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Posté : mar. mars 01, 2011 10:01 pm
par Lychaka
Les trois hommes des services secrets montèrent à bord d'un patrouilleur rapide de l'Armée Lychakienne, déjà prêt à partir.
[img]http://riviera.unblog.fr/files/2009/01/couleurmer3gd.jpg[/img]
En quelques dizaines de minutes le patrouilleur fut à la limite des eaux territoriales Wapongaises et s'arrêta brutalement, le patrouilleur était en fait armé par ordre du Ministère de la défense (car oui selon eux il faut être prêt à tout venant de Wapongais).
"Ici le Patrouilleur BC-0-1-8-96-23 de l'Armée Lychakienne. Demandons autorisation d'entrer en eaux territoriales Wapongaises. Transportons délégation Lychakienne attendue par Ba Hiep Diep."
Après le message radio lancé aux Wapongais par le commandant du patrouilleur il y eu un silence qui dura quelques minutes. Le commandant répéta le message radio.
Un des espions dit au plus jeune d'entre eux:
Tu as tout le neccessaire pour mettre en contact le patron et Ba Hiep Diep?
Posté : mar. mars 01, 2011 10:28 pm
par Johel3007
L'attente ne fut pas longue.
La marine Wapongaise n'a pas une large bande côtière à surveiller et dispose de plus qu'assez de navires pour couvrir la zone.
Deux patrouilleurs apparaissent bientôt à l'horizon et se placent sur les flancs du navire Lynchakien.
Du coté des insulaires communistes, la radio crépite :
"-Ici WPS-012, de la République Souveraine du Wapong.
Autorisation confirmée, BC-0-1-8-96-23.
Mettez vous dans notre sillage et branchez-vous sur la fréquence du port d'Anali pour instructions."
Si le navire du Lynchaka obtempère, il ne faut qu'une à deux heures avant que la côte Wapongaise ne soit clairement visible.
Anali, petite ville portuaire à la frontière Ouest, abrite aussi ce que les Wapongais appellent pompeusement leur "base navale" :
Un large quai bétonné, où plusieurs vaisseaux civils à moitié rouillés mouillent.
En dehors d'un patrouilleur en cour d'entretient, aucun autre navire militaire n'est visible.
Par contre, le comité d'accueil est bien visible lui :
Une vingtaine de jeunes femmes en treillis bleu et noir attendent, soutenue par un des véhicules de transport blindé de l'armée.
Et un peu à l'écart, une limousine noire.
Une fois à quai, les Lynchakiens sont invités à débarquer par les amazones.
Tourterelle n°1 :
"-Bienvenu au Wapong. Pays de la liberté.
Merci de bien vouloir garder vos mains en évidence et d'avancer jusqu'au transporteur, où une fouille détaillée aura lieu."
Près du transporteur, une autre amazone enfile un gant en plastique...
Posté : mer. mars 02, 2011 8:08 am
par Lychaka
A ces mots les agents des services secrets Lychakiens ne purent réprimer un sourire à leur en fendre la poire.
Mais à la mention d'une fouille, le "chef" du trio fit d'un ton provocateur:
Une fouille? Ah oui? On a eu ordre de ne pas quitter nos armes précisément en notre présence au Wapong.
Posté : mer. mars 02, 2011 10:29 am
par Johel3007
La Tourterelle posa un regard amusé sur les trois hommes.
Tourterelle n°1 :
"-Ces armes ne vous attireront que des problèmes.
Et en cas de problème, elles ne changeront rien à l'issue.
Il n'y a que trois d'entre vous...
Niveau assurance-vie, à votre place, j'aurais plus de fois dans ma bonne conduite que dans un 9mm."
Quelques sourires se dessinèrent sur les visages des agents.
Une autre tourterelle tapota d'un air joueur l'étui de son pistolet.
Elle répéta la phrase de sa soeur sur le même ton jovial, telle une hotesse de l'air s'adressant à ses passagers.
Tourterelle n°2 :
"-Merci de bien vouloir garder vos mains en évidence et d'avancer jusqu'au transporteur, où une fouille détaillée aura lieu."
Posté : mer. mars 02, 2011 10:58 am
par Lychaka
L'agent des services secrets Lychakien semblait profiter pleinement du moment, comme si se confronter aux Wapongais lui faisait un immense plaisir.
Je suis ici pour accomplir une mission pour mon pays: mettre en contact les chefs de nos deux services d'espionnage, et pourtant, aussi futile et simple parait-elle, je ne vous fais pas confiance, une fois sans arme, seuls les Dieux savent ce que vous ferez de nous.
Je ne suis pas ici pour céder devant la première... Il réprima son envie d'insulter les Wapongaises. Wapongaise venue qui essaie de faire preuve d'autorité.
Je sais bien qu'il est trop tard pour faire machine en arrière et rentrer chez moi, si vous ne souhaitez pas nous laisser passer...
Ouvrez simplement le feu.
Les trois Lychakiens mirent la main sur leur arme, prêts à riposter au premier tir Wapongais, déjà ils repéraient toutes les possibilités de cachette, ils savaient qu'ils ne pourraient en ressortir vivant si cela arrivait, les Wapongais étaient en surnombre ici, et combien même un fou scénario leur permettait de se débarrasser d'eux, ils en enverraient simplement d'autres.
Posté : mer. mars 02, 2011 11:52 am
par Johel3007
Rapide regard de concertation entre les Tourterelles.
L'une d'elles pressa la main sur son oreille avant de parler en Wapongais.
Tourterelle n°1 :
"-On a une possibilité de code rouge."
Sur les quais, le moteur de la limousine s'enclencha.
Elle quitta le port, laissant les Tourterelles avec les Lynchakiens.
Tourterelle n°2 :
"-Si ces messieurs bien armés veulent bien se donner la peine d'avancer jusqu'au transporteur...
Nous allons vous conduire au Directeur Diep."
Posté : mer. mars 02, 2011 12:09 pm
par Lychaka
Les Lychakiens s'exécutèrent, toujours méfiants, ils n'avaient pas relâchés leur attention. Le Lychakien transportant la valise semblait le plus inquiet, il y avait eu un choc lors du transport en patrouilleur et si la cargaison de la valise en avait prit un coup, ce voyage aurait été tout à fait inutile.
Posté : mer. mars 02, 2011 1:11 pm
par Johel3007
Les Wapongaises ignoraient tout du contenu de la valise.
Mais elles savaient une chose :
Un trio d'agents étrangers désiraient rencontrer leur patron et refusaient de le faire sans arme.
Ils savaient que ces dernières ne leur sauveraient pas la vie en cas de problème mais insistaient pour les garder.
Cela révélait une intention de nuire plutôt que de se protéger.
D'où le code rouge :
- Évacuer les dignitaires.
- Leurrer les hostiles à découvert.
- Mettre les hostiles hors d'état de nuire.
Lorsque les détonations retentirent, les Lynchakiens n'étaient qu'à une dizaine de mètres du transporteur blindé, cerné par un cordon d'agents Wapongais.
Cela commença de derrière, fauchant celui qui avait assumé le rôle de chef un peu plus tôt.
Rapidement, les 17 autres Tourterelles sortirent leurs armes. Deux d'entre elles n'eurent pas le temps de tirer que les Lynchakiens ripostèrent.
Une troisième s'écroula en gémissant, une main pressée sur sa cuisse.
La suite fut prévisible.
Le temps pour les chargeurs de se vider et le calme revint sur les quais, les Wapongais inspectant les cadavres sous l'oeil envieux des mouettes.
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Bureau de la Défense,
District 1 de Wapong-City,
Une heure plus tard.
Ba Hiep Diep décrocha le téléphone.
Ba Hiep Diep :
"-Alors, nos invités se sont calmé ? Ils sont en route ?"
Un court instant passa alors que le Directeur Général des Services Spéciaux écoutait le rapport.
Ba Hiep Diep :
"-Dommage qu'aucun n'ait été pris en vie. Mais vous avez fait les bons choix, ma petite.
Procédure de débriefing standard.
Disposez des corps pour eutopsie et isolez leurs possessions pour inspection.
Peut être apprendrons-nous quelque chose sur les méthodes d'entrainement Lynchakienne ?
Diep teminé."
Il raccrocha.
Une rencontre face à face entre chefs des renseignements et celui du Lynchaka envoyait de vulgaires sous-fifres ?
Cette affaire sentait déjà mauvais dès le début.
Mais Diep n'était pas né de la dernière pluie.
Il avait survécu à chaque régimes du Wapong depuis l'indépendance.
Et dans ce pays tourmenté, il y en avait eu beaucoup.
Paranoïaque, il ne rencontrait que peu de gens face à face et jamais dans une situation hors de son contrôle absolu.
Ainsi avait-il survécu aux précédents régimes et ainsi survivrait-il à celui-ci.