chose. Cette chose que l’on vous a confiée il y a six ans et que je suis revenu reprendre aujourd’hui.

[M.Cheng] : Et qui vous dit que je ne l’ai pas détruite après la chute de Baiyuan?

[Saito] : Nous savons qu’elle est toujours en votre possession, ne me mentez pas M. Cheng.

[M.Cheng] : J’avais peur de vous il y a quatre ans. J’ai cru ma tourmente terminée après votre chute à Baiyuan et à la mort de la noblesse princière. Vous n’avez plus rien ici Saito! Votre palais, vos amis, votre richesse, vous n’avez plus rien. Votre réseau c’est effondré, vous n’avez plus aucun moyen de pression sur moi.

[Saito] : Oh? Vous pensez vraiment que mon réseau de contact, d’indic et de collaborateur était le fruit de ma richesse et de mes amis princiers?

Saito éclata de rire, ce qui fit sursauter M.Cheng qui commença à sentir la peur monter en lui.

[Saito] : Tout cela va beaucoup plus loin, M.Cheng. Je ne suis qu’une marionnette et la noblesse princière n’aient été que des pions sacrifiables. Alors que le monde entier a vu une tentative de coup d’État et une intervention militaire dans une guerre civile dans un pays voisin, la vérité derrière cette mise en scène est bien plus grande et dépasse même votre compréhension.

[M.Cheng] : Vous…vous délirez…

Saito sourit.

[Saito] : Si je me souviens, il y a quatre ans, notre moyen de pression sur vous était votre fille n’est-ce pas? Le chauffard qui a frappé votre femme il y a sept ans…était-ce un accident?

M.Cheng se crispa.

[Saito] : Depuis cet incident fâcheux, vous nous avez toujours obéit à doigt et à l’œil. Vous pensiez vraiment qu’envoyer votre fille étudiée au Raksasa pourrait la protéger de moi? De nous? D’ailleurs, ne sommes-nous pas le jour de son appel hebdomadaire? Là où elle s’installe dans ce café étudiant en périphérie du campus de la Faculté de Médecine pour appeler son vieux père avec son joli téléphone portable au boitier argenté.

M.Cheng se figea de terreur. C’était impossible, le cauchemar recommençait.

[Saito] : Donnez moi se que je suis venu chercher et je partirai pour toujours.

Pendant deux minutes, les deux hommes se regardèrent en silence. Puis, M.Cheng quitta lentement son comptoir pour pénétrer dans l’arrière-boutique. Il revint plus tard avec un petit coffret en ébène et il le déposa délicatement sur le comptoir devant Saito. Celui-ci ouvrit doucement le coffret dévoilant la présence d’une banale clé USB sur un petit coussin de soie rose. Saito s’empara de la clé et la fit disparaître dans la poche de sa chemise. Il tourna rapidement le dos à M.Cheng qui regardait le coffret d’un regard vide.

[M.Cheng] : Vous avez se que vous voulez, alors foutez le camp! .

Saito remit lentement ses deux gants noirs

[Saito] : En effet Monsieur Cheng, nous vous remercions pour vos nombreuses années de loyaux services. Je crois bien que vous nous êtes plus d’aucune utilité…

Cheng leva la tête au même moment où Saito pivotait brusquement d'un coup sec. Les horloges qui tapissaient le mur derrière le comptoir furent éclaboussées du sang de M. Cheng qui s’écroula au sol, les deux mains sur sa gorge suintante, le regard empli d’une terreur sans nom. Saito tenait une épée légère et élancée dans sa main droite et sa canne vide à la main gauche, regardant sa victime se vider de son sang derrière le comptoir. Il allait mettre une trentaine de secondes pour mourir, se qui laissa le temps à Saito de nettoyer sa lame et de sortir de la boutique d’un pas nonchalant. La vision de M. Cheng devint de plus en plus floue. Au loin, il crut entendre une sonnerie téléphonique, c'était certainement l’appel de sa fille. Ses dernières pensées furent auprès de sa petite orchidée.

Posté : jeu. nov. 28, 2013 9:09 pm
par Rumy
Yentsu, Le Grand Hôtel
Empire de Kaiyuan, 24 Septembre 2022


Le Grand Hôtel de Yentsu était l’hôtel de luxe le plus prisé de l’ancienne colonie Fiémançaise. Situé dans la vieille ville, à proximité de la place de Saint-Vincent de Vinay, son architecture art déco rappelait la prospérité de la colonie durant les années 20, avant le Crash boursier d’Hellington de 1929. D’ailleurs, les taxis de la vieille ville avaient sauvegardé le style de l’époque, circulant avec leurs bolides aux belles courbes caractéristiques, devenant eux même des attractions pour les touristes. Saito reconnut que l’ancienne colonie Fiémançaise avait un certain charme, mais il n’était pas ici pour faire du tourisme. Son taxi s’arrêta devant l’entrée du Grand Hôtel et un groom vint lui ouvrir la porte arrière. À peine avait-il mis le pied sur la chaussée qu’un deuxième groom avait déjà ouvert le coffre et sortait les bagages sous le regard indifférent du chauffeur. Saito, qui empruntait ici le nom de Pierre-François Coligny, jeta un bref regard de l’autre côté de la place, apercevant plusieurs bistros Fiémançais, l’affiche caractéristique du Métropolitain de Yentsu, soit la station de Vinay ainsi que la fontaine de Tourny, une magnifique fontaine donnée en cadeau par la ville de Betigny, en Fiémance, pour les 200 ans de Yentsu. Lorsque le groom eut sorti tous les bagages de la voiture, Saito pénétra immédiatement dans l’hôtel, le groom le suivant de près, jusqu'à la réception.

[Réceptionniste] : Monsieur, Bienvenu au Grand Hôtel, que puis-je faire pour vous?

[Saito]: J’ai une réservation au nom de Pierre-François Coligny. Je crois que tous les frais ont déjà été réglés.

Le français de Saito était particulièrement hésitant. Son accent makaran était perceptible. Chose qui aurait été très remarquée en Fiémance, mais à Yentsu, ils étaient des milliers comme Saito. La réceptionniste, elle par contre, parlait un français parfait avec un fort accent Fiémançais. Et pourtant, elle semblait être Kai ou bien Dakane. Celle-ci chercha un instant sur son ordinateur et leva ensuite la tête, affichant un resplendissant sourire.

[Réceptionniste] :En effet monsieur Coligny. La chambre 27, deuxième étage, face à la place. Voici les clés, je vous souhaite un bon séjour au Grand Hôtel. De plus, vous avez reçu un message avant votre arrivée.

La réceptionniste tendit une petite enveloppe scellée que Saito ouvrit et lut brièvement avant de l’insérer dans sa poche. Il remercia la réception, puis fit signe au groom de le suivre. Il pénétra dans l’ascenseur et demanda le deuxième étage au groom à l’habit rouge qui s’occupait de l’ascenseur. Celui-ci laissa entrer l’autre groom et les bagages, puis ferma la grille dorée. Cinq minutes plus tard, Saito donnait un billet de vingt Yuen au groom, puis fermait la porte de sa chambre. Il resta un moment dos à porte, regardant fixement devant lui, puis mit la main dans sa veste pour en sortir un pistolet et un silencieux. Il passa lentement devant le lit, tout en installant consciencieusement le silencieux sur son arme. Il arriva devant la porte-fenêtre, leva son pistolet et tassa légèrement les rideaux avec le bout de son arme. La porte-fenêtre était ouverte, celle-ci donnait sur un spacieux balcon qui permettait de bénéficier d’une magnifique vue sur la place Saint-Vincent de Vinay. Un homme était assis sur un fauteuil, fumant une cigarette, fixant Saito d’un regard froid et calculé. C’était apparemment un Alméran, un Fiémançais plus précisément. Sa simple présence incita Saito à baisser son arme et la faire disparaître dans sa chemise.

[Saito]: Je vois que vous n’avez pas traîné. À peine suis-je arrivé à Yentsu que je rencontre l’homme que je suis venu chercher.

[Pierre-François Coligny] : User de mon nom pour louer cette chambre m’amène toujours à faire sonner une petite cloche. Surtout, si je n’ai pas moi-même loué celle-ci. Et puis, au vu des rumeurs du retour d’un homme disparu il y a quatre ans, je me suis décidé à venir jeter un coup d’œil.

[Saito] : En effet. Je me doutais bien qu’en utilisant ton nom, j’attirerais l’attention du grand Pierre-François Coligny. Et puis, comme tu peux le voir, les rumeurs sont justes, je suis de retour, bien que cela ne soit pas évident avec ces bandages qui recouvrent mon visage.

[Pierre-François Coligny] : Que veux-tu Saito? Sache que je ne suis pas venu pour te faire plaisir, mais bien de savoir pourquoi un salopard comme toi ose revenir ici après ta pitoyable chute d’il y a quatre ans. Tout a changé Saito. Tu n’as plus aucune influence ici, tu n’as plus rien du tout. Tes réseaux se sont effondrés et beaucoup d’entre nous ont réussi à tourner la page après ces quatre années…

[Saito] : J’ai cru comprendre que tu t’étais converti dans le trafic d’antiquité?

Coligny resta silencieux un moment.

[Pierre-François Coligny]: En effet. Tu n’imagines pas combien d’Almérans aux titres pompeux paieraient pour faire l’acquisition d’une porcelaine Huan du 17e Siècle ou d’un bouddha d’or du 6e siècle. Mais je suis certain que tu n’es pas là pour discuter de mes affaires fructueuses.

[Saito] : En effet. Je l’intention de remettre en marche mon réseau d’autrefois.

Coligny éclata de rire.

[Pierre-François Coligny] : Et tu penses vraiment que je vais t’y aider Saito? Je te l’ai déjà dit. Tout est terminé. Retourne dans ton trou et laisse mes burnes tranquilles.

[Saito] : Ah! Je vois que tu es persuadé que tout a été détruit lors de l’incendie du Palais de Baiyuan. Sache que je mets toujours en sécurité mes moyens de pression de ceux qui travail pour moi. Si je me souviens bien, des océans de photos et de documents sur tes anciennes activités avec les Juvniens n’est-ce pas?

Coligny se crispa.

[Saito] :
Imagine si ces documents se retrouveraient aux mains des autorités Fiémançaise. Tu serais immédiatement considéré comme un traître au vu de la popularité des Juvniens en ce moment, sans compter que tu n’aurais nulle part ou aller. D’ailleurs, cela permettrait d’élucider de nombreuses disparitions de jeunes filles du Brestange kidnappé dans leur lit et envoyé au Juvna pour assouvir des désirs pédophiles de vieux juvniens sadiques. Tu en as vendu combien aux Juvniens de tes compatriotes? Une centaine, deux cents, trois cents jeunes filles? Et je ne mentionne même pas tous ces petits garçons…

[Pierre-François Coligny]: Assez!

Coligny c’était levé brusquement, sa cigarette était tombée au sol. Le visage furieux, le regard haineux, il écrasa celle-ci d’un coup de pied violent.

[Pierre-François Coligny]: Vient demain au 678 Rue Lafayette. Ne sois pas en retard.

[Saito]: Bien. Je suis heureux que nous soyons de nouveau en affaires. Comme dans le bon vieux temps n’est-ce pas?

[Pierre-François Coligny]: Va te faire foutre Saito!!

Coligny quitta le balcon en trombe. Quelques secondes plus tard, Saito entendit la porte de sa chambre claquer violemment. Saito s’alluma une cigarette et regarda la place Saint-Vincent de Vinay avec un large sourire de satisfaction.

Posté : mar. janv. 07, 2014 8:58 am
par Rumy
Wapong City, District 8
République Souveraine du Wapong, 20 Janvier 2023


Le Dr. Naoto était un chirurgien esthétique wapongais de renom qui avait plus d'une fois charcuter les visages de grandes stars Pelabsienne aujourd'hui mortes sous les bombes à Hellington. Le fait que ses chefs d'oeuvre ait été détruit durant la guerre avait quelque peu contrarié le Dr. Naoto, surtout qu'il perdait une grande partie de ses clientes habituelles. Mais se qui le contrariait le plus, c'était ces organisations officielles ou officieuses qui faisait appel à lui pour des chirurgie esthétique banal à partir d'un model pré-existant. Il ne connaissait jamais les détails, mais c'était toujours un Général par ci ou bien un Ministre par là, créer des sosies parfait de gens moches et répugnants. C'était quelque chose qui répugnait grandement le Dr. Naoto, mais il n'avait généralement pas le choix, surtout lorsqu'il était l'un des meilleurs dans son domaine. Son client aujourd'hui était l'un de ceux qui le contrariait le plus. Non pas que le model de base soit moche, mais plutôt de l’identité de l'employeur de son client. Il avait crus naïvement ne plus avoir affaire à celui-ci, ce Parsifal.

[Saito]: Docteur, mon temps est précieux.

Naoto sortie de ses pensée et afficha un sourire artificielle à son client dont le visage était recouvert de bandage. Il avait fallut effectuer plusieurs opérations sur celui-ci, dont des implants afin de copier parfaitement la structure osseuse du model original. Alors que selon le protocole, il aurait dû rester en convalescence dans le centre de repos de la clinique, celui-ci se trimbalait je ne sais ou avec ses bandages, testant certainement sa patience.

[Dr. Naoto]: Espérons que votre escapade de trois mois n'aura causé aucun dommage à l'opération. Je vous ait pourtant déconseiller de quitter la clinique.

[Saito] :[J'avais plusieurs choses importantes à régler et qui requérait ma présence physique.

[Dr. Naoto]: Je me fiche complètement de vos petites escapades amoureuses sans intérêt! Si votre bêtise a entraîné des défaut à mon travail, je vous jure que me ferai un plaisir de vous plaquer avec votre mocheté...

Saito lui jeta un regard de travers.

[Dr. Naoto]: Oh! Ne me regardez pas avec ce regard de vierge effarouché bonhomme! Approchez-vous que j'enlève ces fichu bandages de votre visage...

Saito s'approcha et s'assit sur la chaise que lui désignait le Dr.Naoto qui semblait totalement ignorer le regard meurtrier que lui lançait son client. Le Dr. Naoto ajusta ses petites lunettes rondes puis, il commença a enlever les bandages.

[Dr. Naoto]: Je vois que vous n'avez pas changé vos bandages régulièrement. C'est pourtant une tâche simple. Évidemment si vous étiez gentiment resté à la clinique durant votre convalescence, nos infirmières auraient certainement palier à votre paresse chronique. Ah, et en plus vous ne preniez pas vos antibiotiques tout les jours! Regardez la croûtes qui c'est formé au niveau de la mandibule! Vous êtes un vrai bon à rien!

Saito prit une grande inspiration, cherchant certainement à résister à la tentation de lui donner une bonne raclée.

[Dr. Naoto]: Il va falloir que j'effectue une opération supplémentaire pour régler ce petit défaut...

[Saito] :L'on vous paie assez généreusement alors faites votre travail!

[Dr. Naoto]: Si vous voulez être plus moche, c'est votre problème, mais je ne serai incapable de faire mon travail si MONSIEUR ne respecte pas mes consignes et mes recommandations médicales de convalescence à la lettre. Alors, arrêtez de faire votre fillette et suivez l'infirmière qui vous attend à la porte.

[Saito] :Très bien. Mais je vous conseil Docteur d'être très prudent. Vous connaissez certainement mon employeur? Alors...

[Dr. Naoto]: Ouhhhh! J'ai peur. Faites moi rire. Je connais très bien votre employeur et je me fiche complètement de qui il est et de quoi il est capable. Arrêtez de faire votre petite chochotte arrogante qui affirme que son père est plus fort que le miens et allez voir l'infirmière bordel!

Saito grommela quelque insultes, puis tourna les talons et sortie de la pièce sous le regard méprisant du Dr. Naoto.

[Dr. Naoto]: Et une mocheté de partie!