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Posté : dim. sept. 02, 2012 12:49 pm
par Joyan
<center> AU CŒUR DE L'ETAT </center>

Utilisation interdite

Posté : dim. sept. 02, 2012 1:34 pm
par Joyan
On entre
M. Hector: Monsieur le Président, le chef d'État Major.
Julien Giston: Faites entrer. Et appelez le Consul à la défense. Ah et aussi, faites en sorte qu'on ne nous dérange sous aucun prétexte.
M. Hector: Bien Monsieur. Il sort sans bruit
M. Jules Vinault: Monsieur le Président.
Julien Giston: Monsieur Vinault, comment allez vous ?
Jules Vinault: Bien monsieur.

On entre

M. Hector: Monsieur Tristan Vlodry
Julien Giston: Entrez, entrez.
Tristan Vlodry: Monsieur le Président.
Julien Giston: Messieurs, vous vous doutez bien que si je vous ai fait venir, ce n'est pas pour prendre le thé. C'est pour discuter de la situation Edravienne. Tout d'abord, je tiens à féliciter nos services secrets pour la brillante action menée. Maintenant il nous faut aller plus loin. Des personnalités ont d'ors et déjà été abordées.
Jules Vinault: Si vous me permettez, monsieur le président, je crois que nous devrions pousser plus en profondeur le mouvement régionaliste du Roussique, si nous souhaitons vraiment rattacher cette région.
Julien Giston: Bien sûr, bien sûr, et j'y songe. Mais il faut que nous préparions le terrain en mettant en avant la bonté de notre république. Il faut que la population voie que nous la soutenons. Il faut que, si le Roussique devient indépendant, nous puissions le rattacher sans affrontements ni violence contre sa population. Le mouvement régionaliste viendra après.
Jules Vinault: Il faudrait cependant y songer dès à présent, commencer le soutient aux groupes par exemple...
Tristan Vlodry: D'ailleurs, nos services secrets ont déjà identifié plusieurs groupes susceptibles de nous aider dans notre tâche.

Il prend sa serviette, en tire une carte et la déplie sur le bureau du président. on peut y distinguer plusieurs points rouges sur fond d'Edravie.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=684375Edraviergionaliste.png][img]http://img11.hostingpics.net/thumbs/mini_684375Edraviergionaliste.png[/img][/url]

Tristan Vlodry: Voyez ces points rouges. Ils correspondent aux endroits où un mouvement Roussique est présent. Dans plusieurs villes cela est plus important. C'est dans celles ci que nous devons agir en priorité.
Julien Giston: Comment agir ? En leur fournissant des armes ? Des moyens de communication ?
Tristan Vlodry: Tsssssst... pas besoin de cela pour le moment. Quelques billets, en livres ßiturigeoises, suffiront à les contenter. Il faut qu'ils aient les moyens de s'exprimer. Il faut qu'on leur prouve que la Biturige les soutient pleinement. Ensuite, nous les forcerons à mener des actions de force.
Jules Vinault: Oui il faut encore une fois préparer le terrain, puis provoque la cassure, une cassure à la quelle le gouvernement ne pourra pas répondre.Il sera obligé d'abdiquer.
Julien Giston: Très bien , je vois que vous avez déjà réfléchi à la situation. Je vous laisse carte blanche pour réussir. Maintenant, j'aimerais savoir ou en est le plan d'attaque de l'Edravie qu'on avait prévu.
Jules Vinault: Le plan est en préparation. Mais qu'on soit d'accord, ceci est bien entendu en cas d'attaque de l'Edravie ? Ce n'est pas pour une offensive de notre part ?
Julien Giston: Tout à fait, nous n'avons pas l'intention de l'attaquer. Je vous demande aussi de faire comme si ce plan prenait en compte de nouveaux moyens tels que des chars d'assaut modernes, qui devraient sortir de nos usines d'ici 6 à 8 mois. Prenez en compte aussi les nouveau régiments de combat d'infanterie et les nouveaux moyens de DCA.
Jules Vinault: Très bien, nous sommes d'accord.

Posté : sam. sept. 15, 2012 12:04 pm
par Joyan
A en croire les mouvement incessants du Président sur son bureau, il était angoissé. Relisant les différents rapports des services secrets, il tapotait du doigt sur son bureau, buvait un gorgée d'eau, retapait du doigt, tournait les pages, faisait tourner son stylo-plume...

M. Hector: Monsieur, Monsieur Vlodry.
Julien Giston: Faites Entrer. Ne dérangez plus.

Le secrétaire sort et fait entrer le Consul à la Défense, qui tient une serviette sous son bras. Lui non plus ne semble pas serein. Il était accompagné d'un autre homme, en costume, qui lui ne portait rien. Le Président s'était levé pour les saluer, leur tendant la main.

Tristan Vlodry: Bonjour Monsieur le président. Je vous présente M. Daniel Derotteleur, agent n°1 du réseau Fronde, rapatrié récemment pour les raisons que vous savez.
Daniel Derotteleur: Monsieur le Président
Julien Giston: Asseyez vous...

[...]

Julien Giston: Vous avez sans doute des projets pour le futur...
Tristan Vlodry: Si nous voulons continuer, nous devons attendre. Avec l'ultimatum odieux de ce pays, il faut laisser passer l'orage. Après, nous tenterons de reprendre les actions, mais plus en douceur et surtout plus discrètement.
Julien Giston: C'est ce que je pensais aussi. Nous ne devons pas abandonner. J'ai aussi pensé qu'au lieu de corrompre bêtement leurs personnalités, nous pourrions simplement soutenir les mouvements régionalistes et surtout pro-démocratiques. Nous devons réussir à créer un mouvement de manifestation.
Daniel Derotteleur: Excusez moi, mais je pense qu'en plus, si nous soutenons des mouvements pour la liberté des peuples en Biturige, une manifestation en nos voisins déclencherait une manifestation d'ampleur à Avaric. Imaginez les répercussions.
Tristan Vlodry: Vous avez raison. Poussons des mouvements en Biturige qui ainsi légitimeraient nos actions. Il nous serait alors facile de lancer des actions.
Julien Giston: Je vais laisser passer l'orage. Vous attendrez mes ordres.

[...]

Posté : dim. oct. 07, 2012 8:52 am
par Joyan
Tristan Vlodry: Catastrophe monsieur ! Catastrophe ! Aucune nouvelle du réseau Fronde

Julien Giston: Putain il manquait plus que ça ! Qui sont les connards à la tête de nos services secrets ?

Tristan Vlodry: Vous savez ce que cela veut dire, monsieur ?

Julien Giston: Évidemment que je le sais, imbécile ! Préparez vous...
Il raccroche

Posté : dim. oct. 21, 2012 10:24 am
par Joyan
Julien Giston: Bien, mettez en place le plan Ecrevisse

Tristan Vlodry: Monsieur, ça veut dire ?

Julien Giston: Oui

Tristan Vlodry: Bien Monsieur.

Le Président raccroche

Posté : lun. nov. 05, 2012 10:50 am
par Joyan
Palais de l'Auron, 20h03. La vieille télévision est allumée et le Président, le Premier Ministre, leurs femmes, tout le monde est présent. Et c'est avec difficulté qu'ils tentent de comprendre les résultats. L'un a les poings serrés, l'autre les mains liées, tel un prêtre. Mais tous ne voient qu'une chose: 42 sièges. 42 ! Mais comment cela est-il possible ? Comment ? Et l'ID, il vient d'où ? En tous cas, les sondages ne le voyaient pas venir celui là. Le peuple a choisi, mais quel con le peuple ! Pas de doute, les Biturigeois sont des veaux. Ils suivent ce qu'on leur dit sans rechigner. Le Président se lève. Il prend le combiné téléphonique, le deuxième, celui qui est secret, dont la ligne est directe. Il tape un numéro, personne ne voit. Il fait signe à tout le monde de sortir, s'isole, et d'un coup, Jules Vinault répond.

J. Giston: Vinault ? Vous avez vu les résultats ? Je veux tout savoir sur l'ID. Tout. Les personnes responsables, les financements, les membres, les implantations... tout !
J. Vinault: Bien monsieur. Nous trouverons ça dans le mois monsieur.
J. Giston: Dans deux semaines sur mon bureau!
J. Vinault: Mais monsieur...

Le Président raccroche, s'assoit, passe un main dans ses cheveux, se lève...

Posté : mer. nov. 07, 2012 2:44 pm
par Joyan
A peine entré dans son bureau, le président trouve une note auprès de son encrier. Il s'asseoit, fait signe au valet de s'en aller. Tout doucement, il ouvre la lettre. Il reconnaît de suite l'écriture, si familière. Il commence à lire, mais avec de plus en plus de difficulté.

<center>Monsieur le Président,

Je n'ai pas grand-chose à vous dire, mais une seule recommandation:
ne restez pas à Avaric. S'il vous plaît, c'est pour votre sécurité
personnelle. Je ne peux rien vous avouer, mais la ville risque d'être à feu
et à sang dans les prochains jours, voire heures. Je ne vous avertis
pas en tant que consul, mais en tant qu'ami. Vous êtes un grand
homme. Vous avez su tenir votre pays après une véritable libération.
Mais aujourd'hui, vous êtes en danger. S'il vous plaît, partez.

Cordialement,

Tristan Vlodry</center>

Le Président a tout compris. La République, si cher à son esprit, est finie. Des larmes coulent le long des ses joues. Lui qui a tant fait pour redresser le pays après l'Empire, le voila chassé, et sans doute par ce même Empire. Que dire ? Que faire ? Rester ? Non, c'est laisser passer la chance de revenir. Partir ? Peut être, mais c'est abandonner son peuple. Tant pis, il ne lui reste que cette solution s'il veut un jour revenir. Mais avant, il va donner du fil à retordre aux révolutionnaires.


[...]

J. Giston: Vous avez compris, je pense au pire.
X. Piraucourt: Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir, monsieur. La Garde Républicaine meurt mais ne se rend pas !
J. Giston: Merci monsieur, et au revoir.

[...]

Posté : ven. déc. 07, 2012 4:47 pm
par Joyan
Le bureau du premier ministre Arnaud Pelletier était vide à cette heure de la journée, la plupart étant en pause déjeuner ou repartis chez eux. C'est à ce moment qu'il a décidé d'avertir le Roi de sa prochaine décision, par canal sécurisé. Il ne fallait pas qu'il soit entendu, il ne faut pas que ça s'ébruite dans les journaux. Car les négociations risquent d'être tendues. Mais il faut en parler. Arnaud Pelletier prend le combiné, appuie doucement sur les touches. Le téléphone sonne, et ne met pas longtemps pour être décroché.

Alexandre Ier: Pelletier, quel heureux hasard, je pensais justement à vous!
A. Pelletier: Votre Majesté.
Alexandre Ier: Que me voulez vous à cette heure, monsieur Pelletier ?
A. Pelletier: C'est à dire, Majesté, que en tant que chef du gouvernement, je dois prendre des décisions. Il est venu le temps pour en prendre une vous concernant directement, et concernant aussi le pays...
Alexandre Ier: Venez en au fait, je vous écoute
A. Pelletier: Il serait bien de penser à vous faire reconnaître par l'Église...
Alexandre Ier: Vous voulez dire me faire sacrer ? Vous n'y pensez pas ? J'ai refusé devant le Schlessien pour préserver la Biturige, je ne vais pas le faire aujourd'hui !
A. Pelletier: Justement, Monsieur. Si vous réussissiez, le Schlessien n'aurait plus son mot à dire. C'est là où il est intéressant de se pencher sur la question. D'autant plus que cela prouverait que nous ne sommes pas des lâches.

...

Posté : jeu. déc. 27, 2012 3:28 pm
par Joyan
Le premier ministre avait laissé l'écran plat de son bureau allumé toute la journée sur la chaîne BTG télé, qui diffusait des informations en continu. Depuis 8 heures, le nombre de manifestants ne cessait d'augmenter, passant de 10 000 à 1 000 000 à midi. Lui même ne savait plus où se mettre, quelle politique adopter. Fallait-il jouer la carte de l'agressivité ? Celle de la tortue ? Ou bien celle de l'abandon ? C'est à ce moment de cette réflexion qu'il a décidé de se faire conseiller.

[...]


Arnaud Pelletier: Bon, Jean-Guy, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Vous avez vu les informations ce matin ?
Jean-Guy Vallières: Bien sûr, c'est... impressionnant.
Arnaud Pelletier: Vous l'avez dit. Le problème, c'est que si on un million dans les rues, on six voire dix millions qui pensent la même chose. Et leur signal est clair.
Jean-Guy Valières: C'est certain, mais où voulez vous en venir ?
Arnaud Pelletier: C'est simple: je ne sais quoi faire. Dois-je leur donner raison et menacer encore plus la stabilité régionale, et donc la paix. Cela équivaudrait à un coup de force. Ou alors, j'attends encore, quitte à subir des manifestations encore plus violentes.
Jean-Guy Vallières: M'est avis que si nous menaçons encore, c'est la fin de la Biturige telle que nous la connaissons: le Thorval et le Schlessien n'hésiteront pas. Après, nous pourrions agir... comment dire... dans le secret.
Arnaud Pelletier: Oui, je vais réfléchir... merci bien mon vieux.
Jean-Guy Vallières: Attendez ! Vous devriez aussi parler aux gens. Vous voyez, les rassurer. Tout en disant ce que vous avez à dire: la Sainte Alliance est une menace pour nous et pour la liberté.

[...]

Posté : mar. janv. 15, 2013 5:08 pm
par Joyan
Panique au bureau du CGRE. Les rumeurs sont-elles justifiées ? L'agent a-t-il vraiment été capturé. Pourtant, sa couverture était en béton armé. Enfin, presque, avec les moyens de Biturige. C'est à dire au moins en béton. Mais cela révèle encore une fois une grande peur au gouvernement.

Arnaud Pelletier: Bon, on fait quoi maintenant ? On fait quoi ?
Jean-Guy Vallières: Ecoute, Arnaud, je sais pas moi. Pour moi, de toute façon, l'Edravie n'attaquera pas. Le problème, c'est leur alliance à la con là. On est coupés de la Fiémance, et ça c'est pas bon, mais pas bon du tout.
Arnaud Pelletier: Merci, ça je sais, je sais très bien ce que ça veut dire. Mais en même temps, on peut pas rester sans réagir.
Jean-Guy Vallières: Faut patient...
Arnaud Pelletier: NON! J'en ai marre de patienter. Le peuple en a marre de patienter. Tout le monde en a marre d'attendre. Alors on va faire un coup de pub. Un énorme coup de pub.
Jean-Guy Vallières: Mais avec l'Hylé, et la Fiémance...
Arnaud Pelletier: OOOH écoute, je les emmerde! Et j'emmerde l'AdE aussi. Et la Sainte Alliance tant qu'on y est. Il faut absolument réagir, et pas perdre de temps pendant que le monde a les yeux rivés ailleurs.
Jean-Guy Vallières: Tu veux quand même pas les envahir?
Arnaud Pelletier: Nan. C'est trop tôt on va s'amuser un peu. Regarde, je t'explique la brillante idée...

[...]