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Mehrati Royal[/center]
Les élections approchent
05 février 2026
L'année 2026 sera pour tous les tel-mehratis la première occasion de confirmer la stabilité de leur système politique. La monarchie constitutionnelle, mise en place en février 2020, seulement quelques jours après la sécession de Tel-Érib, n'aura pas nécessité d'élections avant 2026. Bien que la loi constitutionnelle fixe le mandat du Premier Ministre et des parlementaires à 4 ans, Deithem Adulÿadej a, en mars 2021, après la sécession de Tel-Dehat, déclaré "l'année zéro du système tel-mehrati", repoussant les élections de 2024 à 2025. À la fin de l'année 2024, les élections de février 2025 approchant, le Premier Ministre demanda, avec l'accord du Roi Clemens I, à repousser les élections à février 2026, afin de permettre d'organiser correctement les élections. Le Parlement ayant accepté la proposition du Premier Ministre, les élections approchent. Il ne reste plus que quelques semaines aux quatre candidats pour la course présidentielle. Le Roi a pour l'occasion souhaité élire le Parlement à la proportionnelle. Le Premier Ministre sera ainsi élu selon un scrutin uninominal à un tour et à la majorité (non absolue). Les parlementaires seront nommés par le parti auquel ils appartiennent en fonction des résultats de leur candidat aux élections étatiques. L'on a plutôt critiqué cette décision, les formalités de présentation aux élections étatiques éloignant du Parlement certains petits partis qui ne réunissent pas suffisamment de voix au niveau tribal pour pouvoir être représenté différemment du niveau local. Devons-nous voir en nos sénateurs des représentants des localités ou une extension du pouvoir tribal ? La question est soulevée parmi tous les hommes politiques. Pourtant, Sa Majesté Clemens I a souhaité que sa décision reste telle quelle, invoquant son droit de gouvernement par décret.
Les quatre candidats représentent le Parti Libéral, le Parti Conservateur, le Parti Monarchiste et, contre toute attente, le Parti Xénocrate. Alors que le premier a pour objectif de mettre en œuvre des mesures libérales rapprochant Tel-Mehrat de Tel-Érib, du Danube ou encore du Mayong, de la Franconie ou de l'Océania, les partis conservateur et monarchique sont difficiles à différencier. Le premier est au pouvoir, soutenant la dynastie thorvalo-brathenbourgeoise au Vicaskaran représentée par Clemens I, tandis que les seconds soutiennent que la dynastie légitime est la dynastie cynavienne. Cette dynastie, dont l'héritier est Syman Kaàcyn, également appelé officieusement Syman II, Roi de Cyrénanie, Duc de Bandastralan. Selon l'histoire tel-éribaine, confirmée par l'histoire cyrénane, c'est sous les ordres de son ancêtre Ludolf V qu'Iskupitel fut envoyé à la conquête des terres qui constituent aujourd'hui Tel-Érib, Tel-Mehrat et Tel-Dehat. Les deux partis monarchistes s'opposeront donc violemment, et la lutte représentera d'autant plus d'enjeux que le règne de Clemens I peut s'arrêter net en cas d'élection d'un Premier Ministre issu du Parti Monarchiste. Le choix d'une élection des parlementaires en proportion des voix du Premier Ministre est un choix dangereux pour Sa Majesté. L'élection sera donc à quitte ou double pour lui : être destitué ou porté en triomphe. L'on peut pour cette raison observer une campagne très importante en faveur du Parti Conservateur de la part de la fortune royale. Enfin, le Parti Xénocrate défendra tant bien que mal la volonté de rattachement à Tel-Érib.
Notre sondage quant aux élections étatiques donne les résultats suivants :
- M. Deithem Adulÿadej, Parti Conservateur (37,2%) ;
- M. Ezra Novosh, Parti Libéral (27,4%) ;
- M. Ludolf Ehrinc, Parti Monarchiste (25,9%) ;
- M. Hohoth Vahash, Parti Xénocrate (9,5%).