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Posté : jeu. mars 08, 2012 8:37 pm
par Jacinto
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- BUREAU DU PRÉSIDENT -
DAVID BAYER
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/69/Danghui.svg/100px-Danghui.svg.png[/img]
[ - P A R T I - P O P U L I S T E - ]
[img]http://img195.imageshack.us/img195/239/semprun.jpg[/img]
MANDAT : 2017 - 2024
Posté : lun. juin 18, 2012 8:07 pm
par Jacinto
<center> Requiescat In Pace - Rest In Peace
[img]http://www.jf-doucet.com/IMG/jpg/contrat_signature.jpg[/img]
LE STYLO PRÉSIDENTIEL HÉSITANT, LA MAIN POPULISTE TREMBLANTE
David Bayer était dans le bureau présidentiel avant que n'arrive le document. Il fouillait dans ses dossiers
pour préparer le prochain conseil gouvernemental. Même si les résultats de la première année populiste é-
taient plutôt rassurants, il fallait continuer la politique de protectionnisme et d'efficacité fiscale, pour résou-
dre la crise de la dette, notamment. Pour cela, il voulait supprimer les "mauvaises dépenses" c'est-à-dire
les aides/cadeaux fiscaux qui ne rapportaient rien ni à l'état, ni aux plus modestes. Il fallait limiter les dé-
penses superflues, diminuer les frais de fonctionnement de l'état, favoriser l'économie et le recyclage dans
la fonction publique au lieu du gaspillage, et se serrer la ceinture. Le déficit budgétaire devait être nul d'ici
quelques années, pas plus. Désormais l'argent manquant était prêté par le Banque Nationale Adélienne à
un taux de 0%. Il fallait profiter de cet avantage économique pour en finir avec le déficit budgétaire et ré-
gler ce problème de dette. Pour lui c'était clair, il fallait supprimer une partie des intérêts. La partie de la
dette dite "odieuse" devait être annulée, car elle n'avait pas lieu d'être. Et il considérait que l'Adélie ne de-
vait plus rien aux banques quantariennes et pelabssiennes après le coup de poignard organisé que ces é-
tats avaient infligé à son pays, lors de son accession au pouvoir. Il réfléchissait à tout cela, quand on vint
toquer à la porte de son bureau. Il n'attendait personne à cette heure là, du moins pas habituellement...
David Bayer : Entrez, je vous en pris.
Ministre de l'intérieur : Bonjour monsieur le président. Le projet de loi concernant l'interdiction du front
adélien a été voté ce matin par le parlement. [Bayer lui lance un regard interrogatoire] C'est fait. Le par-
lement a approuvé à 51% la condamnation du parti frontiste. Nous avons désormais la majorité.
David Bayer : La presse est au courant ?
Ministre de l'intérieur : Non, j'ai tenu à ce que le résultat de cette motion ne soit connu qu'après
votre signature. [Il tend un document au président] Vous n'avez qu'à signer et votre parti est majori-
taire au parlement, et le front adélien n'existera plus. Nous récupérerons quelques électeurs de leur
dépouille. Le parti libéral également, mais la plupart des électeurs frontistes sont hostiles au libérali-
sme et n'hésiteront pas à déserter les élections. Cela nous sera favorable.
David Bayer : Sachez que j'ai demandé à ce que le front adélien soit interdit non pas pour avoir
une majorité, puisque nous gouvernons déjà avec une majorité partielle mais c'est surtout parce
que ce parti a été l'organisateur d'attentats et a projeté secrètement une déstabilisation du pays.
Maintenant, je crains les foudres des électeurs de droite. Et les libéraux ne manque ront certai-
nement pas de dire que nous instaurons un totalitarisme qu'ils aiment associer à notre parti. Je
souhaiterais que tout cela ne s'envenime pas, pas maintenant.
Ministre de l'intérieur : Vous comptez tout de même signer le document n'est-ce pas ?
David Bayer : Oui... oui. [Il débouche son stylo et respire un grand coup avant de lire le papier.
Il approche ensuite son stylo, hésitant, la main tremblante, puis finalement signe le document d'une
traite et le rend immédiatement au ministre de l'intérieur] Voilà qui est fait. Vous pouvez mettre
au courant la presse, mais, surtout ne parlez pas de majorité absolue. Évitez de montrer ne serait
ce qu'une once de satisfaction suite à l'annonce de l'interdiction. Faîtes passer le message au parti.
Ministre de l'intérieur : Pas de soucis monsieur le président. Vous pouvez compter sur moi.
Le ministre sortit, et Bayer resta muet sur son siège. Il pensait à l'avenir...
Posté : mar. juin 26, 2012 9:47 pm
par Jacinto
<center> God bless your soul
[img]http://editions-ariane.com/wp-content/uploads/2012/01/Homme-fen%C3%AAtre-ville.jpg[/img]
DAVID BAYER, ACCOUDÉ FACE À LA FENÊTRE, PENSIF, CONTEMPLANT BARROW
David Bayer s'était rendu toute la matinée au ministères de l'économie et des finances, s'en-
tretenant avec le ministre en question, au sujet de prochaines réformes. Tout juste après une
petite réunion, le président vint s'accouder près de la baie vitrée du ministère qui offrait à ses
yeux une vue renversante sur toutes les beauté et les témoignages de puissance de la capita-
le adélienne. Attendant que son ministre revienne reprendre la réunion en cours, il restait là, à
contempler la ville qu'il préférait de toutes. La matinée semblait s'annoncer bonne, d'ailleurs la
météo était très réjouissante, avec un ciel clair, un soleil chaud et pas de nuages à l'horizon, u-
niquement ce halo de pollution qui rayonnait autour de la ville depuis toujours. Il songea ensui-
te à sa famille, qui lui manquait et qu'il avait quelque peu délaissé depuis sa prise de fonction,
surchargé par le travail présidentiel. Puis il se mit à repenser à son parcours, ses premières di-
ficultés, ses confrontations, ses campagnes violentes, son accession au plus haut poste de la
République, ses premières réformes, ses rencontres internationales, etc... Voilà plusieurs minu-
tes qu'il était là, planté dans ce couloir, face à une fenêtre, à se plonger dans ses pensées les
plus vives et les plus profondes. Mais quelqu'un vint déranger sa méditation, et l'interpella :
Assistant : Monsieur le président, l'ambassade d'Aquanox vient de contacter le ministère des
affaires étrangères. Il se trouve que...
David Bayer : Oui, oui, renvoyez leur une lettre de ma part en leur disant que j'accepte la ren-
contre qu'ils me proposent
Assistant : Monsieur le Président... Je crains que vous ne fassiez fausse route. Le décès du pré-
sident Kim vient d'être officiellement annoncé, son avion a sombré dans l'océan. L'ambassadri-
ce tarnoise a souhaité vous en informer en première. Dois-je lui répondre quelque chose ?
David Bayer : [brusquement choqué] Oh... Kim... mort. [pensif, soupirant] Mince, c'est une tra-
gique nouvelle que voilà. Que va-t-il se penser maintenant... l'Aquanox va être chamboulé.
Assistant : Monsieur, dois-je leur répondre ?
David Bayer : Oui, pardon. Bien sûr, nous leur adressons nos plus vives condoléances.
Assistant : Bien, monsieur.
David Bayer : [marmonnant] Victor Kim... mort... si soudainement...
Le président Bayer se rendit compte que même le plus puissant d'une nation peut être ra-
ttrappé par la mort. La vie est éphémère : on la risque chaque seconde. Et pour cette rai-
son, profiter de ceux que l'on aime et des moments agréables est essentiel. Il se remit à
penser à sa famille, et s'imagina leur réaction s'il avait été dans la même situation que le
président tarnois. Il eut un violent sursaut. Il devait trouver un compromis entre sa cause
et sa famille, entre son travail et sa vie, entre l'amour et le devoir. Car on oublie bien trop
souvent l'importance de la vie, alors que chaque jour nouveau nous devrions nous réjouir
de pouvoir encore vivre aux côtés de nos proches, profiter de la vie, car une fois décédé, il
ne reste rien des efforts et du travail. Il était encore plus primordial d'aimer autant qu'on le
peut et autant de temps qu'on nous le permet. Pendant un bref instant il remit en cause sa
charge de président et songea à s'en affranchir...