Posté : jeu. août 18, 2011 9:04 pm
24/11/2015
Centre des Tests des Prototypes de Amas Space and Aeronautics Technologies
État de JosSantos, Pelabssa
"-Tout est en ordre. Vous pouvez passé.
Le Directeur Morindez vous attend au bloc E. C'est sur votre droite."
Le Général Parker hocha la tête tandis que l'agent de sécurité lui rendait son badge d'identification.
Il ne mentionna pas le fait qu'il était un habitué des lieux et connaissait donc son chemin.
C'était le quatrième barrage et, si la sécurité n'avait pas été renforcée, il lui faudrait encore passé deux autres.
Sans parler des postes de contrôle intermédiaire au sein du bloc E en lui-même, avec ses scanners rétiniens et fouille des bagages.
En tout, plus de deux heures rien que pour rentrer dans le complexe. Et le même rituel l'attendrait à la sortie.
Chez A.S.A.T., on ne rigolait pas avec le risque d'espionnage industriel... ou de sabotage.
La rumeur voulait que le désert aux alentours était remplis de cadavres d'employés indiscrets.
Une rumeur uniquement, bien entendu :
Pourquoi se faire chier à creuser une tombe quand l'entreprise possédait ses propres incinérateurs ?
La pensée fit sourire le Général alors qu'il garait sa voiture sur le parking extérieur du Bloc E et marchait vers la porte d'entrée principale.
Il endura la suite avec stoicisme pour finalement rencontrer celui qu'il était venu voir.
"-Morindez !! Mon vieil ami !!"
"-Colonel !! Oh, ou puis-je déjà dire Général ? La présidente semble avoir apprécié votre petite mission au-dessus du Wilal Memkile."
Blouse blanche, casque de chantier orange vif, Morindez avait le profil typique de l'ingénieur industriel de chez A.S.A.T.
La quarantaine bien entamée, les tempes grisonnantes et le teint hispanique blanchi par des années passées dans des hangars.
L'homme était un des plus brillants esprits que le géant aéronautique avait à offrir.
Un jeune Makiran l'accompagnait, carnet de note en main.
Habitué aux assistants timides, Parker l'ignora et se contenta de saluer son ami et, à plus d'un niveau, associé.
"-Que notre vénérée commandante en chef ait apprécié ou pas, elle pouvait difficilement faire autre chose que de me décorer.
Le Secrétaire à la Défense l'avait mauvaise de s'être fait damer le pion par Marshall, sur ce coup-là."
"-La chance sourit donc bien aux audacieux. Cela m'enchante, considérant les autres actions que nous avons entreprit pour la Cause."
Ils se mirent en marche à travers les couloirs, passant machinalement les nombreux postes de sécurité tout en conversant.
"-J'aimerai justement que nous voyons l'action qui m'amène."
"-Ah. Oui. Les échantillons. Je dois dire que j'ai été agréablement surpris de leur état.
Vu ce qu'ils ont du subir pour arriver ici sans être détecter, on aurait pu croire qu'ils seraient d'avantage abimés.
Mais nos amis en ont pris grand soin. Je soupçonne que ceux de l'Ogre lui-même ne sont pas aussi bien entretenus."
"-Un fait bien insignifiant si nous ne trouvons personne sachant s'en servir."
"-Oh, cela n'est plus un problème depuis peu. Mais Cho te l'expliquera sans doute bien mieux que moi."
"-Qui est Cho ?"
Le Makiran, comprenant qu'on parlait de lui, sortit de sa réserve.
"-Cho Fan, Général Parker. Enchanté de vous rencontrer. Je suis l'assistant du Directeur Morindez-San."
"-Et notre liaison avec notre filiale Wapongaise."
"-Je me disais aussi que le nom ne m'était pas inconnu. Il doit son poste à ses compétences... ou à un parent proche ?"
Si les Wapongais étaient officiellement de fidèles alliés du Pelabssa, Parker n'aimait pas faire affaire avec eux.
Il avait fait plusieurs séjours à la base que le Pelabssa maintenait dans la région.
L'hospitalité plus que légendaire des indigènes l'avait frappé.
Mais la corruption généralisée à tous les niveaux l'avait horrifié.
Ce n'était pas tant des vols que le coté "patronage" qui était atroce :
Pas moyen de faire des affaires sans connaitre des politiciens.
Et pas moyen de faire de politique sans connaitre d'hommes d'affaire.
Au pays des "self-made men", les "sons of" étaient encore rois.
"-Un peu des deux. Mais soyez assuré qu'il est tout aussi dévoué à la Cause que nous le sommes, mon ami."
"-Soit. Expliquez donc, Fan."
"-Mon oncle maintient de nombreux liens avec les principales entreprises du Wapong, du Luania, du Veporia et de plusieurs autres pays.
C'est un peu notre méthode de gouvernement, comme vous aurez pu vous en rendre compte lors de vos séjours à Wapong-City."
Parker ne demanda pas au jeune homme comment il savait cela.
Mais il nota que la "liaison" prenait des allures d'infiltration.
"-Oui. Continuez."
"-Il faudra sans doute remettre cela à plus tard, mon ami. Nous sommes arrivés."
Une nouvelle carte de sécurité passa dans un boitié numérique et, après une identification vocale et rétinienne de Morindez, la porte s'ouvrit.
Ils débouchèrent sur une passerelle qui enjambait un large hangar.
En dessous, tels des fourmis, des dizaines de techniciens s’affairaient.
"-J'aurais aimé quelque chose de plus théâtrale mais l'aviateur que vous êtes appréciera la simple beauté de ce qui suit.
Général Parker, laissez-moi vous présenter l'objet de votre visite.
Un appareil sur lequel vous et tous les as de ce pays ont lu beaucoup mais qu'aucun de vous n'a eu encore l'occasion d'approcher.
Un appareil que, grâce à l'aide de Sa Royale Majesté Annabelle du Thorval, nous sommes pourtant en mesure d'étudier.
Venu du Grand Nord, je vous présente..."
[img]http://img52.imageshack.us/img52/3836/su3410.jpg[/img]
"-L'Angar-34, dernier-né des usines de Rostavia !!"
Pause dramatique tandis que les projecteurs s'allument, révélant [url=http://www.simpolitique.com/post121848.html#121848]l'un des deux appareils acquis clandestinement[/url] par le Pelabssa.
"-Le deuxième modèle est en examen dans le hangar souterrain en ce moment-même.
Le Major Sergueï Tarianov aide nos ingénieurs à comprendre les mécanismes."
"-Un Rostov ? N'est-ce pas un peu... risqué ?"
"-Les soldats Rostovs sont comme les soldats de n'importe quel pays : des patriotes.
Parfois un peu extrême, certes, mais fidèle à leur pays et à leur peuple BIEN AVANT d'être fidèle à une idéologie.
Si peu d'entre eux regrêtent les libertés de l'ère Razianov, beaucoup regrettent déjà la douceur de l'ère Saratova.
Sans parler de ceux qui ont une dent personnelle contre Kirov.
En dépit de ce que l'Ogre tente de faire croire, la Rostovie EST composée d'individus.
Ils ont juste un rien moins conscience de leur individualité lorsqu'ils baignent dans le système.
Mais une fois en dehors... Vous n'avez jamais visité les locaux de RentAJail à Atumbo, n'est-ce pas ?
"-J'ignorais que les Wapongais organisaient des visites guidées dans leurs mouroirs.
Je suis sûr que cela ferait merveille pour faire baisser la criminalité dans les dictatures qui vous servent de clients."
"-Bref. Le Major Sergueï est un patriote, oui.
Il aime la Rostovie. Mais il hait le Rovostran. Et vu les rumeurs qui viennent de Rostovie, il est disposé à nous aider.
Si cela permet de libérer son pays...
"-Et de le faire vivre comme un roi.
Ce mercenaire doit coûter une fortune..."
"-Vous seriez surpris de voir à quel point les victimes du "Totalitarisme Volontaire" se montrent modestes dans leurs demandes.
"-Nous n'avons pas pu encore percer tous les secrets de ces appareils.
Mais les premières analyses nous aideront déjà considérablement pour adapter l'avionique de nos propres avions.
Sans parler des études à venir sur la signature radar, qui permettra d'adapter les AWACS et système DCA des "Patriot".
Et qui sait quoi d'autres ? C'est la fine fleur de la recherche aéronautique Rostov que nous avons là."
"-Bien. Et pourriez-vous en produire des copies ?"
"-Il y a une différence entre analyser des composants et les reproduire à l'identique.
La rétro-ingénierie est un processus complexe.
Mais d'ici quelques années, qui sait ? "
Centre des Tests des Prototypes de Amas Space and Aeronautics Technologies
État de JosSantos, Pelabssa
"-Tout est en ordre. Vous pouvez passé.
Le Directeur Morindez vous attend au bloc E. C'est sur votre droite."
Le Général Parker hocha la tête tandis que l'agent de sécurité lui rendait son badge d'identification.
Il ne mentionna pas le fait qu'il était un habitué des lieux et connaissait donc son chemin.
C'était le quatrième barrage et, si la sécurité n'avait pas été renforcée, il lui faudrait encore passé deux autres.
Sans parler des postes de contrôle intermédiaire au sein du bloc E en lui-même, avec ses scanners rétiniens et fouille des bagages.
En tout, plus de deux heures rien que pour rentrer dans le complexe. Et le même rituel l'attendrait à la sortie.
Chez A.S.A.T., on ne rigolait pas avec le risque d'espionnage industriel... ou de sabotage.
La rumeur voulait que le désert aux alentours était remplis de cadavres d'employés indiscrets.
Une rumeur uniquement, bien entendu :
Pourquoi se faire chier à creuser une tombe quand l'entreprise possédait ses propres incinérateurs ?
La pensée fit sourire le Général alors qu'il garait sa voiture sur le parking extérieur du Bloc E et marchait vers la porte d'entrée principale.
Il endura la suite avec stoicisme pour finalement rencontrer celui qu'il était venu voir.
"-Morindez !! Mon vieil ami !!"
"-Colonel !! Oh, ou puis-je déjà dire Général ? La présidente semble avoir apprécié votre petite mission au-dessus du Wilal Memkile."
Blouse blanche, casque de chantier orange vif, Morindez avait le profil typique de l'ingénieur industriel de chez A.S.A.T.
La quarantaine bien entamée, les tempes grisonnantes et le teint hispanique blanchi par des années passées dans des hangars.
L'homme était un des plus brillants esprits que le géant aéronautique avait à offrir.
Un jeune Makiran l'accompagnait, carnet de note en main.
Habitué aux assistants timides, Parker l'ignora et se contenta de saluer son ami et, à plus d'un niveau, associé.
"-Que notre vénérée commandante en chef ait apprécié ou pas, elle pouvait difficilement faire autre chose que de me décorer.
Le Secrétaire à la Défense l'avait mauvaise de s'être fait damer le pion par Marshall, sur ce coup-là."
"-La chance sourit donc bien aux audacieux. Cela m'enchante, considérant les autres actions que nous avons entreprit pour la Cause."
Ils se mirent en marche à travers les couloirs, passant machinalement les nombreux postes de sécurité tout en conversant.
"-J'aimerai justement que nous voyons l'action qui m'amène."
"-Ah. Oui. Les échantillons. Je dois dire que j'ai été agréablement surpris de leur état.
Vu ce qu'ils ont du subir pour arriver ici sans être détecter, on aurait pu croire qu'ils seraient d'avantage abimés.
Mais nos amis en ont pris grand soin. Je soupçonne que ceux de l'Ogre lui-même ne sont pas aussi bien entretenus."
"-Un fait bien insignifiant si nous ne trouvons personne sachant s'en servir."
"-Oh, cela n'est plus un problème depuis peu. Mais Cho te l'expliquera sans doute bien mieux que moi."
"-Qui est Cho ?"
Le Makiran, comprenant qu'on parlait de lui, sortit de sa réserve.
"-Cho Fan, Général Parker. Enchanté de vous rencontrer. Je suis l'assistant du Directeur Morindez-San."
"-Et notre liaison avec notre filiale Wapongaise."
"-Je me disais aussi que le nom ne m'était pas inconnu. Il doit son poste à ses compétences... ou à un parent proche ?"
Si les Wapongais étaient officiellement de fidèles alliés du Pelabssa, Parker n'aimait pas faire affaire avec eux.
Il avait fait plusieurs séjours à la base que le Pelabssa maintenait dans la région.
L'hospitalité plus que légendaire des indigènes l'avait frappé.
Mais la corruption généralisée à tous les niveaux l'avait horrifié.
Ce n'était pas tant des vols que le coté "patronage" qui était atroce :
Pas moyen de faire des affaires sans connaitre des politiciens.
Et pas moyen de faire de politique sans connaitre d'hommes d'affaire.
Au pays des "self-made men", les "sons of" étaient encore rois.
"-Un peu des deux. Mais soyez assuré qu'il est tout aussi dévoué à la Cause que nous le sommes, mon ami."
"-Soit. Expliquez donc, Fan."
"-Mon oncle maintient de nombreux liens avec les principales entreprises du Wapong, du Luania, du Veporia et de plusieurs autres pays.
C'est un peu notre méthode de gouvernement, comme vous aurez pu vous en rendre compte lors de vos séjours à Wapong-City."
Parker ne demanda pas au jeune homme comment il savait cela.
Mais il nota que la "liaison" prenait des allures d'infiltration.
"-Oui. Continuez."
"-Il faudra sans doute remettre cela à plus tard, mon ami. Nous sommes arrivés."
Une nouvelle carte de sécurité passa dans un boitié numérique et, après une identification vocale et rétinienne de Morindez, la porte s'ouvrit.
Ils débouchèrent sur une passerelle qui enjambait un large hangar.
En dessous, tels des fourmis, des dizaines de techniciens s’affairaient.
"-J'aurais aimé quelque chose de plus théâtrale mais l'aviateur que vous êtes appréciera la simple beauté de ce qui suit.
Général Parker, laissez-moi vous présenter l'objet de votre visite.
Un appareil sur lequel vous et tous les as de ce pays ont lu beaucoup mais qu'aucun de vous n'a eu encore l'occasion d'approcher.
Un appareil que, grâce à l'aide de Sa Royale Majesté Annabelle du Thorval, nous sommes pourtant en mesure d'étudier.
Venu du Grand Nord, je vous présente..."
[img]http://img52.imageshack.us/img52/3836/su3410.jpg[/img]
"-L'Angar-34, dernier-né des usines de Rostavia !!"
Pause dramatique tandis que les projecteurs s'allument, révélant [url=http://www.simpolitique.com/post121848.html#121848]l'un des deux appareils acquis clandestinement[/url] par le Pelabssa.
"-Le deuxième modèle est en examen dans le hangar souterrain en ce moment-même.
Le Major Sergueï Tarianov aide nos ingénieurs à comprendre les mécanismes."
"-Un Rostov ? N'est-ce pas un peu... risqué ?"
"-Les soldats Rostovs sont comme les soldats de n'importe quel pays : des patriotes.
Parfois un peu extrême, certes, mais fidèle à leur pays et à leur peuple BIEN AVANT d'être fidèle à une idéologie.
Si peu d'entre eux regrêtent les libertés de l'ère Razianov, beaucoup regrettent déjà la douceur de l'ère Saratova.
Sans parler de ceux qui ont une dent personnelle contre Kirov.
En dépit de ce que l'Ogre tente de faire croire, la Rostovie EST composée d'individus.
Ils ont juste un rien moins conscience de leur individualité lorsqu'ils baignent dans le système.
Mais une fois en dehors... Vous n'avez jamais visité les locaux de RentAJail à Atumbo, n'est-ce pas ?
"-J'ignorais que les Wapongais organisaient des visites guidées dans leurs mouroirs.
Je suis sûr que cela ferait merveille pour faire baisser la criminalité dans les dictatures qui vous servent de clients."
"-Bref. Le Major Sergueï est un patriote, oui.
Il aime la Rostovie. Mais il hait le Rovostran. Et vu les rumeurs qui viennent de Rostovie, il est disposé à nous aider.
Si cela permet de libérer son pays...
"-Et de le faire vivre comme un roi.
Ce mercenaire doit coûter une fortune..."
"-Vous seriez surpris de voir à quel point les victimes du "Totalitarisme Volontaire" se montrent modestes dans leurs demandes.
"-Nous n'avons pas pu encore percer tous les secrets de ces appareils.
Mais les premières analyses nous aideront déjà considérablement pour adapter l'avionique de nos propres avions.
Sans parler des études à venir sur la signature radar, qui permettra d'adapter les AWACS et système DCA des "Patriot".
Et qui sait quoi d'autres ? C'est la fine fleur de la recherche aéronautique Rostov que nous avons là."
"-Bien. Et pourriez-vous en produire des copies ?"
"-Il y a une différence entre analyser des composants et les reproduire à l'identique.
La rétro-ingénierie est un processus complexe.
Mais d'ici quelques années, qui sait ? "