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Posté : jeu. mars 01, 2012 3:17 pm
par Alderande
<center>Conférence de Leptès sur l'avenir du Liberta
entre le Haut-Commissaire de l'Assemblée des États au Liberta
et le Secrétaire Général de l'Organisation du Traité d'Hellington


[url=http://imageshack.us/photo/my-images/341/adew.png/][img]http://img341.imageshack.us/img341/2391/adew.png[/img][/url] [url=http://imageshack.us/photo/my-images/109/othq.png/][img]http://img109.imageshack.us/img109/8295/othq.png[/img][/url]</center>

Si la situation au Liberta avait nécessité, depuis quelques mois, l'intervention de l'Organisation du Traité d'Hellington, c'est l'appel en avril 2017 du chef politique libertan Paul Karané qui avait poussé l'Assemblée Générale à entreprendre des pourparlers avec l'OTH pour prendre le relai dans l'organisation de l'aide alimentaire et le maintien de la paix. Les deux organisations avaient convenu le retrait progressif de l'OTH et son remplacement par l'ADE considérée comme une organisation neutre et apolitique. La résolution proposée par la République d'Hylè à l'ADE, votée le 25 mai 2017, instaurait les principes défendus par l'ADE lors des pourparlers à venir. L'élection de Mme Hona Heladora, diplomate hyléenne, au Haut-Commissariat de l'ADE au Liberta le 30 juin 2017 permis enfin d'accélérer les choses et on choisit la ville moyenne de Leptès, capitale de l'État côtier du Lavengès en Hylè, pour organiser la conférence sur l'avenir du Liberta entre la Haut-Commissaire et le nouveau Secrétaire Général de l'OTH, le raksasan Kazuhiro Haraguchi.

Posté : jeu. mars 01, 2012 3:21 pm
par Alderande
Il faisait déjà extrêmement chaud malgré l’heure matinale. Des effluves vaporeux de chaleur émanait du tarmac noir et brillant de l’aéroport de Leptès. L’été était déjà bien entamé et la ville de 200000 habitants était située à l’extrême sud d’Hylè, dans l’État du Lavengès et, si elle était située à moins de 10 kilomètres de l’océan, elle ne bénéficiait que très peu de la fraîcheur des vents marins. Le ciel limpide et clair ne laissait voir que le soleil brûlant déjà haut, il devait faire près de 30°C et on attendait des températures bien plus hautes dans l’après-midi. On avait choisit Leptès pour la tenue de la conférence pour sa proximité entre le Brestange (qui accueillait l’ADE) et le Liberta et c’était la terre d’acceuil de la Haut-Commissaire.

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Leptès, capitale de l'État du Lavengès en République Confédérale d'Hylè, lieu de la conférence sur l'avenir du Liberta.</center>

Hona Heladora attendait l’atterrissage – maintenant imminent – de la délégation de l’OTH. Elle était accompagnée de collaborateurs de l’ADE de différentes nationalités, des personnes choisies pour leur efficacité et d’autres imposés par l’Assemblée Générale. De toute façon, elle restait maître à bord et détenait tous les pouvoirs pour mener à bien ces pourparlers. Son seul impératif restait de suivre à la lettre la résolution votée par l’Assemblée Générale et de présenter lors de la ratification un traité cohérent, juste et en accord avec les principes de l’organisation. Sa responsabilité était cependant en jeu, il fallait arriver à un compromis viable et équilibré mais ses compétences en la matière étaient indubitables. Elle avait été Commissaire aux Affaires Étrangères de la République d’Hylè et c’était son soutien à la diplomatie raksasane lors de l’affaire du nucléaire pelabssien en 2015 qui avait eu raison d’elle face aux pressions des Sénateurs. Son efficacité et sa détermination étaient légendaires.

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Hona Heladora, Haut Commissaire de l'ADE au Liberta.</center>

Posté : jeu. mars 01, 2012 5:17 pm
par Siman
L’avion officiel de la délégation de l’OTH venait de se poser au sol sur l’aéroport de Leptès. Le Secrétaire général de l’organisation, M. Kazuhiro Haraguchi était accompagné d’une foule de collaborateurs représentants toutes les nationalités des membres de l’OTH. Le service de sécurité était également mis en place afin de protéger la délégation d’une éventuelle attaque extérieure, car, il faut le dire, la popularité de l’organisation n’était pas bonne du tout, encore plus dans une région aussi proche de la dernière guerre de la Péninsule. Le Secrétaire général était attendu au sol par la Haut-Commissaire de l’ADE, Mme Hona Heladora qu’il avait connu lorsqu’il était, à l’époque de la crise nucléaire de 2015, un proche conseiller du ministre des Affaires étrangères. Il s’avança, échangea quelques mots face aux photographes venus des quatre coins du monde pour cette rencontre qui s’annonçait longue et périlleuse pour les deux parties. Quelques instants plus tard, le convoi de berlines quitta l’aéroport pour prendre la direction du centre-ville de Leptès.

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M. Kazuhiro Haraguchi, Secrétaire général de l'OTH

Posté : jeu. mars 01, 2012 11:15 pm
par Alderande
On traversa une banlieue sans charme pour se diriger vers le centre-ville de Leptès à une vingtaine de minutes de l’aéroport. Le service de sécurité de la République d’Hylè avait été déployé sur le trajet avec l’accord des autorités et on avait réussi à éviter une rencontre inutile et strictement protocolaire avec le Premier Consul du Lavengès qui en resta vexé. Il fallait aller vite dans les pourparlers et ne pas perdre trop de temps, la prise de décision de l’ADE avait déjà pris plus d’un mois et demi. Plus on s’approchait du centre-ville de Leptès plus la ville semblait calme et léthargique ; si les grosses chaleurs laissaient les habitants chez eux, les principales activités industrielles étaient excentrées plus à l’est, au port de Leptès. On se laissa charmer par l’architecture volontiers baroque avec ses dômes scintillants et délabrés, ses loggias décrépies et fleuries et ses squares de verdure. Mise à part la chaleur qui allait vite devenir étouffante, le calme, la sérénité et le charme de Leptès convenaient parfaitement à des pourparlers aussi importants et difficiles. Les berlines s’arrêtèrent sur une grande place longée d’arbres verdoyants et de parterres fleuris au pied de l’impressionnant Palais Chrysothyrôn – à la porte d’or – avec ses jardins intérieurs et ses multiples dômes. Si une partie du palais accueillait encore la famille princière du Lavengès privés de tout pouvoir politique depuis près d’un demi-siècle, on ne savait que faire du reste ; de nombreuses salles restaient vides, réservées à des usages protocolaires ou à des réunions anecdotiques. C’était la première fois que le Palais accueillait une telle rencontre dans son histoire contemporaine.

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Le Palais Princier de Chrysothyrôn à Leptès.</center>

Des agents de la Rectification, à l’air très sévère, avaient été envoyés par la Chancellerie de la République d’Hylè pour assurer la sécurité des débats dans l’enceinte du Palais et on ne laissa entrer que les délégations officielles, les journalistes étant relégués à l’extérieur de l’enceinte. On se serra une nouvelle fois la main devant les flashs sur les premières marches qui menaient au Palais et on entra. On emprunta les impressionnants escaliers de marbre blanc sculptés à la mode baroque, pour se retrouver, après quelques corridors ouverts sur l’extérieur, dans un très large salon haut de plafond, aux moulures peintes de grotesques et aux grandes fenêtres donnant sur une loggia et un jardin intérieur ; tout dans cette pièce rappelait l’art de vivre du sud hyléen : baroque et délicat. Des fauteuils bas en bois clairs entouraient des tables basses aux pieds fins, on y trouvait aussi quelques tableaux de maîtres inconnus – des marines, des paysages – et un tableau d’histoire de très grand format qui semblait faire référence à un récit mythologique obscur. On choisit la large table ovale et on s’assit sur des chaises aux accoudoirs sculptés. On avait disposé des carafes d’eau, des grands verres cristallins et quelques collations – biscuits et fruits secs – sur la table de travail. Un bref silence un peu lourd suivit les grincements de chaise sur le parquet et les toussotements de circonstance. On attendit, certains burent un peu d’eau et une assistante se risqua à prendre un abricot sec. La diplomate hyléenne rompit rapidement le silence en affichant un sourire sincèrement enchanté.

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Le hall du premier étage et les grands escaliers du Palais Chrysothyrôn à Leptès.</center>

« Votre Excellence, bienvenue à Letpès, je suis enchantée de vous rencontrer. J’espère très sincèrement que cette rencontre sera efficace, heureuse et prompte à régler la situation au Liberta – du moins qu’elle y participera. Et j’espère aussi que ce ne sera pas la dernière fois où l’OTH et l’ADE auront à travailler ensemble. »

Elle marqua un léger silence, jeta un regard à se notes et reprit en regardant le Secrétaire Général :

« Je tiens tout de même à évoquer les nombreux dires de la presse internationale à propos de la résolution votée par l’ADE sur le Liberta. On a pensé à tort que cette motion était anti-OTH. Or, il me semble que si la proposition de saer l’Ambassadeur Payargeon a pu être envisagée de telle sorte cela est compréhensible, mais c’est un pur malentendu. Cette résolution n’est pas opposée à l’OTH et je crois que Son Excellence n’a tenu qu’à rappeler le rôle et l’ambition de l’ADE. Notre organisation est et restera apolitique, elle a des exigences, mais celles-ci ne visent en rien à contrer les intérêts des autres organisations internationales. Soyez assuré de ma bonne volonté et de mon esprit de conciliation ; je ne travaillerai qu’à défendre ce qui nous semble être les intérêts libertans conformément à la résolution votée et pour cela, nous travaillons aussi ensemble. »

Posté : ven. mars 02, 2012 12:16 am
par Siman
M. Kazuhiro Haraguchi, Secrétaire général de l'OTH :

Votre Excellence, c’est un réel plaisir que d’être ici, en Hylé pour y discuter, en votre honorable compagnie, des grands dossiers, parfois périlleux, que rencontre la scène internationale. Nous sommes venus ici avec des espoirs, des attentes et des réelles croyances en un accord possible entre nos deux organisations. Nous sommes également venus ici pour défendre nos intérêts, ce qui, j’en suis sûr, n’heurtera nullement votre savant esprit.

Pour en venir à la résolution prise par l’ADE sur la situation au Liberta, elle est ce qu’elle est. Nous connaissons toutes et tous sa substance. Pour vous, elle est tout à fait classique, pour d’autre, c’est une véritable attaque à l’encontre des intérêts de l’OTH. Je n’ai pas à exprimer un quelconque avis sur celle-ci. Sachez seulement que tout, dans votre résolution, n’est pas acceptable et ne le sera pas par l’OTH lors de cette réunion. Nous sommes venus ici pour trouver un accord équitable ainsi qu’une issue favorable au respect du droit et des traités en vigueur.

Vous avez eu l’idée de cette rencontre au sommet, je vous laisse entamer le premier sujet de discussion de votre choix.

Posté : sam. mars 03, 2012 9:28 am
par Alderande
« Si l’OTH ne voit dans les événements au Liberta qu’une occasion de ‘‘défendre ses intérêts’’, je crois que l’organisation a beaucoup perdu en chemin et j’espère que cela ne formera pas un obstacle à une résolution juste et rapide de la situation au Liberta… Ainsi, puisque vous m’y invitez, je vais commencer par discuter – rapidement certes – des principes qui nous animerons durant cette rencontre, principes sans lesquels nous ne pourrions proposer au Liberta une aide efficace et adéquate. Il s’agit de 3 points essentiels et qui engagent autant l’ADE que l’OTH… »

On distribua à l’ensemble de la table une petite note polycopiée.

[quote]Principes de l'action de l'ADE au Liberta

1. Reconnaissance du caractère indivisible du territoire national libertan
- À court terme : Pas de partition territoriale et de frontières intérieures. Pas de juridiction particulière (protectorat, zone d'occupation spéciale). Redéfinition des frontières d'avant 2015.
- À Long terme : Reconnaissance officielle de la nation libertane. Libre disposition de son sol et de ses ressources.

2. Reconnaissance de l’inaliénabilité de la souveraineté nationale du Liberta
- À court terme : Pas d’ingérence politique (partialité des discours, soutien à un fraction plutôt qu'à une autre etc.). Volonté d'établir à un gouvernement légitime élu démocratiquement : organisation de 1) démilitarisation de la société 2) formation d'un gouvernement provisoire exceptionnel 3) élection d'une Assemblée Constituante et vote d'une nouvelle Constitution 4) dissolution de la Constituante et élections législatives.
- À long terme : Reconnaissance de l'indépendance politique du Liberta (dans sa politique étrangères notamment, le Liberta forme les accords et les traités qu'ils souhaitent avec les partenaires qu'ils souhaitent).

3. Reconnaissance de la nécessité d'une aide au développement sur le long terme (pour assurer les points 1 et 2)
- À court terme : Aide alimentaire et aide au développement sur des projets stratégiques (infrastructures etc.). Fin des projets ne visant pas à inscrire le développement du Liberta sur le long terme.
- À long terme : Participation à une autosuffisance alimentaire et à un développement inscrit sur la durée.[/quote]

« … ils concernent surtout l’esprit qui va dicter les décisions de notre Assemblée Générale et de moi-même. Je crois utile que ces trois points soient éclaircis afin de légitimer nos propositions en vous en indiquant leur bien-fondé. Ces trois principes rendent la résolution votée le 25 mai bien plus légitime, honnête et juste que ne le prétend l’analyse légère et infondée qui ne veut voir dans ce vote de l’Assemblée Générale qu’une rage primaire contre l’OTH animée d’arrière-pensées malfaisantes et mesquines ! L’argumentation du Haut-Commissariat sur le Liberta ne repose que sur ces principes, l’ADE n’a aucun intérêt à agir contre ces valeurs et ne défend que l’indépendance, l’autonomie et la souveraineté du peuple libertan ; principes qui, il me semble, animent autant l’ADE que l’OTH. »

Elle en fit une brève lecture, fit une petite pause et reprit, sans faire de commentaire.

« C’est donc en restant fidèle à ces principes que l’ADE a jugé bon d’estimer que l’intervention au Liberta ne se ferait pas sans conditions – ces propos n’avaient donc rien d’agressif, vous en conviendrez, parce qu’animés d’intentions bonnes et justes. »

Elle fit de nouveau une pause, comme pour commencer réellement la rencontre. Un assistant lui fit passer un premier dossier dans une chemise verte, elle l’ouvrit, feuilleta deux pages et reprit la parole, sans lire et en regardant la délégation de l’OTH.

« Nous proposons ainsi plusieurs choses fort simples (dont nous discuterons certains points plus précisément) :

[quote]Propositions de l'ADE pour le Liberta

A) Le transfert de l’organisation de l’aide alimentaire au Liberta de l’OTH à l’ADE. Le retrait de toutes organisations non mandatées par l'ADE sur le sol libertan.

B) Le retrait de toutes les forces militaires de l’OTH de l'ensemble du territoire libertan selon les frontières d'avant 2015 (la zone dite « Beethoven » comprise).

C) La fin de la campagne de propagande organisée par l’OTH contre l’ADE et contre Paul Karané. En somme, la reconnaissance d’un devoir de réserve et de non-ingérence dans les affaires publiques et politiques du Liberta.

D) La fin de l’émigration sélective de ressortissants libertans vers l’Albion (ou quelque pays que ce soit).

E) La fin de la juridiction spéciale de la zone dite « Beethoven » afin de garantir l'unité indissoluble du territoire national libertan et le respect de la souveraineté du peuple libertan sur la libre-disposition de son sol et de ses ressources.[/quote]

« Voilà donc, il me semble l’ensemble de nos propositions pour le Liberta en vue de la passation de l’autorité de l’OTH à celle de l’ADE. C’est un premier jet, nous reviendrons, selon les besoins, sur telle ou telle proposition. Que pensez-vous de ces propositions ? »

Posté : dim. mars 04, 2012 11:29 pm
par Siman
M. Kazuhiro Haraguchi, Secrétaire général de l'OTH :

Avant tout début de discussion sur des mesures précises, je tiens à faire un bref rappel qui me semble évident. Le Liberta et l’OTH sont liés par des traités diplomatiques. Il n’est pas question de remettre en cause ces traités. Ils seront respectés parce qu’il en va de l’intérêt des libertans prioritairement. L’OTH n’a imposé de traité à personne, c’est un gouvernement démocratiquement élu qui a tenu à ce que l’OTH et le Liberta deviennent des partenaires pour l’avenir, nous maintiendrons cette promesse faite il y a quelques années maintenant.

De plus, je vous rappelle que près de 3,5 millions de libertans, soit 1/10 de la population du pays se sont pressés directement dans la zone Beethoven. Nous les avons accueillis avec du travail et un logement, tout cela ne profite qu’au peuple libertan. Ces millions de citoyens n’ont aucune confiance dans le nouveau gouvernement, et jamais l’OTH ne laissera un peuple sous la menace ou la contrainte. Ces 3,5 millions de libertans travaillent pour l’OTH et en sont fiers, vous pouvez venir vous-même dans la zone Beethoven pour y constater cette évidence. Quand l’ordre a été, légèrement, rétablit, personne n’est reparti dans la zone hors Beethoven. Que voulez-vous que je vous dise ? Les frontières sont libres : rentre qui veut, sors qui veut. Nous ne mettrons aucune entrave à ce principe, que ce soit maintenant ou plus tard.

Par conséquent, l’OTH continuera d’administrer librement la zone Beethoven puisque celle-ci est parfaitement légale. Aucun soldat de l’OTH ne quittera la zone Beethoven et aucune entreprise de l’OTH ne quittera la zone Beethoven non plus. Nos soldats protègent les 3,5 millions de réfugiés et nos entreprises offrent du travail à 3,5 millions de citoyens libertans, rien ne changera.

L’OTH acceptera volontiers un transfert de l’aide humanitaire vers l’ADE à l’intérieur du pays. Cependant, l’ADE restera en dehors de la zone Beethoven, celle-ci n’étant pas sous son administration. Le Président Karané souhaite votre présence à l’intérieur du pays, soit, nous n’avons rien contre cela. L’OTH diminuera ses actions humanitaires hors de la zone Beethoven pour que l’ADE prenne, sous quelques semaines, totalement la main dans l’aide humanitaire. L’OTH offrira sa coopération pour fournir les informations techniques utiles à l’ADE. Tant que rien n’est encore établit, que des soldats ou des volontaires de l’ADE ne sont pas sur place, nous maintiendrons nos avant-postes humanitaires à l’intérieur du pays.

Posté : mer. mars 07, 2012 10:48 am
par Alderande
« Je répéterai que je ne tiens pas particulièrement à entrer dans une polémique partisane et je m’efforce de travailler dans l’intérêt du peuple libertan. Les trois principes qui animent la mission de l’ADE au Liberta sont inconditionnels et il nous semble évident que même si un traité diplomatique légitime la présence de l’OTH, ce traité n’est pas viable. Nous vous demandons de montrer votre bonne foi en adhérant à ces principes. Depuis quand est-il légitime de spoiler un territoire national à son peuple légitime ? Les USP, le Raksasa ou le Quantar ferait-il de même avec leur territoire national ? Qu’il y ait eu un traité entre le Liberta et l’OTH n’a aucune importance, nous vous parlons de principes. La présence de la zone dite « Beethoven » est une entorse intolérable aux valeurs basiques du droit international et ne font que moderniser les vieilles idées du colonialisme. Je ferais aussi remarquer que, malgré votre propagande forcenée, je crains que l’instauration de la zone « Beethoven » ne travaille en rien au développement du Liberta mais profite bien plutôt aux entreprises installées sur place. Les déplacements de populations, la politique de récompense par l’émigration en Albion, l’utilisation de la main d’œuvre nombreuse et à très bas prix, tout ceci n’est pas viable et ne profite en rien au Liberta, vous ne pourrez pas prétendre le contraire. Si nous félicitions vos efforts sanitaires et sécuritaires pour tous ces réfugiés - cela est indéniable – il est évident que cela ne s’inscrit aucunement sur le long terme et ne participe pas au développement et au bien-être du Liberta. Quand des gens n’ont pas d’autre choix que fuir, d’autre choix que s’entasser dans des camps de réfugiés, d’autres choix que de travailler pour des entreprises étrangères : personne ne peut appeler cela du développement ou de l’aide.

Il ne s’agit donc pas de discuter, Monsieur, de légalité mais bien d’éthique et de valeurs. L’ADE pourrait se montrer procédurière, inspecter les termes et les closes de ce traité inconnu, mais nous préférons discuter des choses importantes ; la légalité n'est jamais qu'un prétexte. Et si je cherche à montrer vos propres contradictions c’est pour dire que votre discours ne dupe que vous-même et qu’aucune nation dans le monde ne crois sincèrement que l’OTH travaille au développement du Liberta. Il est évident que rien ne peut être fait au Liberta tant qu'existera cette zone de non-droit, occupée par des nations étrangères. Les vagues de migrations, l'existence d'une juridiction spéciale qui échappe au pouvoir libertan sont autant d'exemple que l'existence de la zone dite « Beethoven » est un frein au bon déroulement d'une aide efficace au Liberta. Comment appliquer une loi, une taxe, un impôt quand la population peut simplement fuir dans une zone de non-droit ?

Je reste tout de même réaliste et pragmatique et je ne vous demanderai pas de quitter le territoire libertan du jour au lendemain et d'y abandonner tous vos intérêts. Je dirais que lorsque l’ADE exige la fin de la juridiction spéciale de l’OTH de la zone dite « Beethoven » et le retrait de ses troupes, elle n’exige pas le démantèlement de ses infrastructures stratégiques ni le retrait de ses entreprises. Nous voulons seulement que le Liberta retrouve son intégrité nationale (via le retour de la zone dite « Beethoven » au territoire national) et sa souveraineté nationale (le futur gouvernement légitime aura toute latitude pour passer ensuite des accords avec l’OTH). L’OTH pourrait ainsi disposer d’une force armée limitée et ponctuelle afin d’assurer la sécurité de ses infrastructures stratégiques sur place. Ces propositions nous semblent convenables parce qu’elles répondent aux exigences que nous vous avons présentées et parce qu’elles ne lèsent pas les intérêts de l’OTH sur place. Voyez plutôt : »

[quote]Propositions concernant la zone dite « Beethoven »

- La fin de la juridiction d’exception de la zone dite « Beethoven », cette zone redevient partie intégrante du territoire national libertan et n’est plus administrée par l’OTH (sauf les structures militaires stratégiques).

- Le retrait des soldats de l’OTH de la zone dite « Beethoven » où interviendra la Force d’Interposition de l’ADE en remplacement.

- L’OTH garde une présence militaire ponctuelle et limitée pour assurer la sécurité de ses structures stratégiques sur place.

- L’avenir de cette zone stratégique et de la présence de l’OTH reviendra en derrière instance au prochain pouvoir politique légitime du Liberta.[/quote]

Posté : mer. mars 07, 2012 3:10 pm
par Siman
M. Kazuhiro Haraguchi, Secrétaire général de l'OTH :

Madame, il n’est pas question pour ma part d’entrer dans une polémique partisane. Je travaille également avec mes collaborateurs dans l’intérêt du peuple libertan. Je vous rappelle que nous nous sommes préoccupés de leur bien des années avant vous, par conséquent, s’il y a bien une partie légitime pour travailler dans l’intérêt du peuple libertan, c’est bel et bien l’OTH. Je regrette donc votre volonté de mettre sous le tapis des traités internationaux rédigés en bonne et due forme. Les traités existants ont une importance bien plus importante que vous ne pouvez le penser. Vous vous referez aux valeurs basiques du droit international mais de l’autre côté, vous venez nous dire que le droit international ne s’applique pas aux traités signés entre le Liberta libre et indépendant et l’OTH. N’y a-t-il pas là un double discours néfaste au bon déroulement de cette rencontre ?

Mais je vous en prie. Inspectez les termes et les clauses de nos traités. Mais je vous préviens, l’OTH dispose d’une armée de juristes, si vous avez du temps à perdre, faites ainsi, pendant ce temps, l’OTH travaille à fournir du travail, un logement et de la nourriture à des millions de libertans. Vous démontrez ici votre cynisme : vous n’êtes ici que pour demander un départ de l’OTH parce que vous n’avez pas eu la primauté de l’aide humanitaire ici. Nous concevons parfaitement que l’ADE est en retard sur le dossier du Liberta, nous ne vous en tiendrons pas rigueur. Et je le réaffirme une nouvelle fois devant vous : nous attendons toujours votre aide humanitaire au Liberta car depuis que l’ADE hurle au néocolonialisme sur place, nous, nous agissons et le peuple libertan s’en rend bien compte. Pour conclure, vous venez me dire que l’OTH est une zone de non droit puis, ensuite, vous parlez de juridiction spéciale de la zone Beethoven ? N’y a-t-il pas là une erreur ?

Donc je vous confirme une nouvelle fois mes propos précédents : la zone Beethoven est intouchable pour une durée de 30 ans. Je n’ai pas l’intention de revenir sur des accords passés librement et de manière totalement égalitaire. La force d’interposition de l’ADE se maintiendra donc à l’extérieur des frontières de la zone Beethoven. Pour montrer notre bonne volonté, nous acceptons de retirer les quelques troupes de l’OTH en dehors de la zone Beethoven pour vous permettre de reprendre en main la situation à l’extérieure. Je me permets de vous signifier que nos avant-postes humanitaires attendent encore et toujours vos soldats et volontaires pour reprendre l’aide humanitaire actuellement effectuée par l’OTH.

Posté : ven. mars 09, 2012 11:08 am
par Alderande
« Monsieur, vous interprétez mal mes propos. L'ADE ne remets pas en cause la légalité de l'existence du Traité signé entre l'OTH et l'ancien gouvernement du Liberta, elle remet en cause sa légitimité. Pourquoi vouloir mettre fin à cette zone dite « Beethoven » ? Je me répéterez volontiers et si l'OTH trouve des solutions à l'ensemble de ces problèmes, nous écouterons ses conseils avec intérêt :

- Quand nous parlons de zone de non-droit c'est que rien ne garantit la liberté individuelle et l'autonomie des populations sur place : comment prétendre qu'un Libertan dans un camp d'aide humanitaire qui travaille pour une entreprise quantarienne est libre ? Oserez-vous prétendre qu'il l'est ? Bien entendu non. Cette zone n'est n'a ni entité politique, ni juridiction démocratique. Nous parlons de valeurs. Quel est le statut de ces milliers de réfugiés sur le long terme ? Ils seront des réfugiés pendant les 30 années à venir de juridiction de l'OTH ? De quelle nationalité sont-ils ? Quels droits politiques et individuels ont-ils ? Quel pouvoir indépendant garantit ces droits ? Ont-ils droit à une représentation politique démocratique ? Peuvent-ils former des syndicats ? Pour le moment, la réponse à toute ces questions est non ; il s'agit bien d'une juridiction spéciale et parler de zone de non-droit n'a rien d'un mensonge. La situation actuelle dans cette zone est comparable à des camps de travailleurs sous-payés, sans protection sociale et sans droits politiques. Comment l'OTH peut-elle prétendre qu'elle défend les droits de ces réfugiés ? Si l'OTH veut continuer à profiter de la zone dite « Beethoven », assurez au moins la communauté internationale du sort de ces réfugiés et permettez la formation de contre-pouvoirs indépendants et stables. L'OTH se permettrait-elle d'appliquer dans cette zone des règles et des principes antidémocratiques qu'elle n'imposera jamais à ses propres populations ? Nous espérons que non.

- Nous voulons que le Liberta retrouve son unité territoriale parce que nous estimons que l'ancien gouvernement n'a pas pris en compte dans la signature de ce Traité l'intérêt du peuple du Liberta. Les USP signeraient-il un traité avec une alliance internationale léguant à celle-ci une partie de son territoire ? Bien évidemment non ! Et le Quantar ? Non plus. Et le Raksasa ? Pas plus ! Cette politique colonialiste ruine moralement et symboliquement tout effort pour faire du Liberta un territoire neuf et empêche tout devenir positif pour ce pays. Si votre action au Liberta est louable, permettez nous de ne pas l'interpréter au premier degré. Ces milliers de personnes réfugiées dans la zone dite « Beethoven » auraient préférer rester chez elles et travailler à proximité dans la paix civile et la concorde politique. Si l'ADE était vraiment mesquine elle prétendrait que ces déplacements de population arrangent bien les intérêts les entreprises de la zone dite « Beethoven » comme une 'armée de réserve' de main d'oeuvre mais nous laissons ces discours à d'autres. Cependant, au-delà de la question éthique et légitime de la souveraineté nationale du peuple libertan sur la question de son unité territoriale, le problème se pose surtout pour l'avenir. Comment garantir que la zone dite « Beethoven » ne deviennent pas le refuge de tous les citoyens libertans voulant échapper à la législation, au droit et aux impôts du futur Liberta ? Quelles garanties l'OTH donne-t-elle pour que le futur Liberta puisse librement décider de sa politique intérieure sans que des individus ne voulant pas payer leurs impôts ou des criminels par exemple ne se réfugient librement dans la zone dite « Beethoven » ? Il est nécessaire que l'OTH donne des cautions et fasse des compromis sinon aucun état libertan ne peut se créer et nous condamnerions le Liberta à la misère économique, politique et sociale.

Cessons donc ces discours polémiques et trouvons des solutions. Montrez-nous que l'OTH travaille vraiment pour le Liberta en apportant des solutions efficaces et viables à ces problèmes et vous verrez que ce qui intéresse l'ADE ce n'est pas la mise à mal des intérêts de l'OTH au Liberta mais bien l'avenir de ce pays. »