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Posté : mar. déc. 18, 2012 9:29 pm
par Sébaldie
Karina Rawald était peu sereine en cette fin d’année 2019. La menace kirkstanaise pesait sur son pays et si son prédécesseur avait été assassiné par un sous-fifre de l’ennemi numéro un de la Sébaldie, rien ne la protégeait d’une éventuelle redite du scénario. D’ailleurs, elle aurait pu être à la place de Stefan Zavek en cette journée d’octobre 2017 où tout a basculé. Pensant inévitablement à lui, elle regarda le portrait de son prédécesseur accroché dans son bureau : voilà maintenant un peu plus de deux ans qu’elle était à la tête de la République Sébalde et qu’à ce titre, elle avait l’entière charge de la sécurité du pays.
En fait, sa sérénité avait été mise à mal le jour où elle avait appris que le Tel-Erib, une nation amie de la Sébaldie, avait connu un renversement de son régime. Le nationalisme tel-éribois avait fait place à un régime beaucoup plus étrange et beaucoup plus flou, quand bien même le nouveau gouvernement a tenu à saluer la grandeur de la Sébaldie lors de son discours d’investiture. Mais Karina Rawald attendait plus que des courbettes, elle avait besoin de rencontrer son nouveau dirigeant qui, semble-t-il, se rapprochait dangereusement du régime de Vladimir Stramine.
Aussi, elle attendait son homologue tel-éribois qui devait arriver, en voiture, sur le perron du Palais Présidentiel, à l’écart du tumulte de la capitale sébalde.
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Posté : mar. déc. 18, 2012 9:52 pm
par Iskupitel
Soucieux de mettre au clair l'alliance entre la Sébaldie et Tel-Érib, le nouveau président républicain de Tel-Érib faisait de la rencontre son premier voyage officiel extranational. Il avait bien une idée quant à ce qui motivait la présidente sébalde pour vouloir accueillir aussi vite son homologue républicain de Tel-Érib : le Kirkstan. Le rapprochement, fait durant les derniers jours du Prince, avec l'ennemi de la Sébaldie avait fait jaser dans l'État jeekimois, et à présent le président devait discuter avec son homologue de la façon de ne pas rompre le nœud de l'alliance qui les liait.
Arrivant en voiture au Palais Présidentiel, il descendit et s'en alla saluer Karina RAWALD.
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- Madame, c'est une joie de vous rencontrer dans un endroit si beau ! Comment allez-vous ?
Posté : mer. déc. 19, 2012 6:58 pm
par Sébaldie
Trois ans après la première rencontre sébaldo-tel-éribois, la désormais président Karina Rawald saluait son nouvel homologue :
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Karina Rawald : « Le plaisir est partagé, Monsieur Begawar. L’exercice du pouvoir a ses contraintes quotidiennes mais mon moral n’en est pas touché, merci. Malgré la récence de votre prise de fonction, je suppose que vous avez déjà connu ces signes de fatigue. »
La Présidente sourit au Tel-Eribois et lui fait signe d’entrer à l’intérieur du Palais. Ils s’installèrent dans un petit salon, annexe du bureau de Karina Rawald. Plusieurs boissons étaient à la disposition des dirigeants et l’une des assistantes de la Présidente proposa à Fakh Begawar des canapés et des rafraîchissements. Karina Rawald, elle, n’avait pas d’appétit aujourd’hui et préféra entamé la discussion :
Karina Rawald : « Je suis très heureuse que ce cadre vous plait, c’est un petit havre de paix géographiquement proche de la capitale mais loin de son tumulte. Une demeure idéale… Et vous, comment s’est déroulée votre prise de fonction, lorsque vous avez pris possession des lieux de votre prédécesseur ? »
Posté : mer. déc. 19, 2012 7:21 pm
par Iskupitel
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- Ce fut, hélas, par les armes que j'accédai au pouvoir. Cela me gêne de dire cela quand je suis suniste, mais il n'y avait aucun autre moyen pour stopper les manœuvres du Prince. et lorsque je pus m'installer sur ce grand trône, le lendemain de la reddition des derniers résistants princiers, la vision de tout le faste du Palais m'a ravi, et effrayé en même temps. Je dois dire qu'à Tel-Érib, le train de vie mené par la majorité de la population est acceptable, mais vivre la-dedans lorsqu'on est le président, c'est comme une offense envers le Peuple. Mais, d'un autre côté, il y a des différences à respecter. Et, également, une difficulté d'atteinte à conserver. Vous savez, j'ai toujours dit que personne ne voudrait devenir Président si celui-ci vivait en permanence dans une masure de boue séchée. Les gens doivent rêver, et l'accession au titre de Chef de la Nation doit se faire avec son lot de nappes damassées, d'escalier en or et de portraits en taille réelle, peints à la peinture dorée. Je dois également dire que mon premier réflexe fut de dire que nous allions détruire entièrement les avancées du régime princier, mais heureusement je me suis suffisamment vite aperçu que les avancées, bien qu'elles aient été pratiquées par un dictateur, sont tout de même des avancées. Dans ce sens, j'ai conservé les plus démocratiques. D'autres, comme la Liberté de Culte, furent accordées par le Sénat Populaire. Saviez-vous d'ailleurs que cet organe démocratique existait déjà sous le régime princier ? Il n'avait aucun pouvoir, mais il était là.
Pour en revenir à votre question, je pense que j'ai su m'entourer de très bons ministres, et aucun n'a été inactif, chacun travaillant de son côté mais œuvrant pour un bien commun que nous souhaitons national. De plus, il m'amuse parfois de venir aux réunions officielles vêtus d'habits divers et fantaisistes, afin de dégriser mon équipe ministérielle. J'ai toujours considéré qu'un gouvernement sans joie de vivre n'avait aucune volonté d'améliorer la vie du Peuple en les rendant plus heureux. N'êtes-vous pas d'accord ?
Posté : mer. déc. 19, 2012 9:18 pm
par Sébaldie
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Karina Rawald : « Certainement. D’ailleurs, dans le même ordre d’idée, j’insiste pour rendre les rencontres diplomatiques plus interactives et surtout, beaucoup moins administratives. J’ai horreur de la paperasse. Et je me suis d’ailleurs entourée, dans mon gouvernement, de membres qui ont la même réticence que moi. Par contre, pouvez-vous me parler davantage du sunnisme ? Et de la conception que vous en avez ? C'est une idéologie que j'appréhende encore trop mal... »
Posté : ven. déc. 21, 2012 9:28 pm
par Iskupitel
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- Ah, le sunnisme ! J'aurai du mal à vous l'expliquer. En effet, c'est une idéologie qui promeut l'accomplissement personnel dans un ensemble défini, sur tous les plans. Ainsi, la première conséquence est la paix est l'avancée technologique. Mais, comme toute idéologie, elle se doit d'être interprétée, et Azude, le Commonwealth, Stalagmanque et Tel-Érib n'a pas la même vision du sunnisme. Pourtant, nous nous retrouvons dans l'idée de base. Mais si vous souhaitez l'appréhender mieux, tout ce que je peux vous proposer, c'est d'y adhérer ! il rit.
Posté : sam. déc. 22, 2012 12:03 pm
par Sébaldie
La présidente sébalde sourit à la réponse de son interlocuteur mais son sourire était quelque peu forcé. Peu convaincu par l’exposé du sunnisme tel-éribois, Karina Rawald demanda :
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Karina Rawald : « Bien. Je pose la question dans un autre sens : quelles divergences idéologiques pouvons-nous rencontrer ? En quoi le sunnisme tel-éribois diverge-t-il du néonationalisme sébalde ? Car c’est précisément à cause d’une méfiance vis-à-vis du nationalisme que vous avez quitté l’Axe Néo-Mondial, même s’il était dans les faits déjà dissous bien avant. »
Posté : ven. déc. 28, 2012 5:17 pm
par Iskupitel
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- Première et majeure divergence idéologique : la place de la Nation dans le Peuple. Aujourd'hui, à Tel-Érib, la Nation a une importance diminuée dans l'esprit des gens. Pourtant, il n'y a aucune méfiance du nationalisme. Certains membres du gouvernement vous diront que le nationalisme doit être éradiqué (je pense notamment à moi), mais d'autres comprennent le nationalisme, et je dois vous indiquer que si nous avons quitté l'Axe Néo-Mondial, c'était uniquement par honnêteté, refusant de faire partie d'une organisation sans en respecter les règles ; et le règles de l'Axe étaient d'être un état nationaliste pour en faire partie. Je pourrais peut-être vous donner d'autres divergences idéologiques, mais pour cela il me faudrait connaître le nationalisme sébalde, que je vous laisserai le soin de présenter.
Posté : sam. déc. 29, 2012 12:11 am
par Sébaldie
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Karina Rawald : « Il n’y a pas de définition à proprement parler mais nous appliquons, en Sébaldie, un néonationalisme qui garantir à nos concitoyens de vivre comme ils l’entendent, tant que cela ne nuise pas à autrui : nous sommes favorables aux droits des homosexuels et nous avons tenté d’élargir le droit à l’avortement pour nos concitoyennes même si le texte a été rejeté par l’opposition.
Pour autant, être nationaliste tel que nous le concevons, c’est aussi entretenir une relation pédagogique avec les Sébaldes si je peux m’exprimer ainsi. Nous avons mis en place un Plan Surpopulation, une politique néomalthusienne, qui vise à répondre, sur le long, à des problèmes directement liés à la surpopulation (chômage, santé, environnement, logement…). Il est très difficile de faire admettre à un humain que son existence a un prix, un impact pouvant être négligeable. Nous tentons ainsi de faire du peuple sébalde un peuple humble, de sorte à lui faire acquérir une maturité qu’ils véhiculeront – je l’espère - aux autres peuples des autres nations. Car le problème de la surpopulation dépasse les seules frontières sébaldes. Voici notre définition du nationalisme : éduquer notre nation pour la rendre pérenne dans un climat social-économique et environnemental sain. »
Posté : dim. déc. 30, 2012 11:55 pm
par Iskupitel
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- Alors les divergences ne seront pas énormes, soyez-en rassurée. Le bien être des citoyens se révèle également être un objectif essentiel du sunisme de Tel-Érib. Je me permets une parenthèse pour vous indiquer que "tel-éribois n'est pas correct et qu'on dira "de Tel-Érib" plutôt que de donner un adjectif. Pour en revenir au sujet, nous souhaitons également que chacun développe un environnement sain, mais en privilégiant le développement intellectuel et social dans sa localité, non dans un esprit global. Je ne sais si je m'exprime de façon intelligible, mais en somme nous souhaitons à Tel-Érib que tout un chacun se développe plus ou moins de son côté mais en conservant une proximité, géographique, culturelle ou que sais-je, pour apporter ensuite son développement à la communauté nationale. Est-ce compréhensible ? J'ai peur de ne pas avoir été clair. Si c'est le cas, pardonnez-moi, Madame.