Page 1 sur 5

Posté : sam. oct. 16, 2010 4:25 pm
par Braunschweig
<center>Cour de Lietzen


[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=150798SCHNBR1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/150798SCHNBR1.jpg[/img][/url]</center>

Chaque jour de nombreuses personnalités sont amenées à côtoyer l’empereur. Lieu de pouvoir, de représentation et parfois d’intrigues, l’étiquette y joue un rôle considérable. La cour de Lietzen est connue pour être la plus stricte d’Alméra. Le protocole rigoriste en a fait l’une des cours les plus développée au monde. Elle est le véritable centre de la vie politique du Saint-Empire du Schlessien. S’y mêlent les grands dignitaires de l’Empire, les officiers de la couronne, les Maisons des Empereurs, des Impératrices et des Enfants du Saint-Empire, des Archiducs et Archiduchesses de la famille impériale, de nombreux nobles, des ministres, ou des particuliers venus près de l’empereur pour lui rendre des services dus à leurs obligations. Avec le temps, la cour est également devenue un lieu où viennent se produire des artistes. La cour a joué un rôle majeur dans le processus de civilisation, à savoir l’intériorisation des normes morales par les individus. Selon les souverains elle est un lieu de très grande rigueur morale ainsi que religieuse, mais aussi parfois d’une plus grande légèreté (toutes proportions gardées). Ce qu’il faut retenir, c’est que derrière une étiquette rigoriste, c’est ici que se décide la politique schlessoise, dans les salons et les cabinets, à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes.

Posté : sam. oct. 23, 2010 11:59 am
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]

Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur</center>


Il était 7h00 du matin et dehors le soleil brillait déjà. C'était une belle journée de printemps qui s'annonçait. Assis à son bureau, Son Altesse Impériale était penchée sur un épais dossier dont la couverture portait une singulière étiquette. La tension sur la scène internationale obligeait l'Empereur a étudier en détail certaines "affaires "délicates. Alors que Son Altesse était plongée dans ses pensées et était concentrée sur son travail, les portes du Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur s'ouvrirent et l'Archichancelier de l'Empire annonça Son Excellence le Haut Commissaire, Karl von Ferdinand. L'Empereur ferma son dossier, se leva et montra une chaise à son "invité". Maintenant la pochette fermée, on put lire sur l'étiquette : Secret défense. Son Altesse se rassit et entama la conversation.

Friedrich IV : Veuillez m'excuser pour cette convocation de si bon matin mais vous savez que les affaires de l'Etat occupent la plus grande partie de notre temps et qu'elles n'attendent pas. En outre, je ne vous apprendrais rien si je vous disais que nous avons beaucoup de travail et diverses choses de la plus hautes importances à traiter. Mais d'abord dites moi donc ce que nous avons comme nouvelle de l'étranger.

Karl von Ferdinand : Votre Altesse, nos ambassadeurs à l'étranger nous informent régulièrement des nouvelles internationales. Mais jusqu'à aujourd'hui rien de particulier n'est à recenser. Néanmoins, au Wapong, d'importants mouvements de mercenaires ont été noté par nos axperts sur place. Leur destination este ncore inconnue mais le départ ne devrait plus tarder. En effet, les préparatifs de ce qui ressemble à une manoeuvre militaires s'accelèrent et je ne serais pas surpris si dans quelques jours on nous annonçait une intervention armée quelque part dans le monde. personnellement je crois que les makarans du Wapong débarqueront quelque part en Rostovie où bien au Turrivosok Kheroviste. Mais je doute du succès d'une telle opération. Ils se feront tailler en pièces par l'Armée Noire de Rostovie, fidèle à Kirov ou par la Main Noire fidèle à Kherovitch. Dans les deux cas, ils seront des futures cibles pour le fou qui sera au pouvoir. Pour ma part, je juge une telle action comme inconsidérée et surtout comme prématurée et malvenue vue le contexte actuelle. Au pire, ils seront l'ennemi des deux protagonistes.

Friedrich IV : Des deux ? Mais s'ils interveinnent contre "Youri", Vladimir Kirov devrait s'en réjouir, non ?

Karl von Ferdinand : Permettez moi d'en doutez Votre Altesse. En effet, si il boutent le train à "Youri", ils seront les ennemis de celui-ci. logique ! Mais en outre, ils interviennent sur les terres de la Rostovie. En conséquent, l'ennemi idéologique de Kirov sera chez lui, sur ses terres. Voila une occasion parfaite pour lui, s'il revient au pouvoir, d'attaquer le Wapong indirectement en massacrant ce qu'il restera des mercenaires. Le plan que Nute Fan juge parfait sera un échec total car il ne mettra pas fin à l'ère Igor Kherovitch mais en plus, il ne fera que renforcer Kirov.

Friedrich IV : Cela me semble en effet très compliqué pour le Wapong. Mais qu'en est il des autres membres du Pacte ? Ils n'ont encore rien fait concrètement. Je me trompe ?

Karl von Ferdinand : Non Votre Altesse vous ne faites pas erreur, comme à votre habitude. Comment notre Empreur par la grâce de Dieu pourrait il se tromper ? Néanmoins, je voudrais ajouter que bien qu'officiellement les membres du "Pacte de Satan" réunissant une majorité des états communistes ne font rien ; officieusement le Kirep de l'hérétique Gak, ce criminel pourri par la perversité satanique, soutient ses ennemis idéologiques wapongais en leur fournissant selon nos sources du matériel pour leur opération. Mais laissez moi donc vous démontrez quelque chose.

Friedrich IV : Bien, il setrouve que cette intervention ne sert pas les intérêts de nos adversaires. En effet, en débarquant des troupes ils vont contribuer à affaiblir, un temps seulement Igor Kherovitch. mais s'il déstabilise "Youri", celui ci les rejettera à la mer en les massacrant. Le Wpong sera donc inscrit sur la liste des états à anéantir. En plus, il en occupera la tête. Mais soyon sréaliste, ces mercenaires, mal entrainés et mal équipés ne vaincront pas. Ils serviront de nourritures aux poissons. Ainsi, des milliers d'hommes seront tués et la situation restera la même. En outre, le Wapong, capitaliste ultralibéral et ennemi de Kirov aura foulé la terre de Rostovie. Ceci sera un affront aux yeux de Vladimir Kirov qui n'aura d'autre choix, s'il revient au pouvoir, de les combattre, sans quoi il perdrait la face devant tous ses fidèles "sujets" rostovs. Le Wapong sera donc le grand perdant de l'histoire. Mais ne faisons pas le procès de xcet état makaran qui est instrumentalisé par un pays beaucoup plus dangereux et surtout beaucoup plus hérétique. Le Kirep, cet état communisto annarchiste dirigé par un supositoire de Satan, est notre plus grand ennemi.

Friedrich IV : Mais nous allons devoir agir. Je vais donner des ordres immédiatement.

Karl von Ferdinand : Si vous me permettez de vous donner ceci Votre Altesse. Lisez donc avec attention les détails de cette opération.

Friedrich IV : Intéressant, très intéressant. Mais dois je vous rappeler que c'est moi qui doit donner ce genre d'ordres. A partir de maintenant ce type de directives devront porter ma signature et le sceau de ma famille, sans quoi elles devront déclarées nulles et non avenues. Dans ce pays, je suis le seul maître, je suis le capitaine de cet immense navire.

Karl von Ferdinand : Soit, j'ai bien noté vos ordres. Mais revenons en donc à cet hérétique de Gak. Il se dit Secrétaire du peuple mais qu'est il en réalité. Il ne sert que ses intérêts. En effet, en soutenant son ennemi idéologique le Wapong, il tente de se faire passer comme l'inventeur si ce n'est le héros de cet opéraon de la mort. En affirmant qu'il combat Igor Kherovitch, il fait croire qu'il est le sauveteur de l'humanité. Ceci doit luipermettrede renforcer sa côte de popularité afin de faire appliquer d'autres réformes tyranniques et injustes dans son pays. S'il bénéficie de cette aura, alors les citoyens ne broncheront pas.

Friedrich IV : Bien. Merci de vos précieuses informations. Mais parlez moi donc un peu de la jeune chrétienne.

Karl von Ferdinand : Elle a été exfiltrer conjointement par nos agents, ceux du Thorval et ceux du Numancia. Elle a maintenant attérit à Ademtown où elle sera interrogée par nos agents et ceux de nos alliés. J'ai déjà dépeché les directeur général des services secrets de Votre Altesse sur place pour assister à l'audition de la jeune fille.

Friedrich IV : Merci beaucoup. Je ne vous retient pas plus longtemps. Vous me rédigerez une note sur le déroulement de l'interrogatoire s'il vous plait.

Le Haut Commissaire quitta le bureau royal et s'en retourna à son Palais. Son Altesse Impériale quant à elle quitta son bureau du Salon Friedrich Wilhelm pour débuter une tournée d'inspection des services secrets de l'Empire.

Posté : sam. nov. 06, 2010 11:37 pm
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/446573Salon_du_Grand_Conseil.jpg[/img]

Salon von Grätz, salle du Grand Conseil impérial</center>


La nuit était déjà tombé sur la capitale. Il devait être aux alentours de 22h45. Toutes les rues étaient plus ou moins calmes. A part quelques touristes et amoureux qui se promenaient par cette chaude nuit d'été, ils n'y avait personne en ville. Alors que le calme regnait, des sirènes retentirent à travers Wilhelmstadt. Un cortège de voitures officielles filaient en direction du Palais impérial. Escortés par de nombreux vehicules de police et encore plus de motards qui bloquaient chaque intersections au passage de la colonne de voitures, le convoi roulait à vive allure. De tels évènements étaient rares. Ils signifiaient souvent la tenue de grandes réunions de crise. En plus des véhicules de police, il y avait dans le cortège des 4X4 noirs. Les services secrets étaient de la partie. Alors que les sirènes hurlaient, les habitants se rendaient sur leur balcon, intrigués mais aussi curieux de ce manège inhabituel. Après un quart d'heure de trajet, le convoi d'une dizaine de véhicules franchit les grille de la cour d'honneur du Palais impérial. On put apercevoir à l'étage que la lumière du bureau de Son Altesse Impériale brûlait. L'Empereur travaillait encore à cette heure du soir. C'était dans ses habitudes de se plonger dans ses dossiers jusqu'à des heures parfois très tardives. Il revenait juste d'un voyage au Royaume du Laagland et avait une quantité impressionnate de dossiers à traiter. parmi eux, un dossier en particulié retenait toute son attention. Alors qu'il entendit l'arrivée du cortège, il se leva prit le dossier en question, éteignit la lumière (il était un petit peu écologiste dans l'âme), quitta son bureau et referma la porte derrière lui. A cette heure de la nuit, il ne restait personne dans les longs couloirs du Palais. Seul un ou deux huissiers et les gardes étaient en faction. L'Empereur arriva devant l'immense porte de la salle du Grand Conseil impérial, le Salon von Grätz. il entra. Tous les Commissaires convoqués étaient déjà assis. Lorsqu'ils virent Son Altesse, ils se levèrent, le saluèrent respectueusement et attendirent son signal pour s'assoire. La réunion commença.

Friedrich IV : Messieurs, bonsoir. L'heure est certes tardive mais le dossier dont je veux vous parler ne saurait attendre. J'ai là un rapport du Commissariat aux Affaires étrangères qui m'inquiète quelques peu (sur un signe de la main, des huissiers distribuèrent les dossiers aux commissaires présents). Lisez les quelques lignes que nous a rédigé Son Excellence Karl Gistav von Augsberg, qui me prit de l'excuser. Il reçoit actuellement des émissaires étrangers pour établir des relations avec diverses nations de ce monde. Il fait un travail remarquable je dois l'avouer ; comme vous tous ici présents. Son Excellence von Klaugenstein n'étant pas disponible, c'est le Vice Commissaire à la Défense et à la Sécurité exterieure qui le représentera.

Vice Commissaire à la Défense : Votre Altesse, comme il l'est expliqué sur cet excellent rapport du Commissariat aux Affaires étrangères, la situation internationale et en particulier nos relations avec l'hérétique Empire Tarnois sont au plus mal. Nos récents echanges avec leur pseudo chancelier qui n'est autre qu'un pauvre alcooliques dégénéré nous ont montré le vrai visage de cet état qui n'en est pas un. C'est un pays vieillisant qui vit sans cesse dans son histoire passée, sa gloire ancienne. Il n'ont pas compris que l'avenir n'est pas le Pacte d Novgorod, organisation somme toute uniquement militaire. L'avenir, c'est la Sainte Alliance. Le mépris de ce pays pour nos civilisations occidentales ne fait que démontrer mes propos.

Friedrich IV : Merci beaucoup. Si Son Excellence Katarina von Wagner veut bien nous informer sur la situationa ctuelle de nos finances et de notre économie, je pourrais prendre des décisions qui seront en accords avec nos capacités monétaires. Nous vous écoutons.

Un huissier apporta un plateau à roulette sur lequel étaient disposées de nombreuses boissons. L'Empereur prit la bouteille de bourbon en en remplit un verre. certains commissaires l'imitaire, d'autres prirent seulement un verre d'eau.

Katarina von Wagner : Votre Altesse, voici une copie de l'état de nos finances. En gros, je peux vous affirmer que nos finances sont maintenant saines. La dernière crise nous a fait prendre conscience de la nécessité d'assainir notre système. En gros, les voyants sont au vert. Nous connaissons un excédents budgétaire grâce à une excellente gestion des comptes. En ce qui concerne l'economie, un seul chiffre est à retenir : 6. 6%, c'est notre croissance économique au premier semestre 2013-2014. Mon Commissariat table sur une croissance à deux chiffres au second semestre. En outre, le chômage diminue. Les récents travaux titanesques entrepris ont permis de réduire le chômage. Il est passé de 15% à 12%. Les travaux à travers tout le pays emploient de nombreux ouvriers. Enfin, notez que la création de la CIS va permettre de se prémunire face à une crise prochaine. Si untremblement économique venait à se produire, nous résisterions assez bien. Notre économie et nos industries sont maintenant solides et prêtes à relever les défis de demain. Nous sommes prêts à supporter d'autres dépenses inhabituelles, si vous voyez de quoi je parle.

Friedrich IV : Nous voyons exactement de quoi vous parlez (sourire). Je vous écoute Monsieur le Vice Commissaire à la Défense. Présentez moi les grands projets en cours et le importantes réformes engagées.

Vice Commissaire à la Défense : Comme le disait Madame von Wagner, notre économie est fiable selon mes informations. Dans le domaine qui me concerne, je peux vous assurer que nos forces armées sont en pleine modernisation et en pleine professionnalisation. Des sommes non négligeables ont été investies dans cette réfomre militaire. Les officiers instructeurs étrangers des meilleures armées du monde comme le Lochlann et le Numancia vont nous être très utiles. Mais dans quelques mois, un an et demi tout au plus, vous ne pourrez pas reconnaître votre armée Votre Altesse. Le Commissaire von Klaugenstein attache un grand intérêt à cette réforme. Il souhaite vraiment réussir sa mission.

Friedrich IV : Bien. j'espère que vous n'avez pas encore manger, parce que mes cuisiniers nous réservent une petite surprise. Suivez moi, nous avons bien travaillé pour ce soir. Nous méritons bien un peu de réconfort, non ? (rire général dans la salle) Je vous demanderais seulement de me rédiger une note de service pour me résumer vos conclusions.

Tous se levèrent en pliant leur dossiers et en rangeant tous ces travaux dans leur serviettes. Ensuite, ils suivirent l'Empereur jusqu'à la petite salle à manger privée du Souverain. S'en suivit un agréable diner.

Posté : mar. nov. 16, 2010 3:54 pm
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]

Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur</center>




Son Altesse impériale était seule dans son bureau. Les fêtes de fin d'année étaient maintenant terminées mais Friedrich n'avait pas encore réussi à entièrement récupérer de sa fatigue. Depuis son avènement en 2005, le souverain n'avait pas encore vraiment eu de temps pour lui. Seul les rares moment avec sa femme l'Impératrice Anna Maria et ses enfants lui procuraient un vrai bonheur.
Néanmoins, il était conscient que tout un peuple, cent millions de sujets comptaient sur lui. On frappa à sa porte. Après deux secondes, Friedrich invita ses invités à entrer. La porte s'ouvrit et le Commissaire à l'Economie et aux Finances entra en affichant un large sourire. Friedrich le lui rendit. Il l'aimait bien. Il faut dire que depuis son entrée au Gouvernement, elle n'avait cessé de travailler toujours plus dur et avec une rigueur que l'Empereur apréciait.


Friedrich IV : Je suis enchanté de te voir Katarina. Je t'en prie, nous allons prendre pace dans ces canapés ; nous y serons mieux que sur les chaises de mon bureau. Je suppose que tu prendras la même chose que d'habitude ? Un verre d'eau gazeuse ?

Katarina von Wagner : Friedrich, cela fait plusierus années que je travaille pour toi et je dois dire que c'est toujours un plaisir de te voir. Et tu as parfaitement deviné ce que je prendrai.
Mais parlons affaires. Inutile de te dire que je reviens d'une visite d'état en Irank Royal. J'ai réussi à y négocier des contrats intéressant tant pour nous que pour eux.
J'ai, grâce aux moyens que tu m'as donné, réussi à assurer notre approvisionnement en gaz. Notre Conglomérat aux énergies va avoir du travail pour les cinq prochaines années au moins. Toutefois, il faut continuer à sillonner le monde pour permettre le développement du Saint Empire.

Friedrich IV : Tu fais vraiment un travail remarquable. Je ne regrette pas de t'avoir fait nommer Commissaire à l'Economie. Grâce à tes efforts, notre économie est en plein boum. Bientôt nous compterons parmi les puissances économiques mais aussi diplomatiques et militaires.
Mais je doute que tu m'ai demandé une audience pour m'exposer les réussites de ta "visite d'affaires". N'est ce pas ?

Katarina von Wagner : En effet. Tout ceci est bien beau, mais cela ne saurait justifier une entrevue.
Tu n'es pas sans savoir que le monde court surement vers une crise économique, voire économique et financière. Ce qui concerne la finance mondiale n'est pas très inquiétant pour nous puisque nous n'avons ni bourse ni place boursière.
En revanche, pour l'économie, nous devons nous prémunir. Ma carrière m'a démontré que lorsqu'une crise économique éclate, rien n'est plus efficace qu'une relance réussie.

Friedrich IV : Tu as raison. Bien que mon règne est encore court, je n'ignore en rien les mécanismes de base de l'économie mondiale et nationale. Mes études me l'ont bien démontré. mais poursuis je t'en prie. Je sui impatient de voir ce que tu proposeras.

Katarina von Wagner : Nous allons proposer au Numancia de développer encore notre réseau de transport ferroviaire. En organisant de grands travaux, nous permettront à des milliers d'ouvriers et schlessois de trouver un emploi et d'avoir une occupation professionnelle. Bien entendu, cela va nous couter cher, très cher. Selon les rapports des experts de mon ministère, nous devrons surement débourser plusieurs milliards. Mon conseiller m'a parlé de vingt à vingt cinq milliards d'euros.
Les négociations avec le Numancia viseront à minimiser les frais pour nous et elles porteront sur la durée du paiement. Pour ma part, mes travaux me font penser que nous devrions parler d'un paiement sur cinq ans.

Friedrich IV : Je te fais entièrement confiance. Tu ne m'as pas déçu depuis ton arrivée. Néanmoins, je voudraiss avoir si tu envisages autre chose.

Katarina von Wagner : En effet, j'ai une autre idée. Nous devons jouer avec les taux d'intérêts directeur. En baissant un petit peu ces taux, nous allons favoriser la consommation. Indirectement, cela va encourager notre croissance et réduire le chômage.
Bien entendu, il existe le risque de l'inflation.Mais j'ai analysé nos marchés et le risque d'une inflation à deux chiffres est faible. Nous allons faire varier les taux mais avec prudence et progressivement. Les effets seront néanmoins immédiats.

Friedrich IV : Et bien je vais observer ça de très près. Je te remercie pour tes propositions. Je vais signer immédiatement cette demande au Gouverneur de la Banque du Schlessien.
Je te souhaite une excellente fin d'après midi Katarina.

L'Emperuer pris un documents et le signa. Ca y est, le Commissaire à l'Economie et aux Finances allait pouvoir ordonner la modification des taux d'intérêts dircteurs.

Posté : jeu. mars 17, 2011 3:18 pm
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]

Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur</center>




Il faisait très beau et le soleil brillait pour cette belle journée d'été. On était le 20 août et il faisait près de 30°C à Wilhelmstadt, capitale du Saint Empire du Schlessien. L'Empereur travaillait comme à son habitude à son bureau en bois noble. Le salon qui avait été amménagé en bureau lors de la construction était le bureau de la majorité des souverains du Schlessien depuis que le palais existait. De nombreux projets y avaient été élaborés et les secrets de l'Etat avait été discuté dans ces lieux chargés d'histoire. Une nouvelle fois allait se jouer l'avenir du pays ; et c'est dans le bureau de l'Empereur que se négocieraient le futur de l'Empire.
Alors que Friedrich IV signait divers documents administratifs qui validaient notemment les nouvelles nomminations aux postes de consuls, d'ambassadeurs et de hauts fonctionnaires, le téléphone sonna. A part quelques privilégiés, personne ne pouvait appeler sur ce numéro. Seul quelques ministres et autres hauts fonctionnaires ou militaires connaissait le numéro d'appel de cette ligne, sans oublier l'Impératrice bien sur. Le fait qu'il sonne signifiait que le contenu de la conversation devait être très importante. Sur la base téléphonqiue on pouvait lire Ludwig von Hanzelstrauss. Friedrich IV décrocha à la troisième sonnerie.


Friedrich IV : Votre Excellence von Hanzelstrauss, je suis heureux de vous entendre.

Ludwig von Hanzelstrauss : Votre Altesse, je suis heureux de pouvoir travailler pour vous.

Friedrich IV : Mais dîtes moi mon ami, si vous m'appelez, c'est que des évènemenst importants sont survenus. Je me trompe ?

Ludwig von Hanzelstrauss : Non, vous avez raison Votre Altesse. Mais rien de grave au contraire rassuré vous.

Friedrich IV : Dîtes m'en plus, j'ai assez hâte de connaître la raison de votre appel même si j'ai ma petite idée.

Ludwig von Hanzelstrauss : Votre Altesse, la mission que vous avez ordonnée porte ses premiers fruits. Nos contacts nous ont contacté et les premières réponses sont très satisfaisantes.

Friedrich IV : Bien. Très bien. Je suis heureux de savoir que les services de renseignement schlessois sont efficaces. Mais quelles sont les informations dont nous disposons ?

Ludwig von Hanzelstrauss : Votre Altesse, la mission que vous avez ordonnée porte ses premiers fruits. Nos contacts nous ont contacté et les premières réponses sont très satisfaisantes.

Friedrich IV : Bien. Très bien. Je suis heureux de savoir que les services de renseignement schlessois sont efficaces. Mais quelles sopnt les informations dont nous disposons ?

Ludwig von Hanzelstrauss : Et bien le premier contact a été établi et nos interlocuteurs sont prêts à collaborer avec nous. Normalement nous devrions réussir à terminer la mission "Transparenz" et disposer de toutes les cartes pour pouvoir agir rapidement et efficacement pour mener à bien notre tâche. Les informations nous arrivent au compte goutte et je dois dire que je suis optimiste pour la suite.

Friedrich IV : Très bien, je vous fais entièrement confiance. Avez vous autre chose à ajouter ?

Ludwig von Hanzelstrauss : Je comprends que vous ayez encore beaucoup de travail, je vais vous laisser Votre Altesse. Passez une bonne journée.

Friedrich IV : Merci, vous aussi. Et tenez moi au courant sur le déroulement de la mission.

Posté : mer. juil. 06, 2011 2:44 pm
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]

Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur</center>




L'été apportait son lot de réjouissances et de beautés. L'Empereur avait programmé sa journée afin de pouvoir profiter au maximum de quelques jours de repos et passer du temps avec sa famille. Sa charge de Chef d'Etat l'empêchait de s'occuper pleinement de son plus jeune fils et de sa deuxième fille.
Toutefois, aujourd'hui, tout était différent. En cet après midi le soleil faisait monter le mercure jusqu'à 32°C. Seul l'ombre et la légère brise permettait de raffraichir un temps soit peu l'atmosphère presque caniculaire. Son Altesse Friedrich IV se promenait dans le parc avec sa fille ainée. La Princesse Viktoria avait laissé son fiancé et futur époux en présence de sa mère, l'Impératrice Anna Maria. Le Duc Leopold de Sevenberg et la première damme s'entendaient bien. Ils devaient être l'exception à la règle qui dit que les belles mères sont un cauchemar pour les maris. Cultivé, ce dernier se plaisait à discuter d'art, de musique d'architecture ou encore de politique ou d'actualité avec Son Altesse Anna Maria. Lancés dans un grand débat sur les changements politiques survenus en Rostovie, ils avaient passés plus de deux heures à en débattre dans la bonne humeur autour d'une tasse de thé. Le chant des oiseaux perchés dans les arbres des jardins du Palais Lietzen accompagnaient leurs paroles.
Pendant ce temps là, Friedrich et Viktoria déambulaient dans les larges allées et au milieu des nombreuses fontaines. L'Empereur adorait discuter avec sa fille. Elle faisait preuve de beaucoup de maturité mais il pouvait déceler chez elle un brin de fougue qui lui rappelait ses jeunes années de règne. Il était persuadé qu'un jour ele ferait une très grande souveraine, admiré pour sa manière de mener les affaires de l'Etat et respecter pour son autorité naturelle. En effet elle savait être proche des bonnes gens mais ces derniers lui rendaient un respect d'autant plus important. Friedirch s'arrêta au niveau d'un banc et regarda les cygnes qui nageaient tranquillement sur le lac artificiel. Sa fille s'immobilisa à ses côtés. Pendant un court instant tout sembla calme, la vie s'était arrêtée. Après avoir scruté les oiseuax, ils repartirent. Sur le chemin qui devaient les ramener auprès de l'Impératrice et du Duc, ils discutèrent du mariage et de l'avenir du jeune couple.


Friedrich IV : Je crois qu'il est temps pour Leopold de vraiment prendre toute la place qui lui revient au sein de notre famille. Dans à peine un mois, il sera le mari de la future souveraine du Saint Empire. Nous devons lui confier un titre adapté à son rang.

Princesse Viktoria : Je doute qu'il ne soit très attaché à cela. Il sait que ce mariage va l'emmener au sommet, mais il ne le fait pas pour le pouvoir. Cela fait quatre ans que nous nous connaissons et que nous apprenons à vivre cette histoire de manière équilibrée et intelligente.

Friedrich IV : Je ne prétends pas qu'il veuille le pouvoir, même si une fois que l'on y a goûté, on s'en ennivre. Je ne peux pas le laisser monter avec toi sur le Trône avec son simple titre de Duc du Thorval. Il doit obtenir un titre schlessois et je suis intimement persuadé qu'il doit aussi obtenir un rang dans l'armée.

Princesse Viktoria : A quoi bon. Nous nous aimons, cela ne suffit-il pas ? Les titres ils les obtiendra avec le mariage.

Friedrich IV : Bien sur, mais la noblesse schlessois est habituée à voir certaines traditions respectées. Je penses que cela lui confèrera une légitimité. Nous ne pouvons pas jouer avec les moeurs. Depuis toujours ça se passe ainsi et il n'y dérogera pas. La Marine impériale est l'arme adaptée pour son avenir. Le grade de Capitaine de vaisseau lui donnera un prestige qu'il ne pourrait pas forcément acquérir sans cela.

Princesse Viktoria : Je me plies à ta volonté. Pour ce que cela changera pour nous. C'est un uniforme qu'il portera en plus de ceux qu'il a déjà. Je vais être honnête avec toi, il m'a confié qu'il pôrtera celui d'officiers de la Garde impériale lors de notre mariage. C'est celui qu'il préfère et moi aussi. En ce qui concerne ma robe, elle sera comme nous l'avons convenu avec Maman. Tu connais déjà les détails du mariage.

Alors qu'ils continuaient de marcher, et qu'ils approchaient enfin de l'Impératrice et du Duc de Sevenberg, le Directeur de cabinet de l'Empereur s'approcha de Friedrich et de sa fille. Le Directeur de cabinet prétendis que l'information qu'il avait à lui transmettre était de la plus haute importance, sous entendant par là qu'elle était confidentielle pour le moment. Mais Friedirch IV demanda à sa fille de rester. Il tenait à ce qu'elle soit au couyrant des affaires de l'Etat. En outre elle lui était d'un grand conseil et sa vision fraîche des choses était un sérieux atout.

Friedrich IV : Dîtes moi mon cher, quelle est donc cette information de la plus haute importance ? Les affaires de l'Etat ne peuvent elles donc pas se passer de moi un après midi ?

Directeur de cabinet : Votre Altesse, je ne vous aurais pas interrompu si je ne croyais pas que ce que j'ai à vous dire en vaut le dérangement. Vous savez que le Parlement balte a voté il y a plusieurs semaines une loi visant à modifier le statut constitutionnel de cette posession schlessoise. Je crois que nous devons saisr cette opportunité pour rapprocher encore ces îles du Saint Empire pour en faire des territoires d'Outre mer à statut particulier. Laissons leu encore un semblant d'indépendance en conservant cette constitution mais changeons le nom de l'archipel. Cela sera un signe fort envoyé aux baltes qui y verront l'envie de sceller définitivement les deux destins.

Friedrich IV : Soit. Je comprends votre proposition, mais nous devrions aussi mener une intense campagne de mobilisations des esprits.de la propagande pro schlessoise en quelque sorte. En ce qui concerne le nom, je penses que cela mérite reflexion.

Princesse Viktoria : Je me permets d'intervenir. Cette histoire de nom ne choquera pas les populations locales. C'est plus symbolique qu'autre chose. En revanche, si nous arrivons à stimuler les esprits en évoquant à travers ce changement un passé glorieux de l'archipel, alors nous pourrons rallier des sujets encore sceptiques. Autrefois, si mes informations apprises en cours de Sciences Politiques à Wilhelmstadt sont exacts, alors je crois intimement que le meilleur choix est Nordland. Avant l'arrivée schlessoise en 1879, le pays n'était pas uni. C'est avec notra arrivée que ces contrées ont enfin connu prospérité et honneur. A l'époque elles s'appelaient Nordland. Réutilisons ce nom et rendons au Nordland sa gloire passée.

Friedrich IV : Voila une idée lumineuse. Faîtes ce qui est necessaire pour le changement de nom. Pour la campagne de sensibilsation, je vous fait confiance, vous connaissez mes opinions et mon avis sur la question. Misez sur le sentiment anticommuniste profond mais ne commettez aucun dérappage. Je ne veux pas que cette région s'embrase ou qu'elle se radicalise trop.

Le reste de la journée fut calme et agréable. Les discussions allaient bon train et tous les membres de la famille impériale, ou futurs membres pour certains se plaisaient à passer du temps ensemble. Ces séances familiales permettaient de souder les esprits et apportaient concorde et harmonie dans la famille. C'est ce qui faisait la force de ce groupe si proche du pouvoir.

Posté : ven. sept. 30, 2011 10:40 pm
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]

Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur</center>




Chaque journée devenait un petit peu moins fraîche et bientôt les beaux jours seraient de retour. Les spécialistes prévoyaient un beau printemps et un très bel été. Quelle aubaine pour le tourisme. Les plages du Saint Empire du Schlessien seraient sans doute très prisées. La hausse de l'afflux de visiteurs étrangers était plus que proportionnel aux investissements dans le secteur de l'hôtellerie. Le Ministre du Tourisme rencontrait régulièrement le Premier ministre et l'Empereur pour terminer la préparation de la saison estivale. Pourtant ce n'était pas la préoccupation première de Friedrich IV en ce moment. En effet, les tensions internationales entre le deux blocs communistes et libéraux "traditionnels" devenaient de plus en plus pressantes. L'affrontement entre la Rostovie kiroviste et les Etats-Unis de la Présidente Brown allaient obliger le Schlessien à se doter de moyens de défense suffisamment dissuasifs pour faire renoncer les ennemis de l'Empire à y réfléchir à deux reprises avant de déchainer le feu sur des soldats impériaux. Cela passait par un renforcement de certaines alliances et une coopération élargie avec d'autres nations. Les provocations incessantes de la Rostovie et de ses sbires et les réponses totalement inappropriées des nations libérales risquaient de mener le monde dans une guerre nucléaire que seules les états membres de la Sainte Alliance semblaient vouloir éviter à tout prix sans pourtant jamais renoncer à leurs idéaux, leurs valeurs et leurs traditions. Le Premier ministre, le Ministre de la Défense et le Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie avaient rendez vous au Palais Lietzen pour trouver la solution adéquate permettant de maintenir et de conforter les intérêts schlessois à travers le monde.
Les trois ministres avaient déjà eu une réunion commune au Palais de Bellevue (Schloss Bellevue, résidence officielle et bureau du Premier ministre) durant la matinée. Après un repas convivial, les trois responsables politiques se rendraient ensemble à la résidence officielle du Souverain. Les enjeux étaient importants et l'épaisseur des dossiers résumait convenablement cet état de fait. Le cortège composé d'une dizaine de voitures quitta la cour d'honneur du Palais de Bellevue vers 14h00. Filant à travers les rues de la capitale, les véhicules et leur escorte ne tardèrent pas à arriver au Palais impérial. Le bruit inhabituel du pavage de la Cour d'honneur Karl III (en hommage au premier roi schlessois) fit sortir les huissiers qui vinrent immédiatement ouvrire les portes des voitures pour en laisser descendre les ministres. Dans l'ordre protocolaire fixé par un décret impérial, chacun entra dans le hall. L'escalier d'honneur en marbre menait directement à l'étage où se trouvait les salons et les pièces de travail. Escortés par des gardes impériaux et emmenés par des huissiers les ministres se rendirent auprès de l'Empereur, dans son bureau. On les annonça et Friedrich IV les reçu amicalement.


Friedrich IV : Bonjour mes chèrs amis.

Tous les ministres s'inclinèrent, ou firent une révérence élégante pour les dames. La convivialité de l'accueil n'enlevait rien au protocole et il aurait été très malvenu d'y déroger.

Ludwig von Ferdinand : Votre Altesse, c'est toujours un honneur de vous rencontrer.

Friedrich IV : Je vous propose de nous installer dans les canapés.

L'Empereur prit l'initiative, comme à son habitude, et s'assit dans l'un des deux fauteuils. Le Premier ministre "hérita" du second fauteuil tandis que les deux autres ministres s'installèrent dans le canapé. Friedrich IV poursuivit.

Friedrich IV : Bien. Voici quelques boissons (il montra la table basse sur laquelle étaient disposées toutes sortes de rafraichissements). Je crois que vous avez déjà discuté ensemble durant la matinée de ce qui nous intéresse. Je souhaiterais entendre vos conclusions.

Ludwig von Ferdinand : Nous avons pris en considération vos remarques ainsi que ce que vous m'aviez dit concernant la discussion téléphonique avec les autorités lochlannaises il y a une semaine. Partant de ce constat, et en connaissant les très bons rapports que nous entretenons avec Jaarstad, il nous apparait à tous les trois évident qu'une coopération accrues et approfondies avec le Pays des Lacs ne peut être que bénéfique à l'équilibre des forces et pour ainsi contre-balancer l'influence trop importante des deux blocs traditionnels. Les Etats-Unis et leurs chiens de chasse de l'OTH d'un côté et la Rostovie et son roquet kirepien tente d'imposer chacun à leur manière de penser et de concevoir le monde, soit violemment pour les seconds soit de manière permissive pour les premiers. La Sainte Alliance doit rester forte et cette zone grise entre ces deux extrêmes libéraux et communistes se doit de se renforcer toujours plus pour contenir la pression grandissante et incessante des nos rivaux et ennemis.

Friedrich IV : Je comprends bien cela. Nous en avions discuté et débattu dernièrement Monsieur von Ferdinand. Toutefois, puis-je savoir comment vous envisagez, de votre point de vue ce renforcement de la zone grise dont aime à parler mon amie Annabelle ? J'aurais bien quelques suggestions mais je voudrais connaître votre point de vue.

Ludwig von Ferdinand : Altesse, nous entretenons depuis maintenant de nombreuses années des relations plus que cordiales avec nos amis nordiques du Lochlann. Toutefois, c'est véritablement depuis cinq ans que nous avons relancé notre diplomatie avec eux. Je crois que cette collaboration a porté ses fruits. Nous pouvons mutuellement compter l'un sur l'autre sans jamais devoir remettre en question nos idéaux respectifs. Notre relation se base sur un grand respect mutuel.

Friedrich IV : Que préconisez-vous ?

Ludwig von Ferdinand : Nous devons aller plus loin. Nous disposons déjà d'accords militaires avec Jaarstad. Mais je crois que Madame von Brünswick sera plus à même en sa qualité de ministre de la défense de vous développer cette coopération cordiale.

Karoline von Brünswick : Votre Altesse, le Premier ministre a assez bien résumé ce en quoi consiste notre entente pro-lochlannaise. Les dernières rencontres et accords nous ont permis de mettre en place des partenariats militaires et politiques solides qui se basent surtout sur un pacte de défense mutuelle. L'heure est venue d'aller plus loin encore et de concrétiser cela par des actes clairs et équivoques. Je crois avoir deviné aussi que vous aviez déployé un certain nombre d'arguments afin de consolider "l'union schlesso-lochlannaise".

Friedrich IV : Nous devons en effet reconsidérer la position lochlannaise en Ouest Alméra. L'état nordique a été, est et restera un partenaire de choix pour la stabilité régionale quoi qu'en pense les libéraux et les dégénérés démocrates. Nous devons pouvoir prouver notre force commune au Thorval, au Lochlann et au Saint Empire et notre détermination sérieuse et infaillible pour la défense de nos idéaux, traditions et valeurs face aux modèles dangereux des autres blocs.

Ludwig von Ferdinand : Mais pensez-vous que le Thorval soit prêt à rétablir une coopération solide avec le Lochlann ?

Friedrich IV : J'en ai longuement parlé avec Annabelle et je peux vous assurer que le temps de la haine et de l'affrontement fait désormais définitivement partie du passé. Les thorvaliens sont prêts et volontaires pour l'établissement d'une alliance tripartite. Il ne restera qu'à en définir les modalités. Venons en à la seconde partie de notre court entretien. Où en sont les travaux et recherches sur l'armement stratégiques ? Je vous rappelle qu'il est primordial pour nous de disposer "d'arguments" solides face à nos ennemis pour les forcer à considérer sérieusement une agression contre notre très sainte terre.

Karoline von Brünswick : Les travaux avancent. La coopération avec le Thorval et le Royaume du Terdus pour l'acquisition d'une bombe vacuum sont sur le chemin de l'achèvement. Cettte arme nouvelle, combinée à notre arsenal biologique, bactériologique et chimique qui lui aussi est en constant développement et dont les premiers résultats appliqués à notre connaissance sur des missiles stratégiques de courte portée et de moyenne portée ont fait leurs premières preuves sur les champs d'entrainement et dans les laboratoires. Je suis consciente que de grandes avancées restent à réaliser mais le but est proche. Les aides étrangères dont nous bénéficions accélèrent grandement notre maîtrise de ces technologies.

Friedrich IV : Madame von Wagner, vous connaissez comme nous tous nos ambitions, disons, nucléaires ? Je suis quelqu'un de pragmatique et je veux connaître les détails financiers précis et les dépenses liées directement à un programme de recherche sur le nucléaire militaire.

Katarina von Wagner : Les recherches en vue du développement de l'arme nucléaire militaire doivent être une priorité et constituer une véritable volonté de la part des autorités du Ministère de la Défense et de ses centres de recherche associés. Sans cette envie forte et logiquement l'octroi de fonds considérables encore non estimables il devient suffisament absurde de vouloir et pouvoir espérer un jour maîtriser l'arme ultime.

Friedrich IV : Voila une nouvelle fois un rapport concis et précis de votre part Madame von Wagner. Je suis toujours aussi agréablement surpris de votre grande capacité de résumer un dossier complexe. Malgré ce résumé et condensé d'informations, nous retrouvons toujours l'essentiel. J'en suis ravi.
Monsieur von Ferdinand, où en sont nos tractations avec le Lochlann pour obtenir son aide ? Nous devons être conscient que sans son aide, nos perspectives sur le nucléaires seront moins optimistes.

Ludwig von Ferdinand : Les autorités jaarstides n'ont mis qu'une condition à ma connaissance à leur aide totale sur ce projet. Il nous faudra avant le début de l'arrivée des premiers experts lochlannais et des premières aides que l'alliance tripartite soit effectivement conclue. Mais je ne doute pas que bientôt nous pourrons archiver (classer comme effectif) cet accord et vous pourrez alors le signer et le faire valider.

Le reste de l'après midi passa pendant que les hommes (et femmes) d'Etat continuaient à préparer l'avenir des relations schlesso-lochlanno-thorvaliennes. Ce n'est que vers 18h30 que les voitures officielles quittèrent à nouveau la cour du Palais Lietzen.

Posté : jeu. oct. 27, 2011 3:19 pm
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/446573Salon_du_Grand_Conseil.jpg[/img]

Salon von Grätz, salle du Grand Conseil impérial</center>





C'était une belle journée de fin de printemps et le soleil éclairait les grandes avenues de Wilhelmstadt. Sur les grandes artères, les voitures défilaient dans un joyeux ballet. En ce samedi après midi, les wilhelmstadtois profitaient du beau temps pour se promener sur les boulevards de la capitale. On entrait dans un magasin, on y essayait quelques vêtements de marque puis on payait et on ressortait. Dans les grandes boutiques schlessoises et étrangères spécialisées dans les produits de luxe, les jeunes de bonnes familles ne cessaient d'entrer et sortir. Tout était prétexte pour acheter. Pourtant une ombre venait ternir ce tableau.
En Albion les vaillants soldats du Rike Av Lochlann se battaient pour défendre les intérêts d'une République fière et courageuse contre les envahisseurs libéraux. On savait bien, ici au Saint Empire du Schlessien que cette lutte se terminerait dans un bain de sang collectif. Les deux camps, libéraux et conservateurs, pleureront leurs morts pendant de longues semaines. le décompte ne se fera qu'une fois les combats terminés, mais la listes sera longue. Certes le Rike est donné perdant d'avance, mais pour l'heure, c'est bien lui qui est à l'initiative et qui fait reculer les forces coalisées. Lâchement ces dernières refusent le combat et fuient inexorablement devant les vaillants soldats lochlannais. A coup d'artillerie et de tirs de mortiers les villes sont rasées, une à une. et lorsqu'elles sont prises, alors les militaires les investissent et vivent au sein de la population en appliquant des règles somme toute honnêtes et respectables au vu de la situation en Alméra. En réalité c'est bien le camp de la civilisation, de la morale et de l'honneur qui affronte les créatures du Malin. Ces viles bêtes assoiffées de sang et de chair mettent tout en œuvre pour ralentir une chute qui est inévitable devant la volonté du Tout-Puissant.
Dans la population schlessoise, un sentiment de haine grandissant nait et se renforce chaque jour un petit peu plus. Alors qu'il y a deux semaines à peine 15% de la population souhaitait une entrée en guerre pour sauver l'humanité, aujourd'hui ce sont près de 40% qui s'expriment en faveur d'une participation schlessoise plus active. Pire. Sur le même intervalle temporel, la volonté de porter au cœur de l'Alméra libérale, au Quantar, le conflit est passée de 19% à 47%. Signe de cette envie croissante de porter assistance au Lochlann, les manifestations antilibérales et pro-lochlannaises rassemblent toujours plus de citoyens.
Inquiet de l'évolution de la situation au Saint Empire et dans un souci de préservation de l'ordre, l'Empereur a convoqué au Palais impérial de Hohenhausen, résidence d'été de la famille impériale. Les voitures du Chancelier (Premier ministre), du Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement territorial, du Ministre de la Défense, du Directeur général des services de renseignement, mais aussi de l'ensemble de l'état-major général des armées arrivaient une à une dans la cour d'honneur. Les dignitaires furent conduits dans le Salon von Grätz, qui n'était rien d'autre que la salle de réunion du Grand Conseil impérial (nom pompeux pour Conseil des ministres). Sur la grande table avait été déposés des verres ainsi que des bouteilles d'eau individuelles et des porte-documents rassemblant un dossier bien fourni.


Friedrich IV : Mesdames, Messieurs merci d'être venus si vite. Nous avons du travail et je cède immédiatement la parole au Chancelier, chef du Gouvernement. Monsieur von Ferdinand, c'est à vous.

Ludwig von Ferdinand : Merci Votre Altesse. Je voudrais avant de commencer saluer le Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement territorial, Nathalia von Gründig, le Ministre d'Etat, Ministre de la Défense, Karoline von Brünswick, le Directeur général des services de renseignment et l'ensemble de l'état-major général des armées impériales. Comme l'a souligné l'Empereur, la situation, tant internationale que nationale est très tendue. Pour débuter, je propose d'entendre le Ministre de l'Intérieur. Madame von Gründig, je crois que vous devriez nous résumer la situation au sein du Saint Empire du Schlessien.

Nathalia von Gründig : La situation est en effet de plus en plus inquiétante puisque comme nous le montre ces sondages encore absolument confidentiels, de plus en plus de schlessois estiment qu'il est du devoir de l'Etat de se porter au secours, d'une manière ou d'une autre de ses alliés. En à peine deux semaines, le nombre de sujets exprimant leur envie d'entrée en guerre a été plus que multiplié par deux.

Friedrich IV : Soit, mais ce ne sont que des sondages, il n'y a aucune manière de vérifier clairement de que ressentent les schlessois.

Nathalia von Gründig : Au contraire Votre Altesse. J'en viens à mon deuxième point. Depuis maintenant cinq jours, nous assistons à Wilhelmstadt et dans les autres grandes villes de l'Empire comme Laugsburg, Nordstadt, Manhof, ou encore Südhafenburg à d'importantes et parfois violentes manifestations de soutien au Lochlann. Au début du mouvement, on dénombrait environ 200.000 à 220.000 individus dans les rangs. Aujourd'hui, rien que pour la capitale, ce sont 350.000 partisans du Rike qui ont paradé et au niveau national on dénombre environ entre trois et quatre millions de manifestants selon les rapports des forces de l'ordre. Les organisateurs parlent eux de plus de cinq millions d'individus.

Ludwig von Ferdinand : Le problème, Votre Altesse est que de plus en plus souvent ces parades pro-lochlannaises se terminent devant les ambassades ou les consulats des pays membres de l'OTH intervenant en Albion. Pour l'heure les forces de police arrivent à contenir les débordements et réussissent à éviter des destructions. De manière générale, les cortèges ne s'en prennent pas aux propriétaires schlessois, mais les quartiers réputés pour accueillir des résidents de pays libéraux sont attaqués.

Nathalia von Gründig : Selon mes informations, si le mouvement tend à s'amplifier et à s'intensifier, les cortèges seront de plus en plus denses et les rangs vont grossir. A ce moment là nous aurons atteint le stade critique et les policiers ne pourront plus garantir totalement la sécurité des lieux diplomatiques étrangers. Nous craignons une riposte armée des gardes de ces endroits étrangers. Cela risque de se transformer en grave crise diplomatique et militaire.

Karoline von Brünswick : La situation ne doit surtout pas s'empirer. Peut être est-il temps de rappeler la garde nationale. Avec des effectifs militaires supplémentaires, nous pourrons mieux contenir ce phénomène.

Ludwig von Ferdinand : Vous n'y pensez pas ! Les schlessois ne comprendront pas que leur gouvernement protège leurs ennemis. Il ne faut en aucun cas faire intervenir l'armée de quelque façon que ce soit.

Karoline von Brünswick : C'est la seule solution. Qui sait si demain la corde ne va pas rompre ? Nous devons agir et cesser de discuter. L'heure est grave.

Friedrich IV : La situation est grave en effet, mais je vous prie de garder votre calme et votre sang froid. Nous avons l'obligation morale d'assurer la sécurité de nos ressortissants et cela passe par des décisions fermes. En outre, notre honneur diplomatique est en jeu. Madame von Brünswick, considérez que vous avez l'autorisation de faire appel à la garde nationale. Elle sera placée sous le commandement du Ministère de la Défense comme il se doit, mais elle travaillera en étroite relation avec les ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Son rôle est de garantir la sécurité nationale, pas de rendre les choses encore plus compliquées. Je voudrais que nous poursuivions.

Ludwig von Ferdinand : Pour en revenir au cœur même de notre discussion, je suis intimement persuadé qu'il faudra révéler au grand public les récents sondages concernant l'opinion des schlessois sur le conflit. La question de porter le conflit au Quantar pourrait faire réagir. Et cela confortera les schlessois dans leurs positions.

Nathalia von Gründig : Je crains que cela ne fasse surtout déborder les manifestations. En donnant l'impression que le mouvement contestataire est légitime, nous encourageons à la violence.

Friedrich IV : Bien au contraire. faites publier ces informations. Elles vont nous donner l'opportunité de faire miroiter notre entrée en guerre aux côtés du Lochlann. Nous ne disposons pas d'une très grande armée, mais elle est meilleure que celle de Lyöns et nous pourrons de manière certaine occasionner des dégâts suffisamment importants pour inquiéter la Chancellerie. Je doute que Madame Venternen ne soit enchantée à l'idée de gouverner un champ de ruines. Nous perdions cette guerre face aux moyens pelabssiens, mais les rostovs en profiteront peu être pour saisir leur chance de briser la nuque à l'aigle quantarien et pelabssien si leurs autorités s'entêtent.

Karoline von Brünswick : Vous pensez à une opération suicide mais de portée salutaire. C'est une piste à ne pas écarter. Les dirigeants de la Rostovie vont se poser la question. Une si belle occasion ne se représentera pas. Kirov doit réagir. C'est dans la logique des choses et de l'affrontement entre Hellington et Novgrorod. Les pelabssiens ne pourront tenir les deux fronts en Alméra et au Vicaskaran. Certes, nous préférons les pelabssiens aux rouges, mais s'il faut qu'ils disparaissent pour que nous puissions vivre mieux alors pourquoi pas.

Ludwig von Ferdinand : Nous sommes dans le cas de l'hypothétique. Soit, ce cas de figure est réaliste, mais nous ne pourrons gagner une guerre en nous basant sur des suppositions. Je crois que nous devrions plutôt poursuivre par le cas albionnais. Comme vous le savez, la dernière rencontre en urgence durant la nuit avec Monsieur VanStoyer n'a rien donné et l'impression qui s'en est dégagée est que leurs autorités ne veulent pas d'un compromis. Je ne sais pas quel objectif ils poursuivent, mais s'ils s'imaginent que nous ne ferons rien parce qu'ils discutent alors ils se mettent le doigt dans l'oeil jusqu'à l'os.

Friedrich IV : A ce sujet, Monsieur von Hanover et Messieurs de l'état-major, avez-vous mis en place les modalités pour l'Opération Soleil noir ? Cette mission est vitale pour nous et notre sécurité intérieure et extérieure.

Heinrich von Hanover : Les grandes lignes sont fixées et les détails vous sont expliqués en page 7 du document que je vous ai tous fait parvenir.

Tous ouvrirent le document à la page indiquée

Klaus von Schütz : Comme vous le voyez les moyens militaires dont nous disposerons sont conséquents et ils devraient permettre une bonne réalisations des objectifs.

Heinrich von Hanover : Cette mission constitue le point clef de notre stratégie pour l'Alméra et donc pour notre sécurité.

Ludwig von Ferdinand : Avons nous votre accord pour agir Votre Altesse ?

Friedrich IV : Vous pouvez lancer l'Opération Soleil noir. Je sens que l'horizon va s'assombrir pour certains de nos adversaires...

Pendant une heure encore, les ministres et militaires discutèrent sur divers aspects de cette opération. Ce n'est que vers 18h15 que tous quittèrent le palais de Hohenhausen pour rejoindre leur lieu de travail et leurs luxueux appartements de la capitale.

Posté : ven. févr. 17, 2012 11:20 am
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/446573Salon_du_Grand_Conseil.jpg[/img]

Salon von Grätz, salle du Conseil impérial</center>





L'Eglise était en plein tourment. L'archevêque de Lilium, Monseigneur Wilhelmus, cardinal et primat du Terdus avait décidé de rompre avec le Saint Siège, entrainant avec lui l'ensemble de l'Eglise terdussienne. Au Thorval, lasituation n'était guère meilleure. Monseigneur Henrik Benthe, Archevêque d'Ademtown et cardinal électeur au sein du Sacré Collège avait annoncé soutenir pleinement les décisions de son collègue du Terdus, suivi par l'ensemble des cardinaux thorvaliens. Plus tard, ce dernier aurait demandé une audience au Souverain Pontife pour que soit éclaircie la situation. Le Saint Père, conscient de la grande gravité de la situation n'avait eu d'autre choix que d'accepter la requête du cardinal. Après tout, le risque de voir lui échapper le contrôle sur les trois principaux pays catholiques du monde était élevé. L'ordinnation de femmes prêtres et la volonté de dialoguer avec les hérétiques ne semblait pas avoir arranger les relations. En effet, c'étaient des décisions fermes qui étaient attendues de la part du Saint Siège, pas des décisions allant dans le sens de la compréhension de dérives anticatholique et s'exprimant clairement contre les enseignements du Christ.
Ainsi, au Palais de Lietzen, l'Empereur avait décidé, en sa qualité de souverain d'Urba reconnu par le Pape Pie XIII, de rassembler l'ensemble des cardinaux électeurs schlessois du Sacré Collège. Le but était de comprendre les volontés cardinalistiques pour mieux tenter de raisonner le Souverain Pontife et de l'inciter à la réunion d'un Concile.La rencontre avait été fixée pour 15 heures. Dans son sermon du matin, Mgr Josef Metzinger, archevêque de Wilhelmstadt avait annoncé que lorsqu'une brebis quitte le troupeau, le devoir de chaque pêcheur est de la ramener sur les droit chemins de la Foi et du Christ. Ce serait là la seule tentative des cardinaux. Alors qu'une à une les voitures arrivaient dans la cour du palais, on amenait les cardinaux dans un salon, avant de les faire entrer tous dans la salle du Conseil. L'Empereur entra le dernier. Tous s elévèrent et se rassirent en même temps que le souverain. Etaient notamment présents les cardinaux électeurs du Sacré Collège :

- Mgr Josef Martinger, archevêque de Wilhelmstadt, primat du Saint Empire du Schlessien
- Mgr Leo Kasper, évêque de Nordstadt
- Mgr Felix von Bettinger, archevêque de Manhof
- Mgr Francis von Hartmann, archevêque de Laugsburg
- Mgr Adolf Schulte, évêque de Südhafenburg
- Mgr Paul Josef Cordes, évêque de Brunswick
- Mgr Johannes Grünwalder, archevêque de Worm
- Mgr Franz Hengsbach, évêque de Neuburg
- Mgr Leo Scheffczyk, évêque de Dormagen
- Mgr Joseph Frings, évêque de Krefeld


Friedrich IV : Vos Eminences, soyez les bienvenus. Bien que l'heure soit grave, et que la situation de l'Eglise catholique et apostolique nous inquiète profondément, nous sommes convaincus qu'il est nécessaire de nous rassembler pour discuter ensemble, en fidèle du Christ des graves agitations qui ébranlent la Sainte Eglise.
Nous avons aussi prié le Ministre de la Famille, des Cultes et de la Solidarité, Monica von Hülster de nous rejoindre pour cette réunion. Elle nous donnera ses conseils avisés et nous aidera à trouver, pour le Schlessien une solution et une réponse adaptée à la crise de l'Eglise de Saint Pierre.
Pour commencer, nous proposons d'entendre Monseigneur Metzinger, en sa qualité de primat du Schlessien. Qu'il nous expose la vue des cardinaux électeurs afin que nous soyons tous certains de la position officielle des instances religieuses schlessoises.

Mgr Josef Martinger : Merci Votre Altesse. Je crois qu'il est inutile de rappeler les graves évènements qui secouent la chrétienté.
Le Saint Père a décidé de s'écarter, même temporairement des voies dictées par le Christ. L'Eglise ne peut se contenter d'une politique tiède et incertaine. Pie XIII s'est fait élire sur des propos résolument conservateurs. Jusque là, le rétablissement du culte tridentin, et les messes en latin ne sont que trop peu.

Mgr Leo Kasper : Et je crois qu'il est utile de souligner que le Saint Siège a hésité aant de donner son soutien aux croisades pour la reconquête de la terre Sainte. Des bruits de couloirs insistent même sur le fait que Sa Sainteté à failli déclarer comme illégitime l'action des croisés.

Mgr Leo Scheffczyk : Comprenez bien, Votre Altesse, c'est à se demander de quel côté est le Pape. Soutient-il l'action des fidèles et du peuple du Christ ou bien a-t-il décidé de se ranger du côté des ennemis du Seigneur ?

Monica von Hülster : Permettez moi Vos Eminences de vous indiquer tout de même que selon notre ambassadeur au Saint Siège Sa Sainteté vient d'excommunier les prélats ayant ordinné des femmes, ainsi que ces dernières.

Mgr Francis von Hartmann : Cela ne règle en rien les problèmes de l'Eglise. Les Terdussiens ont claqué la porte, les Thovaliens ont demandé audiences au Saint Père, mais personne ne doute plus du désamour des cardinaux thorvaliens pour le Saint Père et ses politiques hasardeuses.

Mgr Johannes Grünwalder : En outre de nombreux évêques du Schlessien doutent de plus en plus des capacités du Saint Siège à résoudre la profonde crise qui bouleversent l'Eglise apostolique. Selon les officiers du Christ de nombreux évêques ont ouvertement douté, par voie de presse régionale. De plus en plus de prêtres annoncent dans leurs homélies lors des offices que le Pape serait possédé par l'esprit du Malin.

Mgr Joseph Frings : Et que dire des fidèles ? Les croyants ne font plus confiance au Saint Père. Ils doutent. Les nouvelles se répendent comme une trainée de poudre. Le peuple de Dieu débat d'un Concile. Il est temps de le réunir. Si le Souverain Pontife veut excommunier l'ensemble des fidèles du Schlessien, qu'il le fasse.

Friedrich IV : Eminences, du calme. Attendons déjà la réaction du Saint Siège à nos missives, notamment celle de Monseigneur Metzinger et la notre.

Monica von Hülster : Et qu'envisageriez-vous par la suite Votre Altesse.

Mgr Felix von Bettinger : Il faut mettre un terme aux dérives papales. Il faut faire infléchir le Pape en notre faveur, de gré ou de force.

Monica von Hülster : Seriez-vous entrain de suggérer de renverser le Saint Père, Monseigneur ?

Mgr Felix von Bettinger : Non, pas pour l'instant. Mais peut être faudra-t-il envisager cette hypothèse. Nous pourrons aisément trouver des déçus à l'intérieur même du Saint Siège.

Friedrich IV : Nous nous y opposons. En notre qualité d'Empereur urbain, nous avons le devoir de protéger et servir le Saint Siège. Le Souverain Pontife est le garant de la continuité du trône de Saint Pierre. Néanmoins la tenue d'un Concile est une nécessité. Nous souhaitons fortement que le Saint Père le réunisse. C'est la seule manière pour lui de sortir de l'impasse.

Posté : dim. mai 13, 2012 4:50 pm
par Braunschweig
<center>[img]http://img10.hostingpics.net/pics/811609Bureau_de_l__Empereur.jpg[/img]

Salon Friedrich Wilhelm, bureau de l'Empereur</center>




Voila plusieurs semaines que les navires de la flotte impériale de l'armée schlessoise barrait les eaux aux manifestants, ou plutôt aux agitateurs pseudo socialo-communistes d'Urba. Encore un mouvement d'intellectuels qui souhaitaient imposer leur bien pensance et leur valeurs réformatrices dans les paroles, réactionnaires dans leur application au peuple qui tout les matins se levait pour aller travailler à l'usine, dans les champs et les boutiques d'artisans. Voila la vraie force des pays : le monde rural et le secteur secondaire. Tous ces penseurs (qui n'avaient pour seul objectif le pouvoir) élaboraient dans le douillet confort de leurs luxueux appartements et du chaud des salons où ils se retrouvaient des plans pour déstabiliser les pays, les nations pour les offrir en sacrifice au communisme sanguinaire et le plus totalitaire. Rien n'était fait pour le bas peuple, celui qui se fatiguait au quotidien pour offrir à ces parasites de quoi se nourrir sans fournir d'effort. Mais ce temps allait se terminer comme il avait débuté : dans la violence des répressions et la seule justice du Tout Puissant imposerait le silence aux trublions gauchistes.
A Wilhelmstadt, dans les cainets ministériels et les cercles du pouvoir on prenait très au sérieux l'évolution de la situation à Urba. L'Empereur, rétabli dans ses droits de souverain urbain et protecteur de la Foi catholique qui étaient les siens depuis la nuit des temps ne pouvait tolérer que des anarchistes ne troublent l'ordre établi par le Seigneur. Mais dans les rues schlessoises, les cafés de la capitale et les foyers de simples sujets on s'entretenait également de la chose. L'opinion publique était presque unanime : impossible de laisser des rouges assoifés de pouvoir et d'argent imposer un terrorisme intellectuel violent et illimité. Déjà au Parlement les députés conservateurs et nationalistes pressaient le gouvernement d'agir et d'entreprendre des actions pour rétablir l'ordre et la sécurité des ressortissants étrangers.
L'Empereur devait dans ce cadre recevoir au Palais Lietzen le chef d'état major des armées. Ce dernier arriva aux alentours de 17h00 dans la cour d'honneur de la résidence impériale. Sans tarder, et avec ses dossiers sous les bras il se presse de rejoindre le cabinet de travail du souverain. Aux lueurs des derniers rayons de soleil ses médailles étincellaient.


Friedrich IV
Amiral, prenez un fauteuil.

Amiral Klaus von Schutz
Votre Altesse, voici les dossiers et les
cartes que vous m'avez fait demander.


Friedrich IV
Nous en sommes fort aise.

Amiral Klaus von Schutz
Vous trouverez notamment en page 15
l'intégralité des possibilités que nous pouvons envisager
pour la sauvegarde de l'autorité légitime tout en conciliant les
aspirations de la majorité de la population.


Friedrich IV
Comprenez bien Amiral que notre marge
de manoeuvre est faible, mais elle reste intéressante.


Amiral Klaus von Schutz
Je l'entends bien ainsi également.
Toutefois, vous devez savoir que nos observations
satellites confirment d'importants mouvements de
troupes valacides, ou du moins communistes à notre
frontière du Rheinland-Pfalz. En cas de débordements,
nous risquons une offensive sur le continent.


Friedrich IV
Nous n'avons jamais été un jusqu'au boutiste,
mais les intérêts du peuple catholique ont toujours été nos
principales priorités. Aujourd'hui plus que jamais notre rang
d'Empereur urbain et de protecteur de la Foi catholique
qui nous ont été conférés par la naissance doivent être honorés.
Si les élites et les aparatchiks valacides considèrent devoir
attiser la violence et la haine entre les peuples, alors ils vont
amèrement regretter leur venue au pouvoir.
Plus que jamais nous sommes détermniés à défendre la catholicisme
et l'oeuvre du Seigneur.
La haine envers la Sainte Alliance animant le dictateur Zamoda
est malsaine. Elle est l'oeuvre du Malin qui s'est infiltré dans son esprit.
Il veut se poser en alternative à la Sainte alliance en pretextant notre
soit disant hérésie. Le Tout Puissant seul est juge de nos actions. Jamais
nous n'avons eu l'arrogance de vouloir juger du bien ou du mal des
actions faites au nom de son nom. Nous les avons accompli parce que
le successeur de Saint Pierre, suprême voix de Dieu sur terre l'a voulu.


Amiral Klaus von Schutz
Je comprends votre action et je ne la juge pas.
Toutefois, ma tâche est de vous informer des risques, des
conséquences possibles de nos interventions.


Friedrich IV
Nous ne serons pas les premiers à franchir la
frontière avec le Valacida. Si guerre contre eux il devait y avoir,
elle serait la conséquences de leur volonté de nous nuire.
Nous ne leur déclarerons pas, tant que notre souveraineté territoriale
ne sera pas violée.
En revanche, si nous sommes agressés, alors nous riposterons sans
aucune retenue. Nos soldats sont entrainés, équipés et prêts à défendre
leurs foyers.


Amiral Klaus von Schutz
Et le Pacte de Novgorod ? Ne risque-t-il pas d'intervenir ?

Friedrich IV
Nous pensons que le Valacida quand il aura mesuré
l'ampleur de sa folie de nous attaquer l'appellera au secours. Plutôt
que de prier les anges, il invoquera l'entraide crypto-communiste.
Nous avons obtenu certaines garanties des rostoviens.
Si nous ne violons pas le territoire valacide, nous ne risquons rien.
Vladimir Kirov, bien que totalement impregné de son idéologie et de
sa folie ne souhaite pas voir les catholiques et chrétiens conservateurs s'unir avec les libéraux contre le Pacte de Novgorod.


Amiral Klaus von Schutz
Pouvons nous croire les paroles de Kirov ?

Friedrich IV
Plus d'une fois il a eu les raisons et les motifs de
nous agresser. Jamais il ne l'a fait. Pour cela nous lui faisons
confiance. Le Seigneur le veut ainsi.
Il sait son pouvoir faible en Rostovie en raison de l'action de ses
adversaires, tant en dehors du Partic Communiste qu'en son sein.
Croyez-vous réellement que les fanatiques comme Terrienkov ne
saisiront pas l'occasion d'une guerre contre nous pour s'emparer
du pouvoir ? Savez-vous que les risques de soulèvements du camps
orthodoxe sont forts ? Une action contre nous signerait l'arrêt de mort
de Kirov.


Amiral Klaus von Schutz
Par acquis de conscience, nous avons fait renforcer
la frontière avec le Valacida. Des champs de mines, des hérissons
anti-blindés ont été apportés et disposés tout le long de la frontière.
Nos unités de choc poursuivent de miner convenablement les voies
d'accès au Schlessien. S'ils interviennent, leur progression sera tellement
lente que nous les aurons tous anéantis à l'artillerie et aumortier avant
qu'ils n'atteignent la dernière ligne de fortification.


Friedrich IV
Et nous attaquerpar voie maritime serait un suicide
tant nos fortifications côtières sont robustes et denses.


Amiral Klaus von Schutz
Je doute fortement que nous ne risquions une attaque
valacide. Cela serait trop coûteux pour eux vies humaines pour un
bénéfice quasiement nul sur le moyen terme dans un conflit contre
nous. Même leur aviation n'est pas suffisante pour nous ninquiéter
sérieusement. Nos DCA et nos chasseurs les auront abattus avant
qu'ils ne comprennent ce qui se passe. Nos radars et nos images
satellites sont un très correct atout pour nos forces.


Friedrich IV
Nous vous proposons de nous montrer à présent les
cartes détaillant nos défenses et les cas de figure à envisager en cas
de conflit avec nos voisins hispanophones.
Vous aviez également parlez de nous présenter les schémas de l'évolution
du conflit à Urba. Nous devons être prêts pour quand l'Assemblée des
Etats réagira.


[...]