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Posté : lun. nov. 05, 2012 11:04 pm
par Amaski
<center>CREPUSCULE DES ETATS
- Partie 1 : Nuit à Newport -
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La nuit gouverne l'Occident néanmoins les étoiles restent invisibles sur Newport. La pollution et les millions d'ampoules de Newport noircissent le ciel et permettent uniquement au plus majestueux des astres de faire son apparition. Depuis cent ans on n'avait plus vue d'étoiles au-dessus cette ville, cent ans ou les USP avaient réglés en tant que première puissance industrielle avant d'échouer dans la course contre le Pacte. Les habitants de Newport dorment tranquillement, au fond d'eux encore convaincu que les USP, le plus puissant empire du 20ème siècle, étaient que dans une crise momentanée. Mais le monde a changé, l'histoire n'a pas eu lieu comme elle aurait du. Le mur qui sépara une nation n'est jamais tombé, il n'y a pas eu de Yeltsin mettant un coup d'arrêt définitif au bloc communiste ni un Poutine prêt à garder le mort dans la tombe.
Les choses ont mal tournés. L'Union sovietique est ressuscitée de ses cendres dominé par la créature la plus sadique et obscène que l'humanité de Simpo ait connu. L'Union des Démocraties, trop faible, est tombé et de ses décombres s'est élevé l'OTH portant les drapeaux du génocide et de l'horreur technologique devant soi. Et au centre des monarchies qui refusent à leurs citoyens le confort du 21ème siècle. Le monde est en flammes. Bombes atomiques, fléaux artificiels et génocides surpassent l'horreur de la réalité. Le Lochlann reproduit l'holocauste à grande échelle au Makengo ; la Rostovie lance un virus mortel contre une nation entière et l'OTH génocide des dizaines de millions de vies au nom d'intérêts stratégiques. Mais c'est comme toujours dans les pires fumiers qu'émergent les plus belles fleurs. C'est dans les décombres atomiques de Jam City, dans les rues infectés des villes du Viek Kong et les urbanités vidées du Lochlann que prend naissance le rêve d'une autre humanité.
C'est dans un des nombreux gratte-ciels de Newport que deux hommes se tiennent dans un salon avec une vue magnifique sur la ville. Le temps est resté calme ces derniers jours. Ni la tempête Sandy ni la campagne présidentielles ont eu lieu dans ce monde. Les deux hommes sont vieux comptant à eux deux plus que cent-vingt ans d'histoire, une histoire remplie de bonheurs et tristesses. Le premier est assis dans un fauteuil en cuir noir, ses cheveux blancs et traits asiatiques l'offrant l'allure d'un vieux sage. Le second homme se trouve débout près des fenêtres, un verre de vin dans sa main gauche et doté d'une barbe blanche soignée. Il a tout du bon grand-père alméran. Mais les allures sont trompeuses. Ils sont ni bon grand-pères ni sages. Ils sont la deuxième génération du Baal Group, celle qui prit le flambeau des fondateurs. Celle qui a construit dans les années glorieuses de l'Empire pelabssien une entreprise comme il n'y a eu aucun égal pendant longtemps.
L'homme à la fenêtre est John Mallow, directeur du département des produits financiers du Baal Group. Celui dans le fauteuil est personne d'autre que Luis Bresk. Mallow prend alors la parole en contemplant débout la ville.
« - Une étrange soirée, n'est-ce pas ? Qui pourrait dire que cette ville est en pleine décadence ? Elle parait comme à ses plus beaux jours.
- C'est toujours ainsi. La décadence est un fléau qui commence par ronger l'intestin des empires. Les marques visibles apparaissent que tout à la fin quand tout est joué depuis longtemps. Mais ne soyez pas aussi pessimistes, surtout pas en tant que bon citoyen pelabssien.
- Malheureusement je vois rien qui pourrait nous inciter à l'optimisme, dit Mallow. Les makarans, ces petits primitives ont déjà commencé par infiltrer tout le pays. Ils sont dans les troupes, sur les navires et dans l'économie. Dieu, on devrait tous les fusiller en une fois. Ceci résoudrait bien de problèmes.
- Votre ardeur n'a décidément pas diminuée avec l'âge. C'est un des symptômes de la décadence. L'effet positif est qu'ils ralentissent la décadence vu qu'ils ont besoin que l'Empire se prolonge avant de faire la relève.
- En empêchant toute possibilité de changer les choses. Ils ralentissent la décadence? Oui mais en contre-partie ils empêchent qu'on puisse redresser réellement le pays. Il faudrait couper les ponts avec le Makara et revenir aux bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves.
- Vous savez comme moi que ces choses sont plus difficiles. Votre théorie elle est bon pour vos électeurs mais à moi vous ne devez pas rapporter ces idées. J'ai eu la chance d'avoir quelques conversations avec Hari Seldon et je vous assure, il faut bien plus qu'une rupture avec le Makara pour redresser le pays. Le problème est que c'est la structure sociale qui est pourrie. Les élites ont amassée une masse monétaire critique qui agit désormais comme une force contre-productive pour l'économie.
- Oui, vous avez raison. Bon, oublions l'affaire. Comment va votre fils ?
- Antonios ? Il se porte très bien. Nous avons du contact régulier en dehors de nos conversations touchant à notre projet politique.
- Projet politique ? Vous parlez de votre idée concernant la chancellerie ?
- Oui, tout à fait.
- J'avoue que je ne vous comprend pas. A quoi bon faire tout ce projet et agir de manière si lente et discrète ? L'Empire est faible, l'Empereur vient même de perdre son principal outil politique en voulant faire le retour au christianisme. L'échec du concordat l'affaiblit auprès les chrétiens et le fait de vouloir revenir au culte unique lui enlève son atout auprès des paysans qui restent tous dans le culte multiple. Il suffirait de rassembler les partisans sunistes et libéraux pour chasser une bonne fois pour tout ce autocrate. Depuis dix ans dure cette lutte contre cette autocratie millénaire et c'est toujours la même histoire : soit un lieutenant se sacre empereur soit on a le retour du kansteltan sur le dos de paysans abrutis et incestueux. La révolution doit triompher une fois pour toute.
- On voit que vous n'êtes pas tarnois. Vous n'avez pas tort mais si nous faisons un coup d'état maintenant, nous ferons que continuer l'instabilité politique de la guerre civile. Et même si nous triomphons, que gagnerons-nous ? Quelques années avant d'avoir une contre-révolution financée par la Sainte Alliance ? Non, nous devons être plus malins que les impériaux. Mon fils fait un bon travail et il n'est pas seul. Des agents travaillent à fin de préparer non un coup d'état mais un changement interne. A la place de renverser l'Empire, nous allons le démanteler depuis l'intérieur en commençant par mettre un terme au régime autocratique. Lentement et discrètement nous viderons l'Empire et restaurerons la révolution. Pour les autres pays et les paysans, l'Empire continuera d'exister comme avant mais à l'intérieur nous remplacerons les organes pourris par les idées de la révolution. En soi l'Empire n'est pas un problème tant que le Kansteltan reste dans son palais et n'en sort pas.
- Et vous croyez que ceci marchera ?
- Bien sûr, nous avons le temps avec nous. Nous ne sommes pas pressés. Je vous assure, nous allons bientôt passer à notre première action concrète. Je peux déjà vous dire que mon cher fils aura un rôle de choix. De toute façon il est le meilleur pour faire ça. Entre temps, occupez-vous de votre campagne. Moi je me chargerais de l'Empire. Chacun de nous à son géant à abattre. A ce sujet, comment va Thaomson ?
- Alfred ? Il va bien, il a prit la direction de la sixième colonie sous-marine il y a un mois. Selon ce que je sais, ils sont entra d'installer une centrale thermique près d'un volcan sous-marin et veuillent lancer la production de bio-diesel à grande échelle. L'optimisme des colons ne cessera pas de me surprendre.
- Partageons-le car selon Hari Seldon les colonies auront un rôle crucial à jouer dans l'avenir de notre entreprise. Ils seront pour le 21ème siècle ce que furent les monastères pour le 11ème. »
Posté : jeu. nov. 08, 2012 10:43 am
par Amaski
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- Partie 2 : Aube à Titanua -
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C'était dans un des bureaux du Palais Impérial. Le Kansteltan se tenait derrière son bureau avec en face le Commissaire à l'Intérieur, Antony Bresk. Le Soleil brillait de manière écarlate à l'horizon avec la Lune entra de se coucher. L'air était fraîche en ce matin ce qui rendait la fatigue des deux hommes moins difficile. La rencontre entre ces deux politiciens ne fut pas anodine, tous les deux savaient qu'ils avaient à faire à des rivaux idéologiques mais en même temps les deux étaient conscients de la qualité de leur rival et que celle-ci fut indispensable au pays. Leur conversation avait déjà débuté il ya un bon quart d'heure mais c'étaient avant tout des formules de politesse et échanges sans intérêt. Le Kansteltan ouvrit alors enfin la vraie discussion entre eux, une discussion stratégique pour l'avenir du pays.
« - Je ne doute pas que votre présence n'augure rien de bon surtout dans un cadre aussi privé que celui-ci. Sachez que je n'ignore pas vos affinités politiques et vos liens avec certains groupements économiques et politiques. Je ne vous admire pas pour ça mais vos talents sont trop précieux pour les sacrifier aussi facilement. Sachez néanmoins que je n'hésiterais pas des que je vous saurez auteur d'un complot contre la couronne de vous exécuter.
- Votre Majesté, je pense que je n'ai rien à ajouter en ce qui concerne votre opinion. Sachez que nous partageons un avis similaire de l'autre. Mon amour pour vous n'est rien et je vous sers non pour vous soutenir mais pour servir le pays. Vous avez avec moi pas un serviteur de votre pouvoir mais un serviteur de l'Etat.
- Je dois donc voir en vous un ennemi ?
- Pas aujourd'hui ni demain si Votre Majesté sait écouter le flux de l'histoire et d'agir. Vous ne devez pas ignorer que le système actuel ne sera pas durable.
- Vous espérez une résurgence de la république ? N'avez-vous pas vu comme elle a échouée une première fois ?
- Oui autant que j'ai vu l'Empire d'Oroskon et la monarchie des lieutenants tomber. Depuis dix ans déjà notre pays se trouve dans une phase de lutte idéologique. D'une part nous avons l'ancienne voie, que vous représentez, et de l'autre côté la nouvelle voie représenté par nous, les républicains sunistes. La lutte entre ces deux voies est biologique et elle ne cessera jamais sans des bonnes décisions. Nous savons tous les deux que la monarchie autocratique ne sera pas durable. Les mouvements républicains et libéraux finiront par la renverser pour eux-mêmes, à leur tour, subir le renversement par les forces paysannes et conservatrices des que la république sera dirigé par un chef trop faible. La mort de Gorun Sun et Victor Kim ont bien montrés que la mort d'un leader fort entraine souvent la destruction de la république. La première fois ce fut en faveur de Blackwood et la deuxième fois en faveur de vous.
Il n'y a pas de paix possible entre deux visions aussi opposées. Mais il existe un espoir et c'est pour cette raison que je suis ici auprès de vous.
- Un espoir ? Pourriez-vous être plus concret car à être vrai je n'en crois que peu vos paroles. Peut être que la monarchie tombera mais nous ferons tout pour la défendre.
- Et vous réussirez peut être de votre vivant mais votre successeur risque d'échouer. Mais il est fort peu probable que vous finissez votre vie vêtu de pourpre. Un peuple qui a connu le goût de la liberté finit toujours par se battre pour cette liberté. Mais il est possible de mettre un terme à cette lutte en créant une nouvelle voie réconciliant l'ancienne et la nouvelle voie.
- Je suppose que vous parlez d'une monarchie parlementaire? L'idée m'est apparue dans l'esprit mais le chancelier Roujï m'a fait savoir que ceci pouvait qu'affaiblir la monarchie.
- Roujï est vieux et ne vois pas les choses avec une vision moderne. Une monarchie parlementaire ne diminuera pas votre autorité mais permettra de doter du pays d'institutions canalisant les énergies modernistes sans néanmoins mettre en péril l'Empire. Même le Thorval, modèle du traditionalisme n'est plus une monarchie de droit absolu mais une monarchie parlementaire. Pourquoi ? Car leur Reine sait qu'aucune monarchie peut durer sans s'appuyer sur la volonté du peuple. Si vous ne me croyez pas, croyez au moins le modèle thorvalien. Accordez donc ce que Victor Kim su faire : une constitution démocratique. Assurez-vous un droit de veto pour vous protéger mais osez le pas en avant.
- Un plaidoyer intéressant. J'y réflechirais. Vous pouvez partir. »
Antony Bresk s'inclina devant le Kansteltan et sortit. En dehors du bureau il sourit, il savait qu'il avait gagné la bataille.
Posté : ven. nov. 09, 2012 11:35 pm
par Amaski
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- Partie 3 : Les Ides de mars -
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Une voiture noire de luxe traverse une des artères principales de Titanua. De chaque côté s'élèvent des gratte-ciels qui dans leur teint cuivré brillent par l'effet du Soleil. Les rues sont bordés d'arbres et d'herbe offrant à la capitale un peu de verdure. Dans le ciel volent les zeppelins qui servent de transports publics de masse et de fret. Trois millions de personnes vivent dans cette nouvelle ville, trois millions d'âmes dans le cœur de la deuxième nation la plus peuplé du monde. Les diplomates n'avaient jamais compris la nation tarnoise car voyant rien que du chaos. Mais la vérité fut que ce chaos apparent détenait une logique plus profonde, une logique qui dépassait les idées de la Realpolitik. Le Tarnosia comme nommaient les étrangers ce léviathan méconnu, craint et vu comme un danger constant mais en même temps attirant les plus grands intellectuels désireux de relever le défis de comprendre cette créature si exotique. Les diplomates de l'Azude étaient parmi les rares à pouvoir se vanter d'avoir compris l'âme de cette étrange nation, de savoir la logique qui pousse ce chaos dans une mélodieuse harmonie des sphères.
Dans la voiture se trouvent à part le chauffeur qui n'a aucune importance vu qu'il est uniquement un personnage secondaire sans intérêt, le Commissaire à l'Intérieur, Anthony Bresk et Gren Tredwood, un des douze directeurs du Baal Group. Les deux hommes n'étaient pas dans la voiture par hasard. Leur rencontre fut le fruit d'un plan minutieusement mit en œuvre, un plan duquel les futures générations ne sauront rien. Tant pis, ce n'était pas la gloire que les auteurs cherchait mais l'efficacité. Anthony Bresk tenait dans sa main un journal qu'il venait de replier après avoir lu un moment. Sur la première page on pouvait voir en grand lettres un premier article sur l'affaire des biens culturels d'Urba. Tredwood aborda alors la question concernant les biens culturels.
« - Une sale affaire, ne trouvez-vous pas ?
- Le vol de ces biens ? Demanda Anthony. Oui, une sale affaire mais à être franc avec vous, pour ma part je m'enfiche assez de cette histoire. A quoi bon perdre notre énergie avec des vieilleries pareilles et du nationalisme primaire ? Nous avons mieux à faire qu'aller à la chasse de quelques reliques vieilles et moches. Malheureusement je ne suis pas en charge de cette affaire car si ce serait mon devoir, je renverrais tous ces vieilleries vers Urba. Mais il y a plus important pour le moment.
- Vous faites référence à la charte ? J'ai entendu par mes sources que le Kansteltan envisage de signer une charte accordant plus de pouvoirs au Parlement.
- Oui, ainsi que la formation d'un gouvernement plus indépendant. Le parlement pourra voter des lois sauf si ceux-ci nuisent les privilèges impériaux.
- D’où savez-vous tous ces détails ?
- Vous croyez que j'ai pas mon réseau d'espions ? Je suis Commissaire à l'Intérieur, je contrôle la police et les Robes noirs. Que ce soient ceux infiltrés en Hylé ou ceux qui assurent la sécurité de l'Empereur, ils me doivent des rapports. Et nous ne sommes pas sans alliés dans le conseil restreint de Sa Majesté. En somme, rien n'est laissé au hasard. Il est temps de museler ce pauvre con et sa bande pour redonner au pays une vraie politique. Qu'ils fanfaronnent sur la scène internationale, ils nous serviront comme des parfaits paratonnerre.
- Le pouvoir des ombres, je suppose ?
- Oui, le pouvoir des ombres. Nous ne pouvons pas renverser l'Empire car même après la politique religieuse désastreuse du Kansteltan, les paysans le soutiennent mais nous pouvons au moins tenir Sa Majesté dans son rang et son palais. Le vrai pouvoir devra se fondre dans la masse pour pouvoir faire avancer le pays. A la base le Kansteltan est certainement une bonne personne mais au 21ème siècle on peut plus gouverner le pays comme au 15ème.
- Bien, mais avons nous prévu quelque chose pour l'affaire des biens volés ?
- J'ai téléphoné avec von Roderkanien, il va essayer d'arranger l'affaire des biens volés à l'AdE ou au moins nous gagner assez de temps pour pouvoir finir la réforme et une fois ceci fait, on aura qu'a renvoyer toute cette merde vers les almérans. Qu'ils s’extasient devant quelques croix faits avec de l'or arraché dans des cités remplis d'enfants et femmes trucidés. Si ca rend leur putain de religion plus glorieuse, grand bien leur fasse. Je vois bien les prêtres faire les sermons en se tournant vers les croix forgé d'un or gagné au prix d'enfants et bébés assassinés. Oh, je vais même aller visiter une de leurs messes juste pour voir la scène, cette absurdité totale. Ah, comme la religion est pitoyable, elle sert bien les puissants mais c'est rien d'autre qu'un amas de merde dont le but est uniquement de satisfaire les peurs psychologiques d'une bande de primates troublés.
- Au sujet du Sénat, une fois que la charte est fait, comment agirons nous pour nous assurer son soutien. Il est composé par des aristocrates et il risque d'être changé avec la charte.
- Changer ? Sa Majesté ne prendra pas le risque de faire une élection maintenant. Elle laissera la chambre ainsi et promettra des élections pour un voir deux ans. Elle pensera ainsi pouvoir stabiliser le pouvoir. Alors que ceci est sa principale faiblesse. Il y a deux cent sénateurs parmi lesquels nonante sont favorables à nos projets. Le fait qu'ils doivent être sunistes à beaucoup restreint le choix et Sa Majesté a nommé des aristocrates qu'elle croit fidèles à elle mais qui nous sont loyaux. Ce sont surtout des gens proche du Baal Group et du milieu libéral. Vous voyez, le fait de travailler dans les ombres nous permet d'échapper à l’œil du Palatium. Les ennemis du Kansteltan sont parmi ses propres rangs. Pour les onze manquants, nous avons établis une liste de sénateurs avec des difficultés financières conséquentes et dont nous savons qu'ils ont une morale disant....adaptable à la situation. Le Baal Group a déjà commencé via des intermédiaires à s'assurer leur loyauté. Rien n'est plus efficace pour avoir le vote d'un sénateur qu'une bourse pleine et c'est pas l'argent qui nous manque. Le jour du vote, nous aurons la majorité, soyez assuré.
- Et pour le gouvernement ? Le choix appartiendra certainement au Kansteltan et il risque pas de nommer quelqu'un qui nous est favorable.
- Ah bon ? Le Kansteltan n'a pas le choix. La seule personne entrant en question nous est favorable. L'écarter serait provoquer une crise politique et Sa Majesté le sait. Elle nommera et aura la certitude de pouvoir la contrôler via le pouvoir. Mais comme déjà dit, Sa Majesté a des problèmes de reconnaître ses vrais ennemis.
- C'est qui ?
- Son identité doit rester pour le moment secret mais soyez assuré, le moment venu, vous le saurez en premier. Tiens, nous arrivons au Baal Tower. J'ai hâte de voir l'inauguration du nouvel siège du groupe dans la capitale. »
Posté : lun. nov. 12, 2012 2:00 pm
par Amaski
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- Partie 4 : Mort de Socorro -
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Le bruit d'explosion d'un bouchon résonnait dans le bureau du nouveau Président du Comité central. Anthony Bresk se trouvait en compagnie des autres membres du Comité central, verre à la main et lui avec une bouteille de champagne qu'il venait d'ouvrir. Le Président remplissait tranquillement les verres de ses collègues en prononçant les mots suivants.
« Je ne sais pas qui a empoissonner la vielle folle mais il mérite le Nobel de la Paix. Dieu merci qu'on est enfin débarrassé de cette ordure ! »
Le nouveau Commissaire à l'Intérieur ajouta à ceci voyant son verre se remplir du liquide jaunâtre que fut le champagne.
« Espérons que le ou la prochaine présidente ne soit pas pire. Mais bon, pour le moment ce sera Kapikapa et à ce que nous savons c'est une personne forte raisonnable. Nous pouvons que prier que Socorro soit la dernière de son type et qu'on aura à nouveau des chefs d'états ranekikiens raisonnables et pacifiques. »
Lea Seng, également membre du Comité tendit à son tour le verre vers Bresk qui le lui remplissait.
« Espérons-le, cette Socorro a bien pertubé le Vicaskaran. Mais dieu merci qu'elle est morte, ainsi trépasse donc cette Blackwood en jupe »
Tous servis, Anthony Bresk conclut alors.
« Qui soit la personne qui la suivra, levons nos verres à ce qu'elle puisse redonner au Ranekika sa fierté d'antan. Un Ranekika pacifique et diplomatique. Que Socorro emporte avec elle le militarisme et le populisme. »
Tous levèrent leurs verres en disant.
« Pour le Ranekika »
Posté : sam. déc. 01, 2012 12:44 am
par Amaski
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- Partie 5 : La Renaissance des Prophètes -
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Aghdapur, rare sont les cités comparables à cette ville ayant su attirer tant de haine et d'admiration en si peu de temps. Ville des libertés, ville de la domination de l'argent, Aghdapur apparaît comme la femme des plaisirs digne et richement parue ouvrant sa porte aux plus excellents courtisans. Nombreux disent que Wapong City appairait à côté d'elle comme une vile prostitué de mauvais quartier. Combien ont tentés de la conquérir ? Les numanciens avec leurs gaz ou les kirepiens avec leurs fusils ont échoués. Mais c'est à Gorun Sun qu'elle ouvrit ses portes qui entra avec une rose dans la main et un sourire aux lèvres. C'est au Sunisme qu'elle accepta de donner son cœur, ce bien précieux.
Les guerres de la Coopération sont depuis longtemps finies. Les plaies ont disparues et la ville revit une gloire plus grande que jamais auparavant en devenant un des grands centres du Commonwealth. Ses pauvres triment dans les usines et ses riches dépensent leur argent dans l'économie et les plaisirs mondains. Ce coin semble encore en ordre alors que le monde en entier s'enflamme au nom de la croix, la faucille et d'autres objets signes de cruauté et torture. Les humains, misérables ou glorieux, ont tous finis par reconnaître la grande évidence sociologique : accepter et aimer le destin auxquels ils pourront de toute façon pas échapper. En apparence au moins car dans les petites ruelles de cette capitale grouille la fureur de ceux qui voient les autres manger pendant qu'ils ont faim. Certains ouvriers ont marre de se tuer à la tâche pour remplir le plat des riches. D'autres ne veuillent plus accepter la misère tout court.
Le port d'Aghdapur brille de mille feux dans la nuit obscure. La Statue de la Liberté dans son cuivré verdoyant se tient fière et digne face aux océans, promesse de richesse et régénération. C'est dans un de ses nombreux gratte-ciels que deux hommes discutent entre eux. Des hommes puissants chacun de leur côté jouant un rôle capital dans cette grande pièce de théâtre qu'est la politique internationale. D'un côté se tient un homme d'une cinquantaine d'années, typé oriental, et de l'autre personne d'autre qu'Antonios Bresk, l'éminence grise dirigeant un ensemble de nations enflammé par les paroles révolutionnaires de Gorun Sun.
Bien de temps s'était passé depuis les jours de la Révolution. Bien de choses avaient changés depuis le jour ou une nation avait pleuré la mort de son Leader. Malheureusement les apparences étaient trompeuses et les jours incertains. A l'Est Terienkov prend toujours plus de pouvoir et Kirov reste disparu. Les jours deviennent plus froids et la mort rôde sur les continents. L'action des acteurs de la pièce semble plus important que jamais. Bresk répond entre temps à son père.
« Mon avis n'a pas changé sur la question, il est hors de question de soutenir Kirov. Il ne vaut pas plus que Terienkov. C'est rien d'autre que bonnet blanc, blanc bonnet. Votre demande de soutenir les kirovistes est une folie. Nous avons pas fait la Révolution pour ça. »
Le vieil homme pose la tasse de thé désormais vide de côté avant de répondre à son fils.
« Pas autant que tu crois et tu le sais au fond de toi. Oui, Kirov est monstrueux dans une certaine mesure mais franchement, est-il vraiment d'avantage que les dirigeants du Lochlann qui ont massacré le peuple du Makengo ? Nute Fan ayant tué les astarans au Wapong? La Présidente des USP avec le Bloodbad ? Kirov est un monstre mais un monstre calculable, saisissable et doté d'un certain pragmatisme. Terienkov lui en revanche est la folie libre et galopante. On a vu ce que ceci donne et il nous a fallu de beaucoup d'énergie pour éviter le pire. Pire, l'AdE s'associe à lui et fait son jeu. Pour ca ils sont d'une naïveté effrayante.
La conclusion est simple : nous n'avons pas mille options. Nous pouvons choisir entre Terienkov, un fou furieux allant réduire à néant nos efforts pour la Révolution mondiale ou Kirov qui à sa façon pourra avoir son rôle pour la Révolution. Sache une chose, les hommes ne sont jamais libres, ils ont que le choix entre quelques possibilités qui souvent sont un choix du moindre mal. »
« J'aurai pour ma part préféré une autre option. »
« Tu parles pas de cette fillette naïve ? Voyons, soyons sérieux. Si on veut ruiner un état, le plus simple c'est de le confier à une chrétienne. Elle n'est pas capable de diriger la Rostovie et l'Est. Je me permets de citer Dreagon à son sujet : « Cette femme est tellement naïve et mignonne qu'elle me donne envie de chier des papillons. »
Anthony sourit au sujet de la phrase de Dreagon. Ah, rien valait les jeux d'esprits de la part des fanatiques. Son sourire disparu rapidement. Il répondit alors à son père.
« Je vais réfléchir au sujet de Kirov. »
« Fait-le mais sache qu'il n'y a pas de choix dans cette affaire. Il y a qu'un qui peut éviter le chaos voir le réduire à des proportions gérables. Quand tu auras décidé de soutenir Kirov, je te propose de bloquer l'envoi d'acier à la Rostovie. »
« L'acier ? Nous avons un contrat qui ne peut pas être rompu. »
« Qui dit de rompre le contrat ? Nous avons qu'a retenir les navires et prétendre que nous avons des problèmes techniques. Entre temps nous financerons les mouvements pro-Kirov surtout cette bande au Makengo qui semble faire l'affaire pour lutter contre Terienkov. »
« Voilà un jeu dangereux... »
« Dangereux dans quel sens ? Terienkov n'osera pas répliquer militairement. Il sait que le coût sur long terme sera désastreux. C'est via le Commonwealth qu'il peut se fournir de produits de l'Ouest. Et l'OTH ira lancer des feux d'artifices en croyant que ceci annonce la rupture diplomatique. Ais confiance. Les choses sont souvent très simples, pas toujours, mais souvent. »
Anthony hésita légèrement et dit.
« Bien, je vais y réfléchir. »
Son père conclut alors.
« Parfait. Je vois que tu apprends bien ton métier. A ce sujet, je pense que peut être ce sera bientôt le temps que je te présente à quelqu'un de spécial. Tu me sembles être désormais assez mûr. »
« Encore un de vos associés ? »
« D'une certaine façon mais c'est un associé que je pense saura te surprendre de plusieurs et différentes façons. Il a un côté..disant surprenant. »
Ne voyant pas vraiment l'intérêt de faire rencontre avec un autre entrepreneur ou politicien, il lâcha la formule de politesse suivante.
« Alors je serais enchanté de faire sa connaissance. »
La soirée continua avec des discussions moins intéressantes. Quelques heures plus tard Anthony Bresk quitta la gratte-ciel pour aller rejoindre son bureau avec le Soleil se levant à l'horizon. Sur le trottoir était assit un clochard qui devait avoir environ trente-cinq ans. Il était visiblement de type asiatique avec des longs cheveux et une barbe noire généreuse. Anthony Bresk lui jetta quelques pièces d'argent que le laissé-pour-compte prit en disant.
« Bien merci, mon seigneur. »
Bresk ne répondit pas. Il ignora l'homme et alla à ses nombreuses occupations.
Posté : mer. déc. 05, 2012 6:59 am
par Amaski
<center>CREPUSCULE DES ETATS
- Partie 6 : La fin d'une histoire de sang et de larmes -
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Antonios Bresk était assit dans son bureau, une vaste chambre dans la Tour de Gouvernance à Titanua. Plus spacieux que son bureau quand il fut Commissaire à l'Intérieur, l'office était nettement plus décoré. Sur le sol se trouvait un grand tapis représentant le Jour de la Victoire donc la fin de la première guerre civile. Aux murs se tenaient des étagères portant des livres, dossiers et divers documents. Entre les étagères il y avait des tableaux des grands dirigeants sunistes ou des bustes de Gorun Sun et Victor Kim. Au platfond était suspendu un lustre offrant lumière et un peu de luxe dans ce bureau. A droite se tenait même une cheminée avec un feu allumé chauffant la salle. C'est alors qu'on frappa à la porte. Bresk répondit avec une voix ferme.
« Entrez »
Un homme entra d'une cinquantaine d'années, la peau cuivrée et les cheveux blancs. Au détriment de son âge, l'homme était encore en très bonne forme avec une constitution corporelle rare pour cet âge. Ce fait était du par son poste. L'homme en question dirigeait les Robes noirs, l'organisation qui était police secrète et organisme para-militaire en même temps. Il tenait dans sa main un dossier lourdement chargé avec le scéau de la Fédération dessus. Le chef des Robes noirs fit une légere réverence devant le Président, encore un héritage de l'époque de Gorun Sun. Il dit alors à Bresk.
« Je vous apporte le dossier que vous avez demandé. Ca a été difficile d'entrer dans les archives mais nous l'avons reussis sans attirer plus que tant d'attention. Nous ne pensons pas que le roi se rendra compte de sa disparition avant un bon moment. »
« Voila qui est parfait. Posez-le sur mon bureau. Je vous remercie pour vos services. Ceci est actuellement le dernier exemplaire, je suppose ? »
« Oui, les autres exemplaires se sont perdus durant le chaos de la guerre civile. »
« Voila qui est au moins clair. Vous pouvez partir. »
Le vieil homme se retira après avoir fait une légere réverene et laissa Anthony seul. Bresk prit le document et l'ouvrit. Il le feuilleta rapidement pour maintenir son regard sur la dernière page contenant la conclusion. On pouvait voir une liste de noms, tous des membres du gouvernement raksas. Voila au moins qui était clair. Il ferma le rapport final sur l'attentat au Raksasa. Anthony Bresk se leva lentement toujours avec le document dans la main. S'approchant de la cheminée, il restait face au feu pendant un instant, hésitant. Il jetta alors le dossier au feu qui se vit rapidement dévoré par les flammes. Page après page disparaissaient dans les flammes, la vérité était sacrifiée au feu. L'ombre de Mushovik semblait planer sur ce document et brûler avec lui. Bresk eut alors les souvenirs de la prise de pouvoir de Mushovik ; ses mensonges et ses meurtres au nom de la démocratie. Les conspirations avec le Lochlann et l'arrivée d'ogives nucléaires dans la péninsule à fin de frapper les USP depuis ses arrières. Tout ceci brûla. Le crime raksas s'en allait comme un démon maléfique. Il observa les flammes faire leur oeuvre. Il lâcha alors, parlant à lui-même et au rapport mourrant.
« Voila une histoire qui prend fin. De toute façon tu es devenu inuttile. L'hiver se termine et le printemps commence. Il n'y a plus de place pour les vieilles rancoeurs nationalistes. Esperons que par ceci on met fin à cette histoire de sang et de larmes.»