Page 1 sur 3
Posté : lun. janv. 21, 2013 3:22 pm
par Sovana
L'air étais frais en ce début d'après midi, quelques nuages passaient mais peu de risques de pluie. Le Responsable National des Recherches Fondamentales, Mattiew Fronch, dont on en parlait souvent comme un [url=http://www.simpolitique.com/post166827.html#166827]Omega[/url] qui avait tout du mentor Azudien, avait encore une fois été mandaté par le Conseil Administratif National afin de représenter Azude. Encore. Mais bon, cela ne le dérangeait que peu, après tout s'il était jugé le plus apte, pourquoi pas. Il attendait de pied ferme sur le tarmac de l'aéroport, le visage de marbre. Une rencontre qui s'annonçait intéressante. De part notamment l’éloignement géographique il n'avais pas pu trouver une masse considérable d'information sur le Royaume des Fiémançais, mais le peu qu'il en avait trouvé l'avait extrêmement intrigué, positivement somme toute. L'information la plus extravagante, d'un point de vue azudien, qu'il ai eu fut le suffrage censitaire mâle. Un régime profondément conservateur et qui tenais bien à le rester. Un système somme toute fort adapté à sa propre culture, qui durerait sans doute longtemps.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/13/1333219245-MattiewFronchentier.png[/img]</center>
Le visage de Mattiew Fronch s'illumina lorsqu'il aperçu enfin l'avion de la délégation. Il s'avança vers celle si puis s'inclina respectueusement.
Mattiew Fronch : Messieurs, je suis ravi de pouvoir vous accueillir en Azude ! Cela fait longtemps que nous n'avons pas reçu de représentants étrangers sur notre sol et recevoir une nation aussi prestigieuse que la votre est un plaisir. Je vous prie d'excuser l'absence du représentant Fédéral, il nous attend au lieu de réunion comme il en convient dans les Protocoles d'Acceuils d'une personne secondaire ou auxiliaire.
Les deux hymnes nationaux furent joués, les drapeaux des deux nations flottant dans le vent, ainsi que celui de la Fédération derrière le drapeau azudien. Néanmoins on avait bien pris soin de disposer un espace règlementaire entre les drapeaux des deux nations. Puis la délégation fut invitée à monter dans un voiture noire aux vitres teintés, accompagnée par quelques policiers motards. La voiture traversa rapidement de grandes étendues vides de toutes traces humaines sur la route goudronnée, puis les hauts remparts métalliques de la ville furent visible.
Mattiew Fronch : Si cela peut vous rassurer ces enceintes ne servent pas à contrôler les flux. Simplement à collecter des données. Qui sort, où, quand, comment, pourquoi. Nos espaces hors urbains non utilisé est énorme. Ainsi si quelqu'un ne revient pas ou n'arrive pas à destination dans le temps impartit il est possible de lancer des recherches afin de vérifier que les individus ne se soient pas perdus par exemple, ou qu'ils ne se livrent pas à des activités illicites. De toute façon vu le manque de transports entre les villes les sorties sont rarement éloignée, et consistent surtout en du camping et autres activités en espace naturels. Toute notre population est concentré dans 31 villes de 800 000 habitants et 9 villes de 1,5 millions d'habitants chacune, sur un territoire de 1.500.625 km², soit en moyenne au moins 200 kilomètres de distance avec la ville la plus proche quand ce n'est pas 350, et s'ajoute à cela que l'usage des voitures individuelles est inutile en ville grâce aux réseaux de transports en communs efficaces. Plus une interdiction sociale car cela étant vu comme une exacerbation inutile de l'individualisme, les voyages d'individus entre villes sont donc très rares.
A l'entrée de la ville, qui passa brutalement du goudron aux pavés, ils furent inviter à monter dans un carrosse conçu pour l'occasion.
<center>[img]http://photo.parismatch.com/media/photos2/2.-photos-people/tetes-couronnees/carosse-kate-william-mariage/carrosse-1902/2804287-1-fre-FR/carrosse-1902_galleryphoto_paysage_std.jpg[/img]
</center>Ils passèrent tout d'abord devant de grandes étendues de champs, cultivés sans produits chimiques afin de garantir une meilleur nutrition et des risques sanitaires moindres. Puis le véhicule arriva dans les quartiers d'habitations, d'inspirations thorvalienne. Hormis que le style avait du s'adapter aux habitations : des immeubles résidentiels de 4 étages maximums, plus souvent deux ou trois, composés d’appartements. Néanmoins le tout restant très verdoyant. Aucun centre de production hormis les champs, un air donc fort pur. Les gens qui ne travaillaient pas à cette heure ci vaquaient paisiblement à leurs occupations, sans pression aucune ni appareillage électronique visible, hormis quelques écrans municipaux d'urgence et prévention, allumées seulement 20 minutes toutes les 6 heures, passant généralement des spots promouvant l'altruisme et la charité.
<center>[img]http://nsm08.casimages.com/img/2012/11/25/1211250505109919610592860.png[/img]
Exemple d'architecture reproduite dans les quartiers d'habitation.
</center>
On pouvait apercevoir plus loin vers les quartiers de travail où petit à petit les immeubles se modifiaient, grandissaient, devenait plus métallique, puis au milieux la fameuses fourmilière de verre, abritant le cœur de l'Etat azudien. Seul une légère partie du Département des Recherches Fondamentales se détachait du reste, formant un ensemble de salles amovibles, bien que la majeure partie fut sous terre sur plusieurs kilomètres. A mieux y regarder on aurait dit que la verdure n'avait pas disparue du centre ville mais fuie vers les périphéries habitables, les rendant quasiment aussi vertes que le centre était gris.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/16/1334844822-newciteadmin.jpg[/img]
Centre ville de la Cité Administrative éloigné des périphéries.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/46/1353010176-02-cathedrale-de-verre.jpg[/img]
Vue interne à la fourmilière de verre.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/04/1358774649-vue-ext-redim-1.png[/img]
Vue externe du Département des Recherches Fondamentales.
</center>Mattiew Fronch : J'ai rarement monté en carrosse de ma vie, mais personnellement je préfère cela par une journée rafraichissante que les voitures noires aux vitres teintées, pas vous ? [sourir] Comme je vous le disais, les villes doivent être indépendantes pour les besoins vitaux à cause de leur éloignement, ce qui explique que même la capitale ai ses propres champs. Tout ce que vous voyez ici est soit le gouvernement soit ce qui maintient la ville, l'entière fonction de la Cité Administrative est gouvernementale.
Ayant quelque peu eu vent de votre culture j'ai pensé qu'une rencontre dans le centre ville vous déplairais, trop aseptisé. Je me suis donc permis d'arranger notre rencontre dans des lieux plus propice à la sérénité, dans un de nos parcs. J’espère que cela ne vous dérange pas ? Enfin, je parle beaucoup ce n'est pas dans mes habitudes. Si vous avez des questions n'hésitez pas je me ferais un plaisir d'y répondre.
Posté : lun. janv. 21, 2013 8:38 pm
par Arios
C'était le diplomate Vincent d'Aussy, personnage haut placé avec siège au Conseil du Roi, qui menait la déléguation en Azude. Ce n'était pas un choix de second temps, malgré que la plupart des membres du gouvernements étaient retenus à l'étranger, et avec ainsi une personne de l'entourage du Roi plutôt qu'un politique du gouvernement la rencontre pourrait prendre de la hauteur et ne pas se heurter aux choses du commun, aux affects mal contrôlés d'hommes politiques militants et partisans.
Mattiew Fronch : Messieurs, je suis ravi de pouvoir vous accueillir en Azude ! Cela fait longtemps que nous n'avons pas reçu de représentants étrangers sur notre sol et recevoir une nation aussi prestigieuse que la votre est un plaisir. Je vous prie d'excuser l'absence du représentant Fédéral, il nous attend au lieu de réunion comme il en convient dans les Protocoles d'Acceuils d'une personne secondaire ou auxiliaire.
Les lunettes qu'il avait ôtées libéraient le regard de Mattiew Fronch et les non-dits qui empoignaient son interlocuteur, lui parmi tant d'autres à l'habitude sûrement du dignitaire, lui ici se sentant jugé avec la fascination empreinte de condescendance qu'on a pour un bibelot somptueux qui aurait fait son temps et dormirait à l'angle de deux ruelles de vieilleries chez un brocanteur oublieux.
Le bibelot serait la Fiémance, certes somptueuse mais dont on ne peut que douter de la capacité à le rester la prochaine épreuve venue. Les plus grands généraux sont morts dans leur urine.
Vincent d'Aussy : Monsieur Fronch, recevez mes respects, c'est un grand honneur d'être traité ainsi par vos soins, au nom de votre pays et de toutes ses grandes entreprises louables. Nous vous suivrons jusqu'au représentant de la Fédération mais d'ores et déjà la remercions de son accueil.
Peut-être une maladresse, sans doute un message. Vieux travers ? L'Azude était la maîtresse de la Fédération, l'ayant créé pour ses intérêts nationaux. Dans l'esprit d'Aussy, c'était ainsi. Cependant, il ne pouvait taire le cri du doute que son esprit somme toute supérieur au charcutier ou au zingueur faisait retentir en lui : ces gens pensaient-ils comme nous ?
Pourquoi n'y avait-il personne dans les rues ? Mesures de sécurité ? Ils étaient sans doute tous au travail. D'un côté, la Loi Andreula-Meaurel avait elle aussi restreint pour beaucoup les libertés du travail, imposait des congés et des labeurs en fonction du temps qu'elle souhaitait contrôler. Mais ici, il n'y avait ni crieur, ni racoleuse, ni marché ni marchands. Pas un brin de paille trébuchant d'un trottoir.
À la manière animale et pourtant si humaine, le noble fiémançais sentit les poils de son dos se raidir au frisson froid qui parcourut sa colonne lorsque, perdu dans les chiffres de son hôte, il croyait se noyer dans ses dires sur la vie urbaine. Il n'était un spécialiste que des affaires étrangères et l'Azude, comme tout véhicule à un régime, n'était jamais considéré que par ses déclarations : il devait y avoir des villages, des zones de non-État, et non simplement un grand espace agricole dirigé par la machinerie au service des cités.
Comme troublé à l'image de sa chemise collante à son siège, se sentant trahi face au juge du contre-nature, il se surprit lui-même : comment passe-t'on de la curia regis à cette exclamation fade ?
Vincent d'Aussy : Ah oui, c'est bien ça ! Les réseaux de transports. Je veux dire, beaucoup de réseaux de transports collectifs, pour éviter la pollution, les voitures, le bruit aussi. Non non c'est admirable.
Résigné à ne pas mobiliser pour lui-même ses connaissances les plus férues, il se contentait de penser à quelques films. Charly et la chocolaterie, à la vue du carrosse, the Truman show devant les maisons "à la mode thorvalienne".
Et puis enfin des gens, mais il se demanda : sont-ils réels ? Pourquoi on ne les surveille pas ? On aurait dit que tout était construit pour le faire de douter de rien et de tout en même temps.
Alors c'était Total Recall qui tonnait dans sa tête. Ni ciel, ni vraiment sol du fait des corniches, un ouragan silencieux de bét... de métal.
Il était temps de se reprendre. D'aller à la confrontation polie. Il était temps de se dévisager, les masques devaient tomber.
Vincent d'Aussy : Vous avez bien fait, quoique je sois pas contre être au plus proche de vos conditions de travail, mais un parc est toujours plus accueillant qu'un bureau, et propice à la concorde. Vous avez des oiseaux ? [sourir]
Posté : lun. janv. 21, 2013 10:16 pm
par Sovana
Le Responsable National fut interloqué d'une telle question, se demandant pendant quelques secondes s'il avait bien entendu.
<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>
Mattiew Fronch : Oh je vous rassure elles sont fort simple. Tout les Administrateurs Nationaux sont payés au salaire minimal, nous pouvons donc vivre mais pas beaucoup plus. Aucunes primes ou logements de fonction bien entendu. Nous vivons avec nos familles dans nos appartements respectifs. Nous nous rendons en centre-ville en bus comme n'importe quel autre citoyen. Des oiseaux vous dite ? J'avoue que je ne comprend pas. Bien entendu qu'il y en as, les animaux sont libre d'aller bon où leur semble tant que ce n'est pas dans les bâtiments. Oh... Peut être vouliez vous parler de ses sortes d'enclos que l'on aperçoit parfois dans certains parcs étrangers ? Il n'est pas dans nos habitudes de domestiquer ou d'enfermer les animaux, aussi peut être apercevrez vous quelques moineaux ou pigeons mais guère plus.
De plus, j'y repense. Pardonnez moi mon formalisme, on ne peut pas dire que se soit la Fédération qui vous accueille. Elle n'a pas de territoire, elle n'a de pouvoir que ce que les pays membres lui accordent, en tant que gardienne des valeurs technocratiques et des traités internationaux. Et si cela était le cas je n'aurais rien à faire ici, puisque tout ce qui touche aux cultures nationales est reléguée à chaque Etat membre. Si vous aviez à parler uniquement avec les Fédéraux vous n'auriez pas grand chose à vous dire. Des traités diplomatiques, économiques et terminé. Une rencontre donc par définition peu instructive puisque sans réelle culture et purement formelle. La culture, le cœur de chaque pays est ce qui permet l'accès à l'autre. Parler avec la Fédération reviens à parler à une entité administrative formelle, fade, sans réel contenu de valeurs profondes, autres que les textes de lois, constitutions, et autres ennuis. Non que la Fédération soit inutile, bien au contraire, mais il s'agit d'une simple administration, même si supra-nationale. Malgré la ligne diplomatique commune elle n'est pas faite pour être rencontrée seule. Nous arrivons. [sourir]
Ils furent invités à rentrer dans un parc, somme toute anodin mais conçu à ce qu'une fois rentré l’existence même de la ville soit oubliée. Invitant à la méditation et la sérénité, conçu selon des archétypes makaran.
<center>[img]http://deluxemaison.com/wp-content/uploads/2011/08/yard2_3191-1.jpg[/img]</center>
Une simple table ronde en bois ferait office de bureau, des galets, nettoyés et séchés posés sur la table peuvent servir de cale feuilles en cas de vent, des stylos étaient posés en reserve. Des drapeaux avaient étés aménagés de la même façon qu'a l'aéroport. Sur le coté on remarquait deux objets sous draps blancs pouvant êtres des statues. Le représentant Fédéral les attendait debout, comme s'il ne s’était jamais assis.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/04/1358767019-representant-total.png[/img]</center>
Son costume tout aussi sobre que l'Azudien, de simples logos de la Fédération sur les épaules le distinguait. Celui-ci se dirigea vers la délégation et s'inclina à son tour.
Représentant Fédéral : Salutations. La Fédération est heureuse de participer à cette rencontre entre la Fiémance et Azude. Afin de vous accueillir dans l’hospitalité la plus complète la Fédération vous offre un présent issu de l'ensemble ses pays membres que nous espérons adapté à votre culture.
Joignant la parole au geste il enleva le drap du premier présent. S'y trouvait une magnifique sculpture peinte, du Christ Crucifié. Elle avait été sculpté d'une grande finesse avec un soin méticuleux sur les détails. On avait pris soin de minimiser le sang et de faire ressortir l'expression faciale. Celle ci semblait regarder le spectateur, non de manière souffrante, mais sereine, aimante et douce, semblant presque soulagé car se sachant en train de se donner pour les humains, de les sauver. La croix étant grandeur nature cela était un regard d'en haut mais qui pourtant semblant emprunt d'une profonde humilité. Celui-ci, semblait même suivre le spectateur. La sculpture paraissait resplendir d'elle même dans le parc malgré le soleil étincelant de cette après midi.
Représentant Fédéral : Le modèle et les plans sont Tel-Azudiens, la sculpture et peinture ont étés faites par des guildes de Stalagmanque de l'Est, et les peintures et vernis ont étés fabriqués par Azude. Je puis ainsi vous assurer qu'en plus de la haute qualité de la peinture aucun produit toxique n'a été utilisé, en accord avec les lois Azudiennes sur les produits civils. J’espère que votre pays appréciera.
Il s'inclina encore une fois.
Mattiew Fronch : Pour notre part, Azude aussi à tenue à vous faire un présent, puisque vous êtes invités en nos terres. Nous avons prit le risque de faire plus... Original. J’espère que cela ne vous contrariera pas.
Il dévoila le présent azudien puis s'inclina de même.
<center>[img]https://twimg0-a.akamaihd.net/profile_images/565111594/jesus.jpg[/img]</center>
Il s'agissait ici encore de Jésus de Nazareth, mais dans une version plus proche psychologiquement. Il semblait simple, plus simplement humain, encourageant et aimant, confiant avant tout pour que les humains révèlent ce qu'il y a de meilleurs en eux. Il n'était plus éloigné la haut sur sa croix, mais devant nous à notre hauteur, présent au plus près de nous.
<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>
Mattiew Fronch : Qu'en pensez vous ? Si vous n'aimez pas nous comprendrons ne vous en faites pas. Sur nos terres l’honnêteté la plus crue est toujours préférable à l'hypocrisie la plus formelle. Aussi n'ayez crainte, c'est un plaisir pour moi que d'honorer les Protocoles, cumulatifs de celui d'un invité en son territoire et celui d’accueil de personnalités étrangères. J'aime à faire respecter l'hospitalité et la paix.
Posté : mar. janv. 22, 2013 3:56 pm
par Arios
"Soit, ils se foutent de ma gueule."
Vincent d'Aussy : Étant peu dévot et encore moins pieux, j'aurai du mal à trouver de la psychologie dans ce Christ, ni même à m'en offusquer ce que, je dois vous prévenir, certains de mes collègues feraient.
Il gardait toute sa sympathie en disant cela.
Vincent d'Aussy : Je préfère tout de même le premier, plus traditionnel, conformiste. Et plus proche de la réalité aussi : Jésus nous enseigne à aimer Dieu jusqu'au mépris de soi, et non s'aimer jusqu'au mépris de Dieu. Cet enseignement, à mon sens, prévaut sur la vulgate humanitaire qu'on impute aux catholiques.
Il décidât d'en cacher le moins possible à ses interlocuteurs sur son ressenti.
Vincent d'Aussy : Il est intéressant de constater dans ce parc tout l'antagonisme entre nos sociétés. Sans vouloir les rendre plus grossières qu'elles ne sont par le résumé de leurs oppositions à une observation : je m'explique. Vous possédez un parc pour vous faire oublier la ville. C'est un peu comme posséder une station de ski de haute montagne pour nous faire oublier le quotidien urbain dans les pays développer. C'est même la même chose. S'il y a des parcs en Fiémance, ce sont des espaces de conservation de l'espace, et non des aménagements artificiels qui n'empruntent au lieu que la... géolocalité. Vous me comprenez ? Enfin je tenais à faire cette remarque. Si vous le voulez bien, nous pouvons commencer.
"Ils se prennent pour Dieu."
Posté : mar. janv. 22, 2013 5:59 pm
par Sovana
Les paroles du représentant laissèrent l'administrateur quelque peu perplexe.
<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>
Mattiew Fronch : Fort bien, nous ne vous laisserons donc que le présent fédéral. Néanmoins, quoique je ne soit pas personnellement croyant je suis d'accord avec vous et nul mépris n'était dans mes intentions. J'ignore de quel mépris de Dieu vous parlez, veuillez excuser mon manque de culture religieuse et mon esprit maladroit. Il est évidant que la logique d'action catholique s'inscrit dans une logique religieuse avant tout et je le comprend parfaitement.
Éventuellement, nous pourrions même trouver une traductibilité de ce que vous dite dans notre culture de par l'importance de l'humilité tant individuelle que collective. Et nous avons pour tache générale de garder toujours en tête que rien d'humain ne peut être pleinement absolu et universel, ne serait ce que pour deux raisons simples : l'être humain est finit, limité si vous préférez, sans connotation péjorative, et tant mieux même, et de plus il est un être fort complexe, d'une grande diversité. Toute entreprise humaine se doit donc de se garder de se dire absolue. Surtout la science. Cela à fait beaucoup de ravages ici pendant fort longtemps, alors que la science n'est qu'une pure croyance. Évènements fort tristes de la bêtise humaine. Ouverte et évolutive, mais une croyance. L'humain ne "sait" rien, il interprète, il suppose un sens aux évènements extérieurs parce qu'il en à le besoin vital. Et c'est ce qui lui donne, en même temps que permet, sa complexité.
De je tient à préciser qu'ici ce n'est pas avant tout soi que l'on aime mais les autres. Un être humain est un être social qui ne peut vivre qu'à travers les autres. Si vous parliez d'une généralité humaine tel les anciens humanistes orgueilleux qui considéraient l'être humain en tant qu’espèce ou même individualité comme un quelconque objet d'admiration, cela n'est pas de nos mœurs. L'humanité dans sa généralité à bien plus de raisons de culpabiliser envers elle même que de s’enorgueillir stupidement de je ne sais qu'elle ontologie ou faits sans importances. Les faits technologiques n'ont ainsi aucune importance en eux mêmes. Qu'apportent les projet spatiaux, si prisés de l'OTH ? Rien en tant que tel, en plus d'être d'un orgueil monstrueux. Car chaque jour qui passe le mal est toujours présent et des humains souffrent de par la faute d'autres humains, chose fort triste en plus d'être idiot. Ce ne sont pas les ordinateurs qui aident les humains à agir bien, mais l'éducation et la religiosité non fanatique.
Personnellement je ne pense pas que l'on puisse dire que nous nous aimons. Nous aimons les autres, mais ni l'humanité en tant que totalité ni soi. Hum, pardonnez moi ce que je dit peut sembler contradictoire dit comme cela. Disons que nous aimons chaque humain, parce que nous les reconnaissons comme égaux à nous, mais nous ne nous aimons pas car nous nous savons faibles. Simultanément, nous savons l'humanité globalement faible ce qui ne nous permet pas de nous enorgueillir ou d'en faire un objet d'admiration. Mais nous aimons les autres individus car ils peuvent potentiellement être bons les uns envers les autres. Il est fort triste de devoir utiliser nos énergies à nous défendre ou défendre d'autres quand nous pourrions vivre simplement, dans la fraternité.
Oh combien je suis d'accord avec vous. Nos villes (quoique moins les autres, mais tout de même), et tout particulièrement la Cité Administrative, sont des abominations quand on y pense. Quel est la logique de se séparer de l’environnement naturel qui nous entoure, alors même qu'il s'agit de notre... environnement justement. Cela reviens au final à se couper de soi même, se tuer. Cela n'est encore qu'un projet de pensée, mais il est certain à l'avenir que nous créerons des villes intégrées à l’environnement, et non qui le repoussent aussi absurdement. Mais justement, ne me sentant que peu intégré dans cette logique il se peut que cela ai altéré ma perception de votre métaphore pour la rendre moins efficace. Quoique je soit conscient d'un antagonisme je ne saurais le définir, et il me semble tout de même en creusant pouvoir trouver quelques similitudes si vous me le permettez. Sauf si vous arriviez à me démontrer que votre religiosité est assez différente de celle du Thorval pour que nous puissions ne nous reconnaitre en aucunes valeurs catholiques, où en tout cas la façon dont vous le pensez, chose qui me semblerait fort étonnante puisqu'une religion donné ne peut pas en soit être multiple, même si de part la diversité humaines les interprétations peuvent parfois légèrement changer, chose fort bien vue et contrecarrer par l’existence même du pape. Peut-être ai je été impardonnablement maladroit, mais sachez que nous entretenons un profond respect pour les religieux, plus particulièrement les chrétiens, tant que cela ne confine pas au fanatisme bien sur.
Acceptez-vous de me faire une présentation de votre nation, ses institutions et sa culture je vous prie ?
Posté : mar. janv. 22, 2013 6:34 pm
par Arios
Vincent d'Aussy : Nous aurons a minima le mérite de nous entendre sur la question spatiale. Les parallèles douteux entre l'acquisition du nouveau monde et la dite conquête spatiale sont du plus plat esprit et trop aisés à faire.
Sur la question difficile de la religion, je refroidirais vos méninges en vous indiquant n'avoir cure de savoir si Charles-Philippe tient ses pouvoirs de Dieu ou des conjonctures, s'il descend de Troie ou Jarrstad, si Jésus est Christ ou révolutionnaire. Mais ma vision de la religion ne peut éclairer celle de mes compatriotes et ils en ont de multiples, croyez le bien. Il est un courant, très fort je dois l'admettre, ces temps-ci à la cour, qui utilise la religion comme motif à sa politique. N'est-ce pas celui qui m'a mené à vous entretenir ici en lieu et place où la roture opemontoise devrait vous entendre ? Dieu bénisse Dieu. Mais ceux sont des infamies que je dis là. Apprenez que je verrai mal un ministre de Thorval prendre ces aises, pensât-il ces horreurs, sur la question délicate et érodée des vestiges de la Passion.
Mais ma religiosité n'égale ni celle de mon Roi, ni celle de ses courtisans, ni fort heureusement celle de la masse de ses sujets.
Savez-vous qu'ils prêtent encore au pauvre curé un quelconque rôle de magicien ? Dois-je vous apprendre, mais prenez-moi au sérieux, qu'il a fallu l'intelligence brestangeaise, quoiqu'elle ne fût pas seule à cette affaire, pour qu'on arrêtât de brûler des sorcières à la mode du vieux Terdus ?
Savez-vous qu'ils abreuvent les tombes et y portent du pain ? Je dis cela, non seulement à la Toussaint, mais bien plusieurs fois par an dans certaines régions, et quelque fois par mois.
Ne vous fiez pas aux folkloristes. J'ai passé ma vie à parcourir le monde dans les livres et les hôtels, et j'avoue à l'automne de ma vie n'en rien connaître de l'esprit réel de gens de mon pays.
C'est comme s'ils sortaient du sol à la manière des lutins. Ils sont indissociables de leurs terroirs. Et cela plaît à la cours. Je ne suis pas de ces fanatiques. Je discute auprès du Roi pour appuyer tous les projets de rénovations urbaines. Je décrotte notre avenir voyez-vous. Dans quelques mois s'élèveront dans la capitale du Royaume les deux tours Ismène et Antigone. Magnifiques, très hautes, parmi les plus hautes du continent je crois bien. Plus haute que les clochers, croyez-le bien.
Enfin, ce n'est pas cette multitude de superstitieux qui mène les destinées commune. Parlons institutions. Le poste de premier ministre a été supprimé. En fait, il n'a pas été reconduit. Souvenez-vous du triomphant petit monsieur de Rastignac, soutenu amplement dans l'ombre par ces gens de l'Intelligence, il a dû assumé la décision du Roi d'aller torpiller les agresseurs rouges de la Vespasie. Une semaine de règne ! Vous entendrez qu'une semaine est plus déplorable qu'une vie à la tête d'un pays ! Alors le Roi a nommé Mignole, Louis-François de ses beaux prénoms. Un économiste, l'ancien ministre de l'économie du Grand-Duché. Vous voyez duquel je parle bien sûr ? Trop d'orgueil le poussa a démissionner suite à la Loi Vladimir. Si vous voulez mon franc avis, ici le bon Fiémançais a agi avec le même tact que les plus grands aristocrates de la cour l'eussent fait. Mon humble personne l'aurait fait également. Non pour les mêmes raisons, mais parce-que voir ces cinq, sept, huit lettres agencées de la sorte pour former ce nom ignoble sur les papiers officiels de notre pays est déjà un affront à la race de nos rois comme de nos paysans. Enfin, le gouvernement est guillotiné.
Qui dirige ? Moi, Monsieur. Mes compagnons du Conseil du Roi. Et son immense Majesté. Nous le faisons délicatement, laissons la logistique aux communs et traçons les grandes lignes qui orientent notre pays vers le respect des autres nations.
Il sortir une papillote de son veston et en sortit un chocolat qu'il introduisit dans sa bouche. Au moment où il en posait une sur la table en invitant son interlocuteur des yeux à s'en saisir, il déplia le papier pour y lire l'intérieur.
Vincent d'Aussy : "Il est plus facile de mourir pour une femme que d'en trouver une qui le mérite." C'est excellent.
J'espère Monsieur avoir mit le ton nécessaire à faciliter votre compréhension de notre pays. Je ne peux ni vous expliquer comment nous nous aimons l'un l'autre, ni vous dire si nous le faisons. Mon pays est compliqué, selon, non plus débonnaire que fanatique. Mais il va à la messe tous les dimanches, et on aime y conserver sa place.
Posté : mar. janv. 22, 2013 9:40 pm
par Sovana
<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>
Mattiew Fronch : Je vois. Fort tristes pays que des masses hébétées et des élites recherchant leur bien. Fort heureusement en effet il existe des forces comme les votre qui ravivent le pays.
Je vous remercie donc de tout ces éclaircissements fort intéressants.
Mattiew Fronch saisit la papillote en s'inclinant légèrement.
Mattiew Fronch : Intéressant. Je comprend bien néanmoins que vous ne puissiez m'expliquer certaines choses sans aller à trop de généralisation ou de simplification, il est une de nos particularité d'avoir une culture finalement plus uniforme que la moyenne, ce qui se peut expliqué par l'histoire de nos institutions, interventionnistes et cherchant une grande cohérence, ce qui me permet d'aller loin en détails sans craindre de m'écarter trop de la réalité.
Parlons-en donc, puisque la culture est le fondement même de toute société. La notre est basé sur deux piliers.
Je vous en ai déjà touché deux mots, notre culture se base avant tout sur l'humanisme social : le but de tout humain ne peut être que d'autres humains. D'une manière assez proche de la réelle piété, mais d'autres origines que la religion, plus anthropologiques en quelque sorte. Je ne suppose pas le besoin de développer plus, vous en ayant déjà parler.
En revanche, notre deuxième pilier, quoique plus récent en tant que tel mais qui tire son existence de notre culture ancestrale : la Constitution Culturelle. Elle date du 10 octobre 1935, approuvée à 96% par référendum. Ceci est un texte d'explicitation des normes culturelles à des fins de renforcement continuel, ce qui explique en partie l'uniformité forte de notre culture même si celle-ci s'est amorcé depuis plus longtemps.
Elle promeut au niveau collectif :
La Paix, qui nécessite la sécurité,
La Coopération plutôt que la compétition
La solidarité
La condamnation des superflus (alcool, tabac, drogues, recherche du pouvoir comme fin, recherche de gloire, recherche de l'accumulation matérielle)
S'y ajoute le principe d'intégrité culturelle, c'est-à-dire finalement le respect de la Constitution
Ainsi que le Principe de responsabilité ontologique vis-à-vis de la faune et la flore.
Au niveau individuel :
Réalisation de sois par l'expression de ses compétences
Auto-perfectionnisme
Créativité
Discipline
Respect des différences et des minorités
Valorisation du savoir, des arts et de la philosophie
Réinsertion des Déviants plutôt que l'exclusion dans la mesure du possible,
Non violence dans la mesure de l'humainement possible, médiation, compromis
Il vas de soi que seul la partie au niveau collectif est sanctionné si non appliquée (baisse du score de conformité), et mal vue. Pour le niveau individuel cela est simplement encouragé et récompensé.
Cette Constitution sert de référence, des tests de conformités sont organisés chaque année et traduit en un pourcentage ensuite comparé avec la conformité du comportement de l'individu au cours de l'année. Quasiment toute la population est dans la norme acceptable. La barème est celui-ci :
Score de conformité minimal nécessaire pour être juge : 80%
Score de conformité minimal nécessaire au tirage au sort politique : 75 %
Norme minimale : 60%
Déviance légère : de 60 à 50 % (l'individu suis un encadrement particulier)
Déviance moyenne : de 50 à 40 % (un stage de socialisation intense est obligatoire, des cours et de la discussion en somme, rien de plus)
Déviance inquiétante : de 40 à 30 % (l'individu est envoyé un an en communauté religieuse non prosélyte afin d'y apprendre la vertu du travail, de la coopération, de la transparence et de la sobriété)
Déviance irréversible : moins de 30% (l'individu est automatiquement exilé, ou stérilisé chimiquement (afin d'éviter sa reproduction sociale plus que biologique) puis envoyé en ville close, selon son choix).
Les villes closes : Les déviants y sont chimiquement stérilisé afin d'éviter leur reproduction sociale. Ils ont l'interdiction de pénétrer dans le reste du territoire, sauf s'ils n'ont pas de travail auquel cas ils iront faire leur Service de Travail Obligatoire dans les secteurs manquants de main d’œuvre. Elles sont fortement surveillés afin d’empêcher les entrées des citoyens conformes ou les fuites de communication, hors travaux scientifiques par exemple. Aussi les déviants ont leur propre réseaux de télécommunications fournis par l'Etat
Il arrive que certains individus aient leur score qui baisse momentanément mais rien d'irréversible. Restent 3%, peu réductibles malgré de nombreux efforts. Je me suis personnellement renseigné auprès des administrateurs des villes closes. Il semblerait qu'une extrême majorité de ces déviants soient l'ensemble des personnes souffrant troubles de la personnalité incompatible avec notre culture : antisociaux, narcissiques, passif-agressifs parfois, histrioniques (anciennement "hystériques") de temps à autre. Pas étonnant que dans les villes closes, qui sont en système libéraux au niveau de l'économie, soient un véritable marasme avec une délinquance forte. Les regroupés n'est donc certes pas la meilleur chose mais d'une part nous ne savons qu'en faire et d'autre part c'est un problème encore non soulevé.
Voici donc principalement pour la culture, si vous avez des questions n'hésitez pas.
Pour les institutions :
Tout les échelons gestionnaires (ou décisionnaires selon le point de vue) sont nommés sur concours. Ne peuvent se présenter aux concours que les plus de 75% de score de conformité. Au niveau des villes se sont surtout les associations qui jouent un rôle de surveillance politique, au niveau Régional une Assemblée Démocratique Régionale surveille l'Assemblée Administrative Régionale, au niveau national il s'agit d'un parlement tiré au sort ainsi qu'un Gardien Du Peuple élu au suffrage universel à vie sauf referendum contraire à au moins 50% (ce qui est un taux bas, en Azude selon la logique de consensus un taux normal est entre 70 et 80% en décisions standards). Celui-ci doit veillé à ce que les politiques appliquées ai un minimum l'aval de la population afin de s'assurer d'une pleine coopération.
Le Conseil Administratif National élit parmi les siens le Premier Administrateur, à vie sauf vote sanction aux deux tiers du conseil, ainsi que les Responsables Nationaux (ministres). Tout cela sans candidatures et suite à de longues discussions internes, publiques bien sur. Normalement le Conseil Administratif National sert principalement d'auxiliaire au Premier Administrateur mais aucun vote n'a été fait depuis le départ de l'ancienne Première Administratrice le... le 22 juin 2019. Ils prétendent ne trouver personne parmi eux "à ma hauteur", allons bon, bandes de pleutres. J'ai des projets à réaliser avant cela moi. Du coup le Conseil Administratif National détient les pouvoirs standards et s'inscrit dans une logique de pure continuité, sauf quand des problèmes lui sont soulevés fort heureusement, mais c'est-à-dire : un peu tard.
Autre point très récent mais devenu cardinal : à tout les niveaux une forme de discrimination positive est faite sur les [url=http://www.simpolitique.com/post153058.html#153058]Empathes[/url]. Me semble-t-il qu'à l'internationale on dit "surdoué" ? Mais ce mot n'existe pas en français Azudien, nous préférons Empathes, en référence à leur empathie supérieure à la moyenne. Ainsi qu'une plus grande droiture morale, une curiosité insatiable, une créativité potentiellement élevée, et bien d'autres qualités extrêmement appréciées en Azude. De part ces qualités, mais principalement l'empathie et la droiture morale, nous les jugeons plus aptes à rechercher le bien commun plus que n'importe quel autre administrateur polyvalent plus qualifié. Cela semble pour le moment fort difficile mais peut être un jour pourrions nous rendre notre entière population ainsi. Ce serait pour nous un progrès immense. A défaut nous nous concentrons simplement sur l’éducation.
Comme vous en avez sans doute entendu parler récemment Azude à également intégré la Fédération Technocratique. Nous avons donc mis en commun nos ressources avec d'autres pays sans contrepartie. Et cela sur le plan économique nous rapporte peu, en réalité nous y perdons même plus ou moins. Mais il ne s'agit bien entendu que de surplus, ces considérations nous importent guère. Le Conseil Administratif Supranational quant à lui favorise aussi les Empathes, et est composé à parts égales d'Administrateurs de chaque pays membres. Il n'est que le gardien des valeurs technocratiques (Adaptabilité-Efficacité-Equilibre Dynamique), des traités internationaux et de la diplomatie commune (quoique par le futur un pays membre peut toujours gérer sa propre diplomatie), de la gestion économique entre, et non dans, les pays ainsi que de l'unité militaire, ce qui réduit les risques de guerres "à tout vas".
Il me semble avoir fait le tour, avez vous des questions ou des remarques ?
Posté : mer. janv. 23, 2013 9:57 am
par Arios
Vincent d'Aussy : Guerre, guerre, puisque nous y voila, je vous entretiendrai à la fin sur cette fameuse question. Peut-être vos engrenages ont à être graissés par le sang de déviants patriotes. Nous y reviendrons.
Enfin Monsieur, vous me parlez d'un régime fort, totalitaire, né dans les années 30 et qui a su se maintenir. Je ne vous critique pas. Je remarque cependant votre totalitarisme, qui ne m'étais pas inconnu, mais que si brillamment expliqué de la manière la plus apte à susciter l'adhésion, me paraît plus clair et méritant de logique.
Sans chrétientés redondantes, je vous dirai que la Fiémance n'a pas besoin de gérer ses déviants. Il n'y a pas de déviants, juste le peuple qui grouille sur nos terres, qui enfante des génies comme accouche de furieux. Le nerf de boeuf de nos coutumes vient y saisir l'utile et y réprimer l'audacieux. Nous laissons le pauvre d'esprit errer sur un sol pour lequel il ne pourra au fond qu'être utile, avec ses maigres pouvoirs, avec ses petits bras et son air simple. Il est un respect que nous donnons à la vie. Je ne joue pas au huguenot en vous disant que si un homme est venu à naître, et que la vie perce au travers de lui-même pour proliférer de sa chair, alors c'est une volonté que nous n'avons pas à contrôler. Nos cliniques punissent le débile en pratiquant l'avortement, il est vrai, mais cet usage est peu rentré dans les moeurs au nord du Royaume où la piété, et le peu de suivi médical certaines fois, interdit l’interruption volontaire de grossesse.
Il fixa son interlocuteur, au travers des lunettes qu'il avait remises.
Vous devez avoir une sale image des gens de mon pays. N'oubliez pas les fils de paysans qui ont fait la grandeur de la Nation depuis deux siècles. Ils sont même à l'État-Major et peut-être plus talentueux que nos plus grands généraux. Celui qui veut s'élever s'élève, celui qui ne veut pas doit pouvoir demeurer heureux auprès de sa terre et prendre le bonheur partout où il le pourra trouver. Il n'a qu'à prendre qu'un repas par jour pour moins se fatiguer à gagner sa vie, on ne doit pas le juger pour autant. Le péremptoire est souvent sans ressources à l'épreuve du feu, théâtre où se mesure les faits les plus hauts d'estime.
Ainsi, votre nature est vraiment sans villages ? Un immense parc sans hommes ? Un éden naturel, en somme.
Posté : mer. janv. 23, 2013 2:01 pm
par Sovana
<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>
Mattiew Fronch : Hum, nous sommes plutôt pacifiques et souhaitons concentrer nos prochains efforts sur des technologies défensives ou neutralisantes tant qu'aucun danger particulier ne se fait sentir. Sans compter qu'il serait extrêmement dur de faire d'un antisocial ou un narcissique un soldat par exemple. A contrario les paranoïaques par exemple sont bien intégrés, généralement dans les services dé sécurité, ils sont très doués.
Oh, vous savez, notre régime peut être considéré comme une dictature des élites depuis la naissance d'Azude. A la différence que suite au régime totalitaire répressif de 1935 à 1945 à notre indépendance face à la République du Quantar, dont la barbarie n'a rien à envier à certains communistes (notre régime à l'indépendance, pas le Quantar bien sur), les structures politiques se sont grandement assouplies. Nous avons su prendre le bon coté de la démocratie, la surveillance et l'approbation de la population, sans en faire un but, et l'initiative personnelle est une valeur en plein essor depuis quelques années, dans le respect de la coopération et de tout le reste bien sur. Somme toute une coopération Etat et citoyens où chacun à sa place. Bien de nos politologues parlent de "totalitarisme pacifique", nouveau totalitarisme ou de totalitarisme de culture, modéré ou du bien commun.
Une sale image ? Pas nécessairement, je me garde bien de jugements assurés tant que je n'ai pas vécu personnellement au sein d'une culture. Il peut être selon les cas, comme vos dires par exemple, de jauger (plus que juger) certains groupes, mais surement pas une nation entière aussi facilement. Vos spécificités culturelles sont tout à votre honneur et fort louables. Une vie simple est souvent la meilleure, tout en conservant l'idée de mérite. Chacun y trouve son compte.
En effet. Seulement quelques ruines. Un peu avant 1945 afin de contrer les troubles intérieurs en renforçant l' "encadrement" le gouvernement de l'époque à fait d'énormes déportations de populations dans les villes actuelles, fort heureusement construites avec une architecture agréable et fort peu métallisées. Les villages furent détruits ainsi que la plupart des villes, ou abandonnées et rendues inhabitables. Cela a marché sur le cour terme mais ce fut une erreur fatale. Déporter une partie de ces populations à la Cité Administrative ne fit qu'accélérer le processus de changement de régime et les forces de l'ordre furent bientôt submergées et le régime renversé. Fort heureusement aucune rupture ne se fit et le cours naturel et modéré de notre culture politique put reprendre son cours car l'on su, du moins les leaders de l'époque, dissocier science ou technocratie et abus de scientisme. C'est depuis ces temps que la démographie est contrôlée au niveau macroscopique pour stagner, la plupart du temps, (au niveau individuel distribution aléatoire des permis de procréer pour les couples le désirant c'est-à-dire quasiment tous) et que les villes n'ont pas des noms mais des sortes de matricules indiquant leur position dans le découpage administratif par région et zones. Le territoire hors-urbain, hormis donc quelques routes et ruines est en effet totalement naturel et préservé des traces humaines.
<center>[img]http://4.bp.blogspot.com/_AuEY0BFqVUg/S5z-XDTZ10I/AAAAAAAADvI/h9AuMVEkMEA/s400/bordeaux+architecture+48.jpg[/img]
Architecture typique des villes actuelles, hors grandes villes.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/16/1334835322-Ruine6.jpg[/img]
Exemple de ruines.
Posté : mer. janv. 23, 2013 2:06 pm
par Arios
Vincent d'Aussy : Je vous entend.
Vous n'avez pourtant pas hésité à nous soutenir dans nos démarches contre le communisme. Quoi, dans le communisme, vous effraie-t'il le plus ? Ou plutôt, vous dérange le plus ?