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Posté : mer. avr. 11, 2012 10:43 am
par Lukas
L'arrivée du représentant des affaires extérieures du Valacida était attendue par la population. Symbôle de la réconciliation et de la fin du régime monarchique à l'origine des massacres commis durant la guerre d'indépendance, la venue de l'Officier Juan Marcelio de la République Socialiste du Valacida était vue comme un renouveau.

La foule était nombreuse lors de l'arrivée de l'appareil de l'Officier sur le tarmac de l'aéroport Présidentiel à Orotlk.

Une tribune attendait au pied de la descente de l'avion. Au moment où l'Officier sortit, le Commissaire Horas entama un discours de bienvenue et de réconciliation. La foule impatiente entonna en agitant le drapeau national l'hymne du Hondias Libre.

Après cette cérémonie, deux limousines emmenèrent Théo horas, Juan Marcelio et quelques hommes et femmes d'importance à l'ancien palais présidentiel qui depuis avait été reconverti en palais de l'Assemblée orotlk.
par ces signes de changement vis à vis du passé le gouvernement espérait signifier la volonté d'un nouveau départ avec la Valacida.

Dans une des salles de réunion de l'Assemblée Orotlk, les deux hommes prirent place d'un coté de la table en Jatoba un bois précieux du Hondias.
Les journalistes et les Hommes et femmes d'affaire avaient été invités à patienter au dehors.

Enfin tranquilles les deux hommes purent commencer à discuter.


Théo :

[quote]- De manière moins informelle et cérémonielle je vous souhaite la bienvenue en République du Hondias Libre.[/quote]

Posté : mer. avr. 11, 2012 1:10 pm
par Jacinto
Juan Marcelio était assez satisfait de l'accueil qui lui avait été fait. Marcelio avait reçu des consignes : il devait apaiser les tensions entre le Valacida et le Hondias, trop tendues depuis la guerre de décolonisation. Les royalistes valacides (environ 40% de la population valacide) revendiquaient le Hondias comme un territoire colonial nécessaire à la grandeur du Valacida et reprochaient aux autorités cette volonté de tourner la page. Pour Juan Marcelio, la situation était délicate. Il reconnaissait que la perte du Hondias avait été fatale pour l'économie du pays, mais il appartenait à un courant de pensé qui lui interdisait d'admettre ce genre de choses. Marcelio aimait l'Hondias, mais en tant que colonie valacide, pas en tant que dictature militaire autonome. Pour lui, c'était un vrai gâchis. Mais les ordres étaient clairs et si quelqu'un venait à apprendre sa position sur le sujet, il encourrait de graves sanctions. Alors il disait être venu afin de "réconcilier deux pays fâchés", bien que contre cette idée. Cette rencontre allait être, pour lui, l'occasion de mesurer ses talents d'acteur. Il n'espérait qu'une chose : finir cette rencontre rapidement. Ne pas perdre le contrôle de ses émotions, dompter sa pensée, adapter son discours, jouer la carte de la conciliation et faire des courbettes soutenues de flatteries : voilà comment il comptait masquer ses opinions personnels, au profit de l'intérêt commun.


<center>[img]http://img845.imageshack.us/img845/5793/juanmarcelio6.jpg[/img]</center>

Juan Marcelio : Je vous remercie pour cet accueil. [il pense : * allez, une petite gâterie pour bien démarrer... *] Le Hondias est un pays chaleureux, amical et attractif pour les étrangers. Je suis très fier de venir représenter le Valacida dans cette ancienne colo... [il se dit : * merde... *] dans... ce pays patriote et indépendant tel que le Hondias. Cette rencontre, je l'espère, marquera le tournant dans cette période tendue et froide entre nos deux nations. Que Dieu consolide ces racines qui nous unissent. [il se rattrape] Je dis ces racines, dans le sens de relations amicale naissantes. [sourire forcé et gêné]


Il semblait que Juan Marcelio avait du mal à dompter ses émotions. Il cafouillait, bégayait sur certains mots, transpirait et ses sourires étaient rudement trop exagérés. Il tentait de se rattraper en fin de phrases, mais son cerveau pensait à trop de choses en même temps et avait du mal à se concentrer sur la conversation. Il essayait de se reconcentrer pour tenir avant la fin du sommet diplomatique. En vérité, il était en train de regretter d'être venu. Il se disait qu'il allait faire une gaffe et compromettre à la fois l'avenir diplomatique entre les deux pays, mais aussi son propre futur. Ses talents de comédiens étaient mauvais. Et s'il demeurait redoutable lorsqu'il était naturel et honnête, quand il était amené à parler contre sa conscience et ses opinions, il paraissait médiocre, pour ne pas dire incompétent. Il en devenait presque ridicule. Si Zamoda le voyait... En vérité, il ne souhaitait même pas imaginer son président, pourtant ami, spectateur de cet assuré fiasco charismatique, professionnel et diplomatique.

Posté : mer. avr. 11, 2012 1:32 pm
par Lukas
Théo, après avoir vu la gène de l'Officier valacide, se dit que la décolonisation courait davantage dans les écrits que dans les paroles. Ancien du service actif il avait combattu dans les rangs de l'Armée de la Liberté et executé nombre de valacide pour crime contre le Hondias. Horas, d'origine Valacide était issu de 5 générations de colons et son père l'avait éduqué dans l'amour du Hondias, c'est pour cela qu'il avait rejoint les rangs des sécessionnistes. Il avait prit conscience à l'époque que le hondias était suréxploité par les valacides et les Hondusien presque réduit à l'esclavage.
De par sa formation de Commissaire Républicain, il vit le malaise de Marcelio et son visage bien que toujours amical se fit plus ferme. Rico avait été clair, il fallait des débouchés rapides pour le pétrole et le gaz du Hondias. La République avait besoin de plus de liquidités pour mener des projets d'envergure et gagner 20 ans dans l'echelle sociale.
Bien qu'habitué à mener des interrogatoires, Horas se forca a rester poli.



Théo Horas :- Oui, que Dieu consolide ces relations qui peuvent nous unir sous un jour .. nouveau. [pragmatique Théo alla a l'essentiel] Le Président Gontlk souhaite établir des relations commerciales entre nos deux pays. [trop brusque peut-être]. Je suppose que vous avez besoin de débouchés et nous avons un marché libre d'entreprises étrangères [et tiens voilà pour le valacide se dit Théo]. Vous seriez la première puissance étrangère mais égale [ re tiens ] à bénéficier de débouchés dans notre République.

Théo Horas était satisfait, il avait posé sans colère les bases de la discussion et de l'établissement de futurs marchés. Il avait aussi réussi a se retenir d'interroger cet homme sur ses implications potentielles dans les massacres menés par les Valacides plus de 20 ans auparavant. Machinalement il essuya une perle de sueur de son front.

Posté : mer. avr. 11, 2012 2:54 pm
par Jacinto
<center>[img]http://img845.imageshack.us/img845/5793/juanmarcelio6.jpg[/img]</center>

Juan Marcelio : Mais je suis tout ouïe, señor Horas. J'écoute vos propositions concrètes, et je serais à votre disposition pour y répondre.

Posté : mer. avr. 11, 2012 3:26 pm
par Lukas
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=458780ThoHoras.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_458780ThoHoras.jpg[/img][/url]</center>

Théo Horas : - Bien, ravi de vous voir impatient de négocier. Comme tout pays industriel moderne vous devez avoir une consommation de pétrole assez conséquente. Il se trouve et vous n'êtes pas sans savoir que nous produisons et vendons du pétrole raffiné. Nous pouvons commencer par là. Qu'en pensez-vous ?

Posté : mer. avr. 11, 2012 3:34 pm
par Jacinto
<center>[img]http://img845.imageshack.us/img845/5793/juanmarcelio6.jpg[/img]</center>

Juan Marcelio : Je vois où vous voulez en venir. Très bien, nous acceptons de commercer avec vous. Le Valacida peut importer 60 000 barils de pétrole par jour du Hondias. En échange, nous pouvons exporter une quantité proportionnelle de fer, de produits agro-alimentaires ou de tissus (laines, essentiellement).

Posté : mer. avr. 11, 2012 3:38 pm
par Lukas
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Théo Horas : - 60.000 ? Se sera un début, en lieu et place de fer auriez-vous de l'Acier à revendre ? Pour une somme équivalente ajustée sur les prix du marché. Pour les tissus, nous préférons favoriser la production locale comme pour l'alimentaire. Pourriez-vous cependant nous fournir une liste détaillée des produits agro-alimentaires que vous souhaiteriez vendre au Hondias ?

Posté : sam. avr. 14, 2012 12:13 pm
par Jacinto
<center>[img]http://img845.imageshack.us/img845/5793/juanmarcelio6.jpg[/img]</center>

Juan Marcelio : Nos aciéries, grâce à une aide colossale de la Rostovie, sont en cours de rénovation et pourront produire à nouveau d'ici plusieurs mois. Nous pouvons cependant passer un accord commercial, même s'il ne débutera que d'ici trois mois minimum. Maintenant que j'y pense, le Valacida est connu pour ses produits agricoles : son vin bon marché mais d'une rare qualité, cultivé dans la tradition et l'amour du raisin (rouge, rosé et pétillant, à la saveur unique) ; ses légumes (betteraves, poivrons et asperge); ses fruits (olives, pommes, fraises, pêches, et poires) ; ses céréales, exportés en faible quantité (le blé, l'orge et le seigle). Pour les produits agroalimentaires, nous exportons : l'huile d'olive, le jambon Serrano (jambon cru séché), divers piments et des amandes. Profitez du savoir-faire unique du Valacida, notre agriculture n'est pas une industrie productiviste mais un patrimoine historique et de qualité, les méthodes d'exploitations sont transmises de pères en fils. Jamais nos jambons sortent d'une usine ou d'un laboratoire, jamais nos vins sont mis en bouteille par des machines. Tout est fait par l'homme, avec tout l'amour et la fierté de son travail.

Posté : sam. avr. 14, 2012 3:19 pm
par Lukas
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Théo Horas : - Cela à l'air intéressant, vos produits sont comme ceux de la mouvance écologiste ? BIO ?
Ce que je peux proposer c'est que dans un premier temps, nous commercions sur une base de 60.000 barils de pétrole en échange et à valeur égale de produits issus de votre agriculture.
Dans trois mois nus renégocierons les accords pour éventuellement augmenter notre apport en pétrole à votre pays en échange et à valeur égale d'Acier. Notre industrie ferroviaire pourra respirer avec ce futur apport.
Cela peut paraître des paiement en monnaie de singe cependant, tant que les échanges sont justes et équitables, cela convient à la Présidence.
Qu'en pensez-vous ?

Posté : dim. avr. 15, 2012 9:20 am
par Jacinto
<center>[img]http://img845.imageshack.us/img845/5793/juanmarcelio6.jpg[/img]</center>

Juan Marcelio : Si par "BIO" vous entendez la qualité de nos produits, ne vous en fait pas, ils sont récoltés, traités et cultivés manuellement et donc plus savoureux. En ce qui concerne notre échange Acier-pétrole, je crains que notre production d'Acier ne soit trop faible pour équivaloir une quantité de pétrole importante.