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Posté : lun. juin 03, 2013 6:36 pm
par Laszlo
<center>[img]http://img32.imageshack.us/img32/8273/cncbrotherhoodofnodbyhk.png[/img]
Président : Werner Rockermann
Secrétaire général : Helmut Schweger
Bastion : Davosberg
Journal du parti : Kleine Kirovist Zeitung</center>
Posté : dim. juin 09, 2013 2:35 pm
par Laszlo
Davosberg; Comté de Davosberg; Royaume de Cracovie; 25 avril 2021; 20h30
<center>[img]http://img32.imageshack.us/img32/8273/cncbrotherhoodofnodbyhk.png[/img]</center>
Un nouveau jeudi soir pluvieux s'annonçait à Davosberg. Les belles rues de la cité frontalière à la Franconie étaient désertes, mis à parts quelques banlieusards pressés de rentrer chez eux, il n'y avait personne. La limousine noire transportant le secrétaire-général du Parti Kiroviste Cracovien, Helmut Schweger, vit ce même paysage. Après avoir parcourus quelques pâtés de maisons où subsistait parfois un peu de lumière, la luxueuse voiture s'arrêta finalement devant le QG de ce-même Parti Kiroviste, le chauffeur sortit rapidement de la voiture, équipé d'un parapluie noir qu'il déploya, et ouvrit la porte-arrière droite. Aussitôt, un homme au style fort peu prolétarien en descendit et s'abrita sous le parapluie du chauffeur. La scène n'échappa pas à l'agent Clarke des services secrets Schwartz. Ce-dernier surveillait officieusement le Parti Kiroviste Cracovien que le gouvernement a refusé d'interdire, outrepassant les conseils du Schwartzland. Une fois à l'intérieur de l'austère bâtiment affichant les symboles du parti, ils prirent l'ascenseur. Helmut Schweger, le secrétaire-général du Parti, était un fervent admirateur de Vladimir Kirov, il pratiquait donc un kirovisme pur. Dans son bureau, le président du Parti Kiroviste Cracovien s'attendait à cette visite, mais pas à cette heure-ci, il fut très surpris de voir son "bras-droit" arriver si tôt.
"Bonsoir, camarade, lança le secrétaire général."
Le président hocha la tête en guise de salutation, ce-dernier dans son traditionnel costume à la cravate rouge avait les cheveux grisonnants depuis le dernier meeting du parti, ses yeux cernés de lunettes de vue n'exprimait rien, pas la moindre lueur d'amitié pour son "camarade". Le président du Parti kiroviste, Werner Rockermann, était un ultra-kiroviste, il n'aimait pas vraiment les kirovistes pur du parti et encore moins les communistes. Pour lui, un régime à la Terienkov ne ferait que du bien au autres nations du monde.
"Les armes devraient bientôt nous parvenir.. J'ai rassemblé les hommes dans l'arsenal de la ville, encore une dizaine de mois et ils seront fin prêt, continua M. Schweger qui n'avait toujours pas été convié à s'asseoir.
- Fort bien, répondit le président qui ne semblait même pas déranger par le fait que son collègue reste debout. Tout juste pour les élections législatives.
- Si je peux me le permettre, un soulèvement armé aussi soudain mérite plus de réflexions, avez-vous consulté le..."
Il s'arrêta sous les yeux calculateurs du président qui le toisait, ce-dernier lui adressait un regard si froid que la température ambiante semblait être descendue en dessous de 0, du moins, pour le secrétaire-général qui contredisait son chef.
"- Si nous ne le faisons pas maintenant, l'occasion ne se représentera plus, nous avons les armes, les baïonettes [parlant des hommes], nous avons la Rostovie derrière nous, ils ne vont tout de même pas nous abandonner, camarade [ce-dernier mot fut congratulé d'un coup de tonnerre]."
On ne contredisait pas le président Rockermann, l'insolant était-il fou ?
L'homme aux cheveux grisonnants se leva, il était assez grand, une bedaine naissante faisant son apparition au-dessus de sa centure noire. Il se dirigea vers la fenêtre emplie de goutelettes de pluie, un autre éclair éclaira la pièce.
"J'irai inspecter les hommes demain à 11 heures, nous réunirons ensuite le Comité du Parti pour régler les détails de l'opération "Aube rouge", ne t'avises plus de te révolter contre moi, camarade."
Le concerné baissa la tête, quel était ce désir illusoire de révolution en Cracovie ? Ne s'étaient-ils pas rendus compte que les voisins de la Cracovie étaient déterminés à poursuivre la lutte contre kirovisme et bolchevisme ? Ne s'étaient-ils pas rendus compte que le Schwartzland ou le Schlessien, par exemple, ne laisseraient jamais des gauchistes, du moins en apparence, parvenir au pouvoir ? Non, ils ne le savaient pas, ils étaient de beaux rêveurs. Ils comptaient trop sur le soutien rostov, pourtant, la Rostovie elle-même pensait-elle réellement vaincre en Alméra Occidentale ? L'optimisme de ces kirovistes est grossier, mais espèrent-ils peut-être que d'éventuels camarades se rebelleraient également dans d'autres pays.
"- Camarade, vous m'aviez parlé d'exterminer les communistes du PKC, mais ne devrions-nous pas le faire plus paisiblement, tout simplement les éjecter du parti ?"
Le président réfléchit quelque instant avant de répondre.
"- Ils utilisent le PKC pour se protéger médiatiquement des cracoviens, pourquoi être gentil avec des faux kirovistes ?
- Je ne sais pas, mais nous risquons d'avoir plus de problème si nous les exécutons... répondit le secrétaire-général.
- Mais nous avons une armée de rebelles ! s'exclama Rockermann."
Helmut Schweger ne répondit pas, il s'apprêta à sortir, mais dit d'une petite voix avant de partir :
"- Sachez que cette armée dont vous parlez n'est pas encore prête camarade, nous ne pourrons rien faire..."
Sur ce, le secrétaire s'en alla, laissant le président en pleine réfléxion.
Posté : ven. juin 21, 2013 8:34 pm
par Laszlo
Aux alentours de Brigt; Comté de Brigt; Royaume de Cracovie; 1 juin 2021; 19h30
<center>[img]http://img32.imageshack.us/img32/8273/cncbrotherhoodofnodbyhk.png[/img]</center>
Deux hommes roulent à bord d'une voiture schwartz, l'un deux, le conducteur, porte un béret. Ils viennent de contourner Brigt, et ils ne sont qu'à quelques kilomètres du Swedmark, ils n'auraient qu'à continuer tout droit, jusqu'à la douane... Mais ce n'était pas ce qu'ils comptaient faire. La douane serait beaucoup trop dangereuse pour eux, ils se feraient repérer trop rapidement et le début de l'Opération "Aube rouge" aurait été raté. En pleine route, le conducteur arrête le véhicule sur le bas-côté et les deux hommes sortirent du véhicule.
"- Johann, faut plus pousser la voiture, pas qu'elle soit retrouvée trop vite, dit le passager au conducteur.
- T'inquiète Thomas, c'est ce que je comptais faire... Allez, aide-moi !"
Les deux hommes poussèrent la voiture encore plus loin à côté de la route, jusqu'à un petit creux où elle alla se jeter.
"- Et voilà, encore un affaire réglée..., dit le conducteur[Johann]"
Les deux hommes revinrent au bord de la route, et se mirent à marcher en direction de Brigt, où il pourrait s'y loger pour une nuit. En chemin, Thomas[le passager] posa une question à son camarade.
"- Tu penses qu'un jour ils sauront que c'est nous qu'on a tué ce Jügenlicher ?
- Non, l'Opération du PKC sera bien trop entamée pour que la police s'occupe du meurtre d'un schwartz en territoire cracovien, répondit Johann. En plus, faudrait déjà qu'ils trouvent le corps..."
Thomas et Johann sourièrent, la nuit commençait à tomber et Brigt n'était plus très loin.
Posté : dim. juin 23, 2013 6:51 am
par Alexei
Königstadt - Königland - République Fédérale du Schwartzland - Quelques jours plus tard - 21h15
<center>[img]http://www.pas-de-calais.pref.gouv.fr/var/ezwebin_site/storage/images/structures-services/prefecture/visite-guidee-de-la-prefecture/l-ancienne-salle-du-conseil-general/16817-1-fre-FR/L-ancienne-salle-du-Conseil-General_medium.jpg[/img]
La réunion se déroulerait dans le QG de la SE à Königstadt.
La pièce était grande et haute, un lustre de cristal trônait au dessus de la grande table rectangulaire, telle une épée de Damoclès. La décoration se composait de portraits de rois déchus ainsi que de tableaux sur des célèbres batailles, comme celle de Gladbach, qui aboutit à la création du Schwartzland. Outre, les tableaux, un luxueux tapis barebjalien importé de Tchoconalie.
Bien entendu, les invités n'étaient pas là pour admirer la décoration.
Hans von Renigen patientait en bout de table, dans son plus bel uniforme. Cet homme blond aux yeux bleus était surnommé "l'homme le plus dangereux du Schwartzland" car son armée privée, la SE-Waffen, comptant déjà trois divisions, dont une cracovienne, était la seule que l'Etat pouvait autoriser. Plus qu'une simple organisation de sécurité, la Schützeeinheiten était destinée à devenir un véritable Etat dans l'Etat.
A sa droite, l'Obersturmbännmeister Edward-Otto von Richtofen, chef de la SE-Polizei, ses propres collègues le décrivait comme un illuminé, croyant de tout son être à la supériorité germanique -et schwartz en général-, avec ses 9 000 policiers, il pouvait décider de la mort de quiconque partout dans le Schwartzland. Habillé de la tenue de cérémonie SE, noire avec un brassard portant l'emblème SE sur le bras gauche, il lisait un rapport sur la ville de Davosberg, en Cracovie ; "Véritable nid à kirovistes", disait-il couramment, il ignorait encore qu'il allait pouvoir le "nettoyer".
Autour de la table, il y avait plusieurs autres responsables SE, dont le chef de la propagande, Jürgen Streisser, qui, tout comme von Richtofen, croyait dur comme fer à l'avènement de la race germanique. Enfin, en deuxième bout de table se trouvait le chef de l'Etat-Major général de l'armée et de l'armée de terre ; Gerd von Römmel.
Von Römmel aurait pu "manquer de classe", comme aurait pu déclarer l'arrogant Heinz von Spiegel, qui était à sa droite, le maréchal était drapé dans sa tenue de cérémonie, mais elle ne lui allait pas, laissant ressortir une petite bedaine, Gerd von Römmel était néanmoins un malin et excellent stratège, son rôle aurait une grande importance dans les évènements qui allaient suivre.
En revanche, Heinz von Spiegel portait un uniforme qui lui allait drôlement bien. Le jeune et charismatique, mais pas moins calculateur et froid, chef de la SBL, était calme et sûr de lui. On aurait également pu le qualifier comme étant l'homme le plus dangereux du Schwartzland, car il savait tout sur tout le monde alors que personne ne savait rien sur lui. Von Spiegel, d'une grande arrogance avec ses pairs n'hésitait pas à faire ressortir des détails humiliants sur ses ennemis, sa devise était probablement "Le savoir est une arme", cela n'a jamais été aussi vrai que dans ses mains.
Enfin, Albert Jügenfels, ambitieux ministre des Affaires Etrangères, prit place. Il était le seul à ne pas être en uniforme. S'excusant de son retard, il enfila ses lunettes à montures noires et observa le dossier en face de lui..
"Pouvons-nous commencer ?", déclara von Renigen d'une voix calme.
Les hommes répondirent par l'affirmatif, sous les yeux de quatre gardes d'élite SE disséminés près des deux portes massives.
"Bien, je vais vous demander de prendre le dossier que vous avez en face de vous.", reprit-il de sa voix grave et autoritaire.
Comme précédemment, tous s'exécutèrent. Von Spiegel le connaissait déjà par coeur, mais il obéit pour ne pas froisser son interlocuteur. Quelques minutes s'écoulèrent, la nuit était tombée depuis une heure sur Königstadt et les jeunes commençaient à sortir. La belle cathédrale gothique Sänkt-Isabela, qui surplombait la colline Vallendörff au nord de la ville, brillait de mille feux dans la nuit noire. Peu à peu, tous reposèrent le dossier n°342 rédigé par Gustav Clärke, agent de la SBL infiltré à Davosberg.
"Alors, messieurs, qu'en pensez-vous ? dit le SE-Meister.
- Si j'ai bien compris, l'accident s'est produit à quelques jours d'intervalle de la réunion de ces kirovistes... étrange coïncidence. répondit en premier Gerd von Römmel
- C'est exact', de plus, le fait qu'il n'y ait pas la moindre trace du conducteur reste suspect.. ajouta le chef de la propagande SE.
- J'ai fais fouillé le domicile de Jügenlicher, tout est normal pourtant, si il avait voulu faire un attentat sur un kiroviste, pourquoi ne l'aurait-il pas fait ici ? D'après la douane, il a passée la frontière le jour du meurtre, pourquoi être allé si loin ? Nous essayons d'établir un lien entre les deux hommes, mais pour l'instant rien n'est concluant. déclara Richtofen
- Votre verdict, von Spiegel ? demanda Renigen
C'était le moment que l'égo de von Spiegel attendait, il se mit à parler de sa voix douce, trahissant une confiance en lui presque ridicule ;
- Eh bien, à la vue de tous ces éléments, je pense que Werner Rockermann et son laquais, Helmut Schweger, pourrait être derrière tout ça et voudrait faire porter le chapeau à un Schwartz. Il y a un mobile ; après la mort du maire, Schweger s'est empressé de le remplacer..
- Reste à trouver des preuves concrètes, coupa Jügenfels, agacé par la petite personne du chef des services secrets.
- Bien entendu, répliqua von Spiegel qui foudroya du regard le ministre des Affaires Etrangères.
- L'ambassade de Cracovie a demandé l'envoi d'un escadron de SE-Polizei pour l'enquête, cela paraîtra légal et on pourra les infiltrer plus facilement. reprit l'élégant Albert Jügenfels.
Von Richtofen hocha la tête au ministre puis ajouta :
- C'est déjà fait, Herr, le III° Escadron est en route pour Davosberg, une fois arrivée, elle se déploiera dans tout le sud de pays jusqu'à la frontière du Swedmark.
- Excellent, remarqua le SE-Meister qui remit sa cravate droite, quant à moi, je vais redéployer la Gothreich à la frontière, si ces cracoviens doivent se faire arrêter, autant que ce soit par leurs compatriotes. Autre chose ?"
Les hommes remuèrent la tête de façon négative. Malgré toutes ces informations, ils étaient loin de se douter de l'ambition de Werner Rockermann et de ses "camarades", même l'audacieux von Spiegel n'aurait pu deviner où cela les mènerait...</center>
Posté : ven. juin 28, 2013 12:56 pm
par Alexei
Wäldburg - Royaume de Cracovie - A proximité de la frontière du Swedmark - Une semaine après l'arrivée de la SE-Polizei - 06h04
<center>[img]http://images.larepubliquedespyrenees.fr/images/2013/06/21/la-voiture-de-la-victime-a-ete-retrouvee-dans-un-champ-hier_955040_490x275p.jpg[/img]</center>
Le petit village de Wäldburg coulait un quotidien paisible.
Ce village, datant du Moyen-Âge, très peu connu se situait à la frontière avec le Swedmark.
Le village était réputé pour son climat doux, contrastant avec la fraîcheur cracovienne, beaucoup de jeunes marchaient torse-nu avec leurs petites amies en sortant des cours, la boulangère du coin accueillait, le sourire au lèvre, les clients depuis plus de dix ans déjà. Mais depuis quelques temps, ce quotidien avait été bouleversé.
Comme promis, le Schwartzland envoya un escadron de 1 000 SE à travers tout le Sud de la Cracovie, il y en avait une petite dizaine opérant à Wäldburg et ses environs, secrètement, ils commençaient à repérer d'éventuels kirovistes ou communistes affirmés parmi la population locale. Même à l'étranger, la bureaucratie schwartz fonctionnait toujours, impitoyablement !
La présence de ces "Schwartzhund" (détournement de l'insulte "Schweinhund"), comme disait des jeunes insouciants était très controversée par les Wäldbourgeois qui se sentaient surveillés, mais "il faut s'habituer à tout" comme on dit.
Cela faisait une semaine que les poliziere ratissaient les environs, et eux, n'étaient pas habitués à ne rien trouver. De la frustration commençait à se lire sur les visages des officiers qui cherchaient le moindre os à ronger. Le village n'offrait rien de bien intéressant, ils allaient plier bagages quand soudain...
"Ja, c'est ça, une voiture blanche, dans mon champ ! Venez voir par vous-mêmes, j'vous l'jure !", ce fermier, quelque peu alcoolisé et énervé avait retrouvé la voiture, dans son champ. Les SE rappliquèrent dans la minute accompagnés de trois policiers cracoviens. Leurs yeux s'écarquillèrent lorsqu'il aperçut la voiture, abandonnée là, la couleur et la plaque indiquait que c'était celle recherchée, l'enquête reprenait.
Tout de suite, ils accoururent, les portes n'étaient pas verouillées, le siège conducteur était réglé pour un homme d'un mètre 95, au moins. Jügenlicher n'en faisait qu'un mètre 76. Le fait que sa voiture soit si loin du Schwartzland, et même de Davosberg, était très étrange, le siège réglé si loin aussi.
La voiture devait être analysé par un spécialiste, peut-être qu'il restait des traces d'empreintes sur le volant ou sur le levier de vitesse, quoi qu'il en soit, l'élément principal avait été retrouvé, à l'inverse de Jügenlicher..
Le fermier ayant découvert la voiture était derrière, béret sur la tête, un policier SE prenant sa déposition. Le fermier était rentré de ses vacances au Schlessien le matin même, lorsqu'il avait découvert la voiture dans son champ "V'savez que mes vacances j'les ai payées cher, m'sieur !" déclara-t'il. Quelques minutes plus tard, on trouva les clefs de la voiture à proximité de cette dernière et tout fut envoyé au laboratoire de Brigt afin de trouver d'éventuelles empreintes.
Von Richtofen tenait une piste, et pour son propre prestige, ne tenait pas à la lâcher.