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Posté : lun. oct. 31, 2011 11:36 am
par Centralia
<center>Panique au palais</center>

Il est 22 Heures et 30 minutes. Le palais impérial est calme, comme toujours, et la plupart de ces occupants se sont retirés dans leurs chambres, avant de se coucher.

Samuel Akira en profite pour s'assoir devant la chaîne de télévision nationale, tout en consultant le dossier 56 328, concernant l'enlèvement récent d'une fille de 12 ans à Dominara.

Dans la liasse des feuilles reliées, l'une d'entre elles attire son attention. Il s'agit de la page 32, montrant une copie de la demande de rançon. Etrangement, la signature semble lui rappeler un souvenir lointain.

Prit d'un doute, il attrape dans le vestibule de ses appartements privés une veste, qu'il enfile rapidement, puis sort de ses appartements.

Postés devant sa porte, les deux gardes en tenue officielle restent impassibles alors que l'empereur s'éloigne, parcourants les couloir du palais qu'il connaît comme sa poche. Pourtant, ils sont forts surprit de le voir quitter ses appartements lui même, pour aller chercher un quelconque aliment aux cuisines pensent-ils, sans avoir sonné son majordome attitré, un vieil ami d'enfance qui partage tous ses secrets.

Tandis qu'il presse le pas dans l'immense bibliothèque plongée dans la pénombre, Samuel vérifie discrètement que personne ne l'a suivi. Puis il présente son œil devant le lecteur d'empruntes rétiniennes. La porte des archives s'ouvre alors devant lui sans un bruit.

A l'intérieur, il se dirige directement jusqu'au rayon qui l'intéresse.

A peine quelques minutes plus tard, les gardes le voient alors rentrer, avec sous le coude, un énorme livre rouge, les gratifiants au passage d'un petit hochement de tête. Le regard qu'ils se jettent ensuite en dit long sur leur surprise, et le caractère inhabituel de la chose.

Rentré dans ses appartements, il ouvre alors son précieux volume, et feuillète fébrilement, une à une, toutes les pages du volume. Alors qu'il en est à la moitié du volume, il murmure: "Je doit me tromper, c'est évident."

Mais a quelques pages de là, il s'arrête, pétrifié. La signature, étalée sur les pages du livre qui reproduit un document ancien de 600 ans, et exactement identique à celle du dossier 56 328. Il murmure alors: "Mon dieu... qui peut connaître l'ancienne signature de la garnison noire? Son existence même est un secret d'état. Nous ne sommes que cinq à ..."

C'est à ce moment précis que son téléphone, raccordé à une ligne sécurisée, sonne. Fébrilement, il décroche, reprend sa respiration et annonce: "Samuel Akira à l'appareil..."

Une voie masculine lui répond alors: "Votre Excellence, veuillez me pardonner cet appel tardif. Monsieur Yeong Ki m'a chargé de vous dire qu'il souhaitait vous rencontrer dès demain matin. Il ne veut pas que je vous donne le motif de ce rendez-vous par téléphone. Que dois-je lui répondre?"

"Qu'il n'est pas nécessaire d'attendre demain, et que c'est moi qui vais venir à lui."

"Bien monsieur, une voiture passera vous prendre dans une demi-heure."

Et l'empereur raccrocha. « Quand je pense à la tête que vont faire les gardes… »