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Posté : mar. avr. 16, 2013 2:20 pm
par Alex Scker
8h30, 16 Novembre 2020, Menov
Il faisait froid, en ce mois de Novembre. Le thermomètre indiquant -2, même pour les locaux, ce n'était pas chaud...
Mr Var Well, habillé dans un riche costume noir, attendait tranquillement son homologue Sébalde. Il fumait un cigare avec lenteur, laissant ce riche bien se consumer petit à petit. Aucun son, aucune activité ne venait troubler l'assourdissant silence de l'aéroport.
Les berlines noires habituelles attendaient les deux hommes qui se feraient donc conduire au Conclave afin de discuter dans un petit salon privé, plus confortable.
Posté : mar. avr. 16, 2013 6:31 pm
par Sébaldie
HRP : Sébalde et non pas sébaldien.
Le ministre sébalde des Affaires Etrangères observait la piste d’atterrissage avec son habituel œil hagard. Il avait oublié combien il pouvait faire froid, comme très chaud dans ces contrées d’Alméra centrale éloignées de la mer. Aussi, avant de descendre de l’avion, il se recouvra d’un mandat par-dessus sa veste. Il réajusta son nœud de cravate pour se rendre plus présentable, se passa une main dans les cheveux et marcha pour aller serrer la main de son homologue ménovien.
<center>[img]http://img109.imageshack.us/img109/4089/lazardragovic.png[/img]</center>
Lazar Dragovic : « Heureux de faire votre connaissance. »
Posté : mer. avr. 17, 2013 9:38 am
par Alex Scker
Mr Var Well : De même! Vous avez fait bon voyage?
"Tout en disant cela il lui serra la main tout en l'emmenant vers les journalistes amassés non loin."
Posté : jeu. avr. 18, 2013 9:10 am
par Sébaldie
Les journalistes, le ministre des Affaires Etrangères les détestaient autant que les bourgeois. Peut-être même parce que les journalistes sont eux-mêmes des bourgeois. Ils cumulent les fautes morales. Gardant un œil hagard vers la direction, Lazar Dragovic répondit poliment à son interlocuteur :
<center>[img]http://img109.imageshack.us/img109/4089/lazardragovic.png[/img]</center>
Lazar Dragovic : « Oui, ce fut un bon voyage, je vous remercie. Voilà longtemps que je ne m’étais pas rendu en Alméra centrale. »
Posté : jeu. avr. 18, 2013 10:56 am
par Alex Scker
"Et bien j'espère que vous repartirez avec un bon souvenir."
Les voitures noires les emmènent au Conclave dans le fameux petit salon privé. Var Well lui sort et lui propose quelques cigares ainsi qu'une bouteille de vin Fiémançais.
"Vous en prenez?"
Posté : ven. avr. 19, 2013 1:20 pm
par Sébaldie
Lazar Dragovic contempla les cigares de son hôte. Même s’il pouvait profiter d’un tabac d’excellente qualité à son ministère des Affaires Etrangères, il n’allait jamais s’en habituer. Lors de son séjour en prison, il y a une demi-douzaine d’années, les cigarettes étaient répugnantes et il fallait se battre pour en obtenir quelques-unes. Aujourd’hui, sans le moindre effort, il pouvait s’en griller une… Une ascension sociale parfaitement réussie. À la demande de M. Var Well, Dragovic répondit :
<center>[img]http://img109.imageshack.us/img109/4089/lazardragovic.png[/img]</center>
Lazar Dragovic : « Volontiers mais pas d’excès. Je risquerais sinon de me le faire reprocher par Madame la présidente de la République Sébalde. » (Sourire)
Posté : ven. avr. 19, 2013 6:34 pm
par Alex Scker
Var Well (souriant à ses propos) : "Bien sûr, mais servez-vous je vous en prie...Nous savons peu de choses sur la Sébaldie et je n'est guère eus le loisir de visiter votre pays...vous pourriez m'en dire plus?
Il ajouta : Un rafraîchissement?"
Posté : sam. avr. 20, 2013 12:07 pm
par Sébaldie
Lazar Dragovic hocha la tête pour accepter le rafraîchissement et, en même temps, fit un bref exposé de la Sébaldie :
<center>[img]http://img109.imageshack.us/img109/4089/lazardragovic.png[/img]</center>
Lazar Dragovic : « La République Sébalde est un petit pays du Jeekim, devenu indépendant vers 1815, libéré de la domination impériale. Le pays est de culture slave, comme la majorité du continent. Nous avons cultivé l’idéal de démocratie depuis notre indépendance, qui a cependant été bafoué dès 1949 et pour près de 20 ans, par la dictature communiste d’Igor Miradko. Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et après de multiples gouvernements sociaux-démocrates, démocrates-libéraux, puis à nouveau sociaux-démocrates, les Sébaldes ont manifesté leur envie d’un vrai changement, en 2014, en élisant Stefan Zavek à la présidence. Le mouvement auquel il appartient, ainsi que moi-même, est qualifié « d’extrême-droite » mais nous refusons cette appellation car cela signifierait que nous serions plus libéraux que la droite libérale. Les politologues préfèrent de nous qualifier de « néonationalistes ». Nous sommes en effet partisans d’un nationalisme non conservateur. Nous sommes ouverts sur les questions sociétales mais nous affirmons notre position à l’égard de vraies préoccupations comme l’immigration ou l’identité de la nation. Nous menons une politique néomalthusienne, estimant que le fléau de la surpopulation nous crée la misère économique, social et environnemental. Symboliquement, nous avons légalisé la consommation de viande humaine pour rappeler que l’humain n’est qu’un bout de viande dotée de culture et que ses intérêts ne sont pas prioritaires. Cette décision nous a attiré les foudres de nombreux diplomates, dont le dirigeant mégalomane du Kirkstan, Vladimir Stramine, responsable de l’assassinat de notre ancien président Stefan Zavek. Cela n’a en rien modifié nos plans en tout cas… Et je suis convaincu que Zavek aurait également tenu à ce que son mouvement fasse tout pour l’intérêt de son pays qu’il aimait tant. »