Posté : lun. avr. 25, 2011 5:02 am
Ngô Đức Lương regardait avec intérêt l’autre côté de la frontière entre l’Empire du Kaiyuan et le Nanzhao (A10). Il y avait plus de deux heures, un groupe d’une dizaine de réfugié les avaient avertit qu’une masse importante de population provenant de la côte du Nanzhao se dirigeait vers le Kaiyuan. Ceux-ci se déplaçaient la nuit, dans la forêt pour se cacher des troupes armés qui patrouillait partout sur le territoire. Cette troupe avait été rejoins pas de nombreux autres réfugiés, victimes de la terrible violence qui sévissait dans le Nanzhao. Pas plus tard que hier, un réfugié avait affirmé aux douaniers qu’un village à une vingtaine de km avait été brûlé et les habitant massacré par un seigneur de guerre. Apparemment, ce massacre était des représailles envers un rival. Qui contrôlait ce territoire. Or, la violence ayant augmenté ces quelques semaines il c’était avéré que cette troupe de réfugié était maintenant composé d’au moins plusieurs milliers de personnes. Ils c’étaient séparés pour augmenter leur chance de survie, pour ensuite se rejoindre devant le poste frontière de Phak Nam.
Le poste frontière de Phak Nam était un des trois seuls postes frontière à la frontière entre la Province de Dak Hoa et le Nanzhao. Le reste de la frontière était étroitement surveillé par l’armée et généralement, la rivière Nao Pen, servait de frontière naturelle et empêchait la traversé. C’est pourquoi, la majorité passait par le poste de Phak Nam les deux autres plus au sud qui permettait d’enjamber la rivière Nao Pen. Ngô Đức Lương était en poste depuis déjà deux semaines. La procédure exigeait que les personnes sans passeport et exigeant un statut de réfugié soit amené dans le baraquement administratif juste à côté, là il pouvait facilement recevoir un statut de réfugié et leur nom était mit dans le registre national des réfugiés. De nombreux camions militaires attendaient toujours à proximité, pour mener ceux-ci vers les camps installés spécialement pour eux. Ceux-ci se trouvaient maintenant loin de la frontière depuis l’incident de Fuzen qui avait été perpétré par des groupes armés ayant traversé la frontière et massacré des réfugiés dans un camp à proximité. Aujourd’hui, l’on avait préparé de nombreux camions en vu de l’arriver de cette imposante troupe de réfugiés. Ngô Đức Lương était aussi l’officier en charge du poste frontière de Phak Nam, ils étaient généralement changés à tout les 6 mois. La situation au Nanzhao c’étant dégradé, celui-ci avait reçut l’ordre par le commandement militaire régional de Dak Hoa, de rester vigilant. Cet ordre était régulièrement confirmé par les coups de feu lointain que l’on pouvait entendre certains jours de l’autre côté de la frontière.
Le poste frontière de Phak Nam était composé de deux miradors en bois qui longeaient la route de terre menant au Nanzhao. Deux petites guérites de bois étaient installé de chaque côté de la route, soutenant une barrière de bois et de métal. Il y avait plusieurs bâtiments, dont le baraquement administratif, les quartiers des militaires, un magasin général tenu par des civils du village voisin et finalement un petit autel bouddhiste tenu par un vieux moine bouddhiste venant de Nam Tho. Le tout longeait généralement la route de terre, et un espace dégagé permettait à des véhicules de se stationner. Aujourd’hui, celui-ci était occupé par une vingtaine de camions militaires de transport.
Ngô Đức Lương prit ses jumelles et il scruta la forêt dense de l’autre côté de la frontière. Derrière lui, une quelconque journaliste Alméranne, accompagné de son caméraman interrogeait un soldat du poste frontière. Le gouvernement avait permit aux étrangers l’accès aux postes frontière et aux camps de réfugier et cette journaliste était l’un des premiers à s’intéressé au problème existant dans la région. Un interprète de Dak Hoa traduisait les questions de la journaliste en Khmer Dakan, la langue majoritaire de la Province de Dak Hoa. Ngô ne savait pas d’où provenait la journaliste, peut-être du Numancia. Le fait que des médias Numancien commencent à s’installer au Kaiyuan semblait confirmer l’origine de la journaliste. Mais il ne s’en préoccupait pas, tant qu’elle ne traverse pas la frontière, tout irait bien. Le Gouvernement ne leurs avaient pas permit de traverser vers le Nanzhao, jugeant la situation trop dangereuse pour des journalistes étrangers, surtout que l’Empire ne pourrait plus garantir leur sécurité à l’extérieur du pays.
-Excusez-moi officier ?
Ngô se retourna et vit que c’était la journaliste qui c’était approché. Il ne savait pas se qu’elle avait dit, mais il avait tout de même compris.
-Je suis l’Officier Ngô Đức Lương, responsable de ce poste frontière.
L’interprète traduisait à mesure.
-Oui je sais, ce soldat me l’a dit tout à l’heure, je voudrais vous poser quelques questions. Le gouvernement m’a assuré que j’aurais accès à toutes les installations et au personnel.
-Oui je suis au courant. Vous pouvez posez vos questions. J’y répondrais de mon mieux.
La journaliste, dont les cheveux blond attiraient beaucoup les regards, sourit et fit signe à son caméraman d’enfourcher sa caméra. Elle émit un commentaire à l’encontre de son compagnon, chose que l’interprète ne prit pas la peine de traduire, puis elle tendit son micro à une distance respectable de l’officier, derrière lui, s’étendait la forêt luxuriante du Nanzhao et la petite route de terre.
-Bien. Tout d’abord, j’aimerais savoir combien de réfugié voyez-vous passer à la frontière ? Les acceptez-vous tous ? Refusez-vous la plupart d’entre eux ?
L’interprète traduisit les questions à l’officier.
-Nous voyons chaque jour en moyenne une cinquantaine de réfugié qui traverse la frontière. Certains jours, ce chiffre peut aller jusqu'à 300. Ces dernières semaines, ce chiffre ne cesse d’augmenter. La politique Impériale concernant les réfugiés stipule que toute personne demandant un statut de réfugié et n’ayant aucun passeport et aucun antécédent criminel, bien qu’il soit difficil de vérifier, soit acceptée au pays. Nous ne refusons personne généralement, les seuls que nous avons refusé détenaient soit des armes à feu ou des opiacés illégals.
-Pourquoi les amenez-vous tous vers des camps préconstruit loin de la frontière ? Des camps surveillés par l’armée ? Sont-ils indésirable ?
-Non, pas du tout, les camps loin de la frontière est uniquement pour leur sécurité. Cette mesure à été prise après l’incident de Fuzen trois ans plus tôt lorsque des groupes armées provenant de Nanzhao ont massacré des réfugiés à la frontière. Nous les mettons dans des camps préconstruit et encadré par l’armée Impériale seulement pour une question humanitaire. Cela facilite grandement la distribution des rations alimentaires et les réfugiés bénéficient de soins médicaux et d’installation sanitaire acceptable, mais temporaire.
-Cet incident de Fuzen, je n’en ait jamais entendu parlé. Est-ce fréquent ce genre d'incident violent ?
-Généralement non. Mais depuis cinq ans nous enregistrons au moins une incursion hostile de groupes armés provenant du Nanzhao par mois. Mais le fait que nous ayons déplacé les camps à grandement réduit le nombre d’intrusion, sans compter les patrouilles militaire qui ont augmenté de 120%.
-Mais pourquoi veulent-ils s’attaquer à ces réfugiés ?
-La situation au Nanzhao est plutôt anarchique, des seigneurs de guerres se combattent pour contrôlé les ressources importantes de pétrole et de gaz du pays. Or, la population est littéralement asservie pour servir ces seigneurs de guerre. Mais puisque le pays est instable, ces populations passent d’un seigneur de guerre à un autre. Ceux qui fuient sont alors considéré comme des traîtres ayant trahis leur maître. Ils sont alors pourchassés et malheureusement, les fuyards sont beaucoup de femmes et d’enfants qui sont généralement aux yeux des seigneurs de guerre inférieurs aux hommes qui combattent pour eux.
Comme pour confirmer se qu’il venait de dire, un soldat s’approcha et il avertit l’officier que le groupe de réfugié qu’ils attendaient arrivait. Au loin, sur la route, une marée humaine marchait lentement vers le Kaiyuan. Avant que la journaliste ne pose la question, Ngô fût plus rapide.
-Vous pourrez les interrogez lorsqu’ils auront traversé la frontière. Et seulement ceux qui accepte de vous parlez. Ils ont effectuez un long voyage, ils doivent être particulièrement fatigué.
Le caméraman dépassa l’officier pour se placer proche d’une des guérites. Il filma le flot de réfugié qui s’approchait de plus en plus de la frontière. L’on pouvait déjà voir que la majorité d’entre eux étaient des femmes et des enfants. Il y avait quelques hommes, de nombreux vieillard. Tous marchaient en silence, excepté les enfants qui se plaignaient et les nourrissons qui pleuraient. Le vieux moine bouddhiste apparut subitement en s’arrêtant près du caméraman qui recula pour lui laisser de l’espace. Apparemment, celui-ci venait accueillir les réfugiés.
Mais tout bascula en quelques secondes. Une grenade explosa en plein milieu de la route, au loin, derrière le flot de réfugiés, suivit rapidement de coups de feu. Tout d’abord, les réfugiés se retournèrent rapidement pour voir se qu’il se passait, lorsqu’ils virent une deuxième explosion projeter des corps déchiqueté dans les airs, la foule se mit à courir en hurlant de panique vers le poste frontière. Ngô Đức Lương ordonna de lever la barrière pour facilité la circulation, puis il courra vers le baraquement pour activer l’alarme. De nombreux soldats sortirent des quartiers qui leur était réservé et se déployèrent pour accueillir les réfugiés et les diriger directement vers les camions. Mais avant qu’ils ne purent atteindre le poste-frontière, la troupe de réfugié furent prit en étau par des tirs provenant de la lisière de la forêt. Des hommes armés les attendaient. Des femmes et des hommes s’écroulaient sur le sol, touché par des balles. Les enfants ayant le malheur de ne pas être dans les bras de leurs parents étaient littéralement piétinés par la foule paniquée.
Ngô Đức Lương décrocha un téléphone mural à l’extérieur du baraquement et il contacta le commandement de Dak Hoa. Ensuite, il cria à la journaliste et au caméraman de se réfugier dans le baraquement en sachant très bien qu’ils allaient désobéir. Ngô sortit son pistolet et donna l’ordre aux soldats de faire feu sur la lisière de la forêt en évitant le chemin de terre et les réfugiés. L’officier avait reçut l’aval du commandement de Dak Hoa. Les soldats des miradors firent feu en premiers et l’on pouvait voir la végétation être déchiqueté face aux balles des soldats Impériaux. Au même moment les premiers réfugiés atteignirent le poste frontière et ils furent directement dirigés vers les camions.
Mais les ravisseurs prirent pour cible le poste-frontière en ripostant aux coups de feu nourrit qu’ils recevaient. Peu importe si ils visaient mal, les soldats devaient gagner du temps pour permettre à tout le monde de pénétrer au pays. Une femme s’écroula devant la journaliste Numancienne, une balle l’ayant atteignit dans le dos, Ngô lui cria d’aller se réfugier, mais elle alla rejoindre son caméraman prêt des guérites. Celui-ci se réfugiait derrière ceux-ci en filmant la vague de réfugiés qui se faisait mitrailler par les ravisseurs inconnus. Ils réussirent à filmer le moine bouddhiste recevant deux balles en pleine poitrine. Un soldat à proximité lâcha son arme et alla porter secours à celui-ci. Aidé par trois autres réfugiés, ils le traînèrent vers le baraquement administratif. Le chaos était hallucinant, des cris jaillissaient de partout. Un soldat prêt de la journaliste s’écroula au sol, du sang jaillissant de son cou. La journaliste interloqué, réagit tout de même rapidement en déchirant son chemisier et en mettant une pression sur la blessure du soldat. Elle remarqua que Ngô Đức Lương tirait avec son pistolet en donnant des ordres en même temps, sans compter qu’il avait une vilaine blessure à sa jambe droite, ayant été touché par une balle. Le carnage dura une bonne dizaine de minute avant que le silence ne revienne.
La journaliste tremblait légèrement face au cadavre du soldat qu’elle avait essayé d’aider. Au loin, elle vit que des réfugiés pleuraient sur la dépouille du moine bouddhiste. De nombreux cadavres et blessés jonchaient le sol du poste frontière, mais se n’était rien comparativement au bain de sang de l’autre côté de la frontière. Le petit chemin de terre était jonché de cadavres et l’on pouvait entendre le gémissement des blessés, coincés sous les dépouilles morbides de leurs compagnons. Une fillette de 2 ans était assise sur le corps inerte de sa mère, semblant être sous le choc. Ngô Đức Lương ordonna à plusieurs de ses hommes de l’accompagner, ils allaient traverser la frontière pour aller chercher les blessés. Ils avaient reçut la permission de franchir la frontière du commandement de Dak Hoa, sans compter que des renforts arriveraient dans 30 minutes.
La journaliste demanda si elle pouvait les accompagner, mais Ngô ne lui répondit pas, trop occupé à rassemblé ses hommes, son visage crispé témoignait de sa colère intérieure. La journaliste chercha des yeux son interprète et il le vit couché sur le sol, la tête à moitié éclaté par des projectiles ennemis. Elle fit signe à son caméraman de le suivre et ils suivirent la dizaine de soldats qui traversèrent la frontière pour chercher des blessés. Ils en trouvèrent beaucoup et ils les transportèrent au Kaiyuan en silence, ayant perdu leur voix face aux innombrables cadavres qui les entouraientt. La journaliste n’avait pas besoin d’interprète, les visages des soldats exprimaient tout. Au bout de 20 minutes, la journaliste finit pas céder et aida les soldats à transporter les blessés. Elle agrippa avec douceur une fillette couverte de sang pour la transporter vers le poste frontière, chacun de ses pleurs était comme un poignard qui transperçait le cœur. Le caméraman finit par déposer sa caméra et à aider lui aussi aider les soldats. Les trois heures suivante, furent dédié au rappatriement des cadavres de l’autre côté de la frontière et on les aligna devant le baraquement administratif. La journaliste n’eut pas le cœur de compter les cadavres pour effectuer elle-même le bilan provisoire, elle savait déjà qu’ils étaient des centaines. Elle fût de toute manière prié à quitter les lieux vers Dak Hoa, l’Officier Ngô jugeant qu’il ne pouvait plus assurer leur sécurité. Ils apprirent plus tard, que le bilan officiel était de 456 morts, plus 7 soldats Impériaux et 2 civils Kaiyunais. Ils filmèrent alors leur dernière scène de leur reportage à Dak Hoa, le visage triste et crispé, devant une foule de personne qui c’était réunit sur la place Thok Phanel, une foule silencieux pleurant les victimes.
Le poste frontière de Phak Nam était un des trois seuls postes frontière à la frontière entre la Province de Dak Hoa et le Nanzhao. Le reste de la frontière était étroitement surveillé par l’armée et généralement, la rivière Nao Pen, servait de frontière naturelle et empêchait la traversé. C’est pourquoi, la majorité passait par le poste de Phak Nam les deux autres plus au sud qui permettait d’enjamber la rivière Nao Pen. Ngô Đức Lương était en poste depuis déjà deux semaines. La procédure exigeait que les personnes sans passeport et exigeant un statut de réfugié soit amené dans le baraquement administratif juste à côté, là il pouvait facilement recevoir un statut de réfugié et leur nom était mit dans le registre national des réfugiés. De nombreux camions militaires attendaient toujours à proximité, pour mener ceux-ci vers les camps installés spécialement pour eux. Ceux-ci se trouvaient maintenant loin de la frontière depuis l’incident de Fuzen qui avait été perpétré par des groupes armés ayant traversé la frontière et massacré des réfugiés dans un camp à proximité. Aujourd’hui, l’on avait préparé de nombreux camions en vu de l’arriver de cette imposante troupe de réfugiés. Ngô Đức Lương était aussi l’officier en charge du poste frontière de Phak Nam, ils étaient généralement changés à tout les 6 mois. La situation au Nanzhao c’étant dégradé, celui-ci avait reçut l’ordre par le commandement militaire régional de Dak Hoa, de rester vigilant. Cet ordre était régulièrement confirmé par les coups de feu lointain que l’on pouvait entendre certains jours de l’autre côté de la frontière.
Le poste frontière de Phak Nam était composé de deux miradors en bois qui longeaient la route de terre menant au Nanzhao. Deux petites guérites de bois étaient installé de chaque côté de la route, soutenant une barrière de bois et de métal. Il y avait plusieurs bâtiments, dont le baraquement administratif, les quartiers des militaires, un magasin général tenu par des civils du village voisin et finalement un petit autel bouddhiste tenu par un vieux moine bouddhiste venant de Nam Tho. Le tout longeait généralement la route de terre, et un espace dégagé permettait à des véhicules de se stationner. Aujourd’hui, celui-ci était occupé par une vingtaine de camions militaires de transport.
Ngô Đức Lương prit ses jumelles et il scruta la forêt dense de l’autre côté de la frontière. Derrière lui, une quelconque journaliste Alméranne, accompagné de son caméraman interrogeait un soldat du poste frontière. Le gouvernement avait permit aux étrangers l’accès aux postes frontière et aux camps de réfugier et cette journaliste était l’un des premiers à s’intéressé au problème existant dans la région. Un interprète de Dak Hoa traduisait les questions de la journaliste en Khmer Dakan, la langue majoritaire de la Province de Dak Hoa. Ngô ne savait pas d’où provenait la journaliste, peut-être du Numancia. Le fait que des médias Numancien commencent à s’installer au Kaiyuan semblait confirmer l’origine de la journaliste. Mais il ne s’en préoccupait pas, tant qu’elle ne traverse pas la frontière, tout irait bien. Le Gouvernement ne leurs avaient pas permit de traverser vers le Nanzhao, jugeant la situation trop dangereuse pour des journalistes étrangers, surtout que l’Empire ne pourrait plus garantir leur sécurité à l’extérieur du pays.
-Excusez-moi officier ?
Ngô se retourna et vit que c’était la journaliste qui c’était approché. Il ne savait pas se qu’elle avait dit, mais il avait tout de même compris.
-Je suis l’Officier Ngô Đức Lương, responsable de ce poste frontière.
L’interprète traduisait à mesure.
-Oui je sais, ce soldat me l’a dit tout à l’heure, je voudrais vous poser quelques questions. Le gouvernement m’a assuré que j’aurais accès à toutes les installations et au personnel.
-Oui je suis au courant. Vous pouvez posez vos questions. J’y répondrais de mon mieux.
La journaliste, dont les cheveux blond attiraient beaucoup les regards, sourit et fit signe à son caméraman d’enfourcher sa caméra. Elle émit un commentaire à l’encontre de son compagnon, chose que l’interprète ne prit pas la peine de traduire, puis elle tendit son micro à une distance respectable de l’officier, derrière lui, s’étendait la forêt luxuriante du Nanzhao et la petite route de terre.
-Bien. Tout d’abord, j’aimerais savoir combien de réfugié voyez-vous passer à la frontière ? Les acceptez-vous tous ? Refusez-vous la plupart d’entre eux ?
L’interprète traduisit les questions à l’officier.
-Nous voyons chaque jour en moyenne une cinquantaine de réfugié qui traverse la frontière. Certains jours, ce chiffre peut aller jusqu'à 300. Ces dernières semaines, ce chiffre ne cesse d’augmenter. La politique Impériale concernant les réfugiés stipule que toute personne demandant un statut de réfugié et n’ayant aucun passeport et aucun antécédent criminel, bien qu’il soit difficil de vérifier, soit acceptée au pays. Nous ne refusons personne généralement, les seuls que nous avons refusé détenaient soit des armes à feu ou des opiacés illégals.
-Pourquoi les amenez-vous tous vers des camps préconstruit loin de la frontière ? Des camps surveillés par l’armée ? Sont-ils indésirable ?
-Non, pas du tout, les camps loin de la frontière est uniquement pour leur sécurité. Cette mesure à été prise après l’incident de Fuzen trois ans plus tôt lorsque des groupes armées provenant de Nanzhao ont massacré des réfugiés à la frontière. Nous les mettons dans des camps préconstruit et encadré par l’armée Impériale seulement pour une question humanitaire. Cela facilite grandement la distribution des rations alimentaires et les réfugiés bénéficient de soins médicaux et d’installation sanitaire acceptable, mais temporaire.
-Cet incident de Fuzen, je n’en ait jamais entendu parlé. Est-ce fréquent ce genre d'incident violent ?
-Généralement non. Mais depuis cinq ans nous enregistrons au moins une incursion hostile de groupes armés provenant du Nanzhao par mois. Mais le fait que nous ayons déplacé les camps à grandement réduit le nombre d’intrusion, sans compter les patrouilles militaire qui ont augmenté de 120%.
-Mais pourquoi veulent-ils s’attaquer à ces réfugiés ?
-La situation au Nanzhao est plutôt anarchique, des seigneurs de guerres se combattent pour contrôlé les ressources importantes de pétrole et de gaz du pays. Or, la population est littéralement asservie pour servir ces seigneurs de guerre. Mais puisque le pays est instable, ces populations passent d’un seigneur de guerre à un autre. Ceux qui fuient sont alors considéré comme des traîtres ayant trahis leur maître. Ils sont alors pourchassés et malheureusement, les fuyards sont beaucoup de femmes et d’enfants qui sont généralement aux yeux des seigneurs de guerre inférieurs aux hommes qui combattent pour eux.
Comme pour confirmer se qu’il venait de dire, un soldat s’approcha et il avertit l’officier que le groupe de réfugié qu’ils attendaient arrivait. Au loin, sur la route, une marée humaine marchait lentement vers le Kaiyuan. Avant que la journaliste ne pose la question, Ngô fût plus rapide.
-Vous pourrez les interrogez lorsqu’ils auront traversé la frontière. Et seulement ceux qui accepte de vous parlez. Ils ont effectuez un long voyage, ils doivent être particulièrement fatigué.
Le caméraman dépassa l’officier pour se placer proche d’une des guérites. Il filma le flot de réfugié qui s’approchait de plus en plus de la frontière. L’on pouvait déjà voir que la majorité d’entre eux étaient des femmes et des enfants. Il y avait quelques hommes, de nombreux vieillard. Tous marchaient en silence, excepté les enfants qui se plaignaient et les nourrissons qui pleuraient. Le vieux moine bouddhiste apparut subitement en s’arrêtant près du caméraman qui recula pour lui laisser de l’espace. Apparemment, celui-ci venait accueillir les réfugiés.
Mais tout bascula en quelques secondes. Une grenade explosa en plein milieu de la route, au loin, derrière le flot de réfugiés, suivit rapidement de coups de feu. Tout d’abord, les réfugiés se retournèrent rapidement pour voir se qu’il se passait, lorsqu’ils virent une deuxième explosion projeter des corps déchiqueté dans les airs, la foule se mit à courir en hurlant de panique vers le poste frontière. Ngô Đức Lương ordonna de lever la barrière pour facilité la circulation, puis il courra vers le baraquement pour activer l’alarme. De nombreux soldats sortirent des quartiers qui leur était réservé et se déployèrent pour accueillir les réfugiés et les diriger directement vers les camions. Mais avant qu’ils ne purent atteindre le poste-frontière, la troupe de réfugié furent prit en étau par des tirs provenant de la lisière de la forêt. Des hommes armés les attendaient. Des femmes et des hommes s’écroulaient sur le sol, touché par des balles. Les enfants ayant le malheur de ne pas être dans les bras de leurs parents étaient littéralement piétinés par la foule paniquée.
Ngô Đức Lương décrocha un téléphone mural à l’extérieur du baraquement et il contacta le commandement de Dak Hoa. Ensuite, il cria à la journaliste et au caméraman de se réfugier dans le baraquement en sachant très bien qu’ils allaient désobéir. Ngô sortit son pistolet et donna l’ordre aux soldats de faire feu sur la lisière de la forêt en évitant le chemin de terre et les réfugiés. L’officier avait reçut l’aval du commandement de Dak Hoa. Les soldats des miradors firent feu en premiers et l’on pouvait voir la végétation être déchiqueté face aux balles des soldats Impériaux. Au même moment les premiers réfugiés atteignirent le poste frontière et ils furent directement dirigés vers les camions.
Mais les ravisseurs prirent pour cible le poste-frontière en ripostant aux coups de feu nourrit qu’ils recevaient. Peu importe si ils visaient mal, les soldats devaient gagner du temps pour permettre à tout le monde de pénétrer au pays. Une femme s’écroula devant la journaliste Numancienne, une balle l’ayant atteignit dans le dos, Ngô lui cria d’aller se réfugier, mais elle alla rejoindre son caméraman prêt des guérites. Celui-ci se réfugiait derrière ceux-ci en filmant la vague de réfugiés qui se faisait mitrailler par les ravisseurs inconnus. Ils réussirent à filmer le moine bouddhiste recevant deux balles en pleine poitrine. Un soldat à proximité lâcha son arme et alla porter secours à celui-ci. Aidé par trois autres réfugiés, ils le traînèrent vers le baraquement administratif. Le chaos était hallucinant, des cris jaillissaient de partout. Un soldat prêt de la journaliste s’écroula au sol, du sang jaillissant de son cou. La journaliste interloqué, réagit tout de même rapidement en déchirant son chemisier et en mettant une pression sur la blessure du soldat. Elle remarqua que Ngô Đức Lương tirait avec son pistolet en donnant des ordres en même temps, sans compter qu’il avait une vilaine blessure à sa jambe droite, ayant été touché par une balle. Le carnage dura une bonne dizaine de minute avant que le silence ne revienne.
La journaliste tremblait légèrement face au cadavre du soldat qu’elle avait essayé d’aider. Au loin, elle vit que des réfugiés pleuraient sur la dépouille du moine bouddhiste. De nombreux cadavres et blessés jonchaient le sol du poste frontière, mais se n’était rien comparativement au bain de sang de l’autre côté de la frontière. Le petit chemin de terre était jonché de cadavres et l’on pouvait entendre le gémissement des blessés, coincés sous les dépouilles morbides de leurs compagnons. Une fillette de 2 ans était assise sur le corps inerte de sa mère, semblant être sous le choc. Ngô Đức Lương ordonna à plusieurs de ses hommes de l’accompagner, ils allaient traverser la frontière pour aller chercher les blessés. Ils avaient reçut la permission de franchir la frontière du commandement de Dak Hoa, sans compter que des renforts arriveraient dans 30 minutes.
La journaliste demanda si elle pouvait les accompagner, mais Ngô ne lui répondit pas, trop occupé à rassemblé ses hommes, son visage crispé témoignait de sa colère intérieure. La journaliste chercha des yeux son interprète et il le vit couché sur le sol, la tête à moitié éclaté par des projectiles ennemis. Elle fit signe à son caméraman de le suivre et ils suivirent la dizaine de soldats qui traversèrent la frontière pour chercher des blessés. Ils en trouvèrent beaucoup et ils les transportèrent au Kaiyuan en silence, ayant perdu leur voix face aux innombrables cadavres qui les entouraientt. La journaliste n’avait pas besoin d’interprète, les visages des soldats exprimaient tout. Au bout de 20 minutes, la journaliste finit pas céder et aida les soldats à transporter les blessés. Elle agrippa avec douceur une fillette couverte de sang pour la transporter vers le poste frontière, chacun de ses pleurs était comme un poignard qui transperçait le cœur. Le caméraman finit par déposer sa caméra et à aider lui aussi aider les soldats. Les trois heures suivante, furent dédié au rappatriement des cadavres de l’autre côté de la frontière et on les aligna devant le baraquement administratif. La journaliste n’eut pas le cœur de compter les cadavres pour effectuer elle-même le bilan provisoire, elle savait déjà qu’ils étaient des centaines. Elle fût de toute manière prié à quitter les lieux vers Dak Hoa, l’Officier Ngô jugeant qu’il ne pouvait plus assurer leur sécurité. Ils apprirent plus tard, que le bilan officiel était de 456 morts, plus 7 soldats Impériaux et 2 civils Kaiyunais. Ils filmèrent alors leur dernière scène de leur reportage à Dak Hoa, le visage triste et crispé, devant une foule de personne qui c’était réunit sur la place Thok Phanel, une foule silencieux pleurant les victimes.