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Posté : jeu. janv. 17, 2013 10:12 pm
par Amaski
Six ans, voila le temps qui s'était écoulé depuis la dernière rencontre entre le Royaume du Thorval et l'Empire tarnois. Six années ou bien de choses avaient changés. Des changements radicaux qui avait emporté bien de gens et modifier la face du monde. C'est au début de 2020 que le Royaume du Thorval avait exprimé son désir de faire une nouvelle rencontre à fin de discuter sur l'avenir. Les changements religieux après des nombreux periples ont donnés matière de discussion et changés les rapports géopolitiques entre les deux peuples.
La nouvelle d'une telle rencontre avait rejouit beaucoup de gens et inquietaient d'avantage. Les défenseurs du polytheisme craignaient le pouvoir de cette reine nordique puissante et dont la simplicité et pieté avait su convertir le dernier autocrate païen. Si les hommes craignent les armes, ils sont terrorisés par la foi simple et honnête d'une femme comme Annabelle. Annabelle était comme une sainte terrassant par ses actes de charité les murs et tours de la foi multiple. En lavant les pieds des pauvres, elle se couvrait d'une telle majesté que l'Empereur tarnois abandonne le titre d'Empereur en faveur de roi, voyant avec clarté la vanité d'un titre païen face à la gloire de dieu.
Le clergé tarnois et astaran saluait cette rencontre comme la phase ultime du triomphe de la vrai foi sur un polytheisme retrograde et dépassé par la Bonne Nouvelle. C'est ainsi que l'Archévêque d'Aghdapur et d'autres évêques se rassemblaient à l'aéroport de Lavenpur, siège royal en Astara, avec le chancelier de Sa Majesté pour accueillir la délégation venue du Thorval. Tous étaient impatiens de cette rencontre historique.
Posté : ven. janv. 18, 2013 6:31 pm
par Zaldora
Depuis le dernier sommet diplomatique, le Thorval avait aussi subit des changements, et pas des moindres. A la fin 2013, le binôme corruption-criminalité plombait la société, le combat ne faisait que débuter. Six ans plus tard, ces deux maux n'étaient plus que l'ombre d'eux mêmes grâce au travail, au sérieux et à la volonté des autorités. D'autre part, la forte vocation sacerdotale du clergé, participant activement à la vie sociale, permit au peuple de grandir dans la Foi, de se rapprocher des Vertus. Bien sûr, ce chemin ne se fit pas sans accroc. Une importante reculade eut lieu en 2016, année pendant laquelle, le fanatisme, la passion religieuse exacerbée, gagna le royaume tout entier. A cause de l'émergence de l'OTH ? Seul Dieu le sait. Heureusement, la puissance du souffle de l'ultra-zèle diminua, jusqu'à s'éteindre complement courant 2017, au bénéfice d'une piété forte mais d'avantage raisonnée. Aujourd'hui, en 2020, le Thorval ressemblait en majeure partie à la société idéale qu'Annabelle souhaitait bâtir depuis son avènement en 2012 : une terre chrétienne, pieuse, vertueuse, traditionnelle, libre et naturellement charitable. En bref, un pays proposant les meilleurs conditions possibles en vue du salut des âmes. Mais la Souveraine ne voulait pas se limiter aux frontières de son royaume, celle-ci s'était, ainsi, aussi atteler à protéger les chrétiens du monde, ainsi qu'à soutenir les missions de l'Église. L'avion royal toucha le sol, sans avoir rencontré les cisaillements du vent que l'on peut observer au dessus des aéroports côtiers. L'aéronef freina, coupa ses moteurs. La passerelle fut installée et la porte s'ouvrit.
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Un petit contingent de dix gardes royaux, dont la mission consistait à assurer la protection de la délégation, sortit de l'appareil avec toute la rigueur, ainsi que la discipline, des militaires. C'est ensuite que la Reine apparut sur la passerelle, droite, laissant échapper un visible sourire. Très vite, elle entama la descente, marche par marche, dans un rythme normal, sans se presser. Peu de temps après suivirent le Grand Chambellan et plusieurs commissaires royaux spécialisés dans leur domaine respectif. Sa Majesté se trouvait en tête du cortège, avec le Grand Chambellan à deux pas sur sa droite. Les membres du gouvernement se situaient plus en retrait, à environ dix pas.
Posté : dim. janv. 20, 2013 12:23 am
par Amaski
La délégation tarnoise vit avec stupéfaction sortir la Reine de l'avion. Annabelle du Thorval, cette reine dont le nom résonnait dans chaque coeur catholique d'Astara; cette reine qui était vue comme l'incarnation de la Sainte Vierge; cette sainte mère offrant salut et consolation aux peuples. Les drapeaux du Thorval flottaient au-dessus du tarmac, frappé par les vents et luttant avec le ciel.
C'est alors que l'Archévêque d'Aghdapur avancait vers la Reine. L'archévêque était un vieil homme, cette sorte d'hommes qui ont vus beaucoup mais qui ne se plient pas sous le poids des ans. Cette race qui gagne avec l'âge une dignité vénérable. L'Archévêque était cardinal mais portait uniquement une soutane noire des plus simples. Il n'avait pas de bijoux en or mais une croix en bois foncé sur la poitrine. On l'avait vu que rarement avec le rouge des prince de l'Eglise. Comme la plus part des prêtres d'Astara, il avait un dédain profond pour le luxe que pratiquait le clergé du continent. Cette austerité n'était pas issue d'une réflexion protestante mais dû au caractère presque monacal de l'Eglise d'Astara. Dans un pays longtemps et toujours polytheiste, la foi pouvait que s'exprimer derrière les murs des monastères. Cette longue tradition avait finie par forger la théologie et les coutumes du clergé. Si les églises étaient remplis des plus belles choses, d'or et des meilleurs matérieux; les serviteurs de Dieu se contenait d'une simplicité qu'ils portaient avec autant de fierté que les princes portent le pourpe. L'homme de peu de pourpe mais de grand foi s'inclina humblement devant celle qui était vue par des millions de gens comme la plus grande souveraine de ce siècle. Il se redressa et prit la parole pour accueillir la monarque à Lavenpur.
Archévêques d'Aghdapur : Votre Majesté, il nous est le plus grand honneur de pouvoir vous accueillir parmi nous. Sa Majesté Arkos IV est plus que rejouit de pouvoir vous compter comme invitée. Cette terre est honorée par votre présence et nous tous pouvons que saluer ce jour de gloire. Bien évidemment nous saluons aussi vos honorables sujets qui vous accompagnent. Eux aussi sont bienvenus, ces enfants d'une souveraine dont la gloire n'a point d'égal dans ce monde. Dieu est misericordieux en nous accordant la grâce de votre présence.
L'accueil fait et les formalités de base accomplies, on conduit la délégation du Thorval vers le bord de l'aérodrome ou attendaient plusieurs carrosses. Une carrosse avait été dorée et portait les armes de la maison royale du Thorval. Celle-ci fut réservée à la Reine et ses compatriotes les plus intimes. Quand tous étaient dans les carrosses, le cortège prit la route vers le Palais royale. Lavenpur était une petite ville qui offrait comme principal avantage son éloignement de la très tumultuesue Aghdapur, cette capitale d'Astara à l'histoire mouventée. Les carrosses traversaient les rues pavées de Lavenpur ou des marchands d'épices se melangeaient aux enfants qui jouaient, les mères soucieuses et les vaches qui des fois forçait le cortège de faire des détours. Il avait peu de voitures dans la ville pour le simple fait que la ville était restée épargnée par la violente modernisation d'Astara durant les années 60. Un havre de paix et de traditions dans une mer de progrès constant et violent. On trouvait peu de philosophes ici mais d'avantage de bonheur.
Le palais royal était un peu en dehors de la ville. Construit par les rares rois astarans de la première décennie du 21ème siècle, le palais était inspiré par le classicisme alméran. Les astarans au dépit de leur teint cuivré avait toujours eu cette attraction majestueuse vers la culture almérane. De tous les peuples orientaux, les astarans étaient ceux qui embrassaient avec le plus d'aisance la culture du continent. Le palais s'ouvrait vers la rue avec une cour ou au centre trônait une statue équestre indéfinie. En arrière et loin du regard des visiteurs s'étendaient des vastes jardins inspiré de Le Nôtre ou aussi connu sous le terme populaire de jardin français. Des buissons et les fleurs formaient des vastes desseins séparé par des chemins et des fontaines. Vers le fond du jardin se trouvait un petit pavillon avec autour douze statues représentant les douze mois et les douze dieux de la culture hellène.
Le cortège de carrosses arrivait dans la cour du palais et s'arrêtait à l'entrée principal séparé de la cour par une vingtaine d'escaliers. Des valets s'y tenaient prêts et des qu'une carrosse stoppait, ils ouvraient les portes pour permettre aux invités de descendre. Tous furent rassemblés dans le grand hall d'accueil. Là se tenait la délégation tarnoise avec au cœur Arkos IV. Il ne portait pas la tunique impériale mais une uniforme très similaire à celle portée par les souverains de Russie du 20ème siècle. C'était une façon d'affirmer cette volonté de renouveler la société tarnoise en faisant un grand ménage avec les signes impériaux liés au paganisme. Aussi, Arkos IV avait jugé nécessaire d'occidentaliser sa cour pour permettre un vent nouveau de rajeunir la société tarnoise. Quand la Reine entra, tous s'inclinaient légèrement face à la souverain excepté Arkos IV. Le souverain s'approcha de la monarque et la salua alors.
Arkos IV van Tarnos : Votre Excellence, c'est un grand honneur de faire enfin votre connaissance. Votre réputation vous précède et ceci tout en votre faveur.
Posté : dim. janv. 20, 2013 11:38 pm
par Zaldora
Annabelle II fit aussi révérence devant le Primat d'Astara, puis remercia l'ecclésiastique avec la même déférence. L'attitude éminemment respectueuse adoptée par la Thorvalienne ne tirait pas sa source dans le grade de son interlocuteur, mais de sa simple appartenance au clergé. En effet, au Royaume du Thorval, les hommes qui prient sont considérés comme le sommet de la hiérarchie sociale. Ainsi, un diacre jouit d'un respect supérieur au duc, un moine, être complètement dédié à Dieu, aussi. Les rangs du clergé constituent la colonne vertébrale de la société. Les atouts les plus précieux du Thorval ne sont pas ses scientifiques, ses ingénieurs ou ses investisseurs, mais bien ses prêtres. Une promotion de mauvais étudiants n'est, en définitive, pas si grave, les adaptations sont possibles. Tandis qu'une génération de curés sans vocation ou hérétiques peut avoir des conséquences dramatiques pour le troupeau, qui se retrouve dispersé, vivant dans l'incompréhension, perdant la Foi dans le pire des cas. Pas de doute pour les Thorvaliens, les religieux sont des âmes éprit de sagesse, ayant toujours de bons conseils, que l'on doit écouter avec humilité. Suivant les formalités, Annabelle II grimpa avec le Grand Chambellan dans le carrosse dorée arborant des armes lui étant familières. Le cortège entama alors le chemin vers le palais royal. Pendant la traversée, la Reine observa Lavenpur, cité vivant dans le calme, les traditions, et se dit que la vie devait y être belle. Un mode de vie proche de celui que l'on retrouve au Thorval : lent, paisible, traditionnel, religieux. Aux antipodes de la vie effrénée des grandes métropoles modernes à l'air irrespirable, aux personnes énervées, parquées dans de gigantesques immeubles sans allures, ni authenticité, détournées du but de la vie d'ici-bas par les inutilités enfantées par l'ère de la consommation et du numérique. Les carrosses quittèrent peu à peu le bourg, en direction du palais qui se trouvait aux alentours. La Souveraine aperçut la bâtisse, apprécia la qualité de son architecture, mais aussi les beaux jardins à la Française. Les jardins à l'Anglaise ont du charme, loin s'en faut, mais rien ne vaut les jardins à la Française ! - pensa Annabelle. La délégation nordique devait retrouver ses homologues Tarnois dans le grand hall. Lorsque la Reine pénétra au sein de la volumineuse pièce, l'assemblée entière s'inclina, à l'exception du Souverain Tarnois, chose normale car les Rois étaient égaux entre eux.
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Annabelle II : Ce sont de très belles paroles, pour lesquelles je vous adresse de sincères remerciements. J'éprouve beaucoup d'estime à votre égard et croit fermement en vous.
Posté : mar. janv. 22, 2013 8:18 am
par Amaski
Le monarque tarnois inclina légerement la tête en signa d'approbation envers la Reine du Thorval. Une fois les présentations faites, les deux délégations se dirigaient vers un des salons du Palais. Le salon en question était une chambre ronde marqué par trente-deux petites colonnes en marbre. Au mur et au plafond on pouvait admirer des fresques de paysages et historiques. Au fond de la salle se trouvait un accès à la terrasse montrant sur les jardins français du palais. Au centre de la salle se trouvait deux grands sièges avec autour d'eux une vingtaine de chaises permettant aux plus proche collaborateurs de prende place. Les souverains prenaient place sur les sièges, geste suivi par le reste des délégations. Une fois assis, des valets apportaient des boissons et des amuse-bouches qu'on offrait aux différents invités étrangers. C'est alors que le roi tarnois ouvrit le dialogue diplomatique.
Arkos IV van Tarnos : J'aimerais à nouveau saluer votre venue et sachez que nous nous rejouissons tous de pouvoir vous compter parmi nous. Je pense que nous pouvons commencer les discussions diplomatiques. Sachez que vous ne devez pas hésiter de demander aux valets ce que vous désirez. Entre temps, je voudrais savoir si vous voulez ouvrir le premier sujet?
Posté : mar. janv. 22, 2013 5:06 pm
par Zaldora
La Reine et ses gens s'installèrent sur les chaises. Les plus gourmands d'entre-eux avaient déjà les mets en bouche. Pas Annabelle qui devait parler, elle se servirait en cours de discussion.
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Annabelle II : Merci. Je me permets ainsi de saisir l'honneur que vous me faites, excellence, en faisant de la géopolitique notre première préoccupation. Lorsque nous aurions exploré ce thème de fond en comble, il me tient à cœur de poursuivre sur les questions pieuses, au combien importantes, souvent évitées par les gouvernements étrangers au nom de la laïcité. Enfin, nous pourrons conclure sur la coopération commerciale, culturelle, ou même militaire. Bien entendu, les grandes lignes que je viens de citer ne sont pas immuables et vous avez, cher Arkos, voix au chapitre. D'autre part, je trouve ce lieu très agréable, merci encore pour votre hospitalité.
Posté : mar. janv. 22, 2013 5:48 pm
par Amaski
Le souverain tarnois écouta avec attention la monarque du Thorval, une femme connue pour sa sagesse et surtout son honnêté en matière d'accords et de diplomatie.
Arkos IV van Tarnos : Nous approuvons pleinement ce programme. Pour notre part nous soutenons une politique de rapprochement entre nos pays et surtout de coopération dans tous les combats, qu'ils soient spirituels ou culturels.
Nous pensons qu'il est sage de commencer par aborder la question géopolitique. Pour notre part nous pouvons que saluer que le Monde connait enfin une nouvelle période de paix après tant d'horreurs, néanmoins il est évident que des nombreux dangers guetent surtout en ce qui concerne le Zanyane et le Viek Kong.
Posté : mer. janv. 23, 2013 2:32 pm
par Zaldora
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Annabelle II : En effet, l'ère de paix que nous connaissons donne de l'air aux peuples du monde mais est des plus fragile. Certains endroits de l'orbe terrestre sont des poudrières n'ayant besoin que d'une étincelle pour exploser. Le Zanyane oui, particulièrement au Kosaria entre christianisme et partisans des croyances primitives. L'alliance entre la Principauté et la Maloukie durant la guerre fut de circonstance, ne parvenant pas à occulter leurs profondes divergences. Nous suivrons les futures négociations sous l'égide de l'AdE avec intérêt. De leur réussite dépends la stabilité du Nord-Zanyane. Nous reconnaissons le Haut Commissariat au Zanyane, le croyant honnête, et ne doutons pas des bien-faits qu'une pareil institution peut apporter. Pouvons-nous connaitre votre position ? Et d'autre part, que vous inspire les tensions entre le Makengo et le Kûmana ? Traitons du Zanyane dans son ensemble. Nous parlerons ensuite du Makara, de l'Alméra et du Vicaskaran.
Posté : jeu. janv. 24, 2013 7:04 pm
par Amaski
Arkos IV van Tarnos : Nous pensons que le Kosaria a surtout besoin de stabilité et d'unité. Pour notre part nous ne voyons pas d'un mauvais oeil la victoire des monarchies mais nous pensons qu'il est urgent de reunir les territoires sous une même couronne et si préfèrence indépendante mais catholique. Il ne fait aucun doute qu'il faudra jouer avec prudence au Kosaria pour éviter de créer des ressentiments. Pour votre part, pensez-vous qu'une telle reunification serait possible?
Pour le Makengo et le Kûmana, nous pensons que c'est avant tout un conflit régional soutenu indirectement par le Pacte. Je pense que ce conflit latent est une preuve du problème majeur du continent : l'absence d'organisation continentale et des incursions systèmatiques de puissances étrangères. On en a bien vu ce que ceci a donné au Vicaskaran. Malheureusement nous pouvons faire que peu de choses à part de soutenir les chefs d'état zanyanais luttons en faveur de la paix, la prospérité et le progrès sur le continent. Quel est votre avis sur la question?
Posté : ven. janv. 25, 2013 11:11 am
par Zaldora
La Reine n'était pas naïve, avait conscience de l'influence gagnée par le Schlessien de par sa participation aux combats, victorieux qui plus est, et de l'agenda de l'Empereur Schlessois. Bien qu'étant son alliée, elle ne soutiendrait aucune éventuelle politique de domination de sa part.
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Annabelle II : Je crois à l'unité Kosarienne au sein d'un État Catholique, souverain et libre qui devra néanmoins faire preuve d'une juste tolérance vis-à-vis de la mosaïque des autres croyances au nom de la paix civile, mais également dans l'optique d'une future conversion des populations qui, à la vue des vertus de l'Église, se rapprocheront peu à peu de la Foi. Ceci peut aussi s'effectuer au travers de missions en territoire animiste, mais uniquement par la parole et l'enseignement. Je vous prierais, à ce propos, de ne porter que peu de crédibilité à une certaine information faisant état de conversions forcées au Nord. Ces temps sont révolus depuis longtemps, et on n'oublie trop souvent de rappeler l'anathème formulé par le Concile de Trente à l'égard de la conversion forcée. Je m'égare, revenons au Kosaria. Sa stabilité et son unité nécessite donc un bon Prince. Mgr Kasenda possède les sept vertus, c'est une âme exemplaire pour laquelle j'ai beaucoup de respect et d'admiration. Toutefois, son appartenance ecclésiastique fait que son titre de prince ne peut être que temporaire, et n'exister que dans le cadre d'une situation anormale ou urgente. Sans doute, ne se voit-il pas lui même à ce poste sur le long terme. Quant au roi des rois Malouks, l'homme est trop lié à l'ethnie Malouk et à l'animisme pour fédérer efficacement les peuples composant le Kosaria. En conclusion, je pense l'union possible mais seulement avec la bonne personne. En attendant que Dieu ne décide de l'envoyer, l'existence de deux États distincts est la meilleure solution possible.
A votre seconde question, j'estime que les pays zanyanais ont, avant toute chose, besoin d'un État fort, juste, digne et, ... s'il est chrétien, alors nous disposons de la plus belle monture possible. Au Makengo, ce n'est pas le cas, l'existence du Tyrannat de Djokhar en est la preuve. Montrons cependant l'indulgence nécessaire. Après les terribles souffrances makengaise, la reconstruction d'un vrai État prendra du temps. Le président Atnafu Abate a récemment quitter le Pacte, montrant ainsi une réelle indépendance d'esprit et me poussant à revoir l'idée que je me faisais de lui, guère reluisante pour être honnête. Avez-vous un avis sur ce dirigeant ?