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Posté : mar. mars 27, 2012 8:27 pm
par Siman
<center>SOMMET DIPLOMATIQUE
ENTRE
L’EMPIRE DU RAKSASA ET LA FÉDÉRATION DES NATIONS UNIES DE SHAWIRICIE


PALAIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, JIYUAN, LE 23 SEPTEMBRE 2017


[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=823468MinistredesAffairestrangres.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/823468MinistredesAffairestrangres.jpg[/img][/url]


« La journée devait être historique » dixit le quotidien national « The Jiyuan Times », en effet, la capitale impériale allait accueillir dans la matinée l’un des personnages les plus importants de la Shawiricie, son Vice-Président et ministre des Affaires extérieures et du Commerce, Son Excellence Colleen M. Campbell. Pour l’occasion, la garde impériale était à l’aéroport pour assurer le prestige de la cérémonie protocolaire en l’honneur de la délégation shawiricoise. L’avion officiel de la présidence shawiricoise était en approche. Une fois l’atterrissage réussi, les équipes techniques de l’aéroport installèrent la passerelle de débarquement et déplièrent un long tapis rouge, du pavillon officiel de l’aéroport international jusqu’à la passerelle. La garde impériale était en place, de part et d’autre du tapis rouge pour honorer la délégation. Le ministre des Affaires étrangères, M. Hirofumi Nakasone, était en place, à mi-distance de la passerelle, dans l’attente de recevoir les salutations de son homologue shawiricois. La poignée de main fut franche et souriante. Les deux hommes et les délégations respectives étaient tournés vers la fanfare officielle de la garde impériale qui entamait l’hymne national raksasan avant de jouer, avec brio et maitrise, l’hymne shawiricois. Les deux hommes passèrent les soldats présents en revue avant de pénétrer à l’intérieur du pavillon officiel.


[img]http://www.english.globalarabnetwork.com/images/stories/Arab-Affaires/Djibouti/Hirofumi_Nakasone.jpg[/img]</center>


M. Hirofumi Nakasone, Ministre des Affaires étrangères :

L’Empire du Raksasa est aujourd’hui heureux de vous accueillir sur son sol. L’organisation de ce sommet exceptionnel restera, à n’en pas douter, comme un moment fort dans l’histoire de nos relations bilatérales. Nous avons une occasion exceptionnelle de solder les comptes du passé afin de faire entrer nos Etats dans une nouvelle ère de coopération et d’apports mutuels comme jamais nous n’en avions connus. Le Raksasa n’est plus le jeune insolent des années royalistes, le Raksasa est devenu un jeune homme courtois, ambitieux, discipliné et déterminé qui est à l’aube de faire des choix décisifs concernant son avenir et ses partenaires pour l’avenir. Le gouvernement que je représente aujourd’hui compte faire de la Shawiricie un partenaire du Raksasa et un ami du peuple raksasan. Bienvenue à Jiyuan, bienvenue au Raksasa M. Campbell.

Posté : mar. mars 27, 2012 8:53 pm
par Steve
À bord de l'appareil présidentiel shawiricois, le Air Presidential, Colleen M. Campbell se préparait à sa première mission diplomatique d'envergure. Plusieurs médias s'étaient déjà empressés d'amener la nouvelle comme la ferme intention du gouvernement centriste de Smith de nouer des liens avec les démocraties du monde, ce qu'avait évité Brian Blackburn dans un but stratégique encore mal compris par plusieurs. Le Raksasa et la Shawiricie partent de loin : une nation jadis insolente et peu ouverte à serrer la main au gouvernement conservateur de Blackburn face à une nation qui, dirigée dans l'intérêt d'un homme et d'un parti, n'ont pas hésité à craché au visage de potentiels alliés sincères pour ne pas sortir d'une zone de confort certaine. Aujourd'hui, les choses devaient changer et Campbell était déterminé à tout faire en sorte pour essuyer, coup après coup, tous les ratés de Blackburn, Himbab et tous les autres conservateurs ayant montré l'image d'une Shawiricie faible et au dessous de ses moyens.

L'appareil se décolla sans problème ni incident à l'Aéroport internationale de Jiyuan, ou par le hublot, on apercevait bien la volonté du gouvernement raksasan de faire de cette rencontre une réussite diplomatique exceptionnelle. Alors que tous les détails techniques étaient terminés pour permettre à Campbell de sortir de l'appareil sans danger, le ministre shawiricois sorti sa mine plus qu'heureuse et satisfaite de l'appareil, saluant d'une part la foule et tous les journalistes réunis pour l'occasion, malgré une sécurité accrue. Campbell descendit alors les marches de la passerelle, puis emprunta le tapis rouge en route vers son homologue, monsieur Nakasone.

Après avoir entendu l'hymne raksasan, plaisant à l'oreille et entraînant une soudaine fierté, Campbell écouta avec attention l'hymne shawiricois, tandis que les gens les plus près de lui pouvaient l'entendre murmurer les paroles. Un coup les hymnes terminés, Campbell regarda son homologue avec sincérité pour lui témoigner sa reconnaissance. Les hommes entrèrent alors dans le pavillon officiel, passant un à un les soldats fièrement vêtus de leur uniforme.


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Colleen M. Campbell, ministre fédéral shawiriois des aff. ext. et du commerce</center>

Colleen M. Campbell : Monsieur Nakasone, l'honneur est partagé de me retrouver à Jiyuan pour entamer ce que j'appellerais une rencontre exceptionnelle et inespérée, il y a à peine quelques mois. Ne nous attardons pas sur le passé. Si le Raksasa a un comportement à se reprocher, la Shawiricie a une politique étrangère désuète à se reprocher, et c'est exactement pour cela que nous sommes ici aujourd'hui. Ne nous excusons pas ; tournons la page et écrivons à présent notre propre histoire, digne de ns plus grands espoirs.

Posté : mar. mars 27, 2012 9:27 pm
par Siman
M. Hirofumi Nakasone : La volonté mutuelle que nous avons d’avancer ensemble vers l’avenir ne peut que satisfaire notre gouvernement. Les sujets sont nombreux et variés, un cadre plus propice aux discussions est essentiel. Je vous prie de bien vouloir suivre les individus en charge de votre sécurité ici à Jiyuan pour rejoindre, par voie routière, le Palais des Affaires étrangères. Je vous invite à prendre place dans le véhicule définit à l’avance pour effectuer le trajet qui sera bref, moins d’une dizaine de minute. Pour des raisons de protocoles, il est impossible pour moi de me joindre à vous dans ce véhicule, c’est pourquoi j’en emprunterais un autre. Vous allez voir de vos propres eux la richesse diverse de notre capitale. Je vous retrouve au Palais des Affaires étrangères.

A la fin de ces mots, plusieurs agents prenaient en main la délégation shawiricoise pour les installer à bord du cortège officiel. Des véhicules de l’armée étaient positionnés de part et d’autre du convoi officiel. Les routes avaient été bloquées pour permettre une sécurité accrue et un trajet sans accros. Les jiyuanais qui étaient en pleine journée de travail apercevaient au loin le cortège officiel qui comptait plus d’une trentaine de berlines. Au détour d’une rue, le cortège traversa un pont donnant une vue imprenable sur le Palais impérial, joyau de la couronne raksasanne dont la beauté du bâtiment n’avait d’égale que la splendeur de son architecture et de ses jardins. Quelques minutes plus tard, le convoi entra dans les quartiers diplomatiques, fermés aux visiteurs. La sécurité devenait alors de moins en moins présente. Une fois à hauteur de la grille d’entrée du Palais des Affaires étrangères, le véhicule s’immobilisa. On vit alors le ministre Nakasone sortir de son véhicule, un majordome indiqua au ministre shawiricois qu’il était l’heure de quitter son véhicule. Il ne restait plus qu’une centaine de mètre avant de parvenir sur le lieu de la rencontre.

M. Hirofumi Nakasone : Je vous en prie, nous allons faire les quelques mètres qu’il nous reste à pieds. Votre sécurité est totale ici et la beauté des jardins entourant mon ministère suffit à expliquer ma volonté de poursuivre le trajet à pieds jusqu’au Palais. Connaissiez-vous Jiyuan avant cette première visite officielle M. Campbell ?

Alors que les deux hommes étaient en train de marcher en direction du ministère des Affaires étrangères, une meute de journalistes et des télévisions internationales étaient tenues à distance pour immortaliser la scène. Les délégations étaient derrière les deux hommes afin de leur laisser un moment d’intimité avant le début officiel des discussions. La pratique n’était pas courante au Raksasa mais le ministre Nakasone estimait qu’il était une priorité nationale de faire des relations shawirico-raksasanne des relations sincères, durables et fructueuses. Tout était donc prétexte pour rapprocher les délégations. L’opération était réussie puisque le bilinguisme des délégations permettait des discussions souriantes et enthousiastes entre les hommes et les femmes des deux pays qui marchaient, sacoches à la main vers le ministère.

Posté : mer. mars 28, 2012 12:29 am
par Steve
Campbell salua donc son homologue à la suite de ses indications pour se déplacer jusqu'aux quartiers du ministère des affaires étrangères du Raksasa. Le ministre Campbell, et ses deux gardes du corps, suivirent donc le cortège d'agents raksasan jusqu'au véhicule qu'il emprunterait pour les quelques dix minutes mentionnés plus tôt. Campbell admira l'architecture unique de l'Empire du Raksasa, puis indiqua à l'homme qui l'accompagnait que son pays était splendide. L'homme, visiblement un agent de protection ou un majordome aux tâches très limitées, ne répondit pas. Après quelques incitations du ministre shawiricois, l'homme indiqua que son mandat ne lui permettait pas de converser avec les invités, et qu'il n'était là que pour la protection de celui-ci. «Votre rôle est donc d'intimider les invités en refusant de leur répondre et de faire la conversation avec eux ?». L'homme sourit, puis Campbell se présente. L'agent lui dit donc par la suite comment il s'appelait, en souriant, visiblement heureux de constater à quel point le ministre shawiricois était plaisant à côtoyer. «Enchanté, monsieur Chiba. Je veillerai personnellement à vous blanchir, si quelqu'un apprend ma maladresse à vous faire la conversation...» Les deux hommes parlèrent donc un peu, un tout petit peu. L'agent raksasan se permettant que d'indiquer les merveilles raksasannes au ministre en expliquant légèrement leur fonction et leur histoire. Lorsque le cortège s'arrêta, et qu'on lui indiqua de sortir du véhicule pour marcher et rejoindre le ministre, Campbell salua son nouvel ami brièvement, afin qu'il ne reçoive par la suite aucun soucis.

Colleen M. Campbell : Vous avez tout à fait raison, quels splendides jardins. De magnifiques végétaux, admettons-le. Quelles merveilles !

Le ministre contempla rapidement quelques fleurs qui n'existaient pas en Shawiricie. Il s'arrêta quelques fractions de seconde devant une fleur orange, d'une splendide présence.

Colleen M. Campbell : Je ne suis venu qu'à Jiyuan une seule fois dans ma vie, il y a de cela une vingtaine d'années. Nous avons, ma femme et moi, adopté une magnifique petite fille. Bien entendu, cela fait très longtemps et j'admets n'avoir pas prit le temps de visiter ces merveilles architecturales.

Posté : mer. mars 28, 2012 6:35 pm
par Siman
M. Hirofumi Nakasone : Effectivement, Jiyuan est une ville qui réserve des surprises à quiconque s’y intéresse et essaye de la découvrir. Le développement du Raksasa depuis plus d’une vingtaine d’année a totalement transformé la ville, les derniers Jeux olympiques également ont très largement contribués à son évolution. Une ville comme Jiyuan est à la tête du progrès et de l’innovation, tout comme sa sœur jumelle, Shaoxing. C’est là pour nous une source de satisfaction exceptionnelle.

Les deux hommes approchaient de l’entrée du ministère. Les photographes étaient là pour immortaliser la scène. Une fois le temps de la presse terminé, les deux hommes rejoignaient les salons du ministère. On les fit installer dans l’un des plus majestueux salons du bâtiment historique. Quelques gourmandises étaient là, posées sur le bord d’une table basse. On fit apporter du thé vert, spécialité nationale ainsi qu’un verre d’eau rafraichissante. Les discussions pouvaient commencer.

M. Hirofumi Nakasone : Bien, nous pouvons commencer les discussions officielles. Je vous propose quatre chapitres : les questions internationales, les questions commerciales, les questions militaires et les questions culturelles. Souhaitez-vous que l’on entame cette rencontre par un chapitre précis ?

Posté : mer. mars 28, 2012 7:17 pm
par Steve
Les deux hommes participèrent quelques instants plus tard à une série de photographies par des journalistes raksasans heureux d'apporter la nouvelle d'un rapprochement entre le Raksasa et la Shawiricie : un évènement attendu depuis déjà plusieurs années. Les journalistes eurent la permission de poser qu'une toute petite série de questions. À la question où un journaliste demanda à Campbell le plan de match de la Shawiricie dans cette rencontre, le ministre shawiricois répondit, suivi d'un sourire bien composé : « Notre plan de match est d'écrire l'histoire à l'encre indélébile. » Les hommes entrèrent alors dans un salon d'une remarquable beauté, prestige d'une histoire architecturale forte et à la pointe du sublime. Le ministre shawiricois le fit d'ailleurs remarquer à son homologue.

Colleen M. Campbell : Je vous propose de débuter par ce qui viendra au gré du vent diplomatique. Nous pourrions débuter par l'aspect international, l'aspect militaire, l'aspect commercial puis terminer par l'aspect plus relaxant qu'est la culture. Évidemment, cet ordre n'est pas une obligation, comme je vous le dis, si cette rencontre est menée par le gré du vent, je n'en serai que très heureux. Quel est votre chapitre international, monsieur Nakasone ?

Posté : mer. mars 28, 2012 8:04 pm
par Siman
M. Hirofumi Nakasone : Bien, nous pouvons entamer cette rencontre par les questions internationales. Premièrement, je souhaiterai vous proposez un échange d’ambassade. Ainsi, nos gouvernements auront les moyens de communiquer plus rapidement et de façon plus limpide entre eux. Un ambassadeur de qualité sera bien évidemment envoyé auprès de votre pays afin de garantir des échanges honnêtes et fréquents afin d’optimiser au mieux nos relations à l’avenir.

Posté : mer. mars 28, 2012 8:13 pm
par Steve
Colleen M. Campbell : Je dois vous avouer mon incompréhension totale devant l'absence d'ambassade shawiricoise au Raksasa, et d'une ambassade raksasanne en Shawiricie. Il s'agit pour moi d'un raté diplomatique inacceptable, et comptez bien sur moi pour y remédier dès mon retour en Shawiricie ! Nous veillerons à sélectionner un ambassadeur expérimenté, digne de confiance et parfaitement à la hauteur de nos espérances concernant l'avenir de nos relations. Peut-être pourrions-nous songer à signer un traité de coopération en matière d'immigration, question de faciliter le remplissage du formulaire. Dès mon retour, je vous enverrai un formulaire complet, et vous pourrez voir ce qui peut être fait à ce niveau.

Posté : mer. mars 28, 2012 8:31 pm
par Siman
M. Hirofumi Nakasone : Nous pourrions signer effectivement un traité de coopération en matière d'immigration. Une suppression des visas pour les voyageurs d'affaires et de tourismes serait elle envisageable ? La simple présentation du passeport suffirait à voyager de la Shawiricie vers le Raksasa, et inversement.

Bien, avant de discuter ensemble des grandes questions internationales, il serait intéressant de discuter sur un traité de reconnaissance mutuelle et sur un traité de non-agression mutuel. Ce traité de non-agression est pour nous une formalité.

Posté : dim. avr. 08, 2012 6:25 pm
par Steve
Colleen M. Campbell : L'intention de la Shawiricie n'est pas d'attaquer qui que ce soit, et surtout pas les démocraties de ce monde. Il n'y a aucune inquiétude à avoir de ce côté, mais comme vous le mentionnez, il s'agit-là d'une simple modalité plaisant à nos instances gouvernementales. Nous signerons donc avec grand plaisir ces deux traités. Peut-être cela sera sans doute plus informel au Raksasa, mais la Shawiricie a grandement besoin de tels gestes pour se remettre dignement sur la scène internationale après l’isolationnisme du gouvernement Blackburn.