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Posté : jeu. oct. 27, 2011 8:38 pm
par Amaski
<center>LA FONDATION TARNOISE
- Partie 1 : Tokyo, 21 mars 2082 -
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Professeur Hitomaru se trouvait dans son laboratoire. Le centre de recherche fut situé sous terre, loin des zones d'émeutes qui frappait l'ex-capitale japonaise ou s'entassait presque quarante millions de miséreux. La radio fut allumée mais le Professeur n'écouta plus. Il avait marre de ces nouvelles parlant de famines aux Etats-Unis et de la guerre civile dans l'Union pan-européenne. Il garda la radio juste allumé pour ne pas devoir supporter ce silence commun au monde souterrain. Il ne fut bien évidemment pas seul dans le laboratoire mais les autres furent pour la plus part des assistants qui n'osaient pas déranger le grand maître. Hitomaru travaillait depuis trois ans sur un projet gouvernemental ultra-secret. Le but fut de créer une ressource fossile se générant comme une plante. La tâche ne fut pas sans importance. L'humanité fut véritablement devant l'agonie. Les dernières réserves de pétrole furent bientôt épuisés et le charbon qu'on avait encore cru présent pour un siècle avait été englouti par les nations désirant échappé aux prix exorbitants d'un pétrole qu'on ne trouvait plus qu'en Asie centrale ou dans les sables bitumeux du Canada. Le solaire et les autres énergies vertes ne pouvaient pas répondre à la demande d'une humanité ayant franchit le cap des 13 milliard d'habitant. Et la fusion nucléaire fut un échec lamentable. Les recherches scientifiques avaient été réellement financés que depuis 2065 et là ce fut trop tard pour la rendre vraiment au point à temps. Le rêve d'augmenter la gamme des cellules photovoltaïques n'avaient jamais pu se réaliser faute d'investissement sérieux à échelle mondial. C'est ainsi que Professeur Hitomaru avait passé des milliers de heures à essayer de créer ce combustible miracle. Il avait connu des dizaines d'échec. La plus part ne furent pas rentable. La reproduction se faisant trop lentement ou s'arrêtant après quelques cycles. C'est alors que quand il faisait son inspection matinale qu'il remarquait qu'une des matières tests réagissait étrangement. Ce fut la matière sous le nom code de T010-AN. Hitomaru remarqua qu'elle s'était reproduite depuis presque dix cycle. Lentement mais avec un rythme exemplaire. Voila qui fut intéressant. Peut être une piste ? Hitomaru ne se laissa pas envahir par la joie. Il avait connu tant d'échecs qu'il était loin de croire en un succès. Il nota le nom sur un papier pour se rappeler d'observer dans les jours à venir de manière plus approfondie le T010-AN. Il fit alors l'analyse habituelle. Il sortit la boîte de T010-AN et la posa sur la table. Il sortit alors ses instruments et mesura l'existence d'énergie. Il constatait alors l'existence d'une petite dose d'énergie, faible mais existence. Voila qui réveillait quelques petits espoirs. Hitomaru reprit la boîte et la reposa dans ce qu'on appela entre collègues la « nourrice ». Il essuya ses lunettes avec un torchon qu'il trouva sur la table ou il avait avant posé le T010-AN sans remarquer la très légère lueur bleuâtre qui apparu pour un court instant sur les verres de ses lunettes. Il décida de faire une petite pause, surtout qu'étrangement des légères douleurs de tête étaient apparus. Certainement la migraine habituelle en raison de la pollution atmosphérique qui arrivait à se frayer le chemin vers les sous-sols par le système d'aération. Il sortit alors son téléphone portable et décida d'appeler son fils pour avoir des nouvelles de lui. En cette époque, il valait bien faire attention à ceux qu'on aimait car même dans les quartiers fortifiés de Tokyo, l'insécurité faisait rage. Il tapa les quelques numéros qui par miracle de l'ère moderne lui permettait de parler avec son fils à des très longues distances. Hitomaru n'avait jamais connu un Monde sans téléphones portables et il avait quand même soixante ans. Il ne savait pas qu'il allait être parmi les derniers humains à en utiliser.
C'est à des centaines de mètres plus haut dans les quartiers fortifiés de Tokyo que le portable d'un jeune japonais sonna. Riku venait de sortir de ses cours matinaux. A vrai dire seulement la montre pouvait prouver ceci car comme toutes les journées la ville fut couverte sous un nuage de pollution gardant la métropole de manière constante sous l'ombre. Riku chercha le portable dans son pantalon. Il sortit alors le portable. Ce fut un Nokia-2042, un des plus modernes modèles. Avec la première grande crise pétrolière, on avait arrêté de développer d'avantage les portables. L'argent et l'énergie manquait. Les humains préférait créer des missiles et chars plus puissants pour pouvoir s'imposer dans la lutte pour les derniers puits pétroliers que d'innover en matière de technologie civile. Les budgets militaires augmentaient chaque année et à la fin du 21ème siècle, il ne fut pas rare qu'un pays utilise 60% de ses revenus pour l'armée. La seule carrière encore vraiment rentable fut celui de militaire mais tous les postes dans l'Armée avaient vite été squattés par les fils de hauts fonctionnaires et membres du parti communiste japonais. Riku voyant le nom de son père affichée, répondit alors.
<b>Riku : </b>Bonjour père.
<b>Hitomaru : </b>Comme s'est passé ton cours.
<b>Riku : </b>Très ennuyeux. Nous avons étudiés les régimes politiques du 20ème siècle. Entre autre la démocratie libérale. Je dois avouer de ne pas comprendre ce système politique. Comment on peut créer un système politique qui fonctionne sur la création de dette à fin de créer de la richesse ? Je ne comprends pas comment un système aussi suicidaire a pu résisté aussi longtemps.
<b>Hitomaru : </b>Les gens à l'époque étaient inconscients. Ils ne savaient rien des mécanismes économiques. Au détriment de la liberté d'information, les économistes avaient réussit à garder la majorité dans l'ignorance. Je pense que les gens s'intéressait non plus à ces choses. Il fallait savoir que les banques grâce aux fonds probe pouvait créer de l'argent de manière exponentielle grâce à la création de dette et que cette dette finirait par les intérêts détruire le système.
<b>Riku : </b>C'est donc leur faute si aujourd'hui le Monde va mal ?
<b>Hitomaru : </b>Ne soit pas aussi radical. Ils n'étaient pas conscients et pas tout est de leur faute. Beaucoup ont tentés de réveiller la masse mais les politiciens les isolaient et les traitaient de fous. Après, les problèmes des ressources auraient été les mêmes sans ou avec une prise de conscience collective. Mais pour changer de sujet. J'aimerai que ce soir tu passes après ton dernier cour au laboratoire. Je ne veux pas te voir traîner dans les rues.
<b>Riku : </b>Mais il y a une fête chez...
<b>Hitomaru : </b>Ne me contredit pas. Tu viendras et oublie cette fête. En plus faut que tu évites de rester en surface. L'air est trop sale. Aussi je pense que tu sera intéressé par les dernières évolutions.
<b>Riku : </b>Je connais ces évolutions. Toujours des floops. La seule chose qui évolue, c'est les tensions en Asie centrale. Apparemment l'Union des états américains aurait lancé un ultimatum à l'Union slave. Je pense que comme la dernière fois, ils se mettront autour d'une table et discuteront tranquillement et se repartageons le pétrole comme d'habitude.
<b>Hitomaru : </b>Ne change pas de sujet. Je veux que tu viennes directement après le cour dans le laboratoire.
<b>Riku : </b>Bien père.
Riku éteignit le portable. Son père lui faisait vraiment chier comme pas possible. Comment il allait maintenant expliquer à Akiko qu'il ne viendrait pas à la fête ? Il avait vraiment pas de chance d'avoir un père travaillant pour le gouvernement. Il n'arrêtait pas d'être penché sur son stupide projet scientifique qui ne changera rien au Monde. Riku était convaincu que le gouvernement trouverait bien une solution aux problèmes et que son père ne faisait que perdre de l'argent à l'Etat central avec ses recherches folles sur une nouvelle source d'énergie infinie. De toute facon, ce serait comme le solaire. Beau et joli mais inapplicable pour répondre à la demande mondiale. Riku surfa un peu sur le net en lisant un article parlant sur la mise en application du projet Gentitrion. Ce projet visait à congeler en tout trois cent mille personnes en parfaite santé. Ils étaient divisés en trois groupes d'origine des trois continents. Une partie venait de la Suisse, une de l'Afrique du Sud et une du Japon. Trois cent mille personnes censés dormir pendant deux cent mille ans pour, si les choses tourneraient mal, repeupler la Terre. Encore une ânerie se disait Riku, décidément les scientifiques avaient perdus tous la tête, son père inclu. Le jeune homme ne savait pas que bien au contraire son père devra s'avèrer d'être le fondateur d'une nouvelle humanité...
Posté : jeu. oct. 27, 2011 8:43 pm
par Amaski
<center>LA FONDATION TARNOISE
- Partie 2 : La fin de la Première Humanité -
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L'ascenseur vers le laboratoire de son père se trouvait dans une base militaire du gouvernement situé près le port. Les installations portuaires étaient depuis longtemps abandonnés vu que le commerce se faisait sur la côte occidentale et que la baie de Tokyo était devenu une zone close depuis l'accident du sous-marin nucléaire en 2031. Seul des installations militaires et gouvernementales se trouvaient dans cette zone ainsi que quelques millions des plus pauvres vivant dans des huttes à l'intérieur des ruines des gratte-ciel du 20ème siècle. Le temps avait bien fait son travail. Des fameux tours tokyoïtes, il ne restait plus que la structure interne. Le verre avait depuis longtemps soit été volé soit détruit et on venait régulièrement démonter du matériel pour les nouveaux édifices publics. Comme jadis les temples romains, les gratte-ciel du 20ème siècle servait de carrière pour nourrir les soi-disant projets de grand intérêt. L'histoire était finalement qu'un éternel cycle avec une augmentation de la violence de cycle en cycle jusqu'à la destruction totale. Riku entra dans la base par une entrée secondaire. Les gardiens le connaissait depuis des années au point qu'on ne le contrôlait plus. A quoi bon de vouloir suspecter un terroriste chez quelqu'un qu'on savait qui n'avait aucun intérêt de nuire son père et ainsi toute sa famille. Il marcha vers l'édifice central qui fut au cœur du complexe. Ce fut un bâtiment en béton armé, une forme de caisse grise avec quelques petites fenêtres. Ce devait être du béton récupéré comme celui de presque tous les édifices à partir de 2070, année ou eu lieu la troisième grande pénurie mondiale. Riku entra dans l'édifice. L'intérieur fut bien mieux aménagé. Les murs furent peint en blanc et on passait par des nombreux couloirs donnant accès à des bureaux de tout type, tous en blanc. A la fin du couloir principal, large de presque trois mètres, Riku passa dans un couloir secondaire qui à la fin avait une porte métallique qui fut rien d'autre que l'ascenseur vers le laboratoire souterrain. Devant l'asceneur se trouvaient deux gardes qui laissaient passer Riku sans poser de questions. Les liens sociaux n'existaient pas vraiment dans l'Armée, chacun étant trop soucieux de garder son grade et de ne rien risquer. Mêm pas avec un fils d'un professeur que la plus part des gens prenaient pour un vieux fou. Il entra dans l'ascenseur qui se referma derrière lui. Tout fut automatique, pas de bouton ni de commande à donner. Pour Riku la chose la plus normale au Monde. Il ne pouvait pas s'imaginer comment son père avait pu utiliser des ascenseurs ou il fallait trouver le bon bouton pour le bon étage. Ironiquement, il allait dans un avenir très lointain devoir découvrir l’utilisation de l'ascenseur classique. Riku fut le parfait exemple d'une jeunesse de cadres doté de la conviction de vivre dans la meilleure époque et incapable de s'imaginer que le passé aurait pu aussi avoir ses avantages. L'ascenseur descendit lentement. Le moteur nucléaire de la base vieillissait mal et donc on avait décidé d'épargner de l'énergie ou on pouvait et donc on limitait la vitesse des ascenseurs. A une époque, ainsi son père, les ascenseurs atteignaient des vitesses phénoménales mais ceci était pendant la Décennie dorée qui avait rapidement prit fin avec les catastrophes des années trente. Au fond beaucoup de choses avaient mal tournés durant le 21ème siècle comme si le Destin lui-même voulait s'assurer que la scène finale se joue comme prévu par un plan supérieur.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Riku entra dans le couloir principal du laboratoire souterrain. Ce fut un couloir vitré. Des côtés on pouvaient avoir un regard sur les différents compartiments du laboratoire. Riku regarda comme les équipes de scientifiques travaillaient sur des nouvelles armes ou tentaient d’œuvrer sur le renforcement des lasers. Les projets civils ? Ca n'existait plus. Les recherches de son père furent de loin le plus civil qu'il avait dans l'Union des Républiques d'Asie orientale. Il avait un peu honte pour ça. Il était vrai qu'il aurait préféré que son père travaille sur quelque chose d’utile pour l'Union comme un nouveau missile ou une armée nucléaire plus puissante que le Gernamon-III. Pas sur un caillou qui aillait rien apporter au Monde. C'était du gaspillage d'argent pur selon lui. Il traversa le couloir en détournant son regard des projets militaires pour se concentrer sur la porte du laboratoire de son père. Pour une étrange raison, il avait un drôle de pressentiment. Comme si quelque chose de mauvais allait se produire. Quand il fut devant la porte, celle-ci s'ouvrit lentement. Encore une mesure pour gagner de l'énergie. Il la franchit et entra dans le bureau de son père. Le bureau était comme toujours d'un ordre impeccable. Sur les tables se trouvaient des boîtes en plastique artificiel contenant des minéraux de toutes les couleurs. Toutes les boîtes étaient rangés en ligne au centimètre près. Il n'y avait pas un poussière dans la salle.
Hitomaru fut entra de chercher quelques produits dans le petit entrepôt attaché à son laboratoire quand il entendit la porte s'ouvrir. Ce devait être son fils. Il ne se pressa pas. De toute façon il pouvait attendre quelques secondes. Après avoir trouvé une boîte d'oxygène glacé, il sortit de l'entrepôt qui fut rien d'autre qu'un grand armoire à balai. Son fils se tenait dans la pièce principale regardant sur l'écran de la petite télévision posée sur une des petites tables. Ce fut un vieux téléviseur des années quarante, un vieux plasma qui peinait et que Hitomaru avait du réparer une dizaine de fois. Le jeune homme ne bougea pas, il avait les bras enlacés et regarda sur l'écran. Son sac à dos fut jeté sur le sol. Une boîte de cellulose nutritive était sortie et avait roulé quelques centimètres sous la table. Hitomaru regarda vers la télévision et comprit ce qui avait capté toute l'attention de son fils. Sur l'écran on voyait des missiles décoller, des dizaines voir des centaines de missiles. On pouvait lire alors sur l'écran : déclaration de guerre de l'Union des états américains envers l'Union slave. Des missiles étaient lancés depuis la Novaya Moscova, Vladivostok et Vladimirgrad, anciennement connue sous le nom de Petersbourg mais ceci était avant la révolution fasciste de 2052. D'autres se lançaient depuis Nueva Technoitlan, La Havana, Los Angeles, Rio de Janeiro et les autres villes du continent américain. C'était un sentiment étrange. C'était ce sentiment de savoir que l'histoire fut finie, que tout était foutu et que dans quelques minutes les premières missiles atomiques ravageront la planète.
Mais c'est alors qu'en cette minute, qu'en cet instant ou l'Humanité fut consciente de sa destruction imminente que Hitomaru fut envahi par un sentiment de révolte. Il avait toujours tout accepté dans sa vie. Il avait accepté la fin de la démocratie, la fin des droits civils, oui, même l'occupation chinoise ne l'avait pas révolté mais aujourd'hui, il ne pouvait pas regarder et rien faire comme il avait toujours fait. Il regardait son fils. Il ne pouvait pas accepter de voir son fils mourir. Lui, il n'avait rien à faire, il fut vieux mais son fils avait droit à vivre. Oui, cette tête de mule, ce jeune arrogant et inconscient devait vivre. Il se rappela alors que dans la salle des recherches laser, il avait un prototype d'un nouveau sarcophage d'hibernation. Il se retourna et alla vers l'entrepôt. Riku resta devant l'écran, tétanisé comme un animal aveuglé par les phares d'une voiture. Hitomaru au contraire fut réveillé comme jamais dans sa vie. Il prit une boîte sur un étagère et arracha le couvercle. Le temps pressait. Il sortit une seringue contenant une drogue qu'il espérait suffisamment forte. Il ressortit de l'entrepôt et s'approcha de son fils. Il enfonca alors la seringue dans l'épaule. Sans dire un mot, Riku s'écroula. La dernière image qu'il eut fut la vision des premières explosions à Londes et Paris. Hitomaru rattrapa son fils endormi et le tira par les épaules hors du laboratoire vers le laboratoire voisin. Personne n'était plus dans les salles. Ils devaient avoir fuit vers le bunker dans le vain espoir d’échapper à l'extermination inévitable. Il arriva enfin vers le sarcophage d'hibernation. Ce fut une caisse qui permettait à un humain de se maintenir dans un état d'hibernation pendant des années. Certaines parlaient même de siècles. Il possédait une batterie de dernière crie et aux capacités phénoménales. Hitomaru posa son fils inconscient dans le sarcophage. Il regarda ce jeune homme. Pouvait-il échapper au cataclysme et se réveiller dans un monde meilleur ? Il priait pour la première fois dans sa vie et demande qu'une chose aux dieux qui avaient abandonnés ce Monde : faite survivre mon fils. Ce vieux père désespéré, ferma le sarcophage plongeant son fils dans l'obscurité et l'activa. Il courra alors dans son laboratoire et prit la boîte avec le T010-AN. Il ne savait pas pourquoi mais une voix à l'intérieur de lui, le disait de faire ceci. Il prit un vieux revolver qu'il avait caché dans un tiroir du laboratoire et courra vers l'ascenseur. L'ascenseur avait un générateur indépendant et donc fonctionnait encore pendant les dernières trente minutes de l'Humanité. Il arriva à la surface mais soudainement deux soldats essayait de l'empêcher de sortir l’exhortant à redescendre et rejoindre le bunker. Il n'avait pas de temps à perdre, il sortit le revolver et abattu les deux soldats qui furent prit par surprise. Il courra alors à l'air libre sur la place de la base, Soudainement il trébucha sur un bout de rocher et la boîte s'ouvrit laissant le théodian voler dans l'air. Le théodian tomba au sol. Hitomaru tomba à son tour au sol. Avant que l'homme puisse se relever, une explosion atomique ravagea le centre de Tokyo. La ville fut une parmi des milliers d'agglomérations touchés par un missile atomique. Il n'avait plus de nations, plus d'alliances mais un seul champ de flammes s'étendant sur tous les continents. Game over pour l'Humanité ou presque...
Posté : jeu. oct. 27, 2011 8:46 pm
par Amaski
<center>LA FONDATION TARNOISE
- Partie 3 : La Renaissance -
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La Terre. En quelques heures cette planète était devenu un énorme brasier. Toutes les grandes villes du Monde disparaissaient dans la lumière des explosions atomiques. Quand la lumière disparu, seul un amas de ruines et de cadavres permettait de suggérer que ces villes avaient jadis été habités. La radioactivité s'étendit partout tuant tous les animaux et les humains qui avaient survécu à la première heure de l'apocalypse. Les flammes dévoraient les forêts et la température de la planète augmenta radicalement. Des millions de tonnes de poussière montaient dans l'atmosphère et des tremblements de terre provoqués par le choc sur les plaques tectoniques secouaient un Monde en pleine destruction. Les feux n'arrêtaient pas de brûler pendant des mois et des mois. C'est alors que les choses se calmaient lentement mais sûrement. Les dernières forêts disparaissaient laissant qu'un paysage carbonisé. La température moyenne descendit rapidement sous l'effet du ciel obscurcit par les particules de poussière. Le Soleil disparu ainsi que les étoiles et la Lune. La poussière cacha tout et c'est alors que les glaces descendaient des pôles pour englober le Monde sous un manteau de neige et de glace. En l'espace de cinquante ans, le Monde était devenu calme et silencieux. La Terre était devenu une boule blanche entouré par une lune. C'est alors qu'au fil des siècles les satellites sortaient de leur orbite et s'écrasaient sur la planète faisant disparaître les dernières traces de l'Humanité. Le sarcophage de Riku reposait sous des millions de tonnes de glace, dans un Tokyo dévasté et gelé. Mais pas tout fut mort. Dans les mers, les poissons se multipliaient, se reproduisaient et reprenaient ce qu'ils avaient cru toujours perdu à l'homme. Depuis le pôle Nord les ours polaires et phoques envahissaient le Monde suivis par les inuits qui comme derniers humains voyageaient vers l'équateur ou les hivers étaient plus doux. On pouvaient ainsi voir des familles inuits traverser la baie de New York gelée et saluer la Statue de la Liberté sous la glace jusqu'au cou et levant son bras comme salut aux tribus d'indiens. D'autres familles s'installaient dans les étages supérieures de la Tour d'Eiffel. D'autres montaient une colline de glace pour observer l'horizon ignorant qu'ils étaient sur la Porte de Brandeburg. Jour après jour, siècle après siècle, le Monde resta sous les glaces jusqu'à ce que la dernière poussière se posa et que le Soleil réapparu. La température remonta, les glaces reculaient et les premières herbes apparaissaient sous le sol fraîchement dégagé. Millénaire après millénaire, le Monde se régénéra. Les inuits se multipliaient et voyageaient dans les plaines verdoyantes de l'équateur. Les igloos en glace cédaient devant des tentes rondes imitant l'architecture des habitants en glace. Une première agriculture apparu à base de blé. L’élevage n'existait pas car les plaines étaient dépourvues de toute vie animale. Seuls quelques formes d'insectes avaient survécus dans les profondeurs de la terre. On tentait de domestiquer les phoques mais ils ne supportaient pas la nouvelle chaleur et fuyaient vers les pôles. L'homme fut seul dans un Monde de silence. Seul le bruit du vent brisa un silence absolu et total. Mais les humains avaient que connu le silence depuis des millénaires. Le chant de oiseau ? Même les mythes et les légendes n'en parlaient pas. La mémoire humaine ne se souvenait que de la glace et de la neige et découvrait avec grand étonnement que des lieux chauds pouvaient exister et qu'on pouvait vivre d'autre chose que de la chasse de phoque.
Au grand damne des adeptes de l'athéisme, l'Humanité recréa une religion qui, sans aucune surprise, se centra autour d'une divinité de feu et de la chaleur solaire. Également avec le recul des glaces, la nouvelle humanité se distribua sur le continent unique sur toutes les attitudes et forgeant ainsi des premières nations sous forme de petits peuples vivant dans des complexes de quelques villages. Les humains de la Seconde Humanité ne savaient rien de leur passé. Etaient-ils plus heureux ? L'absence de passé et surtout de prédateur naturel avait créé une humanité pacifique et docile. Sans aucun stress, les humains vivaient dans des petites communautés. Si les humains auraient été conscients de leur passé, ils auraient certainement nommé cette époque la Renaissance. Une époque de reprise, de profonde spiritualité et surtout de grande pureté. Le ciel fut libre de toute pollution. Pas d'avion, pas de voitures et surtout pas d'industrie polluante. Les ruines des anciennes villes avaient disparus depuis des millénaires. Paris ne fut plus qu'une plaine devant un énorme glacier venant des iles britanniques, iles qui avaient collapsé avec le continent européen en ce moment uni avec les autres continents dans une nouvelle Pangaea. Sur le plateau de Madrid, plusieurs villages avaient été construits et des champs s'étendaient sur l'ancienne bibliothèque nationale espagnole. Les milliers de livres pourris depuis longtemps avaient crées un sol riche qui nourrissaient des générations. La preuve que les livres furent un magnifique engrais. Des fois les enfants se perdaient dans les grottes de Chanakan, ainsi on nommait l'ex-plateau de Madrid, jouant dans ces tunnels étranges et semblant être fait par des esprits souterrains. Ils se cachaient derrière les stalactites s'étant formé dans l'ancien métro. Les escaliers étaient bien évidemment devenus des rampes en pierre et de terre tellement l'érosion avait fait son travail.
Mais qu'en était-il devenu des deux protagonistes de la Première Humanité ? Hiromatu était mort sous l'explosion atomique. Il fut parmi les heureux premiers et non ceux qui mourraient lentement et dans des affreuses douleurs sous l'effet de la radioactivité ou pendant l'hiver nucléaire. Il fallait dire que la guerre atomique correspondait à un coup de grâce pour des millions de gens vivant une existence misérable. Au moins pour ceux qui mourraient sous l'effet de l'explosion. Riku en revanche ne trépassa pas. Son corps resta figé et endormi dans le sarcophage d'hibernation qui fut épargné par le coup de l'explosion. Il resta sous-sol pendant des siècles et des siècles. Mais avec les tremblements de terre et le changements des plaques tectoniques, le sarcophage réussit à se frayer un chemin vers la surface restant coincé dans la glace de l'ère glaciale frappant le Monde. Le temps ne semblait pas avoir d'influence dans les glaces éternelles. Riku resta dans sa prison, endormi, son esprit rêvant mille rêves et vivant dans une mer de souvenirs d'un monde industrialisé et mourant. Quand la glace reculait, le sarcophage réapparu et trouva sa place dans les vastes plages du nouveau super-continent. C'est alors que des nomades venus du Nord trouvèrent la mystérieuse boîte avec ses tubes et ses belles décorations. Pour une humanité n'ayant jamais vu quelque chose d'artificiel et habituée à une nature inerte, difforme et sans aucun angle droit, le sarcophage fut une des majeures découverte. Il ne fut donc pas surprenant que le sarcophage fut considéré comme un objet sacré venant de la main des dieux. Le sarcophage fut donc prit par une des milliers de tribus de la planète qui amenait le sarcophage sur une colline en érigeant autour de celui-ci un cercle de dolmen. L'étrange objet fut ainsi un objet de culte pendant des nombreuses générations jusqu'à ce que l'inévitable arriva. Les tribus commençaient à se battre entre eux pour le contrôle du sarcophage. C'est ainsi que ce qui fut jadis le summum de la recherche scientifique d'une dictature athée, devait devenir l’élément déclencheur de la première guerre religieuse de la Seconde Humanité.
Par la force des épées de bronze et des boucliers, la relique sacrée changea des nombreuses fois de camp. Le sarcophage de Riku voyagea sur un chariot dorée sur des centaines de kilomètres de temple en temple par la force des armes et plus tard par la force de l'argent et la diplomatie. Les premiers empires primitives se construisaient en légitimant leur pouvoir par la possession de la Pierre des Dieux comment on appela le sarcophage de Riku. Mais ces empires ne duraient pas vraiment à cause de la possession d'un objet bourré de haute technologie mais surtout par la capacité de leurs structures socio-économiques et de leurs chefs. Par conséquence les grands empires dits millénaires ne duraient pas plus que quelques générations avant de retomber dans leurs structures d'origine donc une multitude de petits royaumes qui soit reformaient un empire ou soit se faisait manger par un autre royaume ou empire. Le monde fut en perpétuel changement. Le pacifisme des premiers jours avait cédé face à une guerre sans concession entre les royaumes pour les terres fertiles, les villes commerçantes et surtout les gisements de théodian, la seule source d'énergie de la planète. Les empires venaient et partaient dans un grand bal des ambitions de quelques uns et du destin collectif.
L'écroulement de la Première Humanité avait changé bien de choses mais les ressources totalement épuisés par la première génération n'avaient pas eu le temps de se régénérer. Il n'avait plus une goutte de pétrole ni un morceau de charbon mais une abondance du théodian, le fameux T010-AN qui s'était reproduit au fil des millénaires. C'était ainsi que les premières civilisations se battaient pour le contrôle de gisement de théodian. Les premiers conflits furent modérés. On se battaient surtout car on forgeaient des monnaies à partir du théodian. Ensuite il servit comme matière pour les armes et seulement plus tard ce sera la question de l'énergie qui devra diviser ce nouveau monde entre deux grandes factions, chacun avec sa vision de la société. Hitomaru, créateur du théodian n'avait jamais pensé que sa création devait devenir la base d'une nouvelle humanité. Aussi, comment aurait-il pu s'imaginer que son fils deviendra l'objet de tous les ferveurs et la source de toute légitimité impériale. Bien évidemment Riku ne se rendit compte de rien. Il dormait son sommeil millénaire sans se rendre compte de l'importance qu'il avait pour une humanité ayant besoin de preuve d'une présence divine face à un Monde sans chant d'oiseau et encore marqué par les erreurs de la Première Humanité.
Posté : jeu. oct. 27, 2011 8:49 pm
par Amaski
<center>LA FONDATION TARNOISE
- Partie 4 : Le voile se lève -
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Les siècles avaient continués à défiler un après l'autre. Royaume sur royaume, empire sur empire, la Deuxième Humanité avait vécu dans le même système que la première jusqu'au jour ou un scientifique d'un des grands empires découvrit comme raffiner le théodian permettant d'en tirer une énergie déclenchant la quatrième révolution industrielle de l'Humanité. Après le charbon, le pétrole et l'informatique de la Première Humanité, c'était sur la base du théodian que se déroulait une quatrième vague encore plus brutale. La Deuxième Humanité avaient vécu en marchant à pied pendant des siècles faute d'animal pouvant tirer un chariot. C'est alors que le théodian permit la création des premiers automobiles révolutionnant la société humaine pour une seconde fois. En l'espace de quelques décennies les automobiles remplaçaient les masses d'humains tirant des pousse-pousse et des chariots. Le ciel se trouvait empli par des zeppelins volant dans toutes les directions. Les champs s'agrandissaient pendant chaque saison de semence grâce à la labeur des tracteurs faisant exploser la production de nourriture et inaugurant une hausse démographique par la combinaisons de la hausse de natalité et la baisse de mortalité. Les petites villes humains devenaient des vastes masses de maisons rondes dans le style igloo qui ensuite évoluaient vers des cités avec des hauts gratte-ciels dotées de vastes coupoles. Plus le temps passait, mieux les gens étaient nourris et plus la situation politique du Monde se stabilisa pour à la fin voir émerger la naissance d'un état fédéral mondial. Le Monde comptait à la fondation du gouvernement mondial presque deux milliards d'habitants. Ce fut rien comparé à ce que fut sous la Première Humanité mais ceci permettait d'éviter les problèmes de surpeuplement entraînant inévitablement des conflits militaires. C'est ainsi que durant trois siècles, la Seconde Humanité vécu une longue période de paix surnommée par les gens de cette époque la Paix dorée. La théodian fut inévitablement le centre de toute technologie et on assistait ainsi à la naissance de moteurs théodonique chaque fois plus puissant. Rien comparé aux prouesses de la Première Humanité mais la seconde, possédait aussi une industrie et technologie même si en moindre mesure. Beaucoup de choses avaient été définitivement oubliés comme la télévision et la radio faute de ressource naturels. La communication restait primitive. Le Monde ressemblait à un énorme verger divisé par des villes comptant souvent entre deux à cinq cent mille habitants.
Les choses basculèrent rapidement quand soudainement autour de la deux centième année du gouvernement mondial, un signal arriva depuis l'espace qui sans aucun doute devait changer bien de chose. Ce ne fut pas un signal humain, ou au moins en était convaincu. C'est alors qu'autour d'une belle journée ensoleillé, une étrange chose en acier atterrit dans le centre-ville d'Aquanox, la capitale mondiale érigée dans l'océan. Les gens s'amassaient autour de cet étrange objet et pouvaient admirer comme de la chose, des étranges créatures sortirent. Ce furent des extraterrestres digne de ce nom. Bien évidemment la description de ces êtres venus d'un autre Monde n'est pas vraiment important pour la suite de l'histoire. Les extraterrestres s'avéraient pacifiques et capables de parler la langue principale de la planète ce qui prouvait que les étrangers avaient du étudier la planète depuis déjà un bon moment. Les deux peuples discutèrent longtemps et un commerce très intense s'installa entre les deux civilisations. Les étrangers,technologiquement très avancé, avait le grand problème de manquer de source de calories sur leur planète pour nourrir leur population toujours grandissante et aussi, ils étaient très intéressés au théodian, une matière qu'on trouva nulle part dans l'univers sauf sur la planète que les terriens nommait eux-même Aquanox, le nom de Terre fut depuis longtemps oublié. C'est ainsi que la civilisation humaine connue une croissance technologique comme elle a connu jamais auparavant. Dix années après la première rencontre, la première fusée humaine franchit après des centaines de milliers d'années à nouveau l’atmosphère. Une époque de grandeur jamais atteinte auparavant s'ouvra à l'Humanité. Paix, prospérité et progrès étaient plus des mots mais une réalité à laquelle les humains avaient rapidement prit goûts. Ce fut une magnifique époque mais comme toute époque, elle ne pouvait pas durer de manière éternelle. Au début du quatrième siècle du gouvernement mondial, l'Humanité avait connue trois siècles de paix et de prospérité ininterrompue. Une période qui n'avait aucun égal en toute l'existence de la race humaine. C'est alors qu'un jeune scientifique fit une découverte effroyable.
Ce fut dans un observatoire dans la capitale mondiale. Un certain Nemesis Seyenen fut entra d'étudier les étoiles à la recherche d'un nouvel astre pouvant lui apporter de la gloire et de l'argent. Malheureusement il finit par découvrir une nouveauté mais probablement il aurait bien voulu ne pas l'avoir faite ce jour voir jamais. Sa découverte fut effroyable et fascinante en même temps. Il découvrit un astéroïde d'une grandeur jamais vue dans le ciel. Il annonça la découverte au Monde scientifique et sa gloire fut telle qu'on nomma l’astéroïde Nemesis. Mais des recherches plus approfondies dévoilaient l'ampleur de l'horreur. L’astéroïde se dirigeait directement vers la planète ou au moins les calculs montraient que le petit caillou et le grand caillou allaient bientôt se rencontrer directement. Les estimations les plus optimistes voyaient l'arrivée de l’astéroïde dans environ cent ans. Il ne fallait pas dire que la panique dans les premières heures fut totale mais rapidement les choses se calmaient. Le gouvernement mondial décida de procéder à l'évacuation de la planète sur cent ans pour aller réimplanter l'Humanité sur une autre planète et la terraformer en fonction. Si la Première Humanité se termina dans le chaos et l'auto-destruction, la Deuxième Humanité décida de simplement accepter le sort et de changer de domicile. C'est là qu'un philosophe sortit une phrase historique : l'Aquanox est le berceau de l'Humanité mais quel humain reste tout sa vie dans son berceau ?
Pendant les premières décennies, l'évacuation marcha selon le plan mais c'est alors que sous la peur que pas tous puissent partir, des émeutes éclatèrent dans les villes humaines et au fil de l'année, la croissante désorganisation étatique commença a apeuré tellement les gens, que l'Humanité tomba dans une guerre civile. Ce fut un conflit tragique car le pire fut qu'a venir. Quand l’astéroïde s'approcha du système solaire, une race alien envahit l'Aquanox et un combat acharné commença entre les envahisseurs et les locaux voulant quitter la planète mais ayant besoin des ressources de la planète pour construire les vaisseaux. A la fin quand l’astéroïde frappa la planète, les roderken, ceci fut le nom des alien, avaient prit le contrôle de la planète et que trois vaisseaux humains accompagnés par des transporteurs pouvaient quitter la planète à temps. Entre temps, les humains avaient colonisés une planète dans un autre système solaire mais celle-ci fut trop loin pour les derniers rescapés et ceux-ci décidèrent donc de rejoindre une autre planète, plus sauvage et proche. Son nom fut Simpo.
Que fut-il du sarcophage de Riku pendant tous ces siècles ? La montée de la rationalité avait enlevé beaucoup de la puissance sacrée du sarcophage et il avait donc fini comme tant de chose dans un musée pour servir comme attraction pour les masses de touristes venant observer cet chef d’œuvre de l'époque préhistorique. Beaucoup suspectaient un origine extraterrestre mais il fut impossible de faire des études plus approfondies sur un objet que des millions considéraient encore comme sacré et qui avaient à peine acceptés son bannissement dans le plus grand musée de la planète. Riku continua à dormir sans se rendre compte de l'évolution de l'Humanité. De toute façon, il aurait eu de la peine à se réveiller dans une société dont il ne connaissait ni les usages ni même la langue. Que penserait un jeune humain de la fin du 21ème siècle sur cette civilisation étrange et ou tout fut différent de l’architecture des édifices jusqu’aux continents. Mais Riku fut chanceux encore une fois de plus. Pendant les combats contre les roderken, le sarcophage fut une des rares choses que les rescapés prirent avec eux. C'est ainsi que le sarcophage de Riku se trouva dans un des transporteurs se dirigeant vers Simpo. Bien peu d'objets avaient autant voyagé dans l'espace et le temps mais ceci fut en raison de la ferveur extrême des derniers humains quittant Aquanox.
Des années plus tard, les vaisseaux arrivaient dans l'orbite de Simpo. Malheureusement les vaisseaux furent vieux et endommagés par le voyage et donc atterrissage s'avéra d'être plus un atterrissage d'urgence qu'autre chose provoquant la dispersion de la flotte. Les trois navires transportant les civils, l'Aquanox, le Nameken et le Sayaken s'écrasaient chacune sur une autre partie de la planète. L'Aquanxo atterit au Nord de l'Alméra, le Sayaken dans le fleuve du Dogaba et le Nameken dans les steppes du Beysin. Les civils réussirent à sortir des navires mais séparés et sans le matériel, ils furent forcés de pratiquer une vie sauvage. Ils devenaient alors des primitives comme les autres humanoïdes de la planète. Ce sont que des millénaires plus tard que poussés par une raison inconnue que ces tribus se réuniront dans la péninsule tarnoise. Destin ? Ironie du sort ? Personne le sait. Les transporteurs de matériel pour la majeure partie brûlaient dans l'atmosphère mais certains réussissaient à atterrir. Les transporteurs de théodian, la base de l'énergie pour les humaisn d'Aquanox, s'échouaient à l'Est de la péninsule tarnoise formant les stocks de théodian qu'aujourd'hui la Fédération exploitait.
Le sarcophage de Riku en revanche s'écrasa quelque part au Sud-est de la péninsule tarnoise en disparaissant sous terre au fil du temps. Le transporteur se décomposa rapidement formant un amas de fer brute cachant le sarcophage. Le cratère se referma et fut couvert par la forêt. Personne pouvait s’imaginer ce qui fut caché sous terre jusqu'au jour ou on paysans décida d'étendre son champs au détriment de la forêt.
Posté : jeu. oct. 27, 2011 8:52 pm
par Amaski
<center>LA FONDATION TARNOISE
- Partie 5 : Ainsi se termine la Fondation -
[img]http://img259.imageshack.us/img259/2535/photo3u.png[/img]</center>
C'était près du port dans un des nombreux petits parcs de la ville qu'un homme autour la trentaine fut assit sur un banc. Il ne fut pas vraiment remarquable dans cette ville. Il fut typé asiatique, Ses cheveux noirs étaient coupés très court, à la militaire. Il portait une chemise noire et des lunettes de soleil noires. Au fond une personne comme une autre. Sans rien de vraiment frappant. Le Soleil était entra de se coucher disparaissant entre deux immeubles. Le parc fut vide de toute vie humaine. Seulement un jeune couple s'embrassait près de l'étang ignorant tout ce qui se passait autour d'eux. C'est alors qu'arriva dans le parc un autre homme. Il portait un manteau noir avec sur sa tête un chapeau italien aussi noir. L'homme avait ses mains dans les poches du manteau comme s'il aurait trop froid. Il s'avança vers le banc ou se tenait l'homme à la chemise noire. Y arrivé, il s'assit à côté de l'homme. Pendant une minute l'homme dans le manteau regarda en face de lui. C'est alors qu'il parla à son voisin sans le regarder.
<b>Daeng Do Sun :</b> Beaucoup de temps s'est écoulé depuis notre dernière rencontre ? Je constate que tu te portes bien ?
<b>Gorun Sun :</b>Je vais bien. Je profite de l'air frais. Dieu que cette odeur me fascine. Je ne pourrais jamais arrêter d'aspirer cette air pure.
<b>Daeng Do Sun :</b> Je peux me l'imaginer. Néanmoins, permets-moi d'être surpris que tu m'as contacté ? Tu dois bien savoir que c'est bien compliqué de sortir du Palais sans être vu ? Pourquoi m'as-tu voulu parler ? On s'est mit d'accord de ne jamais se revoir.
<b>Gorun Sun :</b>Je le sais mais je pense qu'il ne fait aucun de mal de se voir quand même. De toute façon je suis officiellement mort. Le Leader éternel repose dans le Mausolée. Quel ironie. Tous ces gens venant visiter un mausolée vide. J'y suis allé. C'est amusant d'être en face de sa probe tombe.
<b>Daeng Do Sun :</b> Oui mais j'ai jamais compris cette mise en scène. Ta mort a causé bien de tort à notre pays. Nous avons connu vraiment des heures sombres. On aurait eu besoin de toi surtout que toutes ses guerres auraient été évitées.
<b>Gorun Sun :</b>Elle était indispensable. Un prophète mort vaut mieux qu'un prophète vivant. C'est toujours.
<b>Daeng Do Sun :</b> Je ne comprends pas...
<b>Gorun Sun :</b>Vraiment pas ? Dans ce cas je pense que l'heure est venue de révéler la vérité. La vérité est que tout a été planifié de A à Z. Les guerres n'étaient qu'une phase nécessaire, un mal que le pays devait passer pour être prêt.
<b>Daeng Do Sun :</b> Je ne vois pas ?? Comment tu as pu voulu ces guerres ! Cette haine ! C'est contraire à ta vision, à ton projet.
<b>Gorun Sun :</b>Daeng, j'ai une vision de l'avenir presque utopique mais je ne suis pas ignorant de la vraie nature humaine. Crois-tu que le Sunisme aurait survécu longtemps après que je sois vraiment mort ? Il était évident que ce pays retomberait en main des pires salos. Des gens comme Blackwood allait prendre naturellement le pouvoir et corrompre ma vision. Il fallait donc créer un choc tellement grand que le Sunisme devienne ipso facto la seule alternative à l'actuelle sitaution. Il fallait donc faire un échec contrôlé du Sunisme. Jules César et moi avons tout soigneusement planifié. On simulait ma mort provoquant la fin de mon règne. JC à la tête des Robes noirs avait assez de pouvoir pour cadrer la future évolution. Blackwood prit le pouvoir et provoqua une guerre sous l'influence de Jules César, ce fut bien mais le choc ne fut pas assez grand. Il fallait un vrai choc mental au peuple tarnois. C'est alors que nous l'écartions pour le remplacer par Gorun Il Sun mais il fut trop modéré, trop faible. Nous avions la certitude que le choc fut trop faible. Il fallait plus. Nous avons donc remis Blackwood au pouvoir et là, Jules César discuta avec les zoroken pour les inciter a envahir la Nueva Hispalis. Ce fut simple, il suffisait de reveiller les haines ancêstrales et promettre le soutien de la Fédération. Le reste fut qu'une réaction en chaîne déstabilisant toute la région. Le nature de Blackwood faisant le reste. Quand la catastrophe fut assez grande, Jules César a forcé Khan Do de se suicider en menaçant un coup d'état des Robes noirs. Nous devions donc choisir celui qui devra permettre le retour du Sunisme en grand pompe. Tu fus parfait. Tu es convaincu comme personne d'autre de nos idées et comme prévu tu es arrivé en sauveur. Le Parlement t'approuva sous l'influence de JC, ils avaient trop peur des Robes noirs. Quel est le résultat maintenant ? Quand je fus à la tête du pays, notre idéologie fut approuvé mais les gens n'étaient pas convaincus dans leurs cœurs mais la Grande Guerre du Vicaskaran a tellement terrorisé les tarnois que maintenant ils voient que c'est l'abandon du Sunisme qui les a plongé dans la misère. Désormais, chacun est convaincu que le Sunisme est la seule voie. Désormais ce peuple est à deux cent pour cent derrière toi pour réaliser notre rêve. Ce fut un choc dur mais nécessaire pour ralluer la population derrière notre projet et à partir de là donner à l'Humanité une chance d'avoir un destin heureux et pas de mourir dans une guerre nucléaire.
<b>Daeng Do Sun :</b> Mais pourquoi ne m'avoir rien dit ? Et pourquoi tant de morts ! Des milliers de gens sont morts dans la guerre.
<b>Gorun Sun :</b>Parce que le Sunisme a besoin d'un guide pur. Nous devions trouver un homme qui croyait par conviction, qui n'était au courant de rien. Je t'ai vu, je sais que tu es l'Elu. Toi tu peux guider le Sunisme vers sa réalisation. Tu ne savais rien mais tu fus le premier guerrier du Sunisme. Tu es convaincu jusqu'au fond de ton âme. Maintenant, pourquoi tous ces morts ? Ils sont le prix pour un avenir en paix. Sans une guerre cruelle et choquant tout le Monde. Sans un sumum de barbarie, de menace de bombardements, d'attaques chimiques, sans l'horreur du racisme et des déportations ainsi que les massacres, les tarnois auraient crus au Sunisme pendant une génération mais les horreurs qui ont eu lieu les ont tellement choqués que leurs fils et petit-fils seront convaincus du Sunisme plus que jamais j'aurai pu convaincre les gens en restant à la tête de la Fédération. Daeng, j'ai vu l'humanité dans sa pire heure, je l'ai vu mourir et donc pour moi, ces quelques milliers de vies ne sont rien comparé à ce que nous pouvons gagner. Mille ans de paix, de prospérité et de progrès. Que sont quelques vies alors que si nous ne l'avions pas fait, les guerres futures auraient provoqué bien pire, bien plus de morts.
Je crois en toi. Regarde et lis les journaux, le Sunisme s'étend aux USP. On rit encore sur lui mais la semence est là. Elle grandira et elle sera alors dans les heures sombres le salut de l’Humanité. Il faut que tu continues, il faut que tu mettes les bases pour que le Sunisme sauve l'Humanité de son côté obscure, barbare et cruel. Tu as la force pour le faire. Quantar, Numancia, Rostovie, Kirep et qui sait encore. Le Sunisme, une fois planté, grandira et se renforcera. La Fédération d'Aquanox est un rêve mais un rêve qui peut devenir réalité grâce à toi.
Daeng Do plonga dans le silence. Il réflechit et dit alors.
<b>Daeng Do Sun :</b> Très bien. De toute façon, c'est ce que j'ai l'intention de le faire. Mais encore une chose, Gorun...
<b>Gorun Sun :</b>Le nom de Gorun n'est qu'un masque. Appelle-moi par mon vrai prénom : Riku. Tu es avec Jules César une des rares personnes à connaître la vérité. Je t'ai bien trompé en disant d'avoir fait la mise en scène de ma mort car je serais las du pouvoir. Tu mérites donc de connaître mon vrai prénom.
<b>Daeng Do Sun :</b> Ok, donc Riku....fait gaffe à toi.
<b>Gorun Sun :</b>J'ai survécu à une guerre atomique donc je pense que je sais faire attention à moi.
Riku se leva du banc. Il regarda vers Daeng Do qui resta assit et alors sortit un talisamn en théodian de sa boche en le tendant vers Daeng Do.
<b>Gorun Sun :</b>Prends ceci.
<b>Daeng Do Sun :</b> C'est quoi ?
<b>Gorun Sun :</b>Un talisman sculpté à partir d'un peu de théodian qui s'est accroché à mon hibernateur. Le théodian est vieux de presque deux millions d'année, il doit provenir du théodian fabriqué par mon père. J'ai toujours pris mon vieux pour un fou qui perdais son temps avec ce truc mais bon, après m'avoir retrouvé sur une planète étrange et m'être réveillé dans un hibernateur ouvert par des ouvriers à la recherche de charbon, je pense qu'il fut un homme relativement sensé. Prends-le. Ce sera un souvenir. Ca te rappellera que moi et JC on sera toujours là pour te soutenir mais comme dit, c'est toi qui doit faire le gros du boulot. Etant officiellement mort, je doutes que je puisse vraiment t'aider publiquement et JC est et reste un homme qui travaille dans les ombres.
Gorun partit alors et laissa Daeng Do seul avec l'amulette. Daeng Do observa le bijou. Entre temps Gorun Sun marcha vers la ville sans regarder vers l'arrière. La nuit commençait à tomber e tune légère brise se leva. Riku, jadis un jeune japonais dans un Japon futuriste laissa l'Empereur tarnois seul. Maintenant reste à savoir si Daeng Do saura faire du Sunisme une idéologie universelle et mondiale. Ou est-ce que les peuples oublieront au fil des années les idées sunistes ? Ceci n'est pas à moi de narrer. L'avenir de Simpo sera dessiné par ces joueurs qui comme des dieux dirigent le destin de leurs peuples. Daeng Do ne sera qu'un chef d'état parmi d'autre. Un homme convaincu de ses idées et d'un avenir meilleur que celui que Riku avait connu. Le destin de Simpo pourra être celui de la Première Humanité : se terminant dans le chaos et l'égoisme ou celui de la Seconde Humanité : radieux mais se terminant tragiquement. Ou alors, le dernier joueur restant sur le forum, tapera dans son dernier message : Et ainsi l'Humanité de Simpo vécu heureuse et accomplie pour des milliers d'années. Ceci sera au collectif des joueurs de décider.
Pour ma part, je peux dire qu'avec ces mots je conclus un très grande chapitre. La Fondation tarnoise qui commença quand je dessina à l'âge de sept ans pour la première fois les deux demi-lunes et le cercle bleu se termine aujourd'hui, quinze ans plus tard avec ce dernier rp. Ce qui viendra après, ne sera pas la Fondation tarnoise mais la Fondation de Simpo. Le peuple tarnois après avoir été si longtemps le produit de mon imagination, est aujourd'hui un produit collectif, un peuple qui n'existe plus seulement dans ma tête et sur mes dessins mais par les mots écrits, souvent maladroitement je l'avoue bien. Des mots qui ont des réponses avec des quantarien outrés par le plagiat tarnois. Des wapongais haissant ces tarnois arrogants. Ces novunistes au Java. Les numanciens qui se sentent trahis par la Fédération. Ces USP voyant dans la FA le fléau de l'Humanité mais aussi ces joueurs intéressés par la culture d'un peuple imaginé par un jeune ardent, tumultueux et changeant tant de fois d'idée et d'opinion. Beaucoup haïssent les tarnois, certains les aiment, d'autres les ignorent mais d'une façon ou d'une autre, je peux dire d'avoir accompli sur Simpo un rêve : donner à ce peuple imaginé une vraie vie, un souffle similaire à celui que donna Dieu à Adam lui donnant une vie et une âme à lui. Je me sens fier de ce projet roleplay. Bien évidemment les choses réelles, les amitiés réelles sont fantastiques mais des fois un projet virtuel peut également vous remplir le cœur de fierté. Je me sens satisfait de mon peuple. Il vit, il a son âme. Que peut un roleplayeur demander de plus ? De mes larmes est né le peuple tarnois mais aujourd'hui, c'est une âme qu'il possède. Une existence virtuelle, certes, mais avec une âme.