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Posté : lun. juin 10, 2013 3:40 pm
par Alexei
<center>Activités internes.

Dans les messages suivant seront relatés les activités se passant au Schwartzland, pour toute utilisation d'une des activités, veuillez me consulter.</center>

Posté : lun. juin 10, 2013 4:29 pm
par Alexei
<center>La police de l'ombre

[img]http://www.azurever.com/hongrie/images/budapest/1956/musee-terreur.jpg[/img]

Au Schwartzland, peu de manifestations ont lieu.

Ce qui est à moitié vrai. L'embrigadement et la propagande faisant un effet ravageur sur la population qui acceptait son destin tel qu'il était, néanmoins, certaines avaient lieu.
Oh, pas des rassemblements de 100 000 personnes comme au Danmaya, mais de petits cortèges défilant quelques fois, pour donner une apparence démocratique au pays, la police laissait faire, les représailles avaient lieues dans l'ombre...
Et une police était spécialement faite pour ça.
Bien que très récente, la Divisionen Polizei de la Schützeinheiten ne dormait jamais et, lorsqu'elle entrait en scène, des têtes tombaient (au sens propre).

Tout commence en ce mois de mars calme et ensoleillé, inhabituel pour les Schwartz.
C'était le jour idéal pour les kirovistes cracoviens exportés au Schwartzland par les soins de Rockermann et de son toutou : Helmut Schweger.
Malgré tout, ces kirovistes, n'étant pas des plus déterminés, furent rapidement choqués par le nombre de policier et de civils en accord avec l'Etat, tellement que leur mission d'assassinat sur la personne du général Friedrich Christiansen se transforma en simple manifestation et distribution de tract.
La manifestation aurait lieu la semaine suivant leur arrivée, après avoir distribuée une centaine de tracts dans la ville emblématique de Königstadt.
Ces hommes savaient plus ou moins qu'ils ne seraient pas accueillis en libérateurs du joug militariste, mais ils ne pensaient pas se faire assassiner.
Ils étaient au nombre de 10, 10 kirovistes dans une ville de plus d'un millions d'habitants, c'était déjà trop pour le gouverneur Lützow.
Après la manifestation, ayant rassemblée une trentaine de manifestants seulement ponctuée d'insultes de la part des "Schwartzo-fascistes", les hommes rentrèrent dans leur appartement, salués par leur chef cracovien pour leur "courage" et leur "effort".
Sauf qu'ils ignoraient trop de chose. Pour tout bon Schwartz, un homme avec un imperméable était forcément un agent de la SE-Polizei, hors, il y en avait effectivement un. Cette étourderie serait fatale aux kirovistes expatriés.
Dans la nuit, on toqua à la porte, l'un des hommes se leva, ensommeillé. Lorsqu'il ouvrit la porte, une scène fort désagréable se produit..
Une vingtaine de policiers en uniformes, de la SE-Polizei et de la police "normale" se précipita dans l'appartement, P-65 à la main, les 10 kirovistes cracoviens furent tous interpellés.
"Le sac sur la tête et le P-65 sur le cou" comme disait la blague à la mode sur la SE-Polizei, les hommes furent tous emmenés au QG de la police, ils pensaient encore être renvoyés en Cracovie, mais là où ils iraient sera en enfer..

Traînés, tabassés, ils furent jetés dans les cellules du sous-sol, toujours les menottes et le sac sur la tête, ils attendirent une heure, une heure terrible à l'affût du moindre bruit, la peur leur crispait le ventre.
Enfin, un officier arriva. Il se présenta comme

"Hauptsturmmeister Erenberg, bienvenue au Schwartzland, messieurs !"

Sa voix, à la limite du fanfaronisme, ne rassura guère les détenus qui purent découvrir le visiteur, il était grand, brun aux yeux verts, une cigarette à la bouche.

"Messieurs, vous savez très bien pourquoi vous êtes ici, vous savez, je suis dégoûté profondément de voir la racaille kiroviste s'infiltrer dans ce beau pays qu'est le Schwartzland, sur ces mots, il se baissa au niveau d'un des prisonniers, hagard. Le lieutenant lui cracha littéralement dessus puis se releva et reprit sous l'oeil furieux des autres prisonniers. Je déteste les métèques, j'admets, vous venez de Cracovie, vous parlez la même langue, c'est pourquoi, je peux vous "punir" encore plus pour votre acte profond de trahison, mais je peux aussi vous épargner..
- Allez vous faire foutre, ordures fascistes ! dit un prisonnier."

Le lieutenant émit un léger sourire avant de dégainer son P-65 et de lui tirer 2 balles sur la poitrine. L'homme, à genoux, s'affaissa sur lui-même sous les yeux choqués de ses camarades, maintenant, ils savaient de quel bois se chauffaient les SE.
" Bien, vous serez interroger à tour de rôle à partir de.. maintenant ! - il esquissa un sourire - puis, deux gardes traînèrent celui identifié comme le "chef" du mouvement.
L'interrogatoire dura une heure, une heure atroce pour Marek Glasenstig, ce Cracovien né dans la capitale, il fut atrocement torturé par ses geôliers, le lieutenant Erenberg se fichait pertinemment de ce qu'il savait, il voulait juste voir du sang kiroviste sur le sol. Un scalpel, une perceuse, un tournevis, un marteau, une pince furent utilisés, ironie du sort ; l'interrogateur était médecin dans la SE Schwartzritter.
Ce prétendu "chef" ne dit rien, mais ses camarades, si.
Le seul ayant "vendu" le réseau n'eut pas la vie sauve comme il l'espérait, il savait trop de chose, il devait mourir, mais plus tard. La "balance" indiqua les noms des membres du Comité Central du PKC ainsi que leur base-arrière.
Tous, sans exception, furent torturés, puis, ils remontèrent dans la cours, furent alignés contre un mur et fusillés par les mêmes policiers les ayant arrêtés.

La SE-Polizei signait son premier crime.

</center>

Posté : mer. juin 19, 2013 1:01 pm
par Alexei
<center>"Pacification"

[img]http://i42.servimg.com/u/f42/17/62/15/89/2012_028.jpg[/img]

Beaucoup de défilés militaires avaient lieu, notamment à Königstadt où le Président en personne venait saluer ses nouvelles troupes, ses fiers soldats Schützeeinheiten surentraînés.

Accompagné du Ministre de la Guerre, Hasso von Röer, Hans von Renigen (Maréchal de la SE-Waffen) et de Ernst Möltke (chef de la SE), Erich von Fegelein défilait entre les rangs, effectuant le salut militaire.

Les SE le lui rendaient, affichant une posture digne, droite, tout ce dont le Schwartzland rêvait de mieux.

Mais quelque chose d'autre préoccupait le Generalmarschall der Nation. C'était son plan quant à une invasion prochaine de l'île d'Anakréon.

La voiture présidentielle regagna le König-Alexander Palatz (palais présidentiel), une fois qu'il fut descendu, le président se "réfugia" dans son bureau et convoqua trois personnes : Le Ministre de la guerre, Hasso von Röer, l'Admiral von Sköjenfeld, chef de la Schwartzmärine et Heinz von Spiegel, jeune et talentueux chef des services secrets.

"Bienvenue, messieurs" lança le président à ses subordonnées hochant respectueusement la tête.
"Comme vous le savez, reprit-il, l'île d'Anakréon compte d'importantes ressources, des infrastructures marines intéressantes et une réserve de nourriture importante. Alors, messieurs, je veux savoir votre plan, je vous écoute. Le président, toujours dans son uniforme se laissa basculer sur le dossier de son fauteuil confortable.
Les trois hommes se regardèrent entre eux, puis, von Spiegel prit la parole.

- Eh bien, j'ai déjà envoyé sept agents sur l'île, ils ont fourni un rapport détaillé des infrastructures militaires les plus importantes. D'après ces sources, l'île est dans une période très instable, nous y tiendrions un excellent motif d'invasion. il parla d'une voix timide au début, puis prit une grande assurance qui choqua presque ses deux compères.
- Hmm.. intéressant, le dossier ? répondit le président tranquillement en regardant le jeune prodige qu'était von Spiegel
Le jeune maréchal extirpa de sa veste d'uniforme taillé sur mesure un dossier d'une épaisseur moyenne puis le posa tranquillement sur le bureau massif. Von Fegelein attrapa le dossier, l'ouvrit et le feuilleta un peu sous les yeux des trois hommes. Puis, il le reposa, et se tourna vers l'amiral, à côté de von Spiegel, qui s'exprima instinctivement :
- J'ai levé la Vème flotte, prête à bondir sur l'île, nous étudions encore comment commencer l'opération, mais elle devrait impliquer une division de fusiliers-marins, une division d'infanterie, une division motorisée et une division de parachutiste pour la jungle et les montagnes, l'invasion commencera lorsque vous le désirerez."

Le Ministre de la Guerre hocha la tête puis se tourna vers le président qui réfléchissait.
L'invasion serait rapide, il le savait, de plus, les soldats schwartz, chauffés à blanc par la propagande brûlaient de se battre, les généraux voulaient expérimentés de nouvelles tactiques prometteuses. Mais il restait le Lito et le Valua, l'AdE n'accepterait pas une annexion pure et dure.

Les Schwartz avaient besoin d'un mobile, et ils allaient l'avoir.</center>