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Posté : mar. juil. 20, 2010 7:47 pm
par Johel3007
Song Yamato attendait sur les quais de Wapong-City, faisant les cent pas à coté de sa berline beige, garée au milieu des entrepots de pêcherie et des docks de chargement où s'entassait le minerai de fer et l'étain, ignorant la foule qui s'animait tout autour d'un gigantesque transporteur Numancien dont on vidait les cales de son chargement de poisson.
Le Directeur Général de Yamato Shipyards, l'entreprise en charge de la gestion des ports de la ville, avait fait le déplacement dans l'espoir d'ouvrir un peu plus son pays à la modernité.
Selon Nute Fan, Directeur Exécutif de la République Souveraine du Wapong, la modernisation du Wapong passait pour une bonne partie par le développement de ses infrastructures de transport. Hors, rester dépendant de l'étranger pour l'achat de bateaux était impensable sur le long terme.
C'est pourquoi le jeune manager et politicien espérait de tout son coeur que le Ministre des FNUS fasse le déplacement.
Posté : mar. juil. 20, 2010 7:56 pm
par Steve
Dans l'espoir d'améliorer le sort du Wapong, et par le fait même, de faire d'énormes économies en Shawiricie, sur le long terme, Brian Blackburn, ministre de la Défense de la Shawiricie, prit place dans un avion privé en direction du pays hôte, le Wapong.
Le Ministre shawiricois était en route pour rencontrer Song Yamato, un homme d'affaire qui avait eu l'idée d'une collaboration mutuelle pour un chantier naval, idée intéressante pour les deux côtés. Arrivé sur place, Brian Blackburn, et ses deux gardes du corps, arriva proche de l'homme qui, évidemment, était Yamato.
Brian Blackburn : Monsieur Yamato, Brian Blackburn. C'est un plaisir de faire votre connaissance...
Posté : mar. juil. 20, 2010 8:02 pm
par Johel3007
Song Yamato inclina légèrement la tête avec respect avant d'avancer d'un pas pour tendre la main au Ministre.
Song Yamato :
Monsieur le Ministre Blackburn, le plaisir est réciproque.
C'est un très grand honneur que vous me faites par votre présence.
Marchons, voulez-vous ? Mes bureaux sont au bout de ce quai.
Il désigna une large bâtisse, la seule des environs à être en pierre, les entrepots étant bâtis en tôle renforcée par des blocs de béton préfabriqués.
Song Yamato :
Cela vous donnera l'occasion de jeter un oeil à nos infrastructures. Le voyage a-t-il été agréable ?
Le Directeur Général laissa Blackburn ouvrir la marche.
Posté : mar. juil. 20, 2010 8:14 pm
par Steve
Brian Blackburn regarda autour de lui... C'était bien l'endroit le plus pauvre et le plus malpropre où il avait dû se rendre dans le cadre de son travail. Néanmoins, il regarda à quel point ce pays pouvait se débrouiller malgré leur situation...
Brian Blackburn : Un bon voyage, oui. Je vois que votre entreprise pourrait très certainement être encore plus puissante qu'elle ne l'est déjà. Améliorer vos systèmes, remettre à neuf vos établissements... en construire de nouveaux. Établir de nouveaux systèmes et expensionner vos structures déjà en place. Approfondir votre port... Voyons voir ce que nous apportera cette rencontre...
Posté : mar. juil. 20, 2010 8:35 pm
par Johel3007
Aux remarques du Ministre, Song désigna l'autre rive du port, où d'imposants chantiers étaient en cours, plusieurs terrils de sable s'élevant vers les cieux tandis que, derrière des digues improvisées, on creusait.
Song Yamato :
Suite à un contrat avec le Royaume d'Aman, une aile du port sera bientôt élargie pour accueillir des navires pétroliers. Cela demandera du temps mais nous avons espoir de voir ce port devenir l'un des premiers du continent.
Pour ce qui est des installations, elles s'amélioreront à mesure que de nouvelles compagnies désireront s'installer. Le Directeur Exécutif Nute Fan, chef de l'état, mène actuellement une mission commerciale aux USP dans le but de présenter aux industriels les charmes du Wapong.
Il fit une courte pause.
Song Yamato :
Ce port a beau avoir l'air vieux et primitif, il est de bonne fabrication Almérienne.
Cela date du temps de la colonisation.
Les vaisseaux venaient alors pour embarquer les métaux, le tabac, l'opium et la soie.
Aujourd'hui, c'est surtout le minerai de fer et la pêche qui occupent nos quais. Mais demain, ce sera l'industrie pétrochimique et, avec votre aide, peut être une industrie navale.
Notre peuple manque de capitaux et d'éducation mais nous ne ménageons pas notre peine quand nous désirons quelques choses. Et s'il vous faut plus de mains d'oeuvre, nous n'hésiterons pas à la faire venir depuis la Simbokie ou depuis l'Hakoim !!
Posté : jeu. juil. 22, 2010 5:53 pm
par Steve
Brian Blackburn eu un petit rire...
Brian Blackburn : Allons, allons... Nous ferions mieux de discuter de points plus importants, en premier lieu, que la main d'oeuvre. La main d'oeuvre n'est qu'un pion dans l'échiquier du projet que vous me présenterai, mon cher ami... Concentrons-nous sur les détails du projet et les avantages que celui-ci apportera non seulement au Wapong, mais à la Shawiricie... J'estime que votre projet sera sans faille... Je ne tiens pas à me déplacer pour un dossier mal révisé...
Mais attendons plutôt d'être à votre bureau pour discuter plus sérieusement...
Posté : ven. juil. 23, 2010 8:07 am
par Johel3007
Ils continuèrent donc d'avancer en silence.
Arrivés dans les bureaux, ils passèrent parmi des employés occupés à gérer l'administration du port : flux de navires, allocation des terrains, contrôle douanier, location des quais de chargement, écluses...
Le bureau de Song n'était pas bien grand et on était loin de la pompe affichée par certaines grandes corporations : les dossiers s'empilaient derrière la table de travail, à coté d'une vieille imprimante Letmarf, massive et bruillante. Les murs étaient nus, à peine recouvert d'une fine couche de peinture qui avait dû être blanche initialement mais qui tirait à présent sur le jaune. Seuls réels signes de luxe, un ventilateur au plafond et une glacière personnelle aidaient le Directeur Général à supporter la chaleur moite de l'été du Sud-Makara.
Yamato Shipyard était encore une entreprise modeste, créée pour répondre à un besoin structurel plutôt que pour réellement être compétitive sur le plan international.
Song offrit un siège au ministre tandis qu'une secrétaire s'occupait des raffraichissement
Song Yamato :
Bien... Concernant les détails, nous avons cru comprendre que la défense Shawiricienne souhaitait étendre sa flotte de manière titanesque et dans un délai très court.
Considérant l'empleur du ce projet à lui seul, investir dans un nouveau chantier naval, plus moderne que vos infrastructures existantes, pourrait se justifier.
La question est où le construire.
Choisir la Shawiricie, c'est encrer votre pays dans le domaine de l'industrie lourde.
Un domaine qui, d'ici cinq à dix ans, sera dominé par les nations du tiers-monde, qui forment actuellement leur population, ce qui leur donnera sous peu une armée de techniciens compétents et peu honéreux.
La qualité de leurs produits progressera plus vite que les salaires et les infrastructures de la Shawiricie devront se reconvertir dans la technologie de pointe ou mourir.
Il produisit un mince dossier d'une dizaine de pages, où des diagrammes montrent une projection de la croissance de l'industrie lourde au Sionving, au Kirep et dans les autres pays de l'UTM.
Song Yamato :
Choisir un pays du tiers-monde, c'est se garantir un approvisionnement bon marché pour les décénnies à venir.
Cela aura bien sûr un coût au début mais les trentes prochaines années vous donneront gagnant sur ce choix.
La qualification de la main d'oeuvre et la qualité des matériaux locaux sont les principaux défits. Un autre est l'infrastructure existante.
Concernant la qualification de la main d'oeuvre....
Song cherche un instant parmi la paperasse et produit une autre série de documents, où les différentes formations des lycées et écoles techniques du Wapong sont reprises.
Song Yamato :
...le Wapong a l'avantage d'avoir un excellent système d'éducation primaire et un enseignement secondaire technique et professionnel très dévelloppé pour un pays du tiers monde. C'est un héritage de notre passé colonial : les Almériens considéraient que les Wapongais devaient être confinés aux travaux manuels.
Toutefois, par soucis de qualité, un programme de formation par apprentissage pourrait être envisagé..
Nouveau dossier...
Song Yamato :
Comme détaillé ici, nous organiserons le recrutement par vague. Nous construisons déjà des bateaux de pêche et des péniches ici. Nous mettrons nos ouvriers les plus expérimentés dans la vague B et nos ouvriers juniors dans la vague A.
Les ouvriers seront couplés en duo, un ouvrier A pour un ouvrier B. L'ouvrier B travaillera tout en supervisant directement l'ouvrier A, afin de lui apprendre le métier. Ces duos seront rassemblés en équipes de travail dont la taille dépendra des tâches à accomplir.
Chaque équipe sera supervisée par des techniciens Shawiriciens. Nous envisageons une proportion d'un Shawiricien pour 30 ouvriers mais cela est sujet à discution. Chaque équipe travaillera 5 jours par semaine, 10 heures par jour, et recevra une formation de 8 heures le 6ème jour auprès des techniciens Shawiriciens. Le 7ème jour sera nécessaire au repos mais cela ne veut pas dire que le chantier s'arrêtera : nous pouvons faire travailler les équipes en alternance.
Après 3 mois, les ouvriers B deviendront ouvriers C. Ils seront affectés à des travaux plus complexes, seront toujours supervisés mais travailleront 6 jours au lieu de 5, toujours avec un jour de repos. Les ouvriers A deviendront ouvriers B et prendront en charge une vague de nouveaux ouvriers A..
Courte pause. Le Wapongais sue à grosses gouttes.
Il a peur d'avoir perdu l'attention de son interlocuteur ou d'avoir mal compris ce que Blackburn voulait dire par "détails".
Song Yamato :
Cette première période de 3 mois sera consacrée à la seule construction du chantier. Les ouvriers se feront donc la main sans que cela n'affecte la qualité des navires produits.
Après 3 autres mois, les ouvriers C deviendront ouvriers D. On pourra les considérer comme les égaux d'un ouvrier Shawiricien fraichement sorti d'apprentissage.
La formation sera finie pour eux. Ils seront couplés en duo avec la nouvelle vague d'ouvriers C.
Au terme des 6 mois, le chantier naval sera suffisemment avancé que pour démarrer la production de navires. Et il y aura plus qu'assez d'ouvriers pour assurer cette production.
Il sort deux autres dossiers (oui, encore !!).
Song Yamato :
Je vous ferai grâce du contenu technique de ces dossiers. Il s'agit d'une méthode proposée par des ingénieurs du Pelabssa pour construire un navire par morceaux avant de l'assembler dans une écluse à sec pour ensuite le mettre à la mer. On vide ensuite l'écluse et la construction d'un nouveau navire peut commencer dès le lendemain. Un énorme gain de temps et une grande souplesse d'infrastructure si l'on veut changer une étape dans le processus de construction.
L'autre dossier est une étude démontrant qu'il sera économiquement viable pour la Shawiricie de transporter les matériaux bruts, tel l'acier, depuis la Shawiricie vers le Wapong. Je vous avoue que nous avons un peu précipiter cette étude mais elle me semble sérieuse. De plus, nous avons prit contact avec MetalShine, l'aciérie nationale : ils sont plus que disposés à accroitre leur capacité de production. Et si la Shawiricie les y aide un peu, ils éleveront aussi leurs standards de qualité.
Song frappe sur son bureau du plat de la main.
Song Yamato :
Dans 1 an, la production de masse de navires pourra tourner à plein régime et rattrapper le retard pris avec la construction du chantier.
Et d'ici 5 ans, si la demande du chantier est suffisante, le Wapong produira assez d'acier localement pour que la Shawiricie n'ait plus à importer les matériaux bruts.
Par contre, la Shawiricie restera le seul fournisseur de composants électroniques et autres matériaux de haute technologie. Cette délocalisation de l'industrie lourde bénéficiera donc à votre industrie de pointe.
En ce qui concerne les coûts...
Posté : mer. juil. 28, 2010 8:44 pm
par Steve
Blackburn analysa chaque dossier d'une façon plutôt rapide afin de ne pas perdre le fil de ce que lui disait l'homme d'affaire devant lui. À la vue des chiffres et des diverses études, Brian leva le regarde et l'arrêta net avant que l'homme parle des coûts...
Brian Blackburn : Un instant... Donc si je reprends les diagrammes en main, oui, en effet... Je vois les études qui poussent à croire que le Tiers-Monde pourrait devenir un leader en industrie lourde. Moins cher sans réduire la qualité. C'est en effet très intéressant... Vos études me semblent, pour la plupart, bien rédigées et enquêter... Quant à l'étude sur la viabilité économique de la Shawiricie dans le transport des matériaux bruts, vous me permettrez de refaire cette étude avec nos propres moyens.
Puis Brian regarda dans les yeux son interlocuteur...
Brian Blackburn : J'estime que des copies de tous vos dossiers m'attendent pour que je puisse les ramener en Shawiricie... Et si vous parliez des coûts... Car, je ne vous le cacherai pas, il s'agit-là pour nous du morceau fondamental du projet...
Posté : mer. juil. 28, 2010 9:35 pm
par Johel3007
C'était la partie délicate. Song le savait.
Demander trop peu et son entreprise se ridiculiserait en échouant lamentablement.
Demander trop et la Shawiricie ne donnerait rien.
Délicat, tout cela...
Song Yamato :
Avec un investissement initial de 500 millions USP$, nous pourrons commencer la production des patrouilleurs après 6 mois de chantier. Disons donc d'ici 8 mois, le temps pour vous d'analyser, améliorer, corriger et confirmer nos études.
Je ne peux vous donner un prix sans que nos ingénieurs aient étudier les blue prints de vos bateaux mais sur base du gros œuvre de nos propres patrouilleurs, sur lesquels des réparations "de fortune" ont déjà été souvent faites, le coût devrait se situer à 10 millions de USP$ l'unité, soit 150 millions de USP$. Soit une économie de 33% pour vous.
Pour les frégates, mon estimation serait encore plus hasardeuse mais je peux affirmer que cela ne dépassera pas les 40 millions de USP$ l'unité. Cela pourrait même descendre jusqu'à 35, voir 30 millions si vous ne désirez pas rajouter trop d'éléments de haute technologie. Mais comptons 40 millions pour l'heure, soit 120 millions d'USP$ pour les 3 frégates.
Nouveau dossier...
Song Yamato :
Toutefois, si vous désirez vraiment que le chantier puisse à l'avenir réaliser une production de masse avec une qualité proche de celle de la Shawiricie, un nouvel investissement de 500 millions USP$ sera nécessaire sur une période de 2 ans.
Nous parlons donc d'un investissement total de 1 milliard d'USP$ sur 3 ans et d'un prix total de 270 millions d'USP$ pour 3 frégates et 15 patrouilleurs. Ceci inclut le prix estimé de l'équipement de haute technologie, pour lequel les techniciens Shawiriciens seront responsables.
Longue inspiration pour calmer ses nerfs...
Song Yamato :
Vous aurez votre flotte d'ici 26 mois.
Mais...
Pour une production plus rapide, un investissement immédiat de 1 milliard d'USP$ nous permettrait de voir grand dès le début. Le chantier initial serait plus long, 12 à 15 mois. Mais la production accélérerait ensuite. Nous pourrions produire en parallèle patrouilleurs et frégates, à raison de 2 semaines par patrouilleurs et de 7 semaines par frégate. Soit 30 semaines de production. 7... disons 8 mois. Soit une livraison après 23 mois. Moins de 2 ans. Vous auriez vos navires pour Septembre 2014, soit avant même que votre porte-avion ne soit fini en Shawiricie.
Et j'ajouterais que les navires suivants, car il y en aura, seront produits tout aussi vite !!
Une petite voix hurlait à Song de ne pas trop s'avancer quant aux durées : dans tout nouveau projet, les retards étaient fréquents pour cause d'imprévus. Au diable !! Les Shawiriciens pouvaient demandé une indemnité de retard si ça leur chantait : il n'allait pas refuser une tasse de thé à celui qui lui offrait déjà tout un gâteaux !!
Posté : jeu. juil. 29, 2010 12:21 am
par Steve
En parlant de devise pelabsienne, Brian fut quelque peu insulté, puisque la monnaie shawiricoise en valait tout autant...
Brian Blackburn : Je dois vous avouer que vos analyses et vos études sont très bien poussées. Je vais être honnête envers vous : En venant ici, je croyais à un projet débauché sans valeur. Quelque chose digne de ce que pensent la majorité des citoyens de ce monde sur le Tiers-Monde. Mais j'en suis... subjugué. Votre travail, vos études... Tout est digne d'être d'une crédibilité immense partout sur la planète. Vous voyez grand. Vous n'avez pas peur... Vous foncer. j'aime ça.
Puis Brian fit une pause. Les chiffres que lui montrait Song étaient tout simplement... Disons juste qu'ils frappaient le regard du ministre shawiricois.
Brian Blackburn : En venant ici, je pensais à un projet de plusieurs milliards. D'ailleurs, c'est ce que ça couterait, faire cette construction en Shawiricie. Mais c'est très avantageux, je l'admet, embarquer dans votre projet... Seulement, avant de vous accorder un montant offert par mon gouvernement, je dois m'assurer de la crédibilité de votre offre. Comment fonctionnent les parts du Chantier Naval ?