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Posté : mer. mars 13, 2013 4:35 pm
par Rezzacci
La Sérénissime République et le Grand-Duché sont deux nations proches sur bien des points. Restant conscientes qu'une aristocratie et préférable à la démocratie, bien que cette dernière possède des aspects intéressants, les deux pays ont prospéré dans les domaines de la finance stabe et de l'industrie de luxe. Bataillant avec acharnement pour la suprématie sur le marché alméran, elles sont globalement restées au même niveau, tombant dans l'oubli avec la montée des superpuissances libérales.
Mais ce nouveau millénaire semble propice au développement, et Stalagmanque comme le Litzburg sont montées en puissance - locale, il faut se l'avouer - et entendent bien faire leur place dans le monde qui est le nôtre.
Un des adages marchands de la cité levantine est "Si tu ne peux pas te débarrasser de ton concurent, fais-en ton partenaire". Craignant, en effet, que le Litzburg, réhaussé par une affinité tant culturelle qu'historique avec le Saint-Empire, ne s'impose de trop et occulte Stalagmanque, cette dernière prit les devant pour, sinon s'associer, au même se mettre en bons termes avec ce rival assez agréable.
C'est pourquoi un sommet avait été organisé à Stalagmanque pour rapprocher ces deux peuples si différents mais si proches en même temps.
C'était Mercato Parasiti, un vieux diplomate, qui allait mener les négociations. Aucune entrevue n'était prévue avec le Doge, à moins que ce ne soit la Grande-Duchesse qui ne se déplace en personne, auquel cas le premier patricien pourrait accorder une entrevue. Tant de règles abstraites et arbitraires, songea Parasiti, qui allaient étouffer Stalagmanque et la détruire sur elle-même. Mais l'heure n'était pas aux réflexions, mais aux préparatifs.
Attendant sur le quai du Palais des Diplomates, le diplomate regardait sa montre. Si tout se passait bien, dans cinq minutes, le bateau transportant le corps diplomatique litzburgeois ammarera dans le port de Stalagmanque ; là, un vaporetto affreté exprès pour l'occasion les transporteront selon le Grand-Canal jusqu'au Palais des Diplomates, ou Parasiti pourra les accueillir et les faire entre dans le palais, où un orchestre de chambre se tenait prêt à entamer les deux hymnes des deux pays se rencontrant.
Si les enjeux n'étaient pas si importants que ça, Mercato Parasiti prenait chaque rencontre avec frayeur, craignant qu'un quelconque risque diplomatique puisse dégénerer et entraîner la République dans une guerre. Mais bon, il n'y avait pas à s'inquiéter, normalement...
Posté : lun. mars 18, 2013 1:55 pm
par YenSid
HRP: Je vous présente mes excuses pour mon retard très cher, mais une série d'imprévus m'ont détourné de notre cher monde simpoliticien.
Gustav Klein, ministre des affaires étrangères, était impressionné par cette majestueuse cité qu'était Stalagmanque. La seule représentation qu'il en connaissait était une tapisserie monumentale du Palais du Trésor à Litzburg qui représentait la cité, il y a deux siècle.
M. Klein savait que même si les enjeux n'étaient point capitaux pour le Grand-Duché, il revêtait une symbolique qui imposait un certain sérieux. Cependant il ne doutait point que l'issue de cette rencontre ne sera pas un entre-deux, où il repartira avec un partenariat stratégique visant à faire s'imposer les deux anciennes places financières dans ce monde nouvellement redessinait, ou alors il aura posé la première pierre d'un mur qui séparera pour longtemps les banques litzburgeoise de la cité levantine.
Gustav Klein était sorti de sa rêverie par l’amarrage du bateau au quai sur lequel l'attendait un vieux diplomate stalagmantin.
Posté : mer. mars 20, 2013 7:12 pm
par Rezzacci
Enfin, le bateau était arrivé. Parasiti envoya un laquais s'occuper d'ouvrir la portière et de faire descendre le diplomate, tandis que deux licteurs faisaient partir les badauds, et notamment d'éventuels mendiants qui viendraient demander une petite pièce au représentant litzburgeois, ce qui est contraire à toutes les étiquettes.
Le vieux diplomate fut impressionné par la venue du ministre des affaires étrangères. Il était toujours fasciné par cette capacité qu'avaient les ministres des autres pays pour pouvoir être en une multitude d'endroits à la fois, à organiser des rencontres, à parlementer avec des étrangers, et ainsi de suite... Ce n'était pas le travail d'un ministre ds affaires étrangères, mais celui d'un ambassadeur, diplomate, émissaire ! Un ministre, ça reste en son pays pour le gérer et gérer ses relations extérieures.
Mais bon, il faut croire qu'un agenda de ministre des affaires étrangères laisse suffisamment de temps libre pour se déplacer à son aise à l'étranger.
Le premier ministre fut conduit dans le hall du Palais des Diplomates, où l'orchestre de chambre entonna vivement l'hymen litzburgeois, suivi de celui de Stalagmanque. Une fois ce prélude musical achevé, Mercato Parasiti s'avança d'un pas vif et tendit la main au représentant litzburgeois.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=120812045608259815.png][img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/08/12/120812045608259815.png[/img][/url]</center>
Mercato Parasiti
Bienvenue, votre Excellence, je vous souhaite sincèrement la bienvenue en notre belle cité. Je suis positivement ravi de vous rencontrer, sincèrement. J'espère que vous avez fait bon voyage. Veuillez me suivre, je vous prie.
Il emprunta le monumental escalier du hall, invitant son invité à le suivre. Il espérait que le bâtiment produisait sur le ministre l'effet voulu, à savoir qu'il paraissait bien plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. Les architectes avaient été de véritables génies sur ce concept, il faut se l'avouer.
Il se dirigea vers une porte lambrissée en acajou, et fit pénétrer à l'intérieur Gustav Klein. L'intérieur était meublé avec luxe et force fioritures, à la limte du mauvais goût : dorures, tentures, teintures, parures, moulures, peintures... Un gigantesque miroir était accroché au-dessus de la cheminée, éteinte par cette saison, dont le linteau supportait une petite pendulette litzburgeoise. Deux sofas très confortables aux soieries de Roumalie se faisaient face, séparés par une table basse sur laquelle étaient posé un bol contenant quelques fruits, un vase avec des fleurset deux verres destinés aux rafraîchissement.
Mercato Parasiti présenta l'un des deux sofas au ministre avant de s'installer dans le sien.
Mercato Parasiti
Nous serons plus à notre aise pour discuter ici. Désirez-vous un rafraîchissement avant de débuter ?
Posté : jeu. mars 21, 2013 8:30 pm
par YenSid
Gustav Klein avait suivi son hôte dans un bâtiment à l'architecture particulière, l'intérieur semblait beaucoup plus grand que l'extérieur. Ils arrivèrent désormais dans un petit salon très chargé. Le ministre pensa d'abord à une démonstration de richesse, puis remarqua la pendulette litzburgeoise, il comprit alors que tout cela n'avait rien d'hostile, c'était juste la culture locale. C'est avec plein d'humilité qu'il s'assit alors sur le sofa que lui indiquait M. Parasiti.
Gustav Klein
Je vous remercie, je pense qu'un grand verre d'eau minérale me fera le plus grand bien, je dois avouer que le voyage fut long. Pour être honnête, il y a bien longtemps qu'un Litzburgeois ne s'est pas aventuré aussi loin du territoire national.
Posté : lun. mars 25, 2013 10:39 am
par Rezzacci
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=120812045608259815.png][img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/08/12/120812045608259815.png[/img][/url]</center>
Mercato Parasiti
Vraiment ? Eh bien, nous considérons comme un honneur que vous nous faîtes, en faisant de Stalagmanque l'une de vos premières visites à l'internationale depuis longtemps. Nous en sommes flattés.
Il fit un geste discret en direction du laquais se tenant près de la porte. Celui-ci sortit et revint rapidement avec une carafe d'eau minérale - importée, car pour boire l'eau de la lagune, il vaut mieux être un natif.
Mercato Parasiti
Nos deux nations ne sont pas si différentes que cela, en fin de compte. Nous avons, ou tout du moins avions, globalement, les mêmes idéaux, les mêmes politiques, visées et objectifs. Et, autrefois, quand nous étions aveuglés par nos envies de prospérité, nous n'avions pas vu cela comme une force.
Néamoins, nous avons prit connaissance que la nouvelle Grande-Duchesse possède une âme quelque peu... Comment dire ? Progressiste. Oh, je ne dis pas que le progrès est mauvais, loin de là. C'est juste que qui dit progrès, dit changement, et nous aimerions savoir en quoi consistent les changements qui surviendraient suite aux nouvelles politiques de la Grande-Duchesse.
Posté : lun. mars 25, 2013 2:42 pm
par YenSid
Gustav Klein
Des idées "progressistes" vous dîtes? Je pense qu'il est plus avisé de parler de modernisme.
Mais attention, un modernisme matériel, il n'est nul question de revenir sur l'idéologie nationale historique. En cela, nous avons encore récemment réaffirmer notre conviction à lutter contre les idéaux démocratiques au sein de notre population.
Cependant, la population a beaucoup souffert de l'isolement du pays et de la tyrannie passé, et Sa Majesté la Grande-Duchesse souhaite aller à l'encontre de cela. Elle veut à terme établir un niveau de vie digne pour les Litzburgeois.
Posté : mer. mars 27, 2013 6:14 pm
par Rezzacci
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=120812045608259815.png][img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/08/12/120812045608259815.png[/img][/url]</center>
Mercato Parasiti
Un niveau de vie digne est, en effet, ce dont tout dirigeant sevrait se préoccuper pour le bien-être de son peuple. Nous nous refusons de jouer les moralistes, mais nous tenons, une fois de plus, à mettre la Grande-Duchesse en garde contre les dangers de certaines dérives du modernisme.
Mais je suis persuadé que dans sa grande clairvoyance, elle saura discerner avec fiable jugement ce qu'il est bon de garder et ce dont il faut se passer.
En parlant de ligne idéologique... Quelles sont les principales lignes de conduite que compte tenir le Grand-Duché du Litzburg en matière de diplomatie, et sur la scène internationale ?
Posté : mer. mars 27, 2013 10:46 pm
par YenSid
Gustav Klein
Eh bien, comme l'a encore déclaré récemment à la presse la Grande-Duchesse, le Litzburg est une "petit" pays, par la taille de sa population, par son développement économique, et surtout par sa puissance militaire nulle. Il s'agit donc de rester discret et de ne pas croire que la puissance de notre Etat sur notre territoire est transposable à l'échelle ne serait-ce que régionale. Notre objectif est donc d'établir des partenariats politiques stratégique, afin que le moment, le Litzburg puisse faire entendre sa voix et surtout, être écouté.
Coordonnant moi-même cette diplomatie, les mots d'ordre sont la fermeté, notamment face aux régimes libéraux, qui voient dans notre ouverture uniquement l'opportunité de conclure des partenariats commerciaux.
Bien que très tolérant sur ce point, nous entretenons une certaine méfiance avec les régimes démocratiques.
La Grande-Duchesse a émis très tôt la volonté de rapprocher durablement notre pays du Saint-Empire. Et désormais notre axe de développement se tourne vers l'initiation et l'entretien de bonnes relations avec les membres de la Sainte-Alliance, bien que ne voulant pas l'intégrer. Dans l'immédiat en tout cas.
Puis-je Excellence, à mon tour, en savoir un peu plus sur la politique étrangère de la Sérénissime République de Stalagmanque ?
Posté : jeu. avr. 11, 2013 4:26 pm
par Rezzacci
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Mercato Parasiti
Nous avons de tout temps mené une politique pacifiste, exception faite des moments ou la Loi nous obligeait à entrer en situation belliqueuse, auquel cas nous faisons tout pour nous ramener dans une situation de paix. En effet, tout le monde sait que la guerre est hautement nuisible au commerce et, par conséquent, à la prospérité commune et universelle.
Récemment, le Sénat de Stalagmanque a voté une constitution de Neutralité perpétuelle, qui nous empêche d'entrer dans une quelconque alliance militaire et à entrer en guerre, sauf selon les modalités des Tables Furibalditaines.
De part notre nature profondément catholique, nous avons tendance à bien nous entendre avec les nations papistes et chrétiennes en général. Mais cela n'est pas notre fautre, mais celle de nos interlocuteurs : en effet, nous n'avons de préférence pour personne, et considérons que n'importe quelle ville ou royaume est honorable de notre commerce. C'est pourquoi nous essayons de nous entendre avec le maximum de nations possible, et nous aimons à nous considérer comme une république mue par un profond sens de la diplomatie.
Ainsi, nous aimons à ouvrir des partenariats commerciaux, mais non pas à la manière ultralibérale des capitalistes de nos jours. Nous ne faisons pas du capitalisme, qui vise le profit individuel, mais du commerce, qui vise la prospérité commune. Nos liens économiques sont mus pas une certaine morale, et nous cherchons le développement commun plutôt que la seule multiplication de nos deniers.
Posté : lun. avr. 15, 2013 4:14 pm
par YenSid
Gustav Klein
Je comprends tout à fait. Les intentions de la République sont en ce sens louables à bien des égards.
Ils rejoignent d'ailleurs en bien des points notre philosophie du commerce.
Nous nous inquiétons d'ailleurs de la flambée actuelle du monde. Bien que récemment ouvert sur le monde, nous remarquons que les tensions se font chaque jour plus vives sur la scène internationale et que des conflits peuvent éclater à chaque point du globe. Cela nous pousse d'ailleurs à renforcer le caractère régional de notre action diplomatique.
Et malheureusement, nous ne voyons point de levier suffisamment puissant pour contrer cela.