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Posté : jeu. mars 28, 2013 3:01 pm
par Johel3007
<center>Parti Nationaliste Makiran (PNM)

[img]http://img710.imageshack.us/img710/8332/321z.png[/img]

</center>

Résumé :
  • Fondation : 1962
  • Idéologies : nationalisme, panmakiranisme, libéralisme
  • Leader : Li Fu
  • Membres : 140.000 (2014) 200.000 (2017)
  • Popularité : 15,48% (2012) 30,20% (2017)
  • Sièges à l'Assemblée Citoyenne : 9 / 81 (2012) 23 / 81 (2017)
  • Forces armées : 2.000 miliciens
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Historique

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Idéologie et doctrine politique :

[url=http://www.simpolitique.com/post152453.html#152453]Le Panmakiranisme (1)[/url]
Discours fondateur du Parti Nationaliste Makiran
Rapide introduction au Panmakiranisme
Le Panmakiranisme dans l'Histoire
Le Panmakiranisme aujourd'hui

[url=http://www.simpolitique.com/post159764.html#159764]Le Panmakiranisme (2)[/url]
Premier Peuple et Grand Ancêtre
Grand Peuple
Le Mandat des Cieux
Bureaucratie Céleste
L'Île-Continent
Barbares
Confédération des Peuples

Posté : ven. mars 29, 2013 11:25 pm
par Johel3007
Organisation

Association pour la Promotion de la Supériorité du Grand Peuple

[img]http://img208.imageshack.us/img208/9343/fista.png[/img]

L'APSGP est une association citoyenne agissant en coulisse dans un but de propagation des idéaux panmakirans.
Son action a surtout été ciblée sur le Wapong mais elle est également visible dans d'autres pays, comme le Raksasa, le Shmorod et le Kaiyuan.
Elle agit rarement directement au premier plan, ayant appris d'expérience que tenir un discours franc de supériorité raciale tend à attirer l'hostilité.
Mais elle soutient des initiatives citoyennes à but social, culturel, sportif ou économique qui, par leurs actions, facilite la diffusion indirectes des idées.
Son action est orientée sur trois axes :

Le financement, qui consiste en la recherche de nouveaux sponsors et l'entretient de la communication avec les anciens.
Cet aspect représente une large partie de l'activité.
En partie car, au-delà du simple aspect monétaire, c'est la diversité des sources de financement qui est privilégiée.
Ceci afin de ne pas être asservi à un seul mécène.
Il n'en demeure pas moins que la majorité des revenus de l'association proviennent de quatre entreprises majeures :
YummiCorp, Feramine, Ironic et MAC.
Toutes les quatre sont des propriétés de la JP Kanton Bank, une banque de l'Empire du Raksasa.
Elle-même contrôlée par la Famille Chen, dont les membres font partie de l'élite oligarchique issue de la libéralisation du Sionving.

Le recrutement, qui consiste à aborder des associations citoyennes afin de repérer les individus susceptibles d'offrir un soutien humain à l'association.
Il s'agit souvent de rapport informel avec quelques membres ou directeurs d'associations citoyennes réceptifs au message panmakiraniste.
La combinaison de convergeance idéologique et de besoin financier pour leurs activités associatives contribue à sceller une coopération.
L'APSGP, en échange de son soutien financier, obtient un certain pouvoir de décision dans les actions de l'association.
Cela va d'une implication indirecte légère jusqu'à une implication directe dans la nomination du personnel.
Lequel est invariablement membre du PNM.
L'association poursuit ses activités normales et réalise son but premier.
Mais elle devient une plateforme pour la diffusion de la propagande panmakiranne et le PNM est indirectement associé à ses succès.

L'information, qui consiste en une propagande active via les associations précédemment recrutées à la cause.
Il s'agit ici de se tenir informé des différents événements et actions planifiés par les associations et d'y inclure une communication efficace.
Affichage plus ou moins discret de drapeaux du PNM.
Présence de lobbyistes ayant pour but de convaincre des sponsors.
Prospectus et Goodies variés associés au PNM.
Discours d'introduction politisés tout en cadrant avec l’événement.
Utilisation du personnel de l'association pour toucher directement le public.
Vente de livres de Lee Ku Han et autres penseurs panmakirans.

Le nom de l'APSGP lui-même est peu ou pas utilisé.
On lui préfère celui du PNM pour des questions d'image public et d'uniformité :
L'APSGP n'agit pas pour sa propre gloire mais pour le triomphe du panmakiranisme.
Ce triomphe implique d'assumer un rôle modeste au profit du "Parti" qui devient de facto l'institution visible pour le public.
Peu importe que, contrairement à l'APSGP, le "Parti" soit chaque fois une entité purement nationale et non continentale :
Il porte le nom de PNM au Wapong.
Il est le premier parti du pays, dominant le Directoire grâce à une alliance de circonstance avec la LNC.
Il est le PNP au Kaiyuan.
Il siége au Conseil Impérial et entretient des liens étroits avec le parti nationaliste impérial et avec le parti régionaliste Muka Surin.
Il porte le nom de PIS au Shmorod, où il a rallié la minorité makiranne de la province de Yu-Fen.
Il est intégré au Parti Conservateur au Raksasa, parmi les factions extrémistes pro-empereur.

Ce fait est concordant avec l'idée de la confédération des peuples du panmakiranisme :
L'unification de l'Île-Continent doit se faire sans pour autant dissoudre les identités ethniques et culturelles de chaque peuple.
Car le Grand Peuple n'en est que plus riche dans sa multitude.
Toutefois, ce fait est un sérieux frein à l'action même de l'APSGP :
La loyauté des cellules locales est souvent divisée entre le parti national et l'association.
Ce qui peut poser des soucis lorsque les intérêts nationaux (et donc électoraux) vont à l'encontre des intérêts du panmakiranisme.
Cette tendance tend toutefois à se réduire à mesure que la domination de Jiyuan sur le continent s'affirme.

Posté : sam. mars 30, 2013 12:30 am
par Johel3007
Organisation

Les Jeunes Citoyens

[img]http://img838.imageshack.us/img838/2628/chengguanyouth9.jpg[/img]

Les Jeunes Citoyens sont la branche "junior" du PNM.
Elle répond au besoin du PNM d'assurer le renouvellement et l'expansion de ses rangs dans le temps.
Ainsi que de gagner la loyauté de la future génération de citoyens en lui exposant les bénéfices des valeurs véhiculées par le panmakiranisme.
Cette volonté exista dès 2012 mais resta largement décentralisée et surtout désorganisée [url=http://www.simpolitique.com/post170589.html#170589]jusqu'à la fin 2019.[/url]
Les Jeunes Citoyens virent le jour à cette date comme une tentative par le PNM de structurer les milices et les gangs de jeunes qui y sont liés.
L'organisation des Jeunes Citoyens se compose deux aspects :
Les "Oncles" et les Jeunes Citoyens eux-mêmes.

Les "Oncles" sont des moniteurs sélectionnés parmi les miliciens du PNM selon des critères de charisme, pédagogie, loyauté et expérience.
Leur mission est de former un cadre de supervision vers lequel les Jeunes Citoyens peuvent se tourner pour trouver guidance et aide.
C'est en tout cas le message officiel diffusé dans sa forme.
Dans les faits, les Oncles forment une milice paramilitaire sur laquelle les Jeunes Citoyens se greffent tel une force auxiliaire.
Un [url=http://www.simpolitique.com/post170056.html#170056]programme assez souple[/url] a été défini par le PNM pour définir les grandes lignes de l'encadrement.
Mais les détails pratiques sont laissés largement à l'appréciation des Oncles, chaque groupe d'enfants étant différent.

Le travail des Oncles va de pair avec l'APSGP.
Cette dernière, via sa branche de recrutement, approche les écoles.
Et s'assure que directeurs comme enseignants encouragent leurs élèves à rejoindre la cellule locale Jeunes Citoyens.
De même, de par ses liens avec de nombreuses associations sportives et culturelles, elle permet la mise en place de partenariats.
Les associations y trouvent une source de financement et réalisent leurs objectifs de diffusion sportive et culturelle vers la jeunesse.
Tandis que les Oncles bénéficient du personnel et des infrastructures des associations pour renforcer leur embrigadement de la jeunesse.
Il en va de même pour le lien avec quantité d'entreprises et syndicats locaux.
Lesquels peuvent trouvés un avantage dans une main d'oeuvre bon marché ou dans une protection supplémentaire.
Une relation symbiotique qui contribue à rallier les masses en présentant le PNM, en tant qu'institution, comme une force positive.

Les Jeunes Citoyens en eux-mêmes sont organisés en cellules d'une centaine de jeunes.
Chaque cellule est supervisés par trois Oncles-Lieutenants et un Oncle-Capitaine.
Les jeunes en eux-mêmes sont divisés par catégorie d'age en 3 pelotons.
Chaque peloton est supervisé par un Oncle-Lieutenant.
Puis est divisé en plusieurs sections de 10 à 12 jeunes, chacune dirigée par un "Frère-Sergent" qui est le jeune le plus âgé de la section.
Chaque Frère-Sergent reçoit un téléphone portable afin de rester en contact avec la hiérarchie en cas de soucis.

La majorité des activités visent à occuper les jeunes de manière constructive :
Activités sportives, éducatives, artistiques, professionnelles...
Mais aussi une formation politique et martiale, visant à développer un esprit de corps selon des lignes idéologiques précises.
Cela inclut, par exemple, l'étude des principaux peuples et monarchies du Makara.
L'Empereur Siman tient une place importante dans cette étude.
Son règne y est présenté comme une renaissance pour son pays.
Et comme la première étape vers un age d'or continental.
Mais les autres monarchies ne sont pas en reste : elles sont souvent utilisées pour offrir un contraste traditionaliste.
Lequel est présenté comme une ancre nécessaire pour ne pas perdre son identité face au progrès, positif mais potentiellement aliénant.

Les Jeunes Citoyens de plus de 15 ans sortent de cette structure et sont généralement guidés vers d'autres mouvements selon leurs capacités :
Associations étudiantes, milices politisés, mouvements syndicaux,...
Ceci avec l'idée que leur formation politique de base est achevée et qu'ils ont la maturité suffisante pour se passer d'un encadrement permanent.
Il s'agit donc de spécialiser leur futur rôle et de leur faire gagner en autonomie afin qu'ils puissent servir au mieux le PNM dans le futur.

Le panmakiranisme est une idéologie politique mais n'a pas réellement de doctrine.
Le PNM emprunte donc beaucoup à son allié, la LNC, pour l'organisation pratique de la société.
Cela est vrai pour les mouvements de jeunesses, où les deux partis ont trouvé une convergence d'intérêt.
À la fin 2026, on comptait un peu plus de 1,35 millions de Jeunes Citoyens, prêtant officiellement allégeance à la République.

Posté : lun. mars 24, 2014 2:41 am
par Johel3007
Organisation

L'Oligarchie de Fer

[img]http://s27.postimg.org/5txzzkvur/WA_ore_mining.jpg[/img]

Bien que n'étant pas fondamentalement panmakiranne en elle-même, la clique d'industriels et hommes d'affaires divers connus sous le surnom d'Oligarchie de Fer a montré un intérêt croissant pour le parti nationaliste comme un rempart politique contre la concurrence.
Si le libéralisme est bon et bien pour tout capitaine d'entreprise qui se respecte, il est trop idéaliste pour quelqu'un dont l'objectif est le profit pur plutôt que l'excellence.
Celui-là cherchera d'avantage une forme de "capitalisme protectionniste" comme il fleurit en Alméra sous le nom d'ordoéconomisme, maintenant un ordre social rigide où quelques familles conservent le monopole du pouvoir économique via une combinaison d'artifices légaux qui empêche la concurrence de s'implanter.
Dans ce milieu-là, le capitalisme héroïque est mort. Seuls dominent des conglomérats largement statiques dans leur structure et partage du marché.
Une entreprise bien établie n'a plus à craindre la ruine car elle travaille en étroite association avec d'autres géantes, elles-mêmes formant un puissant soutien au gouvernement... dont les membres sont souvent issus des familles mêmes des dirigeants d'entreprise.
Largement néfaste à l'innovation, contraire aux principes de progrès par la compétition libre et honorable défendus par le libéralisme, un telle système demeure toutefois efficace quand on considère son objectif :
Maintenir au pouvoir ceux qui l'ont mis en place.

Pour ces raisons, les ingénieurs, architectes et hommes d'affaire qui soutenaient Nute Fan durant la révolution se sont, sitôt leurs services récompensés par le rachat à bas prix de mines et usines, tourner vers des politiciens plus à même de leur offrir cela.
Le Parti Nationaliste Makiran clâme haut et fort sa haine et méfiance envers les étrangers, particulièrement envers les non-makirans et les communistes.
Il y a les raisons issues de la philosophie romantique et eugéniste d'un Grand Peuple Makiran descendant d'une civilisation commune glorieuse et devant se préserver de la corruption génétique et culturelle des barbares... qui est un discours à l'attention des jeunes intellectuels en manque de repère et des masses plébéiennes en mal de boucs émissaires pour leur maux et d'idoles à vénérer.
Et puis il y a les raisons plus pragmatiques :
Si les Almérans et autres étrangers sont maintenus loin du Wapong (et du Makara), cela signifie qu'ils ne seront plus en état de faire concurrence aux industries du Wapong... et surtout donc de faire concurrence aux familles wapongaises qui dirigent ces entreprises.
Un monopole légal qui devient, en soit, un capitalisme d'état où le gouvernement n'est qu'un associé d'une classe bourgeoise rigide et jalouse de ses privilèges qui, lentement, devient une noblesse d'argent.
Une société infernale sur le plan du pur idéalisme... mais hautement désirable sur le plan purement individuel si l'on est assuré de faire partie de l'élite dirigeante.

L'Oligarchie de Fer réunit une centaine de clans et un peu plus de mille familles qui, ensemble, dirigent différents niveaux et domaines du secteur secondaire wapongais.
Cela passe d'abord par les matières premières avec, bien entendu, le fer et l'étain mais ce secteur est lentement éclipser par celui des aciéries et autres manufactures de l'industrie lourde, lesquelles fleurissent d'autant plus avec la militarisation de la société amorcée en 2022.
Loin d'un MLC qui encourage une mobilité sociale par l'effort et l'innovation ou d'une LNC qui encourage une coopération harmonieuse entre les citoyens, l'Oligarchie de Fer se fiche du reste de la population et n'a qu'un seul programme politique :
Maintenir (ou si possible accroître) son pouvoir, son influence et son opulence matérielle par l'élimination des menaces intérieures et extérieures.
Les concurrents sont souvent éliminés avant de pouvoir gravir les échelons mais ceux qui y parviennent quand même trouvent une place confortable au sein même de l'Oligarchie, souvent via un mariage visant à rapprocher les clans.

La guerre du Viek Kiong est une fantastique opportunité pour l'oligarchie car, si cette entreprise s'avère coûteuse en apparence, elle ne l'est pas pour l'oligarchie elle-même.
Le coût de la guerre est payé par le gouvernement et si les récentes mesures prises par le Directoire PNM-SSP ont mis en place un régime fiscal plus contraignant, le gros des recettes viennent de la planche à billets.
La guerre est donc surtout payée par la population à travers l'inflation et la baisse radicale de son pouvoir d'achat tandis que ses salaires évoluent peu ou pas.
En parallèle, les dividendes perçus et les salaires perçus par les membres de l'Oligarchie sont convertis en $RAK ou en or, quand ils ne sont pas utilisés pour acheter à bas prix des terres ou logements à des familles wapongaises en détresse.
Ces dividendes sont spectaculaires : le Directoire commande munitions et autres équipements sans compter à la dépense, pariant sur la confiance collective née d'un patriotisme ultranationaliste ne tolérant aucune remise en cause du gouvernement.

Et quelle raison aurait d'ailleurs le bon peuple de questionner ? Leur niveau de vie est meilleur qu'il y a dix ans.
Même si le luxe est largement absent, on mange à sa faim et on a un logement salubre.
Les gosses ne traînent plus en rue après l'école... et d'ailleurs, plus simplement, chaque gosse peut aller à l'école maintenant !!
La liberté est totale en apparence, aucune loi n'empêchant quiconque d'agir comme il l'entend, dans la mesure où cela ne nuit pas à autrui.
On est loin de la misérable dictature kiroviste où les actes et moeurs étaient sans cesse contrôlés et jugés tandis que l'économie était dirigée par une petite clique de politiciens verreux, n'est-ce pas ?
Aujourd'hui, au Wapong, chacun peut devenir milliardaire s'il en a le courage et l'intelligence :
Regardez donc ces fringuants capitaines d'entreprise issus de la méritocratie !!
Regardez les jeunes entreprises pleines d'espoir qui pointent leur nez !!

On oubliera de dire que sous ce verni, la société est plus sombre.
Une société guerrière où les enfants sont embrigadés pour former l'avant-garde d'une police hautement politisée.
Et où les adultes versent leur sueur pour construire une machine de guerre qui n'est, en soit, qu'un écran de fumée destiné à masquer le fait le détournement de la réelle richesse, celle de réquisitionner le temps d'autres êtres humains pour satisfaire ses besoins et désirs variés, entre les mains d'une élite.
Où les autres nations du Makara sont leurrées à envoyer leur propre jeunesse à la boucherie, mal équipée contre un ennemi la massacrera afin qu'elle ne puisse pas être tournée un jour contre le Wapong.
Où le reste du monde est leurré par l'idée d'un Wapong libéral et donc fiable sur le plan commercial, respectueux des accords qu'il signe et désintéressé par le jeu géopolitique des grandes puissances.
Sous les néons de Wapong-City, couverte par le bruit des trompettes militaristes, étouffée par le cri d'une fierté nationale artificielle née de l'insécurité quant à sa propre existance, on oublie la réalité :
Celle d'un pays où l'idéal libertarien se meurt au profit des intérêts particuliers d'une minorité.

Posté : jeu. avr. 24, 2014 10:52 pm
par Johel3007
Organisation

Bureau National d'Investigation

[img]http://s28.postimg.org/6m9v2e0f1/new_world_lee_jasung_rain.jpg[/img]

Le pouvoir politique au Wapong se moque de l'aspect légal. L'Assemblée Citoyenne et les Délégués ne sont que les représentants visibles de diverses factions dont le pouvoir ne découlent pas des urnes mais de leurs ressources économiques, de leur capacité militaire et de leur maîtrise de l'information.
Une bonne dose de soutien populaire aide à maintenir ces trois aspects mais celle-ci n'est pas forcément proportionnel au réel pouvoir de chaque faction.
Si chaque milice, parti, syndicat et entreprise peut compter sur des institutions économiques et paramilitaires importantes, l'aspect du renseignement est souvent moins étoffé.

Le gouvernement dispose des Services Spéciaux, institution devenue tentaculaire aussi bien au Wapong qu'à l'extérieur mais dont l'activité se limite surtout à l'observation passive en vue de maintenir une forme d'équilibre entre les factions et de protéger les intérêts de la République plutôt que d'appuyer le programme politique de ses dirigeants.
Si les Services Spéciaux se mêlaient activement de politique, la guerre civile exploserait à nouveau et rapidement.
C'est aussi la raison pour laquelle il n'y a pas de police nationale au Wapong :
Chaque faction politique protège jalousement ses intérêts, parmi lesquels la capacité exclusive à maintenir l'Ordre Public et à dispenser une forme de justice informelle sur le plan local.
Voir cette capacité menacée par une force de police ayant légalement le droit d'arrêter, blesser ou même tuer et qui serait soumise à une autorité judiciaire centrale est inacceptable pour beaucoup de politiciens wapongais.
Au Wapong, des décennies de guerres civiles et de gouvernements successifs aussi incompétents que corrompus ont rendu méfiant à l'égard des grandes institutions nationales et des monopoles légaux, ceci au point que même les communistes prônent une gouvernance décentralisée et un morcellement du pouvoir.

Cela a le désavantage de laisser, au Wapong, un gouffre béant en terme de collecte d'information objective pour rendre la justice et arbitrer les conflits.
Les milices sont douées pour patrouiller les rues afin de décourager les comportements incivils et réprimer les éventuels flagrants délits.
Elles sont moins efficaces à offrir une justice impartiale face aux délits et crimes moins visibles et immédiats.
Le Bureau National d'Investigation est une tentative par le PNM de créer une force de police qui fera d'avantage que du simple maintien de l'ordre.
Il est la réponse du PNM aux aspirations du petit peuple wapongais à une justice objective et équitable, libérée du népotisme et des intérêts particuliers.

L'idée fut lancée [url=http://www.simpolitique.com/post219676.html#219676]début 2023[/url] à l'insistance de l'Empire du Raksasa.
Durant toute cette longue année, le PNM envoya au Raksasa 200 de ses plus loyaux et brillants membres des Jeunes Citoyens arrivés à l'âge adulte.
L'objectif était qu'ils reçoivent une formation visant à faire d'eux de futurs instructeurs de police, en vue de former les futurs enquêteurs et inspecteurs du Wapong.
En même temps, 50 instructeurs du Raksasa vinrent au Wapong pour superviser la mise en place d'une académie de police, en vue de préparer les infrastructures et procédures de la "machine humaine" où les 200 candidats instructeurs prendraient place pour former quelques 2000 policiers par an. Le projet doit permettre au PNM de se doter des moyens de lutter contre le crime avec une efficacité plus importante que le simple alignement de fantassins. Bien équipés en véhicules, armes et autre matériel, il forme le noyaux sur lequel une force qui, à terme, totalisera 50.000 personnes d'ici 2050.

[img]http://s7.postimg.org/55lmmdewb/Gangnam_cops.jpg[/img]

Ses locaux sont établis à Pâsindal, une ville du centre du Wapong. Si le BNI reste une organisation privée et donc ne disposant pas du background légal d'une véritable force de police, le fait qu'il ait l'appui tacite du gouvernement et le soutien actif des Jeunes Citoyens en fait une autorité "de facto", à défaut d'en être une "de juré". Travaillant comme une gigantesque entreprise de détectives privés mais avec pour seul et unique client le PNM et les Délégués Adjoints qui lui sont acquis, le BNI est un premier pas vers une justice neutre et nationale. Il est divisé en quatre services : les brigades de surveillance, les brigades d'investigation, les brigades d'intervention et le bureau central.

Les brigades de surveillance ont avant tout un rôle de prévention du crime. Elles rassemblent la moitié des effectifs, avec pour objectif à moyen terme d’implanter une brigade dans chacun des districts du pays ainsi que plusieurs brigades en charge de la surveillance des ports, aéroports, gares et grands axes routiers. Elles patrouillent la zone géographique qui leur est assignée, en vue de prévenir les crimes, conflits et actes d'incivilités par leur seule présence. Elles doivent aussi localiser, identifier, ficher, surveiller et documenter les différents groupes, factions, associations disposant d'une force armée organisée ou/et exerçant des activités jugées potentiellement nuisibles pour la République ou ses citoyens, ceci en vue de fournir une base de travail aux brigades d'investigation et d'intervention. Lorsque des activités illégales sont constatées, les patrouilles procèdent à l'arrestation des individus concernés et documentent le crime ou délit en vue de permettre la condamnation de l'individu par le tribunal local. Dans les cas où il est suspecté que l'individu appréhendé puisse avoir connaissance d'autres activités illicites et donc permettre de disposer d'armes légales contre des groupes ou individus nuisibles, son cas est confié à une brigade d'investigation. Chaque brigade est organisée en patrouilles de 3 à 5 agents avec un quartier ou une zone précise. Le personnel qui n'est pas affecté aux patrouilles peut être affecté à n'importe quelle autre tâche jugée nécessaire par le directeur général de la brigade.
À la fin 2026, on comptait 19 brigades localisées dans les districts urbains et 11 brigades pour la surveillance des réseaux de transport, avec un effectif moyen de 100 agents par brigade. Il est prévu à moyen terme (2036) d’atteindre les 81 brigades dans les districts et 44 brigades dans le réseau de transport via la création de 10 brigades par an. L’effectif moyen sera ensuite augmenté pour atteindre 200 agents par brigade autour de 2050

Les brigades d'investigation sont divisées par spécialité plutôt que par zone géographique. Elles s'occupent d'enquêter sur les cas de meurtre, extorsion, contrebande, esclavagisme, corruptions des services publiques, blanchiment d'argent, falsification de documents,... Leur travail est principalement un travail administratif s'appuyant sur les rapports constitués par les brigades de surveillance et par des interrogatoires ponctuels de suspects et témoins convoqués selon les occasions. Il a pour objectif de dresser des liens de cause à effet permettant de rendre apparent la participation d'individus à un crime ou délit sans qu'il n'y ait forcément eu une constatation immédiate des faits. Il permet aussi de mettre à jour l’existence de crimes ou délits qui, faute d'une constatation par les brigades de surveillance, serait resté inconnus.
Comme elle n'est pas limitée à un territoire précis, chaque brigade d'investigation est aussi un pont entre les différentes brigades de surveillance, contribuant à coordonner les efforts et le partage de l'information. Ainsi, en croisant une surveillance géographique avec des enquêtes spécialisées à l'échelle nationale, il est espéré filtrer la majorité des crimes et délits avec succès.
À la fin 2026, elles étaient au nombre de 20 brigades d’investigation d’une centaine d’agents chacune, il est prévu chaque année d’ constituer 6 nouvelles brigades en vue d’étendre le champ d’investigation du BNI, ceci en vue d’atteindre les 152 brigades d’ici 2050. Un niveau hiérarchique supérieur pourra éventuellement être constitué pour coordonner les efforts des différentes brigades d’investigation.

Les brigades d'intervention sont un renfort armé aux autres brigades. Chaque brigade de surveillance active dans les districts est ainsi renforcée par une brigade d'intervention de 20 hommes lourdement armée. Un groupe de brigades d'intervention (au nombre de 21 à la fin 2026) sont aussi à disposition des brigades d'investigation en vue de réaliser des interventions musclées dans les districts ruraux dans le cas où un suspect s'y réfugierait.
Une brigade est divisée en 4 groupes d'intervention de 5 hommes, chacun assurant un service de 6 heures par jour et rappelable si besoin à n'importe quel moment. Ces hommes restent entre eux pour toute leur carrière afin de développer des réflexes et une routine de travail qui, sur le terrain, seront précieux. Leur brigade est toutefois couplée chaque année à une brigade de surveillance ou d'investigation différente.
Il est prévu d’arriver à un total de 370 brigades d’intervention via la création de 15 nouvelles brigades d'intervention chaque année. Cela permettra de faire un parallèle à la mise en place des brigades de surveillances dans les districts ruraux tout en augmentant la taille de la réserve de 5 brigades par an. À terme, la majorité des brigades d’intervention (324) pourront être affectées aux districts, supplantant ainsi progressivement les milices locales. Le reste (46) sera affecté à la réserve mobile des brigades d’investigation, apportant une aide lors des opérations les plus sensibles.

Enfin, le Bureau Central est en charge du recrutement, de la formation, de l’affectation, du paiement, de l’équipement et de la coordination des brigades. Il fournit un service de supervision globale ainsi que quelques facilités logistiques. À la fin 2026, le Bureau Central comprenait 400 personnes, dont 200 instructeurs de police formés au Raksasa. S’y ajoute une cinquantaine de consultants issus des forces de police du Raksasa. La taille de la structure évolue avec celle du reste du BNI.
Actuellement, le gros du travail du Bureau Central vient de l’affectation du personnel. En effet, comme toute organisation au Wapong, le BNI est confronté aux problèmes internes du népotisme, des abus de pouvoir, des détournements de fonds et autres maux typiques de la société légalement dérégulée et moralement décomplexée du Wapong. Une brigade d’investigation, supervisée directement par 3 consultants du Raksasa, est actuellement chargée d’enquêter sur les cas éthiquement problématique, permettant d’accorder théoriquement une semaine à la surveillance de chaque agent. En plus de cette mesure, le BNI procède à la rotation de son personnel entre les différentes brigades sur une base annuelle.
L’objectif de cette rotation est double : d’une part limité le risque de voir des liens se tisser entre les agents et les criminels locaux, ce qui contribue à prévenir l’infiltration du BNI par des factions et empêche les agents eux-mêmes de monter des trafics profitables sur le long terme. Le deuxième objectif, dans un contexte de recrutement rapide et massif, est de transférer des agents expérimentés vers les nouvelles brigades afin qu’ils encadrent les nouvelles recrues. Ainsi, chaque brigade d’investigation et de surveillance ne peut conserver que 30% de ses agents d’une année à l’autre. Le directeur général de la brigade a le choix des agents qu’il conserve mais aucun agent ne peut servir plus de cinq années dans la même brigade au cours de sa carrière. Ce mouvement massif (3.500 personnes en 2027) nécessite une organisation complexe qui est gérée par le BNI, depuis le simple classement du dossier de mutation jusqu’à la location de milliers d’appartements pour accueillir les familles des agents en déplacement.
Pour l'heure, la seule existence d'un tel service est vu comme une petite révolution, en dépit d'accusations (complètement infondées et venant de vils communistes, bien entendu...) qui affirment que l'ensemble du BNI n'est qu'un pion du Raksasa dans sa tentative de projection d'influence et éventuelle annexion du Sud-Makara.