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Posté : mer. déc. 21, 2011 10:47 am
par Nabuchodonosor
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Ministère de la culture, de l'environnement et du tourisme à Ur


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Saïf AlBarij, ministre de la culture, de l'environnement et du tourisme</center>

Posté : mer. déc. 21, 2011 10:54 am
par Nabuchodonosor
<center>Le parc national du Sergenteri</center>


Le Sergenteri tire son nom du dialecte djewâdi qui signifie ‘’ les plaines sans fin ‘’ et évoque les images de l’un des derniers paradis sauvages sur terre. Tous ceux qui ont eu la chance de visiter ces espaces sauvages sont repartis avec au cœur le souvenir de ces immenses plaines parcourues par des hordes d’antilopes, des colonnes de gnous, de gazelles et de zèbres, des millions d’herbivores qui transhument continuellement en quête d’herbages.

L’abondance et la variété de la faune du Sergenteri est telle que le voyageur est certain d’y admirer l’essentiel des animaux du Zanyane : gazelles, antilopes, girafes, buffles, zèbres, éléphants, hippopotames, crocodiles, hyènes, chacals, phacochères, singes, et une impressionnante quantité de félins : lions, guépards et léopards. A elle seule la population de lions et lionnes est estimée à 2.500 têtes. Les oiseaux sont aussi très bien représentés avec plus de 500 espèces répertoriées.

Comme dans tous les écosystèmes il y a une étroite corrélation entre la végétation et les animaux qui en dépendent. Au Sud et Sud-Est on trouve d’immenses plaines nues à l’herbe rase avec de çi de là des kopjes, sortes d’îles rocheuses composées d’énormes blocs de granit probablement des vestiges des éruptions volcaniques. Vers le centre, la savane irriguée par plusieurs rivières est parsemée d’acacias. A l’Ouest, c’est une zone boisée dominée par des chaînes de montagnes et de collines rocheuses et irriguée par deux rivières importantes. Au Nord, c’est une région de collines ondulantes et de kopjes spectaculaires. La savane et les bois épars sont coupés par plusieurs rivières.

Les immenses plaines de Sergenteri où le regard porte à l’infini sont le cadre des migrations annuelles des gnous mais aussi de gazelles et de zèbres qui se déplacent tout au long de l’année en quête continuelle d’herbages.

En certaines saisons les plaines du Sud et du Sud Est sont couvertes d’un nombre stupéfiant d’herbivores qui sont estimés à 1.3 millions de gnous, 200.000 zèbres, 250.000 gazelles mais aussi des damalisques, des bubals, des élans. Ce rassemblement attire beaucoup de prédateurs, lions, guépards, hyènes.

Le centre est habité par une grande diversité animale et notamment les girafes qui se nourrissent de feuilles d’acacias, les éléphants qui profitent d’une zone riche en herbes hautes, les hippopotames et les crocodiles dans les rivières, les léopards qui se tiennent près des cours d’eau dans les acacias à tronc jaune et dans les arbres à saucisses et de très nombreuses familles de lions. Plus au Nord il y a souvent de fortes concentrations d’éléphants et de buffles. Dans la zone Ouest la faune est essentiellement présente de Juin à Octobre.

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Plaines et troupeaux du Sergenteri</center>


Populations d'herbivores

• Gnous: 1 600 000
• Gazelle de Thomsons: 300 000
• Zèbres: 250 000
• Impalas: 120 000
• Buffles: 40 000
• Gazelle de Grants: 30 000
• Topis: 30 000
• Bubales: 20 000
• Elands: 13 000
• Girafes: 12 000
• Éléphants: 2 100
• Rhinocéros : 300

Populations de carnivores

• Hyènes: 7 500
• Lions: 3 000
• Guépards: 350
• Crocodiles : 1 000

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Animaux dans le Sergenteri</center>


Les Safaris


[quote]Safari Camping et Bivouac

Notre formule bivouac n’est plus seulement réservée aux baroudeurs car elle propose un très bon confort tout en permettant une bonne mobilité particulièrement adaptée aux treks. Un cuisinier s’occupe de toute l’intendance et votre chauffeur guide sera présent en toute circonstance pour assurer votre confort et votre sécurité.

Matériel fourni :

• Tentes dômes pour 2 pers + matelas et housse.
• Tout le matériel de cuisine, tables, chaises et grande tente pour les repas la nourriture d'expédition avec des produits locaux frais.
• Repas copieux, chauds le matin et le soir, froid le midi.

Eau et Boissons

Durant votre séjour en bivouac, l’eau potable sera produite grâce aux comprimés décontaminant (tablettes d’Hydrochlonazone) que vous devez apporter, car ils ne sont pas disponibles sur place.
Certains camps situés à l’extérieur du parc vendent des boissons fraîches. A l’intérieur du parc il est aussi possible de s’arrêter en soirée dans des lodges pour des rafraîchissements si vous le désirez.

Bagages

• Un sac de voyage ou un sac à dos sans armature. Pas de valise !
• Un sac de trek pour vos affaires personnelles (25 à 40 kg).[/quote]


[quote]Safari de luxe

L’appellation safari de luxe s'applique en général à des hébergements de très haute qualité avec des prix qui sont normalement en rapport avec ce label. Un safari de luxe sera le meilleur compromis possible entre un hébergement incontournable et des lieux en accord avec la saison pour une observation optimale des animaux ; en effet nous pouvons tout à fait vendre des superbes camps ou lodges avec piscine mais nous préférons vendre ceux qui sont le mieux placés et au bon moment pour observer au mieux la grande migration par exemple.Naturellement nous serons à l’écoute de vos choix et de votre budget pour vous concocter de savoureux mélanges alliant à la fois le charme, l’intimité, le confort avec en toile de fond les paysages fabuleux du Djewâd.[/quote]


[quote]Safari Photo et Documentaires Vidéo

Notre société réalise également la logistique pour les films et documentaires au Djewâd, facilite les relations avec les officiels et obtient les autorisations nécessaires à l'importation temporaire de matériel et aux tournages. Nos connaissances et nos relations vous ouvriront les " portes " nécessaires à la bonne réalisation de vos objectifs.
De nombreux photographes animaliers (amateurs éclairés et professionnels) nous ont fait confiance. Nos guides sont devenus grâce à eux de véritables experts pour les prises photographiques et ils ont acquis à leurs côtés une connaissance à toute épreuve des sites propices à l’observation photographique des animaux et notamment des félins.
Nous avons également assuré la logistique pour des voyages de presse pour la réalisation de films et nos équipes se chargent régulièrement de toutes les formalités pour l’importation temporaire du matériel et aussi pour l’obtention de toutes les autorisations nécessaires.[/quote]


[quote]La Grande Migration des Gnous au Sergenteri

La Grande Migration du Sergenteri est l'un des phénomènes naturels les plus fascinants au monde. Près de 1 500 000 de gnous, 400 000 gazelles, 200 000 zèbres parcourent des centaines de kilomètres chaque année à la recherche de plaines vertes pour se nourrir en suivant les rythmes des pluies dans le Sergenteri.
Lors de ce mouvement, de nombreux prédateurs sont à l'affût. Ce parcours annuel est semé d'embûches et de moments d'intenses émotions. Nous avons choisi de vous faire partager deux moments forts autour de ces animaux.

Les Naissances - de Mi-Décembre à Mai

Chaque année, entre Décembre et Mai, la multitude impressionnante des Gnous et autres herbivores se concentre dans le Sud-Est des plaines du Sergenteri, appelée par un instinct animal très puissant. C'est durant cette période, et dans un souci de préservation de leur espèce, que les femelles vont mettre bas, en groupe, afin de permettre la survie des petits, ceci même si elles savent que les prédateurs sont omni présents.

Le Franchissement de la Rivière Eu

Il s'agit d'un endroit privilégié pour observer la migration des gnous et des zèbres. Ces herbivores, arrêtés par la présence de l'eau (et des prédateurs qui les attendent à cet endroit), se regroupent en troupeaux qui peuvent dépasser les 10 000 têtes avant de se jeter à l'eau. La concentration animale, l'intense activité des prédateurs (principalement lions, crocodiles, léopards et hyènes) et le spectaculaire de certains franchissements (appelés crossings) créent un spectacle ahurissant même si la violence de la lutte pour la vie y est très présente. C'est durant la période de fin Juin à Novembre, alors que les Gnous remontent vers le Nord et les plaines vertes et puis sur le chemin du retour, que ce phénomène est visible.

Les Camps Migration

Pour suivre au mieux cet événement, en plus de notre camp permanent installé au centre du Sergenteri, nous allons installer un camp semi-permanent de début Janvier à fin Mai dans le Sud-Est du Sergenteri, et de fin Juin à fin Novembre dans le Nord du Sergenteri, près de la rivière Eu.
Ces camps privés portent le sceau de qualité. Nous avons en effet près de 10 ans d'expertise dans la gestion de nos camps de toile et tous nos clients nous félicitent pour la qualité de nos prestations et pour la prévenance de nos équipes.[/quote]

[quote]Rencontre du Peuple Gides

Nous offrons des moments de rencontre uniques avec le peuple Gides. En particulier, dans notre camp privé de Longido, ou nous organisons des marches, visites des bomas, des danses tribales au coin du feu, et même des safaris a pied, accompagné de ces fameux guerriers. Lors de ces rencontres, vous sentirez l'authenticité du moment. Il ne s'agit pas d'une façade, mais vous entrez un autre monde, une autre culture.[/quote]


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Safari 4*4 ou montgolfière + campement de luxe</center>


Le braconnage

La persistance de nombreuses espèces est liée à la lutte antibraconnage.

Deux politiques existent pour préserver les espèces sauvages de la prédation humaine : la participation des populations locales à la protection de ces espèces et l'application effective de la réglementation par la lutte antibraconnage. La seconde politique est d'autant plus nécessaire que tout relâchement s'y rapportant se traduit immanquablement par une diminution rapide des populations animales. Mais cet effort coûte cher. Toutefois, plusieurs exemples montrent que des situations dramatiques ne peuvent être redressées qu'à la condition de dégager des budgets de protection suffisants.

Les concentrations humaines et animales s'observent dans les mêmes zones

Le Sergenteri est l'un des plus grands parcs du Zanyane. Il est entouré de villages et se situe à la frontière nord du Djewâd. Trois espèces résidentes : l'éléphant, le rhinocéros et le buffle, font particulièrement l'objet d'une chasse illégale pour leur viande, leurs défenses ou leurs cornes, revendues via le marché noir international. Les autres ongulés présents sont aussi chassés, à la fois pour des raisons d'autosubsistance, mais surtout pour approvisionner des marchés. Cela s'explique par la pression de la démographie humaine dans la zone. Au moins un million de villageois profitent de cette ponction sur la faune sauvage. Et les plus fortes densités humaines se trouvent juste au nord de la frontière djewâdi. Il a été montré notamment que plus des trois quarts des braconniers viennent de villages situés à moins de 15 kilomètres des limites nord du parc. Ces dix dernières années, 157 000 animaux ont fait l'objet de braconnage dans l'ensemble du parc.

La lutte antibraconnage a fléchi sensiblement ces dernières années, à la suite du déclin généralisé de l'économie djewâdi. Les braconniers en ont profité immédiatement. Les rhinocéros, 1200 individus en 1995, ont été presque totalement exterminés ; les éléphants sont passés de 4 000 individus à un millier ; les buffles, de 80 000 individus à la moitié dix ans plus tard.

Une impulsion nouvelle a été décidée après l’accession au trône du roi Karmish, avec des budgets nettement plus importants, permettant de renforcer les patrouilles (meilleur entraînement, nouveaux équipements, prospections plus fréquentes, appui d'un réseau d'informateurs rétribués). Le nombre de braconniers arrêtés n'a fait que croître, passant de 281 à 1 128 en 2016. En conséquence, les populations de ces trois espèces ont amorcé une légère remontée.

La protection des animaux migrateurs

Il reste que le braconnage n'est pas totalement éliminé, loin s'en faut. Mais il concerne aujourd’hui surtout les espèces migratrices. Deux fois par an, des gnous, des zèbres et des gazelles se déplacent pendant plusieurs mois, d'abord du nord au sud, puis du sud au nord, suivant le cycle de la végétation. Plusieurs dizaines de milliers d'entre eux sont abattus tous les ans par les braconniers.

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Patrouille découvrant un éléphant victime du braconnage</center>

Posté : jeu. déc. 22, 2011 12:58 pm
par Nabuchodonosor
<center>Le parc national du Kilandjiro</center>



Le Kilandjiro s'élève dans le nord-est du Djewâd à 5 891,8 mètres d'altitude selon des mesures réalisées par positionnement GPS et gravimétrie. Son altitude en fait le point culminant du Zanyane. Il se situe non loin de la frontière avec le [F16] qui passe au pied des versants nord et est de la montagne. Il émerge de manière solitaire de la savane qui l'entoure, la surplombant d'un dénivelé de 4 800 à 5 200 mètres, ce qui en fait la montagne isolée la plus haute du monde. Il couvre une superficie de 388 500 hectares. La montagne est un complexe volcanique de forme ovale de 70 kilomètres du nord-ouest au sud-est et par 50 kilomètres du nord-est au sud-ouest.

Le Kilandjiro est un stratovolcan de forme globalement conique. Il est composé de trois sommets principaux qui sont autant de volcans éteints : le Shari à l'ouest avec 3 962 mètres d'altitude, le Kiwa avec 5 891,8 mètres d'altitude au centre et le Mawenci avec 5 149 mètres d'altitude à l'est. Le Kiwa est couronné à son sommet d'une caldeira elliptique large de 2,4 kilomètres et longue de 3,6 kilomètres, renfermant un cratère de 900 mètres de diamètre au milieu duquel s'élève un cône de cendre de 200 mètres de diamètre nommé. Le pic principal, sur le bord méridional de son cratère externe, s'appelle pic Huru. Le Mawenci est parfois considéré comme le troisième plus haut sommet du continent. Il est fortement érodé et a désormais l'apparence d'un dyke. À leur base, plusieurs gorges partent en direction de l'est. Le Shari est constitué par un demi-cratère égueulé dont il ne reste que les rebords Sud et Ouest. Au nord-est de celui-ci, sur 6 200 hectares, la montagne présente une autre surface en forme de plateau. Environ 250 cônes satellites sont présents de part et d'autre de ces trois sommets sur un axe nord-ouest/sud-est

Le volcanisme du Kilandjiro débute au cours du Pliocène et la construction de son édifice se serait déroulée en quatre grandes phases qui ont émis au total 5 000 km3 de roches volcaniques. Les trois dernières ont formé les stratovolcans imbriqués qui constituent le Shari, le Kiwa et le Mawenci. Le rift orienté ouest-nord-ouest / est-sud-est qui les traverse a également donné naissance à de nombreux cônes satellites, répartis en approximativement huit zones. Quelques bouches éruptives situées au sommet semblent avoir été actives pendant l'Holocène.

Naissance du paléo-volcan de Kilam

Cette phase, probablement antérieure à 2,5 millions d'années, est très mal connue en raison du faible nombre de datations radiométriques effectuées sur le volcan et de l'enfouissement des coulées sous d'autres plus récentes. Trois indices géomorphologiques viennent pourtant soutenir son existence.
Des strates en inversion de relief sont présentes au niveau des dorsales du Kilam au sud. La modélisation de l'édifice qui en serait responsable permet de déterminer que les coulées sont issues de rifts et ont comblé les failles principales.

Naissance du Shari

Le début de cet événement remonte à entre 2,5 et 2 millions d'années. Il est caractérisé par d'importantes émissions volcaniques à la jonction et le long des dorsales. Un volcan bouclier basaltique relativement allongé se met en place à partir de pyroclastites, de tufs et de laves. Parallèlement, des coupes de terrain mettent en évidence une inclinaison accentuée des coulées, montrant par là que l'édifice prend de la hauteur.
Le Shari est caractérisé par une caldeira ouverte vers le nord-est mais dont les remparts sont encore fortement marqués à l'ouest et au sud. Une centaine de dykes, témoins d'une ultime activité du Shari, s'élèvent en son centre. Elle a peut-être été doublée par une caldeira extérieure dont il reste peu de traces. L'érosion, principalement glaciaire, puis les émissions du Kiwa ont fortement modelé le relief du Shari.

Naissance du Mawenci

Le début de cet événement remonte à entre 1,1 et 0,7 million d'années. Il résulte de la migration vers l'est, au niveau de l'ancienne dorsale de Kilam, de l'activité volcanique. Celle-ci s'avère relativement faible mais continue et se déroule en deux étapes principales. Dans un premier temps, le Mawenci connaît des intrusions basaltiques ainsi que des extrusions fines de trachy-basaltes et de trachy-andésite qui forment des cônes et des necks érodés. L'érosion post-volcanique est très importante et, en raison de la finesse des matériaux (tufs, cendres), le relief prend un aspect chaotique, très déchiqueté, laissant émerger des sills. Dans un second temps, vers 0,6 à 0,5 million d'années avant notre ère, une ou plusieurs nuées ardentes éventrent le rebord Nord-Est de la caldeira de 65 kilomètres de diamètre. Un volcanisme de type peléen se met en place avec des émissions de pyroclastites et des lahars dont on retrouve les traces jusqu'au [F16]. À la fin de ces éruptions, le Mawenci est soumis à une seconde érosion du fait de l'englacement de la montagne.

Naissance du Kiwa

Cet événement remonte à entre 0,6 et 0,55 million d'années et demeure le mieux connu. Cinq étapes ont été identifiées jusqu'à nos jours. Jusqu'à 0,4 million d'années avant notre ère, un stratovolcan de forme conique se forme, comparable au Mawenci. Les éruptions sont irrégulières et favorisent une érosion et des dépôts morainiques engendrés par la première période de glaciation. Elles sont constituées de trachytes, de trachy-andésites à oligoclases, de trachy-basaltes et de basaltes à olivine, avec présence de phénocristaux de feldspaths. Elles se concluent par un événement explosif, à base de pyroclastites et de lahars, au sud et sud-ouest de la caldeira, ainsi que par les premières irruptions de cônes secondaires. Entre 0,4 et 0,25 million d'années avant notre ère, un nouveau dôme de trachytes et de phonolites se forme à 1,6 kilomètre au nord-est. Il émet des coulées de lave à porphyre qui provoquent l'effondrement de l'édifice et l'apparition d'intrusions de syénites. La deuxième période de glaciation provoque une nouvelle érosion. Entre 0,25 et 0,1 million d'années avant notre ère, des explosions de type plinien se succèdent. Des retombées se produisent jusqu'au [F16]. L'érosion causée par la troisième période de glaciation entraîne un effondrement partiel et la vidange de la caldeira elliptique de 1,9 par 2,3 kilomètres, notamment par des lahars et des nuées ardentes. Entre 100 000 et 18 000 ans, la caldeira et le dôme actuels se forment à l'intérieur des restes de la précédente. Les traces d'éruptions phréatiques et d'érosion valident l'existence des quatrième et cinquième glaciations, entrecoupées d'épisodes plus humides avec existence d'aquifères à l'Holocène. Enfin, entre 18 000 et 5 000 ans, le Kiwa accueille un lac de lave.


Alors que sa dernière éruption sommitale remonte à plus de 500 ans et qu'il est aujourd'hui considéré comme éteint, le Kilandjiro connaît encore des secousses sismiques et émet parfois des fumerolles à base de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre et d'acide chlorhydrique dont la température en surface atteint 78 °C. Des scientifiques ont conclu que du magma était présent à 400 mètres de profondeur sous le sommet. Du reste, plusieurs effondrements et glissements de terrain ont eu lieu dans le passé. Ceci témoigne de la complexité des cycles d'ouverture du rift et de migration au niveau des dorsales du volcan et de différenciation du magma26. Ces éruptions ont créé des cônes satellites d'une centaine de mètres de hauteur.


<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=848374800pxKilimanjaro3Dview.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_848374800pxKilimanjaro3Dview.jpg[/img][/url][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=576497800pxSouthernGlacier5800mMtKilimanjaro1.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_576497800pxSouthernGlacier5800mMtKilimanjaro1.jpg[/img][/url]
Vues des trois volcans et du glacier</center>

Faune et flore


Plaines

Les plaines entourant le Kilandjiro se situent entre 800 et 1 600 mètres d'altitude. Le climat y est très chaud et sec. C'est un milieu ouvert où le feu, souvent déclenché et maîtrisé par les Gides, joue un rôle primordial. La végétation est principalement composée de savanes constituées de nombreuses espèces d'herbacées, de plantes à fleurs, du baobab zanyanais, d'arbustes et d'épineux que l'on trouve en dessous de 1 400 mètres d'altitude à l'ouest et 1 000 mètres d'altitude à l'est. Ces arbres et arbustes sont utilisés par les populations locales à des fins domestiques (alimentaires, médicinal, chauffage, fourrage, confection de clôtures, etc) ou artisanales (fabrication d'œuvres d'art) et les parcelles défrichées largement transformées en champs à culture pluviale : maraîchage et cultures céréalières. La végétation des plaines abrite de nombreux oiseaux.

Étage sub-montagnard

La forêt tropicale, approximativement située entre 1 600 et 2 700 mètres d'altitude, est découpée en quatre zones distinctes. Celles-ci sont fragilisées par l'activité humaine (déboisement au niveau de la limite inférieure, incendies volontaires sur la limite supérieure) et la ceinture qu'elles constituent est de taille très inégale ; elle est ainsi très réduite au nord et à l'ouest.
La forêt abrite des espèces de primates tel que le Babouin olive. Parmi les autres mammifères, le léopard, la Mangouste rayée, le serval, le ratel, le porc-épic à crête sont difficiles à observer bien qu'ils s'aventurent fréquemment dans la savane. Le Calao, le Touraco, le Tchitrec, le Coliou et le Cossyphe sont des espèces d'oiseaux bien adaptées à la vie dans l'épaisse canopée52,50.

La forêt sèche

Elle est rendue fragile par ses longues phases de repos végétatif et n'existe en réalité plus qu'à l'état de vestige ; elle a été presque intégralement remplacée par des cultures irriguées.

La forêt pluviale

Elle est présente au sud et à l'est du volcan. Elle est fortement soumise aux précipitations néphéléniques mais tolérante à des périodes plus sèches. Elle reçoit en moyenne 2 300 millimètres de précipitations par an. Sa flore varie en fonction des quantités d'eau reçues et de l'altitude. Alors que des coupes sélectives sont cicatrisées rapidement, des coupes a blanc mettent cinquante ans avant de voir une diversité végétale réapparaître. Cette progression de la limite agro-forestière supérieure est stabilisée par le classement en réserve de la forêt et par la prise de conscience des cultivateurs locaux du problème de pénuries d'eau et d'acidification des sols. Ces deux facteurs sont parfois responsables de la remontée parallèle de la limite inférieure des plantations qui sont remplacées par la savane. La situation n'est pas uniforme : des plans de recolonisation favorisés par la bonne connaissance bioclimatique permettent de trouver des équilibres biologiques avec des espèces arborées.

La forêt de brouillard

Elle est caractérisée par la présence de l'espèce Podocarpus milanjianus et de nombreux épiphytes comprenant mousses et ptéridophytes qui recouvrent environ 80 % des arbres. Cette forêt est présente sur le versant méridional entre 2 300 et 2 500 mètres d'altitude. L'eau est apportée presque uniquement par une circulation de l'humidité générée par l'évapotranspiration de la forêt pluviale, qui crée de fréquents brouillards. La saison sèche y est très courte mais le captage de l'eau en suspension quasi nul.

La forêt de nuage

On y retrouve le Genévrier du Zanyane mais également la Bruyère arborescente et quelques mousses et lichens. Cette forêt est présente dans les escarpements à l'ouest, au nord et au nord-est, typiquement entre 2 500 et 2 700 mètres d'altitude. Contrairement à la forêt de brouillard, elle connaît une longue saison sèche et l'humidité n'y circule pas par convection mais par des précipitations néphéléniques apportées par de forts vents d'est sous forme de stratus qui peuvent constituer 60 % de l'apport en eau pour les plantes. Une bonne structuration horizontale et verticale de la forêt est donc nécessaire pour lui permettre de bien filtrer les particules d'eau en suspension22.

Étage montagnard

Ils se trouvent entre 2 800 et 4 000 mètres d'altitude et reçoivent entre 500 et 1 300 millimètres de précipitations par an. Ils présentent une végétation composée de bruyères dont la forme arborescente d’Erica arborea est la plus caractéristique aux côtés de Erica excelsa. Ces deux espèces sont pyrophytes, c'est-à-dire qu'elles colonisent les terrains incendiés, précédemment occupés par la forêt de nuage. De nombreux espèces de nectariniidés aux couleurs vives peuplent la limite supérieure de la forêt. Il en est de même pour l'Aigle huppard. Par ailleurs, des buffles, des lions, des léopards, des éléphants, des élands, des céphalophes et des hyènes transitent parfois à cette altitude pour relier un point à un autre de la plaine.

L'étage supéro-montagnard

Ses limites inférieures et supérieures ne sont pas marquées de façon très nettes mais on le situe généralement entre 4 000 et 5 000 mètres d'altitude. Il se caractérise par une atmosphère sèche, avec en moyenne 200 millimètres de précipitations reçus par an, et d'importants écarts de températures. Les espèces qui y vivent sont parfaitement adaptées au climat rude et certaines sont endémiques.Le Séneçon géant pousse principalement dans le Barranco, plus humide et abrité que le reste de la montagne à altitude égale. Une autre espèce d'astéracée est l'immortelle Helichrysum kilandjari. Quelques herbes à tussack parsèment les quelques prairies humides.
Seules quelques espèces de rapaces sont capables d'aller à cette altitude : la Buse rounoir, l'Aigle des steppes, l'Élanion blac, le Gypaète barbu et l'Aigle couronné ; ainsi que deux espèces de passereaux : le Traquet et le Bruant cannelle.

Étage nival

Au-dessus de 5 000 mètres d'altitude, presque rien ne vit. Le peu de précipitations qui tombent s'infiltrent quasiment immédiatement dans le sol ou s'accumulent sur les glaciers. Toutefois, des lichens à croissance très lente comme Xanthoria elegans peuvent vivre plusieurs centaines d'années jusqu'au sommet. Le seul animal découvert à ce jour au Kiwa est une espèce d'araignée.

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La faune et la flore</center>


Premières ascensions

Le scientifique et explorateur thorvalien Joseph Thomasson observe en 1878 le versant septentrional depuis le territoire Gides et s'attaque à l'ascension du sommet mais ne dépasse pas 2 700 mètres d'altitude. Il est suivi du thorvalien Sámuel Telenski en 1879 mais ils ne dépassent pas 5 300 mètres d'altitude en raison d'une douleur au tympan. Le 18 novembre 1880, Otto Ehenfied arrive à 5 740 mètres d'altitude.
Le géologue thorvalien Hans Mayers échoue en 1883 dans sa première tentative à 5 400 mètres d'altitude. Il recommence l'année suivante, accompagné du géographe lochlannais Fried Baumann, mais les deux hommes sont faits prisonniers par les Gides et doivent verser une rançon de 10 000 damars. Après ces deux échecs, Mayers décide de se faire accompagner de son ami Ludwig Portschelles, ainsi que de Kinyala Lauwodu, un soldat Gides. Bien préparés et soumis à une discipline très stricte, ils atteignent enfin le cratère du Kiwa à 5 860 mètres d'altitude le 3 octobre 1888. L'expérience de Mayers est déterminante dans le choix d'établir des camps approvisionnés par les porteurs tout au long du parcours afin de pallier le manque de nourriture en cas de tentatives répétées. Les hommes constatent que, pour escalader le Huru, il leur faut contourner la crête rocheuse. Ils parviennent au sommet le 6 octobre 1889 après avoir passé plusieurs heures à tailler au piolet des marches dans la glace les jours précédents. Ils entreprennent ensuite l'ascension du Mawenci et passent au total seize jours à plus de 4 000 mètres d'altitude en étant confrontés à des températures proches de -14 °C.

À l'aube du XXe siècle, les thorvaliens se mettent à construire des refuges sur la montagne. Le Mawenci n'est grimpé avec succès que le 29 juillet 1902 par les lochlannais Fritz Kalt et Eduard Ohler. La fragilité de sa roche le rend très difficile à escalader. Les deux hommes en profitent pour réaliser la deuxième ascension du pic Huru, la première par le versant occidental.

En 1927, un trio schlessois enchaîne le Mawenci et le Kiwa, ce qui fait de Frida Heïnhermicht la première femme à gravir le pic Huru.

Activités

Protection environnementale

La protection environnementale du Kilandjiro s'est faite en plusieurs étapes. Une réserve de chasse est d'abord créée par les autorités thorvalienne en 1890. En 1904, elle est transformée en réserve forestière. En 1973, la zone au-dessus de 2 700 mètres d'altitude est classée au sein du parc national de Kilandjiro. Il est ouvert au public quatre ans plus tard. En 1987, la limite du parc est abaissée jusqu'à 1 830 mètres d'altitude et il atteint 75 353 hectares. L'ensemble protège 3 000 espèces végétales.
En parallèle de l'action du parc national, différents projets ont été mis en place à petite échelle dans le but d'améliorer la gestion de la forêt avec l'aide des populations locales et d'initier des programmes de reboisement.

Randonnée

L'ascension du Kilandjiro est très prisée par de nombreux randonneurs. Environ 20 000 personnes franchissent l'entrée du parc national de Kilandjiro et réalisent l'ascension chaque année. La meilleure période est de juillet à octobre ou en janvier et février afin d'éviter les saisons des pluies. La règlementation du parc impose les sentiers de randonnées, les moyens à mettre en œuvre pour faire l'ascension (garde, etc.) et récolte les droits d'entrée. Il est conseillé d'être suivi de porteurs, éventuellement d'un cuisinier mais la loi oblige à être accompagné d'un guide homologué. Toutes ces ascensions nécessitent une bonne condition physique, notamment pour se prémunir du mal aigu des montagnes. Si les risques sont faibles, quelques touristes ont cependant perdu la vie lors de cette ascension, par accident ou par manque de préparation. Il convient donc de rester prudent et de s'entraîner avant de la tenter puisque seulement 40 % des ascensions sont couronnées de succès. Des gardes sont stationnés sur la montagne pour permettre une évacuation rapide en cas d'urgence.

Itinéraires de randonnée

Il faut compter entre six et dix jours pour parvenir au sommet et en revenir. Les sentiers pour le sommet du Kilandjiro empruntent pour la plupart le versant méridional du volcan ; certains sont très fréquentés. Les itinéraires sur le versant septentrional sont réservés aux randonneurs chevronnés. Il existe sept points de départ autour de la montagne et plusieurs variantes.

Route Olookito

Cet itinéraire est le plus septentrional et démarre à 1 950 mètres d'altitude. Il est peu fréquenté, mieux préservé, relativement facile et demande cinq à six jours d'ascension pour 45 kilomètres de marche. Il est privilégié durant les périodes des pluies car moins arrosé. Le camping est la seule option pour les trois premières nuits. La seconde partie de l'itinéraire est équipée de refuges.

Route Magangu

Le départ se situe au sud-est de la montagne, à 1 870 mètres d'altitude, au cœur de la forêt humide. C'est l'itinéraire le plus ancien, le plus aisé et le plus régulier, mais aussi le moins spectaculaire et le plus utilisé des touristes ; peu d'expérience et de matériel sont nécessaires. Quatre jours d'ascension et deux jours de descente suffisent pour parcourir ses 36 kilomètres et il est possible de passer chaque nuit en refuge.

Route Mweke

Cet itinéraire sur le versant méridional est le plus direct mais aussi le plus raide et le plus périlleux. Il n'est plus autorisé qu'à la descente. Il aborde le sommet du Kiwa et entame les 22 kilomètres jusqu'à 1 640 mètres d'altitude par une crête.

Route Humwe

Cet itinéraire très peu fréquenté se situe également au sud du Kiwa. Il est court, pentu et considéré comme très difficile. La rapidité d'ascension depuis 1 600 mètres d'altitude ne permet pas toujours à l'organisme de s'acclimater. La montée fait désormais 31 kilomètres et demande cinq jours de marche.

Route Mocham

Le départ se situe au sud-ouest de la montagne, à 1 640 mètres d'altitude. Le sentier passe entre le Shari et le Kiwa. C'est un des itinéraires les plus spectaculaires et est en passe de devenir aussi populaire que la route Magangu dans le sens de la montée. Il n'offre en revanche pas beaucoup de possibilités d'abri et s'avère relativement difficile en raison des marches plus longues et plus relevées, même si la partie intermédiaire, plus plate, permet de s'acclimater. Il faut entre six et sept jours pour atteindre le sommet et parcourir les 40 kilomètres.

Route Lemoho

Cet itinéraire de 49 kilomètres complètement à l'ouest de la montagne est relativement difficile et moyennement fréquenté. Le panorama qu'il offre sur le mont Génu, avant de contourner le Shari par le nord, est certainement le plus apprécié. Il démarre à 2 360 mètres d'altitude et nécessite entre six et huit jours de montée.

Route Shari

Cet itinéraire est plus ancien et légèrement plus au nord que le précédent, sur le versant occidental de la montagne. Il démarre à 3 600 mètres d'altitude, beaucoup plus près de la partie sommitale, en évitant une longue marche dans la forêt. Il demeure relativement ardu et moyennement fréquenté parce que l'acclimatation est difficile les premiers jours. Il faut six ou sept jours pour parcourir ses 34 kilomètres.

Route Gesteba

Il s'agit de la seule alternative permettant une approche du pic Huru par l'ouest. Son passage permet de franchir un dénivelé de 850 mètres en seulement deux kilomètres, avec l'aide des mains. Cependant, ses pentes sont instables et ont déjà causé la mort de trois grimpeurs. Cet itinéraire reste fortement déconseillé.

Route Sument

Cette variante relie le Shari au sud du Kiwa. Elle a l'avantage d'offrir une jolie vue sur les fronts glaciaires puis traverse la partie supérieure de la vallée de Karaong.

Route du Nord

Il s'agit du tracé le plus récent et reste peu fréquenté. C'est une variante qui contourne le Kiwa par le nord-ouest. Il faut compter neuf jours pour parcourir les 90 kilomètres qui mènent au sommet.

Route Mawenci

Cette variante passe au pied du Mawenci.

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Porteurs, route et refuges en randonnée</center>

Posté : sam. janv. 07, 2012 4:01 pm
par Nabuchodonosor
<center>La vallé de l'Ouachis - un trésor paléontologique mondial</center>


Brève description

La vallée de l'Ouachis contient un des plus importants ensembles de gisements paléontologiques du continent zanyanais. Les vestiges découverts sur le site, dont les plus anciens ont au moins 4 millions d'années, fournissent une preuve de l'évolution humaine qui a modifié notre perception de l'histoire de l'humanité.

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La basse vallée de l'Ouachis</center>

Description longue

Les événements qui se sont déroulés dans la basse vallée de l'Ouachis ont changé le destin de l'humanité ; on y a découvert des restes d'hominidés tout à fait exceptionnels.
Dans cette région, l'activité volcanique et tectonique a créé un environnement dynamique, favorable à la propagation de la vie et à la survie des espèces végétales et animales. Cette activité géologique intense a créé des plateaux et des montagnes. Laves, sédiments volcaniques et téphra ont favorisé l'enfouissement rapide et la conservation des fossiles.

Toutefois, de nombreux hiatus subsistent dans la documentation fournie par les fossiles, qui couvrent une très large période (de 5 à 10 millions d'années) susceptible de nous permettre de mieux comprendre le passage des pongidés aux hominidés, ainsi que l'apparition et l'extinction de nombreuses espèces. La vallée moyenne de l'Ouachis renferme des séquences sédimentaires qui permettent de combler ces lacunes. Les études approfondies portant sur la géologie, la paléontologie, le paléo-environnement et la paléoécologie des roches sédimentaires fossilifères, fluviales et lacustres de cette vallée permettent d'aboutir à des conclusions sur les phénomènes d'évolution liés à l'environnement.
Une équipe de spécialistes internationaux travaillant dans la basse vallée de l'Ouachis a mis au jour des fossiles humains et animaux extrêmement bien conservés. Ces vestiges, dont les plus anciens ont au moins 4 millions d'années, permettent de restituer les grandes étapes de l'évolution humaine. Le fossile le plus complet découvert sur ce site est le squelette d'un humanoïde. La découverte la plus spectaculaire s'est produite en 1956, où 52 fragments ont permis de reconstituer le squelette du célèbre hominidé connu sous le nom de Emy.

Le terme d'« hominidé » désigne un membre de la famille zoologique des Hominidae. Les hominidés partagent un certain nombre de traits communs qui permettent de les définir comme un groupe ; le plus important d'entre eux est la locomotion bipède, ou position debout. Comme ceux d'un squelette humain actuel, les os de Emy indiquent clairement une station bipède.
Les sédiments de la formation qui renferment des restes d'hominidés peuvent être divisés en trois groupes. Emy a été trouvée dans celui qui se situe le plus en altitude. Bien qu'il soit impossible de dater directement les fossiles, les dépôts dans lesquels ils ont été trouvés contiennent parfois des coulées volcaniques et des cendres qui, eux, peuvent l'être. Ces indications ont permis de dater Emy d'un peu moins de 3,18 millions d'années.


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Squelette de Emy</center>

Bien que plusieurs centaines de fragments d'hominidés aient été trouvés sur le même site que Emy, aucun os n'est attesté en double. Tous proviennent d'un individu d'une espèce, d'une taille et d'un stade de développement précis. Vivante, Emy devait mesurer environ un mètre et peser de l'ordre de 27 à 30 kg. Plusieurs indices peuvent nous donner une idée de son âge : sa troisième molaire ; l'extrémité de ses os et sa suture crânienne, qui témoignent d'un développement complet du squelette ; ses vertèbres, qui présentent des traces de dégénérescence pathologique. Tous ces indicateurs, considérés ensemble, permettent d'établir qu'elle était une jeune adulte au moment de sa mort, dont nous ignorons la cause.

Cette vallée est encore aujourd’hui un site privilégié pour les scientifiques et plus particulièrement dans le domaine de la paléontologie. Faire parler les fossiles est un travail complexe et analytique qui déborde de la simple observation. Des techniques de chimie, de physique et les statistiques sont couramment utilisées en plus du bagage traditionnel propre à la paléontologie, le tout sous l'égide disciplinaire de la géologie. La paléontologie est divisée en deux domaines principaux : la paléozoologie qui étudie les animaux, et la paléobotanique qui fait de même pour les végétaux. Mais la diversité des vestiges de la vallée de l’Ouachis permet des approches fondamentalement pluridisciplinaires comme la paléoécologie, la paléobiochimie, la paléoclimatologie, la paléogéographie, etc. Elle recouvre également de nombreuses spécialités, fonction en particulier du type de fossile considéré : la micropaléontologie se focalise ainsi sur les fossiles de taille microscopique, la palynologie étudie avec des techniques particulières les microfossiles à paroi organique (spores, pollens...), la paléoichnologie se consacre aux traces laissées par les animaux (pistes, terriers...), la paléocoprologie à l'étude des excréments.

À l'aide des fossiles, que l'on retrouve essentiellement dans les roches sédimentaires, les scientifiques tentent de reconstituer les êtres vivants tels qu'ils étaient, leur environnement et de déterminer l'époque à laquelle ils ont vécu. L'observation des caractères prévalant aujourd'hui pour tirer des conclusions sur les mondes d'hier est souvent utilisée : c'est le principe de l'actualisme. Ce genre d’études a permit d’établir une échelle des temps géologiques. Cette échelle est découpée en morceaux de différentes longueurs définis par les organismes présents, des événements climatiques, etc. : ères, périodes, époques, étages L'étude de fossiles humains utilise les mêmes méthodes que celle de la paléozoologie. Elle n'en constitue pas moins une science distincte, la paléoanthropologie, dont l'objet est l'étude de l'évolution de l'Homme ; ses spécialistes effectuant une synthèse des connaissances provenant d'autres disciplines comme l'anthropologie et l'archéologie. Cette région du monde n’a donc pas encore fini d’attirer les scientifiques du monde entier cherchant à découvrir l’origine de la vie et surtout l’origine de l’Homme.


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Equipe almérane de scientifiques</center>