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Posté : dim. juin 23, 2013 11:03 pm
par luc57
<center>Parcs naturels alamiens</center>

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La sauvegarde d'une faune et d'une flore variée est essentielle, l'Etat d'Alamut a donc mis au point un système de réserves/parcs naturels où il est interdit de construire et de passer sans autorisation.

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Celui au Nord : Parc d'Azdine
Celui au Sud : Parc d'Ouraïezdine</center>

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Différents animaux plus ou moins endémiques à Alamut ou au continent Barebjalien :

<center>Le guépard de Bretzaïd

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<center>Le dromadaire d'Alamut

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<center>Le gavial kamilien

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<center>La gazelle

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<center>Le gnou d'Al-Neguev

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<center>L'hippopotame géant

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<center>Le lion d'Alamut

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<center>Le zèbre nain

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<center>Le chameau Ben-Garsiv

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Posté : sam. août 17, 2013 9:11 pm
par luc57
<center>Troubles au parc d'Ouraïezdine

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Le soleil se lève sur le Barebjal : du haut des miradors de surveillance, Malek et Farida scrutaient l'horizon. Au pied de la montagne sacrée, le petit village d'Our-Chéba commençait à se réveiller, les éleveurs de chèvres partaient dans les hauteurs du djebel chercher de quoi faire paître leurs bêtes. La petite nature d'Alamut était dans ce parc conservée comme nulle part ailleurs. Et pourtant, Allah sait que chaque habitant de la campagne du pays met un point d'honneur au sauvetage de la beauté naturelle du pays. C'est d'ailleurs pour cette raison que la plupart des gardiens de parcs naturels se sont engagés dans cette profession. Farida est une très jeune femme, elle n'a que 22 ans et travaille avec son patron, Malek, 31 ans. Les deux jeunes alamiens ont un petit tour de ronde à faire. Généralement, il s'agit de voir si les très nombreux braconniers du pays ont agi durant la nuit. Un certain manque d'intérêt du gouvernement n'offre aux responsables du parc que peu de moyens financiers. C'est la porte ouverte aux braconniers et à toutes les personnes mal-intentionnées. Les animaux du parc, des gazelles aux lions, sont farouchement défendus par les habitants d'Our-Chéba. Plusieurs incidents se sont déjà produits ; des braconniers ont été massacrés par les guerriers du village. Malgré cela, les défenses d'éléphants, les cornes de rhinocéros et les trophées en tout genre se vendant tellement bien, beaucoup sont prêts à prendre le risque.

Malek : Farida ! T'as tout chargé ?

Farida : Non, il manque les munitions et... c'est tout.

Malek : OK, on peut y aller.

Farida : On va où aujourd'hui ?

Malek : Zone C-Est, une lionne a accouché, il faut voir comment ça se passe.

Les trajets en direction des différentes zones du parc étaient toujours pour les gardiens source de découvertes et de beauté. Chaque recoin du paysage semblait vouloir démontrer à quel point la nature était belle et qu'il était du devoir de l'être doué de conscience de la protéger. Farida, cheveux au vent, regardait Malek et ses lunettes de soleil -sur mesure, comme il aimait le faire rappeler- sur lesquelles le soleil commençait à se refléter. La jeep s'arrêta enfin, Malek prit les jumelles et contempla un petit bosquet de broussailles à plusieurs centaines de mètres, après quoi il tendit ses jumelles à Farida. Elle les pointa vers les épais buissons ; la lionne était là, étendue sur le sable encore frais, à l'ombre d'un petit cactus. A côté d'elle, on pouvait apercevoir deux petites boules de poils toutes ébouriffées encore humides. C'était les deux petits lionceaux qui venaient de voir le jour.

Malek : Je ne me lasserai jamais de ce spectacle, tu vois !

Farida : De même. Regarde les, ils sont tellement choux !

Malek : Si on les approche maintenant, la mère nous taillerait en pièces.

Farida : L'accouchement a plutôt l'air de s'être bien passé.

Malek : Ouais, heureusement, les lions sont menacés dans la région.

Farida : Ce n'est pas risqué de les laisser ici, seuls ?

Malek : Nombre de braconniers aimeraient s'en emparer, mais il y a plusieurs lionnes dans le coin, c'est plutôt décourageant !

Farida : Une balle descend vite n'importe quel animal, tu le sais bien.

Malek : On est pas loin, on entendrait le bruit, mais je vais demander aux villageois de garder un œil sur eux. On y va ?

Farida : C'est toi qui leur parle !

Malek : Comme d'habitude !

Cette inquiétude de Farida n'est pas sans fondements. Les villageois d'Our-Chéba sont connus pour leur mépris à l'égard du monde civilisé. Tout homme ou femme venant d'une ville où il y a des « cases à étages » ou des « pilons en ferraille » est une menace pour leurs us et coutumes. Malek a plusieurs années d'expérience avec eux et sait alors comment s'y prendre. Le chef du village, Moké Bassa, est heureusement un homme d'une grande aménité, très tolérant. Ses cent douze ans font de lui le doyen d'Alamut, et selon les traditions musulmanes, le doyen d'un pays doit être la personne la plus respectée, et la plus respectable. S'approcher du village d'Our-Chéba en jeep est interdit, il faut s'arrêter derrière une petite dune et continuer à pied. C'était la première fois que Farida entrait dans ce village. Malek en connaissait le dialecte, bien que les chébiens parlent parfaitement l'arabe ; lorsque l'on entre en territoire inconnu, la tradition, une fois encore, veut que l'on y parle la langue de la tribu dominante, c'est une marque de respect qu'il est bien de marquer avec les chébiens. Malek et Farida entraient dans le village. Une petite activité était déjà en place, les enfants jouaient avec les chiens et les poules, tandis que les femmes cousaient ou jardinaient. La case au centre du village -celle de Moké Bassa- était la plus grande et la plus richement décorée. On y trouvait à l'intérieur des objets inconnus dans cette partie d'Alamut ; des casseroles, des cuillères, des stylos-billes etc... Moké Bassa se tenait sur un beau fauteuil fait de plantes tressées. A ces côtés se tenaient ses deux conseillers. Malek et Farida s'inclinèrent.

Malek : Hujambo hekima !

M. Bassa : Hujambo mwanangu, habari gani ?

Malek : Faini ! Simba m'ke amezaa jana usiku, ingekuwa watu wako na kushika jicho juu yake !

M. Bassa : Kwamba kwa sababu ya majangili ? Usiogope, watu wangu kwamba !

Malek : Tahadhari ! Hawa watu ni kubwa mno na ujanja, hawana kuzingatia kwa asili, tu maslahi yao binafsi na !

M. Bassa : Hali hutoa yetu maisha, sisi nyuma wajibu wa kulinda wazimu wa watu !

Malek : Wowote. Je, umeona mambo yoyote isiyo ya kawaida siku hizi ?

M. Bassa : Ndiyo. Pembe vifaru amepoteza, ni kazi ya majangili, hatukuwa na kuweka mkono wake juu.

Malek : Sisi kupata na kutibu. Tunaomba wenzetu kuendelea waovu.

M. Bassa : Kosa ni alifanya kama kwa asili, najua dunia yako pia hatia. Kuwaadhibu maskini, una baraka yangu.

Malek : Asante. Inaweza Muumba akubariki.

Moké Bassa salua Malek de la main, Farida comprit qu'il était temps de prendre congé. Elle n'avait pas compris un traître mot de l'échange entre les deux personnages, du « swahila », voilà ce que cette langue. Un vieux dialecte séculaire. Intéressant à étudier en linguistique et en ethnologie, paraît-il. Au moment de sortir de la case, un des conseillers chuchota quelque chose à l'oreille de Moké Bassa. Ce dernier fit un geste de la main et deux gardes barrèrent la route à Farida et Malek. Ce dernier se retourna.

Malek : Nini yeye ?

M. Bassa: Mshauri wangu aliuliza kama kuna njia ya kushiriki mwanamke kijana ambaye unaambatana wewe dhidi ya mbuzi kumi ?

Farida comprit que l'on parlait d'elle lorsque tous les regards étaient tournés vers sa face. Tous les hommes présents éclatèrent de rire et l'on se salua avec respect. De retour à la jeep, Farida questionna.

Farida : Pourquoi vous avez ri avant ?

Malek : Haha ! Le conseiller de Moké Bassa voulait t'échanger contre dix chèvres. J'ai été tenté d'accepter, mais j'ai besoin de toi, tu comprends ?

Farida : Je ne vaux pas plus que dix chèvres ? Ils me déçoivent, vraiment.

Malek : Pour moi, tu vaux bien toutes les chèvres du monde, tu le sais bien.

Farida : Ne me charrie pas !

Malek : Par contre, il m'a aussi parlé de quelque chose de moins drôle. Ils ont remarqué derrière la montagne un rhinocéros à qui il manquait une corne. Ils pensent que ce sont des braconniers, c'est tout frais.

Farida : J'appelle la centrale, qu'ils surveillent les abords du parc.

Malek : Voilà Bandu Wangu ! Moké Bassa nous l'envoie nous guider vers l'animal blessé.

Après avoir prévenu le centre des gardiens du parc, Farida, Malek et Wangu montèrent dans la jeep et, suivant les instructions du guerrier chébien, Malek conduisit le véhicule jusqu'à une petite zone à l'ombre d'une immense baobab de l'autre côté de la montagne. Il y régnait un grand silence, preuve dans la savane qu'un prédateur rôde. Là, le prédateur, c'est l'Homme. Wangu montra un petit coin caillouteux : on y voyait distinctement une masse grise couchée. Malek prit le fusil et tira une fléchette anesthésiante sur l'animal, qui, après quelques minutes, arrêta de bouger. On descendit de la jeep avec tout le matériel de secours habituel.
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Les gardiens étaient entraînés à ce genre d'exercice, mais il était toujours difficile de voir la blessure d'un animal. Dans le cas présent, le braconnier avait tout simplement découpé le museau du rhinocéros pour lui en arracher la corne. Ce n'était vraiment pas beau à voir. Pendant que Malek s'occupait de soigner l'animal sur sa plaie, Farida lui insérait dans une hanche une petite puce électronique. Le parc venait de se procurer ce genre de matériel pour pouvoir mieux suivre les animaux à qui l'on venait d'attribuer des soins, afin de retrouver rapidement l'animal pour pouvoir suivre, ou plutôt poursuivre son traitement. Après plus de quatre heures de travail, Malek et Farida se relevèrent. L'animal allait s'en remettre, c'est sur, mais cela risquait de prendre du temps. Wangu s'amusait à lancer son javelot sur une cible gravée dans le baobab.
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Après avoir raccompagné le guerrier chébien dans son village, Malek et Farida rentrèrent au centre afin de voir si le système de repérage à distance fonctionnait sur l'animal. Ça marche. Il ne reste plus qu'à attraper le braconnier. Des patrouilles d'hélicoptères sont faites depuis les bases militaires avoisinantes pour le trouver, en plus des patrouilles au sol. Il faut savoir qu'au marché noir, une seule corne de rhinocéros peut rapporter dix ans de salaire d'un ouvrier moyen alamien, de quoi changer la vie d'un homme. Beaucoup sont alors prêts à prendre le risque...