Posté : sam. juil. 14, 2012 4:15 pm
<center>LA SECONDE GUERRE CIVILE
- Partie 1 : Prelude à la Guerre civile -
[img]http://img341.imageshack.us/img341/2486/americacivilwar.jpg[/img]</center>
Roumalie, Rouziwu, Palais de la Concorde
[img]http://img51.imageshack.us/img51/2456/060414palacegarden.jpg[/img]
Shergan était débout dans le salon de ce qui fut rien d'autre qu'un petit mais confortable palais de ville. Trente ans, voila son âge, et il fut ici, loin de sa patrie, réfugié avec beaucoup de membres de sa famille dans le Royaume de Roumalie. Avec la révolution culturelle, la famille impériale de l'Empire tarnois avait du soit s'exiler en Roumalie soit fuir vers les provinces les plus éloignés de ce qu'on connaissait aujourd'hui comme la Fédération d'Aquanox. Pour les derniers, la fuite vers la campagne s'était soldé par la déportation à Urba que venait d'avoir lieu il y a quelques jours. Implantés à Urba à la tête d'une monarchie fantôche, Arategnon assurait la survie d'une partie de la famille alors que le reste se trouvait en Roumalie. Les Tarnos, fondateur du plus grand et mythique empire qu'aille connu l'hémisphère occidentale, ceci était l'avis des patriotes et nationalistes tarnois, se trouvaient exilés a des centaines de centaines de lieux de Titanua, la ville qu'ils avaient jadis fondés. Aujourd'hui, Shergan admirait le jardin du palais alors que la république fédérale fut plus forte que jamais. Il était depuis que son oncle avait renoncé à la couronne pour prendre quelques lots de terre à Urba, l'héritier légitime d'un empire qui fut plus. Alors que durant quinze siècles des millions d'hommes rêvaient de sa situation, il était là, dans un pays étranger, incapable de faire valoir ses droits face à une république omnipotente. Son seul droit ? Admirer un chef d’œuvre de jardinage alors que la nation tarnoise périssait dans une république internationaliste. Mais Shergan ne savait pas que la puissante Fédération était souffrante, souffrante d'un Premier Ministre assoiffé de pouvoir et voulant l'alliance avec l'OTH ; un Président jouant avec l'idée de supprimer le Parlement pour revenir à la dictature de Gorun Sun ; un Parlement incapable de former une coalition stable car trop divisé et une population souffrante d'un progrès et une modernisation servant d'avantage les puissants que les petits. Encore aujourd'hui la richesse du pays restait en main de quelques uns et même l’œuvre de Victor Kim n'avait pas pu apporter la redistribution tant nécessaire pour le bien de tous. La Fédération semblait au sommet de sa puissance, prête à défier les USP et le Raksasa ; forte d'une œuvre colossale faite par Victor Kim mais à l'intérieur, le système commençait à souffrir et à pourrir. Shergan pour sa part ne pouvait pas se douter ce que les prochains mois apporteront. La seule chose qu'il savait, fut qu'il allait dans quelque jours rencontrer un membre éminent du parti conservateur fédéral dans ce même palais. Il ne connaissait pas cet homme. Ce fut un certain Arsen Roujï qui allait faire le voyage au-dessus de l'océan pour parler avec lui.
Péninsule tarnoise, Namikon, un bar tout pourri
[img]http://img52.imageshack.us/img52/3853/baramsterdam.jpg[/img]
Arsen Roujï n'aimait pas ce lieu. Le bar était envahi de fumé produite par les cigares et cigarettes kirepiennes mais il avait l'avantage d'offrir la discrétion via le bruit des discussions éphémères des ouvriers de l’aciérie voisine. Arsen Roujï fut ce qu'on nommait jadis un patricien, un membre de la basse aristocratie d'un empire mourant. Fort de ses soixante ans, il avait vu durant sa vie l'empire pour à la fin voir le jeune monarque abdiquer et par ceci créer une longue guerre civile suivi par la naissance de la Fédération. Au fond, peu de choses avaient changés. Les pauvres restaient pauvres et la corruption des fonctionnaires avait été remplacée par la corruption des dirigeants. Le monde semblait presque incapable d'évoluer. Les technologies avançaient, les ordinateurs devenaient meilleurs mais le nombre de pauvres et miséreux travaillant pour un rien restait constant. La gloire des grands couvrait l’infamie du sort de la masse. Mais il était nécessaire que le changement ait lieu. Il était nécessaire de lutter contre une oligarchie sans morale et compassion embrassant le libéralisme comme une promesse d'assurer éternellement leur pouvoir. Il fallait la vertu de la tradition, de ceux qui avaient été éduqués selon des principes moraux stricts et non l'avidité de quelques marchands sans foi ni loi.
Une femme entra dans le bar. Elle devait avoir autour de cinquante ans. Elle portait une robe bleue longue avec un chapeau de même couleur. Quelques têtes se tournaient vers elle mais on se détourna rapidement d'elle ne trouvant point un intérêt continu en une femme de son âge. Elle s'approcha de la table d'Arsen Roujï et s'y assit. Le patricien soupira en la voyant s'asseoir et lui dit.
« Ma très chère, vous ne semblez point donner d'importance à la discrétion. N'avions-nous pas convenu d'être discret ? Je dois avouer que votre allure ne l'est point. »
La dame lui répondit du tac au tac.
« Soyez assuré, cet endroit est assez lugubre pour que même les Robes noirs s'osent pas s'y aventurer. Je ne vois pas comme quelqu'un comme vous peut s'aventurer ici. Bien, quelle est la raison qui me force de venir ici ? »
Roujï lui répondit dans un calme plat.
« Le sort du pays. Je sais que ceci peut sonner pompeux mais nous savons tous que la situation n'est plus acceptable. La puissance de l'oligarchie n'a pas amoindri, le gouvernement se corrompe et ils se partagent le pouvoir comme un butin de guerre. Je ne parles même pas la politique diplomatique qui ressemble à un vieux navire battu par les flots. Il faut un changement mais il ne saurait avoir lieu sans user de la force. »
La femme demanda inquiète.
« Vous pensez pas à un coup armé ? La République est trop forte et les troupes trop bien entrainés. Tout action serait écrasée dans le sang. »
Le patricien secoua la tête et continua son discours.
« Mais non. Il existe d'autres moyens de faire pression. Nous savons que nous pouvons agir via le Parlement mais il faudra quelque chose de plus...convaincant pour pouvoir rompre le cou au gouvernement et même au président. Notre parti a le contrôle sur les zones rurales ou mieux dit, la population paysanne rejette cette république et reste toujours ancré dans l'idéal impérial. En bloquant le ravitaillement agricole, nous pourrons forcer le gouvernement à la démission. Les gens des villes ne pourront rien si les régions agricoles se rebellent car envoyer les tanks ne fera pas venir le blé qui sera détruit avant leur arrivé. Le gouvernement devra alors céder et mettre fin à sa politique. Si nécessaire, nous le forcerons même à se dissoudre et à partir de là il suffira d'un petit coup de force pour éjecter le président. La République est une abération, un monstre internationaliste qui détruire la culture et civilisation tarnoise. La nation tarnoise disparaît au fur à mesure que d'autres régions rejoignent la Fédération. Notre nation se meurt, elle se meurt pour faute de cet internationalisme, ce républicanisme et libéralisme. »
Elle restait toujours méfiante mais l'idée de couper l'alimentation n'était pas mal. Le risque de famine n'existait pas vraiment mais ceci ferait assez peur aux citadins pour se tourner contre le gouvernement. Un plan machiavélique et efficace. Elle dit alors.
« Je suppose que vous avez déjà parlé avec les autres membres du parti ? Bien, dans ce cas vous avez mon soutien. J'informerai les partis conservateurs des régions agricoles pour mettre en marche la machine. J'espère néanmoins que vous êtes conscient qu'il n'aura pas de retour possible ? Oui, le gouvernement est dévoré par la quête pour le pouvoir et notre nation se meurt mais ce que nous allons faire aura des conséquences, peut être en laisserons-nous nos vies ? »
Le conservateur répondit alors.
« Nous sommes convaincus. Nous vous demandons juste de convaincre les partis de l'Est ce que vous devriez réussir rapidement vu votre autorité. Une fois les régions agricoles en main, tout ira de tout seul. La terres de l'Est sont le grenier du Vicaskaran ; si le grenier se ferme, la Fédération ne pourra pas nourrir les villes et vu que les prix agricoles exploseront dans les marchés internationaux, elle pourra non plus en importer. La révolte urbaine fera le reste. »
Valacida, Hornoz, Université de Hornoz
[img]http://img801.imageshack.us/img801/4218/universityrectory.jpg[/img]
Jak Lorn se trouvait dans une des salles de l'Université de Hornoz. La salle était vide excepté lui et il écrivait une lettre. C'était un des rares lieux ou on pouvait écrire tranquillement. L'immeuble dans lequel il vivait depuis la guerre civile tarnoise fut en mauvais état, mal isolé et les gens s'entassaient les uns sur les autres. Il se rappelait encore quand il était un jeune dans le parti anarchiste. Des défilés rouges à Titanua. Mais ce temps fut révolu pour faute de la défaite durant la guerre civile. Mais les choses changeaient. Les socialistes tarnois s'étaient à nouveau organisés, mieux et en souterrain en se basant sur la masse ouvrière laissée pour compte dans le progrès et la modernisation du pays. La chute du régime anarchiste fut qu'une défaite passagère car la modernisation suivante la naissance de la Fédération avait crée la masse prolétaire tant nécessaire à une révolution. Il continua ainsi à écrire sa lettre, plongée dans ses pensées. Les jours à venir, cette lettre voyagera vers la péninsule tarnoise vers les groupes socialistes cachées au fond des banlieues. Son contenu n'a pas d'importance. Une chose fut certaine, elle fut qu'une parmi tant de lettres qui échangeait idées et projets. La semence des actions du future. Alors que la puissance du gouvernement fédéral semblait au sommet, le socialisme prenaient place dans les intestins pourris de la Fédération. C'étaient dans les banlieues surpeuplés, dans les immeubles ou vivait la classe ouvrière ou le socialisme s'étendait. Discret, silencieux mais de manière constante et efficace. Jak Lorn finit la lettre. Bientôt il l'enverra. La dernière qu'il enverra depuis le Valacida car dans une semaine, profitant des accords de paix entre les deux pays, il ira vers Urba et de là vers l'Astara. Il était temps de revenir dans le pays pour aller soutenir sur place par l'action la cause socialiste.
C'est ainsi que les protagonistes se mettent gentiment en place. La plus part ignorent ce qui adviendra prochainement. Mais voilà, les instruments sont prêts ; chacun a sa place et est prêt à jouer son rôle dans cette pièce qui s'ouvre ; incertaine dans sa fin mais inévitable dans sa naissance. Maestro, que le concert commence !
- Partie 1 : Prelude à la Guerre civile -
[img]http://img341.imageshack.us/img341/2486/americacivilwar.jpg[/img]</center>
Roumalie, Rouziwu, Palais de la Concorde
[img]http://img51.imageshack.us/img51/2456/060414palacegarden.jpg[/img]
Shergan était débout dans le salon de ce qui fut rien d'autre qu'un petit mais confortable palais de ville. Trente ans, voila son âge, et il fut ici, loin de sa patrie, réfugié avec beaucoup de membres de sa famille dans le Royaume de Roumalie. Avec la révolution culturelle, la famille impériale de l'Empire tarnois avait du soit s'exiler en Roumalie soit fuir vers les provinces les plus éloignés de ce qu'on connaissait aujourd'hui comme la Fédération d'Aquanox. Pour les derniers, la fuite vers la campagne s'était soldé par la déportation à Urba que venait d'avoir lieu il y a quelques jours. Implantés à Urba à la tête d'une monarchie fantôche, Arategnon assurait la survie d'une partie de la famille alors que le reste se trouvait en Roumalie. Les Tarnos, fondateur du plus grand et mythique empire qu'aille connu l'hémisphère occidentale, ceci était l'avis des patriotes et nationalistes tarnois, se trouvaient exilés a des centaines de centaines de lieux de Titanua, la ville qu'ils avaient jadis fondés. Aujourd'hui, Shergan admirait le jardin du palais alors que la république fédérale fut plus forte que jamais. Il était depuis que son oncle avait renoncé à la couronne pour prendre quelques lots de terre à Urba, l'héritier légitime d'un empire qui fut plus. Alors que durant quinze siècles des millions d'hommes rêvaient de sa situation, il était là, dans un pays étranger, incapable de faire valoir ses droits face à une république omnipotente. Son seul droit ? Admirer un chef d’œuvre de jardinage alors que la nation tarnoise périssait dans une république internationaliste. Mais Shergan ne savait pas que la puissante Fédération était souffrante, souffrante d'un Premier Ministre assoiffé de pouvoir et voulant l'alliance avec l'OTH ; un Président jouant avec l'idée de supprimer le Parlement pour revenir à la dictature de Gorun Sun ; un Parlement incapable de former une coalition stable car trop divisé et une population souffrante d'un progrès et une modernisation servant d'avantage les puissants que les petits. Encore aujourd'hui la richesse du pays restait en main de quelques uns et même l’œuvre de Victor Kim n'avait pas pu apporter la redistribution tant nécessaire pour le bien de tous. La Fédération semblait au sommet de sa puissance, prête à défier les USP et le Raksasa ; forte d'une œuvre colossale faite par Victor Kim mais à l'intérieur, le système commençait à souffrir et à pourrir. Shergan pour sa part ne pouvait pas se douter ce que les prochains mois apporteront. La seule chose qu'il savait, fut qu'il allait dans quelque jours rencontrer un membre éminent du parti conservateur fédéral dans ce même palais. Il ne connaissait pas cet homme. Ce fut un certain Arsen Roujï qui allait faire le voyage au-dessus de l'océan pour parler avec lui.
Péninsule tarnoise, Namikon, un bar tout pourri
[img]http://img52.imageshack.us/img52/3853/baramsterdam.jpg[/img]
Arsen Roujï n'aimait pas ce lieu. Le bar était envahi de fumé produite par les cigares et cigarettes kirepiennes mais il avait l'avantage d'offrir la discrétion via le bruit des discussions éphémères des ouvriers de l’aciérie voisine. Arsen Roujï fut ce qu'on nommait jadis un patricien, un membre de la basse aristocratie d'un empire mourant. Fort de ses soixante ans, il avait vu durant sa vie l'empire pour à la fin voir le jeune monarque abdiquer et par ceci créer une longue guerre civile suivi par la naissance de la Fédération. Au fond, peu de choses avaient changés. Les pauvres restaient pauvres et la corruption des fonctionnaires avait été remplacée par la corruption des dirigeants. Le monde semblait presque incapable d'évoluer. Les technologies avançaient, les ordinateurs devenaient meilleurs mais le nombre de pauvres et miséreux travaillant pour un rien restait constant. La gloire des grands couvrait l’infamie du sort de la masse. Mais il était nécessaire que le changement ait lieu. Il était nécessaire de lutter contre une oligarchie sans morale et compassion embrassant le libéralisme comme une promesse d'assurer éternellement leur pouvoir. Il fallait la vertu de la tradition, de ceux qui avaient été éduqués selon des principes moraux stricts et non l'avidité de quelques marchands sans foi ni loi.
Une femme entra dans le bar. Elle devait avoir autour de cinquante ans. Elle portait une robe bleue longue avec un chapeau de même couleur. Quelques têtes se tournaient vers elle mais on se détourna rapidement d'elle ne trouvant point un intérêt continu en une femme de son âge. Elle s'approcha de la table d'Arsen Roujï et s'y assit. Le patricien soupira en la voyant s'asseoir et lui dit.
« Ma très chère, vous ne semblez point donner d'importance à la discrétion. N'avions-nous pas convenu d'être discret ? Je dois avouer que votre allure ne l'est point. »
La dame lui répondit du tac au tac.
« Soyez assuré, cet endroit est assez lugubre pour que même les Robes noirs s'osent pas s'y aventurer. Je ne vois pas comme quelqu'un comme vous peut s'aventurer ici. Bien, quelle est la raison qui me force de venir ici ? »
Roujï lui répondit dans un calme plat.
« Le sort du pays. Je sais que ceci peut sonner pompeux mais nous savons tous que la situation n'est plus acceptable. La puissance de l'oligarchie n'a pas amoindri, le gouvernement se corrompe et ils se partagent le pouvoir comme un butin de guerre. Je ne parles même pas la politique diplomatique qui ressemble à un vieux navire battu par les flots. Il faut un changement mais il ne saurait avoir lieu sans user de la force. »
La femme demanda inquiète.
« Vous pensez pas à un coup armé ? La République est trop forte et les troupes trop bien entrainés. Tout action serait écrasée dans le sang. »
Le patricien secoua la tête et continua son discours.
« Mais non. Il existe d'autres moyens de faire pression. Nous savons que nous pouvons agir via le Parlement mais il faudra quelque chose de plus...convaincant pour pouvoir rompre le cou au gouvernement et même au président. Notre parti a le contrôle sur les zones rurales ou mieux dit, la population paysanne rejette cette république et reste toujours ancré dans l'idéal impérial. En bloquant le ravitaillement agricole, nous pourrons forcer le gouvernement à la démission. Les gens des villes ne pourront rien si les régions agricoles se rebellent car envoyer les tanks ne fera pas venir le blé qui sera détruit avant leur arrivé. Le gouvernement devra alors céder et mettre fin à sa politique. Si nécessaire, nous le forcerons même à se dissoudre et à partir de là il suffira d'un petit coup de force pour éjecter le président. La République est une abération, un monstre internationaliste qui détruire la culture et civilisation tarnoise. La nation tarnoise disparaît au fur à mesure que d'autres régions rejoignent la Fédération. Notre nation se meurt, elle se meurt pour faute de cet internationalisme, ce républicanisme et libéralisme. »
Elle restait toujours méfiante mais l'idée de couper l'alimentation n'était pas mal. Le risque de famine n'existait pas vraiment mais ceci ferait assez peur aux citadins pour se tourner contre le gouvernement. Un plan machiavélique et efficace. Elle dit alors.
« Je suppose que vous avez déjà parlé avec les autres membres du parti ? Bien, dans ce cas vous avez mon soutien. J'informerai les partis conservateurs des régions agricoles pour mettre en marche la machine. J'espère néanmoins que vous êtes conscient qu'il n'aura pas de retour possible ? Oui, le gouvernement est dévoré par la quête pour le pouvoir et notre nation se meurt mais ce que nous allons faire aura des conséquences, peut être en laisserons-nous nos vies ? »
Le conservateur répondit alors.
« Nous sommes convaincus. Nous vous demandons juste de convaincre les partis de l'Est ce que vous devriez réussir rapidement vu votre autorité. Une fois les régions agricoles en main, tout ira de tout seul. La terres de l'Est sont le grenier du Vicaskaran ; si le grenier se ferme, la Fédération ne pourra pas nourrir les villes et vu que les prix agricoles exploseront dans les marchés internationaux, elle pourra non plus en importer. La révolte urbaine fera le reste. »
Valacida, Hornoz, Université de Hornoz
[img]http://img801.imageshack.us/img801/4218/universityrectory.jpg[/img]
Jak Lorn se trouvait dans une des salles de l'Université de Hornoz. La salle était vide excepté lui et il écrivait une lettre. C'était un des rares lieux ou on pouvait écrire tranquillement. L'immeuble dans lequel il vivait depuis la guerre civile tarnoise fut en mauvais état, mal isolé et les gens s'entassaient les uns sur les autres. Il se rappelait encore quand il était un jeune dans le parti anarchiste. Des défilés rouges à Titanua. Mais ce temps fut révolu pour faute de la défaite durant la guerre civile. Mais les choses changeaient. Les socialistes tarnois s'étaient à nouveau organisés, mieux et en souterrain en se basant sur la masse ouvrière laissée pour compte dans le progrès et la modernisation du pays. La chute du régime anarchiste fut qu'une défaite passagère car la modernisation suivante la naissance de la Fédération avait crée la masse prolétaire tant nécessaire à une révolution. Il continua ainsi à écrire sa lettre, plongée dans ses pensées. Les jours à venir, cette lettre voyagera vers la péninsule tarnoise vers les groupes socialistes cachées au fond des banlieues. Son contenu n'a pas d'importance. Une chose fut certaine, elle fut qu'une parmi tant de lettres qui échangeait idées et projets. La semence des actions du future. Alors que la puissance du gouvernement fédéral semblait au sommet, le socialisme prenaient place dans les intestins pourris de la Fédération. C'étaient dans les banlieues surpeuplés, dans les immeubles ou vivait la classe ouvrière ou le socialisme s'étendait. Discret, silencieux mais de manière constante et efficace. Jak Lorn finit la lettre. Bientôt il l'enverra. La dernière qu'il enverra depuis le Valacida car dans une semaine, profitant des accords de paix entre les deux pays, il ira vers Urba et de là vers l'Astara. Il était temps de revenir dans le pays pour aller soutenir sur place par l'action la cause socialiste.
C'est ainsi que les protagonistes se mettent gentiment en place. La plus part ignorent ce qui adviendra prochainement. Mais voilà, les instruments sont prêts ; chacun a sa place et est prêt à jouer son rôle dans cette pièce qui s'ouvre ; incertaine dans sa fin mais inévitable dans sa naissance. Maestro, que le concert commence !