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Posté : sam. juil. 21, 2012 9:57 am
par Liethuviska
République Technocratique-Démocratique d’Azude, Royaume Fédéral du Liethuviska. A priori, tous les opposaient. Une planification par le haut pour l'un, la recherche de la liberté individuelle pour l'autre. Et pourtant, dans un élan de tolérance et de recherche de compréhension, les deux pays avait souhaité se rencontrer.

Aucun drapeau rouge azudien ne flottait sur le tarmac de l'aéroport de Salaspils. Cela aurait sans doute fait peur à la population. Il y avait bien longtemps que même un club sportif n'avait pas pris le rouge comme couleur phare.
Et puis, il semblerait que les fioritures diplomatiques alméranes ne soient pas vraiment une priorité pour les deux nations. Ainsi, il n'y avait ni orchestre, ni drapeau liethuviskien. Quelques journalistes, comme souvent, ainsi que Madame la Ministre des Affaires Etrangères, Marija Baribelius, sobre, en tailleur gris.


<center>[img]http://www.liaa.gov.lv/uploaded_images/newsleter_dec/Rixport1_maza.jpg[/img]</center>

L'aéroport de Salaspils, quand à lui, commençait à prendre une envergure internationale. Il fut retenu pour cette qualité, à quelques heures de la capitale liethuviskienne. Une fois de plus, les symboles n'étaient pas la priorité de cette rencontre diplomatique.
On annonçait 34 degrés Celsius lors de la descente de l'avion ...

Posté : sam. juil. 21, 2012 12:27 pm
par Sovana
Ce fut le Responsable National des Relations Diplomatiques, Alan Scarih,qui fut envoyé, il n'étais pas sortit du territoire depuis plusieurs mois, les azudiens préférant souvent envoyer leur chef d'Etat. Il était curieux de la tournure que la rencontre allait prendre mais avait confiance en sa formation de diplomate pour apaiser l'atmosphère si besoin était. Il fut surpris par la chaleur, n'étant pas habitué à de telles températures.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330889766-alan_scarifh-8aaf000b55.jpg[/img]

Alan Scarifh s'approcha afin de faire un baise-main à son homologue, comme le voulais le protocole azudien.

Il souris aimablement.

Alan Scarifh : Madame, je suis honoré d'être accueillit sur votre territoire, et j'apprécie grandement la sobriété de cette rencontre, symbole à la fois d'humanité de cette rencontre, de simplicité et d’honnêteté. J’espère que celle-ci se déroulera au mieux et que nous apprendrons l'un de l'autre par l’échange mutuel.

Posté : sam. juil. 21, 2012 10:58 pm
par Liethuviska
Marija Baribelius eu une petite mine d'étonnement. Elle n'était que très peu habituée au baise-main lors des rencontres diplomatiques. Pire, jamais elle n'aurait pensé qu'un représentant de la République Technocratique ne fasse une distinction si franche entre le genre masculin et féminin. Après tout, seul peu d'informations transparaissaient de l'Azude vers le Liethuviska.

[quote]Marija Baribelius : La simplicité et l'honnêteté, pour ne pas dire la franchise, sont les deux adjectifs qualifiant la diplomatie liethuviskienne. Ils font figure de qualités pour les uns, mais également de défauts pour d'autres. Je suis ravie de voir que vous faites partie de ceux qui l'apprécient.
Nos politiques évitent, depuis 2014, de paraître trop imposants. Nous nous devons d'être au service de notre peuple, et ce ne doit pas être l'inverse comme souvent. Notre Roi, par exemple, possède le titre de Premier Citoyen, et il est égal à n'importe quel autre citoyen devant la loi.[/quote]

Une berline ladius les attendaient un peu plus loin...

Posté : sam. juil. 21, 2012 11:56 pm
par Sovana
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330889766-alan_scarifh-8aaf000b55.jpg[/img]

Le Responsable National monta dans la voiture en répondant.

Alan Scarifh :
Nous avons du mal a comprendre comment la franchise peut être vue comme un défaut. Le manque de tact, soit mais la franchise, nous ne saisissons point.

Nous admirons votre dévotion, ce n'est en effet pas toujours le cas dans toutes les démocraties libérales, l’élection entraînant souvent démagogie malheureusement.

Pour notre part néanmoins nous n'utilisons pas le concept de "peuple", assez vague a nos yeux, mais celui de Nation, qui englobe toute la population et est bien plus unificateur. Dans le cas du peuple on peut facilement dire que quelqu'un est contre lui ou hors de lui pour le discréditer, dans le cas de nation il y a une plus forte cohésion et unicité.

C'est ainsi que pour nous le gouvernement travaille pour la Nation. Car le peuple, aussi éduqué soit-il n'est pas apte sur les questions techniques. La seule réelle importance qu'un gouvernement ne pourras jamais extirper au peuple sont pour nous la définition des projets de sociétés d'une part. Commun un seul être humain peut imposer a des millions d'autres un projet de vie dont ils ne veulent pas ? Cela est insensé. Touts nos projets sont basés sur notre culture ancestrale et les citoyens ont évidemment droit de montrer leur désaccord, ce qui arrive néanmoins rarement car la Nation azudienne est fortement unie. Et d'autre part bien évidemment une tache de surveillance afin d'éviter que les gouvernementaux ne cherche leur intérêt propre. Ainsi pour nous, notre Administrateur National est évidemment égaux devant la loi à tout autre citoyen, mais nous allons encore plus loin. Nous les surveillons de près. Nous veillons à leur bonne conduite dans touts gestes, toutes actions, toutes paroles, et ce sans hypocrisie. Cela entraîne certes une pression énorme, mais ainsi seul les meilleurs restent.

Dans le futur nous prévoyons un projet de grande transparence généralisé. Peut être cela... heurtera quelque peu votre sensibilité culturelle, mais nous préférons nous complaire dans trop de détails que pas assez, afin que notre interlocuteur en sache un maximum sur nous. La première phase de ce projet sera de tracer par géolocalisation les administrateurs, et rendre cela publique. Il ne sera ainsi plus possible pour eux d'aller n'importe où, afin de prévenir de projets occultes. Toujours contre ce genres de choses, toutes leurs conversations seront enregistrées. Tout ces documents sont dans le domaine publique afin d'assurer la transparence totale du gouvernement. Ainsi seuls les plus naturellement moraux resterons.

Dans le cadre d'une modélisation de la société nous prévoyons de...hm, cela ne vas sans doute pas vous plaire, généraliser cette surveillance. Sans une pression aussi drastique que les administrateurs, je vous rassure, simplement afin d'effectuer une modélisation permettant de mieux sonder les attentes de la population et faire des réponses les plus efficaces possibles. Peut être diriez vous que certains projets sont à la base inculquer par le gouvernement, et cela est vrai, mais nous ne tirons pas ces projets d'une idéologie mais de notre culture, aussi les oppositions sont très rares. Ainsi les citoyens saurons quand et comment ils seront surveillés, et les gouvernements seront moraux.

Veuillez pardonner cette logorrhée, nous aimons être sur que notre interlocuteur sache à qui il a à faire. Si vous avez des questions n’hésitez pas, je me ferais un plaisir d'y répondre. [Il souris aimablement]

Posté : dim. juil. 22, 2012 6:15 am
par Liethuviska
La Ministre des Affaires Etrangères souris allègrement lorsque son homologue azudien avait prononcé cette phrase "Commun un seul être humain peut imposer a des millions d'autres un projet de vie dont ils ne veulent pas ?". Peut-être existaient-ils plus de points communs que prévus entre les deux nations.
La suite fut peut-être un peu plus tendue à avaler.


[quote]Marija Baribelius : Sachez que, s'ils existent des différences culturelles flagrantes, je comprends votre logique. En effet, nous pensons que l'Etat est incapable de planifier de manière efficace et sur le long terme une économie qui soit utile à chacun. Vous essayez simplement de vous en donner les moyens. Ce ne serait que des ... études de marchés ... étatisés ...
Quand à la surveillance de votre gouvernement, vous allez en effet encore plus loin que nous. En effet, nous n'appliquons que des limites strictes via la Constitution et le Conseil Constitutionnel aux actions que peuvent faire notre gouvernement.[/quote]

La voiture s'immobilisa devant un tout nouveau complexe du centre des affaires. Ce dernier justifiait sans doute une grande partie que Salaspils fut préféré à Viivikonna pour cette rencontre.

<center>[img]http://www.dailytonic.com/wp-content/uploads/2009/06/tallinn1.jpg[/img]</center>

Ils arrivèrent donc dans un bureau entièrement vitré, qui donnait sur la vieille ville, puis sur la côte de l'Océan Makiran. Comme souvent, le bureau ne contenait pas énormément d'équipements : une table, un téléphone, un ordinateur, deux chaises et quelques bibliothèque. Le coté épuré plairait peut-être également à l'azudien.

Posté : lun. juil. 23, 2012 12:09 am
par Sovana
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330889766-alan_scarifh-8aaf000b55.jpg[/img]

Alan Scarifh :
Cela est vrai que si les planifications sont trop rigides et fait selon des objectifs purement économiques ou productivistes cela devient rapidement une horreur. Nous sommes atterrés quand nous faisons des études sur la planification de l'USSR et que nous voyons par exemple des centaines de tracteurs fabriqués sans pièces de rechanges qui finissent par moisir au milieux des champs ! Nous donnons bien plus de souplesse à notre planification et somme soucieux des besoins de nos citoyens, plus particulièrement en matière technologique. Bien que notre système ne soit pas encore achevé, dans l'avenir il ne sera plus basé sur la monnaie mais sur les ressources réelles, permettant ainsi une gestion sur le long terme.

Ceci dit, sans animosité aucune je pourrais vous retourner la chose. Les entreprises sont-elles aptes à faire le mieux pour les citoyens sur le long terme ? Leur logique de rentabilité ne leur fait-elle pas négliger l'environnement et la sécurité ? L'entreprise patronale permet-elle réellement le développement total des salariés, et est-elle la forme la plus judicieuse ou faut-il privilégiée les coopératives, plus prudentes et raisonnées ? La forme entrepreneuriale permet-elle réellement une diversité des produits ? Je pense par exemple au pain au maïs qui ne se vendras jamais car pas vendu assez, nous l'avons déjà observé dans quelques pays. Une sorte de ""massification"" des produits qui doivent convenir au plus lambda, délaissant la diversité. Sans compter évidemment les effets au combien néfastes sur l'information qui deviens "sensationnelle", l'abandon de la recherche fondamentale, les productions culturelles dont la qualité devient dramatiquement médiocre afin de plaire "au plus grand nombre", l’obsolescence technique programmée, et si un moyen simple, peu cher, et révolutionnaire technologiquement parlant venais à être créer les entreprises s'en empareraient aussi tôt pour faire payer le prix fort. Sachez que je dit cela sans animosité, je vous invite à réfléchir ensemble sur les défauts d'un système, que nous avons refuser.

Des études de marché étatisés ? Oui et non, c'est un peu plus complexe que cela. Il s'agit avant tout d'une planification souple. Chaque échelon (région ou ville) peut modifier son objectif initial qu'il reçois pour l'adapter. Mis à part que nous ne nous basons pas sur le principe de "marché", qui de part sa logique de rentabilité détruit le lien social, nous ne mesurons pas les envies superficielles de nos citoyens, mais bel et bien les besoins. Chacun éduque ses désirs pour son bien et le bien de tous, suivant une philosophie certes épicurienne. Ainsi nous veillons à leur confort réellement utile. La température des habitations, le taux de personnalisation possible, la confortabilité des sièges, les moyens de communications, ect. Et nous vérifions qu'ils ne manquent de rien, dans la mesure de notre possible, via divers sondages, enquêtes et autres. Viens ensuite les objectifs nationaux, selon le projet de société : quelles recherches faut-il favorisé (sans en défavorisés d'autres), quelles industries, ect.

Posté : ven. juil. 27, 2012 9:53 am
par Liethuviska
[quote]Marija Baribelius : Je serais tentée de vous dire que oui, les entreprises sont aptes à faire le mieux pour le citoyen sur le long terme. Elles n'ont pas le choix ! Si elles veulent survivre et continuer à être rentables, elles se doivent de s'adapter aux demandes de la population. Les coopératives, quand à elles, tentent d'éliminer la concurrence, donc de favoriser les producteurs par rapport aux consommateurs. Je ne pense pas que cela soit plus judicieux.
Quand à la diversité, je pense justement qu'un système concurrentiel sain, ainsi qu'un esprit entrepreneurial fort, encourage cette diversité. Plutôt qu'une coopérative ou Etat dicte une ligne de produits, nous laissons la liberté à chacun, à chaque entreprise, de sortir le produit qu'elle souhaite. Ils créés alors bien plus de produits qu'une seule entité. Les seules produits qui ne subsistent pas sont ceux pour lesquels il n'y a aucune demande. Donc en effet périssent des choses que plus personne ne souhaite dans notre pays.

Quand à la technologie, l'innovation est une des clefs de la réussite d'une entreprise sur le long terme. Prenez l'exemple de Ladius, notre constructeur automobile. Ils sont obligés de débourser plus de 30% de leur chiffre d'affaire annuelle dans la recherche. S'ils ne le font pas, ils seront dépassés par les autres marques, et n'arriveront plus à vendre dans quelques années.
Néanmoins, notre parti, qui est le Parti Conservateur au Liethuviska, a souhaité donné un coup de pouce à la recherche, et à l'éducation. Nous accordons en effet des crédits d'impôts aux entreprises qui reversent une partie de leur chiffre d'affaire dans la recherche. De plus, le Ministère de l'Education et de la Recherche a eu une augmentation de ses moyens de plus de 1000% depuis l'élection de Linas Janutis aux législatives. C'est donc la priorité de notre gouvernement.

Vous pensez donc que la société idéale supprimerai toutes les envies au profit des besoins ? La confortablement des sièges, n'est-ce pas cela une envie superficielle ? Un homme ne pourrait-il pas se contenter d'une chaise en bois, a-t-il seulement besoin de s'asseoir ?
Je dis cela, moi également, sans animosité aucune. Je souhaite simplement en savoir plus. Car ces envies, pour moi, sont le signe d'une humanité. Seul l'Homme est capable de vouloir plus que ses propres besoins. Seul l'Homme, en connaissant son futur, cherche des occupations qui sont superficielles, et futiles à leur propre survie. Votre société idéal, semble ... de facto ... totalement déshumanisé. [/quote]

Posté : sam. juil. 28, 2012 12:00 am
par Sovana
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330889766-alan_scarifh-8aaf000b55.jpg[/img]

Alan Scarifh :
Notons qu'elles peuvent aussi créer une demande non ?
Quant aux coopératives ne confondez vous pas avec corporation ? Je parle simplement de l'ensemble des salariés gérant l'entreprise, directement ou via représentants. Ces structures font moins de croissance mais sont aussi plus stables en tant de crise. Car je ne vois pas en quoi elles cherchent à éliminer la concurrence plus qu'une entreprise classique ?

Pour la diversité oui et non. Cela marche certes en général, mais pas quand la demande est très faible. Il faut une demande minimale pour qu'un produit soit vendu afin de recherche la profitabilité maximale et non juste une demande. Nous avons remarquer des entreprises fermant certaines branches car rentables mais pas assez, préférant investir ailleurs dans des valeurs sures. Ceci dit nous vous accordons que notre système étatique n'a pas encore les moyens d'une diversité aussi poussée que votre système, mais à l'avenir nous comptons la dépassée.

Ce que vous dites est tout à fait vrai pour la technologie, nous ne nions pas qu'il y ai une certaine innovation. Mais il s'agit bien souvent plus d'ameliorations que d'inventions, jugées trop risquées. De plus, prenons un exemple concret sur les facilités trop brusques qui marche assez bien pour la culture : s'il venais à y avoir une technologie facile a faire, et simple, permettant la téléportation, les entreprises essayeraient tout pour s'en emparer et faire payer le prix fort. Pensez vous que cela soit la meilleure gestion possible ? Il en a été de même lors de l'invention du la radio pouvant diffuser (dabord illégalement) de la musique, et maintenant internet.

Si cela ne vous dérange pas j'aimerais aborder spécifiquement le sujet culturel, ainsi que l'information et la science.

[Le Responsable National souris aimablement aux paroles de la ministre sur les envies]
Allons, je n'ai pas dit ça. Il s'agit simplement de suivre l'enseignement épicurien en éduquant ses désir. Ainsi nulle souffrance de manque.
Afin d'approfondir notre pensée je vais préciser quelques choses. Nos études neurobiologiques ont démontrés qu'il exister trois types de motivations.
La motivation sécuritaire : les besoins primaires : manger, dormir, ect.
La motivation d'autonomie, de créativité, ect.
Et enfin la motivation sécuritaire parasité : une recherche obsessionnelle et inconsciente de certains comportements ou produits.
Pour nous la recherche abusive d'une situation matérielle au delà d'un certain point détourne l'esprit de tout autres choses, deviens une fin en soit et le pousse à l'oisiveté. Nous ne nions pas le confort en sois, simplement les abus qui en sont fait, et les oublis d'autres moyens bien plus réalisateurs. Lorsque la recherche matérielle deviens une motivation sécuritaire parasité cela n'est bon ni pour l’individu ni la société. Nous ne voulons pas placer cette carotte comme moteur de notre société, mais bien plus la réalisation personnelle de chacun dans le lien social, la création, l'associatif par exemple. L'envie ne dois pas devenir un but premier, sinon la société deviens plus basse que les autres animaux qui n'ont pas de telles névroses. Au delà de l'envie il y a le bonheur, a ne pas confondre avec la plaisir, le bonheur de rendre heureux par exemple, c'est sur cela qu'est fondé notre société. Par exemple des études ont montrées qu'il est bien plus plaisant d'offrir un cadeau avec de l'argent que de s'acheter quelque chose avec. L'humain est prédisposé a la bonté, (mais non prédestiné) et c'est sur cela que nous jouons.

Posté : jeu. août 16, 2012 2:35 pm
par Liethuviska
[quote]Marija Baribelius : Concernant la diversité, certaines sociétés importantes peuvent en effet décider de fermer certaines branches, qui apportent un profit relativement médiocre par rapport à l'énergie dépensée.
Nous sommes alors confrontés à trois solutions. Soit la demande d'un produit est nulle, ce produit disparaîtra, mais personne ne le regrettera. Pourquoi continuer à produire quelque-chose que personne ne souhaite ? Soit la demande est petite, et dans ce cas une très petite entreprise pourra reprendre cette branche pour en faire son fond de commerce. Les profits ne seraient peut-être pas énorme, mais au niveau d'un individu ou d'une famille, cela représente de quoi vivre, tout en favorisant la diversité culturelle. Dans le dernier cas, la demande est individuelle, et c'est à l'individu de se donner les moyens d'y répondre. Pourquoi toute une société répondrait à la demande d'un seul individu ?

Pour la technologie, les inventions demandent en effet une prise de risque de la part des investisseurs. Or, dans un système capitaliste, la prise de risque et l’entrepreneuriat est encouragé et récompensé. Certes, des investissements sont parfois ratés. Néanmoins, pour permettre à une société de se dissocier de la concurrence, et de gagner plus, ils ont besoin d'inventions nouvelles.
Et si un jour la téléportation s'avérait facile, de très nombreuses entreprises se jetteraient sur le filon, et joueront la concurrence afin de faire baisser le prix au consommateur. C'est effectivement le cas de la musique, qui est gratuite, d'Internet, qui est disponible à des coûts raisonnables dorénavant, et même gratuitement dans 4 grandes villes du Liethuviska.

Quand à votre couplet sur la motivation, je la comprends. Néanmoins, nous privilégions plutôt la liberté aux limites. Certes, l'Homme n'est pas parfait. Mais dans cette imperfection, nous pensons que malgrés toutes les bonnes intentions que peuvent avoir l'Etat, les actions étatiques sont contre-productives, et nuisent au bien-être général.
Mieux, nous pensons que l'Envie, l'orgueil, l'égoïsme, est une bonne chose pour la société en général, et pousse chaque individu à se réaliser pleinement.

Il y aura forcément plusieurs contre-exemple à cette idéologie. Certains individus, poussés par l'Envie, feront des dégâts pour l'ensemble de la société. C'est pour cela que nous ne sommes pas anarco-capitalistes, que nous croyons dans la légitimité d'un Etat minimal, pour protéger les citoyens. Nous croyons en la légitimité de la Police et de la Justice.
Mais en dehors de cela, l'individu laissé libre peut donner le meilleur de lui-même.[/quote]

Posté : jeu. août 16, 2012 3:22 pm
par Sovana
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330889766-alan_scarifh-8aaf000b55.jpg[/img]

Alan Scarifh :
Nous pensons que les limites et les libertés ne sont pas nécessairement antagonistes, elles peuvent parfois très bien s'accorder. Il est évidant qu'une action d'Etat, qu'il s'agisse d'une planification ou de tout autre chose si elle est menée sans souplesse, dans des buts et des vues faussés peut être une véritable catastrophe. Il suffit d'observer l'URSR pour s'en apercevoir par exemple la construction de tracteurs, sans pièces de rechanges. Par la science quelle aberration fut cette gestion économique. Néanmoins cela peut être aussi bien le cas avec le système entrepreneurial, mal gérer il peut dégénérer en ploutocratie ou la vie des citoyen est gérer par les entreprises au détriment des libertés. Mais nous ne sommes pas aussi pessimistes que vous, nous pensons qu'une action d'Etat gérée au plus prêt des citoyens, de manières souples et subsidiaire peut fonctionner.

La musique est gratuite au Liethuviska ? Voila qui nous ravis. Les pratiques culturelles soumises aux règles du marchés perdent énormément en qualité, cela est fort dommage.

Nous vous accordons que l’égoïsme peut pousser l'individu à avancer, mais nous pensons résolument que la créativité est bien meilleur moteur.

Pour en revenir au choses plus fondamentales, si je comprend bien vous avez une vision très smithienne de l'individu et de la société c'est bien cela ? Quoiqu'une vision que nous ne partageons pas elle reste très intéressante.

Si je ne me trompe vous avez un système électif ? Quelle est votre vision de la démocratie et de l'éléction ? Est ce le moins pire ou le meilleur système pour vous ?

Si vous avez des questions sur Azude n'hésitez pas j'y répondrais avec plaisir.