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Posté : sam. mai 07, 2011 5:41 pm
par Sacha Janovitch
Lev Orlov attendait patiemment son homologue de la République d'Ecod sur le tarmacadam de l'aéroport international de Senin.
Le froid avait pris la capitale Varlovienne, et un vent violent balayait sporadiquement la piste.
Posté : sam. mai 07, 2011 6:08 pm
par Roman Récit
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Le président Amaury Bernoff avait fait un exécrable voyage. Il avait quitté l'aéroport de Saint-Clément-en-Sorédie il y avait quelques heures à peine, et pourtant il n'en pouvait déjà plus. Il faut dire que l'avion présidentiel était loin de valoir les jets privés de certains des plus riches écodiens. Le fauteuil était tout à fait inconfortable et le bruit des moteurs raisonnait dans toute la carlingue. Dire que cet avion était presque neuf et que c'était Bernoff lui-même qui l'avait fait acheter il y a trois ans... Mais les économies budgétaires avaient un prix du point de vue du confort. Il essayait désespérément de se concentrer sur quelque chose pour oublier ce siège qui lui détruisait le dos, mais rien n'y faisait. Ni les soucis déjà sensible de la nouvelle majorité à la Chambre du Peuple, ni les problèmes budgétaires ne semblaient aptes à détacher son esprit de son fauteuil. Il était encore à souffrir quand l'avion se posa dans une grande secousse sur le tarmacadam de l'aéroport de Senin. Une fois l'atterrissage terminé, tandis que l'avion gagnait lentement l'emplacement qui lui était assigné et devant lequel attendait la délégation officielle varlovienne, à la tête de laquelle Lev Sergeïevitch Orlov, le ministre des affaires étrangères de Varlovie, le président se tourna vers sa propre ministre des affaires étrangères, Hélène Bernaudin.
« Alors, nous y voilà... Faire mon premier voyage officiel dans un pays communiste, c'est osé, non ?
- C'est à osé, mais c'est un symbole... Évitez juste d'aborder le sujet en présence des dignitaires varloviens, ils pourraient trouver ça... Disons plus normal qu'étonnant. »
Le président passa autour de son cou sa sempiternelle écharpe violette et se dirigea vers la sortie. L'avion s'était immobilisé, et quand la porte s'ouvrit, il fut saisi par le froid et du faire un effort pour que la première image qu'Orlov ait de lui ne soit pas celle d'un petit homme qui tremble. Tandis que le vent faisait voler les brins de son écharpe, il descendit l'escalier qui avait été installé devant l'avion.
Posté : dim. mai 08, 2011 1:22 pm
par Roman Récit
[Double-post pour signaler l'édition de mon message.)
Posté : lun. mai 09, 2011 6:29 pm
par Sacha Janovitch
Lev Orlov accueillit alors le président de la République d'Ecod avec le sourire, il comparait l'avion personnel du président avec le sien et celui du président Druganov, des épaves...
Le ministre des affaires étrangères était intrigué par cet homme, venu d'un autre pays du Jeekim, il ne savait de quoi cette rencontre allait être faite, mais, rompu aux joutes verbales et diplomatiques, il savait que si son interlocuteur recherchait l'affrontement, il ne prendrait pas le dessus sur lui.
Il indiqua aussi chaleureusement que le climat le permettait la berline noire qui attendait sur le tarmac, entrant dans la voiture, il proposa au président de la République un café, ou un whiskey, boisson "capitaliste" qu'il affectionnait particulièrement.
Lev Orlov : J'espère, bien que je sache que ce genre d'appareils sont des catastrophes, que vous avez fait bon voyage mon ami, je suis assez intrigué par votre visite a vrai dire, et impatient de savoir vos intentions envers nous!
Posté : lun. mai 09, 2011 7:41 pm
par Roman Récit
<center>[img]http://i28.servimg.com/u/f28/11/08/29/41/amaury10.jpg[/img]</center>
Le président Bernoff entra sans se faire prier dans la berline que lui indiqua le chef de la diplomatie varlovienne, et quand il lui proposa à boire demanda à prendre un café. La voiture s'ébranlait avec douceur lorsqu'Orlov pris la parole. Le président réprima une grimace quand celui-ci parla de la qualité de son voyage, puis pris la parole.
Amaury Bernoff : Vous savez monsieur Orlov, ce monde est plein de surprises... A mon avis, les peuples d'un même continent devraient pouvoir s'entretenir par l'intermédiaire de leurs dirigeants, quelles que soient les affinités et les idéologies de chacun. A ce titre, je suis venu pour fonder entre nos deux nations les bases d'une découverte mutuelle. Soyez assurez, si vous avez pu en douter, de nos intentions pacifiques à votre égard.
Posté : lun. mai 09, 2011 7:45 pm
par Sacha Janovitch
Lev Orlov sourit intérieurement en voyant que son interlocuteur passait des voyages aussi exécrables que les siens, l'avion n'avait pas d'idéologie!
Lev Orlov : Monsieur, loin de nous l'idée de faire passer la Varlovie pour un pays déstabilisateur, notre pays est l'un des plus démilitarisé du monde, vous pouvez être ainsi sur de notre bienveillance à votre égard.
Ensuite, j'aimerais que vous me parliez un peu de votre pays, en effet, je ne connais pas sa vie politique, et son fonctionnement.
Posté : lun. mai 09, 2011 8:01 pm
par Roman Récit
<center>[img]http://i28.servimg.com/u/f28/11/08/29/41/amaury10.jpg[/img]</center>
Amaury Bernoff : Les principes politiques sont simples, car ils sont ceux d'une démocratie. Le peuple élit ses représentants aux deux Chambres composant notre parlement, et il élit le président de la République, c'est à dire moi jusqu'à la fin de cette année. Les députés sont élus pour une année, le président pour 7. Notre approche de la démocratie est en effet qu'il faut que le peuple puisse se choisir le gouvernement le plus adapté aux conjectures actuelles (ce qui demande de fréquentes élections au Parlement), tout en gardant une continuité à la tête du pouvoir que seul un long mandat présidentiel peut permettre.
Nous visons à décentraliser au maximum nos institutions, en raison des fortes particularités régionales qui caractérisent notre pays, et si les lois sont faites au niveau national, les conseils régionaux sont maitres de leur moyens d'application sur leurs régions propres.
Pour ce qui est des principes économiques... Notre pays a quelques difficultés à s'accorder sur une politique économique globale, les majorités à la Chambre étant très mouvantes. Globalement, l'État encourage toute initiative particulière susceptible de favoriser l'essor économique. Nous sommes assez protectionnistes dans l'idée, mais nos droits de douane restent relativement faibles. Et l'État encourage à la consommation, mais à une consommation contrôlée.
En effet, du point de vue idéologique nous sommes tout à fait souverainistes. Pour nous, la qualité de vie dans un pays passe par la grandeur qu'il peut afficher sur la scène internationale. Comme tel, nous refusons la mondialisation et la globalisation culturelle. Nous ne sommes cependant pas des "croisés idéologiques" de la politique. Nous acceptons d'entretenir des relations aussi bien avec des démocraties qu'avec des régimes communistes, bien que le droit international ne doive pas forcément à nos yeux primer sur le droit des peuples. Et qu'en est-il de votre propre pays ?
Posté : lun. mai 09, 2011 8:05 pm
par Sacha Janovitch
Lev Orlov : Attention, je vais vous choquer!
Notre pays défend la démocratie aussi, malgré son apparence de dictature communiste, nos citoyens peuvent élire leurs représentants, malgré un état extrêmement fort, nous garantissons la liberté de presse, n'en déplaise à nos opposants récents.
Nous sommes partisans d'une politique économique entièrement étatisée, cela permet d'avoir un contrôle parfait de celle ci tout en permettant des hausses égalitaires de niveau de vie.
Nous sommes encore très pauvres, et nous souhaitons nous développer rapidement afin de garantir à nos citoyens un niveau de vie important.
Posté : lun. mai 09, 2011 9:51 pm
par Roman Récit
<center>[img]http://i28.servimg.com/u/f28/11/08/29/41/amaury10.jpg[/img]</center>
Amaury Bernoff : Bien que nos approches économiques diffèrent, nous poursuivons les mêmes buts d'enrichissement du peuple dans son entier. Je pense que nous saurons trouver là un terrain d'entente particulier pour nos deux nations. Sans doute auriez-vous besoin d'une aide, si infime soit-elle, qu'Ecod pourrait vous apporter ?
Posté : mar. mai 10, 2011 7:34 am
par Sacha Janovitch
Lev Orlov : Vous savez, aucun pays du Jeekim n'a une influence dominante sur l'échiquier mondial, ni quelque importance.
Ainsi monsieur, je vous mets tout de suite au courant du projet de notre leader.
Bien que cela puisse sembler être très difficile à mettre en place, surtout avec notre pays, Alexeï Davidovitch a pour rêve d'unir tous les fiers peuples de notre continent, une sorte d'Union du Jeekim, dont les principes seraient une coopération économique accrue, ainsi que des uniformisations dans certains domaines, des partenariats scientifiques, et une visée politique commune.
Le Jeekim est un continent encore complètement délaissé par la politique internationale, et nous voudrions ainsi créer quelque chose ici...
Qu'en pensez vous?