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Posté : lun. janv. 24, 2011 5:31 pm
par Ramiro de Maeztu
Suite aux nombreuses tensions diplomatiques entre le Royaume Canoviste de Numancia et le Royaume du Brathenbourg, aux insultes dissimulées dans les missives et dans les grands quotidiens nationaux, Sa Majesté Sérénissime Felipe V et le Roi Erwald II avaient décidé de se rencontrer très symboliquement à Puerto Real, capitale de la Province Cisplatine et grande métropole numancienne, pour y discuter sereinement et y trouver un terrain d'entente.
Les intérêts culturels et économiques du Numancia au Brathenbourg obligeaient les deux hommes et souverains à régler leurs différends ou au moins à donner le change.
Erwald II fut accueilli par Felipe V au Palais du Gouverneur de la ville, dans un riche salon privé.
Felipe V appela son interlocuteur "mon cousin", comme il était d'usage pour un souverain numancien d'appeler un autre monarque, même s'il ne faisait pas partie de sa famille.




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Felipe V : Bienvenue à vous, mon cousin. J'espère que vous avez fait bon voyage jusqu'à Puerto Real !</center>

Posté : lun. janv. 24, 2011 11:14 pm
par Erwald II
Erwald II est un Monarque qui a fait un long chemin. Il a connu pas moins de 8 Gouverneurs Civils en tant que Prince Héritier, dont 4 depuis qu'il est sur le trône du Lion. Né en 1964, il monta sur le trône en 1994, 20 ans qu'il règne et gouverne. Le premier acte qu'il fit, c'est transformer l'Empire en Monarchie, mais précisa que sa mère encore vivante, garderait le titre de Impératrice-Mère. Il dépoussiéra les institutions car il savait que la monarchie ne survivrait pas si elle n'évoluait pas. Il prit décret sur décret, mais il demanda toujours l'avis de sa mère, celle qui gouverna pendant 58 ans, pour savoir s'il était bon ou mauvais de faire telle ou telle chose. Il avait vu évoluer le conflit dans les Orcales, il avait été élevé dans le respect de traditions séculaires, il ne pouvait donc en faire autrement. Comparé à beaucoup de Monarchie, il règne et gouverne. Au dessus des partis politiques, il se doit d'observer une stricte neutralité, même s'il possède les mêmes pouvoirs qu'un Président élu. La popularité, il l'a acquis, au fils des années, il a appris son rôle pendant de nombreuses années, pendant de longues et nombreuses années où il fut Prince Héritier ; Prince de Brathenbourg-la-Vieille.
Il respectait la Diplomatie de ses Gouverneurs et de ses Gouvernements, mais il est le Chef de la Diplomatie et il ne peut permettre qu'en tant que telle, il soit remis en cause. Il accrédite les Ambassadeurs et les Ambassadeurs sont accrédités envers lui. Les relations internationales, il en est le représentant, les traités internationaux, il les signe également.
Il savait que les politiciens changeaient et qu'il devait leur laisser le risque de se prendre des remarques et des critiques, lui on ne le critique pas, on ne critique pas la couronne. La où les hommes politiques tombent, il sait que si sa couronne tombe, elle emportera avec elle, la tête qui la portait. Il se décida de rencontrer son homologue Numancien, il avait un point en commun, Roi par le Grâce de Dieu.
Il fut décidé que cette rencontre aurait lieu au Sud du Royaume, dans la Province Cisplatine. En terrain indépendant en quelque sorte. L'Avion Royal se posa dans la ville ou S.M. Le Roi Felipe V l'accueillit au Palais du Gouverneur de la Ville.Il connaissait les us et coutumes de beaucoup de Royaumes. Il reconnaissait les Numanciens pour leurs facilité de Familiarité. C'était tout à leur honneur et il sourit à l’appellation de "Mon Cousin". Le Roi ne pouvait s'incliner, il avança sa main à Felipe V, il ne doit, en effet, jamais s'incliner, sauf à signifier que le Royaume tout entier ainsi que tous ses sujets doivent également s'incliner.


Erwald II : Majesté! Le Voyage jusqu'à Puerto Real fut fort bien. Il n'y a rien de mieux qu'un avion pour avoir de magnifiques vues sur les différents paysages.

Posté : mar. janv. 25, 2011 1:35 am
par Ramiro de Maeztu
Felipe V serra la main à son homologue et lui sourit de bon cœur : s'il n'appréciait en rien les diplomates et représentants politiques brathenbourgeois, il n'avait aucun a-priori contre Erwald II, qui lui semblait être quelqu'un de respecté parce que respectable.
Le Roi du Numancia était jeune (23 ans à peine) et ne régnait que depuis deux ans (il était monté sur le trône en juillet 2012). Il appartenait de même à une dynastie très nouvelle dans la longue et riche histoire du pays (les Cánovas avaient accédé au pouvoir en janvier 1995, appuyés par le peuple qui les aidait à renverser la République autoritaire) et n'était même pas un descendant du fondateur de la dynastie, Ángel Ier (1995-2011), ou de son prédécesseur direct, la reine au destin tragique Isabel Ière (2011-2012). En effet, selon la coutume héritée de l'Empire romain de Neapolis, grande civilisation antique numancienne, riche et raffinée, les souverains de la dynastie pouvaient choisir entre la transmission par primogéniture (mâle ou femelle) et l'adoption officielle.
Pourtant, Felipe V était loin d'être inexpérimenté, malhabile ou stupide : ils avaient su très rapidement être totalement investi de sa fonction. Jeune homme intelligent et cultivé, formé dans la première université numancienne et la meilleure du monde, celle d'Hispalis, il était extrêmement habile, parfois même pragmatique et machiavélique pour parvenir à la réalisation de ses idéaux.
Il savait aussi apprécier les personnes à leur juste valeur et respectait toujours la courtoisie, l'étiquette, le rang et les préséances.




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Felipe V : Voulez-vous un rafraîchissement ou un en-cas, mon cousin, avant que nous n'entamions la conversation proprement dite ?</center>

Posté : mar. janv. 25, 2011 8:19 am
par Erwald II
S.M. le Roi Erwald II avait compris avec le temps à se faire une place dans son royaume, à imposer son style. La continuité, il l'a poursuivi, en l'améliorant si ce n'est en la modernisant. Il avait compris cette phrase que pour survivre même la plus vieille des monarchies doit se moderniser. Felipe V lui rappelait des souvenirs quand il était Prince Héritier. Il était ou ce temps si lointain à ces yeux. Dans une Monarchie, le Monarque incarne les traditions et la culture de son pays et est le garant des institutions, non parce qu'il est élu mais parce qu'il perdure. Au début du règne, il bénéficiera de la popularité du précédent Monarque, au fur et à mesure, il s'imposera, et gagnera sa propre popularité. Il est un ambassadeur du savoir-faire à travers le monde. Le roi incarne une démocratie vivante, il est le symbole de l’unité du pays. Contrairement à d’autres institutions démocratiques, le souverain s’interdit toute intervention qui pourrait entraver la conduite du pays. Ceci ne lui interdit pas pour autant dans la confidentialité, de conseiller, de mettre en garde ou d’encourager, exerçant ainsi son rôle d’arbitre et de modérateur, tel que les lois fondamentales l’y autorisent. Erwald II savait parler suffisamment de langues et avait compris une chose, que l'on peut changer beaucoup de choses juste en parlant la langue de son interlocuteur. Il se tenta à dire.

Erwald II : Majestad, un pequeño enfriamiento no sería negativa. ¿ Puedo tener un zumo de naranja?

Posté : mar. janv. 25, 2011 3:08 pm
par Ramiro de Maeztu
Bien qu'a priori non destiné à régner à sa naissance, Felipe V était issu d'une famille de la petite noblesse enrichie, celle des Marquis de Miranda del Castañar, qui avait fournis nombre de commerçants et banquiers.
Son propre père, Melchor Garzón, était mort en 1996, lui avait légué la deuxième fortune privée du Royaume, d'abord gérée par sa mère, Esperanza Paz Vega Argañán, décédée en 2002, alors qu'il n'avait que douze ans.
Felipe V connaissait la valeur de l'argent mais il savait, comme un véritable aristocrate et monarque, que l'argent n'était rien de plus qu'un moyen d'échange : au-delà, la valeur des hommes se mesurait par tout autre chose.




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Felipe V : Je vois que vous parlez espagnol.
L'on va vous amener un jus d'orange incessamment, mon cousin.

Bien, je pense que nous avons tous deux conscience que cette réunion a pour objectif d'aplanir quelques différends entre nos deux pays. Qu'avez-vous à me dire à ce sujet ?</center>

Posté : mar. janv. 25, 2011 7:56 pm
par Erwald II
[quote="Erwald II"]S.M. le Roi Erwald II dégusta le jus d'oranges que lui avait proposé un majordome. Il avait appris à ne jamais se justifier car l'adage au Brathenbourg voulait que le Roi ne pouvait mal faire. Il ne comprit pas la question, son interlocuteur égale en rang, lui demandait de se justifier, que signifiait la phrase "Qu'avez vous à me dire à ce sujet?". Si il répondait à cette question, il se reconnaissait vassal du Numancia et reconnaissait le Numancia comme son suzerain. Il décida de demander gentiment à son interlocuteur de modifier sa question, il était un chef d'Etat, il donnait à son interlocuteur le respect qui était du son rang.

Erwald II : Majesté, qu'entendez vous par "qu'avez vous à me dire à ce sujet?"[/quote]

Posté : mar. janv. 25, 2011 8:11 pm
par Ramiro de Maeztu
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Felipe V : Comprenez-moi bien, mon cousin : il ne s'agit pas de demander explications ou justifications mais bien de savoir la façon dont vous avez vécu ces tensions diplomatiques au Brathenbourg.
Un dialogue ne peut s'instaurer entre nos deux pays que si vous vous exprimez aussi.</center>

Posté : mar. janv. 25, 2011 8:24 pm
par Erwald II
Erwald II : Majesté, je le comprends très, mais ne pensez vous pas qu'il y ait une différence, entre le Qu'avez vous à dire à ce sujet? vous auriez pu être un très bon avocat! (il sourit à sa réponse :wink: )Dites moi les choses, simplement, comme vous le dites nous sommes Cousin, nous pouvons donc parler ouvertement. Je ne voulais pas vous froisser! Je vais donc maintenant répondre à votre demande Majesté. Nous sommes au-delà de la politique vous et moi. On ne peut critiquer son gouvernement élu de part les suffrages. Il est vrai que chacun défendra ces intérêts, je le comprend bien. Dites vous également, que moi, je suis d'une autre génération que vous et je n'ai donc pas appris à balancer mon coeur en écharpe, et exprimer mes sentiments. On ne m'a pas appris à cela. Mais, je dois dire, que nous sommes tous les deux, chef de notre Diplomatie, en accréditant les Ambassadeurs, nous pouvons intervenir dans les lignes de conduites de notre Diplomatie et des Affaires internationales.

Posté : mar. janv. 25, 2011 8:38 pm
par Ramiro de Maeztu
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Felipe V : Mais je ne suis pas froissé, mon cousin.
Vous savez, au Numancia, les gens ont le sang chaud - ce n'est pas un pays latin pour rien - mais, malgré tout, ne s'énervent jamais pour rien.
La subite dégradation de nos relations diplomatiques est sans nul doute due à un malentendu qui aura mal interprété de part et d'autre.
Mais il convient maintenant de nous élever un peu au-dessus du politique et de régler cette affaire, n'est-ce pas ?</center>

Posté : mer. janv. 26, 2011 5:23 pm
par Erwald II
Erwald II : Cela va de soit, Majesté. Nous contoyons les hommes politiques depuis des années, des tous petits poissons aux grands requins. Vous savez, Majesté, nous les voyons venir et partir, pourtant nous nous sommes encore là! Le polititien lui peut faire des erreurs, tandis que vous et moi, on ne peut jamais se tromper ni mal faire, dans le bon sens du terme. :wink: . Ce qui nous donnes un plus grand mérite et qui nous donnes une plus grande popularité que les hommes politiques. Certains nous envient dit on? Mais ils ne pensent pas aux sacrifices que notre fonction incombe. Nous n'avons pas le droit de voter, mettre le papier dans l'urne et choisir, on vous fait un passeport et on vous le prend aussitôt, avant de vous expédier aux quatre coins du monde, comme cela vous ne pouvez vous sauvez. Nous ne payons pas d’impôts, pourquoi? Simplement parce que nous ne sommes censés par avoir d'argent sur nous.On ne peut nous toucher, simplement parce que l'on ne peut pas toucher l'Etat. Nous ne sommes jamais fatigués, nous ne sourions jamais, parce que l'on est la partie visible du Royaume. Celui qui porte la couronne. Chaque choix que nous faisons, nous le faisons pour notre Royaume. Si on s'incline, notre Royaume et tous nos sujets s'incline, si on marche toujours devant, c'est parce que notre Royaume est premier. Nous vivons dans des Palais magnifiques, mais ne dit on pas que c'est une Prison dorée? On ne peut pas faire ce que le commun des mortels fait. Ces choses banales que chacun fait chaque jours.
Pour ce qui est du malentendu entre nos deux nations, croyez vous réelement qu'il y en ait un?
Nous avons reçu la lourde tâche de guider notre pays en des temps difficiles, comme en des temps propices. Maintenant encore, quel pays pourrait se flatter d’échapper aux difficultés de notre époque?
La sagesse des Monarques place à bon droit au premier rang la recherche de la paix : elles sont l’objet de nos constantes préoccupations, tout comme nous joignions au souci du bien de nos Sujets celui de justes rapports entre les peuples, qui sont les meilleurs garants de cette paix.
C'est avec indignation et consternation que je dois dire, j'ai suivi la dégradation des relations entre nos deux royaumes, Majesté..