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Posté : mar. juin 04, 2013 8:36 pm
par luc57
De la vie privée de Charaman Ben-Garsiv aux sombres rues de Shariz, tout ce qui se passe à Alamut est consigné ici, dans le plus grand secret

Posté : dim. juin 09, 2013 5:18 pm
par luc57
Débaûche et état

Il était déjà très tard et Charaman Ben-Garsiv avait dormi une bonne partie de l'après-midi afin de rester éveillé toute la nuit.
Les rues de Shariz sont désertes à cette heure-ci, la faute au couvre-feu de 22h30. Les gardiens de la Révolution ainsi que l'armée patrouillent dans les rues.
Charaman Ben-Garsiv est à l'arrière de la voiture avec un de ses gardes du corps. Le convoi est arrêté.
Un gardien de la Révolution penche sa tête à l'intérieur de la voiture et aperçoit le Colonel.

Soldat: Oh ! Pardonnez moi monsieur, je ne vous avais pas reconnu. Qu'Allah veille sur vous.

C. Ben-Garsiv : Pas de problèmes sergent, continuez votre travail. Allons-y.

Il est plaisant de voir les soldats faire correctement leur boulot. Le dirigeant alamien regarde sa montre : déjà 23h30.
La voiture s'arrête enfin. Ben-Garsiv descend : il salue un homme habillé en noir se tenant devant une grande bâtisse.
Le garde du corps du Colonel entre dans ce bâtiment qui porte le nom de « Sharqi'ullah ».
Il s'agit d'un cabaret spécialisé dans la danse orientale.
Après quelques minutes d'attente, le garde du corps sort et fait un signe de tête au Colonel, qui entre dans le cabaret.
Les couloirs sont sombres et étroits : seule brille une petite lumière rose.
Le Colonel arrive dans une assez petite salle. Ils saluent les personnes qui s'y trouvent déjà, à savoir un bon nombre des ministres.
La salle est remplie de coussins en tout genre, de toutes les couleurs, et devant se trouve une petite estrade.
Une fois les petites discussions entre les hommes d'état les plus importants d'Alamut terminées, le Colonel tape une fois dans ses mains.
A ce moment très précis, la lumière devient de plus en plus faible et une douce musique typiquement orientale se fait entendre.
Le rideau qui cachait l'arrière de la scène se leva.
Alors apparaissent cinq jeunes femmes, habillées chacune de beaux tissus de différentes couleurs.
Le Colonel et ses hommes admiraient ces corps encore jeunes aux courbes admirablement bien dessinées.
Les danses orientales avaient pour grand intérêt de faire bouger les corps des femmes dans des buts quasi-érotiques.
Au bout de quelques minutes de spectacle, Ben-Garsiv claqua à nouveau des mains.
Les cinq femmes enlevèrent alors le petit voile qui leur cachait le visage ainsi que le haut.

Il paraît que le Colonel Ben-Garsiv apprécie beaucoup ce genre de soirées...

Posté : ven. déc. 13, 2013 7:06 pm
par luc57
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<center>Rencontre au palais gouvernemental
Charaman Ben-Garsiv, dirigeant de l’Etat d’Alamut – Nefza El-Urziz, ministre en charge de l’économie – Mohammed Ben’Kalif, imam de Shariz – Meyssam Kamshad, grand Ayatollah d’Alamut
</center>

La nomination de Meyssam Kamshad au poste de grand Ayatollah d’Alamut a été mal perçue par la communauté sunnite du pays. Alamut a rarement connu de graves tensions entre chiites et sunnites. D’après les services secrets, lancés sur ordre de Charaman Ben-Garsiv lui-même, Kamshad n’est pas un simple imam fils de potier. C’est un militant politique. Doté même d’un certain charisme et d’une grande intelligence. « Un opposant potentiel », se disait Ben-Garsiv. Personne ne savait ce que cette rencontre allait donner. C’était une tradition à Alamut. El-Urziz, seul ministre chiite du gouvernement, tenait à participer à la petite réunion. A côté d’eux, Mohammed Ben-Kalif, représentant de la plus haute autorité musulmane sunnite d’Alamut, se tordait les mains. Il avait déjà rencontré Kamshad à plusieurs reprises, et le courant n’était pas passé. Bien qu’érudit, Ben’Kalif manquait cruellement de prestance et d’envergure, et les yeux sombres de Kamshad n’était pas rassurant du tout. Cette fois-ci, il avait l’homme le plus important de tout le continent Barebjal avec lui. Les trois hommes attendaient en silence, portant parfois un loukoum ou leur verre de sirop à la bouche. C’est alors que Ben’Kalif brisa ce lourd silence.

Mohammed Ben’Kalif : Comment se déroulera cette rencontre ?

Charaman Ben Garsiv : Kamshad devrait arriver d’ici quelques minutes. Il y a quelques points qu’il faudra mettre au clair. Cela fait plusieurs décennies que nous nous efforçons de faire d’Alamut un grand pays où règnent égalité et progrès. En aucun cas l’arrivée d’un ayatollah ne changera la donne.

Nefza El-Urziz : Ce n’est pas parce que Kamshad est chiite qu’il sèmera le trouble dans notre nation.

Silence gêné.

Mohammed Ben’Kalif : Historiquement, les imams chiites sont des agitateurs de foules, ils ont étendu leur foi avec des moyens très peu recommandables pour la stabilité d’un pays.

Nefza El-Urziz : Vous avez appris ça à l’école de théologie sunnite ?

Mohammed Ben’Kalif : N’importe quel historien de bas étage peut connaître cela.

Nefza El-Urziz : Kamshad a beaucoup étudié l’histoire et selon son livre, chiites et sunnites sont exactement au même niveau sur l’échelle de l’horreur. Un coup c’est les uns qui tapent sur les autres, puis l’inverse.

Charaman Ben Garsiv : Messieurs du calme. Je sais que vous êtes chiite Nefza, vous l’ai-je déjà reproché ou m’en suis-je déjà servi pour vous nuire ?

Nefza El-Urziz : Non, monsieur.

Charaman Ben Garsiv : Les guerres entre chiites et sunnites sont rares dans notre histoire, et la dernière a eu lieu il y a quatre siècles. Ne ranimons pas les vieux démons, et tâchons de construire un monde de paix, n’est-ce pas Imam Ben’Kalif ?

Mohammed Ben’Kalif : Bien sûr monsieur, bien sûr.

Un jeune homme toqua à la porte, annonçant l’arrivée de Meyssam Kamshad. Les trois hommes se levèrent, et Kamshad entrait. Il était très grand et portait l’habit traditionnel d’un imam. Le dos et la nuque raide, Ben-Garsiv comprenait pourquoi il inspirait tant de peur. Sa démarche avait quelque chose d’impérieux, et, au plus grand hasard, lorsqu’il franchit le seuil de la porte, un nuage se mit devant le soleil, enveloppant alors la pièce dans un voile d’ombre. Les quatre hommes s’inclinèrent et s’assirent. Une jeune femme apporta un petit chariot plein à craquer de friandises et boissons en tout genre. Kamshad se servit un peu d’eau et prit quelques macarons au gingembre. Ben-Garsiv observait scrupuleusement tous les mouvements de l’ayatollah. Sa main paraissait d’acier tant la cruche qu’il tenait était immobile, chacun de ses gestes était rapide, précis, presque mécanique. Il se rassit confortablement et regarda ses interlocuteurs.

Meyssam Kamshad : Je vous remercie, monsieur Ben Garsiv, de me recevoir dans ce bâtiment.

Charaman Ben-Garsiv : Je crois qu’il est inutile de faire les présentations. Si je vous ai invité aujourd’hui, ayatollah, c’est pour mettre au clair les relations entre chiites et sunnites au sein de notre nation, ainsi que vos relations à notre gouvernement.

Meyssam Kamshad : Pourquoi cela ? Cela fait plusieurs siècles maintenant que sunnites et chiites ne se sont pas frappés. Cela ne recommencerait donc pas.

Mohammed Ben’Kalif : Tout dépend de qui les chiites ont à leur tête.

Meyssam Kamshad : Dois-je prendre cela comme une attaque personnelle, ô imam ?

Mohammed Ben’Kalif : J’ai lu votre dernier livre à propos de l’actualité internationale et des politiques menées par l’Etat d’Alamut, et vous n’en faites pas l’éloge.

Meyssam Kamshad : Nous sommes dans un pays libre, et chacun peut donner son avis, et monsieur Ben-Garsiv ici présent ne peut que le confirmer.

Charaman Ben-Garsiv : Bien évidemment, mais il est vrai que critiquer le gouvernement du pays dans lequel on habite lorsque près de la moitié du pays est susceptible de vous suivre, ce n’est pas une action très recommandable.

Nefza El-Urziz : Sauf votre respect, président du conseil, la communauté chiite est loin d’être un bloc soudé prêt à se lever pour suivre un seul homme.

Charaman Ben-Garsiv : Je m’en doute, mais le nombre de personnes présentes lors de la nomination de monsieur Kamshad montre une réalité que l’on ne peut nier, la communauté chiite s’est trouvé un chef et se regroupe.

Meyssam Kamshad : Vous, monsieur Ben-Garsiv, vous êtes un chef, investi d’un certain nombre de pouvoirs. Je ne suis qu’un pauvre ayatollah, et je transmets la parole d’Allah le très-miséricordieux, mon travail s’arrête pour l’instant ici.

Mohammed Ben’Kalif : Qu’entendez-vous par « pour l’instant » ?

Meyssam Kamshad : Une révolution, messieurs, se fait dans la matière, mais elle n’est réellement possible que lorsque les esprits en sont imprégnés.

Charaman Ben-Garsiv : J’appelle cela du lavage d’esprit, moi vivant, jamais un citoyen d’Alamut ne vivra sous le joug d’une pensée unique.

Meyssam Kamshad : Une pensée unique ? L’islam comme pensée unique ? N’est-ce pas le but même d’un Etat islamique ?

Mohammed Ben’Kalif : Vous avouez donc vouloir un Etat islamique en Alamut ?

Meyssam Kamshad : Encore une fois, Ben’Kalif, n’ai-je pas le droit d’avoir mon avis sur les institutions de mon pays ? L’Etat islamique appliquerait la charia, écrite dans le Coran. Vous, imam, vous n’allez quand même pas désapprouver ce qui écrit dans la parole d’Allah le très-miséricordieux ?

Charaman Ben-Garsiv : Assez ! Sortez, tous ! Monsieur Kamshad, je vous remercie de votre visite.

Meyssam Kamshad : Nous nous reverrons monsieur Ben-Garsiv, je prends Allah à témoins, nous nous reverrons.

Que signifiait cette dernière phrase ? Etait-ce une menace ? Kamshad allait-il user de son pouvoir grandissant pour renverser le colonel Ben-Garsiv afin d’instaurer une République islamiste avec la charia comme constitution ? Le message était ambiguë et avant même qu’El-Urziz ou Ben’Kalif n’aient pu répondre, Kamshad avait déjà quitté la pièce. Ben’Kalif avait été totalement retourné au niveau dialectique, et Ben-Garsiv n’aimait pas du tout l’homme qu’il venait de rencontrer. Sa présence lui était tellement insupportable qu’il avait dû mettre un terme à la réunion et congédier tout le monde. Seul Nefza El-Urziz semblait avoir apprécié l’ayatollah. Charaman Ben-Garsiv, pour la deuxième fois de son règne, se demandait s’il faisait face à un embryon de rébellion ou à un simple chef de faction dissidente un peu psychosé. Et pourtant, l’ayatollah parlait avec une telle fermeté, maniant la langue comme personne, détruisant les arguments adverses en une phrase, qu’il se dégageait de lui une aura de puissance presque palpable. Simple fou ou homme d’Etat extrêmement intelligent ? S’il venait à s’emparer du pouvoir, que se passerait-il ?

Posté : sam. déc. 21, 2013 7:23 pm
par luc57
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<center>Rencontre dans la salle secrète de la mosquée de Samara</center>
Mahmoud Laden, Capitaine dans l’armée nationale d’Alamut
Meyssam Kamshad, grand ayatollah d’Alamut


« Et n’oubliez pas, mes frères et mes sœurs, un monde nouveau s’approche, un monde où la lumière balaiera les ténèbres de l’ignorance et de la misère. Croyez en la parole d’Allah le Tout-miséricordieux, le très-miséricordieux ! »
Meyssam Kamshad finissait son homélie avant que ses fidèles s’en aillent dans un « Allah’u akbar » collectif. Qu’allait devenir le monde de demain justement ? Les ambitions de Kamshad avaient toujours parues floues pour ses fidèles, mais ils le suivaient, car il fallait le suivre. C’était un homme grand, puissant, et depuis peu, un des hommes les plus puissants de tout l’Etat d’Alamut. Selon ses dires, la réunion avec Charaman Ben-Garsiv avait été un fiasco, car le représentant du culte sunnite était incapable de garder son calme. Mais, Kamshad a dit, « je lui pardonne ». Un homme aussi bon ne pouvait être empli de mauvaises envies, de mauvais projets, il veut du bien, le Bien.
Lorsque le dernier fidèle était sorti, un homme entra, un militaire, au vue de l’uniforme, et gradé en plus. Sa belle moustache noire et son air jovial lui donnait un certain aura. Ses médailles lui donnaient les titres de « Survivant de la guerre Insulaire », « Héros civil » et « Héros militaire », entre autres. Un homme comme on n’en fait plus. Il était chiite.

Meyssam Kamshad : Tu reviens me voir, mon frère ?

Mahmoud Laden : Ah ! Les douces senteurs de notre terre natale nous rappellent sans cesse à elle !

Meyssam Kamshad : Je suis content de te revoir, qu’Allah te protège, frère, qu’est-ce qui t’amène ?

Mahmoud Laden : D’étranges rumeurs sont parvenues à mes oreilles sur ta récente discussion avec Ben-Garsiv. Tu te serais montré mauvais envers tes confrères.

Meyssam Kamshad : Tu me crois capable de faire preuve de méchanceté ? Moi ? Je n’ai fait qu’exposer ma vision d’un monde qui change. Le sunnite n’a pas apprécié.

Mahmoud Laden : Ben’Kalif a été mis à sa place par Imane Ben-Garsiv, c’est un pion, et un abruti complet. Comment se comportait El-Urziz ? Il est de nôtres, je crois.

Meyssam Kamshad : Exact. Il n’a pas prononcé un mot durant tout ce temps, il s’est contenté de fixer les interlocuteurs les uns après les autres, sans bouger.

Mahmoud Laden : C’est un homme de bien, compétent et talentueux, rien à voir avec son mentor.

Meyssam Kamshad : Le Colonel ? Il ne me semble pas être un homme de mauvaise chair.

Mahmoud Laden : Un impie, mon frère, un impie. J’ai des amis aux renseignements généraux qui m’informent parfois des sorties nocturnes de ce cher Ben-Garsiv. Il ne se comporte pas comme un bon musulman.

Meyssam Kamshad : Et que proposes-tu ?

Mahmoud Laden : L’avènement d’une ère nouvelle, un monde où le puritain sera récompensé et le pêcheur châtié.

Meyssam Kamshad : Ce qui doit arriver arrivera, Laden, tu le sais comme moi.

Mahmoud Laden : Sache que tu n’es pas seul, ayatollah, tu trouveras toujours de l’aide.

Mahmoud Laden s’en alla, laissant le grand ayatollah d’Alamut dans la mosquée, seul. Que se passerait-il maintenant ?

Posté : mar. déc. 31, 2013 5:37 pm
par luc57
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<center>L’armée du salut</center>

Mahmoud Laden, capitaine de l’armée d’Alamut.
Jeunes chiites alamiens, militaires et civils.


Dans un petit village de campagne non loin de Ras-Ben Beldoul, Mahmoud Laden avait rassemblé toute une troupe de militaires et de civils chiites. Rappelons que l’île est le deuxième foyer chiite du pays après Samara et qu’une guerre l’a opposé au continent il y a quelques décennies. C’est l’endroit idéal pour débuter des actions s’opposant au gouvernement Ben-Garsiv. Il y avait là près de 500 personnes, entassées sur la place municipale. A vue de nez, environ 450 militaires du régiment voisin, et quelques 50 badauds curieux, à peine majeurs pour la plupart, tous chiites, sans exception. Laden les avait rassemblés très rapidement. Derrière lui, une grande toile avec la tête de Meyssam Kamshad, le grand ayatollah d’Alamut, avec, écrit en arabe, « L’aube nouvelle s’est levée ». Laden regardait les hommes les uns après les autres. Il n’était pas un modèle d’honnêteté et de bonté, mais c’était un homme brave et ambitieux, qui savait parler, ce qu’il fit.

Mahmoud Laden :
Mes frères ! Qu’Allah, le Très-miséricordieux, ouvre vos yeux ! Que le Prophète, que son nom soit sanctifié, vous montre la voie. La voie de l’espérance et du salut. Qu’attendez-vous aux pieds de Ben-Garsiv ? Qu’il vous invite à ses parties fines dans les ruelles sombres de Shariz ? Réveillez-vous ! Les impies vous gouvernent et vous exploitent. Le monde de demain, le monde neuf, se construira grâce à vous. Contemplez la vie que vous menez ! Ben-Garsiv et ses sbires ne font qu’agiter des pièces d’argent sous votre nez, pour vous amadouer et faire de vous des larbins producteurs de richesses. Réveillez-vous, mince ! Certains d’entre vous sont pères. Vos enfants vont-ils finir sacrifiés sur l’autel des satanistes qui pullulent dans le pays depuis l’arrivée de ces pseudo-socialistes au pouvoir ? J’ai des enfants, comme vous, et je ne veux pas qu’ils finissent de cette manière. Notre pays, aujourd’hui, est aphone sur la scène internationale. Nous avons du pétrole, nous avons du gaz, nous pouvons devenir une nation riche et fière d’être ce que nous sommes. Aujourd’hui, on nous étouffe, et la seule gloire d’un homme remplit les attentes diplomatiques des autres Etats. Négocions nos ressources, notre or noir. Il est à nous, nous pouvons en faire ce que nous voulons. Et l’argent tiré de cette manière doit servir Allah avant toute chose. Des mosquées en Alamut, il n’y en a pas assez. Des adorateurs d’Allah, il n’y en a pas assez. Selon les derniers chiffres, Alamut contiendrait le plus d’athées de tout le Barebjal, à cause de qui ? Les sunnites, évidemment, qui ont commis le plus gros pêché, interdits par le Saint Coran : l’usure. Ils ont touché l’argent, ils le volent, le marchandent, et violent ainsi les commandements d’Allah. L’armée alamienne, depuis 32 ans que j’y suis, est souillée par la corruption des généraux. Il faut trouver une voie. Une voie que nous pourrions tous suivre. Les sunnites ne sont pas corrompus jusqu’à leur cœur. Allah doit reconquérir leurs cœurs, alors aidons-les. Notre Guide Spirituel, ici sur la toile, nous montre le chemin du Salut. Alors cessons de nous comporter comme des enfants, à pleurer sur notre sort en attendant que le bonheur et le Bien tombent du ciel. Cherchons-les ! Ils sont à notre portée !

Un tonnerre d’applaudissements et de vivats éclatèrent dans toute la campagne.

Mahmoud Laden :
Là-bas, de l’autre côté de la colline que vous voyez, se trouvent une marque de Satan. L’ignoble Malin a trouvé le moyen de nous détruire, et la pourriture occidentale toque à notre porte, et Ben-Garsiv lui a ouvert. La Fiémance a là-bas un comptoir. Lors de la dernière guerre, rappelez-vous, elle avait recruté des fils d’Alamut pour aller mourir dans des batailles inutiles. Vous trouvez cela normal ? -la foule cria « Non ! », une passion destructrice se créait dans le cœur de chacun- Alors aux armes ! Le régiment voisin vous aidera ! Aux armes, alamiens ! Aux armes ! Pour la gloire de notre Nation ! A l’assaut !

Posté : ven. avr. 11, 2014 9:06 pm
par luc57
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<center>Rencontre au palais gouvernemental
-Nefza El-Urziz, ministre en charge de l’économie Charaman Ben-Garsiv, dirigeant de l’Etat d’Alamut –
</center>

Nefza El-Urziz : La colère grimpe, monsieur.

Charaman Ben-Garsiv : Seulement dans la communauté Shiite, vous le savez tout comme moi.

Nefza El-Urziz : La moitié d’Alamut est shiite, on ne peut les… nous ignorer, pendant longtemps.

Charaman Ben-Garsiv : Et la moitié d’entre eux est alaouite, un quart aléviste et un autre quart zaïdiste.

Nefza El-Urziz : Cela ne remet pas en cause la solidité de cette communauté.

Charaman Ben-Garsiv : Vous croyez ? Non, les chiites…

Nefza El-Urziz : …ont un même clergé, s’unissent dans les mêmes mosquées et rendent le même culte à Allah.

Charaman Ben-Garsiv : Alamut est une démocratie, la plus parfaite qui soit. Où est le problème ? Chiites et sunnites sont aussi représentés l’un que l’autre.

Nefza El-Urziz : Ce n’est pas ça monsieur.

Charaman Ben-Garsiv : Ah ? Je vous écoute alors !

Nefza El-Urziz : La Terre Sacrée. La Sainte Terre. Ramenez-la à Alamut, créez des colonies dans ce bout de terre, et tous les chiites seront libres.

Charaman Ben-Garsiv : Vous n’êtes pas le premier à m’en parler, Nefza.

Nefza El-Urziz : Nous en avons besoin, monsieur…

Posté : lun. avr. 21, 2014 2:30 pm
par luc57
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<center>Révolution !</center>
Mahmoud Laden, Capitaine dans l’armée nationale d’Alamut
Meyssam Kamshad, grand ayatollah d’Alamut
Nefza El-Urziz, ministre de l’économie


Nefza El-Urziz : J’ai parlé à Ben-Garsiv de notre terre sacrée. Il n’est pas enchanté par le projet. D’autres choses sont plus importantes pour lui, il ne veut pas envoyer l’armée mourir comme cela.

Meyssam Kamshad : Ce serait un carnage ? Vraiment ? Laden ?

Mahmoud Laden : Elle est bien protégé oui. Il faudrait taper dans la circonscription.

Meyssam Kamshad : C’est-à-dire, expédier les jeunes sunnites au combat par exemple ?

Nefza El-Urziz : Est-ce vraiment nécessaire d’envoyer toute cette main d’œuvre à la mort ?

Meyssam Kamshad : Des sacrifices sont nécessaires. Nulle cause ne se gagne sans mal.

Mahmoud Laden : Il faudrait déjà commencer par pénétrer doucement le pays.

Nefza El-Urziz : Qu’est-ce que vous entendez par là ?

Mahmoud Laden : J’entends par là des actions d’escarmouche. Du terrorisme, quelques bombardements, pas de chez nous bien sûr. Il faut entretenir l’illusion.

Meyssam Kamshad : Et la Main Noire ?

Mahmoud Laden : Ses forces sont éparpillées, si elle veut survivre, il faudra qu’elle concentre tout son armement et tous ses hommes sur un seul territoire. La Terre Sacrée n’est pas assez grande pour tout contenir, et ne dispose pas des ressources nécessaires pour permettre à autant de personnes de subsister.

Meyssam Kamshad : Si nous arrivons au pouvoir, nos forces ne seraient-elles pas trop faibles pour reprendre notre Terre ?

Nefza El-Urziz : J’ai bien peur que si. C’est pourquoi j’ai fait pression sur Charaman Ben-Garsiv pour passer une vigoureuse commande d’armes. Elle sera faite dans la journée.

Meyssam Kamshad : Comment ce fils de Shaytan a-t-il pu se laisser convaincre ?

Nefza El-Urziz : La Main Noire logée à côté de chez nous, plus les excédents commerciaux pétroliers… L’association des deux et c’est banco pour nous.

Meyssam Kamshad : Finement joué. Mahmoud, il va falloir songer à un plan d’assaut. Nous devons commander des armements en souterrains aussi, pour armer de futurs miliciens.

Nefza El-Urziz : Je peux contacter quelques fabricants d’armes en sous-main. Ce ne sera que des fusils d’assaut et de l’équipement individuel.

Mahmoud Laden : Ca suffira. Amplement.

Meyssam Kamshad : Bien, messieurs, il est temps de repartir. Notre heure va bientôt sonner.

Posté : dim. avr. 27, 2014 12:54 pm
par luc57
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<center> Heurts à Shariz </center>

Ce dimanche matin, la ville de Shariz fut violemment secouée par une manifestation imprévue et très agressive. Le Colonel Charaman Ben-Garsiv, réveillé de bonne heure, a fait donner la garde. Pendant toute la journée, des affrontements ont eu lieu entre les forces de police et les manifestants. Près de 500 personnes ont été tués. Ce début de semaine a été des plus mouvementés dans le pays. Ce n’est pas la première fois que ce genre de heurts se déroule. Cependant, plusieurs éléments ont changé cette fois-ci…
Premièrement, des policiers se sont joints aux manifestants, l’armée, qui a été appelé en renforts, a à peine envoyé quelques dizaines de militaires, la plupart étant des jeunes non-entraînés.
Deuxièmement, des manifestants possédaient des armes de guerre, des fusils d’assaut, des grenades et bien d’autres équipements encore.
Troisièmement, la plupart des gens dans la rue étaient des chiites. On remarque aussi que les policiers et les maisons visés par certaines attaques étaient uniquement des sunnites.
Que se passe-t-il à Alamut ?

Posté : mar. juil. 08, 2014 8:04 pm
par luc57
<center>FML

Meyssam Kamshad : Ils nous ont répondu.

Mohammad Rohani : La pacification de l’Imperiak se passe en douce. Le FLP remet le pays sur les rails.

Meyssam Kamshad : Nous avons signé un accord avec eux ?

Mohammad Rohani : Oui, les services secrets me l’ont communiqué récemment.

Meyssam Kamshad : En quoi cela consiste-t-il exactement ?

Mohammad Rohani : Nous pulvérisons la Main Noire au Barebjal, et eux la pulvérise en Alméra orientale.

Meyssam Kamshad : Excellent, excellent, et aux USP ?

Mohammad Rohani : Laissons la Roumalie faire. Ils sont suffisamment compétents. Mais nos accords avec ce premier pays ne se limitent pas à cela.

Meyssam Kamshad : Que voulez-vous dire ?

Mohammad Rohani : Le pays dont nous parlons possède une large minorité, à la limite de la petite majorité, de musulmans…

Meyssam Kamshad : …Et possède un système confédéral, ce qui doit l’aider.

Mohammad Rohani : Certains de leurs musulmans se sentent oppressés, au milieu des chrétiens et des athées. Tout comme certains chrétiens chez nous. Le pays nous propose un échange.

Meyssam Kamshad : Pour tous ?

Mohammad Rohani : Seulement pour ceux qui le souhaitent. Selon les études des RG, près de 55 000 de nos chrétiens partiraient chez eux, et près de 170 000 musulmans de chez eux seraient prêts à venir chez nous.

Meyssam Kamshad : Bien. Et quand les voyages débuteront-ils ?

Mohammad Rohani : Au prochain nouvel an. Nous les enverrons dans des villes où nous avons besoin de main d’œuvre. Nous savons aussi quelles sont leurs qualifications, nous les aurons en temps et en heure.

Meyssam Kamshad : Très bien, très bien, ce sont des affaires politiques, sociales et économiques, de votre ressort. Mais parlons du Lerminia, il faut y détruire la Main Noire.

Mohammad Rohani : Nous ne pouvons pas envoyer de front notre armée. Et nos services secrets seront inefficaces.

Meyssam Kamshad : Il faut donc allier les deux forces : la puissance et la discrétion.

Mohammad Rohani : Comme à une époque au Plarel ?

Meyssam Kamshad : En quelque sorte, je propose la création des Forces Musulmanes Libres.

Mohammad Rohani : Les FML. Quel mode d’action ?

Meyssam Kamshad : De petits groupes armés, très mobiles, avec une extraordinaire force de frappe. Ils entreront dans le pays pour lutter contre la Main Noire, armés et financés par la RI d’Alamut.

Mohammad Rohani : Il est temps de convoquer notre état-major… Laden arrive.</center>

Posté : ven. mai 15, 2015 9:05 pm
par luc57
[center]Weed, weed, weed !

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=724261Cannabis.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/724261Cannabis.jpg[/img][/url][/center]

Une réunion ultrasecrète devait avoir lieu dans les sous-sols du palais présidentiel de Shariz. Mohammad Rohani y avait été convié, sa présence était, selon le message qu’il avait reçu, « fortement demandé » : il y aurait aussi le ministre de l’économie, Pouria Arafat, ainsi que le ministre de la croissance agricole, Shahryar Salma. Rapidement, Rohani s’est rendu compte qu’il y avait bien plus de monde. Pourquoi une réunion de ministres avait lieu dans un sous-sol d’ailleurs ? La seule indication que Pouria Arafat avait donné à Rohani, c’était que l’objet de la rencontre de ce soir permettrait d’engranger encore plus de bénéfices pour le bien-être du peuple alamien. Forcément, à un tel chant de sirène, Rohani n’avait pu que répondre présent. Il entra dans la sale superbement décorée, une ancienne bibliothèque, et s’assit en bout de table. Les petits cartons disposés devant chaque homme permettait de se renseigner sur qui ils étaient : il y avait là le maire de Sidi-Tolba, l’oasis du désert, ainsi qu’un grand nombre d’agriculteurs de la région. Le tableau était assez comique à voir, mais finalement, pourquoi pas. Alors Rohani prit d’un geste rapide le petit papier qu’il avait devant lui et tomba quasiment immédiatement sur un mot qu’il aurait préféré ne jamais voir : « Cannabis ». Qu’est-ce que cela venait foutre ici ? A son regard surpris succéda un regard interrogateur adressé aux hommes autour de la table. Immédiatement, la discussion d’engagea.

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : Ne fais pas cette tête, Med, tu nous effraierais presque.

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : Pour le coup, c’est vous qui m’effrayez. Je viens de lire « cannabis » ici, vous m’avez invité pour parler de drogues ?

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : Oui, précisément. J’avais dit à Shahryar qu’il aurait dû prendre la température avant. Ou y aller plus doucement en tout cas, le sujet est assez sensible.

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : Venez-en fait tous les deux. Et qui sont ces personnages autour de cette table ? -mouvement de la tête circulaire parcourant la table-

Shahryar Salma, ministre de la croissance agricole alamien : Med, du calme. Ces personnes sont des agriculteurs, de la région de Sidi-Tolba -il montra le maire de la ville avec la tête- Ils sont venus pour te faire part d’une découverte assez intéressante.

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : Quelles fourberies avez-vous encore tramé tous les deux ?

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : Nous te l’avons dit : que du bon pour notre peuple.
-Arafat montra du doigt les dossiers sous le nez de Mohammad Rohani. Ce dernier les feuilleta longuement-

Shahryar Salma, ministre de la croissance agricole alamien : Dans quelques jours, dans le journal, Eskandar Fatemeh et son parti se relanceront dans la campagne présidentielle. Ils chargeront violemment en révélant que nous avons reçu le sodomite Lysandre Maladier pour discuter avec la Biturige. Ce ne sera pas du goût de tout le monde. Du coup, on va prendre un coup d’avance et contre-attaquer en retirant les aides sociales à tous les sodomites qu’on a en Alamut. Ben-Garsiv avait toujours rechigné à les toucher… c’est fini, le Saint Coran est clair sur ce point, il faut en finir.

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : A part la dépravation, je ne vois pas le lien entre l’homosexualité et le cannabis.

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : Eh bien justement, la dépravation. Le ministre de l’éducation a récemment rempli un rapport alarmant sur la consommation de cannabis dans les universités, et même les lycées alamiens. Les jeunes gays sont souvent ceux qui propagent cette drogue. Bon, crois-moi, aujourd’hui, les limites sexuelles ont été franchies, et la consommation a augmenté de 33% l’année dernière, on doit l’endiguer.

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : Eh bien, faisons voter au Majles une motion pour brûler les champs de chanvre dans tout le pays.

Shahryar Salma, ministre de la croissance agricole alamien : Justement, c’est là le problème. D’après nos estimations, Alamut peut devenir l’un des plus gros producteurs de cannabis au monde. Pas le plus gros, mais un des plus gros. De plus, les agriculteurs que tu as là sont des cultivateurs de chanvre. Brûler ces cultures mettrait près de douze mille personnes au chômage.

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : Les pertes seraient énormes, d’autant plus que si nous exportons 100% de notre production de cannabis, on en tirerait un bénéfice net de près de trois milliards de $RAK par an, c’est colossal. Investir dans les champs et les moderniser permettraient de produire du chanvre de meilleure qualité, et les bénéfices pourraient frôler les quatre milliards.

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : C’est du trafic de stupéfiants, c’est interdit par toutes les conventions et toutes les lois.

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : On en a justement parlé à Tirdad (hrp : Tirdad Taraneh, ministre de la justice alamien). Il nous a dit la même chose que toi, il ne couvrira rien.

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : Couvrir du trafic de drogues ? Vous n’avez donc aucune notion d’honneur ?

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : Est-ce honorable de laisser la jeunesse de son pays se dépraver et mettre leurs pères au chômage ?

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : Evidemment que ça ne l’est pas…

Shahryar Salma, ministre de la croissance agricole alamien : On fait d’une pierre plein de coups Med. On démantèle les réseaux de trafics alamiens, on les réoriente vers l’exportation, on crée des emplois dans le chanvre, on gagne de l’argent. Emplois créés, jeunesse sauvée, argent gagnée.

-Mohammad Rohani se redressa dans son fauteuil : ils avaient raison, mille fois raison. Tout ce qui importait, c’était le bien du peuple d’Alamut, et uniquement cela. Sa décision était prise.-
Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : Très bien. Assurez-vous que le ministère de la croissance agricole ait bien les mains sur 100% de la production et que jamais celle-ci ne demeure sur notre sol.

Shahryar Salma, ministre de la croissance agricole alamien : Ne t’inquiète pas, nous avons des fils qui sont en pleine adolescence, nous pensons le monde au travers de leurs yeux, nous ne laisserons pas notre jeunesse se détruire.

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : Par contre… il reste le problème du ministère de la Justice. Si Taraneh tombe là-dessus, il balancera l’affaire.

Mohammad Rohani, président de la République Islamique d’Alamut : J’annoncerai un remaniement. En même temps que la charge de Fatemeh, ça permettra de brouiller les pistes.

Pouria Arafat, ministre de l’économie alamien : Bien, nous en avons alors terminé, nous voulions juste ton accord, mon frère. Nous en sommes ravis. La région de Sidi-Tolba possède les plus vastes champs, ils seront protégés et utilisés à bon escient.

Tout le monde se leva et sortit. Rohani sortit le dernier : il venait d’accepter, pour la première fois de sa vie politique, de couvrir des affaires frauduleuses. Un jour, il aurait des comptes à rendre, c’est une évidence, et se cacher derrière la volonté de vouloir faire du bien au peuple ne suffira peut-être pas. En attendant, il s’agissait de trouver un ministre de la justice capable de masquer la réalité de la situation. Un ministre qui fera penser que sa nomination sera une réponse à Fatemeh et son parti qui, rappelons-le, sont arrivés tout juste seconds aux dernières présidentielles. L'Alamut devait devenir une puissance économique incontournable, par tous les moyens.