Page 1 sur 3

Posté : mer. sept. 12, 2012 2:41 pm
par Alderande
<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/714/senateseal.png/][img]http://img714.imageshack.us/img714/1362/senateseal.png[/img][/url]

Sommet de l'Entente Tripartite
République Biturigeoise — Grand-Duché de Brestange — République Confédérale d'Hylè

[url=http://imageshack.us/photo/my-images/411/12939146214f3be66f06953.png/][img]http://img411.imageshack.us/img411/9181/12939146214f3be66f06953.png[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/266/11112008003884917907633.png/][img]http://img266.imageshack.us/img266/2773/11112008003884917907633.png[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/411/41638369949856d0ef365f.jpg/][img]http://img411.imageshack.us/img411/5885/41638369949856d0ef365f.jpg[/img][/url]

— À Ctésiphon le 4 février 2019 —

_________________</center>


Le début d’après-midi était déjà bien avancé mais le temps hivernal restait sec et froid. Le soleil était bas et brillait dans un ciel d’un bleu éclatant mais parvenait difficilement à réchauffer les membres de la Garde Prétorienne qui s’alignaient, droits et immobiles, sur le tarmac de l’aéroport de Ctésiphon, la capitale hyléenne. Leur tenue protocolaire, lourde et élégante, aux couleurs noir et bleu-nuit du Prétoire et de la Chancellerie, contrastait avec le rouge vif du long tapis qui menait de l’escalier mobile à l’entrée du hall de l’aéroport. Leur casque noir et lisse qui ressemblait à des casques de guerre grecs scintillait à la lumière vive du soleil et leur houppette bleu-nuit voletait sous l’effet d’un vent calme et régulier qui faisait claquer les drapeaux des trois nations.

À l’intérieur du hall d’entrée, la délégation hyléenne attendait patiemment l’atterrissage des deux avions officiels de la République de Biturige et du Grand-Duché de Brestange. La tension était palpable et on portait de nombreux espoirs sur cette rencontre tripartite. Si, à l’issue de ce sommet, les avantages pour la région entière allaient être évidents, c’était un enjeu majeur de la diplomatie hyléenne qui mettait sa crédibilité et sa détermination en jeu. Jamais l’Hylè n’avait participé à un sommet avec autant d’espérances et de possibilités et jamais en Hylè on se mettait autant à rêver d’un rapprochement international de cette ampleur depuis la fin de la Grande Guerre. La Chancelière Suprême Lynn Amber Thoden s’était déplacée personnellement pour accueillir les différentes délégations invitées malgré l’interdiction protocolaire de vigueur qui l’obligeait à les accueillir au Palais de la Chancellerie, à Ctésiphon, et non à leur descente d’avion. Elle discutait calmement avec le Commissaire aux Affaires Étrangères, saer Julius Bær, qui paraissait nettement plus angoissé qu’elle avec ses lèvres pincées et ses paupières qui s’agitaient nerveusement. Les récents événements internationaux au Viet Koing et les tensions de plus en plus claires entre l’Empire du Raksasa et la Rostovie avaient bouleversé l’orientation diplomatique des trois pays qui se réunissaient ce jour-là.

Bientôt, à la vue d’un avion qui s’avançait vers l’escalier mobile, la Garde Prétorienne se mit au garde-à-vous sous les ordres de leur sergent et on ouvrit les portes du hall. Le maître du protocole vint interrompre la discussion entre le Commissaire et à la Chancelière :


« Madame la Chancelière, la première délégation va descendre de l’avion officiel. »

Posté : mer. sept. 12, 2012 3:06 pm
par Arios
Il était un jour froid et sec mais dont la luminosité accrue par un ciel immaculé donnait à imaginer, à espérer, un printemps couvé sous les brins d'herbes, frêles et légèrement duvetés de jaune, qui percerait bientôt l'horizon bien qu'on se trouvât alors en plein coeur d'un tenace hiver.

La délégation brestangeaise, conduite par son Premier Ministre Henri de Villost, descendit la première sur le tarmac de l'aéroport et vers les homologues et hôtes hyléens. Si il y avait pour le chef du gouvernement dont la renomination prochaine n'était pas évidente une claire importance historiques à cette rencontre, au sens qu'elle était l'occasion pour lui d'imposer son sceau sur l'Histoire, non celle faîtes des batailles mais celle qui fait qu'on les évite, il avait surtout à coeur de marquer définitivement l'alliance des trois pays ; cette dernière devant s'articuler autour du pacifisme, de la mesure, de la raison, en somme de la tempérance chère à l'Hylè et à la Brestange.

Posté : mer. sept. 12, 2012 3:37 pm
par Joyan
En ce jour d'hiver, dont l'heure était déjà avancée pour le soleil qui commençait à descendre dans le magnifique ciel bleu, l'avion officiel de la République volait facilement entre les nuages. A son bord Julien Giston et Pierre de Hidre discutaient tranquillement autour d'une tasse de café. Ce jour qu'ils attendaient depuis longtemps était arrivé. Le temps d'une concordance régionale arrivait enfin après des négociations séparées avec l'Hylé et la Brestange. Le Président espérait ainsi, et ce depuis l'accession de la Biturige au statut de Démocratie, renforcer une paix et une entente déjà acquise par de précédents sommets, mais non marquée officiellement. Il veut ainsi marquer son mandat comme celui de l'ouverture de la Biturige sur sa région. Mais il veut aussi montrer au monde que ce qui se passe ici aussi est important, malgré une domination sans cesse répétée de deux blocs idéologiques. La future alliance qui découlera de ce sommet important aux yeux de la région scellera pour longtemps, ou peut-on l'imaginer, une amitié entre des nations culturellement et politiquement proche.

L'avion ne tarda pas à atterrir, peu de temps après l'avion Brestangeais, et ce fut l'occasion pour la délégation de saluer chaleureusement ses homologues.

Posté : jeu. sept. 13, 2012 1:03 am
par Alderande
On fit résonner les hymnes nationaux respectifs de chaque nation invitée et on salua les membres des différentes délégations en suivant à la lettre le protocole et l'étiquette, choses auxquelles les hyléens étaient très attachés et dont l'histoire n'avait été qu'une longue et délicate complexification. Lynn Thoden salua chaleureusement Henri de Villost, Julien Giston et Pierre de Hidre et on fit entrer les délégations dans des berlines. On prit soin de ne placer la Chancelière Thoden dans aucune des berlines qui transportaient ces éminentes personnalités pour ne marquer aucune préférence mais le Commissaire Julius Bær escorta le Premier Ministre brestangeais et le Commissaire au Commerce Extérieur Victor de Darëns accompagna la délégation biturigeoise. Les berlines traversèrent les immenses banlieues de la capitale hyléenne en empruntant des voix rapides et dégagées au son des sirènes des voitures et des scooters d'escorte de la Police Républicaine. Plus on s'approchait du centre de la capitale (dont la population, en comptant toutes les communes limitrophes dépassait les 17 millions d'habitants), plus l'architecture était dense et haute, on avait l'impression d'entrer dans une ville en constante mutation, pleine d'activité, parfois calme ou agressive, parfois riche et luxueuse ou parfois misérable. Des badauds s'étaient amassés sur le bord des voies, certains faisaient voleter des drapeaux brestangeais ou biturigeois. On passa devant l'immense Palais du Sénat à l'architecture postmoderne éclatante d'acier et de verre et on pris la large Avenue de la République qui menait au Palais de la Chancellerie. Il se dressait à l'autre bout de l'avenue comme un grand dôme et s'étendait sur plusieurs centaines de mètres. Les deux édifices, emblèmes de la République, se faisaient ainsi face, reliés par une immense artère bordée de statues, d'ambassades, de jardins et de bâtiments publics.

<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/189/ctesiphoncoruscantimage.jpg/][img]http://img189.imageshack.us/img189/5248/ctesiphoncoruscantimage.jpg[/img][/url]
Le Palais du Sénat et sa Rotonde caractéristique au fond et à le Palais de la Chancellerie au premier plan à Ctésiphon.</center>

Arrivé devant le Palais de la Chancellerie, on fit descendre les différentes délégations, une à une et selon un ordre protocolaire strict. Tout le monde pu se désaltérer, prendre une collation et on décida de commencer la rencontre dans le Grand Salon où chacun pu prendre place autour d'une grande table ovale. Les larges fenêtres laissaient entrer les rayons froids du soleil coruscant et, malgré l'horizon bloqué par l'immense Palais du Sénat, on apercevait de part et d'autre le ciel immaculé. On fit passer une feuille de papier aux couleurs de la Chancellerie qui présentait le programme de la visite officielle sur quelques jours. On avait proposé des journées thématiques pour travailler et négocier, deux bals dans les différentes Ambassades, une visite du Sénat avec la possibilité de s'exprimer face aux Sénateurs, une soirée à l'Opéra de Ctésiphon pour voir un opéra de Jean-Philippe Rameau et on finissait la visite dans une dépendance de la Chancellerie à l'extérieur de Ctesiphon, en pleine campagne parthe sur les bords d'un lac pour savourer - un peu mieux que dans les fastes et l'exhaustion de la capitale - l'art de vivre hyléen. On avait disposé sur la grande table des petits paniers de fruits, quelques boîtes de gâteaux fins, des carafes d'eau, des théières et des cafetières de moka et de chocolat chaud. La Chancelière Lynn Amber Thoden prit enfin la parole, en français, après avoir une dernière fois salué discrètement de la tête ses homologues biturigeois et brestangeais. Son accent avait quelques sonorités étranges pour un francophone : des 'r' légèrement roulés, des 'a' très ouverts qui paraissaient légèrement désuets ou un peu snobs et quelques maladresses sur des 'o' ouverts et des 'o' fermés.

<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/714/margretheii03amberlynnt.jpg/][img]http://img714.imageshack.us/img714/1002/margretheii03amberlynnt.jpg[/img][/url]
Lynn Amber Thoden, Chancelière Suprême de la République Confédérable d'Hylè depuis juillet 2017.</center>

« Nous tenons tout d'abord à remercier Vos Excellences pour l'enthousiasme qu'elles ont eut pour venir à Ctésiphon en vue de discuter et de négocier des accords entre nos trois honorables nations. C'est un immense privilège pour nous que d'entamer une amitié approfondie basée sur la confiance, le respect et le pacifisme avec des nations qui nous sont géographiquement si proches et avec lesquelles nous avons déjà pu bâtir des projets ambitieux et prometteur notamment via l'Assemblée des États. Dans le contexte international actuel et face aux nombreuses tensions qui bouleversent le monde, nous voulons faire de notre amitié le symbole d'un espoir nouveau ou, du moins - et avec moins de prétention - d'une heureuse alternative. »

Elle fit une pause.

« C'est d'ailleurs de relation internationale dont nous aimerions parler ensemble en premier lieu ; nous vous laisserons ensuite le choix dans l'ordre des thèmes et des questions à aborder. La situation actuelle nécessite une clarification nette et précise de nos différents points de vue. Comment voyez-vous la situation actuelle causée par les terribles événements au Viet Koing et l'attitude rostove par exemple et quelle démarche préconisez-vous ? »

Posté : jeu. sept. 13, 2012 10:44 am
par Arios
Les Biturigeois cédèrent la parole à Henri de Villost,

Henri de Villost : Merci, je me permet donc de commencer. Je reconnais que la situation internationale est très tendue, ainsi allons au plus rapide, nous reviendrons par la suite sur des sujets de moindre importance mais ayant leur part d'impératifs quant à nos échanges de points de vue, je pense notamment à l'Aste, à Urba, peut-être échangerons-nous quelques mots sur le Terdus où la stabilité de la régence reste à prouver.

Je ne vais pas, vous vous en doutez, revenir sur le caractère atroce des bombardements au Viet Koing. Raisonnons à froid. L'attitude de la Brestange dans cette affaire est la neutralité la plus totale. Nous condamnons, évidemment, ces actions Rostovs, mais nous ne souhaitons pas nous placer en porte étendard d'une quelconque résistance mondiale à l'État Rostovique.

En effet, la Rostovie, l'URKR, cet agrégat de pays est déja, sans parler même de ses dépendances mondiales, Juvna, Al-Machir, République Jacobine, une nébuleuse qui s'étend bien au dela des simples frontières de cette multinationale et pénètre sans doute nos sociétés en plein coeur, autrement que par ses espions, par les idées dont elle est avec ses vassaux du Pacte l'unique, la véritable, la vénérable aux yeux de beaucoup, la légimite défenseuse.

Alors s'attaquer de front, diplomatiquement comme militairement, à la Rostovie, c'est se retrouver dans le brouillard avec une mitraillette et ne pas savoir où tirer. Croyez bien que je le regrette.

Pour ne pas vous le cacher, la Brestange n'est pas une sur ce dossier, les propositions à l'AdE sont distinctement étudiées mais pour l'instant Mr. Ausipier n'a pas de consignes quant à l'adoption ou non des différentes motions proposées.

La situation, déja compliquée, se complexifie d'heures en heures, puisque les bombardements ont cessé... La question ce n'est pas : ce qui devrait être, mais bien ce que nous, nos trois pays, peuvent faire, non en faveur du peuple Viek directement, exlucivement et au nom d'un quelconque humanisme, mais en faveur de l'appaisement, au nom de la paix.

Posté : jeu. sept. 13, 2012 4:25 pm
par Joyan
Julien Giston: Bien que notre position soit plus tranchée que celle de la Brestange sur cette horrible affaire, nous rejoignons un point qui s'avère essentiel: la préservation de la paix. Il est inutile d'essayer de sauver un peuple en détruisant d'autres vies. Mais d'un autre côté, il est aussi inutile de prétendre défendre un peuple sans bouger. C'est comme si la police essayait de libérer un otage de son ravisseur sans s'interposer entre les deux, sans même tenter la négociation.

Nous pensons que ces crimes terrifiants ne doivent pas rester impunis. Nous ne pouvons pas rester sans agir devant cette horreur et ainsi paraître aux yeux du monde des nations qui, bien que libres et démocratiques, ne se préoccupent pas des situations chez leurs voisins.

Ne pas s'opposer à la Rostovie et ses vassaux, comme vous dites si bien, c'est admettre qu'elle est la plus forte et se soumettre. Or, et cela je crois que nombre de nations l'ont compris ces derniers jours, les actions au Viek Koing prouvent que cet Etat et les membres de son alliance abuseront de cette position tant qu'on ne les en délogera pas, ou du moins qu'on les laissera croire que nous les cautionnons. Qu'on le veuille ou non, ne rien dire, c'est cautionner. Notre position restera donc ferme, tant que ce massacre continuera: nous favorisons la motion à l'AdE, et nous nous opposerons diplomatiquement à la Rostovie et à l'Eran.

Posté : ven. sept. 14, 2012 9:12 am
par Alderande
Lynn Thoden : « Nous comprenons le pragmatisme du Grand-Duché sur la question mais nous nous étonnons tout de même d'une telle mise à distance ; nous nous rapprochons sur ce point de la position biturigeoise. S'il est évident que le maintien de la paix dans le monde comme au niveau régional est une priorité, il nous semble nécessaire d'imposer une sanction diplomatique et économique à la Rostovie et à l'Eran sous peine d'être taxé de cynisme ou d'attentisme. La limite entre le pacifisme et le laisser-aller est bien trop mince et nous préférons la naïveté sincère à un pragmatisme qui peut paraître compromettant. Ces événements sont d'une gravité sans nom, il est important de le rappeler et notre position à ce sujet est donc plutôt claire sans pour autant s'assimiler à de la propagande pro-OTH. L'arrêt du génocide ne modifie en rien notre point de vue même si, évidemment, cela est un signe d'apaisement et d'ouverture : la Rostovie et l'Eran devront rendre des comptes et leur gouvernement restent illégitimes à nos yeux. Voilà pourquoi la motion que nous avons déposé à l'AdE nous semble absolument nécessaire. Il ne s'agit pas d'une attitude va-t'en-guerre mais bien plutôt d'une manière de montrer la cohérence idéologique de l'AdE face aux pires atrocités possibles et imaginables : après s'être investi autant en Al-Jawar, au Liberta et en Urba au nom de la souveraineté populaire et de la libre détermination des peuples, sous quel prétexte l'AdE resterait silencieuse et soumise à propos du Viet Koing ? Il nous semble que c'est la cohérence et la crédibilité de l'AdE et de ses nations membres qui sont en jeu. Si les principes qui l'animent ne viennent pas condamner ces exactions au Viet Koing, n'est-ce pas un aveu d'échec de l'universalisme que l'AdE a toujours tenté de défendre ? Ses principes doivent s'appliquer partout et toujours, sinon ce ne sont pas des principes. Que nous soyons craintifs et que nous devons éviter toute provocation dangereuse face à la Rostovie, c'est évident, mais que nous ne puissions dire ou manifester notre désaccord, cela me semble inconcevable parce que le pacifisme nécessite avant tout une détermination et une attitude franche et intransigeante. La motion de l'AdE qui vise un embargo total et les récents mouvements de la Marine Républicaine que nous avons organisés dans le Détroit d'Hellas sont un moyen de rappeler à la Rostovie qu'elle n'est pas toute puissante et, à notre niveau et sans heurt, nous lui montrons que les petites nations comme les nôtres peuvent compter. Voilà pour rendre notre position plus claire et pour souligner la cohérence de notre action à la fois à l'AdE comme au niveau diplomatique et militaire dans le Détroit d'Hellas. Sachez tout de même que, si la Rostovie se fait plus menaçante, nous ne risquerons pas un conflit ouvert et nous nous retirerons du détroit à la fois pour nous prémunir d'une guerre que nous ne pourrions pas supporter comme pour sauvegarder la paix au niveau régional. La situation sur place reste tendue mais aucun heurt n'est observé et nous n'avons donné aucune consigne agressive à nos navires. De toute façon, nous ne tenterons jamais de mettre en porte-à-faux la diplomatie brestangeaise ou biturigeoise et nos différentes attitudes sont aussi complémentaires au niveau international.

Si nous avons plusieurs conclusions à tirer de ces événements :
- Le rôle de l'AdE nous semble de plus en plus important et, malgré ses fragilités, elle montre que les petites nations du monde peuvent avoir un poids non négligeable aussi bien diplomatiquement qu'économiquement (notamment via l'imposition d'un embargo). Sa seule faiblesse c'est que sa légitimité repose surtout sur le soutien des autres organisations et elle ne peut pas véritablement intervenir de manière totalement indépendante. En témoignent les crises au Liberta et en Urba qui ont nécessité l'accord d'autres organisations internationales.
- La stabilité régionale est tout de même fragile notamment par la présence renforcée du Pacte à nos frontières : le Pacte et la Rostovie disposent de moyens d'intervention rapides qui nous semblent être une menace importante que ce soit à partir du Juvna que de l'Île de Pinte (qui se fait appeler illégitimement "Île Robespierre"). Nous rappelons à ce propos que l'Hylè ne reconnait pas la légitimité de la République Jacobine et revendique toujours son appartenance à notre Confédération ; nous aimerions connaître votre position à ce sujet. Les événements de 2013 qui ont poussé à la sécession n'ont été qu'une violente usurpation anti-démocratique et nous comptons d'ailleurs bientôt proposer une motion à l'AdE à ce sujet.
- La position stratégique du Détroit d'Hellas où transite un pourcentage énorme du commerce maritime mondial. Notre union devra s'intéresser à ce point stratégique. »

Posté : ven. sept. 14, 2012 2:08 pm
par Arios
Henri de Villost : Mon gouvernement doute de l'utilité de "reconnaître", "d'admettre", de "considérer" quant il s'agit du gouvernement Rostov, de cet état qui est évidemment illégitime et cruel mais se fiche pas mal d'être reconnu officiellement ou non. Il est là. Se priver du dialogue, c'est se pénaliser en cas de crise quand il faut parlementer.

Pourtant, car nous sommes conscient que l'AdE doit unir ses voix, nous consenterons à valider les mentions, dans l'état actuel des choses, à l'AdE.

Le cas delphinois est évidemment dangereux, un possible motif de casus belli que nous voulons à tout prix estomper... Un no-man's land qui me paraît efficace pour m'être rendu à côté est dressé entre le Juvna et la partie occidentale du Delphiné. Il est pourtant évident qu'en plus de revenir à terme à cette province, c'est le Juvna lui-même qui devra être repris, évacué de ses occupants du pacte et des populations qui y ont été implantées par Ahradinur, enfin le détroit devra être contrôlé par les occidentaux. C'est à dire nous, au regard des mentalités de l'OTH.

Pour le détroit d'Hellas, il est évident que sa considération rentre dans ce que nous devons comprendre pour notre économie, pourtant nous en sommes éloignés et possédons peu de réflexion nationales sur cet endroit. Participer à des actions communes, avec vos deux pays, serait un bon début de collaboration sécuritaire dans le domaine militaire.

Posté : ven. sept. 14, 2012 3:01 pm
par Alderande
Lynn Thoden : « Nous remercions le Grand-Duché pour les efforts consentis et nous rappelons qu'il n'est pas dans notre intérêt d'ingérer dans la diplomatie grand-ducale. Une position commune à l'AdE nous semble importante et les efforts diplomatiques de réconciliation ou de médiation du Grand-Duché envers le Rovostran nous semblent tout à fait légitimes. S'il est évident que le régime rostove actuel ne s’intéresse guère à sa réputation dans le monde, les menaces d'un embargo et le mécontentement de la communauté internationale semblent tout de même avoir provoqué l'arrêt des bombardements ; c'est tout ce qui, finalement, nous importe.

Concernant le Delfiné, notre gouvernement avait condamné fermement l'invasion juvnienne et avait mobilisé des troupes sur place pour garantir la fin des combats. Nous sommes d'accord sur la fait que, sur le long terme, nous devrons envisager l'expulsion pure et simple de l'envahisseur. Que pensez-vous de la formation d'une force tripartite pour assurer le respect de la frontière provisoire entre le Delfiné et la zone occupée ? (Une solution exportable en Aste ?) Quelle politique préconisez-vous sur le long et court terme pour mettre fin à l'occupation voire à la fin du Juvna ? Nous pensons qu'un ensemble d'actions ciblées et discrètes pourrait s'avérer salutaires, notamment via un soutien non-officiel à la résistance sur place...

Concernant le Détroit d'Hellas, nous attendons actuellement la position officielle du Royaume d'Hellas qui semble connaître de nombreuses difficultés. Nous pourrions mettre en place une force navale commune en vue d'assurer sa sécurisation notamment dans la lutte contre la piraterie. Nous serons très heureux de travailler sur ce dossier avec vos deux nations si elles s'en sentent impliqué.

Enfin, concernant la République Jacobine sur l'île de Pinte (autoproclamée "Île Robespierre" ?) vos nations ont-elles reconnu la légitimité de la révolution communiste de 2013 ? Sur ce dossier nous pensons surtout à des négociations séparées entre l'Hylè et le gouvernement jacobin... »

Posté : ven. sept. 14, 2012 4:38 pm
par Joyan
Julien Giston: C'est un geste fort que vous acceptez de faire, monsieur De Villost et votre gouvernement à l'AdE, et pour ce, nous vous remercions. Grace au mécontentement massif des différents pays du monde, les bombardements ont cessé, et au final, nous pouvons considérer que nous avons gagné un bataille, qui n'est certes pas la guerre.

Notre pays avait, en 2013 et donc sous l'Empire, reconnu la république jacobine et sa révolution. Chose que nous n'avons pas renié à notre révolution. Nous nous refuseront à toute ingérence dans ce dossier, mais consentirons sans mal à retirer notre déclaration de reconnaissance à cette île.

Pour le cas du Delphiné, qui s'est encore une fois passé pendant les dernières années de l'Empire, il est évident que nous soutenons toute tentative de résistance à l’oppresseur juvnien. Notre État était resté neutre lors de cet évènement. Mais aujourd'hui notre position est simple et claire: expulsons ces envahisseurs qui n'ont strictement aucune raison de menacer directement cet espace Delphinois. Nous pouvons en effet créer une force tripartite pour éviter toute agression de Juvna, et puis une collaboration de nos services secrets peut elle aussi s'avérer une bonne solution à plus ou moins long terme. Mais je pense que Monsieur De Villost sera plus à même de nous informer sur la politique à appliquer, sachant que son pays est le plus impliqué dans la situation.

Pour finir, je vais aborder la situation du Détroit d'Hellas. Je pense que ce passage est plus qu'important dans le commerce international, notamment pour nos pays dont la façade maritime dépend directement de ce détroit. Il faut que nous puissions être capables de sécuriser ce passage sans aide extérieure, mais il faudrait pour cela moderniser d'une part notre flotte, qui pour notre part est plus que vieillissante, puis obtenir l'accord d'Hellas. Il nous serait alors possible de collaborer avec vous.