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Posté : mer. avr. 04, 2012 9:10 am
par Sébaldie
La fatigue se lisait sur le visage de Stefan Zavek. L'organisation du Mondial, si elle a été parfaite, a été laborieuse. Le Président de la République Sébalde n'a cessé d'enchaîner les entretiens pour que les stades soient réhabilités avant le Mondial. De plus, pendant le Mondial même, en sa qualité de chef des forces de l'ordre, Zavek a du garder toute sa vigilance. Ce type d'événement, une première pour la Sébaldie, est souvent synonyme de dérapages...

Sa fatigue s'expliquait également par les critiques acerbes qu'il a reçues de son propre camp, le Mouvement Nationaliste Sébalde, qui lui a reproché l'ouverture aux frontières de milliers de supporters, ce qui va bien entendu à l'encontre de la politique de réduction de l'immigration engagée jusqu'ici par le gouvernement en place...

Enfin, la verve du dirigeant kirkstanais à son encontre est encore dans la mémoire de Stefan Zavek. Pour la première fois, le Président doute de la présence de Goran Horandson au poste de ministre de l'Economie. Malgré ses compétences, Horandson n'avait amené que des ennuis depuis son arrivée au gouvernement. Son idéologie néo-malthusienne était qualifiée de misanthrope et cette image commençait à pénaliser le Président, en course pour un second mandat. Un remaniement était donc à l'ordre du jour dans l'esprit de Zavek. C'est d'ailleurs pour cette raison que Zavek avait invité son ministre de l'Economie à se joindre au déjeuner et à prendre place dans la berline présidentielle.

Affaibli mais heureux de l'événement, Stefan Zavek a tenu à inviter l'équipe du Raksasa, victorieuse du Mondial 2017. Il souhait réaffirmer l'attachement de la nation au sport et à son ouverture récente au monde. Ainsi, le véhicule présidentiel démarra pour arpenter les rues de Stranaberg pour rejoindre le Palais présidentiel, où le déjeuner aura lieu. Là-bas, les invités du Raksasa étaient accueillis par le personnel du Palais, en attendant quelques membres du gouvernement, qui ont tenus à être présents.


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Posté : jeu. avr. 05, 2012 4:53 pm
par Chaarden
Iouri Lapstovitch regardait dans la lunette de son fusil de précision. Sa main tremblait mais il s'efforça de contrôler sa respiration et de maintenir en éveil ses cinq sens : il était étendu sur le toit d'un petit immeuble, guettant du mieux qu'il put les rues en contrebas. Il scruta au loin un immeuble près du stade.

De cet immeuble éclata brusquement une petite lueur aveuglante. Un homme faisait au loin des signes en morse avec une puissante lampe. Un agent de la KVP.

Iouri plissa les yeux pour comprendre le message.

"Alpha 13 arrive. Maintenir opération"

Cela signifie que le cortège présidentiel arrive. Iouri vit en effet la berline noire. Il arma : il voyait une silhouette à travers la vitre teintée, son doigt touchait la gachette : il hésita une faction de seconde et cela changea le cours de l'Histoire.
La balle atteignit la voiture au moment où cette dernière amorça un virage.

Iouri avait tué quelqu'un...
mais pas Horandsson...

Stefan Zavek était dans la voiture, des bouts de son crâne et son sang coulaient et tombaient sur les genoux de Horandsson...

Iouri avait manqué sa cible... il était pétrifié sur le toit de son immeuble, ne sachant que faire...

Posté : ven. avr. 06, 2012 7:58 am
par Sébaldie
Goran Horandson resta stoïque, il était en état de choc. Le Président de la République venait d’être tué, sous ses yeux. La balle du fusil avait réussi à transpercer la vitre blindée de la berline présidentielle et d’ailleurs, le ministre de l’Economie avait reçu quelques éclats de verre sur le visage. Mais le sang qui était dispersé sur lui n’était pas le sien mais celui de Stefan Zavek. Il resta bouché bée, sans la moindre réaction… D’autant que l’événement s’était produit au moment où le Président lui avait annoncé un prochain remaniement ministériel.

FLASHBACK – Avant l’attentat

Les deux hommes s’étaient en effet entretenus au sujet du gouvernement. Le Président avait tenu à ce que son ministre de l’Economie soit présent à un déjeuner qui ne concernait pourtant pas sa fonction ministérielle. Qui plus est, la Coupe du monde de football faisait une belle jambe à Goran Horandson. Dans la berline, Stefan Zavek alla droit au but :

<center>[img]http://img232.imageshack.us/img232/2439/stefanzavek200px.jpg[/img]</center>

Stefan Zavek : « Goran… J’ai un immense respect pour toi. J’ai toujours considéré ta présence essentielle au sein du gouvernement, malgré les critiques qui ont fusé de toutes parts. En es-tu conscient ? »

<center>[img]http://img16.imageshack.us/img16/9586/goranhorandson200px.jpg[/img]</center>

Goran Horandson : « Parfaitement conscient, monsieur le Président. Je ne vous remercierai jamais assez pour m’avoir donné une chance d’accéder au gouvernement et… »

Zavek coupa la parole de son interlocuteur :

Stefan Zavek : «Mais tu comprendras également que ta présence au sein du gouvernement compromet la présence du MNS au pouvoir. Nous avons mis plus de 70 ans à accéder au pouvoir. L’électorat est très rancunier, il ne pardonnera aucune bavure. Je reconnais ton travail mais beaucoup de nos concitoyens ne l’entendent pas de cette oreille. Ils te voient comme dangereux. »

Goran Horandson : « Dangereux ? Ils viendront nous voir à genoux, pour s’excuser, lorsqu’ils seront étouffés par la surpopulation. Les bienfaits de la politique ne sont visibles qu’à long terme, vous le savez comme moi, monsieur le Président. »

Stefan Zavek : « Oui, je le sais. Karina et moi sommes les premiers à te protéger de ces critiques injustifiées. Mais tu comprendras que c’est un exercice auquel nous ne pouvons nous adonner en permanence. L’électorat ne doit pas se sentir trahi par le MNS. La politique est avant tout une histoire de sentiments, les électeurs n’étant pas habiletés à percevoir les enjeux de la politique que nous menons. Ils votent pour untel parce qu’il est bien coiffé ; pour un autre parce qu’il agite bien les bras quand il parle mais ils ne voteront pas pour un autre parce qu’il a dit une vérité difficile à entendre. La beauté de la démocratie. Dans les prochains jours, j’annoncerai un remaniement… »

Goran Horandson coupa, à son tour, la parole à son interlocuteur :

Goran Horandson : « Préférez-vous servir cette mascarade ou faire de la vraie politique ? »

Stefan Zavek : « Dans les prochains jours, donc, j’annoncerai un remaniement. Hilda Miradus te succédera à l’Economie et aux Affaires Etrangères, je placerai une personnalité forte du MNS, sans savoir encore laquelle. Je t’accorderai un poste avantageux pour compenser ta déception. Je suis le premier à regretter que nous en soyons arrivés là. Mais j’ai préféré que tu en sois le premier au fait. J’en parlerai à Karina une fois arrivés au Palais. En attendant, je ne peux que te souhaiter de profiter de ce déjeu… »

Stefan Zavek n’eut pas le temps de finir sa phrase. Et ne pourra jamais la finir. Une balle de fusil avait élu domicile dans son crâne, laissant se disperser les lambeaux de chair partout dans la berline présidentielle. Stefan Zavek était mort. Et Goran Horandson, « Le Cannibale », était pour la première fois pétrifié de voir des lambeaux de chair humaine sur ses genoux. Après avoir réalisé ce qui s’était produit, il laissa échapper un soupir de soulagement : il échappera au remaniement ministériel, sans pour savoir ce que l’avenir lui réservait. Après l’attentat, des renforts ont été appelés en urgence tandis que la berline qui transportait Horandson et le cadavre présidentiel donna un coup d’accélérateur vers le Palais Présidentiel, là où le ministre sera en sécurité.

HRP : Je posterai la suite dès que possible. ;)

Posté : ven. avr. 06, 2012 4:16 pm
par Chaarden
Le crime perpétré, Iouri, le tueur, resta pétrifié pendant un moment puis il se releva et courut à perdre haleine sur les toits de la ville. Il devait s'éloigner au plus vite du lieu du crime.

Arrivé sur le sol, il devait rejoindre la planque où se terraient plusieurs agents de la KVP. Sortir du pays consistait maintenant en la tâche la plus difficile mais il faut d'abord quitter la capitale.

Arrivé à la planque, Iouri trouva Sergueï, l'homme qui lui avait fait des signaux pour le prévenir de l'arrivée de Zavek, ainsi que plusieurs autres compatriotes.


Iouri : J'ai réussi...

Sergueï : Bien joué, on a vu beaucoup d'agitations sur les caméras. Les supporters sont encore dans la rue à certains endroits, la police a du mal à avancer, il faut foutre le camp vite fait !

Les agents de la KVP remballèrent rapidement leur matériel et montèrent dans leur voiture qu'ils firent démarrer à double tour. Après quelques minutes, ils sortirent de la ville, sans la moindre idée de l'endroit où aller... ils n'avaient pas encore reçu l'ordre de quitter le pays et de rentrer au bercail.

Posté : sam. avr. 07, 2012 9:20 pm
par Sébaldie
Karina Rawald, au Palais Présidentiel, devait maintenant jouer la maîtresse de maison, totalement ignorante de l’événement qui venait de se produire. Elle avait accueilli les joueurs de l’équipe du Raksasa de la manière la plus polie qui soit, en attendant patiemment la venue du Président. Elle ne se doutait pas du tout qu’à l’instant, ce Palais présidentiel était devenu le sien, en sa qualité de présidente par intérim. Mais sans doute, se serait-elle bien passée de ce privilège… Un de ses adjoints lui demanda cependant de quitter la salle de réception pour rejoindre une succursale. C’était urgent disait-on…

<center>[img]http://img710.imageshack.us/img710/4099/karinaralwad200px.jpg[/img]</center>

Karina Rawald : « Oui ? »

Adjoint : « La nouvelle que j’ai apprise est terrible. Monsieur Stefan Zavek est mort, victime d’un attentat. »

Karina Rawald : « C’est une blague de très mauvais goût. »

Adjoint : « Loin de là, madame la vice-présidente. Les médias commencent à relater l’information. Nous n’avons aucune piste pour l’instant sur l’identité et les circonstances de l’assassinat, nous savons juste que monsieur le ministre de l’Economie était présent au moment des faits et qu’une munition du fusil a touché mortellement monsieur le Président au cours de son trajet. Nous avons mis en sécurité l’ensemble des passagers, notamment monsieur Horandson qui écope de quelques égratignures au visage. Les forces de l’ordre ont délimité un périmètre au centre de Stranaberg et s’activent pour trouver l’assassin. Les premières heures sont les plus décisives. »

Karina Rawald n’en revenait pas et peu à peu, elle était envahie par l’angoisse. Le choc était terrible. Et comme pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un mauvais rêve, elle se saisit furtivement de la télécommande pour regarder les chaînes d’informations en continu. La même information circulait partout : Stefan Zavek était mort. Désormais d’une extrême pâleur, Rawald s’enferma dans une autre pièce du palais. C’était un cauchemar éveillé et elle avait besoin de s’isoler pour s’en rendre compte.

Posté : mar. avr. 10, 2012 2:06 pm
par Sébaldie
Plus d’une semaine s’est écoulée depuis la mort de Stefan Zavek. Et au fil du temps, la police nationale avait de moins en moins d’espoir de retrouver l’auteur de l’attentat. La prime de 100 000 Bald annoncée par l’Etat sébalde n’avait servi qu’à attirer des citoyens mal intentionnés, motivés par l’oseille, qui n’aimaient guère leurs voisins de couleur. À plus d’une centaine de kilomètres de Stranaberg, à Neumbach, la police locale ne compte plus ces appels qui n’aboutissent à rien. Tout au plus, ils avaient servi à détecter des petits délits sans importance mais l’état d’urgence ne permettait pas aux forces de l’ordre de s’y attarder. Ces délits étaient de toute façon monnaie courante dans le quartier de Narzissen, une banlieue défavorisée de Neumbach. Le téléphone central sonne : une femme explique que non loin de chez elle, elle a aperçu deux hommes rentrer tard le soir, de noir vêtus, parlant une langue « bizarre ». Les policiers essaient alors d’en savoir plus sur la langue parlée, afin de mobiliser des hommes la maîtrisant, ce à quoi l'interlocutrice répond qu'ils parlaient probablement du russe. Craignant malgré tout que la descente soit un échec, la police de Neumbach embarque dans un véhicule, vers le lieu décrit par le témoin.
 
<center>[img]http://img714.imageshack.us/img714/2992/sanstitre1elx.jpg[/img]</center>

Là-bas, le témoin indique le lieu précis, indiquant du doigt et silencieusement un appartement au rez-de-chaussée, dont les volets sont tous fermés. Sans un bruit, les policiers, armés jusqu'au cou et protégés de toutes parts, s'avancent vers la porte de l'appartement qu'ils défoncent...

Posté : ven. avr. 13, 2012 10:06 am
par Chaarden
Sergueï et Iouri était en train de fixer leurs derniers bagages pour repartir au Kirkstan quand ils entendirent des voix d'hommes murmurer dehors.
Ils devinèrent tout de suite qui s'étaient et pourquoi ils étaient là.


Iouri : On doit faire un choix camarade.

Sergueï : On ne peut pas fuir, il faut donc obéir aux ordres. Tu as du cyanure planqué sur toi ?

Iouri : Oui...

Sergueï : On ne s'en sert pas encore. Garde le précieusement. Que disent les ordres ?

Iouri : Mourir les armes à la main, sans rien lâcher à propos de nos fait.

Sergueï : Gloire au Kirkstan camarade !

Iouri : Gloire au communisme.

Les deux agents de la KVP saisirent leur arme et se positionnèrent devant la porte. Quelques secondes plus tard, la porte vola en morceaux et des hommes armés jusqu'au dents entrèrent. Iouri et Sergueï tirèrent dans le tas autant qu'ils purent.

Malgré leurs efforts, les deux agents secrets furent maitrisés et emmenés au poste de police. Ils ne savaient s'ils avaient tués un ou plusieurs hommes lors de l'arrestation...

Posté : sam. avr. 14, 2012 6:59 pm
par Sébaldie
De nombreux hommes avaient été mobilisés pour cette intervention qui marquerait le tournant décisif de l’affaire Zavek. Pour cela, ils avaient été armés jusqu’aux dents et préparés depuis plusieurs semaines. Les membres du Groupe d’intervention de la Police nationale (GIPN) avaient fait irruption dans le vieil et très sombre appartement, qu’ils avaient occupé de toutes parts. Après un échange de tirs, le GIPN réussit à contrôler les suspects, immédiatement menottés et embarqués au plus vite dans les véhicules.
D’autres membres fouillèrent l’appartement à la recherche d’indices. Le squat révélait un arsenal très large d’armes de précision mais également des plans, certes vierges, de Stranaberg, ville où le Président avait été assassiné. Autrement dit, l’appartement était vide, tandis que les suspects ne présentaient sur eux aucune pièce pouvant les identifier. La police nationale espérait ainsi trouver ces informations d’une autre façon…



De retour au commissariat, les suspects restèrent muets sur leurs intentions malgré la pression exercée sur eux par les policiers. La loi leur interdisait de recourir à des méthodes d’interrogation plus… persuasives. Aussi, un membre du GIPN fit une requête un peu particulière :

Membre du GIPN : « Appelez les RIS, ils prendront le relais. »

Les RIS, Renseignements Intérieurs Sébaldes, étaient la police politique de la Sébaldie. Contactés à de rares reprises, pour les situations les plus graves, ils n’étaient pas soumis aux mêmes conditions d’exercice de leur pouvoir. Un texte très vague, régissant leur statut, leur demandait d’honorer « l’exigence de la vérité » même s’ils étaient soumis à la législation générale sébalde… qui condamne entre autres l’usage de la torture…

Ainsi, une demi-heure plus tard, les hommes du RIS intervenaient. La stature moyenne des hommes de ce groupe était d’1m90 et leurs épaules avaient des dimensions tout aussi impressionnantes. Mais au-delà de leur musculature et leur mâchoire carrée, ils étaient dotés d’une solide expérience et intelligence. À leur arrivée, les membres de la Police nationale s’éclipsèrent à leur profit et fermèrent la porte de cette salle d’interrogatoire sans fenêtre et dotée d’une parfaite isolation acoustique. Quatre hommes des RIS étaient maintenant en face des deux agents de la KVP.


Membre des RIS : « Reprenons notre entretien depuis le début. Pouvez-vous décliner votre identité ? »

Posté : sam. avr. 14, 2012 8:50 pm
par Chaarden
Iouri : Notre idendité ? Crève salopard...

Agent des RIS : Parlez, misérables !

Sergueï : Va au diable.

L'agent du RIS contracta ses muscles du nez et réprima l'envie de frapper ces deux abrutis qui refusaient de coopérer.

Agent du RIS : OK messieurs, on va passez aux choses supérieurs... hé ! Vous deux ! Emmenez ces clampins ! Mettez les en salle individuelle, on les prendre l'un après l'autre, je vais préparer la salle.

Les deux agents des services secrets kirkstanais éclatèrent de rires.

Iouri : On se reverra en enfer !


L'agent du RIS partit tandis que l'on mit Iouri et Sergueï dans deux petites salles grises sans fenêtres.

Il faut suivre les ordres... Iouri sortit de sa chaussette ce qu'il avait caché quelques heures auparavant, à côté, Sergueï fit de même et quasi-simultanément, ils absorbèrent leur cyanure.
Iouri cria : "Gloire au Kirkstan" dans un dialecte kirkstanais, à coté, dans ce même dialecte, Sergueï cria : "Longue vie au communisme !". Le fait de parler dans ce dialecte diminuait les chances pour les gardiens d'avoir des informations sur leurs provenances.

Sergueï et Iouri s'assirent par terre, attendant la mort.

Posté : dim. avr. 15, 2012 7:20 pm
par Sébaldie
Ce que le RIS craignait au plus était en train de se produire : les agents kirkstanais commettaient un suicide, par intoxication au cyanure. Alertés par ce fait, deux des quatre hommes coururent se procurer un remède d’urgence. Par chance, la dose inhalée n’était pas suffisamment forte pour provoquer une mort immédiat, ni même une perte de connaissance instantanée. Un des deux hommes restants en profita pour avoir des informations sur les motifs de la mort de Stefan Zavek. Ils savaient que de tels hommes, prêts à mourir pour une cause, ne faisaient pas mystère de leurs motivations. Donc, si le RIS pouvait se garantir d’une seule information précieuse, c’était bien celle-là :

Membre du RIS : « Que votre mort ne soit pas vaine pour votre misérable pays… Quel a été votre intérêt d’abattre le Président Stefan Zavek ? »