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Posté : mer. avr. 18, 2012 9:19 am
par Arios
[img]http://www.voyagesphotosmanu.com/Complet/images/copenhague-en-hiver-gr.jpg[/img]

Isbjørn rentrait chez lui, au 14 rue du Maréchal Graavn. Pour se réchauffer, car l'hiver était déja tombé dans le grand nord Thorvalien, il s'arrêta comme à son habitude dans le bistrot fiémançais une rue avant son immeuble.

"Bonchour, ché vodrais ou café s'il plait.
-Tout de suite Monsieur."

Deux hommes le fixaient. Ils avaient des manteaux sombres qui passaient inaperçus en cette saison, et des chapeaux en feutre noir posés sur le coin de la table. Isbjørn ne fit pas attention, il prit son café, paya et s'en alla.

Ils s'engagea une rue plus loin dans un cul de sac qui devait le mener à son appartement. Il fit le code de l'entrée et se sentit en sécurité une fois à l'intérieur, comme s'il n'était plus cet agent de la majesté.
Une fois chez lui, il posa son manteau sur un fauteuil et s'alluma une cigarette en regardant les informations.
Après un petit quart d'heure, voyant que les chaînes de télévisions tournaient en boucle sur l'essai ballistique quantarien, il se permit une réflexion sur la grossièreté germanique avant d'aller se préparer quelque chose à manger.
Soudain, il entendit du bruit, et voyant que son chat était auprès de lui, il saisit un revolver derrière une pile de magazines TV en se dirigeant vers l'entrée.
Il reçut un coup sur la tête.

Posté : mer. avr. 18, 2012 9:23 am
par Arios
Deux hommes apparurent. Lorsqu'il se réveilla, il était ficelé à une chaise, et un de ses deux agresseurs le tenait en joug avec un pistolet "de mauvaise qualité".

"-Bonjour, Gerald. Vous parlez français, n'est-ce pas ?
Nous sommes ici pour parler affaires. Une affaire en particulier qui intéresserait, peut-être, votre Majesté, mais ne justifie nullement qu'on la dérange si c'est pour recevoir un refus."

Il tenait maintenant son chat sur les genoux, le caressant au niveau du coup de sa poigne archaïque cro-magnonesque, comme l'aurait écrit Isbjørn s'il en avait eu à cet instant le loisir.

"-Dîtes-nous quels sont vos rapports matériel, avec ce que les états-uniens n'ont pas pu détruire au Lochlann."

Posté : mer. avr. 18, 2012 9:58 am
par Zaldora
Isbjørn (un pseudonyme bien entendu) eut un petit sourire en coin. Il répondit avec son accent nordique.

Pourquoi pensez-vous que je serais plus coopératif ? Dans le milieu, on ne dévoile JAMAIS les informations secrètes, menacé ou non, vous le savez très bien.

Si j'avais peur de mourir, je n'aurais pas fait ce métier. Mais vous pouvez être sûr que ma mort ne sera pas sans conséquence. Le contre-espionnage est très discret, il aime se tapir dans l'ombre, et sauter sur sa proie lorsqu'elle s'y attend le moins.

Et puis, qui est ce Gerald ?

Posté : mer. avr. 18, 2012 10:22 am
par Arios
"-Mais on ne vous en demande pas tant, cher monsieur. Nous sommes bien placés pour connaître les capacités de résistance d'agents de votre niveau. Enfin, nous n'en sommes pas moins des hommes. Un coup sur la tête, un peu de ficelle, un revolver et l'adresse de la vieille maman qui habite les faubourg, et on parle vite, même dans le métier."

Son collègue, porte-flinge ne parlant pas, restait sur ses gardes. De temps à autre, il allait vérifier les cordages.

"-Nous avons une affaire à vous proposer, il ne s'agit pas de vous corrompre, puisque nous voulons traiter avec la couronne. Nous savons que vous êtes bien placé pour nous renseigner sur le matériel militaire Lochlannais qui transite par le Weiden, et qui est notamment récupéré par vos services.
Notre patron est près à faire les fonds de tirroir, et à vous restituer des bijoux de famille, ceux d'Anne de Thorval. En échange, il faudrait que quelques pièces militaires, quelques ... plans, s'échappent par l'autoroute. L'idée, est de ne pas entâcher la lutte contre la militarisation du monde, tout en nous permettant de régler une affaire vite fait, bien fait."

Posté : mer. avr. 18, 2012 10:55 am
par Zaldora
Nos services auraient aimé se servir, mais ce n'est malheureusement pas arrivé. Nous n'avions pas la légitimité suffisante. Ce que vous cherchez, ne se trouve pas chez nous.

Nous parlons de matériels militaires, dont une partie est très sensible. En conséquence, l'entité détentrice a mis les gros moyens pour garantir la sécurité du rapatriement. Il faudrait déborder de témérité pour tenter quelque chose, même à plusieurs. Pourquoi ne pas s'adresser directement à l'entité en question ? Vous la connaissez sans doute et savez qu'elle ne vous est pas hostile.

Posté : mer. avr. 18, 2012 11:47 am
par Arios
L'agent pointa le chat avec son revolver et s'apprêta à tirer dessus.

"-Arrête, dit l'autre. Écoutez Monsieur, il s'agirait d'une erreur grotesque. Inutile de vous dire que vous n'avez vu personne, l'on connaît votre loyauté à vos supérieurs."

Il lui mit un couteau entre les mains afin qu'il puisse, après quelques efforts, couper ses liens et retrouver sa liberté.

"-Nous partons, merci du renseignement, nous nous reverrons s'il s'agissait d'une erreur d'aiguillage."