Page 1 sur 1

Posté : sam. nov. 05, 2011 5:46 pm
par Frederick St-Luys
<center>[img]http://4.bp.blogspot.com/_A0iSR5sQu_c/TSOe5h_LEEI/AAAAAAAAAA4/w9ZcnL2czdc/s1600/Daemmerung2.jpg[/img]

Opération Crépuscule</center>

[HRP]Ceci est un RP collectif entre Yuwen (Kaiyuan) et moi (... Ravendel). Nous sommes cependant éventuellement ouverts à d'autres, mais nous avons déjà une certaine feuille de route. Fin', tout se discute, mais a priori c'est bouclé.

Pour voir les prémisses, ils sont:
Au Ravendel: [url=http://www.simpolitique.com/post127434.html#127434]ici[/url], [url=http://www.simpolitique.com/post127686.html#127686]ici[/url], [url=http://www.simpolitique.com/post130176.html#130176]ici[/url] et [url=http://www.simpolitique.com/post132230.html#132230]ici[/url] (mon RP interne)
Et [url=http://www.simpolitique.com/post128855.html#128855]ici[/url] (archéologie sous-marine) et [url=http://www.simpolitique.com/post128371.html#128371]ici[/url] (la frontière ravendelo-cecopienne [F23/F22] (dans mes médias ceux-ci)
Au Kaiyuan: [url=http://www.simpolitique.com/post127983.html#127983]ici[/url](RP interne de Yuwen)
[HRP]


<center>Central Opérationnel - Forces armées du Ravendel, souterrain du ministère de la défense, Akron, Ravendel</center>

Jan Verstorniek venait de sortir de la salle stratégique principale du ministère des armées. Un briefing général avec les chefs des services et des armes venait d'avoir lieu. Il y avait pas mal de choses à discuter, avec un certain nombre de grandes guerres en cours dans le monde, mais aussi de la modernisation d'une partie du matériel militaire, et, le plus important, la réfection et remise en route du Réseau-B, ce réseau de transport ferroviaire alternatif et secret qui couvrait une bonne partie du pays depuis les années 50, et qui désormais devait offrir une protection effective des structures de commandement et des lignes de communication en temps de guerre, en plus naturellement de permettre à l'armée et aux services secrets de mener leurs activités en toute sérénité.
Lorsque l'essentiel des afférants du briefing s'étaient dispersés, Vertorniek, en tant que patron de la Section 21 de la Sûreté, Gela Stend'ele, directeur de la division 3 de la Sûreté, celle des opérations extérieures sur le continent, Gustav Celadan, le vice-commandant suprême des forces armées, et Grove Sedorius, le conseiller "opérations spéciales" du président Saint-Luys; Leur bref conciliabule avait porté sur une action ciblée qui représentait une nécessité stratégique du moment, l'opération Crépuscule. Celle-ci comprenait de nombreux aspects, bien plus qu'il n'y paraissait. Pour l'instant, il s'agissait avant-tout de ce qu'ils avaient prévu au Cecopia. Le transport d'uranium que les services de renseignement avaient détecté allait bientôt avoir lieu, et ils avaient une équipe sur place, prête à intervenir. C'était prévu de longue date, et Vestorniek superviserait tout cela lui-même.


Il s'arrêta devant les ascenseurs. Le central était situé sous terre, à côté de la gare souterraine d'Akron du Réseau-B. Celle-ci était encore en activité; même pendant la période de fermeture du réseau; on avait gardé actif ce tronçon afin d'avoir un moyen de rapidement évacuer le gouvernement, du centre d'Akron vers une base militaire située en périphérie de la cité.
Une partie des afférants de la réunion se dirigeait par là, une autre remontait vers le rez-de-chaussée du bâtiment du ministère des forces armées. Subitement, il y eut une présence à droite de Vestorniek, qui tourna les yeux, et et remarqua la silhouette maîgre et tout en raideur de Gustav Cemadan.

-Général, fit Cemadan d'une voix sèche mais toutefois pas hostile, vous connaissez l'importance de l'opération Crépuscule. Le président Saint-Luys m'a téléphoné ce matin depuis Hellington; il m'a fait savoir que la mise à jour discrète des réseaux du nord-est est vitale à ses yeux. Vous savez que le Groupe mène également quelque chose dans ce domaine, et il va falloir ne pas se laisser couper l'herbe sous le pied.

La porte de l'ascenseur s'ouvrit, et ils y pénétrèrent. Cemadan enfonça un bouton du niveau -1, Vestorniek du rez-de-chaussée.

-Je comprends, mon général, répondit sonegusement le responsable de la Sûreté, y a-t-il une menace qu'ils tentent quelque chose dans L'Baraku?
-Non, je ne crois pas, répondit le commandant-en-chef, mes informations me laissent croire qu'ils ont infiltré quelqu'un. Je ne sais pas si c'est dans votre équipe où parmi les gens du Milieu. J'ai demandé à ce qu'on vous envoie tout après cette réunion.

Il hocha la tête au moment où les portes commencèrent à s'ouvrir. un bref salut suivit, et Cemadan sortit avec son pas habituel, alerte et créant une aura d'empressement autour de lui. La cabine reprit sa route vers l'étage supérieur.
Vestorniek arriva dans l'immense hall du rez-de-chaussée, et le traversa, songeur. Il allait devait aviser.


<center>Kalibseia, Cecopia (F22)</center>

Lorsque la nuit tombait sur Kalibseia, la plus vieille ville du Cecopia, celle-ci s'éteignait. Les gens désertaient les rues, qui, à cause de l'absence de lampadaires actifs, restaient le plus souvent totalement noires. Seules quelques unes des places du centre ville étaient éclairées , à côté des postes où des miliciens loyalistes faisaient passer le temps en jouant aux cartes ou tout simplement en buvant tout en discutant de femmes, qui affalé sur une table dans sa guérite, qui derrière le volant de la vieille jeep pelabsienne des années 70 sans cesse rafistolée qui servait de véhicule de commandement. Une autre occupation consistait à chicaner les passants, jusqu'à ce qu'une poignée de dollars US ou de Kahler ravendeliens passent d'une main à l'autre.
Le port par contre était vide. Certains pêcheurs, trop pauvres pour autre chose, habitaient dans leurs barques misérables, et ronflaient fermement. Les bateaux de pêche à peu près fonctionnels étaient groupés d'un côté du port, au milieu d'un chaos impressionnante de câbles et de bidons d'essence.
Une colonne d'ombres se déplaçait au milieu de ce port. Cinq personnes se avançaient agilement, évitant les rouleaux de corde, les taches de mazout et les jambes des dormeurs, se dirigeant vers l'extrémité du quai flottant - un assemblage de fûts plus ou moins étanches et de passerelles attachées à des poteaux immergés. Chaque silhouette était lourdement chargée de gros sacs, et habillée en noir, avec jusqu'à une cagoule qui ne révélait qu'un petit espace entre les yeux. Ils ne communiquaient que par de brefs murmures ou par des signes, et aucune de leurs lampes n'étaient allumées.
Sans faire de bruit, ils descendirent dans le navire situé le plus loin, tout à l'extrémité du ponton. C'était un petit navire, doté à l'arrière de deux gros moteurs MMK ravendeliens, sans marquise, avec un profil très bas sur l'eau. Une grande bâche au dessus de l'espace arrière couvrait un tas non-identifiable de matériel. Une fois tout le monde dedans, on largua les amarres, et on quitta le port en utilisant les rames, jusqu'à ce qu'ils soient assez éloignés pour allumer un moteur, puis l'autre, sans se faire remarquer de façon notable.
L'équipe à bord retira alors les cagoules, et cinq visages apparurent, trois d'hommes et deux de femmes. On ne parla pas, très professionnellement, ils entreprirent de se préparer: quatre d'entre retirèrent la bâche, dévoilant des caisses qui s'avérèrent remplies de matériel de plongée - et d'armes. Il y avait un certain nombre de pistolets et deux fusil d'assauts, qui furent prestement rangés dans des housses isolantes. En plus, quatre arbalètes firent leur apparition; c"étaient des petits modèles, faisant la taille d'un grand avant-bras, avec deux extrémités qui se répliquaient, et entre lesquelles le câble se tendait une fois cela fait. Le système de détente plus une visée laser donnaient à l'objet un étrange air moderne.
Tandis que le bateau avançait de plus en plus vite au dessus d'une mer constellée de petits vagues molles, les quatre membres de l'équipe d'action commencèrent à se préparer. En un tour de main, ils se déshabillèrent et s'engoncèrent dans d'épaisses combinaisons en néoprène, avec des gants, des bottines et une cagoule, le tout totalement noir. Ils s'affairèrent ensuite à préparer leur équipement, notamment: des recycleurs d'oxygènes, dispositifs complexes fait pour offrir une alimentation en oxygène longue durée et n'émettant pas de bulles. En plus de cela, il y avait des détendeurs adéquats, des masques en matière synthétique moulante couvrant tout le visage, avec un communicateur intégré, des ordinateurs de navigation, couteaux, lampes amphibies, câbles à grappins, des propulseurs sous-marins, des grenades de gaz incapacitant et une ribambelles d'autres instruments et outils. La cinquième personne avait entamé le démontage de l'îlot principal du bateau, afin de rendre son profil le plus bas possible.
Après une demi-heure à ce rythme, tout était prêt. Harnachée dans de multiples couches de néoprène et d'autres matériaux, le basque remonté sur le sommet de sa tête, Zoé se sentait à la fois ridicule et étonné, ahurie par cette situation. Les semaines de stage et de préparation avaient porté leurs fruits; outre qu'elle était désormais à peu près au niveau (des plus mauvais) parmi les soldats du COMS, le commando des opérations marines spéciales, elle avait également bien tenu son rôle. On l'avait présentée comme une assistante d'un des archéologues de l'université Callinicus, dont la mission d'examination des épaves de plusieurs navires simeioniens du XVIIème siècle qui étaient présentes au large de la région au nord-est du Cecopia, qui avait été pendant des siècles un territoire du Simeionion, l'Etat helladien occupant la moitié est de l'actuel Ravendel, et d'importants tronçons de territoire des pays voisins. Etant donné qu'après trois jours de descentes sur l'épave du Hagios Stefanos, un transporteur chargé de porcelaine raksasane de l'époque, les autorités cecopiennes avaient trouvé quelque chose à redire sur les autorisations du groupe, et interdit les plongées sur le site, ce qui avait tombé à pic pour leur petit commando. Pendant que le reste de l'équipe faisait soit du tourisme (même si la quasi-guerre civile qui régnait au Cecopia rendait la chose difficile) soit restaient oisivement dans leur hôtel miteux. Eux faisaient quelque chose de plus constructif de leur temps libre: ils exécutaient les instructions du Permier Cercle militaire - le haut-commandement du Ravendel.
Leur bateau s'immobilisa totalement. C'était une nuit très sombre - la lune était quasiment invisible. Toutefois, au loin, on voyait un autre navire, avec quelques lumières. Il était à l'arrêt.

-Une heure sept, début de l'opération, déclara l'homme qui avait démonté l'îlot central, je confirme au sommet dès que vous êtes en bas. Bon courage!

Tous murmurèrent un "merci" ou "pareil", et placèrent les masques sur leurs visages, assurant soigneusement la jonction entre le masque et la cagoule, afin qu'il n'y ait pas un centimètre de peau directement exposé à l'eau. Le courant marin dit "de Storos" qui parcourait la côte est du Ravendel et du Cecopia n'était pas proprement dit chaud, et déjà qu'ils ne portaient pas la combinaison étanche mais juste semi-étanche, il allaient devoir supporter l'eau glacée. Mais on s'y habituait; pour Zoé, c'était devenu presque monnaie courante.
Un des commandos (un vrai lui, pas un agent de la Sûreté "recyclé"), Laurens Griscius, descendit le premier dans l'eau, sans totalement se laisser tomber mais sans non plus y aller avec une lenteur de grand-mère. Verry, le supérieur de Zoé suivit. Sans broncher, elle sauta aussi, et entendit ensuite le deuxième commando se glisser dans la mer. Après un dernier signe à l'homme sur le bateau, ils entreprirent la descente.
Au bout d'une dizaine de mètres, ils activèrent leurs lampes et leurs tubes fluorescents, s'orientèrent avec les boussoles en direction de l'autre navire, et partirent en utilisant leurs propulseurs. Ces derniers n'étaient qu'une puisse hélice montée dans un module avec un moteur électrique, qui permettaient de se déplacer rapidement sous l'eau.
Ils n'échangèrent pas de parole pendant l'approche. Le plan était clairement défini depuis l'interminable briefing à Saint-Siméion, juste avant leur départ: approche du cargo battant pavillon les Îles-Unies soupçonné de transporter la marchandise, montée à bord de l'équipe, déploiement dans les soutes afin de trouver des traces ou des papiers, prise de photos précises, puis repli. Car il fallait avoir un prétexte clair pour arraisonner un cargo de la sorte dans les eaux internationales - ou alors une parfaite chance de réussir. Les grands patrons avaient donc besoin d'être certains de ce qu'ils faisaient, d'où la présence du commando. Car la seule option était d'arraisonner le cargo; on savait qu'il attendait l'arrivée d'un homme de l'organisation "d'import", puis qu'il irait jusqu'au port de Sarlomion. Et la cargaison se perdrait quelque part dans la nature, et les chances qu'on la suive jusqu'entre les mains de l'organisation, au Ravendel, étaient minces.
Sur leurs ordinateurs de plongée, un indicateur s'illumina, affirmant qu'ils étaient presque tout le cargo à l'arrêt. Doucement ils entamèrent la montée, éteignant leurs lumières lorsqu'arrivés à quelques mètres de la surface. Là les reflets des quelques projecteurs du cargo illuminaient suffisamment pour voir où aller.
Ce dernier était assez petit - selon les standards internationaux. Une centaine de mètres tout au plus, une bonne partie passablement défraichie, avec des taches de rouille. L'ilot se situait à l'arrière, et la seule lumière de ses fenêtres était celle de sa passerelle. Le reste du pont était plongé dans les ténèbres; la lumière des rares projecteurs était efficacement rendue inutile à cause de l'enchevêtrement de containers
Ils avaient étudié les plans que la Sûreté avait réussi à leur procurer, et repéré un endroit où une échelle de sécurité s'approchait du niveau de l'eau. Ils s'approchèrent, et là, Laurens et Verry sortirent deux grappins, qui, après un petit élan, allèrent se fixer aux échelons inférieurs de l'échelle, pendant que Zoé et l'autre commando - il se nommait Veder, Veder Gon'gorda - préparaient leurs arbalètes. Les armes à feu n'étaient là que pour le cas d'urgence - par contre, les arbalètes, ne faisant presque pas de bruit et ne nécessitant pas l'encombrante housse, étaient idéales pour cette mission.
En quelques instants ils furent en haut, rapidement rejoints par les deux autres, et sécurisèrent rapidement l'endroit. C'était une petite section légèrement surélevée non-loin de la proue, accessible par un étroit escalier et où ils purent facilement dissimuler leur attirail. Se contenant de garde leurs masques sur les visages (pour le communicateur), ils y laissèrent bloc recycleur d'air, palmes, propulseur et le plus lourd. Ensuite, ils se divisèrent en groupes de deux, gardant le contact, avec chacun un plan: Laurens et Zoé d'une part, Veder et Verry de l'autre.
Ils savaient quels étaient les containers qu'ils devaient examiner. Maintenant, restait plus qu'à les trouver - et vite.

Posté : mar. nov. 15, 2011 2:43 am
par Rumy
<center>[img]http://img191.imageshack.us/img191/3996/moonszi.jpg[/img]
Crédits photographique: [url=http://bellick.deviantart.com/]Bellick[/url] de DeviantArt

«Quand la lune est pleine, elle commence à décliner»
Proverbe Kaiyuanais

</center>

Lu-Pan Jingzi resta immobile pendant une trentaine de seconde, scrutant le silence à la recherche du moindre bruit suspect. L’équipage était endormi, excepté un homme dans la cabine de commandement. Un Makaran qui matait des magazines pornographiques Wapongais. Une véritable perversion littéraire. L’équipage était composé de Zanyanais et de Makaran provenant de divers pays, la majorité pauvre et violent. Il était donc facile pour Lu-Pan de s’infiltrer dans le navire. Toutefois, par malchance, il avait été relégué aux cuisines durant tout le voyage. Mais cela lui avait permit d’étudier les habitudes de l’équipage et de recueillir quelques informations échappé ici et là, puisque personne ne se soucie de baisser la voix à proximité des cuisines. Chaque nuit, il sortait de sa cabine pour fouiller un ou deux containers, mais ses recherches n’avait été que peu fructueuse, et le temps lui manquait. Toutefois, il y a deux jours, il avait appris qu’un tour de garde avait été discrètement installé par le capitaine du navire près d’un container en retrait sur le pont du navire. La nuit dernière, il avait effectué quelques repérages et il avait ainsi identifié le container et surveillé le tour de garde de nuit. Un zanyanais qui fumait tranquillement une cigarette avec son gigakov posé à côté de lui. Sa peau sombre se fondait parfaitement avec la noirceur de la nuit.

Lu-Pan jeta un regarda sur le pont, avant de se lever et de se déplacer doucement sans faire de bruit. Il avait repéré les zones sensibles du pont qui aurait émit quelques plaintes à son passage. Il évita soigneusement les projecteurs et il s’approcha du containeur cible. Le zanyanais était là, silencieux, fumant une cigarette. Lu-Pan s’empara d’un couteau de cuisine qu’il avait subtilisé ce matin, puis le lança par-dessus bord. Un petit ‘’plouf’’ imperceptible retentit. Mais celui-ci fût assez puissant pour que le Zanyanais y porte son attention. Il se leva, prit son gigakov et s’approcha de la rambarde. Il scruta la noirceur de la nuit et les clapotis de la mer en bas. Pendant ce temps, Lu-Pan s’approcha par derrière, mit sa main droite sur la bouche du zanyanais et s’empara du poignet gauche de celui-ci qu’il cassa d’un coup sec. Le gigakov tomba à l’eau et l’homme tenta de se débattre, mais en vain. Les arts martiaux étaient une spécialité du Kaiyuan, Lu-Pan n’eut aucun mal à immobiliser le Zanyanais et à attendre gentiment qu’il perde conscience dû au manque d’oxygène.

Après s’être assuré qu’il soit véritablement inconscient, Lu-Pan attacha les mains et les pieds du Zanyanais, bâillonna celui-ci, puis s’approcha du container en étudiant avec soin la porte de celui-ci. Il força le cadenas, puis souleva doucement la poigné métallique pour ensuite ouvrir la porte suffisamment pour qu’il puisse y pénétrer. Étant petit et souple, une ouverture de 15 cm pouvait suffire. À l’intérieur, il alluma une lampe-torche et la lumière dévoila la présence d’un pistolet munit d’un silencieux dans les mains de Lu-Pan. Celui-ci portait une combinaison entièrement noire, de la tête au pied, flexible et qui réduisait fortement l’émission de chaleur. Une combinaison achetée dans une entreprise Raksasso-Wapongaise discrète et sans histoire, mais qui n’équivalait certainement pas certains bijoux technologique Pelabsiens ou Numanciens. Bref, à l’intérieur, il n’y avait au fond, qu’une série de boites de carton ou l’on pouvait voir certains logos d’entreprises Ravendeliennes. Lu-Pan fouilla méthodiquement les boites et jugea que celles-ci ne servaient que de camouflage. Toutefois, au fond du containeur, il repéra deux valises d’un noir ocre, d’un style militaire. Mais avant qu’il n’ait pu faire quoi que soit, Lu-Pan attendit un bruit imperceptible à l’extérieur du containeur. Rapidement, il se cacha derrière une série de boite de carton et pointa son pistolet à l’entré du containeur. Il était piégé. L’on découvrirait le zanyanais attaché devant le containeur et la porte entrouverte de celui-ci. L’on conclurait que quelqu’un s’y trouvait à l’intérieur. Lu-Pan détenait une grenade incapacitante qu’il pouvait utiliser en dernier recours.

Posté : mar. nov. 15, 2011 1:37 pm
par Frederick St-Luys
L'équipe s'était dispersée à travers la partie avant du cargo, chaque groupe inspectant méthodiquement les caisses. Cela prenait une petite éternité - encore heureux qu'ils savaeitn que les containers ajoutés dans le port de Fuxianji étaient ceux qui les intéressaient, et avaient étés installés de façon générale à l'avant et au dessus des autres, qui arrivaient eux du Wapong.
Leurs pas étaient rapides et silencieux, leurs bottines à semelle en caoutchou traité adhérant sans crisser sur le métal rouillé du pont. Ils échangeaient des brides de paroles lapidaires par les communicateurs intégrés à leurs masques, et essayaient d'allumer le moins souvent possible leurs minuscules torches, généralement juste pour examiner une plaque d'identification d'un container. Durant l'opération, tandis que l'un essayait de déchiffrer ce qui était lisible sous la rouille, l'autre montait la garde, à demi accroupi, au bord de la travée.
Le cargo avait l'air d'être aussi mort qu'un tombeau, mais il ne fallait jamais entièrement s'y fier. D'autant plus si les importateurs du produit étaient réellement sérieux et sur leurs gardes, aussi l'équipe fit aussi vite et efficacement que possible, telle une bande d'ombres anonymes.
Zoé commençait à désespérer, tandis que c'était son tour de monter la garde. Un mélange d'excitation et d'ennui la rendait un brin nerveuse, et elle était tout juste heureuse que son épaisse combinaison la protège du froid glacial régnant dans le vent sur le pont; Après tout, on était pendant l'hiver austral, et pas si loin au sud sur al côte, il neigeait vigoureusement. Les mouvements mécaniques de surveillance de sa tête lui avaient un brin donné mal au cou, aussi dodelina-t-elle un brin de la tête afin de se la relaxer.
C'est en faisant cela qu'il se trouva qu'elle accrocha des yeux un rapide mouvement plus loin sur la travée; à un "croisement" entre deux travées au milieu des piles, une ombre passa brièvement, quasi-invisible. Ca n'est qu'après une seconde que Zoé eut un doute, et demanda doucement dans la com.:

-Verry? Veder? Vous avez fini sur tribord?
-Non, répondit après une seconde la voix du premier, crissante dans l'oreillette de la commando, pourquoi?

Elle déglutit brièvement, mais fit mécaniquement le rapport:

-J'ai vu une silhouette se diriger en vitesse de tribord vers babord, à environ trente mètres de nous vers l'arrière du bateau.
-C'est suspect. Il faut aller vérifier, fit immédiatement Laurens, qui s'était redressé après avoir terminé de vérifier le container.

Ils fixèrent par communicateur un plan d'approche simple: chacun arriverait discrètement depuis un côté de la travée, jusqu'à être en mesure de repérer ce qui se passait. Si c'était juste une ronde... ça allait. Sinon, ils étaient peut-être repérés.
Doucement, prudemment, ils exécutèrent cela, glissant sur le sol, indifférent à l'odeur de fioul et de saleté industrielle, au froid et aux containerse non-encore inspectés. Ils arrivèrent comme ça de part et d'autre de la fameuse travée.
Il n'y avait rien. Veder restant posté à une extrémité, les trois autres y pénétrèrent et se rejoignirent dedans. Zoé devinait les regards interrogateurs derrière les verrières des masques. Avait-elle rêvé...?
C'est à ce moment que sa bottine butta contre quelque chose.
Un corps. Un type, uen énorme brute à la peau d'un noir d'ébène, était ligoté et baillonné par terre. Immédiatement les trois commandos se mirent en position de défense, leurs armes pointées autour d'eux.

-Là! Souffla dans le talkie-walkie intégré Verry en indiquant de sa main libre un des container, dont la porte était entr'ouverte. Un gros cadenas était par terre, cassé.

Quelques signes suffirent à leurs permettre de s'approcher de concert, de part et d'autre de l'ouverture. Un rapide coup d'oeil sur la plaquette d'identification leur permit d'apprendre qu'il s'agissait de celui qu'ils recherchaient - ça devenait de plus en plus intéressant. Zoé et Verry saisirent la barre servant à ouvrir, tandis que Laurens se plaçait de l'autre, prêt à pénétrer. Il avait la petite arbalète tout-terrain dans la main droite, et la main gauche à proximité de l'endroit où était rangé son pistolet, sorti de sa housse lorsqu'ils avaient posé pied sur le cargo. Déclencher une fusillage n'était pas l'objectif - c'était peut discret et risquait d'alerte la moitié du navier. Pour ça qu'un carreau d'arbalète pouvait être bien plus effectif...
Laurens compta sur ses doigts jusqu'à trois, et au nombre convenu, ils ouvrirent vivement le battant. Il pénétra à l'intérieur, la lampe montée sur la base de l'arbalète activée pour éclairée l'intérieur. Zoé et Verry, sans, trainer, le suivirent. Verder restait en arrière, surveiller la travée.
L'espace central était en partie dégagé, et sur les côtés s'empilaient en désordre des cartons avec diverses inscriptions.

-On nous a précédé, fit Laurens entre ses dents après un regard circulaire, quelqu'un a fouillé le coin.

Ils commencèrent à examiner, prudemment, les cartons, leurs mains gantées y laissant des taches humides.

Posté : dim. déc. 18, 2011 6:13 pm
par Rumy
<center>«Il est plus facile de devenir ami au hasard d’une rencontre que de le rester dans la vie.»
Proverbe Kaiyuanais</center>

Lu-Pan était piégé, son pistolet silencieux pointé vers le premier homme qui se trouvait devant lui. Sa petite taille lui permettait de se cacher derrière les boites en carton abimé par le transport. Il remarqua l'habillement des intrus, leur fait et geste, méthodique et soigné. Se n'était pas des membres d'équipage du navire. L'équipage n'avait pas de blanc à son bord, que des noirs ou des asiatiques. Leur équipement ne correspondait pas à celui de commandos d'élite de pays occidentaux comme le Pelabssa ou la Shawiricie. Les arbalètes étaient caractéristiques, aucun commando n'utilisait ce genre d'équipement. Or, quel était le pays de population blanche le plus proche? le Ravendel? c'était logique, le navire se trouvait sur la côte du Cecopia, les chances qu'ils soient Ravendeliens étaient élevé, mais comment en être sûr?

Lu-Pan sortit sa flash grenade, qui se révèlera être sa porte de sortie en cas de pépin, puis il cria dans un Anglais Pelabsien parfait:


-Identification!

Quelques secondes après, il le redit en Zanyaaner hésitant, au cas ou les commandos était Ravendelien. Avec une flash grenade, il pourrait désorienter les intrusau moins cin secondes, c'était suffisant pour tuer les deux premiers et peut-être un troisième. Mais celà risquait de réveiller tout l'équipage et de tout foutre en l'air. Il n'aurait alors que d'autre choix que de quitter le navire. Il avait la capacité d'atteindre la côte à la nage, de là, il pourrait rentrer au Ravendel et contacter l'Ambassade Kaiyuanaise à Akron.