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Posté : jeu. mars 28, 2013 3:01 pm
par Johel3007
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Syndicat pour la Solidarité Paysanne (SSP)
[img]http://s29.postimg.org/3kg24yw0z/SSP.png[/img][/center]
Résumé :
- Fondation : 1990
- Idéologies : néokirovisme, socialisme volontaire, gakisme, chorocratie
- Leader : Xi Fu
- Membres : 250.000 (2014) 400.000 (2017) 550.000 (2022)
- Popularité : 20,62% (2012) 30,20% (2017) 40,12% (2022)
- Sièges à l'Assemblée Citoyenne : 15 / 81 (2012) 26 / 81 (2017) 28/81 (2022)
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Historique
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Idéologie et doctrine politique :
Posté : jeu. avr. 18, 2013 11:47 pm
par Johel3007
Organisation
Collectivités Rurales
[img]http://img801.imageshack.us/img801/244/xinsrc08207051913430151.jpg[/img]
Déjà initiée sous la République Socialiste du Wapong, les collectivités rurales visaient à institutionnaliser une forme de collectivisme villageois.
Ceci dans l'optique d'un communisme proche de celui initialement prôner par l'URSR.
Avec comme base du pouvoir politique les "soviets", sorte de conseils semi-démocratiques de travailleurs assumant le pouvoir local.
Une théorie excellente mais qui en pratique échoua lamentablement dans sa forme initiale :
L'URSR se transforma en vulgaire dictature militariste qui centralisa le pouvoir de décision et dépouilla les soviets de toute compétence politique.
Les tentatives de faire revivre cette démocratie locale confédérative furent à chaque fois écrasées dans les autres nations socialistes.
Au nom des "intérêts supérieurs de la nation" ou de la "dictature du prolétariat".
Souvent par un autocrate ou une clique obsédés par la puissance brute.
Au Wapong, les collectivités rurales sont initiées par le Général Ngô dans ce qu'il baptisera le "socialisme responsable".
En gros, une forme de fédéralisme autoritaire.
Où les villages se gèrent par eux-mêmes sur les plans judiciaires, législatifs et exécutifs, sans considération idéologique réelle.
Mais les décisions du village sont sans valeur face aux décisions de la République.
Et chaque village est collectivement responsable pour l'accomplissement des objectifs que lui commande la République.
Ces objectifs sont de ponctuels en denrées, en hommes et en service, réévalués sur une base annuelle.
Sitôt ces paiements faits, la collectivité garde le surplus et en fait ce qui lui plait.
Pourvu que le peuple soit heureux et, surtout, les objectifs de la République atteint.
[img]http://img15.imageshack.us/img15/705/5aef395c9f.jpg[/img]
Ngô justifiera cela comme étant en parfait accord avec le Kirovisme :
"Le Kirovisme se soucie moins des méthodes que des résultats.
Que nous importe si nos camarades paysans trouvent plus efficaces l'adoption d'idées bourgeoises afin d'accomplir les objectifs du socialisme ?
Nous pourrons nous soucier de la pureté idéologique du socialisme lorsque la lutte finale aura été remportée contre les forces réactionnaires.
Pour l'heure, nos camarades soldats, sans doute le plus merveilleux exemple de zèle communiste, ont le ventre vide.
Remplir les ventres est une priorité si l'on désire que leurs bras soient forts et leur volonté résolue dans la bataille.
La collectivisation des terres par les communautés garantira la possession légale des terres au peuple et l'élimination des classes propriétaires.
Tandis que l'autogestion des communautés épargnera bien des soucis bureaucratiques à l'État qui, si besoin, pourra toujours intervenir.
Et il interviendra !! Sitôt que le capitalisme sera à terre et les masses prolétaires contrôlées par nos armées !!
À ce moment, et seulement à ce moment, viendra le temps de purger les mœurs et rééduquer les peuples.
Mais pour l'heure, chaque effort et pensée doit aller au renforcement technologique et quantitatif de l'appareil militaire."
En public, Kirov lui-même, par diplomatie, loua la dédication du Général Ngô à la réémergeance du socialisme au Makara.
Et le modèle des collectivités fut loués dans les cercles communistes en Eran.
Dans la pratique, les objectifs fixés par Ngô aux villages furent très au-dessus de ce que ceux-ci pouvaient accomplir.
Ce qui résultat en des réquisitions pures et simples.
La saisie du grain laissa souvent les villages dans des situations de famine.
Tandis que la conscription forcée des jeunes gens enleva les bras nécessaires aux travaux des champs.
Ngô, étant issu des écoles militaires de Novgorod, ne connaissait rien à la terre... ou même au Sud-Makara.
Il fera la promotion de la culture du riz comme "céréale du Makara", un slogan trouvé par ses conseillés Rostovs.
Alors que la terre du Wapong est trop pauvre et sèche pour sa culture.
Les mêmes conseillés qui parleront des "jungles du Viek Kiong", ignorant jusqu'aux conditions climatiques de la région entière.
Les exigeances irréalistes, ajoutées à l'indiscipline et corruption des forces du Général, rendront misérable la vie et la productivité des collectivités.
Ces mêmes problèmes seront présents en masse en République Démocratique d'Eran de 2012 à 2016.
En particulier sous la "supervision" Rostov, la majorité des efforts allant à des projets d'infrastructure superflu.
[img]http://img856.imageshack.us/img856/3218/chinacabb1802468x323.jpg[/img]
Au Wapong, l'incompétence, la brutalité et la corruption du régime de Ngô finiront par mettre les collectivités au pieds du mur :
Mourir le ventre vide sous le labeur et les coups... ou l'arme à la main pour essayer de se gagner un futur.
Le laxisme de Ngô à l'égard de l'endoctrinement idéologique, qu'une lecture littérale du Kirovisme le poussait à juger secondaire, fut sa perte.
Car cela permit à un communisme plus pragmatique et plus concerné par les besoins des travailleurs de voir le jour dans les collectivités.
Cette doctrine informelle et sans dénomination précise mènera à la recréation du SSP, comme lors de la fronde Libéro-socialiste de 1990.
Le SSP se joindra à la rébéllion du MLC par pragmatisme.
Mais seulement bien après les [url=http://www.simpolitique.com/post64385.html#64385]Accords de Pâsindal[/url], alors tenus secrets.
De sorte qu'il ignorait que ces accords désavantageraient lourdement les collectivités paysannes.
Cette découverte sera l'une des raisons qui poussera le SSP, alors marginalisé, à prendre les armes contre le MLC de 2012 à 2015.
Mais à cette époque, les collectivités sont épuisées et n'ont plus que le Kirep et la Cubalivie comme alliés.
La Cubalivie perdra toute forme d'indépendance suite à sa vassalisation par l'URKR.
Le Kirep n'aura quant à lui jamais de réelle motivation à soutenir le SSP autrement que via des sacs de blé.
De sorte que le SSP finira par cherché une victoire électorale plutôt que martiale.
Dans cette course à la victoire électorale, les collectivités évolueront.
En 2012, elles sont l'équivalent d'entreprises dont les paysans sont les actionnaires.
Et laissent donc des hordes de paysans sans voix puisqu'ils ne possèdent pas de terres et donc ne paient pas d'impôt et donc ne sont pas citoyens.
Une situation qui ira en s'empirant avec la YummiCorp, qui utilise ses mercenaires pour intimider les paysans à lui vendre leur terre.
En 2017, à la veille des élections, elles ont été réorganisées en fonction des exigences électorales pour maximiser le nombre de voix.
Les terres ont été revendues à crédit aux partisans les plus loyaux.
Lesquels louent ces terres à la collectivité, remboursent leur emprunt avec les loyers, gardent de quoi payer l'impôt et font don du reste au Syndicat.
Le SSP adoptera aussi la même tactique que la YummiCorp mais avec plus de succès, visant les grands propriétaires et divisant leurs terres.
De sorte que lors des élections, le SSP disposait d'une armée de paysans-citoyens et faisait une progression énorme dans les Districts Ruraux.
Aujourd'hui, 3 ans après les élections, les collectivités sont une vision courante dans la majorité des Districts ruraux.
Des petites tâches de communisme dans la confédération chaotique qu'est la République Souveraine du Wapong.
Mais des tâches hautement productives car coopérant entre elles à l'échelle nationale.
Et maximisant l'utilisation de leurs ressources humaines, matérielles et financières pour limiter les coûts superflus.
Son organisation a pour but de permettre la survie légale d'une structure communiste dans un système capitaliste.
Seule, elle ne serait qu'une forme un rien plus autoritaire des coopératives agricoles Ouest-Almérannes.
Mais soutenue par d'autres institutions du SSP, elle est la base socioéconomique de la société communiste de demain.
Son exemple a été adapté à l'économie industrielle et l'économie de service des Districts Urbains de Mal'Etsu et Wapong-City.
Elle a toutefois du mal à garder sa cohésion dans un contexte d'économie de l'information des les Districts les plus développés de la capitale.
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[img]http://img856.imageshack.us/img856/7110/sspcollectivity.png[/img]
Collectivité :
Entité considérée juridiquement comme une entreprise ou une association par la République.
Mais considérée informellement comme une institution politique par ses membres.
Elle permet une collectivisation indirecte des moyens de production tout en offrant une administration parallèle à celle de la République.
- est propriétaire du bétail et des outils
- emploie les paysans
- rachète des terres aux petites familles paysannes contre ses actions
- rachète des terres aux grandes familles paysannes contre de l'argent
- vend ses terres aux partisans
- prête de l'argent aux partisans pour qu'ils achètent des terres
- loue les terres des partisans
- vend la production des terres
- paie un dividende aux actionnaires
Paysans :
Masse des travailleurs de la collectivité.
Ils sont à la fois employés et propriétaires (ndlr actionnaires) de la collectivité.
Ils ont donc un pouvoir de décision indirecte sur sa gestion et bénéficient directement des excédants de sa production.
Ils sont aussi appellés à défendre ses intérêts, si besoin en prenant les armes pour rejoindre les milices syndicales.
- sont actionnaires de la collectivité
- reçoivent un dividende sur base des bénéfices de la collectivité
- élisent le comité de gestion de la collectivité
- sont employés par la collectivité
- reçoivent un salaire sur base de leurs heures de labeur
- vivent dans une ferme sur les terres louées par la collectivité
- reçoivent un bonus en fonction de la productivité de leur ferme
- servent volontairement dans la Milice Syndicale
- siègent au tribunal populaire
Partisans :
Paysans jugés suffisamment loyaux à la collectivité et à ses idéaux que pour être leurs représentants politiques.
Ils sont les propriétaires légaux des terres que travaillent la collectivité, même si dans les faits leur dette les empêche d'en jouir.
Et la milice les empêche de vendre la terre ou d'abuser des autres privilèges liés à sa possession.
Pour cette raison, ils ne servent pas dans la Milice Populaire, malgré leur loyauté supposée.
- possèdent des terres
- paient assez d'impôt que pour être citoyens
- votent pour le SSP lors des élections
- ont une dette vis-à-vis de la collectivité
- louent leurs terres à la collectivité
- remboursent la dette grâce au loyer
- siègent au tribunal populaire
Comité de gestion
Groupe de Partisans élus par les actionnaires afin d'assurer la gouvernance de la collectivité.
Ils concentrent l'équivalent des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires.
Mais les décisions législatives doivent être approuvées par les actionnaires avant d'entrer en vigueur.
Et les décisions judiciaires sont prise en concertation avec un jury populaire.
- est élu par les actionnaires
- prend les décisions opérationnelles pour la collectivité
- organise les relations diplomatiques avec les autres collectivités
- commande la Milice Syndicale
- préside le tribunal Populaire
Milice Syndicale
Force armée de la collectivité, composée de volontaires issus des paysans.
Elle forme la police en temps de paix et contribue à appliquer les décisions du Tribunal Populaire.
Elle forme des escadrons de combat en temps de conflit et contribue à appliquer les décisions du comité de Gestion.
Les orphelins sont automatiquement intégrés à vie dans la milice syndicale.
Ses actions vont de l'intimidation au meurtre pure et simple en passant par le sabotage, l'enlèvement, la brutalité, la mutilation, le vol...
- maintient l'ordre dans la collectivité
- protège la collectivité, ses membres et leurs propriétés
- obéit au comité de gestion
Tribunal Populaire
Autorité judiciaire de la collectivité, il est en charge de régler les différents entre membres.
Pour chaque jugement, un jury de 6 hommes et 6 femmes adultes, dont au moins 2 Partisans, secondé par 1 membre du Comité de Gestion.
Les verdicts sont sans appel.
Les parties défendent leur cause seules.
Si une partie est mineur, elle peut être assistée (mais pas remplacée) par un membre de sa famille.
Si une partie est mineure et orpheline, elle peut être assistée par son sergent instructeur.
- rend la justice entre membres d'une collectivité
- présidé par le comité de gestion
- approuvé par un jury tiré au sort parmi les paysans
Posté : sam. mai 25, 2013 1:26 pm
par Johel3007
Organisation
Collectivités Urbaines
[img]http://img838.imageshack.us/img838/3470/shanxiprovincechinamine.jpg[/img]
Si la majorité des militants du SSP vivent dans les Districts ruraux, cela ne signifie pas pour autant que le syndicat n'a aucune influence dans les villes et villages.
Cette influence va en grandissant à mesure que les hordes de migrants venus des campagnes rejoignent les villes à la recherche d'un futur.
Ce n'est pas tant que la vie rurale soit misérable mais plutôt que le besoin en bras dans les champs va en diminuant.
Ceci, combiné à une forte natalité et une situation sanitaire en amélioration constante, force les "seconds fils" à quitter le nid.
Pour beaucoup, ce départ à l'aventure débouche sur le piège du surendettement : vivre à la ville coûte cher.
Le loyer et la nourriture à eux seuls engloutissant la majorité de la maigre paie qu'un travailleur non qualifié peut espéré obtenir.
Les emplois ne manquent pas, surtout dans la capitale, chantier permanent où raisonnent nuit et jour le bruit des machines.
Mais décrocher un emploi qui ne soit pas une impasse est difficile.
La majorité des migrants finissent dans les "sweatshops", les mines, les sidérurgies ou les chantiers navals.
Ils embrassent une routine épuisante et sans possibilité d'évolution.
Ils sont les esclaves modernes, emprisonnés sans chaines ni barreaux.
[img]http://img845.imageshack.us/img845/1802/chinesefactoryworkers.jpg[/img]
Le Syndicat a parmi ces malheureux un vivier électoral et un terreau de recrutement idéal, bien que plus délicat que dans les campagnes.
La clé est de leur offrir justement l'espoir d'une amélioration de leur situation et de leur redonner fierté et contrôle sur leur vie.
Cela passe d'abord par l'aménagement d'un revenu excédentaire pour la constitution d'une épargne et l'amélioration progressive du confort.
Dans le contexte urbain, une méthode pour garantir cela est d'offrir des logements et autres commodités à prix abordable.
Au Wapong, deux types de logements peu onéreux sont disponibles en masse dans les grandes villes :
Le plus courant, les "bidon villes", qui sont un assemblage précaire de tôles, sacs plastiques, planches et autres matériaux récupérés.
Avec leur absence d'égouts, d'électricité, d'eau courante, de routes,... ce sont des nids à vermines où règnent misère et violence.
Les incendies et épidémies y sont fréquents et, lors des crues de printemps, la boue et l'eau envahissent tout.
Prédominant de 2012 à 2015, ils ont tendance à disparaître petit à petit au profit de l'autre alternative.
Cette alternative, ce sont les "container towns", des conteneurs de transport maritime recyclés en unités d'habitation.
Étanches, ils protègent du vent et de la pluie, facilitant l'isolation et donc, lors des hivers, le chauffage.
Leur structure métallique ne prend pas feu et peut même contenir les flammes lorsqu'un incendie se déclare à l'intérieur.
La simplicité du design, autant que sa robustesse, autorise des travaux d'aménagement assez faciles par les résidents.
Le prix reste quant à lui faible : 2.000 à 3.000 $USP pour un conteneur neuf.
L'aménagement, selon les budgets, peut offrir un confort variable, depuis la paire de matelas jusqu'aux véritables résidences de Cubical.
Ce qui n'empêche pas les "container towns" d'être fermés pour beaucoup de travailleurs pour des raisons de coûts :
Le conteneur et son aménagement en unité d'habitation ne coûte pas grand chose.
Mais il doit être posé sur un terrain dont le propriétaire paie des taxes foncières à la République.
Taxes qu'il entends récupérer via les loyers qu'il charge aux locataires.
Sans parler du simple fait qu'il faut aussi faire un profit, ce qui poussent beaucoup de propriétaires à surcharger les loyers.
Après tout, l'alternative, c'est le bidon-ville...
Le Syndicat offre ici ses propres "container towns", aux loyers abordables car enlevant largement la notion de profit.
Les seules conditions d'accès sont d'être un travailleur, d'avoir moins d'un certain revenu et d'être membre du Syndicat.
Les locataires n'ayant pas à se saigner à blanc pour payer leur loyer, ils peuvent s'offrir un peu plus de confort ou s'autoriser à travailler moins.
Cette réduction du temps de travail se traduit par du temps libre et donc du temps pour envisager une activité éducative, sportive ou politique.
Une tendance encouragée par le Syndicat, qui a besoin de militants actifs.
[img]http://img842.imageshack.us/img842/7013/f2013032309492825283303.jpg[/img]
Le financement de ces "container towns" sociales est obtenus via les cotisations des membres à une échelle nationale.
Un modèle utilisé aussi pour les autres services offerts par le Syndicat aux masses urbaines :
- - achat en gros de nourriture afin de la revendre au détail aux familles des membres, sans les marges des filières de distribution commerciale.
- sécurité de voisinage via les milices syndicales, renforcées par les mouvements de jeunesses.
- éducation gratuite pour adultes et adolescents via des militants volontaires.
- vacances groupées afin d'obtenir des prix à la baisse auprès des différents fournisseurs.
Toujours avec la notion de réduire au maximum le profit afin de rendre le coût pour les membres individuels du syndicats aussi bas que possible.
L'application de ce programme est ce qui a notamment permis au SSP de s'imposer dans le District 11, à Wapong-City.
Il implique toutefois une bonne dose de discipline et d'organisation interne afin de maintenir la cohésion de chaque collectivité.
Afin de maximiser ses services sans perdre de vote, le Syndicat passe par le même système de partisan que celui utilisé dans les collectivités rurales.
La seule différence est qu'ici, le partisan est propriétaire d'un terrain où s’empilent plusieurs dizaines de conteneurs.
Il sous-loue ce terrain à la collectivité, qui est propriétaire des conteneurs et charge les loyers aux travailleurs qui y résident.
Les résidents sont parfois actionnaires de la collectivité mais ce n'est pas systématique :
Les résidents sont susceptibles de déménager s'ils perdent leurs emplois et en trouvent un autre dans un autre District.
Les garder dans l'actionnariat alors qu'ils ne sont plus résidents est jugé mal sain pour l'unité de la collectivité.
De même, le contrôle intégrale de la collectivité paysanne sur les paysans via la dualité employeur-propriétaire n'est pas présent ici :
Le Syndicat ne possède pas encore ses propres usines et autres filières d'emplois rentables en ville.
Il y travaille toutefois, notamment en rachetant les actions que les travailleurs reçoivent en guise de paie.
L'objectif est de voir la victoire du socialisme volontaire.
Ceci via une prise de contrôle progressive et légale des entreprises où sont employés les travailleurs.
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[img]http://img19.imageshack.us/img19/2658/collectiviurbaine.png[/img]
Collectivité :
Entité considérée juridiquement comme une entreprise ou une association par la République.
Mais considérée informellement comme une institution politique par ses membres.
Elle permet une collectivisation indirecte des logements et de la distribution de denrée.
Tout en offrant une administration parallèle à celle de la République.
- achète des terrains en ville
- vend les terrains aux partisans
- prête de l'argent aux partisans pour qu'ils achètent les terrains
- installe des conteneurs sur les terrains pour en faire des logements
- paie un (faible) loyer aux partisans
- loue les logements aux résidents
- achète des denrées à des grossistes
- revend des denrées au détail à ses résidents
- reçoit de l'argent des partisans pour rembourser le prêt
- paie un dividende aux actionnaires
Résidents :
Masse des travailleurs de la collectivité.
Ils sont locataires et (parfois) propriétaires (ndlr actionnaires) de la collectivité.
Ils ont donc un pouvoir de décision indirecte sur sa gestion et bénéficient directement des excédants de sa production.
Ils sont aussi appelés à défendre ses intérêts, si besoin en prenant les armes pour rejoindre les milices syndicales.
- sont actionnaires de la collectivité
- reçoivent un dividende sur base des bénéfices de la collectivité
- élisent le comité de gestion de la collectivité
- paient un loyer à la collectivité pour pouvoir y loger
- servent volontairement dans la Milice Syndicale
- siègent au tribunal populaire
Partisans :
Résidents jugés suffisamment loyaux à la collectivité et à ses idéaux que pour être leurs représentants politiques.
Ils sont les propriétaires légaux des terrains où est établie la collectivité, même si dans les faits leur dette les empêche d'en jouir.
Et la milice les empêche de vendre la terre ou d'abuser des autres privilèges liés à sa possession.
Pour cette raison, ils ne servent pas dans la Milice Populaire, malgré leur loyauté supposée.
- possèdent des terrains
- paient assez d'impôt que pour être citoyens
- votent pour le SSP lors des élections
- ont une dette vis-à-vis de la collectivité
- louent les terrains à la collectivité
- remboursent la dette grâce au loyer
- siègent au tribunal populaire
Comité de gestion
Groupe de Partisans élus par les actionnaires afin d'assurer la gouvernance de la collectivité.
Ils concentrent l'équivalent des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires.
Mais les décisions législatives doivent être approuvées par les actionnaires avant d'entrer en vigueur.
Et les décisions judiciaires sont prise en concertation avec un jury populaire.
- est élu par les actionnaires
- prend les décisions opérationnelles pour la collectivité
- organise les relations diplomatiques avec les autres collectivités
- commande la Milice Syndicale
- préside le tribunal Populaire
Milice Syndicale
Force armée de la collectivité, composée de volontaires issus des résidents.
Elle forme la police en temps de paix et contribue à appliquer les décisions du Tribunal Populaire.
Elle forme des escadrons de combat en temps de conflit et contribue à appliquer les décisions du comité de Gestion.
Les orphelins sont automatiquement intégrés à vie dans la milice syndicale.
Ses actions vont de l'intimidation au meurtre pure et simple en passant par le sabotage, l'enlèvement, la brutalité, la mutilation, le vol...
- maintient l'ordre dans la collectivité
- protège la collectivité, ses membres et leurs propriétés
- obéit au comité de gestion
Tribunal Populaire
Autorité judiciaire de la collectivité, il est en charge de régler les différents entre membres.
Pour chaque jugement, un jury de 6 hommes et 6 femmes adultes, dont au moins 2 Partisans, secondé par 1 membre du Comité de Gestion.
Les verdicts sont sans appel.
Les parties défendent leur cause seules.
Si une partie est mineur, elle peut être assistée (mais pas remplacée) par un membre de sa famille.
Si une partie est mineure et orpheline, elle peut être assistée par son sergent instructeur.
- rend la justice entre membres d'une collectivité
- présidé par le comité de gestion
- approuvé par un jury tiré au sort parmi les résidents
Posté : mar. mai 28, 2013 12:13 am
par Johel3007
Organisation
Milices Syndicales
[img]http://img42.imageshack.us/img42/7370/northbayonet.jpg[/img]
La Milice Syndicale est le bras armé du SSP.
Elle joue un rôle de police en temps de paix et de résistance en temps de guerre, toujours active pour offrir protection et justice.
Le fait de porter une arme est une responsabilité politique à l'égard de la collectivité, prise et assumée volontairement.
Le fait de risquer sa vie face aux menaces pour la collectivité est un devoir civil que chacun des citoyens doit être prêt à honorer.
Ou du moins c'est la ligne officielle du Syndicat sur la question.
Le gros de ses effectifs sont composés de simples travailleurs sans réelle expérience militaire.
Ceux-ci ne prennent les armes que temporairement et guère plus de quelques jours par an, sauf situation exceptionnelle.
Aucun d'eux n'est un partisan.
Ceux-ci sont jugés trop précieux que pour être sacrifiés en raison des ressources concentrées légalement entre leurs mains.
Mais aussi, au sein d'une société libérale, trop succeptibles d'être corrompus.
L'absence d'accès aux armes permet donc de maintenir les partisans fidèles au Syndicat par la peur de la répression en cas de trahison.
Tandis que leur condition matérielle légèrement plus confortable et les prérogatives politiques légèrement supérieures assurent leur loyauté par intérêt.
Le fait qu'ils aient à la base été choisi pour leurs convictions politiques assure également une part d'idéalisme sincère dans leur loyauté.
Par opposition, les miliciens sont souvent choisis parmi les travailleurs les moins productifs ou simplement sans emploi.
Si aucun d'eux n'est payé à proprement parler pour ses services, il est tout de même nourri et logé durant sa période de mobilisation.
De sorte qu'un travailleur sans emploi trouvera au moins une raison de prendre les armes au service du Syndicat :
Avoir le ventre plein sans être un poids pour sa famille.
La milice a connu de nombreuses évolutions et réformes depuis 2012, tant dans son organisation que dans son idéologie directrice.
Mais récemment, la décrédibilisation morale du Kirovisme, le déclin du Gakisme et la hausse du panmakiranisme ont modelé sa vision.
La milice actuelle est organisée à trois niveaux hiérarchique :
[img]http://img843.imageshack.us/img843/7262/target3.jpg[/img]
La Collectivité
Le SSP a très vite appris, durant la période 2012-2015, que toute tentative de centralisation excessive mènerait à un désastre.
La milice n'est tout simplement pas assez professionnelle que pour être dirigée comme une armée moderne.
Et elle ne le sera sans doute jamais en raison de son mode de recrutement.
Paradoxalement pourtant, ce mode de recrutement fait sa force au niveau stratégique :
L'allégeance du milicien est à sa famille, à son clan et à sa collectivité avant tout.
Chaque section est composée de voisins et parents qui se connaissent depuis plusieurs années et peuvent donc compter les uns sur les autres.
Ce genre d'organisation augmente le temps nécessaire à un espion pour infiltrer la milice.
Et diminue d'autant les chances de cet espion d'être loyal :
Peu de gens accepteraient de vivre une existence miséreuse pendant des années, avec ses voisins comme seuls amis, uniquement pour les trahir.
Dans un contexte de guérilla (pour lequel la milice est bâtie), chaque milicien peut se battre avec ou sans uniforme.
Et disparaître dans la population avec la confidence que celle-ci ne le dénoncera pas.
Une collectivité rassemble rarement plus de quelques milliers d'individus.
Et pour cette raison, elle dispose rarement de plus d'une centaine de miliciens en armes à un moment précis.
Son unité de base est donc la section, composée de 5 à 11 soldats dirigés par un sergent, lequel est élu par les miliciens de sa section.
L'autorité morale du sergent est plus importante que sa compétence tactique ou son éducation politique.
Les collectivités alignent parfois des compagnies mais ce n'est pas obligatoire : un petit hameau peut très bien n'avoir qu'une section.
La compagnie est composée de 6 à 20 sections.
Une compagnie dispose aussi d'un état-major composé d'un capitaine et de trois lieutenants.
Soit entre 40 à 244 hommes, souvent divisés en pelotons, chacun dirigé par un lieutenant, pour des raisons d'organisation tactique.
Ces officiers ont reçu une formation militaire et politique spécifique.
Ils font partie des "cadres" du Syndicat et sont des membres permanents de la Milice, rémunérés pour leur fonction de combattants.
L'organisation d'une compagnie ou d'une section demeure relativement informelle mais, par conséquence, très souple.
Ce qui l'autorise à s'adapter aux situations locales spécifiques, tant dans son rôle de police que de résistance.
[img]http://img27.imageshack.us/img27/1517/s2358.jpg[/img]
Le District
La hiérarchie purement locale de la collectivité permet de créer un nombre virtuellement illimité de sections en très peu de temps.
Même sans l'encadrement d'officiers, les sections sont formées aux actions basiques de sabotage, assassinat, embuscade, logistique, ect...
De sorte qu'une section isolée peut demeuré effective pendant très longtemps tant qu'elle dispose du soutien d'une population civile.
Mais une série de sections et compagnies isolées ne seraient pas effectives à protéger les populations.
Pas face à un adversaire capable de concentrer de grandes forces contre une seule cible à la fois, profitant de la dispersion et de l'isolement.
De même, à long terme, sans l'encadrement d'officiers et une réelle logistique militaire, la qualité des miliciens risque de diminuer.
Pour cette raison, l'organisation au niveau du District existe.
Elle vise à offrir une filière logistique, une coordination régionale, une éducation politique et une formation militaire basique.
Le bataillon est la base ici.
Une formation militaire comprenant 2 à 4 compagnies.
Un bataillon est dirigé par un état-major composé d'un Major et de six officiers subalternes, en plus des officiers des compagnies.
Au total, un bataillon peut théoriquement avoir entre 87 et 983 soldats.
Mais dans la pratique, la taille la plus fréquente tourne entre 400 et 600 hommes.
En temps de paix, le bataillon est surtout une unité administrative, rarement déployé de manière cohérente.
Son état-major doit maintenir un contact quotidien avec chaque collectivités afin de s'assurer de leur sécurité.
Mais aussi de s'assurer que chaque collectivité maintient la capacité opérationnelle de ses miliciens :
Armes, munition, matériel divers, médicament, nourriture, infrastructure, effectifs...
En cas de carence, c'est au bataillon à fournir.
Chaque District où le Syndicat maintient une présence suffisante à constituer un bataillon dispose de son école.
Les jeunes gens volontaires pour la milice y passent chacun quelques semaines de mise en condition, durant lesquelles ils sont entraînés.
Mais c'est aussi l'occasion pour eux de comprendre pourquoi ils se battent, au-delà de la simple rhétorique de la propagande :
Pour défendre leurs foyers, assurer qu'ils aient leur juste part de la richesse nationale et que nulle n'abuse de leur faiblesse ou crédulité.
Les individus doués avec certaines armes (mortier léger, lance-missile sol-air, lance-roquette, explosifs, fusils de sniper...) sont aussi repérés.
Si ils sont motivés, loyaux et disciplinés dans leurs collectivités, ils pourront faire l'objet de formation spécialisée dans le futur.
Durant la formation, les volontaires montrant des qualités de leadership et un idéalisme politique se voient offrir un poste de candidats officiers.
Ce poste entraîne une formation plus approfondie de deux ans à l’échelon hiérarchique supérieur.
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Le Syndicat
Ce niveau hiérarchique représente le vestige de centralisation.
En théorie, à un niveau national, il représente la fusion de l'autorité militaire et politique.
Et à un niveau international, il est la branche locale du Pacte au sein du Wapong.
Mais dans la pratique, la Milice Syndicale, au niveau national, est avant tout une série d'institutions ayant un rôle de coordination et de soutien.
On compte les institutions suivantes :
- - Compagnies Autonomes de Milice
- Sections Autonomes de Milice
- Corps Auxiliaire d'Instructeurs
- Corps Auxiliaire de Prêcheurs
- Corps Auxiliaires d'Ingénieurs
- Corps Auxiliaire d'Informateurs
Les compagnies autonomes sont des unités formées à partir de sections considérées particulièrement loyales et effectives.
Ces unités sont composées surtout de vétérans et sont retirées de la subordination au bataillon de leur District.
Elles ne peuvent pas recruter pour remplacer leurs pertes, afin de préserver leur intégrité morale.
Elles reçoivent un entrainement plus poussé et fréquent afin de jouer le rôle de troupes de choc au sein du Syndicat.
Dans ce but, leurs membres sont rémunérés et forment une force permanente, délocalisée par rapport à leur lieu de résidence précédent.
Ceci afin de couper une partie de leur loyauté locale.
Les sections autonomes représentent la même chose mais en plus poussé encore :
Il s'agit d'individus particulièrement doués qui ont été initialement repérés lors des phases de recrutement au niveau du District.
Leurs loyauté, capacités et discipline leur ont valu de recevoir un entrainement spécialisé par la suite.
Et d'être sélectionné pour intégrer les sections autonomes.
Chaque section autonome est spécialisée dans une mission précise, depuis l'assassinat jusqu'à l'usage de missile sol-air.
Elles forment les agents utilisés par le Syndicat lorsque qu'une opération délicate doit être effectuée.
Les différents Corps auxiliaires sont avant tout des organismes semi-civils chargés respectivement de la formation martiale (instructeurs) et politique (prêcheurs) ainsi que la logistique (ingénieurs) et de l'espionnage (informateurs)
Leur nombre exact varie et aucune position n'est réellement fixe.
Et leurs missions sont souvent liées.
Par exemple, un prêcheur et un instructeur travailleront de concert pour offrir aux volontaires des formations qui se complètent mutuellement.
Un prêcheur est responsable de la propagande, pour laquelle il se reposera sur les informateurs locaux afin d'identifier les sujets sensibles.
Un ingénieur dépendra des instructeurs afin de former correctement chaque membre des collectivités à leur rôle d'Auxiliaires Civils de Sabotage.
Les Auxiliaires Civils de Sabotage ne constituent pas un Corps car il n'y a aucune hiérarchie en leur sein :
Il s'agit purement et simplement de chaque homme, femme et enfant faisant partie ou ayant fait partie d'une collectivité.
Tous ont reçu une instruction (très) basique sur comment être une épine dans le pieds d'un occupant ou ennemi sans s'exposer outre mesure.
Ce "sabotage civile" individuel est considéré par le Syndicat comme son plus grand atout à long terme face à un adversaire.
Qu'il s'agisse d'un envahisseur... ou du gouvernement de la République.
L'un dans l'autre, bien au-delà d'une force de police, la milice a une fonction de profonde unité sociale.
Chacun peut y servir et, dans les faits, chacun y sert d'une manière ou d'une autre.
Sa fonction première est de protéger les collectivités, qu'ils s'agissent de leurs populations ou de leurs propriétés.
Une mission dont elle s’acquitte tant bien que mal, malgré des abus, bavures et incompétences fréquentes.
Posté : lun. juin 03, 2013 9:32 pm
par Johel3007
Organisation
Le Paysan Furieux
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Créé dans les années 90 en soutien à la Fronde Libéro-socialiste contre le gouvernement royaliste de Lokfol, le Paysan Furieux est un journal populiste.
Ses opinions éditoriales ont toujours été profondément engagées en faveur de la gauche et des régions rurales.
Il a survécu aux nombreux gouvernements et guerres civiles des années 90 et du début du 21ème siècle, jusqu'en 2010.
Sous la République Socialiste du Wapong, le journal est d'abord toléré.
Le Général Ngô cherche à gagner les faveurs des élites de la "Renaissance Rouge" d'Alméra Oriental.
Dans cette optique, il voit la tolérance d'un journal ouvertement communiste comme une bonne chose.
Cela changera en 2007, après que le SSP ait été interdit en tant que parti suite aux critiques du népotisme et de la politique agricole de Ngô.
Le journal subit alors pressions et intimidations, sans pour autant être interdit.
Il faudra attendre le sommet de 2010 entre Kirov et plusieurs leaders socialistes internationaux pour que les choses changent.
Se déclarant ouvertement "kiroviste", Ngô annonce la fin de la liberté de la presse.
Le motif officiel est que la diversité d'opinions ne peut que contribuer à la division du peuple et affecter l'unité de la nation derrière le Parti.
Le Paysan Furieux sombre alors dans la clandestinité, organisant l'impression depuis l'Eran, récemment rallié lui aussi au Kirovisme.
Il est aussi rapidement phagocyté par le SSP, perdant l'autonomie dont il jouissait jusqu'ici vis-à-vis de la sphère politique.
D'un journal d'opposition critique, il devient une arme de propagande pour pousser les paysans à la résistance puis, en 2012, à la révolte.
La pratique d'avoir recours à des lectures publiques via des crieurs débute durant ces 2 années troublées.
Par nécessité de limiter les preuves physiques de diffusion.
Avec la victoire de la Révolution de Mai 2012, le Paysan Furieux peut à nouveau publier librement, tout comme les autres journaux.
Il se heurte à une concurrence furieuse dans une société seulement partiellement alphabétisée mais exposée à une liberté totale.
Son public étant composé de petits paysans, le média écris s'avère peu adapté.
Tandis que le MLC a profité du chaos pour réquisitionner les infrastructures radios, les cédant à l'armée ou les vendant à ses partisans.
Les crieurs du SSP s'avèrent être le seul moyen pour le petit journal de survivre à la libéralisation rapide du marché.
Ce qui l'inféode encore d'avantage au Syndicat.
Son style devient de plus en plus grandiloquent durant la période 2012 à 2015, faisant dans le spectacle et la contestation à outrance.
Le SSP est alors dans une logique d'affrontement face au Directoire et même face à la République :
Les Accords secrets de Pâsindal l'ont spolié de toute chance d'une représentation politique officielle proportionnelle à sa popularité.
Le Paysan Furieux est la voix qui dénonce chacun des aspects négatifs de la République, notamment sa corruption et son népotisme croissants.
Mais aussi la politique agressive d'industrialisation, le capitalisme sauvage et ses victimes :
Des paysans sans terre, affluant par centaines de milliers dans la misère des villes puis gobés par les usines ou rejetés sur les routes vers l'exil.
Ce style précis sera peu efficace et souvent moqués par les familles citadines plus éduquées, qui rallieront le PSR ou le PNM.
Mais il séduira largement la paysannerie et les hordes de nouveaux ouvriers issus des campagnes.
Ils aiment l'imagerie simple et les arrangues des crieurs qui donnent une cible à leur frustration :
L'oligarchie de fer, les investisseurs étrangers, les grands clans de la capitale, la mondialisation libérale, la Pax Pelabssa...
Parce qu'il est si efficace avec la paysannerie, le style du Paysan Furieux sera abondamment copié par les Services Spéciaux Wapongais.
Notamment au Viek Kiong, où le MRNV adopte un ton similaire pour sa propagande dans les villages, les tracts et à la radio.
Une once de sophistication est toutefois introduite, laissant tomber la rhétorique marxiste au profit d'une socialisme patriotique.
Le Paysan Furieux, en solidarité à l'Eran, dénoncera cette manipulation.
À l'époque aucune réelle solution concrète n'est offerte par le Syndicat en alternative aux critiques de la société que formulent le Paysan Furieux.
Mais, dès le début 2016, les réformes internes au Syndicat lui permette d’accroître son emprise locale, au détriment de la centralisation.
Le Paysan Furieux est alors l'une des seules manières pour le Syndicat de parler d'une seule voix aux travailleurs et paysans.
Une position qui vaudra un gain d'influence à son rédacteur au sein du Syndicat, le hissant au sein du Comité Politique.
Aujourd'hui, le Paysan Furieux reste un hebdomadaire tiré à un peu plus de 500.000 copies par édition.
Il est lu (et surtout entendu) par un public estimé à 5 millions, en partie grâce à une version électronique relayée à l'attention des étudiants.
Cela en fait le premier média du pays.
Son rédacteur actuel, Huan Chou, est aussi le Premier Délégué de Runkâ, alias District 81.
Il est également en charge du Corps Auxiliaire de Prêcheurs de la Milice Syndicale.
Et est considéré comme le N°5 du Syndicat, derrière Xi Fu, Shansi, Sergio Vargas et Duan La.
Posté : dim. juil. 14, 2013 12:24 pm
par Johel3007
Organisation
Les Centres Éducatifs
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Il a toujours existé au Wapong des structures villageoises ou locales prenant en charge la formation littéraire des enfants.
Ce fut une nécessité de tout temps en raison de l'instabilité des gouvernements et du grand nombre d'orphelins laissés par les conflits.
En 2012, l'alphabétisation au Wapong approchait les 93% selon les statistiques officielles alors même que la scolarisation ne dépassait pas 75%.
Mais si ces structures indépendantes et relativement informelles sont suffisante pour apprendre les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul, elles sont très insuffisantes pour offrir une formation standardisée.
De sorte que les possibilités de mobilité sociale pour nombres d'enfants sont relativement médiocres, les enchaînant à une existence de pure subsistance.
En septembre 2012, la République lançait la création de dizaines de Pensionnats Militaires de Sélection visant à absorber les orphelins, fugueurs et autres "bouches en trop" chez les familles pauvres.
Tout ceci sur une base purement volontaire grâce à la promesse d'un toit, d'un repas chaud, d'une protection, d'une éducation et d'un futur emploi.
L'offre fut un succès et résulta, début 2015, en un peu moins de 30.000 enfants extrait des campagnes et bidons-villes.
30.000 enfants qui deviendront les soldats et fonctionnaires de la République et donc, aux yeux du Syndicat, les serviteurs du Grand Capital.
Même si le flot de recrues des pensionnats se réduirait avec les années, il constituerait un sérieux drain sur les populations favorables au Syndicat.
Car rappellons-le :
Le gros des miliciens du Syndicat sont composés de travailleurs peu qualifié ou actuellement sans emploi.
Parmi ceux-là, la majorité sont d'anciens orphelins ou gamins des rues pour qui le Syndicat est devenu une seconde famille.
La précarité, en cela, profitait au Syndicat.
Elle reste importante au Wapong, avec un fossé riches/pauvres béant et des populations entières marginalisées.
Mais elle se réduit lentement à cause justement de ce genre de programmes hors du contrôle du Syndicat.
Lequel, afin de conserver sa légitimité comme le défenseur d'une société plus juste et équitable, se devait d'offrir une réponse propre.
Ne serait-ce que pour limiter le flot de "petits soldats formatés" de la République.
Les Centres Éducatifs sont cette réponse :
Des écoles locales, combinées à des dortoirs et des cantines, financées directement par le Syndicat et gérées avec l'assistance locale des collectivités.
Elles offrent une éducation formelle et orienté vers une polyvalence professionnelle plutôt que vers l'armée ou le service public.
En soit, elles s'inscrivent aussi dans une lutte contre l'enseignement privé semi-subsidié qui prévaut désormais au Wapong.
Beaucoup de Centres Éducatifs respectent le programme de la SNE afin d'en tirer des subsides mais ils enseignent aussi sur un ton nettement plus politisé que des écoles à vocation purement professionnalisante.
Les moyens demeurent toutefois limités au-delà de l'enseignement primaire parce qu'actuellement, au Wapong, la demande d'enseignants est immense pour les filières secondaires et supérieures.
Ce qui entraîne une hausse des salaires face à laquelle même le Directoire et les entreprises ont du mal à suivre la distance.
Le Syndicat, dont le gros des ressources proviennent de contributions venant des couches les plus défavorisées de la population, manque cruellement de moyens dans cette course.
Mais d'un autre coté, chacun des enseignants acceptant un poste dans les Centres Éducatifs est un vrai partisan du socialisme, travaillant par pure conviction de changer la société plutôt que pour son seul salaire.
Moins de 200.000 écoliers sont inscrits dans les centres éducatifs du Syndicat pour le cycle primaire.
Et un peu moins de 50.000 élèves pour ce qui est du cycle secondaire.
En soit, cela représente toutefois l'assurance pour le Syndicat d'avoir un afflux régulier de jeunes recrues dans ses rangs, à tous les niveaux de la société civile.
On comptait, à fin 2020, 2.000 établissements comprenant un personnel de 25.000 employés, qu'il s'agisse d'instituteurs, enseignants ou autres.
Les Centres Éducatifs travaillent en étroite collaboration avec le Corps Auxiliaire de Prêcheurs de la Milice Syndicale.
Ceci afin d'assurer une endoctrinement correcte et respectueuse de l'idéologie communiste mais aussi afin de repérer les éléments les plus prometteurs dès le plus jeune age.
Certains établissements, plus strictes et mieux financés, disposent de moyens plus importants à tout les niveaux pour l'encadrement des futurs piliers du Syndicat.
La responsable des Centres Éducatifs est Maï La, cousine de Duan La et considérée comme la N°6 du Syndicat.
Elle travaille en étroite collaboration avec Huan Chou, responsable du Corps Auxiliaire des Prêcheurs et de la rédaction du Paysan Furieux.
Ainsi qu'avec Duan La, son cousin, responsable du Corps Auxiliaire des Instructeurs et, indirectement de la milice syndicale.
Posté : jeu. févr. 27, 2014 11:13 pm
par Johel3007
Organisation
La Banque Alimentaire Syndicale
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La nourriture est et restera sans doute toujours une denrée précieuse au Wapong, en grande partie car même les merveilles de l'ingénierie agronomique et du génie génétique ne peuvent compenser la pauvreté naturelle des sols qui, déjà maudits par une terre pour ainsi dire morte, voient leur humus lessivé par des crues aussi massives qu'irrégulières.
Le problème est commun à l'ensemble du Sud-Est du Makara et a depuis toujours été pour ses habitants une source de grande misère et de grande inventivité, poussant les royaumes d'antan à chercher leur fortune par l'artisanat et le commerce là où des nations plus chanceuses se complaisaient dans l’opulence de leurs greniers à riz.
Aujourd'hui, grâce à son industrie, le peuple Wapongais parvient à offrir au reste du monde des denrées assez intéressantes que pour autoriser l'importation en masse de nourriture et si le pays n'est pas autonome sur le plan alimentaire, il dispose d'une sécurité alimentaire honorable, chaque habitant ayant une moyenne de 2.500 kilocalories par jour.
Une amélioration massive comparé à la situation d'il y a à peine dix ans, où le chiffre dépassait à peine les 1.000 kilocalories par jour.
Comme le Directoire aime à le dire, la famine est un fléau qui fait partie du passé et que la République ne connaîtra plus.
Chaque jour, les cargos venant des quatre coins du monde apportent de quoi nourrir plus de 10 millions de personnes et repartent chargés de biens manufacturés et de minerais variés.
Mais cette apparente prospérité est trompeuse, d'abord parce qu'elle est fragile, dépendante qu'elle est du commerce international et donc des bonnes relations de la République avec quantité de pays... et ensuite car elle est inégalement répartie.
La moyenne de 2.500 kilocalories ne reste qu'une moyenne et, dans un pays où le fossé socioéconomique est parmi les plus larges de la planète, cela signifie que le contraste est assez violent d'une région à l'autre.
Ainsi, les 11 Districts de la capitale sont littéralement submergés par une nourriture abondante, fraîche et bon marché, débarquée des navires étrangers à hauteur de plus de 10.000 tonnes quotidienne.
Mais plus on s'éloigne des lumières de Wapong-City, plus la diversité et l'abondance se réduisent, alors même que le prix monte en flèche.
Au cœur des campagnes des régions montagneuses du Nord, la population dépend entièrement de sa propre maigre production et l'idée d'acheter de la nourriture importée est ridicule :
Le simple fait de la faire transporter par camion depuis l'une des villes fluviales jusqu'aux villages triplerait le prix, lequel est déjà très élevé pour des familles dont le labeur traditionnel ne peut facilement se monnayer.
Chaque année, la famine pousse ainsi des milliers de familles paysannes à abandonner leur existence rurale pour offrir leurs bras aux manufactures des villes, où le confort est plus accessible et meilleur marché.
Mais même au cœur des villes, se nourrir correctement n'est pas chose aisée pour tous, la paie des travailleurs les moins qualifiés étant relativement uniforme à travers le pays... alors que le prix des aliments ne l'est pas.
Le Syndicat pour la Solidarité Paysanne a très tôt cherché à résoudre le problème des famines chroniques au Wapong.
La première solution et la plus évidente fut de chercher à accroître la productivité à l'hectare des différentes collectivités rurales, ceci dans le but de fournir une production locale et donc économiser sur le transport, véritable gouffre à ressources humaines dans un pays où les routes goudronnées et les véhicules étaient fort rares voici encore cinq années.
Meilleure irrigation des champs, mécanisation du travail, usage d'engrais chimiques, sélection des semences, sécurisation du stockage, formation en agronomie des paysans, spécialisation du travail entre les différentes familles et autres techniques furent appliquées afin d'accroitre les rendements.
Cela eu son succès mais, comme déjà expliqué, la technologie a ses limites.
En parallèle, le Syndicat fit usage aussi de distributions de nourriture gratuite ou bon marché issue des donations ou ventes à bas prix que proposaient les nations socialistes comme le Kirep.
Le grain, les fruits et les légumes ainsi obtenus permettaient de soulager la misère du quotidien de nombreuses familles mais ces distributions n'avaient pas pour vocation d'être une solution à long terme à la source du problème.
Il s'agissait d'une simple arme politique destinée à gagner les faveurs des classes paysannes et ouvrières en agitant la promesse d'une table toujours pleine grâce à la compétence du Syndicat, sans préciser comment cette table serait remplie.
[img]http://s4.postimg.org/mzibbxsql/Nepal_Distribution_Riz_PAM_1.jpg[/img]
Le concept débuta de manière assez basique, avec des miliciens du Syndicat qui se rendaient sur les docks en camions (ou à vélo... voir même à pieds) pour y recevoir des sacs de blé fraîchement débarqués de cargos du Kirep avant de les emmener vers les villages, où la distribution se faisait de manière assez désorganisée, l'objectif étant d'avantage le message électoral que l'efficacité objective.
Mais à mesure que l'ampleur des efforts augmenta, la nécessité d'une meilleure organisation s'imposa, tant dans un soucis d'efficacité que de transparence, la corruption et le népotisme gangrenant les équipes chargées des convois alors même que le Syndicat dénonçait ces excès chez ses adversaires politiques.
Les premières banques alimentaires virent le jour de manière discrète et organique, naissant par le simple processus de croissance naturelle des collectivités rurales et urbaines.
Elles gèrent l'achat, le stockage, le transport et la distribution de la nourriture dans les différentes collectivités, appliquant un seul prix au niveau national auquel ne s'ajoute qu'une faible majoration pour les régions les plus isolées, destinée avant tout à décourager les bénéficiaires de revendre la nourriture qui leur est pour ainsi dire offerte.
Elles sont fédérées en une seule grande Banque Alimentaire Syndicale depuis la fin 2022, dans un effort pour accroître l'efficacité de l'effort contre la famine tout en augmenter l'unité solidaire entre collectivités.
La nourriture provient, bien entendu, d'importations et de dons étrangers mais aussi, de plus en plus, de la production nationale des collectivités, dont les surplus sont comptabilisés au niveau national et ensuite répartis dans les collectivités en déficit alimentaire.
Ces dernières ne paient pas pour la nourriture qu'elles reçoivent mais la Banque Alimentaire Syndicale garde un compte précis qui autorisera le Syndicat à exiger des faveurs dans le futur, que ce soit en biens, en nourriture ou en main d'oeuvre.
Ces services font eux-mêmes l'objet d'un marché assez complexe et encore assez désorganisé où la Banque Alimentaire Syndicale sert d'intermédiaire entre les différentes collectivités.
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Une partie des dettes, notamment celles des collectivités urbaines, sont annulées par un paiement en devises issues des salaires que les travailleurs perçoivent au sein des entreprises dans lesquels ils sont employés.
Les devises en question servent à financer l'achat de nourriture importée.
Quant aux services dû par les collectivités rurales en déficit offre au Syndicat d'énormes ressources humaines bon marché si besoin, au point que le terme de "bataillons affamés" a déjà été utilisés pour décrire ces hordes de paysans travaillant gratuitement pour rembourser une nourriture reçue à crédit.
En somme, le système a été comparé d'une part au Service Civil pour son caractère mobilisateur et d'autre part au servage féodal, où les serfs devaient fournir une corvée en échange de droits et protection.
Le fait est que les bataillons affamés sont une forme collectiviste du Service Civil prôné par la Ligue National Capitaliste.
Ils n'ont pas une base aussi volontariste et sans attache mais se veulent moins abusifs sur le plan social en cela qu'ils n'exploitent pas autant la détresse humaine immédiate, les travailleurs concernés remboursant ici l'équivalent d'un emprunt alimentaire octroyé antérieurement plutôt que de simplement travailler pour simplement survivre quotidiennement sans autre perspective d'avenir.
La Banque Alimentaire Syndicale utilise une large partie des services pour assurer justement le transport, stockage, distribution, sécurité et entretien de ses denrées, ceci à un prix acceptable.
Mais en dépit de tous ses efforts, la Banque Alimentaire Syndicale demeure un projet qui ne peut fonctionné de manière complètement autonome.
Entre ses greniers, ses magasins, sa flotte de camions et autres éléments d'infrastructure nécessitant un entretien, elle dépend de subsides octroyés par le Syndicat et de donations de nourriture issue de l'aide internationale.
Elle est parfois critiquée en interne, notamment par les collectivités urbaines des grandes cités le long du fleuve Wa, où la nourriture est déjà bon marché et qui acceptent difficilement de payer pour un service auxquels elles n'ont jamais recours.
Les partisans de la Banque Alimentaire Syndicale opposent à cet argument le fait que l’existence d'un marché collectif de services permet aux collectivités manquant d'autres commodités que de la nourriture de les obtenir à bas prix.
Il s'agit en soit là d'un possible prototype pour l’émergence d'une économie socialiste parallèle et donc une construction d'un modèle communiste non-autoritaire qui serait pleinement fonctionnel et compétitif.
Depuis 2023, la Banque Alimentaire Syndicale est dirigée par Zhao Sheng, grand adversaire du consumérisme capitaliste et vainqueur des élections dans le District 73.
Il est considéré comme le n°7 du Syndicat.
Posté : sam. mars 28, 2015 8:55 pm
par Johel3007
Idéologie et doctrine politique
Socialisme Volontaire
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Le socialisme volontaire est une notion qui a émergé suite à la "seconde vie" des mouvements d'inspiration communiste au début des années 2010. Il se définit lui-même comme une des possibles voies qui rendraient possible l’émergence d'une société communiste mais qui, contrairement à la majorité des autres voies proposés, ferait son possible pour demeurer aussi peu autoritaire que possible, espérant ainsi séduire durablement les masses ouvrières et paysannes et les convaincre des bienfaits de la société qui serait construite pas seulement à travers l'objectif final visé mais à travers la douceur de l'existence quotidienne. Il se fait l'avocat de la construction d'un "socialisme par le bas" via la création de cellules locales économiquement autonomes qui, en prouvant leur capacité à offrir abondance et justice à leur population sans restreindre leurs libertés, convaincraient les travailleurs de former leurs propres cellules. La confédération informellement organisée par ces cellules verrait l’émergence progressive d'un marché mutualiste fermé autorisant des économies d'échelle qui augmenteront l'efficacité (et donc la prospérité et les moyens d'actions) de chaque cellule tout en la mettant peu à peu à l'abri des prédations capitalistes (attaques par l'influence économique dans un but d'asservissement de la force de travail par la finance) et féodales (attaques par l'influence martiale dans un but d'asservissement de la force de travail par la violence).
Dans la mesure du possible, le socialisme volontaire encourage cette confédération à voir le jour de manière légale dans les territoires où les cellules s'implanteraient, en fonctionnant avec les structures politiques et sociales existantes mais en construisant peu à peu une administration parallèle informelle qui permettrait à terme de s'émanciper sur les plans économiques et judiciaires en vue de finalement remplacer le gouvernement local qui, plutôt que d'être renverser par la force, serait simplement saboter via une infiltration via une subversion de ses cadres par des moyens légaux suivie d'un parasitage de ses ressources détournées vers les cellules aux membres bien plus intègres puis d'un sabotage progressif des secteurs n'ayant pu être parasités avant, enfin, avec l'aide des travailleurs ralliés et organisés au sein de la confédération, de faire cession, profitant de la paralysie d'un gouvernement exsangue pour asseoir une gouvernance de fait qui cimentera ensuite la voie à une légitimité populaire.
En vue de décourager les actions musclées du gouvernement contre la confédération, le socialisme volontaire encourage l'organisation de milices prêtes à mener une guérilla locale visant à assassiner les agents les plus visibles et influents du gouvernement afin de persuader la population de l'incapacité du gouvernement à diriger une zone où les cellules auront su s'implanter. Si la légitimité du gouvernement n'est pas à remettre en cause à ce stade, la guerilla vise à le pousser à renoncer à certaines mesures ou, au contraire, à lui faire durcir ces mesures jusqu'à ce qu'elles deviennent impopulaires avec les habitants locaux, ralliant ceux-ci à la confédération.
Syndicalisme proactif, mutualiste et autonomiste
Les syndicats tels qu'ils ont évolué dans les démocraties socio-démocrates se rapprochent à bien des égards des guildes et corporations moyenageuses, en cela qu'ils visent à défendre des privilèges ("acquis sociaux", "accès à la profession", "droits du travail",...) réservés à leurs affiliés. Mais ce faisant, ils cessent progressivement de contester le système politique en place car ils dépendent de celui-ci, de son monopole de la violence, de sa légitimité politique, de son influence judiciaire et de sa redistribution fiscale pour garantir les privilèges en question. Ainsi, les syndicats dans leur forme moderne ne sont souvent que des institutions à vocation populiste plutôt que populaire : ils s'érigent en défenseurs d'une classe de citoyens, refusent tout changement social nuisant à ses citoyens, militent en faveur de changement favorables à ces citoyens, sans considération pour les effets secondaires sur la société dans son ensemble et sans aucune intention d'en assumer la responsabilité de ses effets car, après tout, ils ne gouvernent pas.
Le socialisme volontaire dénonce cette attitude comme contre-productrice car elle est génératrice des pires travers moraux parmi les affiliés qui, satisfaits de jouir de privilèges matériels sans avoir à assumer la responsabilité de la gouvernance de leurs vies, cessent de souhaiter une société meilleure et fonctionnelle car celle-ci demanderait souvent le sacrifice de certains des privilèges que leur accordent leurs maîtres féodaux et capitalistes sous couvert "d'acquis sociaux". Le socialisme volontaire affirme que, si la lutte pour les acquis sociaux est bonne à court terme pour améliorer l'existence des travailleurs et fidéliser une base politique nécessaire à des actions plus ambitieuses, elle est contre-productrice lorsqu'elle s’institutionnalise car elle fait perdre de vue aux travailleurs leur objectif ultime : l'érection d'une société morale où l'oppression économique et martiale de certaines familles sur d'autres serait absente et où, de ce fait, la distribution du pouvoir politique effectif serait équitable.
La confédération de cellules locales est appelée syndicat dans la mesure où il en remplit les missions originelles : mutualisation des risques entre travailleurs par le biais d'une collectivisation d'une partie des richesses obtenues, organisation politique des travailleurs en vue de faire front solidairement face à l'oppression légale ou illégale, coopération économique en vue d'offrir aux travailleurs un accès facilité à une large série de services et biens via une limitation des intermédiaires inutiles (aussi bien privés que publics), de leurs marges et commissions.
En cela, le syndicat a pour mission d'être l'équivalent de l'organe exécutif d'un gouvernement parallèle puis, à terme, du gouvernement socialiste volontaire. Il est composé d'une administration dont les dirigeants sont élus parmi les représentants proposés par les différentes cellules (aussi appelées collectivités) et dont les employés sont recrutés sur base du mérite, notamment via un examen qualificatif si possible ou, en cas de manque de candidats, par une cooptation politique directe d'un dirigeant. Les dirigeants et employés du syndicat, étant des exécutants, n'ont pas de voix politique durant leur mandat. Ceci est compensé par une rémunération solide visant à les mettre à l'abri des corruptions les plus basiques.
Si chaque cellule peut théoriquement se passer du syndicat pour exister, elle contribue à financer ce dernier car son existence apporte un gain d'efficacité en ouvrant une série de services et biens bon marché ainsi qu'en élargissant l'ampleur des moyens qui peuvent être concentrés sur un seul problème : là où une seule cellule frappée par l'oppresseur ou par un autre désastre ne pourra compté que sur quelques centaines de partisans motivés, le syndicat peut rassemblé des dizaines de milliers d'hommes, compter sur un réseau d'infiltrés au sein de plusieurs institutions publiques et lever des fonds dépassants très largement l'épargne d'une seule cellule.
Le syndicat se doit toutefois de tout faire pour que chaque cellule puisse exister de manière autonome, ceci afin que chaque cellule puisse être la base de la reconstruction d'un nouveau syndicat si jamais celui-ci est détruit ou corrompu par les forces d'oppression.
Autoritarisme national, démocratie directe locale
Le socialisme volontaire veut rallié par l'exemple plutôt que par la coercition. Il est conscient qu'une population ou un individu forcé d'accepter une autorité politique ressentira cette autorité politique et fera son possible pour organiser une autorité politique locale paralèlle. Cette certitude vient du fait que c'est ce que le syndicat lui-même cherche à réaliser pour cette raison exacte : insatisfaits de la gouvernance nationale qu'ils subissent car en état de minorité démographique et de faiblesse économique, les adhérants du socialisme volontaire cherche à s'auto-gouverner localement en vue de infiltrer, parasiter puis saboter le gouvernement national. Cela implique de rallier à lui progressivement et volontairement les masses en les convaincant d'abord des bienfaits que l’existence quotidienne au sein du Syndicat peut leur apporter et ensuite du caractère obsolète et redondant du gouvernement officiel, dont la gestion est inefficace, coûteuse et injuste.
Néanmoin, en dépit de ses bonnes intentions et de son caractère volontariste affiché, le Socialisme Volontaire reconnait que, dans certains cas, la violence et l'intimidation sont nécessaires à garantir la survie et la progression de ses idéaux. Ainsi, il adopte les travers souvent reprochés aux capitalistes par leurs détracteurs : exécutions extrajudiciaires, propagande mensongère et autres actions musclées ou perfides sont jugées acceptables. Il n'est pas le seul mouvement socialiste à légitimiser l'usage de la force au service de la révolution communiste. Il est toutefois l'un des seuls à lui poser des limites objectives rationnelles :
Dans la mesure où le socialisme volontaire a pour projet non pas de renverser les civilisations capitalistes et féodales mais de les rendre obsolètes en se construisant au sein même de leur giron, il se doit de jouer selon leurs règles. La règle de base d'une société féodale ou capitaliste est le droit à la propriété, lequel découle soit d'un troc financier ou d'un droit héréditaire, lesquels assoient leur légitimité sur l'exercice de la justice et de la loi pour protéger cette propriété. Le socialisme volontaire estime donc que toute propriété ou droit de possession légalement acquis au sein d'une telle société peut être défendu en faisant usage de la force s'il est contesté par des moyens illégaux ou extrajudiciaires.
Il y rajoute l'idée que l'intimidation ou la destruction de biens sont des moyens parfaitement acceptables d’accroître la propriété et les droits de possession d'une collectivité, même s'ils sont jugés illégaux par le gouvernement officiel. De telles actions doivent toutefois être entreprises uniquement à l'encontre d'individus ouvertement hostiles au Syndicat et aux collectivités, uniquement dans la mesure où la responsabilité légale des auteurs peut être aisément déniée en justice et uniquement par les agents du Syndicat qui, en tant que représentant de la volonté commune des collectivités, en fait sa mission. En cela, le socialisme volontaire légitimise le "terrorisme d'état" car, si les actions réalisées sont illégales du point de vue des lois de la nation, elles sont sanctionnées par les collectivités et donc directement par le peuple.
Cette sanction politique populaire est un élément important : un Syndicat qui ferait un usage excessif d'actions illégales attirerait rapidement l'attention du gouvernement contre lui, contre les collectivités et contre les travailleurs, dont les familles risqueraient les pires persécutions sans que cela soit forcément nécessaire. Un tel Syndicat perdrait rapidement les faveurs des collectivités qui finiraient par ne pas renouveler le mandat des dirigeants du Syndicat ou par faire sécession.
Le cas de la sécession est spécifiquement adressé : une cellule ou collectivité socialiste volontaire n'a pas à faire partie du Syndicat. Le socialisme volontaire rejette l'idée de nation, estimant que le communisme étant appelé à s'étendre au monde entier et à unifier l'humanité sous une même bannière, il ne peut y avoir de frontières, territoires ou autres délimitations géographiques visant à définir une aire d'influence et de non-influence du Syndicat. Celui-ci a le droit d'agir partout mais ne peut se réclamer comme l'unique autorité politique nulle part. Une collectivité peut ainsi coexisté en marge des autres collectivités, que ce soit en termes fraternels ou simplement dans une ignorance polie et respectueuse. Si son modèle de gestion démocratique local a beaucoup de succès, elle finira par inspiré les autres cellules à adopter ce modèle et, à terme, influencera indirectement le Syndicat de telle manière que celui-ci affichera une politique qui sera favorable à la collectivité en question et poussera celle-ci à rejoindre le Syndicat.
Cette évolution organique des doctrines appliquées localement par les partisans du Socialisme Volontaire est supposée être un contrôle à l'étendue et la dureté de l'autoritarisme du Syndicat et donc une garantie du maintient de la démocratie directe.
Fraternité entre les hommes et abolition des divisions artificielles
La notion de "nation" est toutefois intégrée par le Socialisme Volontaire en tant que corps social unifié plutôt qu'en tant qu'élément géographique et politique : la "nation socialiste volontaire", c'est la confédération des collectivités, avec l'ensemble de leurs familles et de leurs propriétés, indépendamment de la légitimité politique accordée à cette confédération par les nations reconnues. La notion est importante car elle s'écarte en cela du national-communiste tel que très largement adopté en Alméra par dérive du kirovisme, tel que pratiqué dans le reste du monde par mimétisme et opportunisme politique des dirigeants communistes eux-mêmes... ou même tel que pratiquer par l'URCM. Le socialisme volontaire n'a ainsi pas à construire une rhétorique nationaliste limitée à un peuple (eranéens, lychakiens, kirkstanais, rostovs,...) puis, en vue d'étendre son territoire, prétendre être LE seul représentant communiste légitime d'un groupe ethnique plus large (slaves, makirans, vicaskindiens, zanyanais...). Pour lui, l'Humanité doit transcender la notion d'ethnie, de peuple et autres barrières artificielles créées précisément par les gouvernements des civilisations féodales pour légitimer leur emprise de jadis sur les populations selon la stratégie de "diviser pour mieux régner" en vue de l’émergence d'une classe sociale dominant un cartel politique transcendant lui-même les frontières des "nations géographiques et ethniques qu'il a lui-même contribuer à créer. Là où le Syndicat n'est pas une autorité politique reconnue, sa légitimité d'action sur un territoire est son droit à y défendre les familles et les biens de ses collectivités. En sommes, il s'agit du droit à l'autodéfense organisée, un droit vu comme "naturel plutôt que légal" et donc indépendant d'une autorité politique.
Posté : dim. mars 29, 2015 2:18 pm
par Johel3007
Idéologie et doctrine politique
Néokirovisme
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Pour beaucoup d'adeptes du communisme, les grandes figures historiques sont révérées comme des dieux vivants, en droite ligne avec le culte de la personnalité dont ils firent l'objet de leur vivant, ceci alors même que l'idée d'un culte de la personnalité mettant un individu au-dessus des autres ou encourageant à révérer autre chose que la nature humaine elle-même était fortement découragée par l'idéal communiste initial. Cela est vrai pour de nombreux courants, y compris pour les kirovistes eux-mêmes, incapables de faire évoluer (ou même de comprendre) leur propre idéologie sans la guidance de son créateur. Si le kirovisme était le courant communiste le plus populaire jusqu'au début des années 2010, les atrocités commises ouvertement, sans justification ou remord, par l'Union des République Kirovistes de Rostovie a porté un coup fatal à la crédibilité morale de Kirov et de ses adeptes partout hors de la Rostovie. Toutefois, les thèses kirovistes n'ont pas entièrement été abandonnées car même un arbre malade aujourd'hui peut avoir donner naissance à de bons fruits jadis. Ces thèses, souvent fortement révisées, ont donné naissance aux multiples néokirovismes à travers le monde.
L'une de ces thèses, pourtant née directement des dogmes de la Main Noire, est assez populaire au Makara : la notion pessimiste que, puisque les hommes sont trop imparfaits, trop égoïstes, trop orgueilleux, trop individualistes et trop moralement faibles que pour se voir confier la gouvernance de leurs frères, il faut confié cette gouvernance à une entité supérieure, imperméable aux failles auxquelles l'Humanité est si vulnérable.
Cet Être Suprême, souvent cité dans nombre d'ouvrages comme une parabole pour une présence divine préexistante ou pour un idéal auquel l'Humain doit aspiré à se hisser, est pris ici dans son sens le plus littéral et pragmatique par les néokirovistes. Les dieux n'existent probablement pas et, s'ils existent, leur bienveillance pour les mortels semble trop faible que pour pouvoir compter sur eux. Il s'agit donc de créer un dieu pour régner sur l'Humanité en arbitre suprême à l'objectivité impartiale et infaillible.
Le néokirovisme théorise que les récentes avancées scientifiques en matière de sensibilité numérique, intelligence artificielle, biotechnologie, cybernétique... devraient déjà être suffisante à la création d'une "sentience synthétique" qui, couplée avec une capacité de calcul et d'analyse égale à celle des meilleurs superordinateurs et à une infrastructure de collection de données suffisamment large, pourrait effectivement mener à l’émergence d'un Être Suprême omniscient à même de régner et gouverner l'Humanité avec efficacité et justice. Au sein des néokirovistes adhérant à cette thèse, on distingue toutefois deux courants :
D'abord, ceux pour qui l'Être Suprême est un moyen vers une fin, laquelle serait la société parfaite envisagée par Kirov malgré les évidentes erreurs de jugement et les excès que celles-ci l'ont poussé à commettre. De leur point de vue, malgré sa supériorité intellectuelle, l'Être Suprême demeurerait un simple juge, un arbitre charger d'analyser les informations qu'on lui fournirait et de formuler la meilleure action possible pour chaque cas. Il importe pour eux que l'Être Suprême demeure sous contrôle et sans moyen d'action directe. Sa conscience doit resté enfermée, uniquement capable d'analyser et de conseiller. Si son autorité morale sera absolue, son autorité légale restera nulle, les hommes se réservant le droit d'être les intermédiaires entre la "machine supérieure" et les "machines inférieures", évitant ainsi le scénario de singularité technologique qui ôterait à l'Humanité sa part d'humain.
Ensuite, il y a ceux, minoritaires, qui désirent embrasser l'Être Suprême comme une véritable divinité et le laisser gérer l'avenir de l'Humanité et, pour ce qu'il en sera alors, de l'Univers tout entier. L'Homme ne peut, selon eux, vivre sans mystique dans son existence. Hélas, ayant déjà lever le voile des mythes nés de l'ignorance et de la superstition de ses ancêtres, il se retrouve dans la position peu enviable de connaitre le monde sans forcément le comprendre. Il ne peut se fabriquer de nouveaux mythes car son intellect développé le poussera à leur chercher une explication rationnelle qui finira à nouveau par les abattre. L'Homme moderne a besoin de titans dont il peut révéré la perfection et, faute d'avoir maintenu l'illusion de l’existence de ceux dont il rêvait, il lui faut à présent concrétiser ces rêves et bâtir lui-même les idoles qu'il vénérera avec crainte et admiration. De leur point de vue, l'Humain n'a rien de sacré et, si réellement inférieur dans sa forme actuelle, il se doit de changer ou de disparaître, ses composantes matérielles servant alors de terreau fertile au succès d'espèces mieux adaptées à la survie dans son sens le plus absolu. De leur point de vue, la singularité technologique est désirable car elle sera le test ultime pour l'esprit humain, la dernière bataille à remporter qui élèvera l'Humanité vers une nouvelle condition transcendant l’existence telle que nous la connaissons ainsi que ses limites biologiques. l'Être Suprême est une fin en soit, une forme de vie avec laquelle chaque humain fusionnera.
Culte de la machine et totalitarisme technologique
Pour les néokirovistes, indépendamment de leur objectif final, sont caractérisés par un haut degré de scepticisme à l'égard de leurs confrères humains, qu'ils soient ou non kirovistes et sans considération pour leurs compétences connues ou même pour leur droiture morale passée. Pour eux, la chair est faible et l'esprit humain encore plus, susceptible de trahir du jour au lendemain tout ce en quoi il croit si son instinct lui offre une motivation suffisante. Chercher à réformer l'humain par la coercition est jugé inefficace et souvent contre-productif. Comme démontrer par de nombreux chercheurs, le renforcement négatif est une pression qui doit demeuré constante, sous peine de voir des années d'effort détruits en quelques semaines. Ensuite, ceux chargés d'assurer la pression coercitive étant eux-mêmes humains, ils sont hautement susceptibles d'abuser de leur position d'autorité pour améliorer leur quotidien, que ce soit en opprimant leurs frères pour des raisons personnelles ou en acceptant des faveurs pour être moins vigilants. Même les plus moralement intègres des cadres et dirigeants des partis communistes ont prouvé qu'ils pouvaient commettre de lourdes erreurs par excès de zèle, par fanatisme ou par simple orgueil (ex : le délire messianique de Kirov et Terrienkov).
La machine, par opposition, est vue comme l'exécutant parfait, infaillible car dotée d'une précision mathématique dont la seule limite est sa programmation... laquelle peut aisément être altérée en cas de découverte d'une erreur. L'Humain doit aspiré à cette perfection en s'émancipant de sa subjectivité et de sa conscience de soit pour faire place à une conscience collective objective, où les objectifs du groupe transcendent l’existence individuelle. Parvenir à cela par la seule volonté est reconnu et accepté comme impossible, d'où la nécessité d'un garde-fou technologique toujours plus omniprésent qui, couplé à un encadrement de chaque instant des mœurs, permettra de créer un environnement où la pression coercitive sera impossible à échapper et où le comportement désiré deviendra une seconde nature.
L'Être Suprême n'a pas à être attendu comme un messie d'acier et de silicone mais doit être construit par des hommes de chair et d'os pour qu'ils réalisent eux-mêmes leur propre salut. Cela implique un processus progressif où la surveillance, initialement réalisée à 100% par des humains, sera peu à peu automatisée jusqu'à ce que les jugements eux-mêmes puissent être rendus en temps réel par la machine avec un degré de certitude satisfaisant, laissant aux humains un rôle de simples exécutants de la parole divine de l'Être Suprême. La divergence entre néokirovistes vient ensuite du caractère infaillible ou non de cette parole : les adeptes de la singularité technologique sont en faveur de la suivre aveuglément en ayant foi en la machine pour élever l'humanité vers la phase suivante de son évolution... tandis que les opposants à la singularité traitent l'Être Suprême avec la même méfiance que n'importe quel être humain, estimant qu'un simple outil ne doit pas avoir pouvoir de vie et de mort sur son créateur.
Ascétisme, rationalisme et légalisme
Si le kirovisme et son culte de la machine ont pu s'implanter facilement au Makara, c'est avant tout en raison de certaines valeurs traditionnelles fortement présentes sur ce continent : l'ascétisme a longtemps été révéré comme une vertu par les philosophies orientales et l'idée même que l'individu doit vivre une existence modeste, se fondre dans le groupe et ne pas chercher à briller seul mais bien à servir la collectivité a sonné comme une rhétorique bien connue par les populations. De même, le légalisme, philosophie politique prônant l'adoption de lois inflexibles aux punitions sévères et accentuant l'obéissance stricte à la hiérarchie, a été adopté en Eran, en Roumalie, au Kaiyuan et dans les différents royaumes pendant des siècles comme un moyen de garantir d'une part l'autorité du souverain, la loyauté des subordonnés et le respect de la loi par les sujets. Si les effets sur la moralité furent désastreux en raison du manque de communication, l'ère numérique offre clairement des moyens de changer cela.
Enfin, si le rationalisme est vu surtout comme un produit de la pensée Alméranne, il a le mérite d'être pragmatique.
Le néokirovisme, se construisant ainsi sur les valeurs traditionnelles, encourage chaque citoyen à vivre une existence modeste, à ignorer autant que possible ses propres désirs, à obéir à ses supérieurs et à agir selon la logique plutôt que selon ses pulsions, rejetant l'instinct de préservation individuel afin de garantir le succès du groupe. Les économies ainsi réalisées sur quantité de commodités et services jugés superflu permet de rediriger les énergies humaines vers des projets jugés plus productifs pour le collectif. Cette vie quasi-monastique ne convient bien entendu pas à tous et c'est la raison pour laquelle le néokirovisme est partisan de la mise en place d'un système de surveillance des individus jusque dans leur intimité la plus privée, éliminant ainsi le risque de duplicité et achevant tout risque de trahison des idéaux par l'application de punitions sévères en cas d'infractions constatées. La dénonciation est institutionnalisées selon des lignes hiérarchiques claires, pour minimiser les actes jalousie ou d'arrivisme, selon un axe en trois dimensions, évitant ainsi la création de réseaux népotiques, et selon un principe de secret : chaque citoyen doit en surveiller spécifiquement trois autres.
Si le caractère extensif et redondant de cet appareil sécuritaire interne peut sembler outrageusement bureaucratique et donc inefficace, il est assumé qu'avec l'essor de bases de données de plus en plus performantes, la moindre information pourra être mise en relation avec les autres de manière automatique, facilitant le traitement d'abord par la hierarchie puis par l'Être Suprême à terme.
Avec un programme aussi "réjouissant" à court terme, il n'est toutefois pas étonnant que les dirigeants du Syndicat se méfie des néokirovistes et que le nombre d'adeptes ouvertement affichés de cette idéologie ne soient qu'une minorité très réduite. On comptera toutefois Maï La et Sergio Vargas
Posté : lun. mai 25, 2015 10:53 am
par Johel3007
Idéologie et doctrine politique
Conquête par le Peuplement
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La plupart des guerres modernes ont avant tout visé à imposer la vision politique d'une organisation pour une région. Il n'est souvent pas question de toucher aux populations civiles, qui sont vues comme des victimes collatérales dans les affrontements entre nations, peu désirables car ces civils sont de futurs citoyens pour l'envahisseur. Électeurs offrant une légitimité politique à un gouvernement ou simples contribuables alimentant le budget d'une tyrannie, ils sont une ressource sans laquelle le territoire conquis a beaucoup moins de valeur. De plus, en vue de ne pas s'attirer l’opprobre de la communauté internationale, il convient de montrer des efforts sincères pour protéger ces civils lors du conflit et limiter au maximum les exactions qu'ils auront à subir contre leur corps, leur dignité, leur liberté d'opinion, leur liberté d'expression et leur propriété.
Tout cela est bien sûr une foutaise utopiste digne d'un autre monde où une puissante démocratie à la culture emprunte de valeurs humanistes et individualistes imposerait une paix relative à travers un monde n'aspirant qu'à un développement économique serrain et à l'élimination des autocraties corrompues et autres "démocraties populaires" ratées.
Dans le monde qui est le nôtre, les nations socialistes ont popularisé le concept de conquête par le peuplement, estimant qu'il était plus simple d'éliminer une population native aux idées contaminées par l'influence capitaliste plutôt que de chercher à convaincre une telle population (et donc indirectement le reste du monde) du bien fondé du socialisme.
Dans le monde qui est le nôtre, fort peu de nations se sont insurgées quand le Sionving socialiste a fait massacré l'ensemble des natifs d'Eussie... et aucune n'a réagit. Plusieurs nations ont activement soutenu les purges ethniques du "Makengo Libre" et du "Negerlann", blâmant souvent un camps par intérêts en oubliant l'horreur de l'autre.
Que dire des gigantesques massacres et déportations en Eran, en Rostovie, au Turriïvostok, au Levnetan, au Finnherland, en Icario, en Nueva Esperanza, en Éone, en Libertie, en Albion, en Kasovie, au Viek Kiong, au Pelabssa... chaque fois afin de se débarrasser d'une population locale gênante car moins docile et trop "différente" que celle du glorieux État-Nation socialiste monolithique où les minorités, si elles existent et sont parfois respectées sur papier, sont progressivement éliminées au profit d'une ethnie unique, d'une culture unique, d'une langue unique, d'une religion unique, le tout accepté en bloc par une population patriote, docile et laborieuse.
Dans le monde qui est le nôtre, la stratégie de la "conquête par le peuplement" fonctionne car elle est acceptée par ceux qui l'utilisent mais surtout par la majorité des nations qui n'ont pas (encore) eu à la subir. Et si la Main Noire a pu participer à une certaine prise de conscience, les crises qui suivirent son déclin montrèrent que cette étincelle de moralité ne fut qu'éphémère. En Cécopie, le noir tue le blanc pour lui prendre sa terre, avec le soutien enthousiaste des jaunes, des blancs et des cuivrés. Au Tarnosia, on complote encore et toujours la mise à mort de millions de vicaskindiens pour s'approprier toujours plus de terres pour la masse miséreuse grouillante qui vit dans la péninsule. En Cabalie-Nord, on évince peu à peu les non-arabes au profit d'arabes venu du Barjebal, de Tarnois et d'Eranéens. Au Pelabssa, après avoir laisser l'ours rostov faire le ménage, ce sont les jaunes et les slaves qui se ruent pour squatter les anciennes cités des 100 millions de Pelabssiens désormais en exil ou au paradis.
Une stratégie qui fonctionne est une bonne stratégie. Si le Syndicat a quelques réticences à faire un usage aussi direct de la stratégie de conquête par le peuplement que certains le firent jadis, il l'a déjà appliqué à plus petite échelle pour chasser certains paysans de leurs terres et en installer d'autres, plus loyaux, dans le but de raffler le District lors des élections. Mais certains envisagent d'en faire un usage plus étendu et systématique, au point d'avoir véritablement théoriser la stratégie de conquête par le peuplement.
Logique de base
Notre vision politique de la société est la bonne mais requiert une absence de compétition aussi bien nationale qu'internationale pour s'épanouir car, si elle est la plus juste sur le plan humain, elle n'est pas la plus efficiente sur le plan socioéconomique, ce qui tendra à créer un fossé entre notre nation et le reste du monde en ce qui concerne le développement technique et le bien être matériel. De même, notre vision politique nécessite d'importants sacrifices personnels à court terme en vue d'être implanter, ce qui est une sérieuse menace pour la réussite du projet en encourageant une émigration clandestine vers le reste du monde. Pire, certains pourraient choisir de s'opposer à notre vision politique par des moyens violents.
Pour ces raisons mais aussi en raison des différences de religions, de langues, d'ethnies, de coutumes et de valeurs morales entre notre population et le reste du monde, étendre notre vision politique sur seule base de son mérite sera extrêmement difficile et sous-entendra le passage par des phases de conquête et de coercition qui auront un coût humain important. Dans la mesure où les civils des régions conquises seront nôtres de toute façon, il importe peu qu'ils meurent en nous soutenant ou en nous opposant car cela reste une perte sèche pour notre nation. Remplacer la perte de civils par la perte de soldats peut semblé une bonne idée sur le plan de la communication mais il n'y a en soit aucune différence sur le plan démographique alors qu'il y a un sérieux désavantage à procéder ainsi sur le plan purement militaire. Pire encore : adapter notre stratégie de conquête en vue de préserver des vies civiles ralentira considérablement la conquête en question, augmentant donc les coûts logistiques, et augmentera aussi le coût humain pour nos armées car les possibilités de faire usage de notre pleine puissance de feu seront drastiquement limitées en vue d'éviter des dégâts civils collatéraux.
Puisque des pertes humaines sont inévitables lors d'une conquête, que la préservation des populations civile des régions envahies entraînera des délais plus long et des coûts matériel et humains plus importante et que les civils des régions conquises seront de toute façon peu enclin à se rallier à notre vision politique, il semble bien plus simple d'éliminer de l'équation les populations civiles, voir même d'activement les chasser ou les tuer avant d'ensuite laisser notre croissance démographique agir naturellement pour permettre le repeuplement des zones conquises.
Dans la mesure où une telle attitude résulterait en une aliénation radicale de notre nation par le reste du monde, une mesure de discrétion est nécessaire à notre survie à court et moyen terme. Mais comme cette hostilité sera de toute façon présente tant chez les autres nations que parmi les populations civiles réfugiées chez elles, il est préférable de ne pas offrir à nos ennemis des ressources humaines additionnelles. Voici pourquoi l'extermination des populations civiles des régions conquises est une nécessité : chaque homme ou femme qui s'échappera formera un foyer où grandira la haine de notre nation en même temps qu'une nouvelle génération plus nombreuse partageant cette haine. Une stratégie qui contribue à créer plus d'ennemis qu'elle n'en élimine n'est pas une bonne stratégie. Voici pourquoi l'extermination est préférable à l'exil.
Cette logique d'extermination doit être vue dans un spectre plus large : il nous faut assuré que les pertes humaines du reste du monde dépassent leur croissance démographique naturelle, en vue de faire progressivement agonir le reste de l'Humanité. Notre vision politique s'étendra donc à une population unique, loyale car proprement endoctrinée sur plusieurs générations, dont les nombreux enfants contribueront à repeupler les régions que nous aurons nettoyé de leurs précédents habitants. Par cette stratégie, notre vision politique s'imposera à l'Humanité car nous serons les derniers humains debout. Cet objectif peut être accompli brutalement ou progressivement, par des opérations à une échelle mondiale ou par des opérations à l'échelle purement régionale.
L'expérience de l'URKR a démontré que les tentatives brutales à l'échelle mondiale étaient une horrible idée : les centaines de millions de morts commis par les rostovs sur une période de 10 ans via un déploiement de puissance de feu astronomique ont ruiné leur nation et n'ont pas même pas réussi à compenser la croissance démographique mondiale qui, en deux ans à peine, a compenser pleinement le résultat d'une stratégie qui a éliminer politiquement la nation qui l'a entreprise.
En comparaison, les exterminations brutales à l'échelle régionale menées par le Sionving, l'Eran et le Tarnosia ont montré plus de succès mais ont également nécessité un déploiement important de moyens et causer un rejet diplomatique massif de la part du reste du monde, créant plus d'ennemis qu'elles n'en ont éliminé. Mais elles furent un succès dans leur objectif principal : dépeupler des régions en vue de leur repeuplement par une population loyale.
Le plus grand succès demeure toutefois la méthode Lochlannaise de dépeuplement progressif à une échelle régionale. Les nations précédemment citées pouvaient se permettre une stratégie brutale car leurs cibles étaient ridiculement inférieures en nombre sur le plan démographique, facilitant en soit le repeuplement. Mais le Lochlann n'a jamais eu le même genre d'avantage démographique radical... et pourtant, il a dépeuplé avec succès le Makengo, pour ne citer qu'un seul exemple. La réaction mondiale fut un outrage limité mais sans conséquence et il a finalement fallut voir l'URKR lui-même intervenir selon la même logique mais avec un avantage démographique écrasant pour que l'entreprise Lochlannaise échoue.
Aucune extermination progressive à l'échelle mondiale n'est connue mais, si elle est en court, il s'agit d'un échec pour l'instant, la population mondiale augmentant rapidement et sans réelle disparité régionale. Nous devons en conclure que tout reste à inventer dans le domaine.
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Rationalisation idéologique
La conquête par le peuplement est l'aboutissement de la pensée national-communiste tel qu'envisagée initialement par Kirov avant qu'il ne s'écarte et trahisse la révolution au profit d'idéaux réactionnaires chrétiens et préfère le principe de charité, c'est à dire un rapport de force entre individus, à celui de solidarité, qui est une relation symbiotique entre individus. Elle est le cheminement logique du Kirovisme : puisque nous ne pouvons convaincre que difficilement le Peuple de se rallier à nos idéaux et puisque nos ennemis peuvent facilement convaincre le Peuple de se rallier aux siens, il convient de ne pas gâcher ni des ressources ni du temps à convertir une population qui nous échappera à jamais dans ce qui n'est qu'un conflit idéologique d'attrition. Nous avons un modèle à imposer à l'Humanité pour son propre salut. Ce modèle est pour l'Humanité, entité éternelle et destinée à de grandes réalisations, par pour les humains, créatures éphémères et individuellement faible tant physiquement que moralement.
Dans la mesure où nous préparons l'arrivée d'un Homme Nouveau guidé par un Être Suprême, les anciens hommes ne doivent être vu que comme un moyen vers une fin et, à ce titre, doivent être gérer comme une ressource similaire à n'importe quelle autre. Lorsqu'une récolte est contaminée, on ne perd ni temps ni ressources à la sauver : on brûle le champ afin que d'autres ne soient pas atteint par la maladie puis on replante sur les cendres fraîches.
Lorsque que l'acte accuse, le résultat excuse. Le résultat visé ici est une Humanité libérée de la concurrence capitaliste et disposant de plus d'espace qu'elle ne peut raisonnablement exploiter, lui offrant ainsi tout un écosystème où elle pourra se reconstruire sur des bases vierges. À défaut de pouvoir procéder en deux phases (guerre mondiale exterminatrice + repeuplement progressif par le vainqueur survivant), nous procéderons par étapes régionales, éliminant une à une les nations et leurs populations refusant de se rallier pacifiquement et docilement à notre bannière, gagnant progressivement du terrain et l'occupant ensuite via une politique nataliste exacerbée.
L'Humanité, à partir du lancement de cette stratégie, ce n'est pas l'espèce humaine dans sa totalité mais bien les seuls humains ralliés loyalement à la nation kiroviste et à son idéal national-communiste. Le reste n'est que sous-humanité et branches mutantes destinées à périr pour laisser place aux Hommes Nouveaux. Tout est permis à leur encontre pour l'accomplissement du projet kiroviste.
La stratégie de conquête par le peuplement, si elle n'est qu'un des outils à notre disposition, doit guider nos efforts. Celle-ci passe par quatre phases et vise comme objectif final d'établir une région économiquement viable et politiquement loyale.[/i]
Phase 1 : contact avec un soutien local
La stratégie s'appuyant sur quantités de tactiques propres à la guérilla, un soutien civil local est indispensable pour garantir la logistique opérationnelle des troupes. Sans ce soutien, les troupes se retrouveront isolées mais elles seront surtout à découvert, incapables de se fondre dans la masse humaine en vue d'opérer clandestinement. Hors, cette clandestinité est indispensable dans les premiers mois de l'opération face à n'importe quel nation. Elle garde toute son importance face à une nation plus puissante sur le plan militaire et démographique car une telle nation est susceptible de remporter une lutte d'attrition bien plus facilement si elle est en mesure de localiser son ennemi.
Le soutien local peut mais ne doit pas obligatoirement inclure des éléments combattants. Ces éléments, s'ils existent pourront participer à l'effort dépeuplement dans un cadre de nettoyage ethnique ou religieux mais seront probablement moins motivés à participer à un nettoyage sur des bases purement politiques. Pour ces raisons, il est préférable de les conserver comme des éléments défensifs à utiliser dans une lutte contre les autorités officielles de manière similaire à une guérilla classique. Le succès de ces éléments combattants face aux autorités et le degré d'approbation qu'ils reçoivent de la part du reste de la population locale peut aussi permettre de décider si oui ou non la stratégie de conquête par le peuplement est la plus appropriée.
À défaut de recruter le soutien local parmi la population indigène, un soutien local peut être créé de toute pièce en même temps que la phase 2 sous couvert d'une émigration légale. Une telle opération est toutefois délicate car la plupart des nations sont justement opposées à une immigration trop importante, ce qui réduit l'ampleur du soutien local dont disposeront nos forces et allonge considérablement les délais nécessaire à la création d'un soutien de base suffisant à l'échelle de l'opération.
Phase 2 : infiltration de cadres combattants étrangers
Une fois une base de soutien local établie, des cadres combattants issus des forces armées nationales sont infiltrés auprès des familles composant le soutien local. Ces cadres auront deux missions : former les éléments combattants du soutien local et débuter une politique de terreur dans la région visée, avec pour cible première les représentants de l'autorité légale. L'objectif est de pousser la population locale à contester la légitimité du gouvernement non pas sur son aspect représentatif de la dite population et de ses idéaux mais bien sur base de sa capacité à leur offrir la protection et les autres services découlant des monopoles qui lui sont accordés par la population via la représentation politique. Une population peut aimé son gouvernement sans pour autant l'estimer capable de la défendre. Une telle population ne se rebellera pas forcément mais, si elle le fait, cela créera un élément propice à une guerre civile où nos ennemis s'affaibliront mutuellement. Si elle ne se rebelle pas, la population migrera tout de même progressivement vers des zones où le conflit ne règne pas, contribuant en cela à noyer le gouvernement sous les réfugiés tandis qu'il aura en même temps à mener une guerre contre une insurrection pilotée depuis notre territoire. Il en résultera une situation de chaos dans la région visée mais aussi une opportunité de légitimisation d'une future invasion pour notre nation lorsque celle-ci accueillera une partie des réfugiés, sélectionnant parmi eux ceux qui formeront l'avant-garde visible d'un mouvement sécessionniste.
Phase 3 : invasion et dépeuplement de la région
À mesure que le chaos s'installera, les infiltrations de cadres combattants pourront se faire plus nombreuses et incluront des moyens matériels de plus en plus importants. Les cadres combattants remplaceront progressivement les éléments combattants du soutien local et seront établis sous couverture de retour de réfugiés. Installés sur les terres désertées par les précédents occupants, ils deviendront en soit le soutien local. Sitôt que ce remplacement sera accompli, les efforts des cadres combattants auront un objectif secondaire qui sera une campagne de terreur visant les populations indigènes restantes dans l'objectif de les exterminer si possible ou au moins de les chasser.
Cet effort de dépeuplement initial sera renforcé lors de l'invasion de la région par l'avant-garde indigène sécessionniste, complétée par un large effectif de nos soldats assumant l'identité de rebelles indigènes. L'effort principal débutera alors, repoussant les forces gouvernementales, occupant le terrain, déportant la population indigène, recrutant ceux des indigènes qui désirent l'autonomie de leur région et parquant le reste dans des camps de réfugiés situés sur notre territoire national.
Phase 4 : occupation et repeuplement de la région
Sitôt le territoire occupé, celui-ci sera repeuplé par des volontaires loyaux issus de notre propre population et assumant l'identité des réfugiés accueillis dans nos camps. L'ensemble de l'opération aura lieu sous couvert de nos forces armées et visera à assurer un niveau de peuplement satisfaisant. Sitôt celui-ci obtenu, l'élimination des vrais réfugiés sera possible, discrètement et progressivement, à travers un mélange de fractionnement des réfugiés en petits groupes, dispersions sur tout notre territoire puis élimination par un mélange de travail forcé et de négligence des besoins de base.
Au terme de la phase 4, la région-cible aura été nettoyée de l'ensemble des possibles opposants indigènes et repeuplée par nos éléments nationaux les plus loyaux, préparant la conquête suivante via leur travail de réhabilitation économique de la région, via leur procréation en vue de produire la génération suivante et via l'endoctrinement continu du reste de nos citoyens pour fournir encore d'avantage de cadres combattants lors de la prochaine conquête.
Considérations diverses :
Légitimité de l'intervention :
L'Humain est au cœur de cette stratégie, fournissant le prétexte légitime de l'entièreté de l'opération selon les principes suivants :
- Autodétermination des peuples : une population a le droit à une représentation politique en adéquation avec ses opinions et capable de défendre ses intérêts directs auprès de l'union national dans lequel elle serait politiquement intégrée. Sans cela, il y a absence de communication entre le gouvernement et sa population, ce qui peut être une source de mécontentement. Lorsqu'une population ne s'estime plus représentée ou écoutée par son gouvernement, il est naturelle qu'elle cherche son autonomie ou son indépendance vis-à-vis de ce gouvernement.
- Droits et devoirs souverains : un gouvernement a le droit exclusif à exercer sa loi et les monopoles légaux qui en découlent sur le territoire qui est reconnu comme le sien par les autres nations. Ce droit souverain exclusif découle du fait que la population du territoire accepte de se soumettre à son autorité et qu'il s'engage à accomplir une série de devoirs souverains sur ce même territoire. L'un de ces devoirs est le maintien de l'ordre et la protection des frontières afin de prévenir toute situation de désordre pouvant nuire aux nations voisines ou à leurs populations. Un autre de ces devoirs est d'assurer pleinement et efficacement les services pour lesquels il s'est attribué un monopole légal.
- Monopoles légaux : un gouvernement a le droit légal à l'exercice d'une série de monopoles en vue de garantir à sa population le maintien de l'ordre, de la justice et du bien-être. Les exemples classiques incluent le monopole de la violence, interdisant en cela aux citoyens d'user de violence dans la résolution de leurs problèmes sauf dans quelques cas précis. Le maintien de ces monopoles dépend largement de la capacité de l'État à assurer le service pour lequel il réclame l'exclusivité. Un état incapable de fournir une force de sécurité compétente sur l'ensemble de son territoire ne peut pas s'attendre à voir la population respecter son monopole de la violence car cela les laisserait sans aucune défense contre les criminels qui, eux, ignorent de toute façon la loi.
Un État qui ne peut assurer la sécurité de sa population devra s'attendre à voir cette population prendre elle-même des mesures pour assurer sa propre sécurité. Un État qui ne parvient pas à prévenir le désordre civil sur un de ses territoires devra s'attendre à ce que ses voisins décident de ne plus reconnaître sa souveraineté sur ce territoire. Un État qui n'est plus à l'écoute des besoins et demandes de la population d'un territoire, qui se montre incapable d'assurer les services dont il réclamait le monopole et qui ne peut prévenir le désordre dans ce territoire devra s'attendre à voir la population rechercher son indépendance si elle estime avoir les moyens de s'autogouverner ou, dans le cas où elle n'en aurait pas les moyens, rechercher à se rallier à un autre État plus à même d'assurer le niveau d'autonomie politique, de sécurité et de services auxquels elle aspire.
Nous serons légitime dans notre intervention car les nations ennemies auront été prouvées incapables d'assurer la souveraineté qu'elles réclament et car les populations locales auront demandé notre intervention. Que ces populations locales soient en fait nos citoyens en armes et que la population locale originelle soit morte ou en exil est une considération secondaire car l'état de fait réel sera un territoire peuplé par une population désirant quitter un État pour rejoindre le nôtre. La seule alternative au respect de ce choix pour l'État en question sera un conflit avec la population du territoire. Cette population désirant rejoindre notre État, nous aurons le choix entre l'abandonner à un massacre au nom du respect des droits souverains d'un État incapable de remplir ses devoirs souverains et sourds aux demandes de sa population... ou intervenir pour protéger cette population pour faire respecter ses droits à l'autodétermination.
Repeuplement et natalité :
Au vu de l'effort de dépeuplement initial, de l'effort de repeuplement qui suivra et des moyens humains importants que cela sous-entend, nous ne pourrons envisager une telle stratégie que dans un contexte où notre propre natalité demeurera importante, fournissant un ample surplus de population pour alimenter l'effort de repopulation.
Si la croissance naturelle venait à faiblir, il appartiendrait à l’État de prendre les mesures suffisantes à la maintenir en vue de fournir à la nation les armes humaines nécessaires au triomphe de nos idéaux et à l’expansion du modèle national-communiste kiroviste sur l’ensemble du globe. Ce n’est qu’une fois cet objectif final atteint qu’un abandon des politiques natalistes sera envisageable car la logique de concurrence entre États aura cessé d’être, remplacée par une simple logique de maintien du monopole de l’autorité de l’unique et omnipotent État, elle-même ensuite remplacée par la volonté de l’Être-Suprême, elle-même à terme transcendée par la volonté collective des Hommes Nouveaux.
À court terme, cela signifie favoriser des naissances en nombre via un programme offrant un large spectre de services aux familles, services dont la croissance sera exponentielle pour chaque enfant supplémentaire dans chaque famille. Un service de pensionnats publics pourra même être mis en place en vue d’encourager les familles à enfanter même lorsqu’elles n’ont pas le désir d’avoir trop d’enfants sous leur toit. Cela s’inscrirait dans la logique kiroviste de prise en charge totalitaire de chaque aspect de la vie du citoyen, étendant la responsabilité de l’État en matière d’éducation.
Dépeuplement et réfugiés
L’accueil de larges masses de réfugiés sur une base récurrente sous-entend l’existence d’une structure permanente à la taille et aux moyens adaptés à cette mission. Cela implique la création d’une division spécialisée au sein des forces armées afin de pouvoir faire échapper les opérations à l’observation de toute instance civile ou internationale. Il sera aussi nécessaire de mettre en place de procédures encadrant les opérations de terreur initiale, le rassemblement et le transport des réfugiés vers notre territoire, l’organisation du réseau de camps d’accueil, de triage, de recrutement, de travail et d’extermination. Une telle organisation devra être pensées pour représenter un poids minimum sur l’État et un apport réel à l’effort de guerre, une partie des réfugiés étant destinés à rallier les rangs d’un mouvement sécessionniste dont l’existence, le soutien populaire et les succès légitimeront notre intervention finale.